Vie Sauvage et Survie
Équipement et matériel => Matos de survie => Discussion démarrée par: Kilbith le 14 janvier 2008 à 22:32:11
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Salut, :)
Pour une fois, essayons de parler Matos de survie....en réfléchissant à une situation imprévue :
Scénario :
C'est l'hiver, vous êtes représentant de commerce habillé en "costard cravate". Votre activité vous oblige à circuler sur les routes, même si les conditions météorologique ne sont pas terribles.
Il est 20h, il neige et vous choisissez de prendre la petite départementale qui passe par le col du port à 1500m d'altitude. Vous prenez ce raccourci, car vous avez dit à votre femme que vous serez à la maison à 21h30, mais le dernier client vous a retardé. En prenant la route du col, vous allez gagner 45 minutes : vous arrivez à l'heure et votre femme ne s'inquiètera pas. Bien sûr vous n'informez pas votre femme de votre choix d'itinéraire, pour ne pas l'inquiéter.
Ce qui devais arriver, arrive : trop de neige, votre voiture quitte la route et viens percuter le bas coté. Par un terrible hasard, le choc provoque un court-circuit dans le moteur. Vous voyez de la fumée qui s'échappe du capot, vous sortez précipitament de la voiture sans rien emporter. VOUS AVEZ DE LA CHANCE : JUSTE UNE CHEVILLE FOULEE. Vous vous éloignez rapidement, alors qu'elle s'enflamme. 15 minutes après il n'en reste rien, vous veniez de faire le plein de super....
Vous vous retrouvez avec juste vos vêtements de travail, exposé au froid. Bien sûr, le portable est resté dans la voiture, d'ailleurs il passe mal en montagne...
Il ne s'arrête pas de neiger et le vent ne se calme pas, il fait bien -5°C avec un vent faisant remuer les branches des arbres. Vous commencez à avoir froid. La neige recouvre tout, mais l'épaisseur n'atteint pas plus de 10 cm. Comme il a plut les jours précédent, avant le refroidissement d'hier, tout est gelé.
Vous vous souvenez avoir croisé une vieille cabane un petit kilomètre avant sur le replat avant le col dans laquelle vous pourrez juste vous abriter.
Vous vous dirigez vers elle et vous l'atteignez, elle est totalement vide, c'est un cube de béton sans porte. Vous devez passer la nuit dedans.
Voilà la situation :
Vous n'avez que vos vêtements de travail veste et pantalon en laine super120's, tricot de corps en coton, chemise coton pure fil, ceinture cuir, slip, cravatte en soie, chaussettes laine fine, chaussures de costard en cuir à lacet.... :D
Vous faites quoi ?
Décrivez ce que vous faites, je rappelle que vous n'avez pas de briquet, pas de couteau, pas de lampe.
A vous de jouer pour optimiser votre isolation !
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Bon ben je triche.
Moi, pour mon travail, je suis mieux fringué que ça :lol:
Bon dans la situation présentée, concrètement, je triche encore : Je marche d'un bon pas pour ne pas trop me cailler, en restant sur la route, et dans la direction du village le plus proche où je quémande un téléphone. De là j'appelle ma femme, une dépanneuse, et un taxi. Je peux très bien marcher ou faire un jogging léger dans la neige sans me cailler trop. Je l'ai déjà fait.
Comment ça c'est pas drôle ? :)
L'intérêt pédagogique du truc, cependant, me pousse à trouver une solution plus originale. Je vais plancher là-dessus...
David ;)
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J'ai quoi comme végétation autour ?
David
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Bon ben je triche.
Moi, pour mon travail, je suis mieux fringué que ça :lol:
Plein degens sont habillés comme ça...surtout les représentants de commerce.
Bon dans la situation présentée, concrètement, je triche encore : Je marche d'un bon pas pour ne pas trop me cailler, en restant sur la route, et dans la direction du village le plus proche où je quémande un téléphone. De là j'appelle ma femme, une dépanneuse, et un taxi.
Je m'inspire d'une configuration que je connais bien. Prochain village 8 kilomètres plus bas. Comme il fait noir du vent et qu'il neige, la neige peut s'accumuler très vite. Tu n'as pas de couche imper, desp etites chaussures. Par -5°C+wind chill Factor....pas évident de redescendre 1000 mêtres plus bas....
Je peux très bien marcher ou faire un jogging léger dans la neige sans me cailler trop. Je l'ai déjà fait.
Dans l'accident tu as la cheville foulée grave.... :nana:
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J'ai quoi comme végétation autour ?
David
Pas grand chose : tout est pris dans la glace par le refroidissement subite, après avoir été imbibé par la pluie... :D
Il fait nuit noire c'est la tempête de neige.
La douleur de ta cheville se réveille....tu ne peux plus bouger !
La neige tombe sec....mais pour l'instant juste 10cm.
Forêt de feuillue, super bien entretenue. Pas de sous bois, herbe paccagée..... :blink:
M'énerve celui là ! >:(
Tu as perdu tes lunettes : 2 à l'oeil droit, 1.5 à l'oeil gauche. Tu es fortement astygmate, tu loouche et tu es daltonien :closedeyes:
TU DOIS FAIRE AVEC TES FRINGUES !
;D
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Rester près de la voiture, ça crâme bien quelques minutes c'est toujours ça de gagné.
Après on peut crever avec classe puisqu'on est en costard.
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Bon donc en gros, ta question c'est "comment j'optimise les fringues que j'ai là", c'est un peu ça ? ;D
David
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La voiture à brûlé!!! :'( :'(
S'est pas juste je pourrais pas me faire des habits en peau de siège!!! :'(
Je vois pas de moyen autre que de bouger,...S'est pas tenable sinon! je me casse deux branches de sapin et je me fait des cannes pour marcher,... si je gèle pas trop pourquoi ne pas essayer de me faire des raquettes à neige en branche de sapin, ça évite de trop s'enfoncer dans la neige et de trop me mouiller les pieds,... je sacrifie ma cravate pour lier les branches à mes souliers,... et je me traîne en direction du blède.
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Rester près de la voiture, ça crâme bien quelques minutes c'est toujours ça de gagné.
Ben, ça peut exploser une voiture qui brûle....Et puis ça brûle super vite !
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C'est juste pour être vraiment sûr que je suis enfermé dans le cadre... j'ai du mal à me laisser enfermer, même pour jouer ;D
David
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Bon donc en gros, ta question c'est "comment j'optimise les fringues que j'ai là", c'est un peu ça ? ;D
David
OUAAAAIIIIIS !!!!!!!!!!!!!!!
;D
Au passage : le scénario n'est pas totalement irréaliste, avec Murphy.... :D
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En personne qui ne survivrait pas une journée en cas de danger, je vais vous dire ce que je ferais (ensuite,vous pourrez crier au suicide ;) )
des réminiscences du forum refaisant surface dans mon esprit brumeux, j'irais m'esquinter les mimines à arracher des branches d'arbres tant que mon organisme pas trop refroidit le permet encore . Me dirigeant vers la fameuse cabane, je m'en servirais comme coupe-vent, et tenterais de construire "une cabane dans la cabane" pour l'isolation.Je tâcherais de prendre mon courage à deux mains s'il me nreste des forces ensuite pour retourner à la voiture à la recherche de brandons chauds, de braises que j'essairerais de ramener à labris pour tenter de redémarrer tout ça (comme nos ancêtres "récupérant le feu" lors de phénomènes "naturels" foudre,érruptions,incendies...avant la découverte de la fabrication du feu). A ramener sur un bout de ferraille cramé ou je ne sais pas quoi.Quelque soit l'issue de cette tentative,regagner au plus vite l'abri,me recroqueviller,soufler dans mes mains en priant très fort pour que je tienne le coup. :-\
Autre option: me "creuser un abri" plus près de la route pour signaler ma présence à l'éventuelle bagnole qui pourrait passer.Chose que je ne pourrais pas faire depuis l'abris "en dur".
Verdict?
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Si la voiture était une 4L, on pourrait facilement arracher le capot de la carcasse tiède pour l'adosser à une porte ouverte. En arrachant aussi le coffre qu'on mettrait comme on pourrait ça ferait un genre de cabine téléphonique en beaucoup plus bas, qu'on recouvrirait un peu de neige comme on pourrait et ça ferait un abri dans lequel on aurait une chance de survie en se mettant en boule à l'intérieur.
Mais les représentants de commerce ne roulent pas en 4L donc ça ne marche pas.
Par contre les représentants de commerce fument parce qu'ils sont stressés, ça m'étonnerait qu'il n'ait pas de briquet le mec. Mais soit.
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Forêt de feuillus,... >:( "Salopard vas!!!"
je sacrifie mes manches pour me protéger les pieds,... je lie la mes guêtres de fortune avec ma cravates découpé en bande,...
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Chester :
*Avec des feuillus, pas facile de faire un isolant. Ce serait plus facile avec des résineux.
*Ta cheville réduit ta mobilité.
*Tu es quand même pas mal handicapé par ta myopie!
*Si tu marches longtemps dans la neige, tes chaussures vont gravement prendre l'humidité : pieds de cochon possible.
*Comme tu n'as pas de vêtement imper : tes vêtemetns vont êtres super humides à cause de la neige fondue si tu reste exposée : hypo probable....
Du doit rester à l'abris du vent et de la neige et chercher à optimiser ton isolation sur place...
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D'abord les représentants de commerce roulent en hDI, ça brûle pas ça, n'essaye pas d'alambiquer, il tient pas la route ton scénario pourri >:(
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Si la voiture était une 4L, on pourrait facilement arracher le capot de la carcasse tiède pour l'adosser à une porte ouverte. En arrachant aussi le coffre qu'on mettrait comme on pourrait ça ferait un genre de cabine téléphonique en beaucoup plus bas, qu'on recouvrirait un peu de neige comme on pourrait et ça ferait un abri dans lequel on aurait une chance de survie en se mettant en boule à l'intérieur.
Mais les représentants de commerce ne roulent pas en 4L donc ça ne marche pas.
Par contre les représentants de commerce fument parce qu'ils sont stressés, ça m'étonnerait qu'il n'ait pas de briquet le mec. Mais soit.
C'est un représentant de commerce branché : il roulait en "méhari". Il ne reste plus qu'un tas informe de plastoc avec un peu de métal fondu! :blink:
>:( M'enerve aussi ce Karto !
;D
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Bon... concrètement je vais me démerder pour casser une grosse branche ou deux pour calfeutrer un peu l'entrée du bloc en béton et couper au moins le windchill... la neige s'accumulera sur cette 'porte'... Ensuite j'enlève mon fute, et je me l'enroule autour du cou et de la tête. J'ai le corps et la tête couvertes. Les guiboles à l'air... mais je m'en tape. Je vais faire des flexions de jambes au besoin.
Je me fous accroupi dans la mesure du possible avec la cheville en vrac, et je fais des exercices dès que j'ai froid. Je délace les chaussures pour faciliter la circulation mais je les garde...
Quand je me caille assez, la cheville ne fait plus mal. Je peux marcher dessus :nana:
David
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Les manches de ma veste étant des guêtres a présent j'utilise mes manches de chemise pour en faire des polochons de se que je trouve, herbes qui dépassent, feuilles pas encore tombées,
marmotte en hibernation Aïe foutu bestiole, foutu lunette cassées >:( >:( je mets ensuite ces polochon entre ma chemise et mon veston transformé en gilet,...
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Au passage : le scénario n'est pas totalement irréaliste, avec Murphy.... :D
Bien sûr que non. Ce qui est irréaliste c'est d'espérer enfermer une bande de survivors dans un problème précis. Je me suis fait violence pour collaborer, mais put**n c'est dur... Ce qui me fait marrer c'est de court-circuiter tes arguments au fur et à mesure. Style m'en fous si je suis myope je navigue au bruit et à la texture, et je peux y aller à cloche pied en plus, c'est plus fatiguant donc ça produit plus de chaleur et tout et tout...
<rire>
C'est hallucinant de voir à quel point en fait l'esprit des gens qui se mettent à refuser de se laisser enfermer peut trouver des solutions complètement délirantes à absolument tout. J'adore :love:
David
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bon,alors mettons que dans l'abri,ça peut servir d'embarque des bout de carcasse encore chaude de l'épave pour s'en faire des grandes "bouillotes" de récup.ça peu ménager nos forces pour la suite de la nuit,non?
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Comme Chester est une représentante, je propose qu'elle soit en jupe+tailleure et soulier à talons,.... ;D Niakk!niakk, niakkNiakk!niakk, niakk, Niakk!niakk, niakk,... rire vils et mesquin!!!!
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bon,alors mettons que dans l'abri,ça peut servir d'embarque des bout de carcasse encore chaude de l'épave pour s'en faire des grandes "bouillotes" de récup.ça peu ménager nos forces pour la suite de la nuit,non?
Tain pas c*n ça :doubleup:
Juste faire gaffe à la fumée, mais c'est carrément pas c*n... !
David
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Sans rire David : le truc c'est de chercher à optimiser l'isolation avec ce que l'on a, sans faire intervenir du super matos....
Chester, l'épave est à un km...de nuit dans la neige, avec une cheville foulée...c'est long un km. :closedeyes:
Je posterai ma soluce demain. ;)
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T'as pas vu ma soluce, sérieusement ?
Pantalon autour du cou et de la tête. Chaussures délacées. Flexions de jambes au besoin.
Sinon chuis pas sûr qu'il fasse pas plus froid dans le bloc en béton que sous les arbres à l'abri du vent dans un creux...
Ciao ;)
David
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Sinon j'ai hâte de voir ta solution, Did. A mon avis ça va être intéressant :love:
David
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Comme Chester est une représentante, je propose qu'elle soit en jupe+tailleure et soulier à talons,.... ;D Niakk!niakk, niakkNiakk!niakk, niakk, Niakk!niakk, niakk,... rire vils et mesquin!!!!
Naaan! ça c'est trop injuste!!!déjà,je suis loin d'être une "survivor girl" , si en plus on me colle des handicaps supplémentaires.....
C'est vraiment pas cool!!!
Je milite pour un tailleur-pantalon paritaire puisque c'est comme ça!!!
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ps: woodrunner tient à ce que je crève de froid,hein? c'est ça? :sneaky:
puisque c'est ainsi,voilà ma solution: vous traversez la route et vous entrez dans la station service chauffée juste en face,un tout ptit peu en contrebas,celle qu'on avait pas calculée tout préoccupés que nous étions à chercher le moyen de survivre par nous-même avec un vieil abri pourrave :glare: Là,les gens nous servent un chocolat/café bien chaud en attendant le samu.Elle est pas belle la vie?
:lol: :lol: :lol:
edit
Tain pas c*n ça :doubleup:
Juste faire gaffe à la fumée, mais c'est carrément pas c*n... !
David
Alors là,je suis trop contente si mon idée peut être considérée comme avisée!Merci David! :)
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salut à tous,
hum, compliqué comme question moi je dirais juste en rappelant la regle des 20 20 20 10 10 10 10
on enleve le pantalon ET le slip
le pantalon autour du cou et sur la tete avec le slip sur la tete pour que ca tienne mieux :lol: :lol:
ca a un autre avantage : si les flics passent t'es sur qu'ils t'embarquent et t'amenent passer une nuit au chaud :doubleup: :doubleup:
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Héhé il est rigolo ce scénario.
J'ai quelques questions:
il fait plus froid la nuit que le jour, je suppose. Donc déjà ne serait t'îl pas mieux de se déplacer, plutôt que de faire des exercices "sur place", et donc de gaspiller une énergie précieuse pour rien ? Car le matin venu, la cheville est toujours foulée, donc ça ne change rien, sauf d'avoir perdu du temps, d'être éventuellement assoiffé et commencer à avoir faim. De même dans un abri je risque de louper le traffic éventuel (soeur Natacha qui rentre en 2CV :tongue:) après une tournée de vaccins :tongue: :tongue:
Donc mon idée ce serait de sécuriser au mieux la cheville foulée (là je constate qu'il me manque encore des connaissances médicales pour le comment) et de suivre la route. Même si ça fait un mal de chien à chialer, suivre la route parce que JE REFUSE DE CREVER ! Et ce n'est pas ça le plus important en survie: JE REFUSE DE CREVER Donc c'est pas le moment de faire du bushcraft, s'installer pour la nuit, mais de sautiller, boiter, marcher à 4 pattes, ramper jusqu'au patelin.
Pour info je rappelle que dans "la mort suspendue", histoire vraie, le gus a redescendu un glacier EN RAMPANT !!!
Et puis de toute façon dans ce scénar j'suis c*n j'ai même pas de kit de survie, donc j'ai qu'à crever, bien fait :lol:
Kurodo
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Salut,
. Les solutions proposant de se déplacer de nuit dans une tempête de neige sur 8 km sans équipement appropriés avec une cheville foulée, des chaussures de ville (basse, semelles lisses) et sans lunettes....sont dangereuses. D'autant plus qu'il y a du dénivelé et que la neige tombe en abondance avec du vent : congères, épuisement, stress consécutif à l'accident, refroidissement éolien et humidité....
. Il me semble que la solution la plus raisonnable consiste à s'abriter du vent dans la cabane et à chercher à améliorer l'isolation de ses vêtements. Ce qui serait de toute façon un préalable à toute action.
Faites des propositions !
Did, ;)
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Un peu comme Kurodo.
Toutefois, peut-etre tenterais-je de recupèrer des trucs dans la bagnole avant qu'elle ait brulé ( limite prudent c'est d'accord, mais quand même il a bien fallu que j'en sorte, peut-etre aurais-je le réflexe de faire ça avant de sortir( chopper ma valise par ex).
Si je reste, je me pêle, je ne vais pas dormir et je vais bouger pour me réchauffer. Bouger pour bouger, autant que ça serve à quelque chose. Je vais voir à la bagnole s'il ne reste pas quelque chose d'utilisable ( mon sak dans la boite à gant par ex, l'est tout fondu, mais la lame coupe toujours !) et je cherche à me faire une béquille ou une canne qui viendra se loger sous mon aisselle, car le pb c'est ma cheville !
Si je peux rien recupèrer, j'arrache la doublure des manches de ma veste et me fait un "strap" de fortune avant que ça soit trop gonflé, je remets la godasse et je descends en serrant les dents.
Dernière solution, je passe la nuit près de la voiture, j'entretiens le feu si possible, je peux espèrer avoir chaud un moment ( ça met longtemps à refroidir un feu de voiture) au pire s'il s'éteint je me coller sur la carrosserie encore tiède en attendant le lever du jour. Mon épouse sans nouvelles va s'affoler, mon patron à qui je devais remettre un rapport la veille va chercher à me pourrir, le client chez qui je devais aller pour 7h va appeler la boite en hurlant au scandale. Tout ce petit monde, au regard de la météo, et de la config du terrain, en l'abscence de nouvelles ( je suis très ponctuel et j'appelle ma femme et mes gosses très régulièrement) vont alerter pour qu'on me cherche.
C'est surement cette dernière soluce qui peut-etre la meilleure, d'ailleurs....
Mes deux cravates !
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. Il me semble que la solution la plus raisonnable consiste à s'abriter du vent dans la cabane et à chercher à améliorer l'isolation de ses vêtements. Ce qui serait de toute façon un préalable à toute action.
C'est ça que je ne pige pas, j'aimerais qu'on m'explique. Ca ne fait que retarder le moment où il faudra se bouger, avec à la clef fatigue supplémentaire, soif, faim, cheville toujours foulée ... je ne suis vraiment pas convaincu pour le moment. Donc je maintiens, bouger utile, donc direction le village vaille que vaille, en boitant, et en ne quittant pas la route au cas où quelqu'un passe.
Kurodo, pas encore mort
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J'ai dis que je serais à la maison à 21h 30, il est 23h, je ne suis toujours pas rentré, ma femme donne l'alerte. Je reste près de la voiture en feu ( ça se voit de loin un feu de bagnole) et j'attends les secours.
Au pire, si personne ne vient, j'attends que je puisse toucher la voiture sans me bruler et je me fous dans le coffre ( sans le fermer !) à l'abri du vent et pour profiter de la chaleur résiduelle.
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C'est ça que je ne pige pas, j'aimerais qu'on m'explique. Ca ne fait que retarder le moment où il faudra se bouger, avec à la clef fatigue supplémentaire, soif, faim, cheville toujours foulée ... je ne suis vraiment pas convaincu pour le moment. Donc je maintiens, bouger utile, donc direction le village vaille que vaille, en boitant, et en ne quittant pas la route au cas où quelqu'un passe.
C'est ce que je ferais aussi... j'ai déjà marché 1000m de D- avec un péronée sorti de son trou alors bon... je sais que je peux faire encore pire. Mais là, le but c'est juste de nous faire plancher sur l'optimisation des vêtements qu'on a sur nous à cet instant. C'est un cas théorique, fait pour nous faire gamberger sur les fringues de ville.
David
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C'est un cas théorique, fait pour nous faire gamberger sur les fringues de ville.
Pfff, le problème c'est que ce genre d'habits, j'ai mis 1 fois à mon entretien d'embauche (86), 1 fois à mon mariage (89), et c'est tout. Je ne me souviens absolument pas de ce que c'est ;D
Kurodo
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C'est ce que je ferais aussi... j'ai déjà marché 1000m de D- avec un péronée sorti de son trou alors bon... je sais que je peux faire encore pire. Mais là, le but c'est juste de nous faire plancher sur l'optimisation des vêtements qu'on a sur nous à cet instant. C'est un cas théorique, fait pour nous faire gamberger sur les fringues de ville.
David
Plusieurs remarques :
*Je peux vous ammener à l'endroit qui m'a inspiré ce scénario. C'est totalement isolé. Dans certains cas, en montagne il n'y a même plus de végétation à part de l'herbe rase.....
*Nous sommes de nuit dans une tempête de neige. La vitesse du vent est entre 30 et 50 km/h (les branches bougent) il fait au mieux -5°C. Cela fait, selon les tables de refroidissement éolien, entre -15°C et -25°C comme température ressentie !
*Le village est en bas du col à 8 kilomètres. Soit deux heures de marche mini, si tout se passe bien.
*Vous êtes physiquement et psychologiquement diminués. Plus de lunettes, cheville foulée, pas de lumière, les rafales de vent dans la tronche sur la route....C'est la fin de la journée vous n'avez pas mangé depuis midi et l'hydratation remonte au déjeuner....la normalité quoi.
*Il fait (très) froid, exposé au vent qui transperce vos vêtements et la neige fond sur vos vêtements qui ne sont pas imperméables....
*Si vous êtes un athlète et que vous connaissez les lieux, vous pourriez atteindre la vallée. Mais ce ne sera pas facile du tout. La route est enneigée, vos semelles sont lisses, vous riquez de tomber dans la neige et au minimum de vous tremper encore plus...Comme c'est de la descente, l'effort ne sera pas physiquement super intense, peu de dégagement thermique. Vous ne pouvez pas vraiement courir : cheville out, semelles lisses, présence de neige sur la route....
Deux heures dans la neige avec une température de -20°C ressentie (en fait, plus du fait de l'himidité), il faut avoir essayé une fois !
*Si vous êtes un voyageur de commerce "standard" : surpoids éventuel, pas d'activité physique régulière, fumeur, la cinquantaine.....les deux heures mini de descente risquent de vous être fatale.
*Pour ces raisons, il me semble préférable de s'abriter du vent (+10 à 20°C instantanément) et de la neige qui humidifie très vite vos vêtements et vos chaussures. C'est pour cela que la cabane me paraît un impératif pour les 10 heures suivantes.
Quel que soit votre choix, descendre ou marcher :
Vous aurez à optimiser votre isolation avec ce que vous avez sur vous. Sinon, vos chances d'en sortir sont TRES faibles.
did, ;)
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Pfff, le problème c'est que ce genre d'habits, j'ai mis 1 fois à mon entretien d'embauche (86), 1 fois à mon mariage (89), et c'est tout. Je ne me souviens absolument pas de ce que c'est ;D
Kurodo
L'idée c'est que tu sors vite de ta voiture qui commence à brûler, tu es content d'être indemme. Quand tu réalises la situation, elle flambe !
Tu n'a donc que ce que tu as sur toi, ici un costume de travail (en gros 1 clo d'isolation). Si tu as juste un tshirt : c'est plus difficile qu'avec un costume. :down:
Dans ce cas (t shirt, jean)...Ok! : ta seule chance c'est de descendre, en espérant que l'activité physique intense te permette de survivre, que tu ne tombes pas et finisse de te plomber la cheville etc.... :o
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Je posterai ma soluce demain. ;)
J'espère que la chute est bien, hein ;)
Kurodo
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Hum hum,
Je reste pas trop loin de la voiture pendant qu'elle brûle, mais pas du côté du réservoir, pour profiter de la chaleur tant qu'il y en a. Et dés que la voiture est plus froide j'essaye d'arracher un bout de tôle suffisamment grand (capot, coffre, portière) pour m'en faire une luge pour descendre jusqu'au village en glissant sur la route (moins de contrainte pour la cheville).
Par contre j'espère que cela ne m'arrivera jamais, car je doute beaucoup de la réussite de l'entrperise.
Julien
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Vous vous souvenez avoir croisé une vieille cabane un petit kilomètre avant sur le replat avant le col dans laquelle vous pourrez juste vous abriter.
Vous vous dirigez vers elle et vous l'atteignez, elle est totalement vide, c'est un cube de béton sans porte. Vous devez passer la nuit dedans.
Désolé, j'ai beau essayer mais je ne me vois pas refaire 1km dans la mauvaise direction pour mourir de froid dans un cube de béton. Franchement la situation ne peut que se dégrader pendant la nuit. Donc il vaut mieux avancer.
Et dés que la voiture est plus froide j'essaye d'arracher un bout de tôle suffisamment grand (capot, coffre, portière) pour m'en faire une luge pour descendre jusqu'au village en glissant sur la route (moins de contrainte pour la cheville).
Le coup de la luge, c'est bon ça. Mais arriver à arracher la portière ou autre :blink:. T'arrives à chaque coup à séparer une pomme en deux, toi ? Moi non. Alors une portière ou un capot ...
En plus attendre que la voiture aie fini de brûler + soit froide (elle a brulé entièrement apparemment), ben si ça se trouve c'est le matin ...
Je suis impatient de lire la soluce de Kilbith.
Mais on gagne quoi, si jamais on trouve ? :tongue:
Kurodo
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J'ai l'impression qu'il y en a qui sous estiment l'impact d'un -5°C avec un vent fort sur un mec mal habillé ;)
Quant à comparer un VRP en Hugo Boss avec un alpiniste de l'extrême, très endurci, très acclimaté et très bien équipé, ça me paraît un peu irréaliste.
A mon avis dans ces conditions, attendre vaille que vaille à l'abri du vent reste la moins mauvaise solution. Pour optimiser les fringues, j'essayerais de rentrer tant que faire se peut la tête dans la veste quite à débraille le bide, pour créer une zone thermique torse-cou-tête, porter le pantalon en écharpe-turban sous la veste, et me mettre en boule. Mais bon il est quand même très mal barré le bonhomme, il va en chier pas mal même s'il a une chance de survie raisonnable et ne s'en tirera sûrement pas sans séquelles au moins à court terme.
Mais clairement, ne pas rester dans le vent.
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En fait je pensais qu'avec le feu la voiture pourrait être fragilisée à certains endroits, donc il serait plus facile d'enlever des morceaux, par contre je suppose qu'avec la chaleur ces pièces (capots, coffre,...) seraient trop deformées. Par contre je pense que ça se refroidit assez rapidement, les pièces métalliques conduisent suffisament pour se réchauffer rapidement et se refroidir selon les conditions. Il faudrait demander à des spécialistes de voitures brûlées ::)
Julien
Je propose juste une possibilité, après personellement je pense que le mieux et de se réfugier dans la cabane.
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Oui mais Did est vraiment branché chiffons, pas voitures ;D Si tu continues à trop penser il va te mettre des éclats de pare-brise dans les deux mains et te brûler le visage juste pour que les fringues reste le seul axe de travail :o
En fait je pensais qu'avec le feu la voiture pourrait être fragilisée à certains endroits, donc il serait plus facile d'enlever des morceaux, par contre je suppose qu'avec la chaleur ces pièces (capots, coffre,...) seraient trop deformées. Par contre je pense que ça se refroidit assez rapidement, les pièces métalliques conduisent suffisament pour se réchauffer rapidement et se refroidir selon les conditions. Il faudrait demander à des spécialistes de voitures brûlées ::)
Julien
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Hum hum,
Je reste pas trop loin de la voiture pendant qu'elle brûle, mais pas du côté du réservoir, pour profiter de la chaleur tant qu'il y en a. Et dés que la voiture est plus froide j'essaye d'arracher un bout de tôle suffisamment grand (capot, coffre, portière) pour m'en faire une luge pour descendre jusqu'au village en glissant sur la route (moins de contrainte pour la cheville).
Par contre j'espère que cela ne m'arrivera jamais, car je doute beaucoup de la réussite de l'entrperise.
Julien
j'ai faillis proposer cette alternative,hier,mais ...
par la taille en particulier très difficile à manoeuvrer et fastidieux.Je risque plus sûrement de quitter la route,or avec une cheville dézinguée,se prendre tous les arbres,les brousailles,les bosses effet "tremplins" c'est moyen.
Mais ce qui m'a fait changer d'avis,c'est surtout qu'il n'est spécifié nulle part qu'il y a une ville dans la vallée.Etant donné la bonne volonté de Kilbith (et sa mauvaise foi ! :tongue: )
ça m'étonnerait qu'il y en ait un. Se retrouver paumée dans un parc naturel...En telle situation je déciderais que ça ne vaut pas le coup je crois.. ::)
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J'ai l'impression qu'il y en a qui sous estiment l'impact d'un -5°C avec un vent fort sur un mec mal habillé ;)
-5 avec du vent et un poil d'humidité tu marches sans problèmes quelques heures ....... et tu finis en hypothermie le reste de la nuit. ;D
A l'époque ou j'avais autant de jugeote qu'un petit pois congelé, j'ai eu fait ce genre de bêtise : marcher par -5° avec une micro polaire et c'est tout. Bah, tant que tu marches, tu produits assez de chaleur pour contrer l'effet du froid. Seulement toutes les bonnes choses ont une fin. tu brûles aussi toutes tes réserves dans un cas comme ça. Mieux vaut tomber très vite sur une auberge accueillante. ;D
Un petit souvenir vécu comme ça .....
C'est juste pour faire avancer le débat.
J'aime bien ce scénario, je vais m'y coller dès que je peux écrire plus que 3 lignes sans être dérangé. ;)
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Oui mais Did est vraiment branché chiffons, pas voitures ;D Si tu continues à trop penser il va te mettre des éclats de pare-brise dans les deux mains et te brûler le visage juste pour que les fringues reste le seul axe de travail :o
;D ;D ;D
*J'ai bossé pas mal, pour payer mes études, dans le domaine de la voiture... :D
*quoique vous fassiez, optimiser votre isolation avec ce que vous avez sur vous est la première chose à faire !
* Je rappelle que -5°C en début de nuit ( !!!!) avec 50km/h de vent et de la neige fondue qui imbhibe vos vêtements alors que le vent passe au travers.....c'est très loin d'être un truc anodin !
.....Vous n'êtes pas loin de -15°C/-20°C voir -25°C (avec l'humidité) de température ressentie si vous en vous protégez pas !
*Pour les adeptes de la luge pendant plus d'une heure par -5°C avec 50km/h de vent et de la neige pulvérisée qui s'engouffre sous vos vêtements après les avoirs trempés, le tout sans gants et avec pas mal de risque de vous blesser :blink:
Testez le truc pendant 15 minutes, la journée à l'ombre, par 0°C sans avoir de gants, de bonnets et de vêtements impers ! ;D
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*J'ai bossé pas mal, pour payer mes études, dans le domaine de la voiture... :D
+1, tous les dimanches à une époque, vente de caisses d'occasion... souvenirs souvenirs
Diesel comme tu le dis, les réserves s'épuisent très vite. Tant que t'as du glycogène dans le bide tu peux frissoner, mais ça ne dure pas plus d'une heure ou deux dans le cas donné par le Did, et ça en va pas t'empêcher complètement de refroidir.
Et la seule envie de vivre de Kurodo ne produit pas de chaleur a priori ;) Par contre elle rendra sûrement plus attentif à ce qu'on ressent et aide à guider les actions, ça c'est clair.
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Oui mais Did est vraiment branché chiffons, pas voitures ;D Si tu continues à trop penser il va te mettre des éclats de pare-brise dans les deux mains et te brûler le visage juste pour que les fringues reste le seul axe de travail :o
;D ;D ;D
*Chester : tu es sur un col, il y a bien des villages.....mais au pieds du col : soit par la route environ 8 à 10 kilomètres.
Si tu veux "couper à travers la montagne" de nuit, dans une tempête de neige, avec le relief des pyrénées, même si tu connais déjà le coin : suicide express !
Conclusion : j'ai fait un scénario "light".....par exemple l'air bag n'a pas transformé vos lunettes en lentilles de contact, vous les avez juste perdu dans l'agitation 8)
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Je vois un avantage à la neige, je peux "glacer"ma cheville en espérant souffrir moins et pouvoir gagner en mobilité pour mettre en oeuvre tout ce qui a été dit plus haut.
Jonathan
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Je crois que Kilbith veut votre peau en vous mettant dans une situation intenable. :ninja:
C'est un vicieux, je le savais (j'avais remarqué son regard lubrique une fois au fond des bois ). :o
Vous croyez vraiment qu'il y a une solution dans un cas comme ça ?. Avec des fringues pareil, une blessure et des conditions comme elles sont décrite, c'est l'hypothermie assuré si le mec ne bouge pas (à condition qu'il puisse le faire malgré la douleur).
La seul source de chaleur c'est lui et les réserves qu'il possède. Si il n'a pas une activité musculaire et assez de réserve, il est cuit AMHA.
On peut toujours décider de sacrifier un peu de vêtement pour rendre plus efficace l'isolation des parties vitales (tête cou, torse) et choisir de "sacrifier les jambes" et les bras mais selon le tissus ça risque d'être léger. :-\
Et bien sur le tout à l'abri du vent évidemment. Bref le mec est très mal dans cette situation là.
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Salut, :)
Voici ma petite soluce. Ce n'est pas parfait....mais comme le disait Simon, le problème c'est moins de choisir la "bonne solution" que de trouver la "moins mauvaise" et de l'appliquer. Il faut faire avec notre rationalité limité. ;D
Je vais faire l’hypothèse qu’il n’y rien à retirer de la voiture qui a complètement brûlé. Je vous rappel la situation :
Vous êtes devant l’épave de votre voiture à 1500m d’altitude en costume cravate.
Vous êtes à deux heures de marche mini de la civilisation. Personne ne va passer sur la route cette nuit. Peut être le chasse neige demain matin. Personne ne sait exactement ou vous êtes.
Il fait nuit, -5°C avec un vent entre 30 et 50 km/h, la neige tombe en abondance et trempe vos vêtments. Rien d’exceptionnel. La température ressentie dans ces conditions est au moins de -15°C ! .....pour la contreverse : http://ptaff.ca/humidex/ (http://ptaff.ca/humidex/)
Vous êtes diminué physiquement : perte des lunettes, vous ne voyez pas grand-chose. Une de vos chevilles est en mauvais état, une bonne entorse. Une entorse, c'est gérable avec le froid de la neige quand même...mais cela peut empirer si on force dessus.
Vous pouvez rejoindre une cabane en béton vide et sans portes à un petit kilomètre sur le replat. Eventuellement vous pouvez décider de descendre…mais le risque est très élevé de subir une hypothermie, d’une attaque cardiaque, ou d’épuisement….
Quoiqu’il en soit, quelque soit votre choix, votre première démarche c’est d’optimiser rapidement votre isolation :
Dans les conditions décrites vous subissez une grosse perte thermique par conduction (chaussure dans la neige) et par convection (vent et humidité). Vous devez impérativement vous protéger de ces deux problèmes…
Voilà ce que je ferais :
Premièrement rejoindre la cabane (elle est proche, abris pour la neige et le vent, effort modéré) :
- Les pantalons et les vestes de costumes sont en laine fine. Ils sont doublés d’acétate ou d’une autre matière synthétique fine et relativement coupe vent : La première chose à faire c’est de retourner sa veste afin que la partie en laine soit protégée des intempéries par la doublure synthétique et coupe vent.
- Je retirerais mes chaussettes fines de laine : elles vont être mouillées autant les préserver.
- Je relèverais le bas de mon pantalon, afin d’éviter qu’il s’imbibe de neige.
- je relèverais le col de ma veste et le col de ma chemise, puis je bloquerais le tout de façon étanche avec ma cravate en soie par-dessus. Ce faisant mon cou est protégé, la neige ne peut pas se glisser dans le col de ma veste et imbiber mes vêtements. Plus de pertes thermique par effet cheminé.
Une fois dans la cabane :
- Je me déshabille complètement. Je ne l’ai pas fait plus tôt afin de préserver un peu mes sous couches en coton (slip, maillot de corps et chemise) de l’humidité.
- Je déchire les ourlets de mon pantalon (facile) et des manches de ma veste (moins facile). De ce fait j’augment la longueur de mon pantalon et de mes manches. Cela va permettre de me couvrir un peu plus.
- Avec mon slip, je sèche l’intérieur des chaussures si nécessaire. Je retire les lacets des chaussures. Je remets les chaussures avec mes chaussettes de laine relativement sèches.
-Je retourne mon pantalon afin que la doublure coupe vent soit à l’extérieur, et que la laine isolante même humide soit contre ma peau. Je serre le bas de mon pantalon contre mes mollets et je coince le bas (désormais sans ourlet) dans les chaussettes.
Je viens de grandement limiter les pertes thermiques par convection en supprimant l’ouverture du bas des jambes.
D’autre part, la doublure synthétique du pantalon est désormais à l’extérieur et limite aussi la convection.
- Je place ma veste (coté laine à l’intérieur) directement contre ma peau. Je glisse les pans de ma veste à l’intérieur de mon pantalon. Encore une fois cela limite les pertes par convection. A l’occasion ma ceinture permet de tenir le tout en place.
- Ma chemise en coton est relativement sèche car je l’ai laissée sous ma veste entre la voiture et la cabane.
Je la place par-dessus la veste en laine. Comme elle est en coton fin, elle coupe bien le vent et limite les échanges thermiques (perte par effet de pompage à travers les vêtements). La neige n’est plus un problème dans la cabane.
-Je me sers d’un lacet pour bloquer les entrées d’air au niveau des manches. La cravate sert encore une fois à assurer l’étanchéité et l’isolation une fois le col de la veste et de la chemises remontées.
-Mon maillot de corps (relativement sec) est utilisé pour me confectionner un bonnet de fortune pour protéger ma tête. Eventuellement le slip, si pas trop humide ) vient par-dessus.
Conclusion :
Je viens d’optimiser mon isolation le mieux possible avec ce que j’avais. J’ai bien gagné 10°C d’isolation !!!!!!.
-Les ouvertures (manches, chevilles, cou) sont réduites au minimum afin d’éviter les pertes par convection.
-La laine de la veste, des chaussettes et du pantalon est contre ma peau. C’est un bon isolant. Idéalement j’ai trouvé quelque chose pour la gratter un peu (l’user pour qu’elle bouloche) afin d’augmenter l’isolation.
-Une couche coupe vent est placé par-dessus là ou c’est possible : chemise coton, cravate en soie (on a déchiré la couture longitudinale à l’intérieur de la cravate pour augmenter sa surface).
-La tête est isolée le mieux possible.
-La couche contre mon corps est la plus sèche possible, et/ou reste chaude même humide.
Je peux maintenant faire des exercices ou marcher le long du mur dans la cabane, en m'appuyant sur le murpour soulager ma cheville. Il s'agit, tout en évitant de suer, d'augmenter ma production de chaleur.
J’essaye de ne pas faire top d’effort : la nuit va être longue et la transpiration est mon ennemie (même si la laine reste chaude même humide).
Si vous y tenez, vous pouvez désormais tenter de rejoindre le village…..
Did, ;)
PS : vos réactions ou commentaires sont les bienvenus.
Refroidissement éolien : http://www.ec.gc.ca/science/sandenov01/article2_f.html (http://www.ec.gc.ca/science/sandenov01/article2_f.html)
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Ta réponse est sensée mais as tu déjà essayé de faire péter toutes ces coutures sans un outil tranchant?
:blink:
Steph.
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Pour les coutures de l'ourlet du pantalon : pas de problème...
Pour ceux des manches, cela dépend de la veste. Mais c'est moins important que pour le pantalon car la chemise est naturellement ample et à les manches sont plus longues que la veste.
Pour la cravate : pas de problème.
En fait, tu ne déchires rien, il faut juste couper le fil et tirer....Au pire, je m'aide de l'ardillon de ma ceinture...
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C'est clairement une excellentissime optimisation des vêtements...
Le problème c'est que je ne sais pas si ça va suffire... faudrait tester !!!
David
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C'est clairement une excellentissime optimisation des vêtements...
Le problème c'est que je ne sais pas si ça va suffire... faudrait tester !!!
David
Kilbith,étant donné que tu es à l'origine de tout ça..............tu sais ce qu'il te reste à faire!!!!! :D
(j'espère que tu ne tiens pas trop à ta voiture??) :lol:
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C'est clairement une excellentissime optimisation des vêtements...
Le problème c'est que je ne sais pas si ça va suffire... faudrait tester !!!
David
1. Le fil avait surtout pour objectif de montrer que l'on pouvait toujours optimiser l'utilisation de ses vêtements. Paradoxalement plein de personnes n'y pensent pas.....Or, retourner sa veste c'est vraiment efficace (cf : le stage de novembre).
2.Moi aussi je ne sais pas si cela suffirait. C'est la raison pour laquelle je propose de marcher ou de faire de l'exercice toute la nuit dans la cabane, à l'abris du vent et de l'humidité :
-C'est possible de marcher 10 heures afin d'attendre le jour. On a pas besoin de faire un effort violent du fait de l'isolation des vêtements secs et de l'absence de vent dans la cabane. L'effort aérobie peut durer très longtemps....
-C'est sans risque. Alors que dehors la température peut continuer de chuter, la neige s'accumuler.....
3. Le problème c'est de tenir jusqu'au lendemain....
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Ouaip, je ne suis pas convaincu. Attention, je n'y connais rien, hein, je joue les candides. Mais franchement tourner en rond 10 heures dans un bloc de béton pour attendre le jour (et après quoi ?), à perdre toutes ses forces et se déshydrater, alors que le village est à 2 heures ... je sais pas quel choix donne le plus de chances de survivre ...
Kurodo
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Did,
Il aurait mieux valu simplement poser la question hors contexte : comment tirer la meilleure isolation possible des vêtements suivants : tu balances la liste.
Là, en nous mettant en situation, tu as déclenché notre imagination... et le survivor n'aime pas qu'on bride son imagination ;)
Là, pour le coup, j'avoeu que j'avais pas du tout pensé à retourner la veste ni rien... et effectivement ça peut faire une bonne grosse différence pour le coup. Comme quoi en gambergeant on peut toujours gratter quelques calories qui, au final, pourront être celles qui font la différence.
YOU'RE NEVER OUT OF OPTIONS UNTIL YOU QUIT.
Ciao ;)
David
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Ouaip, je ne suis pas convaincu. Attention, je n'y connais rien, hein, je joue les candides. Mais franchement tourner en rond 10 heures dans un bloc de béton pour attendre le jour (et après quoi ?), à perdre toutes ses forces et se déshydrater, alors que le village est à 2 heures ... je sais pas quel choix donne le plus de chances de survivre ...
Kurodo
Kurodo,
Le scénario est très imparfait....c'était juste une "mise en situation" plausible. :D
Il n'y a pas UNE solution. La meilleure c'est TA solution. Au final c'est TOI qui devra assumer.... ;)
Si tu préfères marcher deux heures dans la neige, de nuit, avec une cheville peu opérationnelle par grand froid....plutot que d'attendre les secours probables pendant 10 heures au sec et à l'abris du vent. C'est totalement défendable comme choix.
Ceci dit, quelque soit la solution adoptée....les ajustements vestimentaires restent valables. ;D
did, ;)
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Ceci dit, quelque soit la solution adoptée....les ajustements vestimentaires restent valables. ;D
Je n'y avais pas pensé du tout, au concept d'ajustement vestimentaire.En tout cas une chose est certaine: ce fil bien sympa va me laisser une petite trace dans un coin du cerveau. Et un jour, en situation, avec juste mes fringues sur le c*l et pas d'autres ressources sous la main, et bien j'aurais l'idée de bricoler ces fringues afin qu'ils soient un petit peu plus efficaces. Et ça pourra effectivement faire la petite différence.
Kurodo
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+ avec Kurodo.
Merci pour ce fil
Jonathan
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Bonjour,
J'exhume ce post, même si ce n'est pas de saison. :-[
Pour beaucoup le scénario semblait hautement improbable. Voici en lien le récit d'une personne qui est morte cet hiver, en plaine, dans la région de Toulouse pour avoir marché dans la neige en plein vent.
Comme quoi ....
Lien vers la "Dépêche du Midi" : http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/13/753591-Il-meurt-de-froid-apres-un-accident.html
"Accident. Victime d'une sortie de route en raison du verglas, un habitant de Terrebasse, dans le Comminges, a voulu rejoindre son domicile à 6 kilomètres."
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Bjr Kilbith
ça a déja été évoqué ici
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=29268.5
Ce forum est tellement complet que l'on se fait tous avoir au moins une fois ;)
a+
Gérard
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Bjr Kilbith
ça a déja été évoqué ici
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=29268.5
Ce forum est tellement complet que l'on se fait tous avoir au moins une fois ;)
a+
Gérard
J'imagine que Kilbith doit s'en souvenir, vu qu'il y avait contribué, mais c'est bon de faire le lien... :up:
Histoire de compléter l'info, un article ultérieur laisse entendre que le malheureux a en fait chuté et s'est assommé. Du coup, rien à faire contre l'hypothermie.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/21/759546-Terrebasse-Le-frere-raconte-la-nuit-du-drame.html (http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/21/759546-Terrebasse-Le-frere-raconte-la-nuit-du-drame.html)
Je m'étais interrogé sur le parcours emprunté par la victime et sur le fait qu'il n'avait pas cherché secours plus tôt.
Effet chimpanzé ou orgueil mal placé (sur le mode, quel con d'avoir planté la bagnole, inutile de m'en vanté au village, je me démerdrai bien tout seul,...) ?
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Bjr Kilbith
ça a déja été évoqué ici
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=29268.5
Ce forum est tellement complet que l'on se fait tous avoir au moins une fois ;)
a+
Gérard
Oui, mais à l'époque je n'avais pas fait lien, la fonction recherche est plus performante : :)
Bonjour,
Je suis souvent sur ces routes et d'ailleurs je m'étais inspiré d'endroits du Comminges/Couseran que je connais bien pour proposer sur le forum un scénario d'accident de voiture dans des conditions seulement un peu plus difficiles (sortie de route dans un col puis incendie de la voiture). Je ne retrouve plus le fil.
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Bonjour,
J'exhume ce post, même si ce n'est pas de saison...
Je profite de l'exhumation, qui vient de m'occuper pendant une heure à lire les posts et les liens, pour poser une question à deux balles de survivor approximativement inculte que je suis.
Je crois avoir compris l'intérêt de tout ce que tu décris sur l'adaptation des vêtements pour réduire la déperdition de chaleur et sur l'intérêt de se protéger du vent.
Mais si la cabane est un "cube de béton sans porte" comme tu l'écris, est-ce que pendant le kilomètre de trajet depuis l'épave de la voiture on n'aurait pas intérêt à ramasser des branches (même s'il n'y a pas de résineux) voire dépiauter des buissons aux alentours de la cabane pour en tapisser la partie du sol sur laquelle on se trouve ?
Une fois qu'on a appliqué la méthode décrite, il me semble que la plus grande déperdition de chaleur restante est le contact avec le sol de béton, malgré les chaussettes et les chaussures.
Est-ce qu'un matelas de feuillage, même humide, ne peut pas réduire cette déperdition ?
Ou est-ce que je suis à côté de la plaque ?
Ok ça sort du cadre de la réflexion sur les vêtements seulement, mais autant pousser la cogitation plus loin si on peut.
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Vos températures sont trop chaudes pour être efficaces! Dans une température froide, vous auriez pu faire ce que font les inuits, vous enfouir dans la neige, simplement, et, en position de chien de fusil, attendre les secours!! Il faut que ce soit sec par contre, ce n'est définitivement pas le cas dans vos climats hivernaux trop doux. Même "mal habillés", les inuits sont incroyablement résilients au froid et savent surtout demeurer immobiles et minimiser les pertes d'énergie. Une vieille femme racontait qu'elle avait ainsi survécue a 3 jours d'attente, le temps que son mari aille chercher de l'essence pour la motoneige. Il faisait en moyenne -30 plus le vent. Elle s'est simplement couchée a côté de la motoneige et a attendu que la neige la recouvre...Ils l'ont retrouvée bien en vie même si elle était affaiblie.
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Comme dorment les chiens de traîneau...
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Mais si la cabane est un "cube de béton sans porte" comme tu l'écris, est-ce que pendant le kilomètre de trajet depuis l'épave de la voiture on n'aurait pas intérêt à ramasser des branches (même s'il n'y a pas de résineux) voire dépiauter des buissons aux alentours de la cabane pour en tapisser la partie du sol sur laquelle on se trouve ?
Il faut beaucoup de branches pour couvrir le sol.
Une fois qu'on a appliqué la méthode décrite, il me semble que la plus grande déperdition de chaleur restante est le contact avec le sol de béton, malgré les chaussettes et les chaussures.
Est-ce qu'un matelas de feuillage, même humide, ne peut pas réduire cette déperdition ?
Ou est-ce que je suis à côté de la plaque ?
Les feuilles sont un bon isolant mais il en faut un très gros volume et elles doivent être sèches. Pour dormir sur un matelas de feuille, si tu disposes d'un moyen efficace pour les collecter, il faut bien compter une heure dans de bonnes conditions pour se faire une couche réellement isolante. Si les feuilles sont humides, ce n'est pas bon.
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Vos températures sont trop chaudes pour être efficaces! Dans une température froide, vous auriez pu faire ce que font les inuits, vous enfouir dans la neige, simplement, et, en position de chien de fusil, attendre les secours!!
Dans de la neige très sèche comme il y a au Québec (on ne peut pas faire de boule de neige) on peut se creuser un trou dedans, encore plus si on a une protection relativement imperméable.
Mais dans la neige humide, c'est la catastrophe. Ta chaleur fait fondre la neige, les vêtements se trempent et tu te refroidis Xfois plus vite une fois trempé.
J'ajoute que par -20°c seul les fous sortent mal équipés. Le danger par chez nous c'est qu'il peut faire +10°C dans la plaine (et plus en ressenti s'il y a du soleil à l'adret) et -5°C au passage du col 20 km plus loin à 2000m (en plus il y a quasi toujours du vent dans un col, encore plus à l'ubac). Et là, tu peux parfaitement te retrouver sans équipement.
Il m'est arrivé de quitter les bords de la Méditerranée le matin avec une température de 20°C et de me retrouver dans une violente tempête de neige au "Pas de la Case" (frontière de l'Andorre) l'après midi. Le tout un 15 août.
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Dans de la neige très sèche comme il y a au Québec (on ne peut pas faire de boule de neige) on peut se creuser un trou dedans, encore plus si on a une protection relativement imperméable.
Mais dans la neige humide, c'est la catastrophe. Ta chaleur fait fondre la neige, les vêtements se trempent et tu te refroidis Xfois plus vite une fois trempé.
J'ajoute que par -20°c seul les fous sortent mal équipés. Le danger par chez nous c'est qu'il peut faire +10°C dans la plaine (et plus en ressenti s'il y a du soleil à l'adret) et -5°C au passage du col 20 km plus loin à 2000m (en plus il y a quasi toujours du vent dans un col, encore plus à l'ubac). Et là, tu peux parfaitement te retrouver sans équipement.
Il m'est arrivé de quitter les bords de la Méditerranée le matin avec une température de 20°C et de me retrouver dans une violente tempête de neige au "Pas de la Case" (frontière de l'Andorre) l'après midi. Le tout un 15 août.
C'est mieux dit que je ne l'aurais pu mais en effet, c'est ce que je veux dire par température trop chaude pour être efficace. Je n'ai jamais tant eu froid que lorsque j'ai tenté de dormir sans sac ni couverture tout près de zéro! L'humidité augmente tellement l'échange thermique que l'on est vite transi. Il est beaucoup plus facile de supporter le froid sec même s'il est dangereux pour les engelures.
Pour les feuilles humides, on ne peut les utiliser directement sur nous mais, même humides elles offriront une isolation pour peu qu'on puisse empêcher l'humidité de nous toucher (une feuille de plastique entre nous et les feuilles suffira). Bien sur, elles isolent mieux lorsque sèches!
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Ok, merci kilbith et Stephane de vos précisions.