Vie Sauvage et Survie
Premiers secours et santé => Préparation physique et mentale => Discussion démarrée par: gahús le 11 juin 2017 à 15:45:27
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Une émission de RTS Specimen, 08.02.2017.
Si elle a déjà été mise sur le site (?) je supprimerai le sujet.
Pensez-vous avoir le comportement adéquat devant un danger imminent? Etes-vous préparés à faire face aux nombreuses épreuves que la vie nous réserve ? L’instinct de survie existe-t-il vraiment ? On dit souvent que dans l’adversité, c’est surtout le mental qui compte. Specimen tente de comprendre jusqu’à quel point cette affirmation est correcte
https://www.rts.ch/play/tv/specimen/video/survivre-la-force-du-mental?id=8373761
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Yo,
Intéressant :)
Un point qui me semble important et qui n'a pas été évoqué, mais qui transparait dans tout les témoignages, c'est que ce qui permet de mobiliser les ressources nécessaires et donc, de faite, de s'en sortir, c'est ni plus ni moins que de se fixer un objectif et, de faite, réveiller l'espoir.
Je l'ai constaté il y a peu, sur certains coureurs qui venaient de faire 110km de courses, dont le mental leur a permis de tenir jusqu'au bout, mais qui, une fois la ligne d'arrivée passée se sont effondrés en hyperthermie et déshydratation avancée...
tcho
Hugo
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Il y a une chose importante que j'ai entendue dans ce reportage et que je souhaite mettre en avant ici : il a été dit que d'être confronté à des situations où l'instinct se met en branle, permet de ressentir un profond sentiment de soi.
je suis complètement convaincue de l'importance de ce fait.
L’intérêt principal est pas tellement que ça permet pas de s'en sortir mieux en cas de survie d'urgence puisque là c’est l'accumulation des sélections de nos milliards d'ancêtres (oui avant les mammifères on avait aussi des ancêtres) et un tout petit peu la chance et nos consolidations physiques et mentales qui rentrent en jeu.
Je trouve un intérêt majeur dans la vie au long cours, le fait de ne pas suivre le troupeau comme notre adaptabilité nous y entraine. Le sentiment profond de soi permet de se distinguer de notre entrain à suivre le troupeau. La vie au très long cours même, quand on fait des choix qui concernent les générations futures plutôt que l'appartenance immédiate.
Faut s'entrainer à être soi....longtemps et durement.
Merci pour ce document.
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Hello,
Un article (http://forum.davidmanise.com/index.php?action=post;topic=68252.0;last_msg=548948) sympa sur la résilience...ou comment tirer profit de ce qui nous arrive de potentiellement négatif / désagréable
Bien à vous,
Troll
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je crois qu'il y a un problème de lien... je n'arrive pas à un article...
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Hello,
Je reposte, pas de souci !
https://hbr.org/2016/06/resilience-is-about-how-you-recharge-not-how-you-endure
Voili voilou ;)
Troll
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Excellent, merci Troll. :D
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Hello,
Un article (http://forum.davidmanise.com/index.php?action=post;topic=68252.0;last_msg=548948) sympa sur la résilience...ou comment tirer profit de ce qui nous arrive de potentiellement négatif / désagréable
Bien à vous,
Troll
La résilience oui mais pour survivre a quoi... Vivre pour vivre heu j'ai du mal avec ça. Vivre pour être un être humain oui mais je dirais plutôt, je me bats pour être, mais vivre pour être une chose... Cpas pour moi, je préfère le combat et partir ainsi, malgré mon âge qui avance... Donc survivre pour me battre oui le reste je ne connais pas.
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Supposition, ok? Évidemment, supposition que je ne peux faire qu'avec mon expérience,mon vécu
Même si j'ai conscience que quelqu’un d'intelligent apprend de ses erreur, quelqu'un de sage apprend des erreurs des autres...
La résilience pourrait être une partie, trouver le sens de sa vie en est une autre
Elle est utile si on veut avancer
je peux comprendre ça, ça dépend du vécu de chaque individu et quel sens il donne à son existence
Réponse un peu simpliste... A une question complexe :-[
Non pas simpliste mais de bon sens, après on sait (presque tous) que toutes choses ne sont pas si simples ! On le voit a longueur de jt ces derniers temps.
J'ai la chance de ne pas être trop intelligent ni trop sage, j'agis plus par mes sens et mes humeurs... Donc survivre une courte période, oui mais bon après faut que ça avance d'une manière ou d'une autre !
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Sujet très intéressant. Je connais un auteur et psychologue qui a beaucoup travaillé dessus, Amy Morin, pour ceux qui connaissant. Elle a perdu sa mère et son mari brutalement peu après son mariage ce qui l'a conduit a développer des stratégies pour elle-même afin de garder une bonne santé mentale malgré la souffrance et le deuil.
Elle insiste sur le fait qu'il faille éliminer les croyances toxiques qui nous empêchent d'avance. Voici les quelques conseils qu'elle donne dans son livre "13 clefs pour être fort mentalement".
1: Ne perdez pas votre temps à vous apitoyer sur vous-même
2: Ne cédez pas votre pouvoir aux autres
3: N'ayez pas peur des changements
4: Ne gaspillez pas votre énergie à essayer de changer ce qui est immuable
5: Ne cherchez pas à tout prix à plaire à tout le monde
6: Ne craignez pas les risques calculés
7: Ne restez pas focalisé sur le passé
8: Eviter de reproduire les mêmes erreurs indéfiniment
9: N'enviez autres leurs succès
10: Ne jetez pas l'éponge au premier échec
11: N'ayez pas peur de passer du temps en tête à tête avec vous-même
12: Arrêtez de penser que le monde vous est redevable
13: N'attendez pas de résultats immédiats
Moi je rajouterai à cela la pratique de la méditation qui nous permet d'apprivoiser peu à peu nos émotions et améliorer notre lucidité. De plus des recherches ont montré que la pratique régulière de la meditation pleine conscience (https://medecinechine.com/2019/12/11/introduction-a-la-meditation/) activait des nouvelles aires cérébrales liées à la gestion des émotions et la créativité. Cette pratique permet de réduire le stress, ce qui est essentiel en situation de survie.
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C'est mignon. Si vraiment on veut des bouquins on a aussi quelques milliers d'années de civilisation dans laquelle puiser, chez nous et ailleurs. De Diogène de Sinope à Marc-Aurèle à Tolstoï à Bouddha à quituveux y'en a des centaines de connus, pour toutes les affinités, du moment quituveux n'a pas seulement glosé sur des principes mais a démontré leur fonctionnement en les incarnant lui-même avec succès.
Je sais pas ce que c'est, la "force mentale". Mais quoi que ce soit, je sais que ça descend harnacher les émotions, les pulsions, pourquoi pas jusqu'aux réflexes, et que pour ça, ça ne peut pas être "stocké" dans la raison en attendant de servir, mais c'est forcément le résultat d'une hygiène de vie qui nous construit, d'un travail constant. C'est comme les muscles, on peut en être plus ou moins pourvu au départ, ou peut grandir et vivre dans un milieu, dans un lieu, dans style, ou avec un métier, qui rend plus ou moins fort, on peut choisir de se renforcer artificiellement, mais dans tous les cas, c'est pas au pied du mur qu'il faut compter dessus en se souvenant de 13 règles d'un bouquin. Surtout si elles commencent toutes par "ne pas". La raison peut tout au plus être un guide pour le travail, comme elle peut être un guide pour le travail musculaire.
Ce sujet pourrait être passionnant. Mais je doute que qui que ce soit ici arrive à en parler sainement et efficacement. Moi compris.
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Yo,
Je sais pas ce que c'est, la "force mentale". Mais quoi que ce soit, je sais que ça descend harnacher les émotions, les pulsions, pourquoi pas jusqu'aux réflexes, et que pour ça, ça ne peut pas être "stocké" dans la raison en attendant de servir, mais c'est forcément le résultat d'une hygiène de vie qui nous construit, d'un travail constant.
Peux tu développer, stp? :)
Tcho
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@Hurgoz.
Je crois qu'il veut dire que tu ne drills pas le crochet du droit en apprenant par cœur la page suivante:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_de_poing_crochet%C3%A9_court
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@Rantanplan:
Ca c'est la partie que j'avais compris ;#
Maintenant, ce dont parle Karto m'évoque la volonté, à cela près que dans ma compréhension à moi, la volonté ne vient pas harnacher les émotions ou les pulsions, mais plutôt juguler nos réactions par rapport à ces dernières. Toutefois, ceci n'est exact que s'il s'agit bien de la volonté; si on parle de la "force du mental" et que ceci n'est pas la volonté, alors déjà il faut que nous nous entendions sur ce qu'on met derrière le mot "mental", pour pouvoir ensuite échanger sur une force qui en serait l'émanation...
Du coup, j'ai besoin de plus de précisions pour comprendre :) (je sais: je comprend vite, mais il faut m'expliquer longtemps ;) )
Tcho
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Je sais pas ce que c'est, la "force mentale". Mais quoi que ce soit, je sais que ça descend harnacher les émotions, les pulsions, pourquoi pas jusqu'aux réflexes, et que pour ça, ça ne peut pas être "stocké" dans la raison en attendant de servir, mais c'est forcément le résultat d'une hygiène de vie qui nous construit, d'un travail constant. C'est comme les muscles, on peut en être plus ou moins pourvu au départ, ou peut grandir et vivre dans un milieu, dans un lieu, dans style, ou avec un métier, qui rend plus ou moins fort, on peut choisir de se renforcer artificiellement, mais dans tous les cas, c'est pas au pied du mur qu'il faut compter dessus en se souvenant de 13 règles d'un bouquin. Surtout si elles commencent toutes par "ne pas". La raison peut tout au plus être un guide pour le travail, comme elle peut être un guide pour le travail musculaire.
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que finalement la volonté est le fruit d'un travail, d'un exercice. C'est un point que je n'ai pas assez développé dans mon précédent message. Je pense effectivement que la volonté doit être forgée par des exercices quotidiens. Et les 13 règles du bouquin rentrent dans ce cadre là. Pour moi ce ne sont pas des formules magiques qu'on peut mobiliser à tout moment, mais des exercices pour muscler le mentale..
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Peux tu développer, stp? :)
Hé non.
Jeanne12 : merci. :)
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Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que finalement la volonté est le fruit d'un travail, d'un exercice. C'est un point que je n'ai pas assez développé dans mon précédent message. Je pense effectivement que la volonté doit être forgée par des exercices quotidiens. Et les 13 règles du bouquin rentrent dans ce cadre là. Pour moi ce ne sont pas des formules magiques qu'on peut mobiliser à tout moment, mais des exercices pour muscler le mentale..
Je pense que la volonté dépend beaucoup du caractère. Perso, je n'appelle pas ça une force mentale qui doit être travaillée, même si ça peut en être assimilé.
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Je pense que la volonté dépend beaucoup du caractère. Perso, je n'appelle pas ça une force mentale qui doit être travaillée, même si ça peut en être assimilé.
C'est un grand débat. Je pense que la volonté comporte une part inée liée au caractère de la personne et sa personnalité. Cependant je suis sûr que la volonté peut être exercée par des routines, des habitudes. Des chercheurs en neurosciences disent qu'il faut environ 3 semaines au cerveau pour intégrer une nouvelle habitude de façon à ce qu'elle deviennent naturelle. C'était une étude faite sur la pratique de la méditation pleine conscience. Du coup cela veut dire qu'il est possible d'intégrer du changement dans sa vie par une processus d'habituation du cerveau. Ce processus participe à forger le mental selon moi et il est à la portée de tout le monde.