Vie Sauvage et Survie
Premiers secours et santé => Préparation physique et mentale => Discussion démarrée par: Patapon le 16 mars 2016 à 15:44:29
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Yo,
Je vous fais suivre un article assez intéressant sur l'entrainement au ralentis.
http://www.leotamaki.com/2016/03/eloge-de-la-lenteur-dans-la-pratique-martiale.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto (http://www.leotamaki.com/2016/03/eloge-de-la-lenteur-dans-la-pratique-martiale.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto)
Tcho
Hugo
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Hello,
Je valide complètement l'article !
L'apprentissage à vitesse lente / très lente permet de se concentrer parfaitement sur la technique dans un premier temps. On apprend ainsi à faire un mouvement épuré de tout défaut (ou du moins, avec peu défauts).
Une fois la technique maitrisée, on peut commencer à accélérer progressivement. Comme on sait faire un mouvement propre, ce dernier n'est pas ralenti par des parasites qui nuisent à son efficacité.
J'ai pu constater cela à l'époque où je faisais du judo, notamment pour les placements. Même constat en boxe: les enchainements appris lentement sont toujours plus efficaces à long terme car on apprend à se relâcher.
Bien à vous,
Troll
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Yo,
Pour ma part, j'ai beaucoup progressé ces derniers mois en ralentissant.
Je me suis rendu compte, qu'un des gros problèmes avec la vitesse, c'est qu'on réussi à maquiller des défauts techniques. Hors, passé un moment, une fois les mouvements connus, leur amélioration passe vraiment par des petits réglages de plus en plus fin, ce qui est difficile d'appréhender si on va vite.
Je crois que c'est dans le Go Rin No Sho qu'il est dit que la vitesse n'est pas nécessaire si on a la maîtrise...ou quelque chose comme ça.
Tcho
Hugo
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l'alternance entre des temps lents et des temps rapides est très intéressante.
il n'y a pas longtemps au karaté le prof était absent. c'est un ceinture noire avec un excellent niveau qui a animé la séance. Il nous a proposé à la fin de séance un kata que nous faisons d'habitude mais à vitesse très lente, en mode "tai chi". C'était saisissant. Certains peinaient à tenir debout ...
depuis je travaille souvent au ralenti pour ressentir mieux (ça s'apparenterait presque à de la méditation)
ciao les escargots ! ;#
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C'était saisissant. Certains peinaient à tenir debout ...
Disons que lentement t'as pas d'élan pour t'aider dans le mouvement.....c'est tout à coup de gainage et de préhension..... ;)
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Hello,
Je n'ai jamais pratiqué, mais de ce que j'ai vu, l'aikido est très lent (par rapport à du karaté par exemple), mais n'en est pas moins efficace pour autant.
Le travail lent permet d'avoir une meilleure lecture corporelle, aussi bien de nous que de l'autre. Cela est fondamental. La technique, bien souvent, permet de palier la force... Une meilleure technique permet d'anticiper aisément les actions rapides de l'adversaire.
Bien cordialement,
Troll
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Le travail lent permet d'avoir une meilleure lecture corporelle, aussi bien de nous que de l'autre. Cela est fondamental. La technique, bien souvent, permet de palier la force... Une meilleure technique permet d'anticiper aisément les actions rapides de l'adversaire.
Pas le temps de lire l’article. :-[
Le travail lent, avant tout, donne la possibilitéde développer une meilleure observation, et ce dans la densité. De-là, il peut permettre une meilleure intégration posturale — en fonction de la compréhension d’un certain nombre d’éléments : le kata Hangetsu de l’école Shotokan en est une illustration.
Quand l’observation, consciente ou non, est intégrée, alors il devient naturel de voir et de sentir tous les appels inconscients de l’autre.
Maîtriser une technique est utile, mais elle est loin de garantir l’anticipation.
La présence dans l’instant ouvre l’accès à l’anticipation — d’un seul coup, impression que tout devient ou est au ralenti.
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Schématisation
La lenteur sert à prendre conscience de son énergie interne et de développer une ouverture de l’esprit pour arriver à un calme intérieur.
À ce niveau, il est facile de constater que l’efficacité d’un mouvement est liée non pas à la vitesse, mais à sa constance — ni accélération, ni décélération dans le mouvement lui-même…