Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Dans la jungle ordinaire => Discussion démarrée par: DavidManise le 28 janvier 2014 à 13:36:29
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Bonjour...
Bon alors. Je bute sur un problème que moi je résoudrais vite et bien, mais que ma pote ne sait pas par quel bout prendre.
Je vous fais un bref résumé.
Etape 1, elle rencontre un mec en voyage, coup de foudre.
Etape 2, le mec vient s'installer chez elle, bonheur pendant quelques mois.
Etape 3, le mec devient intrusif, jaloux, le truc classique du pervers manipulateur violent jaloux qui se révèle une fois qu'il a bien bloqué toutes les issues...
Etape 4, la copine, étant propriétaire de son appart, ne veut pas quitter les lieux, mais elle n'arrive pas à foutre l'autre dehors... ils ne sont ni marriés ni rien... mais ses divers appels à l'aide auprès des autorités sont restés lettre morte (elle ne s'est pas encore fait tabasser ni violer alors ils peuvent pas faire grand chose)...
Donc. Perso si c'était ma baraque, ça serait vite réglé avec une expulsion à coups de latte, mais elle est moins forte, isolée, personne ne veut se mouiller pour elle, et elle ne sait plus quoi faire.
Concrètement, quels sont ses recours ? Si le mec refuse de partir, comment peut-elle faire ?
Merci de vos lumières,
David
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C'est merdique!
Primo les autorités ne se mouilleront pas (je parle d'expérience), tant qu'il ne sera pas trop tard...
Perso, ce que j'avais conseillé à une amie c'est de changer les barillets. Elle va aller au clash, mais sera au moins à l’abri dans sa baraque. Après, appel des flics si sa dégénère en dégradations et autre.
Sinon, après, faut aller voir un avocat, pour entamer une instruction, et tout et tout.
Si tu veux, je peux poser la question à l'avocat qui est juste à côté de ma boîte.
Tcho
Hugo
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Je plussoie Hugo :
- Valises sur le palier (histoire de ne plus avoir besoin de contact par la suite) et barillets changés.
- Si c'est possible, avoir quelqu'un avec elle au moment où il va revenir. Mais vu la situation que tu décris, j'en doute.
- Numéro de la police à proximité, voir peut-être signaler la situation avant (pas sûre de ce point, avantages/inconvénients à creuser).
Et être forte et ne pas ouvrir ... :fouet:
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Les autorités ne se mouillent pas tant que ça ne pue pas assez et de manière bruyante, un peu comme la cavalerie.
Etape 1, récolter les preuves de sa présence et de son refus de partir, le portable qui enregistre une discussion, SMS, photos des affaires du mec chez elle.
Etape 2, prévenir par courrier les autorités, faire une main courante ou déposer plainte.
Etape 3, changer les barillets, mettre les affaires du mec dehors(photo) et bien refermer. Garder quelques potes(dont un ours mal léché) pour la soirée au cas où ça parte en sucette. Quand le mec rentre et tambourine à la porte appeler les bleus, insister sur la peur/danger ressenti, ne pas le prévenir qu'on appelle le 17, enregistrer le mec qui pète un câble. Ne pas intervenir sauf si il casse la porte.
Si il utilise le téléphone portable ne communiquer qu'en SMS et garder les messages sur le répondeur.
Etape 4, déposer plainte pour harcèlement et/ou destruction de porte et/ou CBV.
J'espère avoir offert quelques pistes valables, si tu as plus d'éléments je pourrais peut être affiner. ;)
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Yep tous est dit
- Contacter les associations de défense / entraide susceptible d'offrir une aide au moins moral
- Choisir son moment (heure, jour, semaine).
- Changer les serrures pour du gros.
- Prévenir la police (main courante)
- Prévenir / consulter support juridique (via assurance, mutuelle, avocat)
- Préparer les valises du personnages.
- Déclencher l'affrontement en présence de témoins (plusieurs, pas besoin de malabars). Lui refiler ses affaires sans un mot. Ne pas argumenter. Les témoins notes mais ne participe pas (sauf violence)
- Fermer l'appartement et partir un moment (3 jours / 1 semaine) pour éviter la réaction.
Pour moi tous est dans le choisir le moment / terrain de son action et pas ce laisser imposer une réaction.
K.
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je pense qu'il y a beaucoup plus simple.
1/ on profite qu'il ne soit pas là pour préparer sa valise et la foutre devant la porte.
2/ on prépare à l'avance des nouveaux barillets et on les change avec l'aide de quelqu'un ( grand mantiou pas trop loin ?)
3/ on attend qu'il se mette à gueuler comme un fou devant la maison, puis on appelle la "cavalerie"
4/ on dépose plainte pour menaces contre le parasite.
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je pense qu'il y a beaucoup plus simple.
1/ on profite qu'il ne soit pas là pour préparer sa valise et la foutre devant la porte.
2/ on prépare à l'avance des nouveaux barillets et on les change avec l'aide de quelqu'un ( grand mantiou pas trop loin ?)
3/ on attend qu'il se mette à gueuler comme un fou devant la maison, puis on appelle la "cavalerie"
4/ on dépose plainte pour menaces contre le parasite.
Certainement...mais il faut aussi prendre garde d'agir par surprise et en s'étant assuré que la personne en face de ne soit pas "rusée".
Quand on vie en concubinage avec quelqu'un (même si celui n'est pas "notoire"). Il arrive que l'on partage des dépenses en commun. En cas de séparation, si l'autre argue de cela il peut être en position de demander des compensations. Et s'il a prévu la situation, cela devient très compliqué.
Ce que je viens d'écrire peut vous paraitre bizarre. Inversons les genre. Un type est chez lui, il a une "copine" durant plusieurs mois qui partage son logement, parfois des frais et probablement plus..et il la met dehors. Ne trouveriez-vous pas normal qu'il ait à rendre des comptes ? La Loi si.
[EDIT] : l'important c'est de s'assurer que le personne ne se sera pas donné les moyens d'affirmer légalement ses prétentions (quittance payées, attestation de vie commune de la part de voisin...)
Après le problème est surtout psychologique : s'assurer que la décision de la jeune femme soit claire et s’arranger pour qu'elle soit irréversible. Ce qui nécessite un accompagnement. C'est l'irréversibilité qui obligera le "parasite" à lâcher prise.
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Ce que je viens d'écrire peut vous paraitre bizarre. Inversons les genre. Un type est chez lui, il a une "copine" durant plusieurs mois qui partage son logement, parfois des frais et probablement plus..et il la met dehors. Ne trouveriez-vous pas normal qu'il ait à rendre des comptes ? La Loi si.
C'est pas automatique et heureusement très rarement le cas (quel que soit le sexe) à condition que les contributions aient été réparties équitablement en fonction des revenus respectifs et de ne pas avoir fait de dépenses lourdes en commun (type voitures, électroménager ou grosses sommes hors consommation courante) ou de ne pas avoir vidé unilatéralement un compte-joint (*).
En l’occurrence l'autre personne (quel que soit son sexe) a-t-elle contribué au logement (cf. propriétaire) ou a-t-elle simplement squatté sans contre-partie ou a-t-elle contribué aux dépenses communes en compensation ?
(*) Attention aux comptes-joints : n'importe qui peut le vider et même à découvert sans recours pour l'autre. Agir préventivement au plus vite en prélevant sa part légitime (en fonction de ses contributions) et se désolidariser du compte pour ne pas avoir à compenser de découverts.
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Le mec n'a aucun revenu et vit totalement à ses crochets depuis des mois, d'après ce que j'ai compris. Pas de compte en banque, il lui pique son téléphone et utilise sa voiture, ce qui la cloue et l'isole à la maison.
On est pile dans l'isolement et la destruction méthodique propre aux pervers narcissiques.
Et la pote est pas forcément en super condition psychologique, surtout après avoir essuyé autant de refus de la part des autorités et différents appuis vers qui elle a tenté de se tourner, déjà.
Et elle habite et bosse loin, sinon j'aurais juste été gérer le problème avec ma diplomatie et ma douceur habituelles, quitte à rester quelques jours sur place ;#
David
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Le mec n'a aucun revenu et vit totalement à ses crochets depuis des mois, d'après ce que j'ai compris. Pas de compte en banque, il lui pique son téléphone et utilise sa voiture, ce qui la cloue et l'isole à la maison.
Argh, j'avais oublié ce "détail" : s'arranger pour récupérer les clés ou mettre le véhicule à l'abri (garage sécurisé, voisins, amis).
Et elle habite et bosse loin, sinon j'aurais juste été gérer le problème avec ma diplomatie et ma douceur habituelles, quitte à rester quelques jours sur place ;#
Pas moyen de se mettre quelques jours "au vert" une fois la maison sécurisée (ça peut se faire en 1H en s'organisant bien avec l'entourage sans éveiller les soupçons) ?
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Dans les environs de Strasbourg?
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Salut,
je rejoins volontiers les préconisations de Merlin06 et Lulu62, mais je pense qu'il peut quand même y avoir un problème pratique (sinon plusieurs)...
Pas sûr, vu ce que décrit David, que le parasite sorte souvent sans la parasitée ou qu'il ne prenne pas alors la précaution, en sortant, de prendre la bagnole (avec les clés) et/ou la carte bancaire, etc en tout cas quelque chose qui lui donne le cas échéant des moyens de rétorsion immédiats...
Je crains qu'il n'y ait pas d'autre solution qu'un comité non pas d'accueil mais de "farewell", composé de proches amis ou de la famille, qui vienne de facto mettre dehors le monsieur et ses valises. Et ensuite on change les clés (toutes, éventuellement aussi celles de la voiture au cas où elles seraient reproductibles) et l'intéressée va peut-être pendant quelque temps résider ailleurs, histoire de se reconstruire un peu avant de revenir seule sur place.
Difficile en tout cas de répondre à ta question, David, puisqu'à mon avis la réponse repose essentiellement in fine sur la solidité de ton amie et sur la capacité de nuisance et/ou de violence du parasite.
Une piste quand même, même si elle est affreusement cynique : un parasite ça bouge à peu près spontanément quand ça a fait le tour de ce qu'il y avait à bouffer sur place et qu'un autre organisme à parasiter se présente... A fortiori si on vient l'embêter là où il se trouve. Un assortiment menaces de proches/prochaine fin des vivres pourrait l'inciter à aller voir ailleurs et, surtout, s'il est foutu à la porte, à aller se trouver un autre squat plutôt que de chercher à revenir.
Il faut que son ratio personnel avantages/inconvénients l'incite à aller voir ailleurs plutôt qu'à rester ou revenir. Quitte éventuellement à la limite à "sponsoriser" son départ pour qu'il ait le temps de se retourner et ait une autre alternative que de chercher à tout prix à revenir immédiatement.
Cordialement,
Bomby
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il lui pique son téléphone
Autre point à prendre en compte : prendre une carte prépayée ou un abonnement ultra-low-cost avec un téléphone basique (peut se faire discrètement en boutique lors d'une sortie en ville).
Cacher ce téléphone et ne communiquer le numéro qu'aux proches de confiance :
- ça limitera les tentatives de harcèlement ultérieur
- si le gars garde le "téléphone officiel" : plainte pour vol et verrouillage de la SIM à distance + transfert du n° vers le nouveau téléphone
Sinon ça peut devenir risqué : on ne sait jamais qui va lire les SMS ou consulter la messagerie.
Bon courage...
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Bonjour...
Bon alors. Je bute sur un problème que moi je résoudrais vite et bien, mais que ma pote ne sait pas par quel bout prendre.
(...)
Perso si c'était ma baraque, ça serait vite réglé avec une expulsion à coups de latte, mais elle est moins forte, isolée, personne ne veut se mouiller pour elle, et elle ne sait plus quoi faire.
Concrètement, quels sont ses recours ? Si le mec refuse de partir, comment peut-elle faire ?
Pour compléter, le problème est à mon avis surtout là : prise entre les griffes d'un pervers manipulateur, isolée avec personne qui se mouille, à un stade où (et finalement c'est heureux) aucune plainte n'est encore recevable, il n'y a pas vraiment de marge de manœuvre tant que personne ne vient à son aide, à sa demande.
La solution ne peut passer que par l'action, l'assistance, d'une ou de préférence plusieurs personnes directement et clairement sollicitées par ton amie victime de ce parasite.
Après, ces personnes sollicitées en premier rang peuvent elles-même solliciter une assistance complémentaire mais si les "aidants" ne sont pas suffisamment proches et connus de l'aidée, ça risque de coincer aux moments critiques.
Concrètement, tu penses pouvoir nous dire dans quel coin ça se passe ?
Cordialement,
Bomby
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Elle m'a demandé de ne donner aucune info, de peur qu'il reconnaisse...
D'ailleurs ce fil me pose un problème éthique parce que si ça se trouve, en ce moment même, des gros connards sont en train de s'imaginer que je parle d'eux et ils sont en train de se remonter tous seuls...
C'est vraiment le genre de sujet ultra compliqué à discuter en public.
Vos pistes de réflexion sont vraiment bienvenues... et les actions concrètes à poser pour se sortir d'une m*rde comme ça sont intéressantes à évaluer.
Ca mériterait même un article, tout ça, en fait... :/
David
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en fait cest un peu plus compliqué, ca rla loi est la.
regardez bien sur tous les angles possibles et les actions envisageables.
attention a ne pas tomber dans le syndrome du justicier.
surtout ne pas confondre action et violence.
en plus on legitime la possible agression du vilain qui va se sentir laiser.
Rendre des comptes sera inevitable, justice,proches etc..
moi je propose cette solution et reste dispo.
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On vit ça depuis 15ans avec une personne de ma famille, la méthode forte avait été utilisée pour l'extraire, 15j après elle était de nouveau chez lui...les autres méthodes pareil, les assocs, les flics, tous le même discours; Y a plus urgent que vous,
Et avec ces années sa psychologie est devenue catastrophique...irrécupérable je pense, bref
Si elle est déterminée, prête, alors y a moyen, mais si y a fragilité j'ai peur...
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Bonjour à toutes et à tous,
Désolé d’intervenir de cette façon pour un 1er post.
David, quand tu dis qu’elle est trop loin pour toi, qu’est ce qui te pose problème ? Temps, véhicule, argent ?
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Elle m'a demandé de ne donner aucune info, de peur qu'il reconnaisse...
D'ailleurs ce fil me pose un problème éthique parce que si ça se trouve, en ce moment même, des gros connards sont en train de s'imaginer que je parle d'eux et ils sont en train de se remonter tous seuls...
C'est vraiment le genre de sujet ultra compliqué à discuter en public.
:/
David
Je pense à ça depuis le début du fil, évidemment. Ça aurait été quelqu'un d'autre que toi qui aurait posté, je crois que j'aurais déjà en tant que modo annoncé que je virerais le fil d'ici peu (pour réduire ce type de risques).
Ma préconisation serait de virer ce fil ce soir ou demain et, en effet de faire un article sur le sujet, qui pourra lui-même donner lieu à une discussion ici, mais à partir de l'article, pas d'un cas particulier identifiable.
Ciao,
Bomby
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Je pense à ça depuis le début du fil, évidemment. Ça aurait été quelqu'un d'autre que toi qui aurait posté, je crois que j'aurais déjà en tant que modo annoncé que je virerais le fil d'ici peu (pour réduire ce type de risques).
Ma préconisation serait de virer ce fil ce soir ou demain et, en effet de faire un article sur le sujet, qui pourra lui-même donner lieu à une discussion ici, mais à partir de l'article, pas d'un cas particulier identifiable.
Ciao,
Bomby
Je plussoie, sujet très interessant et certainement plus courant qu' on pense, ca rentrera plus dans le cadre du forum qui se veut utile au plus grand nombre. Le forum étant très lu je crois qu'il est aussi plus "safe" de généraliser 8)
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N'existe t'il pas un moyen de passer le fil en mode "privée " accessible uniquement au membres? ca ferait deja un " filtre " .
Autrement pour ta pote ; n'a tu pas un " contact " de confiance dans le secteur qui puisse aller filler un coup de main de maniere " diplomate " ?
Bon courage a elle .
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Bonjour,
On a eu un cas similaire. Un mec rencontré, grand amour puis les yeux qui s'ouvre. Le type était un habitué de la méthode : choisit une fille seule, loin de sa famille, propriétaire de chez elle et ayant un revenu régulier. Il tape l'incruste et vit à ses crochets : Cf le petit Larousse = parasite.
La copine étant au bord de la dépression, des copains sont venus chez elle pour la débarrasser du parasite.
Valises sur le palier, changement des serrures, Nouveau petit copain gabarit pilier de rugby à l'amabilité certaine qui a resté chez elle 15 jours. Puis il était soi disant en voyage d'affaire mais rentré à la maison tous les WE pendant plusieurs mois.
A aucun moment, le nouveau copain n'a menacé physiquement ou oralement le parasite (pour qu'il puise pas lui porté plainte). Simplement la place du parasite était occupé par un autre plus gros, plus fort.
Le parasite est finalement parti chercher une autre victime.
Au niveau des forces de l'ordre, ils bougent pas tant qu'il y a pas de violence physique, d'intrusion... Donc si le type rentre dans le logement sans intrusion ou qu'il utilise sa voiture, son téléphone ou sa CB sans faire usage de la force, on estime que c'est avec le consentement de la victime.
Je crains que tant que le parasite n'utilise pas la force (et donc permet de faire intervenir les forces de l'ordre), si elle veut avoir la paix, il faut qu'un autre type vient prendre la place dans le nid (et de préférence avec un gabarit qui n'incite pas le parasite à discuter)
On a eu un autre cas ou le parasite était féminin (et beaucoup plus insidueuse : 10 ans pour s'en débarasser avec l'aide de la justice car la victime était un homme sous curatelle avec une rente)
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On vit ça depuis 15ans avec une personne de ma famille, la méthode forte avait été utilisée pour l'extraire, 15j après elle était de nouveau chez lui...les autres méthodes pareil, les assocs, les flics, tous le même discours; Y a plus urgent que vous,
Et avec ces années sa psychologie est devenue catastrophique...irrécupérable je pense, bref
Si elle est déterminée, prête, alors y a moyen, mais si y a fragilité j'ai peur...
Je plussoie, désolé de l'avoir oublié dans mon post précèdent d'ailleurs. Comme dans le cas d'une femme battue, il faut qu'elle soit prête, vraiment et sans aucun doute possible.
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Bonjour,
Sur ce fil je vais volontairement me placer sur un plan strictement juridique il semblerait que la solution puisse être une procédure de «référé expulsion pour occupation sans droit ni titre». Je ne dis pas que c’est la solution idéale, ni que c’est ma préférée. Ce peut être la solution de quelqu’un qui ne dispose que de cette voie de recours. Pas d’aide à attendre, etc…
Une occupation illicite justifie la saisine du juge des référés auprès du tribunal de grande instance (du domicile du demandeur).
Un peu de détail technique, avec le vocabulaire bien rébarbatif du domaine juridique :
Comment fonctionne la procédure :
1 Requête : Le demandeur doit établir une requête au président de la juridiction concernée par le procès principal. (le TGI dans son cas)
La requête est rédigée sur papier libre et adressée au greffe de la juridiction avec la mention "référé" sur l'enveloppe.
2 Assignation
Le demandeur doit Également adresser une assignation à la partie adverse, afin de l'informer de sa démarche.
L'assignation est réalisée par un huissier de justice.
Vu le côté solennel de la chose, en général ça fait souvent bouger les personnes concernées.
3 Décision
Après examen de la demande et audition des parties, si le président de la juridiction accède à tout ou partie des demandes, il prend toutes les mesures provisoires qu'il juge nécessaire.
Ces mesures figurent dans une décision appelée "ordonnance de référé".
Annexe mais intéressant, Coût : Gratuit ::)
Vu aussi sur le net: les squatters, occupants sans droit ni titre par excellence, ne peuvent en principe pas prétendre au bénéfice de la trêve hivernale prévue par l'article 613-3 du Code de la construction et de l'habitation désormais codifié dans le Code des procédures civiles d'exécution à l'article L.412-6
Voilà, si ça peut servir.
@+
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Est ce que cette procédure n'est pas prévue pour une personne qui occupe illégalement un logement vide ?
Typiquement un proprio qui veut virer des squatters.
Est-elle utilisable pour une personne qui habite chez le propriétaire sans intrusion ?
Car dans le 1er cas que j'ai cité, on nous a répondu que le parasite n'avait pas fait usage de la force pour rentrer chez le propriétaire et que donc il n'y avait pas d'action en justice possible.
Pour la personne sous curatelle, on a réussi car elle n'était pas considéré comme adulte majeur et donc c'est le curateur qui a demandé l'action de la justice pour protéger une personne fragile.
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Pour ma part, même si je préfère la solution BTP, je crois, qu'en effet, elle aurait tout intéret, vue qu'elle est isolée, à passer par un recourt légal, et prendre conseil auprès d'une antenne juridique ou d'un avocat, de façon à voir qu'elle solutions s'ouvrent à elle.
Parce que, faire le recourt directement, sa veut dire que le gugus va recevoir l'assignation chez elle. Le risque est simple: qu'il la menace ou la tabasse pour l'obliger à retirer sa procédure.
Dans n'importe quel cas, moi je conseillerais l'achat d'un spray, pour parer à d'éventuels problème: c'est pas super cher, facile dissimuler sur soit, et non létal.
M'est avis,
Tcho
Hugo
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Bonjour,
Sur ce fil je vais volontairement me placer sur un plan strictement juridique il semblerait que la solution puisse être une procédure de «référé expulsion pour occupation sans droit ni titre». Je ne dis pas que c’est la solution idéale, ni que c’est ma préférée. Ce peut être la solution de quelqu’un qui ne dispose que de cette voie de recours. Pas d’aide à attendre, etc…
Désolé, mais ça me semble totalement irréaliste. Ou surréaliste, selon le point de vue. Mais assurément pas réalisable en pratique.
En pratique, ceci supposerait que l'huissier vienne remette l'assignation, forcément un certain nombre de jours avant l'audience, au parasite chez la parasitée.
Ensuite, s'écoule environ une semaine avant l'audience, éventuellement deux ou trois si celle-ci est renvoyée (très classique), puis on attend la décision (en espérant qu'elle soit favorable, pas gagnée dans un cas semblable compte tenu du caractères surréaliste de la situation), puis la copie exécutoire de la décision, puis on doit adresser celle-ci à un huissier. Qui vient donc la signifier au parasite, toujours au domicile de la parasitée, dans le meilleur des cas probablement une bonne dizaine de jours après l'assignation initiale...
Et ce n'est pas encore, loin de là, une expulsion, ce n'est qu'une signification de la décision. Il faudra ensuite une procédure d'expulsion, avec éventuellement si nécessaire recours à la force publique. Avant d'obtenir le recours de la force publique pour une expulsion de ce genre, autant le dire tout net, il risque de falloir attendre un certain temps.
Bref, on n'est au final pas plus avancé.
Mais surtout, comment fait-on pendant tout ce temps ? Et peut-on vraiment imaginer que le parasite ne saura pas profiter de ce délai pour faire pression sur la parasitée et, moyennant moult promesses qui ne seront pas tenues et/ou moult alternance de menaces et de séduction, la faire renoncer à la procédure à l'un quelconque de ces stades ?
Imagine-t-on la cohabitation qui va perdurer pendant la procédure (problème au passage très similaire à celui que peuvent connaître des couples en procédure de divorce ou de séparation, sauf que là, la parasitée est chez elle et que le parasite ne voudra pas bouger ) ?
En pratique, ce type d'initiative me semble totalement inapproprié à une telle situation.
Accessoirement, ce n'est pas gratuit, il y a au minimum des frais d'huissier et de greffe à avancer et dont la récupération finale est en pratique plus qu'aléatoire (et bonne chance à celui qui voudrait tenter ça tout seul sans avocat...).
Ce type de problème, pratique, avec une très forte incidence psychologique se règle à mon avis en pratique, en tenant fortement compte des aspects psychologiques.
Pas de façon juridique, sauf éventuellement dans les pires hypothèses qui relèveraient alors plutôt du droit pénal que du droit civil.
Cordialement,
Bomby
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Est ce que cette procédure n'est pas prévue pour une personne qui occupe illégalement un logement vide ?
Typiquement un proprio qui veut virer des squatters.
Est-elle utilisable pour une personne qui habite chez le propriétaire sans intrusion ?
Car dans le 1er cas que j'ai cité, on nous a répondu que le parasite n'avait pas fait usage de la force pour rentrer chez le propriétaire et que donc il n'y avait pas d'action en justice possible.
Pour la personne sous curatelle, on a réussi car elle n'était pas considéré comme adulte majeur et donc c'est le curateur qui a demandé l'action de la justice pour protéger une personne fragile.
Dans l'ordre de tes questions : oui à la première et non à la deuxième.
Les cas que tu évoques me semblent tout à fait typiques des réponses qui seraient ou non apportées par la justice un peu partout en France face à ce genre de situation.
Cordialement,
Bomby
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BJR Pourquoi ne pas donner la ville ou la région ? Cela peut permettre à plusieurs membres du forum d'aller passer une soirée chez la victime pour lui tenir compagnie et éventuellement faire comprendre gentiment au parasite que sa présence n'est plus ni souhaitée ni souhaitable ? HN
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Parce que j'ai donné ma parole de ne rien dire du tout, et qu'elle a peur.
A ce sujet, je remercie tous les potos tu forum qui m'ont fait des MP pour proposer leurs services... C'est vraiment super à vous.
Merci à tous :love:
David
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Même chose que Bomby, cette procédure n'est à mon sens pas du tout adaptée pour ce genre de problèmes. Cette procédure a été mise en place par exemple lorsque des personnes rentraient chez elles après des vacances et trouvaient des squatteurs dans leur logement, ici on n'est pas dans ce genre de cas de figure... d'autant que la personne a elle même permis l'accès à son logement, et par la suite comme dit Bomby, une procédure expulsion c'est long et complexe...
Pour le reste je ne sais trop que conseiller, hormis, pour avoir touché du doigt l'importance du "psychologique" dans ce genre de situations : Ne surtout pas laisser place au "retour en arrière". C'est très important car elle n'en sera que plus faible s'il revient et qu'elle lui ouvre la porte, qu'elle paiera surement pour avoir voulu le mettre dehors, et qu'un pervers de ce genre se pose souvent en victime et te fais culpabiliser, te faisant passer pour un monstre. On assiste à une magnifique inversion des rôles. Elle ne doit surtout pas culpabiliser. Si tu es dans un moment de faiblesse, tu te fais piéger, tu t'en veux, regrette, en vient même à t'excuser d'avoir fait "ça" et c'est une descente aux enfers.
Prendre de la hauteur, du recul et ne pas avoir la tête/le même environnement pendant quelques temps, pour retrouver des forces et se ressourcer...
Si elle le peut financièrement : billet d'avion (voyage organisé si elle ne se sent pas assez forte pour partir seule etc...). Si elle ne le peut pas, aller dans sa famille, bref tout sauf rester seule chez elle. Faire de nouvelles rencontres et changer d'environnement même que ponctuellement c'est vraiment essentiel. Que le "STOP" ne soit pas un "STOP" ponctuel, mais une vraie rupture, avec un avant et un après. Ainsi elle évite de vivre également les éventuels assauts répétés.
Et reprendre, peu à peu, les rênes de sa vie.
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Précision initiale, ce qui suit est un témoignage. Ce n'est ni un exemple, ni un mode d'emploi, juste un récit de vécu avec ses bons et mauvais choix ( et ce que l'on peut en apprendre )
Effectivement, c'est délicat.
Les techniques du Profil Pervers Narcissique (PPN) sont multiples et bien rôdées.
Il y a l'intimidation bien sûr, mais aussi la culpabilisation, l'affectif...
Le PPN en danger va user de tous les stratagèmes possibles.
Dans cette situation spécifique, ils sont principalement basés sur la déstabilisation à court terme :
- la dénaturation des événements ( ça ne s'est pas passé comme ça, tu es folle )
- la démonstration de force ( tu vois je suis violent mais je t'épargne )
- l'affect ( je t'aime mais tu me fais du mal, c'est toi seule qui fous la m*rde )
Un petit clip de prévention qui montre bien les mécanismes, c'est long mais c'est un cas d'école :
http://www.youtube.com/watch?v=wokOgLqdtf4
Comment je me suis dépêtrée de mon PPN ( rappel : retour d'expérience qui n'engage que moi...)
Je précise que j'ai un enfant avec lui et que cela change la donne :
- Pour rebondir il faut toucher le fond. Il m'a fallu 7 ans, certaines sont plus réactives heureusement. Pour ma part on n'est pas passé loin de l'irrémédiable. Et je suis passée par la case "consultation chez un psy" : Un professionnel impartial et extérieur peut aider à démeler les affects et la réalité des choses.
- Se préparer mentalement : Le PPN va taper là où ça fait mal.Il l'a toujours fait.
Tu doutes de toi ? Tu as peur de la solitude ? Tu as le complexe du sauveur ? Tu as peur de sa violence ? Il va te prendre l'enfant et tu ne le reverras plus ?
Le PPN aux abois fait mouche, il va taper bas et efficace pour tenter de reprendre le contrôle.
- Devenir une savonnette : Le PPN s'accroche parce qu'il a de la prise ( de l'emprise pour être exacte )
Pour s'en débarrasser, il faut que les frappes du PPN glissent sans toucher.
- Préparer l'extraction du PPN : Plus il est installé, plus c'est compliqué.
Mais on a aussi de quoi travailler : Son PPN, on le connait, on le connait bien même.
Etre réaliste : L'extraction ne va pas être facile, ça ne va pas bien se passer, faut pas rêver. On va s'en prendre plein les ratiches, ça va être tendu. Il faut se préparer à cela.
Il faut aussi se préparer à utiliser les conjectures pour le foutre dehors.
Ensuite, les conjectures, on va les provoquer.
- Quand on est prête, taper là où ça fait mal.
Dans mon cas à moi, ça a été l'image de confiance qu'il avait de moi. Il me connaissait honnête, fidèle, droite comme la justice, sincère et incapable de lui mentir ( ce qui est vrai, je ne sais pas mentir et il l'a beaucoup utilisé contre moi.)
J'ai appris de lui la sournoiserie, la cruauté et le mensonge. J'ai bien appris.
Je lui ai donc fait très mal à son égo de mari, si mal qu'il a décidé ce soir là de ne pas rentrer.
C'était ce que je voulais : Qu'il ne rentre pas.
J'avais déjà chez moi un jeu de barillets.
1. J'ai changé les barillets.
2. J'ai regroupé ses affaires dans des sacs poubelle
3. Je suis sortie et j'ai déposé les sac chez un de ses potes ( proche de chez moi ), devant sa porte. Ensuite, une fois rentrée et enfermée, j'ai appelé le pote et lui ai indiqué le contenu des sacs.
Erreur : Je pensais faire preuve d'humanité en ne déposant pas ses affaires dehors comme ça.
J'ai oublié que mon PPN préfère perdre toutes ses affaires plutôt que la face devant un pote. Ce geste a déclenché sa colère et sa vengeance.
4. le téléphone : Le PPN est le roi de l'échange verbal, il maîtrise extrêmement bien ce terrain. Il sait retourner les arguments à son compte comme personne.
Donc j'ai limité les échanges aux discussions purement techniques comme les meubles.
Dès que la discussion dérapait, je prévenais et je raccrochais.
5. Les rencontres de visu : Il semblait calme et prêt à coopérer pour récupérer ses meubles, je le connais assez pour savoir que ça pouvait vite dégénérer.
Je me suis préparée à cela :
La possibilité d'une baffe dans la gueule contre la possibilité de le voir sortir de ma vie ? J'ai pris le risque.
6. Le PPN est violent mais pas idiot : Une attitude inattendue ( car il prévoit tout ) peut arrêter la situation.
Evidemment il y a eu confrontation entre nous, ce déménagement de meubles ne pouvait tourner autrement. Je me suis donc retrouvée agrippée par les cheveux d'une main avec le visuel de son poing tendu de l'autre coté.
Mon PPN une armoire normande qui pratique les sports de combat (full contact et viet vo dao ) depuis plusieurs années, je connais sa force physique.
Mais j'étais préparée et déterminée.
Je n'ai pas paniqué et je n'ai pas cherché à me libérer, je suis restée calme et je lui ai dit :
-" Vas y. Vas y j'attends que ça. Frappe-moi et dans 10 minutes je suis à XXX ( le nom du commissariat central ). Frappes-moi et tu perds tout."
Ça l'a calmé, il m'a relâchée. Réaction innatendue, détermination et menace réaliste.
Voilà comment il est sorti de chez moi.
Les choses n'ont pas été simples ensuite, il s'est vengé.
Petit conseil : Attention aux comptes bancaires ( ceux des enfants aussi ), procurations et comptes-joints. Votre banquier qui vous connait depuis des années n'est pas forcément au courant de votre situation ( et le mien a salement merdé ), donc si vous avez des parents/famille chez qui transférer vos économies le temps que la situation soit balisée, faites-le.
Mais plaie d'argent n'est pas mortelle.
Pour la suite :
Les confrontations et les menaces peuvent devenir monnaie courante quand on a un enfant en commun.
1. Ne pas oublier : Etre une savonnette
2. Taper là où ça fait mal :
Soyons clairs, les autorités ne bougeront pas ou trop tard.
Mon principal soucis est de voir notre enfant être enlevé puis emmené dans le pays d'origine de mon PPN.
Il le sait et il en a souvent joué pour tenter de reprendre de l'emprise.
Jusqu'à ce que je trouve l'argument qui fasse mouche :
" Si tu emmène notre enfant là-bas, je prends le premier avion pour XXXX, j'ai les économies pour cela exprès, donc je prends le premier avion, ensuite je prends un taxi et dans les disons...4 heures je suis chez ta mère et je lui casse la gueule. La grille de 2,5 mètres (qui clôture la maison ), je l'ai déjà escaladée je te rappelle, et là tu touches à la chair de ma chair.
Donc tu prends l'enfant, je trouve et je défonce ta mère."
C'est un exemple de caractéristique ( enfant en commun ) qui était une faiblesse ( il va me le prendre, je vais obéir ) et qui est devenu une force ( si t'es assez con pour me faire passer en mode Louve, tu vas le payer )
Ceci est mon histoire personelle. Je pense qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode avec un PPN.
On sait si on a bien fait qu'après...
Les valeurs que l'on peut avoir ( raison, respect, honnêteté, droiture ) doivent parfois être oubliées pour réussir à s'en sortir.
Pour ma part j'ai utilisé les armes propres à mon PPN ( manipulation, intimidation, menaces ) et ça a marché. Je n'en suis pas fière.
Par contre je suis fière de m'en être sortie. Ca m'a couté très cher et les années qui ont suivi la séparation ont été difficiles.
Avec le recul, je sais que j'ai eu bon pour cette méthode mais que mon erreur a été de sous-estimer ses capacités de rebond ( pour faire bref, il a réussi à vider nos comptes )
Les scrupules : J'en ai eu après coup. Puis avec le temps, les langues se délient ( triple vie, il faisait construire avec N°2 pendant que j'étais enceinte de lui et N°3 était en phase de fiancailles au pays...entre autres... ). Depuis, j'ai compris que les scrupules n'engagent que celui qui les a. Lui n'en a pas.
Et la plus grande leçon que j'ai apprise de lui c'est que la fin justifie les moyens...
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Merci pour ce témoignage de femme et de mère.
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Parce que j'ai donné ma parole de ne rien dire du tout, et qu'elle a peur.
Ben prenons le problème en sens inverse: ceux qui sont ok t’envoient un MP, en te filant leur coordonnées et tu vois qui est dans le bon coin, en discute avec ton amie (en disant que tu connait un pote dans son coin qu'elle pourrait appeler) et préviens le mec en face qu'il pourrait avoir un appel à ce sujet.
Tcho
Hugo
PS: David, tu as un MP ;)
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j'ai eu deux amies qui ont donnée dans ce genre de parasite, pour le premier la fille a un caractère bien trempée, elle a gérée toute seule, un dépôt de plainte pour tentative de viol ( une femme qui dit non à un homme même son conjoint c'est un viol) auprès de la gendarmerie, et le monsieur après son audition à déménagé à la vitesse de l'éclair, elle a ensuite retirée sa plainte, mais au moins en cas de retours du comique il y avait déjà un début procédure.
Pour la deuxième s'était il y a 15 ans; "on" est passé discuter avec le parasite lui expliqué que dans la jungle il y avait toujours plus gros et que là il allait rapidement devenir une proie à son tour ( la jeune demoiselle étant bien entendu loin afin de ne pas être inquiété ni par lui ni par les représentants de l'ordre)
je ne prône aucune solution chaque cas est différent mais si ça peut aidé
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On est ici sur de la violence pshycologique donc plus difficilement caractérisa le que les violences physiques: pas de bleus etc....
Je proposerai la chose suivante: direction médecin traitant pour obtenir un certif médical sur l état psy de ta cops: anxiété etc ...
Ensuite dépôt main courante décrivant la situation avec l intrus.
Puis formuler une requête au juge des affaires familiales demandant une ordonnance de protection interdisant l accès au domicile a l ex conjoint en joignant le certif medical!, la main courante et éventuellement le témoignages des potes ayant assisté s a des scenes chelous.
Je crois que stratégiquement ce sera le plus rapide mis a part la manière forte.
Si elle a les moyens, s attacher les services d un avocat serait pas mal ou au moins contacter le service d aide aux victimes du département ou elle réside.
Désolé pour la forme du message , je ne suis pas dans des conditions optimales pour répondre
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On est ici sur de la violence pshycologique donc plus difficilement caractérisa le que les violences physiques: pas de bleus etc....
Je proposerai la chose suivante: direction médecin traitant pour obtenir un certif médical sur l état psy de ta cops: anxiété etc ...
Ensuite dépôt main courante décrivant la situation avec l intrus.
Puis formuler une requête au juge des affaires familiales demandant une ordonnance de protection interdisant l accès au domicile a l ex conjoint en joignant le certif medical!, la main courante et éventuellement le témoignages des potes ayant assisté s a des scenes chelous.
Je crois que stratégiquement ce sera le plus rapide mis a part la manière forte.
Si elle a les moyens, s attacher les services d un avocat serait pas mal ou au moins contacter le service d aide aux victimes du département ou elle réside.
Désolé pour la forme du message , je ne suis pas dans des conditions optimales pour répondre
La demande de protection vis à vis d'un concubin violent fait en effet partie des compétences du Juge aux Affaires Familiales. Ça peut être une piste, à approfondir avec un avocat spécialisé (ce qui n'est pas difficile à trouver, puisque c'est le quotidien d'une majorité d'entre eux), doté de sens pratique et de suffisamment d'empathie et de ténacité (ça, ça réduit déjà un peu plus le choix, mais il y en a encore pas mal).
Je serais cependant ici un peu réservé sur la question de l'opportunité : engager une telle procédure suppose de reconnaître à l'intéressé le statut de concubin, au moins juridiquement et symboliquement, ce qui peut aussi avoir des inconvénients. Par exemple lui donner l'impression d'une certaine importance, le conforter dans le sentiment de l'importance de son emprise affective et émotionnelle sur sa proie, voire lui donner le sentiment qu'il a des droits significatifs à faire valoir dans une procédure de séparation.
Ensuite, la violence psychologique dans ce genre de cas n'est pas forcément facile à établir, et une procédure qui ne connaîtrait pas rapidement une issue positive ne ferait probablement que dégrader les choses en enfonçant encore un peu plus la victime sous l'emprise de son manipulateur.
Mais, en fonction des détails précis de la situation et de l'ancienneté de la relation, ça peut se discuter sérieusement.
En tous les cas, ne pas oublier l'assistance psychologique, qui doit à mon avis rester première.
Cordialement,
Bomby
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C est une situation délicate que j ai deja connue , pourtant je suis un mec ...
Deja le dialogue c est mort , la force physique ne sert a rien au contraire , avec ce genre de personne qui savent manipuler naturellement les autres , ça va se retourner contre elle .
La seule solution que j ai trouvé a l époque c est disparaitre , si la proie n existe plus , le parasite n a pas d autre choix que de choisir une autre proie ... Bref , sans qu elle ne puisse s en rendre compte j ai disparu du jour au lendemain , changé d appart , dis a mes pote, ma famille de lui dire que j etais parti dans une autre ville , changé de taff ( avec mon job a l epoque c etait assez facile ) , changé de tel ... etc .C est la seule solution que j ai trouvé , j ai mis 1 ans pour arriver a cette solution , j ai tout essayé ,avoir une autre copine, lui raconter les pire saloperie que j aurai pu faire , mais elle faisait le forcing de façon trés intelligente au prés de ma famille , amis , taff et c est moi qui passait pour un mechant ... Si c est le meme style de personne , elle a de grande chance de perdre a tout les coups sauf a devenir invisible .Je l ai recroisée des mois plus tard , elle avait trouvé une autre victime et elle en avait plus rien a foutre de moi .
Il faut pas oublier que ce style de personnes sont souvent trés intelligentes et ont des coups d avance sur nous si ne sort pas de l émotionel qui entoure ce genre de situation . L avantage qu elle a sur moi , c est que elle aura pas a convaincre sa famille et ses potes que le taré de l histoire c est pas elle ....
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Alors je ne suis pas certains que cela s'applique à ce cas de figure mais étant donné que personne n'en a encore parlé je me permets de le proposer :
Il y a peut-être la possibilité de porter plainte pour abus de faiblesse ou abus de confiance ou encore pour intimidation. Dans ce cas là étant donné que l'accusé réside (de manière illicite) dans le même appartement que la victime il devrait y avoir une intervention de la part des forces de l'ordre.
Je continue de fouiller pour vous aider
Edit : David tu as un MP
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Je pense que tous les autres on bien résumés, la méthode via les forces de l'ordre arrivera trop tard, la méthode judiciaire arrivera trop lentement. Reste la méthode " home made ". Mais il va lui falloir de l'aide, beaucoup d'aide...
- Valises de la sangsue sur le pas de la porte
- Serrures changées
- Téléphone portable déclaré volé si c'est lui qu'il l'a, avec un prépayé en attendant.
- Voiture déclarée volée si c'est lui qu'il l'a aussi et qu'il refuse de la rendre.
- Moyens de paiements bloqué par la banque et du cash en attendant ( voir avec les personnes qui filent le coup de main si le parasite empêche de faire une provision de cash auparavant ).
- Un " non " clair et définitif devant témoins et si possible avec enregistrement. Avec les potes qui restent le temps que le parasite dégage de devant la porte. Voir qu'ils campent chez elle quelques jours durant son absence a elle pour être sur qu'il ne revient pas entre temps.
Ensuite faut réussir a la foutre au vert pendant quelques temps, tout en prévenant les personnes qui pourraient être emmerdées par le parasite durant ce laps de temps ( famille, amis, travail, etc.. ).
C'est elle qui est importante dans l'histoire, tout le reste c'est que du matériel, donc remplaçable. Au cas ou le parasite déciderait de s'en prendre a ses biens sous le coup de la colère, faut qu'elle planque avant ce qu'elle juge irremplaçable ( souvenirs, etc... ), et tout le reste... bah ça donnerais du poids devant la police, si il pète vraiment les plombs et saccage son appart ou sa bagnole, la loi fera son travail derrière...
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Je pense que tous les autres on bien résumés, la méthode via les forces de l'ordre arrivera trop tard, la méthode judiciaire arrivera trop lentement.
Juste pour info, le délai entre le dépôt d'une requête pour une ordonnance de protection et l'audience est de 12 jours. Autant dire très rapidement dans le temps judiciaire. :)
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Je connaissais pas le délai exact, mais 12 jours ça doit paraitre très long dans certaines situations... Si elle a décider qu'il devait partir " tout de suite ", faut que ça se fasse vite, vu que y'a une grosse part de psychologie la dedans... Qu'il invente pas un nouveau truc entre temps...
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Sharky : Juste pour info, le délai entre le dépôt d'une requête pour une ordonnance de protection et l'audience est de 12 jours. Autant dire très rapidement dans le temps judiciaire.
Je connaissais pas le délai exact, mais 12 jours ça doit paraitre très long dans certaines situations... Si elle a décider qu'il devait partir " tout de suite ", faut que ça se fasse vite, vu que y'a une grosse part de psychologie la dedans... Qu'il invente pas un nouveau truc entre temps...
C'est exactement le problème, les amis : 12 jours, c'est en effet très rapide dans le temps judiciaire (attention toutefois, là on ne parle que tu temps jusqu'à l'audience, du moins la première audience).
Mais ça peut être très long dans la vie réelle. Surtout dans ce genre de situation, avec l'intrus dans la même pièce ou à côté, et l'incertitude sur le timing et l'issue de la procédure.
Cordialement,
Bomby
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Il y a peut-être la possibilité de porter plainte pour abus de faiblesse ou abus de confiance ou encore pour intimidation. Dans ce cas là étant donné que l'accusé réside (de manière illicite) dans le même appartement que la victime il devrait y avoir une intervention de la part des forces de l'ordre.
Désolée pour le petit HS, mais la "loi" il ne suffit pas de la lire "comme ça" pour dire si elle serait applicable au cas d'espèce, si ce serait opportun ici etc ou non.
C'est vrai que le langage "courant" déforme souvent des termes qui n'ont pas du tout la même signification pour un juriste. Ex : On entend souvent "c'est du vol !", "jme suis fait voler", ou "c'est une escroquerie !"... or, ces qualifications (pénales ici) ont une définition et des éléments qui les constituent et permettent de les retenir ou non ainsi qu'une jurisprudence -parfois constante depuis des années- assez précise.
Par exemple l'abus de confiance implique la remise d'un bien (ou fonds, ou valeur quelconque...cf article CP et jurisprudence), et que ce bien n'a pas été utilisé comme convenu/pas rendu/ ... bref peu importe.
Or, il y a eu remise d'un bien ici ? Je ne crois pas...
Donc dans le langage courant : abus de confiance = haaannn on a abusé de ma confiance, dans le langage juridique, c'est une autre affaire.
Jamais entendu parler d'une infraction d'intimidation... Mais même après 6 ans à bouffer du pénal je ne dois pas toutes les connaitre. Violences psy ou physique avec ou sans ITT me parle plus.
Bref, désolée pour le HS et la réponse un peu décousue (suis pas chez moi) mais foncer à vouloir porter plainte pour telle ou telle chose sans en connaitre la signification, c'est pas une solution.
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si la police ou gendarmerie du coin ne bouge pas (et c'est logique de leur point de vue en tous cas), il faut que l'amie ,ou quelqu'un qui se soucis d'elle, écrive directement au procureur de la république.
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BJR Je vois mal la victime laisser le parasite dans l'habitation et prendre ensuite la tangente. Il faut d'abord ( faire ) sortir le parasite + ses affaires. Changer les serrures ou laisser quelqu'un de confiance dans l'habitation et ensuite que la victime prenne une distance géographique pendant un certain temps. Mais est-ce réalisable facilement ? HN
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si la police ou gendarmerie du coin ne bouge pas (et c'est logique de leur point de vue en tous cas), il faut que l'amie ,ou quelqu'un qui se soucis d'elle, écrive directement au procureur de la république.
Euh, psion, c'est sympa de vouloir aider et de faire des suggestions, mais est-ce que tu as vraiment lu les discussions qui précèdent, et notamment le post de Calypso juste au-dessus ?
Tu vas lui écrire quoi au procureur ? Que Madame Y ne veut plus de l'encombrante compagnie de M. Z et aimerait bien qu'il s'en aille de chez elle ? Qu'elle est victime de violences "psychologiques" et/ou de manipulation mentale de la part de M. Z ?
Amener dans une telle situation aux autorités des éléments leur permettant de penser qu'une infraction a réellement été ou est réellement commise et qu'une poursuite est opportune et a des chances d'aboutir, c'est très très "sport"...
Les conduire à entrer en action en privilégiant ce courrier et cette information parmi la masse de sollicitations quotidiennement reçues et au regard des moyens limités de la force publique, ça n'est carrément pas gagné...
Cordialement,
Bomby
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Fil très intéressant qui montre que dans un système ou en partant de son bon sens on pense qu'il yaqua, c'est diablement plus compliqué et accessoirement ça induit quelques réflexions sur notre système juridique.
Çà aide pas la personne concernée, mais l’instruction aide quand même.
Moléson
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Bomby,
J'ai parfaitement lu et compris le message que tu cites en référence
, je te confirme que lorsqu'il n'y a pas d'infraction caractérisé, mais qu'une personne est en état de faiblesse apparente ou sous l'influence de quelqu'un c'est le procureur de la république qui doit être saisie, mon épouse a eu confirmation de cette information en début de semaine dans le cadre de ses activités pro, elle le tient de la bouche d'un fonctionnaire de police responsable d'une grande agglomération et recoupée par la préfecture.
C'est donc de l'info recoupée, fraiche, émanant d'une source sûr, donc pour moi c'est du signal pas du bruit. :)
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Bomby,
J'ai parfaitement lu et compris le message que tu cites en référence
, je te confirme que lorsqu'il n'y a pas d'infraction caractérisé, mais qu'une personne est en état de faiblesse apparente ou sous l'influence de quelqu'un c'est le procureur de la république qui doit être saisie, mon épouse a eu confirmation de cette information en début de semaine dans le cadre de ses activités pro, elle le tient de la bouche d'un fonctionnaire de police responsable d'une grande agglomération et recoupée par la préfecture.
C'est donc de l'info recoupée, fraiche, émanant d'une source sûr, donc pour moi c'est du signal pas du bruit. :)
Salut !
J'ai bien compris que ton intention n'était pas de faire du bruit. Aucun doute là-dessus. Et merci des précisions que tu apportes au passage sur l'info que tu proposes.
Mais je persiste à ne pas voir comment le Procureur pourrait faire intervenir qui que ce soit de façon opportune si on lui écrit pour évoquer un contexte dans lequel une infraction, comme tu l'écris, n'est pas caractérisée.
L'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse est un délit, prévu et réprimé par l'article 223-15-2 du Code Pénal (http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000006417799&dateTexte=&categorieLien=cid).
Démontrer que les conditions en sont réunies pour une situation parasitaire telle que décrite dans ce fil, donc sur une personne d'âge adulte qui a fait l'objet d'une manipulation essentiellement affective, s'annonce compliqué...
Quant à décider le Procureur à mobiliser les forces de l'ordre dans une situation où aucune infraction n'a été commise ni même n'est sur le point d'être commise, là aussi bon courage...
L'intention des personnes qui apportent cette info à ton épouse est probablement bonne, mais ce conseil me paraît largement approximatif et pratiquement inutile...
Tant mieux si je me trompe, mais vraiment je ne le crois pas. Si tu as l'occasion de le voir mis en pratique et que ça marche, tiens nous au courant...
Cordialement,
Bomby
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Tiens, pour compléter, je viens de retrouver sur un autre fil récemment déterré un truc que j'avais écris il y a un moment:
Plus généralement, il faut rester très prudent dans les avis juridiques qu'on peut envisager de donner à distance, à propos d'une situation qu'on ne connaît que très partiellement, et sans avoir pu conduire un "interrogatoire" suffisamment fouillé pour valider ou éliminer un certain nombre d'éléments de contexte...
Je continue à le penser et crois utile de le rappeler ici.
Il y a sur ce forum, des gens dont c'est le métier, qui exercent et/ou ont exercé une activité juridique. J'en fais partie, comme, entre autres, Calypso. Ils n'ont pas le monopole de la connaissance dans ce domaine, n'ont pas tout expérimenté et ne peuvent tout connaître. Il n'empêche, ces personnes-là mesurent généralement plus que les autres la complexité du sujet et l'aléa qui persiste malgré les principes (parfois clairs et satisfaisants) posés par les textes existant.
Pour faire un parallèle, quand on évoque dans certains fils du forum des questions de santé, certains contributeurs ici sont des médecins qui connaissent bien les sujets qu'ils abordent, et certains ont en plus un réel talent pédagogique pour les traiter. J'apprécie ce qu'ils peuvent m'apporter comme connaissances nouvelles et comme clarifications, mais personnellement, ça ne m'empêchera pas d'aller consulter mon propre médecin si j'ai un problème de santé.
De même, les recommandations juridiques que l'on peut donner les uns ou les autres sur le forum, professionnels du droit ou non, ouvrent des pistes ou tendent à les refermer. Pour savoir réellement appliquer ces pistes à telle ou telle situation donnée, il serait à mon avis difficile voire hasardeux de ne pas passer par l'avis d'un professionnel directement interrogé.
Quand en plus on s'approche des matières pénales et des questions de police, on peut également ici bénéficier des conseils directs de contributeurs qui sont d'actuels ou anciens membres des forces de l'ordre, qui ne se font cependant pas forcément connaître comme tels, mais qui apportent également un autre point de vue, de terrain, qui peut être fort utile.
Je peux me tromper mais il me semble que ceci a été le cas dans le présent fil et je ne crois pas que l'un d'eux ait évoqué un possible recours direct au Procureur par simple lettre afin de mettre en action la force publique. Je pense que la préconisation était plutôt, comme beaucoup l'ont proposé, d'amener les choses de telle manière que le cas échéant un appel à Police-Secours puisse conduire les agents à constater que le parasite de facto expulsé se montrait menaçant et/ou violent.
Cordialement,
Bomby
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Je pense que la préconisation était plutôt, comme beaucoup l'ont proposé, d'amener les choses de telle manière que le cas échéant un appel à Police-Secours puisse conduire les agents à constater que le parasite de facto expulsé se montrait menaçant et/ou violent.
Je partage le fond de ton message, mais j'intervenais sur le fait que police secours ne voulait justement pas intervenir, la première intention c'est effectivement police secours, à plusieurs reprises d'ailleurs car l'interlocuteur peut changer le point de vue aussi du coup.
Avec le genre de type qui parasite, un simple début de procédure même sans suite lui donne souvent le courage d'aller voir plus loin, le rapport bénéfice/risque de sa victime est moins favorable pour lui.
C'est le but recherché pas de le trainer, devant les tribunaux à tout prix.
Et ça je connais des "flics de bases" (rien de péjoratif là dedans ce sont des connaissances qui font un boulot admirable) qui savent très bien lorsqu'ils arrivent sur ce genre de différent faire comprendre au monsieur qu'il s'en tire sans frais mais qu'il ferait mieux de laisser la dame continuer sa vie toute seule.
L'autre avantage du courrier au proc c'est que si la situation dégénère, et cela peut toujours prendre une tournure dramatique, il y a un début de commencement de "procédure écrite", ça peut toujours servir ultérieurement devant une juridiction pour attaquer, comme se défendre.
J'ai relaté deux cas similaires que j'ai connu personnellement, dans mon premier post sur ce fil, il y a d'autres méthodes tout aussi efficace mais moins propre juridiquement parlant.
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Pour en rajouter un peu sur le rôle du procureur
Au titre de l'article 41-1 16du code de procédure pénale :
« S'il lui apparaît qu'une telle mesure est susceptible d'assurer la réparation du dommage causé à la victime, de mettre fin au trouble résultant de l'infraction ou de contribuer au reclassement de l'auteur des faits, le procureur de la République peut, préalablement à sa décision sur l'action publique, directement ou par l'intermédiaire d'un officier de police judiciaire, d'un délégué ou d'un médiateur du procureur de la République :
1° Procéder au rappel auprès de l'auteur des faits des obligations résultant de la loi ;
2° Orienter l'auteur des faits vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle (...)
3° Demander à l'auteur des faits de régulariser sa situation au regard de la loi ou des règlements ;
4° Demander à l'auteur des faits de réparer le dommage résultant de ceux-ci ;
5° Faire procéder, avec l'accord des parties, à une mission de médiation entre l'auteur des faits et la victime ;
6° En cas d'infraction commise soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire, demander à l'auteur des faits de résider hors du domicile ou de la résidence du couple et, le cas échéant, de s'abstenir de paraître dans ce domicile ou cette résidence ou aux abords immédiats de celui-ci, ainsi que, si nécessaire, de faire l'objet d'une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique ; (...)
Bon j'arrête là, au risque de passer pour un gros c... je sais tout (mais je me soigne) surtout que je suis d'accord avec ce que tu as écrit :love:
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Bon, pour rester terre a terre.
Il reste quoi alors comme options?
-la voie juridique, lente et avec ses aléas.
-la voie humaine qui permet a une personne d'interdire avec ses moyens, l'entrée d'une personne indésirable... Avec ses aléas... (Aléas qui peuvent permettre un entrée en justice plus rapide).
Perso, la première me semble plus humaine. Il suffit de quelques personnes informée et d'amis pour faire passer la pilule. Éventuellement un rapel.
Je vois mal le président de la république s'émouvoir d'un cas comme celui ci...
Ça évite aux parties des passages devant la justice avec des avocats (qui se servent au passage).
Et! Il me semble une plus grande détresse ou injustice. Nerveuse ou psychologique.
Je comprend aussi que ce n'est pas facile. J'ai connu quelques dames a qui des fait plus ou moins similaire se sont produit. Et une aide efficace n'est (jamais...?) pas facile.
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(...)
L'autre avantage du courrier au proc c'est que si la situation dégénère, et cela peut toujours prendre une tournure dramatique, il y a un début de commencement de "procédure écrite", ça peut toujours servir ultérieurement devant une juridiction pour attaquer, comme se défendre.
(...)
Oui, ça c'est un vrai point positif, tu fais bien de le souligner.
Merci pour les précisions apportées par ailleurs.
Au passage, le texte du CPP que tu cites (et particulièrement le passage en italique) vise bien le cas où une infraction a été constatée. Il ne concerne donc pas directement l'hypothèse du point de départ de ce fil, mais il peut s'avérer utile dans d'autres hypothèses présentant certaines similitudes, et/ou à des stades plus avancés. Il est donc à mon sens utile de l'évoquer ici.
Sinon :
Avec le genre de type qui parasite, un simple début de procédure même sans suite lui donne souvent le courage d'aller voir plus loin, le rapport bénéfice/risque de sa victime est moins favorable pour lui.
Oui, le rapport bénéfice/risque augmente indéniablement dans ce cas pour le parasite... Mais, comme déjà évoqué un peu plus haut, le problème à mon avis, c'est que si Madame lance une procédure avec pépère qui reste dans ses pattes et dans ses meubles, ça va lui demander une solidité psychologique encore bien supérieure à celle autrement nécessaire... Vraiment pas évident dans ce genre de contexte...
Cordialement,
Bomby
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J'ai eu pour d'autres raisons une copine fonctionnaire de police au fil, je lui ai posé la question comme un cas d'école, elle ne m'a bien évidement pas donnée de réponse toute faite et tant mieux. Elle a évoquée pas mal de chose déjà dite ici.
Mais surtout elle a mis le doigt sur une élément qui explique leur relative prudence pour intervenir dans ces cas là.
Je précise afin de ne pas gouter à la baffe d'ours, qu'il s'agit de généralité et que je ne porte aucun jugement sur une situation que dont je ne connais pas grand chose concernant son amie ;#
Elle m'a dit faire très attention à ce genre de situation car elle sont assez souvent plus compliquées qu'il n'y parait.
En effet il apparait que régulièrement la "victime féminine" du parasite n'a pas été très explicite auprès de celui ci quand à la fin de leur relation, pour pleins de raisons, peur supposée ou réelle, sentiment ambigu etc ...
Pour mon amie il faut donc toujours commencer par le commencement, à savoir mettre un terme de façon non équivoque (mais assez courtoise) à la relation, ça veut dire par exemple ne plus entretenir de relation intime laissant à penser que ... faire chambre à part par exemple ...
en gros elle et ses collègue rencontrent régulièrement des cas où la dame souhaite passer à autre chose , n'ose rien dire et donc fait appel à police tout simplement. Il arrive d’ailleurs qu'ils se remettent ensemble quelques temps après :down:
C'est selon elle, c'est suffisamment fréquent pour ne pas, directement, éjecter monsieur du domicile partagé sans creuser. Et faire gaffe quand on prend partie.
dur d’être flic et de voir constamment la société sous son côté obscur
-
Un petit éclairage policier :
Ce genre de "différent" est effectivement souvent (mal) traité par les services de police.
J'ai en mémoire plusieurs affaires traitée par mon service, et à chaque fois, le même problème s'est posé : Qu'il y a-t-il de pénal a reprocher au parasite ? et quand je parle de pénal je parle de chose que soit la victime, soit la police peut prouver.
Faute d'infraction constatée, il est toujours difficile à un policier d'intervenir. Nous sommes appelés tous les jours, plusieurs fois par jour pour des "différents" conjugaux, la problématique est très complexe.
La doctrine appliquée dans mon service est la suivante :
Si une victime (homme ou femme) présente des coups (visible) que l'auteur (homme ou femme) est présent, il interpellé et présenté à un OPJ.
Mais l'application reste compliquée, car certain collègues ne l'on toujours pas intégré et se contente de remmener le calme et de quitter les lieux, par peur de se faire taper sur les doigts.
Par ailleurs, les OPJ de mon service qui traitent ce genre de cas me disent régulièrement la difficulté qui est la leur d'obtenir des décisions cohérentes des magistrats. En effet s'il ont quelques heures (garde à vue) pour démêler le vrai du faux d'une affaire, il leur faut ensuite expliquer l'affaire en quelques minutes à un magistrat qui n'ai pas toujours disposé à les entendre, surtout dans ce domaine très particulier. Et les décisions sont parfois surprenantes...
Le domaine conjugal est très compliqué a traiter pour les primo-intervenants mais aussi pour les OPJ. Là, il s'agit de violence physiologique. Autant dire que la patrouille qui intervient sur les lieux ne fera probablement rien car il lui est impossible d'obtenir la preuve d'une infraction commise par le parasite.
Si la victime décide de déposer plainte, je sais qu'elle va avoir du mal dès l’accueil dans le commissariat et certainement pire dans une gendarmerie. Si le dossier arrive sur le bureau d'un OPJ, cela restera compliqué.
Même quand on obtient une décision d'un magistrat celle-ci est bien souvent légère : Rappel à la loi (en gros : c'est pas bien, faut plus le faire). Quelque fois une convocation devant un magistrat ...
Bref un solution coté police dans ce genre de cas est souvent illusoire. Nous intervenons souvent trop tard, quand il y a quelque chose de beaucoup plus grave à constater. J'en suis désolé mais c'est la triste réalité.
Pour la dame, je ne vois pas trop de solution sinon la fermeté comme cela a déjà été souligné. Ce que je vais dire est terrible mais la fermeté entraînera peut-être une réaction violente du parasite qui permettra à la police d'intervenir ! :-\
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Si la victime décide de déposer plainte, je sais qu'elle va avoir du mal dès l’accueil dans le commissariat et certainement pire dans une gendarmerie.
Même quand on obtient une décision d'un magistrat celle-ci est bien souvent légère : Rappel à la loi (en gros : c'est pas bien, faut plus le faire). Quelque fois une convocation devant un magistrat ...
Bref un solution coté police dans ce genre de cas est souvent illusoire. Nous intervenons souvent trop tard, quand il y a quelque chose de beaucoup plus grave à constater. J'en suis désolé mais c'est la triste réalité.
Bien d'accord sur la difficulté à traiter ce genre de cas avec le magistrat ou alors trop tard. C'est pour cela qu'il faut prendre les devants et être clair, d'où la très bonne suggestion de la lettre au proc' ci-dessus, de plus cela confirme à la victime et à ses proches la volonté de se séparer du parasite.
Combien de différents familiaux où on explique la marche à suivre à la victime et ou les faits se reproduisent le mois suivant...
On se détend sur la guerre des services qui sert à rien STP. ;)
"OPJ": Officier de Police Judiciaire.
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Bien d'accord sur la difficulté à traiter ce genre de cas avec le magistrat ou alors trop tard. C'est pour cela qu'il faut prendre les devants et être clair, d'où la très bonne suggestion de la lettre au proc' ci-dessus, de plus cela confirme à la victime et à ses proches la volonté de se séparer du parasite.
Combien de différents familiaux où on explique la marche à suivre à la victime et ou les faits se reproduisent le mois suivant...
On se détend sur la guerre des services qui sert à rien STP. ;)
"OPJ": Officier de Police Judiciaire.
Pour info, je ne fais pas la guerre des services, j'essaie juste de donner un éclairage basé sur l'expérience.
Pour ce qui est du courrier au procureur, il n'a d'utilité que si le service de police ou de gendarmerie local a refusé de prendre une plainte.
En effet, le procureur (ou en général un substitut du procureur), quand il lira le courrier le transmettra quelques semaines après au service de police ou de gendarmerie local pour prendre la plainte par procès-verbal et faire l'enquête. En fait, on perds du temps par rapport à une plainte dans un service de police ! :-\
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Pour info, je ne fais pas la guerre des services, j'essaie juste de donner un éclairage basé sur l'expérience.
Pour ce qui est du courrier au procureur, il n'a d'utilité que si le service de police ou de gendarmerie local a refusé de prendre une plainte.
En effet, le procureur (ou en général un substitut du procureur), quand il lira le courrier le transmettra quelques semaines après au service de police ou de gendarmerie local pour prendre la plainte par procès-verbal et faire l'enquête. En fait, on perds du temps par rapport à une plainte dans un service de police ! :-\
On ne peut que confirmer…
J'ajoute une chose: à peu près toutes les directions tendent vers une "responsabilité" de la victime, c'est à dire que sans son action (plainte, audition quelque soit la forme: mci, sur PV ou encore au procureur…) il sera difficile de faire quelques chose. Dans un premier temps, il faudrait l'aider à reprendre un petit peu de "gniak" pour vaincre les premières barrières. Et c'est vrai qu'avec la distance, ça rend les choses encore plus difficile...
Shaft aurait sans doute d'autres leviers d'action, mais ça, c'était avant…
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Sans rentrer dans les détails David, mais elle a réussi a faire quelque chose ? Ça a marché ? Un petit retex, pour voir si les solutions préconisées sont réellement valables.
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Yes.
Les solutions préconisées lui ont été utiles, et elle vous remercie tous pour votre aide, tant en info qu'en support moral.
Déjà ça lui a fait du bien de voir qu'il existe encore des gens qui se préoccupent des autres, et qui sont prêts à se bouger. Les nombreuses propositions d'aide, y compris matérielle et physique n'ont pas été utilisées directement, mais le fait qu'elles existent lui ont boosté le moral et l'ont remise à flot, en quelque sorte.
VOUS DECHIREZ :love:
Elle n'est pas encore sortie complètement d'affaire mais en gros elle a décidé de se barrer de chez elle et de jouer l'usure. Le mec étant sans pognon et sans ressources, et avec un visa arrivant à échhéance, il ne lui reste plus qu'à être patiente.
Merci encore à tous, de sa part et de la mienne :)
David
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Juste un petit ajout qui est une avenue ici au Quebec. Il suffit pour elle de verrouiller les portes avec une nouvelle serrure derrière lui dès qu'il sort et de faire ensuite appel a la police en lui disant que le mec n'est plus chez lui et qu'il n'a donc aucun droit d'entrer. Même si le mec habite effectivement là, et qu'il peut le prouver, les policiers ne le laisseront pas rentrer pour ne pas courir le risque qu'il soit violent. Pour accéder a "son" appart, le gars devra prouver qu'il en a le droit et ce, devant un tribunal. Comme ca prend du temps, son visa viendra sans doute a échéance avant qu'il ne rentre de nouveau là...Ca fonctionne ici.