Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Cocoeau le 21 janvier 2014 à 22:27:46
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Bonjour !
En tant que jeune femme, j'aiguise souvent l'appétit de pervers ordinaires. Je dis "ordinaires" parce que se sont des types paumés mais pas réellement dangereux, juste agaçants.
Ceux que je rencontre fréquemment, ce sont les mecs lourdingues qui hurlent des trucs salaces dans la rue, dès qu'une demoiselle passe. En général ça s'arrête là, d'autant qu'une bonne partie a 15 ans et les hormones qui marchent plus vite que le cerveau. Ca me fait plutôt pitié, voire rire.
Mais il y a aussi des pervers plus discrets et bien plus agaçants, parfois même un peu effrayants :
- les "pervers chuchoteurs", ce sont les mecs qui se mettent près des femmes / filles, souvent dans les transports mais ça peut se produire ailleurs (magasin, place publique...) et qui leurs chuchotent des insanités. Si la demoiselle fait un scandale à base de "Non mais vous êtes malade !", ils se débrouillent pour jouer les victimes. La meilleure solution que j'ai trouvée pour m'en débarrasser, c'est de reprendre leurs propres mots pour protester ("Non monsieur, je ne sucerais pas votre b***, merci de proposer") à haute voix. En général ils rentrent la tête dans les épaules et s'éloignent sous les rires et/ou les regards noirs de la foule ! ;D
- les "frotteurs" sont des types qui se collent aux femmes / filles dans les espaces bondés (souvent le métro ou autres transports en commun) pour se frotter contre elles. Contre ceux-là je n'ai pas trouvé de solution miracle...
Si vous avez des idées contre ces emme*deurs, je suis preneuse ! Merci d'avance...
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- les "frotteurs" sont des types qui se collent aux femmes / filles dans les espaces bondés (souvent le métro ou autres transports en commun) pour se frotter contre elles. Contre ceux-là je n'ai pas trouvé de solution miracle...
Une suggestion: http://www.ina.fr/video/PUB2689121172
Bon... après, faut voir le budget jus d'orange!!! ;#
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Autre option...
http://www.ohmymag.com/insolite/elle-ne-voulait-pas-se-faire-draguer-et-cet-homme-va-vite-le-comprendre_art78090.html
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Pour cet usage, du jus d'orange "premier prix" ira très bien :)
Voire même, en cette saison, de l'eau bien glacée, mais ça marche pas l'été.
Manitou, pour ta solution il faut avoir accès au col du type, plus dans une situation de drague donc. Mais je retiens l'idée ! (Sinon l'alliance factice marche pas mal aussi.)
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Sinon l'alliance factice marche pas mal aussi.
faudrait pas non plus que ça fasse fuir un prétendant honnête :lol:
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C'est pas faux ça :doubleup: Mais bon, j'ai quelqu'un sans être fiancée donc dans tous les cas j'éconduis gentiment les prétendants ! Après pour une fille célibataire en effet c'est dommage !
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J'ai le souvenir d'une petite amie, qui sur une main baladeuse avait caressé la main pour l'endormir puis avait tordu gravement les doigts du mec en levant sa main et en hurlant à qui c'est ???
Dans le métro...
Fin de l'histoire...
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Que penses tu de la solution bas Rutten ? ;#
http://www.youtube.com/watch?v=B5fjmu4899c
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Fosa : bonne idée contre les mains. Le problème c'est que les frotteurs auraient plutôt tendance à frotter autre chose, et là faut de la dextérité pour l'attraper. J'vous fait pas de dessin, hein, tout le monde a compris...
WakanTanka : en cas d'agression c'est surement radical. Dans un métro, serrée par la foule, j'aurais peur de coller un pain à un innocent ^-^
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Les femmes maladroites ont les coudes pointues, et les hommes imprudents le foie sensible ;#
En général, dire un simple "stop" avec le geste de la main qui veut dire stop aussi, ça suffit. Pas besoin d'humilier le gustave, sauf si on est joueuse.
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Lourse, je sais pas si t'es une femme ou un homme ni si t'es du genre petit gabarit ou "qui se fait pas embêter", mais moi, le "Stop" avec ou sans geste n'a jamais fonctionné. Cela dit, je le fais toujours avant d'humilier le type, des fois qu'il s'arrête. Je suis contre l'humiliation publique s'il y a une autre solution (mais je préfère ça au coups quand même, on est pas des barbares).
Le coude dans le foie, c'est une bonne idée dans un espace confiné.
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la vache mais vous habitez ou pour avoir a faire a des hommes comme ça?!? :blink:
vous parlez du métro?
les femmes et jeunes filles que je connais ou ai connus, n ont pas été ennuyé dans des lieux dit"publics", ceci dit c est arrivé (rarement) en Boite de nuit, lieu preféré des exités en tous genres...
Mon avis, et celui que j expliquerais a ma fille quand elle va grandir: ne pas frapper, ou aller être hyper certaine de faire "le poids" si ça dégénére,mais plutôt une phrase blessante que tout le monde entends, et puis mettre de la distance..
le contact c est risqué , un malade mental qui prend un coup, il peut se passer n importe quoi ensuite..
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Femme catégorie poids léger ;#
Ça veut dire que j'ai un regard qui tue la mort alors ? Rho c'est chic 8) (bon après, l'ourse, c'est un surnom que je traine depuis l'école primaire... je me demande bien pourquoi ;# )
EDIT : une phrase blessante peut aussi faire déraper une personne malade, hein ;)
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Yo,
Cette histoire de frotteurs, sa me fait un peu penser à des chiens qui s'existent sur une jambe...sauf que là un coup de pied au cul, sa suffit pas.
Parcontre, en non violent, un pistolet à eau bien flashy (pour pas qu'il puisse y avoir un doute quand au côté factice de la chose), avec sa dedans: http://www.feteslesfous.com/boule-puante.htm?utm_source=google&utm_medium=export_sf&gclid=COSXtbC0kLwCFWT4wgodimAAxA (http://www.feteslesfous.com/boule-puante.htm?utm_source=google&utm_medium=export_sf&gclid=COSXtbC0kLwCFWT4wgodimAAxA). J'imagine assez bien la scène du frotteur qui t'emmerde, tu te retourne, lui fait ton plus beau sourire et pfit pfit. Après, ben y a pas grand monde qui va s'en approcher jusqu'à ce qu'il change de vêtements et prenne une (ou deux) douches ;#
Bonne soirée,
Hugo
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:lol: :lol: :lol: J'aime bien l'idée du pistolet à eau.
Par contre la boule puante, fausse bonne idée, trop de risque de se prendre un coup, t'as oublié tes années collège Hurgoz !
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Femme catégorie poids léger ;#
Ça veut dire que j'ai un regard qui tue la mort alors ?
Si à gabarit similaire un simple "stop" marche chez l'une et pas chez l'autre, y'a certainement la question de l'attitude à aborder.
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Soit ça vient du type en face (y en a des plus graves que d'autres) soit effectivement je donne pas assez de la voix... J'ai toujours essayé d'être super convaincue mais sans parler trop fort (pour pas lui mettre la honte, ça c'est l'étape 2). Je devrais peut-être le dire plus fort parce que je pense que ma voix est bien ferme dans ces cas là.
@Mrfroggy : j'habite près de Lyon et en ville, ça arrive parfois, notamment dans les métros. Faut relativiser hein, c'est pas tous les jours ni toutes les semaines mais bien 2-3 fois par mois. Plus original, un jour un mec un peu "louche" dans le métro a tenté de prendre une photo volée de... Mes pieds (j'étais en nu-pieds à petits talons). J'étais tellement interloqué que j'ai juste posé mon sac devant mes pieds en ouvrant des yeux ronds, comme ça :blink: ... je crois qu'il ne s'est pas rendu compte que je l'avait vu ! On croise de tout en ville :lol:
Le pistolet à eau c'est sympa, moins affreux que la boule puante j'ai un flacon de parfum plein qui appartenait à mon arrière grand-mère et qui sent... La petite vieille, je peux pas décrire ça autrement :D Ca peut être sympa non ?
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J'ai trouvé ceci :
http://france.ihollaback.org/strategies/ (http://france.ihollaback.org/strategies/)
Si cela peut t'aider !
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Il y a ça, sinon :
http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/28/cape-foule-metro_n_4349737.html (ftp://www.huffingtonpost.fr/2013/11/28/cape-foule-metro_n_4349737.html)
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Salut,
Même à SF je n'ai jamais été confronté à cette situation (je dois être trop moche!), en revanche pas mal de mes copines ont été confronté à ce type de problème par le passé, et pas seulement en traversant un souk.
*Le premier point est bien sûr de ne pas représenter (consciemment ou non) une "invite explicite" (attitude, tenue, lieu, heure..). Si c'était le cas : le problème viendrait plutôt de la sélectivité du filtre (attirer des indésirables) plutôt que sur son efficacité (puisque justement on veut attirer).
En écrivant ces lignes j'ai conscience que la frontière est étroite entre la liberté d'aller et venir comme bon nous semble et une espèce de censure morale. Je n'ai pas de solution valable à ce problème qui est contingent. Au final c'est à chacun de décider, en conscience, de son seuil d'acceptabilité du risque.
*Il faut aussi savoir dire non. Mais pas un non "Hollywoodien" qui peut vouloir dire oui. Un vrai non ferme et définitif avec beaucoup d'intention dans la voix et le regard. On doit s'y entrainer, comme pour toute technique. D’expérience je sais que ce n'est pas si facile pour de jeunes étudiant(e)s.
*Pour les "malcomprenant" il est parfois bon d'accompagner le geste à la parole. Et là, une épingle est une méthode qui a largement fait ses preuves. Une épingle à chapeau ou à chignon est idéale mais une simple épingle de couturière que l'on porte au revers fait parfaitement l'affaire (celles avec une belle tête bien visibles sont un must).
L'intérêt est multiple (dans le désordre) :
- Message clair et universel : qu'y si frotte s'y pique.
- Cela ne sonne pas aux portiques, c'est anodin, on peut toujours en porter une.
- La menace est proportionnée donc crédible et applicable "IRL".
- La menace est parfaitement identifiable.
- C'est "girly" donc socialement acceptable dans son expression publique.
- Tout le monde s'est déjà piqué avec une épingle : la boucle de rétroaction permettant l'apprentissage est déjà en place chez tout les fâcheux.
J'ajouterai que la gradation de la riposte est facile :
- Menace claire, dissuasive et graduée (on peut tenir l'épingle par la pointe tête colorée vers le ciel de façon anodine mais explicite, ou bien diriger la pointe vers l'importun).
- Petite application discrète sur une main baladeuse.
- Bonne pique dans une partie molle ou dure
- Plusieurs piques à la suite pouvant aller jusqu'au visage
- Vrm
(ces deux derniers cas sont en dehors du champ du traitement des fâcheux pour toucher celui des vrais BG).
Voilà, ce n'est pas une solution universelle, mais elle a fait ses preuves. J'ajouterai que ce type de problème se tasse avec le temps.
Hélas. ;)
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Autre option...
http://www.ohmymag.com/insolite/elle-ne-voulait-pas-se-faire-draguer-et-cet-homme-va-vite-le-comprendre_art78090.html
J'ai du mal à imaginer mon amie arriver à le placer, que ça fonctionne et que le gars ne se débatte pas...
a+
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J'ai du mal à imaginer mon amie arriver à le placer, que ça fonctionne et que le gars ne se débatte pas...
a+
C'est juste complétement bidon.
(C'est une mauvaise démonstration de la 2ème strangulation de la méthode Kawaishi en japonais "Giaku juji jime". Étranglement croisé en dislocation).
EDIT, je développe :
On parle ici de gérer les comportements déviants, pas réellement une agression caractérisée. AMHA, c'est face à ce type "d'incivilité" qu'il faut pouvoir disposer d'une riposte graduée et crédible. Psychologiquement cela permet de gérer le problème au début et de se dissocier d'une réponse "tout ou rien" simpliste du type ".454 Casull entre les deux yeux" souvent paralysante au final.
* Ce type d'étranglement est socialement difficile à gérer. De plus s'il est porté trop longtemps l'issue peut être fatale, particulièrement sur un homme saoul.
* La vidéo n'est pas bonne techniquement. Par exemple, à mon sens, les mains sont trop engagées surtout pour une femme. Cette technique est plus efficace quand le poids d'un corps vient appuyer la strangulation.
* La technique est très spécifique et ne s'applique vraiment bien qu'avec un veste ou un judogi (qui a l'origine mimait la veste que tout le monde portait en Occident).
* La technique n'est réellement efficace rapidement que si elle est portée sur un adversaire essoufflé, et encore il faut l'accompagner d'artifices techniques délicats à maitriser. La passer "en douceur" est du grand art.
* .... d'où ma réponse initiale laconique. Ces remarques sont basées sur plus de 35 ans d'accoutumance avec ce type de technique, sans être un expert.
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la vache mais vous habitez ou pour avoir a faire a des hommes comme ça?!? :blink:
vous parlez du métro?
Tu HALLUCINERAIS.
Je me permets une petite digression. Je suis hors sujet mais je pense que ça sera utile pour que les mecs ici présents comprennent un peu mieux et puissent donner des conseils utiles.
J'ai donné des cours de self et de tir pendant un temps à des groupes de femmes. En toute modestie parce que je suis de plus en plus persuadé que les réponses que moi, mec de 100kg qui passe sa vie à faire des pompes et des tractions et qui aime s'entraîner et celle d'une femme qui fait un tiers de mon poids ne peuvent pas être les mêmes... Et donc je les ai énormément questionnées sur les agressions "ordinaires" qu'elles subissent. D'où ça vient, comment ça se passe. De quoi elles ont peur et qu'est-ce qui est vraiment dangereux.
Alors je peux vous dire deux ou trois choses (les filles, vous me corrigez si je me trompe svp... je suis pas dans vos baskets :-[) :
1) pratiquement toutes les femmes subissent quotidiennement ou au moins une fois par semaine des "agressions" verbales. Et là je ne parle pas du dragueur gentil mais un peu lourd. Je parle de : "oh, petite sal*pe tu voudrais pas sucer ma b!te ?" quand elles passent... Et encore là c'est à la forme interrogative. Y'a aussi la forme menaçante, la promesse de lui faire subir les pires atrocités, etc, etc. Y'a aussi certains puritains plus ou moins barbus qui traitent de sal*pe et qui crachent aux pieds de tout bout de chair féminine (genre un mollet, genre une épaule dans un débardeur en été) exposée avec un regard haineux et méprisant. Généralement tous ces mecs tordus du slip évitent scrupuleusement de faire ça quand y'a un autre mâle dans les parages qui pourrait s'offusquer. Et donc nous les mecs, tout ça, on ne le voit juste pas.
2) absolument toutes les femmes que j'ai eu en cours de self avaient subi une forme plus ou moins grave d'agression sexuelle de la part d'un homme. Le plus fréquent (100% d'entre elles, et PLUSIEURS FOIS PAR ANNEE) étant des attouchements non-désirés. Vous allez me dire que c'est pas "vraiment une agression" ? Ben pasdak. La dernière fois qu'un mec, alors qu'aucune ambiguité n'était possible, m'a tripoté les parties génitales dans un bar, il a pris un coup de tête réflexe... et j'ai hurlé dessus, scandalisé... et je me suis repassé la scène en boucle 2000 fois pour être sûr que j'avais pas été ambigu. Et tous mes potes se sont foutus de moi pendant des jours avec ça. J'en garde un souvenir TRES désagréable. Et j'ai pu réagir librement et stopper le truc immédiatement ! Alors imaginons que j'aie eu trop peur pour le faire. Imaginons que j'aie dû réagir mais pas trop pour pas me prendre une baffe ou pire... Je me serais senti sali, utilisé, et ça m'aurait dégoûté à vie.
Si c'est pas normal pour moi, en quoi ça devrait être normal pour elles ??
Or, les femmes subissent ça régulièrement.
3) leur marge de manoeuvre est EXTREMEMENT ETROITE. Et il leur faut un niveau de finesse et de self-control incroyable pour pouvoir exister et vivre en tant que femmes sans être les victimes de gros pervers de m*rde. Y'a tellement de connards qui ne comprennent pas qu'entre un non ferme et définitif et un oui plein et entier, il y a un UNIVERS d'écart et tout un tas de niveaux intermédiaires. Y'a tellement de connards qui pensent que si une fille juste pose le regard sur eux c'est qu'elle est amoureuse et qu'elle veut coucher. Y'a tellement de connards qui s'imaginent que toutes les femmes sont des stars du porno.
Bref. C'est pathétique.
Ce qui est encore plus craignos c'est que c'est de pire en pire, que personne ne voit, que tout le monde regarde ailleurs et que personne ne s'en mêle.
Y'a qques mois à Paris j'ai pris en flag un barbu (j'ai plein de potes musulmans qui ne sont pas du tout comme ça, mais y'a des cons partout) qui insultait deux jolies joggeuses à Paris. Entre gare de Lyon et Bastille, pas loin de l'Opéra. Donc pas dans une cité pourrie hein. En plein jour, sur le trottoir, avec plein de gens autour. Le mec était bien sapé, petite malette de businessman et tout. Elles sont passées, il les a regardé comme de la viande avariée et il a dit à haute voix "rentrez chez vous petites putes". Et il a craché sur les baskets d'une des deux.
Les filles ont continué à courir en l'ignorant scrupuleusement... J'ai été impressionné par leur naturel et leur self-control pour le coup. Et on sentait bien que c'était pas la première fois que ça leur arrivait.
Manque de bol, vu qu'il regardait derrière lui en marchant il a percuté un ours Québécois qui arrivait à sa rencontre. Qui lui a fait un petit calin pour ne pas qu'il tombe à la renverse et qui lui a chuchoté "parle gentiment aux femmes sinon un jour il va t'arriver malheur". L'ours l'a remis sur ses pieds, lui a souri en montrant les crocs, et est reparti... De l'extérieur, personne n'a rien vu de la scène. Ni de la scène des joggeuses, ni de mon calin pédagogique ensuite. Mais notre homme d'affaires est reparti en titubant un peu, et a dû se taper une belle migraine pendant sa réunion ensuite. De 5 km/h à zéro en une fraction de seconde, ça secoue quand même un peu ;#
Tout ça pour dire qu'on vit dans une société où les femmes sont mises à rude épreuve. Et on a tendance à sous-estimer le risque qu'elles prennent en essayant de se défendre... tout comme le nombre de fois où il y aurait matière à faire quelque chose.
GROS, GROS souci avec l'éducation des garçons (peu importe leur origine ou confession ou whatever), de nos jours. Entre un mâle et un homme, y'a un monde... et ça s'APPREND.
GROS, GROS problème aussi pour que les femmes puissent conserver toute leur liberté d'être juste elles-mêmes sans se mettre en danger. Et c'est, AMHA, inacceptable. Maintenant, plutôt que de glisser vers le politique et les délires comme ça, COMMENT ON PEUT FAIRE ?
Je pense qu'il faut plusieurs choses...
1) de la self-défense mentale, déjà : que toutes les femmes du monde comprennent bien que RIEN ne justifie une agression verbale ou physique à leur encontre et que la responsabilité morale et légale doit reposer uniquement sur leur agresseur. Dans les faits on en est loin, malheureusement.
2) techniquement... ben exactement comme moi quand je dois gérer un adversaire plus fort que moi (sisi, je sais faire) :
- voir la m*rde de loin et ne plus être là ;
- si la première option est déjà cuite, ne pas défier/provoquer, mais ne pas flipper, sinon ça excite les instincts de poursuite, comme pour les clébards... continuer ma vie, quoi...
- DOCS. Distance, Obstables, Couvert, Surprise. Plus j'ai ces 4 éléments là, moins je perds l'avantage...
Bref, faut être plus malin.
Une fois que tout ça est fait, que tout a merdé, que le piège commence à se refermer, il faut aussi être capable de passer à l'action. Et ça c'est le 1% de solutions qu'un BON cours de self et des outils peuvent donner.
Hope this helps...
David
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C'est juste complétement bidon.
(C'est une mauvaise démonstration de la 2ème strangulation de la méthode Kawaishi en japonais "Giaku juji jime". Étranglement croisé en dislocation).
Tu as raison. C'était à la fois une tentative d'humour et une illustration mal choisir du fait qu'il existe des techniques qui se basent sur la ruse et la technicité plus que sur la force brute.
Dans tous les cas, personne n'apprendra à placer cette technique correctement en regardant une vidéo sur un ordi. Il faudra apprendre la technique, puis apprendre la ruse et la finesse pour arriver à la placer, et il faudra être conscient que les garanties, quand on commence à se friter avec un adversaire plus fort que soi, n'existent pas... ;)
David
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pas de solution mais un article de presse récent sur le sujet avec un collectif qui denonce ces comportement:
http://next.liberation.fr/sexe/2014/01/14/eh-mademoiselle-tu-veux-lire-un-article-sur-le-harcelement-de-rue_972802
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Manque de bol, vu qu'il regardait derrière lui en marchant il a percuté un ours Québécois qui arrivait à sa rencontre. Qui lui a fait un petit calin pour ne pas qu'il tombe à la renverse et qui lui a chuchoté "parle gentiment aux femmes sinon un jour il va t'arriver malheur". L'ours l'a remis sur ses pieds, lui a souri en montrant les crocs, et est reparti... De l'extérieur, personne n'a rien vu de la scène. Ni de la scène des joggeuses, ni de mon calin pédagogique ensuite. Mais notre homme d'affaires est reparti en titubant un peu, et a dû se taper une belle migraine pendant sa réunion ensuite. De 5 km/h à zéro en une fraction de seconde, ça secoue quand même un peu ;#
Conclusion: adoptez un ours ;#
Plus sérieusement, face aux problèmes que tu soulèves, je pense qu'il y a aussi une question de vigilance de la part de la gente masculine, histoire de calmer le jeu. Par exemple, une femme indisposée dans les transports en commun, rien ne nous empêche de lui proposer d'échanger de place avec nous, histoire que le frotteur se retrouve face à un poilu. Des gestes cons, en sommes, mais qui, discrètement, l'aire de rien, sans humilier personne, vont résoudre un problème...
Mes trois biftons!
Hugo
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Autant l'insulteur, on peut le repérer, autant le frotteur est souvent très discret.
J'ai eu une amie parisienne qui a eu le problème devant moi et j'ai rien vu. Elle se tortillait comme si il y avait un sous-vétement qui la génait et me répondait "Pas de problème" quand je lui demandai si ça allait.
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Dans une foule qui admirait une démonstration équestre, j'ai dû une fois reculer exprès très brusquement et en marchant sur les pieds du type bien_trop_trop_près derrière moi... :-[
A peine arrivé au sol, pantalon pas tout à fait fermé, que 2 types ont débarqués et l'ont arrêté. Il y avait en fait des flics en civil qui travaillaient justement à surveiller ce salon. Et ils ne rigolaient pas les flics.
Ils avaient un discours calme mais très strict sur le fait que c'était une infraction sérieuse. Aucun mecs autour n'a osé dire une nullité ou minimiser... comme d'hab.
>:(
Merci à eux pour leur travail. Et pour les mots qui soignent.
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Y'a quand même un sérieux problème de société derrière tout ça... Y'a encore quelques décennies, ce genre de comportements auraient été très sérieusement mal vu de la part des personnes autours. Maintenant les gens ferment les yeux et/ou tourne la tête.
J'aime bien le coup de l'épingle, mais comme tout " objet " de défense doit falloir de la place pour l'utiliser. Pas évident dans les transports en communs blindés des grandes villes.
Reste le " Non " ferme et définitif, comme dit précédemment faut s'entrainer a le faire, " l’œil du tigre " n'est pas une légende, le regard est très important...
J'ai le même gabarit que David ( moins de muscles cependant :-[ ) et ma femme est du genre grande gueule en cas de problème. Mais c'est vrai qu'un jour ou l'autre je devrais en parler a ma fille... Même si on habite a la campagne.
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Et si la femme s'écarte et dit fort, dans le wagon: "arrêtez de me toucher !".
Quel est le bénéfice /risque ? Risque de se faire planter ? Risque de le tuer de honte ?
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Si la demoiselle fait un scandale à base de "Non mais vous êtes malade !", ils se débrouillent pour jouer les victimes.
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Pas récent : Ma copine c'était en 1985...
Et ej pense que cela ne s'est pas amélioré d'après mes deux grandes filles...
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Je découvre, effaré, cette histoire de "frotteurs". Bien qu'ayant vécu de longues années dans la même ville que l'initiatrice du sujet, je ne connaissais pas ce phénomène. Maintenant, en campagne, on ne voit pas ça (évidemment, y'a po l'meutro ! ;D ). Je pense même qu'il est assez récent (qu'on me corrige si je me trompe. Récent = < 15 ans). Hallucinant.
L'histoire de l'amie parisienne, c'était dans les années 80
Les détraqués sexuels, ça a toujours existé.
Après les filles insultées en plein rue, c'était rare (et en général l'insulteur connaissait bien la fille style dispute de couple).
Maintenant, je vois des jeun'ss (et pas que des barbus), traitées de tous les noms une fille, comme ça, sans raison (et à la sortie d'un collège de campagne, pas dans une banlieue du 9 3 ou à Barbès).
[HS dinosaure con]
On avait un respect du sexe "faible" que nos parents nous inculquait, qui, visiblement, a disparu.
Quand je vois comment parlent certains copains de mon fils à leur mère, ça aurait été 2 baffes avec mon père.
[/HS dinosaure con]
Après pour le chien qui s'excite contre votre jambe, c'est pas un problème d'hormones, c'est un problème d'éducation et de respect de l'homme.
Un chien qui arrive dans la meute et qui fait ça sur moi, c'est au sol en position de soumission. Il doit me respecter. Et ma chef de meute, elle saillie tous les chiens qui rentrent (Mâles et femelles) et c'est pas une détraquée sexuelle. Elle marque sa domination.
Donc le frotteur ou le pervers, soit c'est un malade et il faut le soigner, soit il respecte pas les femmes et le respect, ça s'apprend.
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Cà m'est arrivé deux fois d'en spotter un,
-une fois dans une grande surface, pour le coup, c'est moi discrètement qui lui ai chuchoté des gentillesses à l'oreille où il était question de c*u!lles, d'objets tranchants :lol:. J'ai été assez convaincant pour qu'il se casse, je l'ai recroisé un peu plus tard avec sa femme et il a failli se pisser dessus.
-une autre fois lors d'une manifestation culturelle, je suis allé voir les agents de sécu qui lui ont gentiment demander de les suivre pour vérifier un truc ;#
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J'aime bien le coup de l'épingle, mais comme tout " objet " de défense doit falloir de la place pour l'utiliser. Pas évident dans les transports en communs blindés des grandes villes.
Enfin, j'aime l'idée de l'aiguille. Mais là encore ça s'entraine. Ne devient pas violent qui veut, même en situation de stress intense.
Je ne suis pas "l'inventeur du truc" il me semblait que la plupart des femmes connaissaient le truc (c'est un truc de nos mères). Et je rappelle que je parlais de traiter les "indélicats" pas les "scélérats". Ceux qui travaillent dans la zone grise entre ce qui est supportable et ce qui ne l'est plus.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, se faire pincer les fesses ou les mains baladeuses c'était bien plus courant par le passé en ville. N'oubliez pas que les femmes étaient en robe ou en jupe et que la société de l'époque engendrait bien plus de frustration sexuelle que de nos jours. A cela s'ajoutait un statut social de la femme différent de celui ayant cours de nos jours.
En revanche, si les "frotteurs" ont toujours existé ils n'ont jamais été toléré. Par le passé le risque de se faire démolir était certainement assez élevé. C'est clairement un délit.
Pour l'épingle, j'ai du mal m'exprimer. L'objectif n'est pas forcément de "planter" l'importun. Il suffit de montrer l'épingle ou peut être de "piquer" plus ou moins fort (pas la peine d'enfoncer l'épingle jusqu'à la garde). C'est ce qui fait l’efficacité du truc : on peut gérer la dose. Pas besoin d'élan un petit geste suffit, on peut l'avoir préventivement dans la main de façon discrète...ceci dit rien n'est parfait.
Un exemple : dans un bus un homme peut tout a fait "coller" une femme. Par sa taille plus importante il peut même, mine de rien, empiéter sur son "espace vital" et littéralement lui pomper l'air. Ce n'est pas franchement interdit, c'est juste être un malappris. L'épingle peut permettre de gérer ce type de problème, il suffit de la montrer, là aussi "mine de rien". ;#
Certes, il faut un minimum "d'entrainement" mais c'est un outil courant que les filles (surtout par le passé) connaissent bien et peuvent se procurer pratiquement partout. Et précisément il permet de ne pas être "violent par nature" pour être utilisé. Il suffit de ne pas accepter de subir, nuance.
Si on est violent(e) par nature, le pouce dans l’œil, l'ongle qui griffe ou le talon aiguille incrusté dans un orteil sont bien suffisants. ;)
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J'aime bien le coup de l'épingle, mais comme tout " objet " de défense doit falloir de la place pour l'utiliser. Pas évident dans les transports en communs blindés des grandes villes.
Ca me fait penser à un p'tit truc (©GHC) :
Une aiguille à matelas ou de seringue, glissée dans le bas de la doublure d'une veste/ blouson sur le devant.
Elle ne dépasse pas mais si on appuie le tissu sur quelque chose elle pique d'où réaction instinctive de recul...
Idéal "milieux confinés".
A nettoyer entre chaque frotteur pour éviter de propager des maladies.
;# im
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Ne pas rester à portée et ne pas donner l'occasion de recommencer, ça me paraissait tellement évident que j'ai zappé de l'écrire, mea culpa.
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Yo,
Je trouve l'idée de l'aiguille intéressante. Juste un ou deux points qui me passent par la tête à prendre un considération:
- Préventivement, il n'est pas conseillé de tenir l'aiguille en main pour rien, au cas où un importun pointerait le bout de son nez: dans les transports en commun, il n'est pas rare que sa se bouscule, ou que les changements de vitesse ou les virages entrainent les usagers les uns sur les autres, sans pour autant que les intensions soient nuisibles: autant éviter de blesser quelqu'un (homme, femme, enfant) ou soit même, par accident.
- Attention à l'endroit où elle est rangée, surtout si la pointe n'est pas couverte. Il serait facheux qu'en cas de chute ou de bousculade ou finisse à l'hopital, planté par sa propre aiguille.
Tcho
Hugo
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Pas eu le temps de tout lire mais ça fait plaisir d'entendre ça:
il faudra être conscient que les garanties, quand on commence à se friter avec un adversaire plus fort que soi, n'existent pas... ;)
Et même avec un plus faible que soit c'est pas évident. Pour peu que le mec soit taré, ultra violent, vraiment méchant, qu'il arrive à s'insinuer la où ça fait vraiment peur, une peur quasi physiologique. Où t'as beau garder tout ton courage pour rester lucide, bah tes jambes flageolent, tes gestes sont imprécis, t'as l'impression que tes bras se ramollissent, que t'auras la patate d'un chamallow, alors qu'à l'entrainement tu sais taper fort. Les muscles de ton visage se crispent et t'arrive pas à retrouver ton visage normal.
Alors prévention, prévention, prévention! Et s'aider, faire groupe. J'ai été deux fois confronté à des violences pour défendre des femmes, les deux fois personne n'a bougé.
La première, je fais court:
A côté de l'arrêt de tram Condorcet Lyon:
Une femme se faisait secouer contre l'arrêt de bus par un type. Je dis que je vais appeler la police. Le mec me court dessus, je le projette au sol, ai du mal à le maîtriser (pourtant je connaissais quelques techniques), pour autant je ne suis pas en mauvaise posture et pense "gagner", sa femme arrive, prend sa défense et me demande de le lâcher. Ce que je fais, il se barrent. A chaud, je ne ressent rien de spécial.
Je vais au tram le loupe, quelques minutes plus tard le type revient, il a enfilé des gants, ultra violent et tout, il m'insulte me pousse un peu, me demande si je connais la femme. Avec le recul le mec fait vraiment flipper. Je reste vigilant mais me sens incapable d'agir, ça doit être le contre coup de l’adrénaline un truc comme ça. Le tram arrive rapidement et je parvient à monter dedans. Ouf. Physiquement je tremble de partout, comme décrit plus haut. Sur le coup, j'ai un sentiment de dégout, de non achevé, peut-être même que la femme a dégusté à cause de moi.
Avec le temps, j'ai fait la part des choses et ai tiré des leçons de cette mésaventure.
La deuxième histoire beaucoup plus heureuse et touchante pour moi et qui c'est mieux finie aussi pour la "victime":
Sur le quai de la gare de Bourgoin Jalieu:
Une femme bourrée, en sale état, que j'avais repérée comme potentiellement "dangereuse", elle gueule dans son tel, les histoires de sa vie pourrie. On sent qu'elle cherche à se fritter. Elle s'en prend au bout d'un long moment à une fillette d'une quinzaine d'année qui fait plus que son âge. Le ton monte et personne ne réagit. Le train arrive, je pousse la fille dans le train en disant "c'est pas grave laisse tomber" et monte en même temps avec elle. La tarée reste sur le carreau. Dans le train la fille se met à pleurer, vraiment choquée. Elle m'a dit que je lui avais sauvé la vie (c'est à relativiser :)), parce qu'elle ne parvenait pas à sortir toute seule du conflit. Sans doute figée par la peur, ou tout simplement, parce qu'il fallait un élément extérieur pour perturber la folle.
Voilà c'est un peu HS, mais je n'avais jamais évoqué ces deux aventures avec des spécialistes avant. Je ne souhaite pas forcément qu'on étudie, les points à améliorer, je les ai posté plus comme un témoignage. Quelquefois de très petites actions peuvent avoir des conséquences très heureuses sur notre "prochain".
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le truc de l'aiguille.........c'est prendre le risque de rentrer dans une escalade.
pas bon de nourrir un conflit.
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David, j'apprécie ta façon de remettre les choses en perspectives sur les violences "courantes" subies par les femmes mais je voudrais remettre les choses en perspective : je ne subis pas ça tous les jours ni même toutes les semaines. Ca tient plutôt du 2/3 fois par mois - cela dit, je vois souvent des filles être victimes de ce type de problèmes.
Concernant ceux qui s'étonnent que je vive cela, sachez que malgré des passages réguliers dans une banlieue de Lyon réputée "qui craint" je rencontre ces problèmes plutôt en centre ville, dans des quartiers parfois très bourgeois.
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le truc de l'aiguille.........c'est prendre le risque de rentrer dans une escalade.
pas bon de nourrir un conflit.
D'un autre côté, un frotteur souhaite passer inaperçu en passant à l'acte au milieu de la foule alors s'il se sent identifié, il va aller voir ailleurs rapidement et pas faire un esclandre.
Et puis m*rde, çà reste une agression sexuelle alors un coup d'aiguille sur la main, c'est pas cher payer ;#
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Et puis m*rde, çà reste une agression sexuelle alors un coup d'aiguille sur la main, c'est pas cher payer ;#
l'important est de rentrer chez soi....... pas de se venger ou de punir.
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l'important est de rentrer chez soi....... pas de se venger ou de punir.
Rentrer chez soi, certes mais sans séquelles psy parce qu'on a rien pu faire tellement on était paniqué. Il suffit de lire les témoignages ici ou là de nanas victimes de frotteurisme pour voir que c'est çà qui revient le plus.
Qu'on ne se trompe pas de sujet, on parle de frotteur pas du mec avec un modus operandi qui va attendre la joggeuse dans un angle mort dans un chemin forestier.
Il n'est pas question de se venger ou de punir mais de faire cesser une agression.
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en tout cas, répondre à une agression par une autre, est toujours un risque:
si ça continue, faut pouvoir suivre.....
enfin, je parle dans la généralité.
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il faudra être conscient que les garanties, quand on commence à se friter avec un adversaire plus fort que soi, n'existent pas... ;)
Ben ça dépend ;# ;) ;)
http://www.youtube.com/watch?v=SiMQIYIDVC4
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ou celle-ci:
http://www.youtube.com/watch?v=NAYu0-BOBEo
un pistolet dans le soutient-gorge !
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Comme dit Lourse, les frotteurs ce n'est pas tout les jours. Mais cela fait bien partie d'un ensemble de situations qui font malheureusement le "quotidien". On le vit, on le voit autour si on reste attentive, on recueille des confidences... on y pense, on reste sur ses gardes, on se retiens de réagir pour ne pas envenimer les choses. C'est lourd. Et cela ne protège pas à 100%.
Le plus moche, c'est l'attitude de certains types autour. L'indifférence, c'est presque reposant en fait. Mais les ricanements, les commentaires misogynes et les injures qui fusent quand une femme se défend en faisant valoir haut et fort son refus... le message c'est que tu n'as aucune aide à attendre, que tu ne vaux pas la peine du minimum de respect et que tu n'es peut-être même pas encore en sécurité. Le message est également reçu 5/5 par les femmes présentes.
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Je pense, Nävis, que pas mal de femmes voient ce qui se passent. Plus que les hommes qui n'identifient pas si facilement ces pervers discrets, tout simplement parce que nous y sommes toutes confrontées.
Concernant le risque de se faire agresser plus gravement après un coup d'épingle, deux petites choses pour relativiser :
- Le frotteur ou le pervers chuchoteur, c'est un type con-con, qui sait pas dominer ses instincts, mais il n'est presque jamais dangereux. Il estime normal de se frotter à des filles ou de leur chuchoter des insanités mais il n'ira pas plus loin. Il sera peut-être même le premier scandalisé par une affaire de viol... Puisque je vous dit qu'il est con !
- Ces pervers sont discrets, et s'ils le sont au lieu de hurler "Hé sale p*te, suce ma b*te", c'est parce qu'ils font ça dans un lieu bondé. Sur une foule de 200 personnes (capacité d'une rame de métro lambda), je doute que toutes assistent à une agression violente sans réagir...
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la vache mais vous habitez ou pour avoir a faire a des hommes comme ça?!?
En IDF c'est pas courant, c'est systematique.
J'ai demandé a pas mal de jeunes filles, sous les 20 ans ca leur est toutes arrivé. Par des gars de 45 ans plus vieilles qu'elles aussi hein (15 et 60 ans: NORMAL)
Je me pose une question : dans la mesure où cette attitude est déjà en soit une agression, et non une simple menace de, ne vaut-il mieux pas pour la femme une réponse catégorique, et violente, sous peine de laisser l'autre recommencer?
face a plusieurs gars de cité: Une reponse aggressive verbalement fera souvent partir les aggresseurs dans l'escalade physique. Ca passe de "seduction" (... Ouais, seduction) a "on me traite mal, je vais pas me gener pour me servir"
L'attitude que je conseillerai serait: gueule pas ouverte des le debut, contexte coherent (tenue, lieu, heure, ambiance).
Les predateurs vont naturellement vers ceux qui communiquent la faiblesse.
La video de David: le gars a une sale gueule et une expression de porc. Genre le gros cliché, celui que meme les mecs ils comprennent. En vrai c'est plus fin, souvent.
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Le plus moche, c'est l'attitude de certains types autour. L'indifférence, c'est presque reposant en fait. Mais les ricanements, les commentaires misogynes et les injures qui fusent quand une femme se défend en faisant valoir haut et fort son refus... le message c'est que tu n'as aucune aide à attendre, que tu ne vaux pas la peine du minimum de respect et que tu n'es peut-être même pas encore en sécurité. Le message est également reçu 5/5 par les femmes présentes.
C'est horrible.
On est vraiment face à un problème d'éducation. De fond. Massif.
Ca foutrait presque la honte d'être un mec.
Je vois la méfiance des femmes. L'angoisse. Le stress toujours un peu présent. Ca me rend triste et furieux.
En stage, parfois il arrive qu'il y ait une femme seule. On a des monitRICES en formation aussi, mais elles ne sont pas toujours là. Et du coup y'a toujours le moment, avant que je commence mon briefing, où la fille percute qu'elle va passer deux jours dans les bois avec 10 ou 11 mecs. Y'a les mâcheoires qui se serrent, parfois. Je suis ULTRA vigilant même si les gens sur les stages sont triés de manière super stricte, on ne sait jamais. Et je binôme toujours une fille seule avec un moniteur bienveillant, et qui saura rester PRO même si la fille est séduisante.
Encore le weekend dernier, une asiatique plutôt mignonne s'est inscrite au dernier moment. Lors du briefing j'ai dit bien fort "si jamais y'en a un qui t'embête, tu me fais signe et il mange un coup de pelle". C'était dit sous le coup de l'humour, mais le message était clair...
En tant que "mâle alpha" de la troupe de gorilles, je me sens responsable non seulement de la sécurité physique mais aussi du bien être moral de tout le monde dans le groupe. Tout le monde avec ses peurs, ses faiblesses, ses aspirations, et ses casseroles. Et autant je prendrai soin de l'égo fragile du mec pas méchant qui cherche à épater la galerie avec son matos tout neuf, autant je ferai tout pour que les filles présentes puissent bosser et apprendre à survivre sereinement sans devoir se préoccuper de la malveillance potentielle de qui que ce soit.
Autant je fais des blagues lourdes QUI NE VISENT PERSONNE, autant je peux parler gras par moments et traiter un mec qui n'écoute pas de "sac à m*rde" en rigolant, autant dès que je sens de la perversion, de la violence sexuelle ou un truc malsain dans le genre qui traîne je deviens bête et méchant.
Bref, tout ça pour dire que -- même si les héros peuplent abondamment les cimetières -- on a aussi le genre de monde qu'on mérite. Et je pense qu'avec la puissance physique vient aussi une grande responsabilité.
A force de regarder nos pompes, les gars, on va finir par se voûter tellement qu'on va avoir le cul à l'air.
Evidemment OUI il y a un risque à intervenir. Et OUI on peut AUSSI ramasser ses dents à la fin. Ou même finir en taule ou dans une urne. Si vous voulez des garanties, faut acheter des bagnoles Kia. Top garantie là-dessus. Mais m*rde, quoi.
Ciao ;)
David
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David, très sincèrement, les blagues grasses sur les femmes, ça me fait marrer. Je dis ça en tant que femme et féministe. Parce qu'en général entre un type qui fait du frottage ou du chuchotement et celui qui se marre en faisant des blagues de fesses, y a un monde.
Heureusement il y a aussi plein de mecs qui comme toi sont assez baraqués pour nous défendre sensibles à la cause féminine. Y compris parmi ceux qui font des blagues grasses.
Pour en revenir à la question de l'éducation, je pense que les parents (et autres éducateurs : personnels des écoles par exemple) ne sont pas assez sensibilisés à ce problème.
Une maman ou un papa va dire à son gamin "Ne vole pas, voler c'est mal" ; le parent n'aura pas l'impression de traiter son gamin de voleur en lui expliquant cela mais de faire de la prévention. Un parent ne dira pas, par contre, "Ne te montre jamais agressif avec une femme pour satisfaire tes envies" à son ado. Et s'il le faisait, le parent aurait l'impression de traiter son gosse de gros pervers voire de violeur en puissance...
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On est vraiment face à un problème d'éducation.
A force de regarder nos pompes, les gars, on va finir par se voûter tellement qu'on va avoir le cul à l'air.
Concernant l'education, parlez en aux jeunes generations, vous seriez surpris.
Y a pas que du mauvais. Y en a qui se bougent, y compris des "BG". Demandez a un gars qui sort de taule comment sont traités les pointeurs.
J'ai vu plusieurs groupes de jeunes a capuche mettre la pression a des gars qui avaient mal evalué le contexte.
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Prendre un vélo plutôt que des transports en commun pourrait pas être une solution? (sans compter les nombreux avantages du vélo: économie, sport, indépendance vis à vis des transports en commun etc)
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C'est vrai que tout ce qui touche au sexuel est un truc encore vachement tabou en France. En parler vraiment je veux dire. Et en même temps, dans le langage courant il y a tellement de violence sexuelle "implicite" qu'on ne le regarde même pas.
"Je me suis bien fait niquer". "Il a pris cher dans le cul"... etc. On utilise souvent de manière complètement interchangeable "gagner/dominer" et des verbes synonymes de l'acte de pénétration.
Si, en parallèle, on ne donne pas aussi aux gamins des outils cognitifs pour faire la différence entre la métaphore un peu trash et ce qu'on peut réellement faire ou pas, c'est facile de les programmer à trouver la violence sexuelle normale... sans s'en rendre compte. Et je parle pas de la pornographie ultra trash et violente, parfois à base de persuasion et de manipulation ou carrément de violence physique qu'on trouve partout, gratuitement, à partir s'une simple recherche google (même avec un filtrage modéré activé il sort des trucs incroyables).
Essayez de faire une recherche de SVT sur la reproduction des mammifères en utilisant google, juste pour voir.
Et pis oui, je suis d'accord avec toi, Cocoeau. C'est tellement inimaginable que notre propre enfant puisse faire ce genre de trucs qu'on n'ose même pas y penser... enfin en général. Et pourtant, n'importe quel mec, sans éducation, n'est rien d'autre qu'un paquet de testostérone et de pulsions. Un primate de base. Comme tous les autres. Moi le premier... Sauf que j'ai appris, déjà, à respecter les autres. J'ai appris l'empathie. J'ai appris la bienveillance. Et j'ai appris que tout ça c'était ENCORE PLUS IMPORTANT quand la personne qu'on a en face est vulnérable / moins solide / moins équipé pour la baston...
Mais bref on part en c*u!lle au niveau des HS là. Et c'est de ma faute en plus. La gueule du taulier, garant de la loi et de l'ordre ::)
Ciao ;)
David
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David, j'apprécie ta façon de remettre les choses en perspectives sur les violences "courantes" subies par les femmes mais je voudrais remettre les choses en perspective : je ne subis pas ça tous les jours ni même toutes les semaines. Ca tient plutôt du 2/3 fois par mois - cela dit, je vois souvent des filles être victimes de ce type de problèmes.
2/3 fois par mois, put**n, c'est presque toutes les semaines... non ?
Ca me donne des idées de taser tout ça. Un coup de taser sur une b!te inopportunément sortie de sa braguette, ça doit bien, bien, bien calmer :o
;#
David
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La violence sur les femmes, elle est bien plus souvent due aux proches que dans le "domaine" public.
Une femme meurt tous les trois jours en France , tué par son conjoint. on en est (très heureusement loin ) d etre a ce point dans les transport en commun..
le gros problème d éducation commence déja ici, si un type ne respecte pas sa propre femme, ou la mere de ses enfants, comment voulez vous qu il respecte une inconnue?
On est plusieurs papa a avoir une ou plusieurs filles, et moi ça me fout un stress pas possible :'(
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Ca me donne des idées de taser tout ça. Un coup de taser sur une b!te inopportunément sortie de sa braguette, ça doit bien, bien, bien calmer :o
(http://www.abwehrspray.com/images/product_images/popup_images/21_1.jpg)
:)
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le gros problème d éducation commence déja ici, si un type ne respecte pas sa propre femme, ou la mere de ses enfants, comment voulez vous qu il respecte une inconnue?
Et comment voulez vous que ses enfants respectent les femme puisque déjà leur père ne leur montre pas l'exemple ?
D'où ma réaction de vieux dinosaure con tout à l'heure. A notre époque, nos parents nous apprenaient à respecter les femmes en commençant par notre mère et nos soeurs.
Ca empêchait pas les tarés, les viols, les mains aux fesses mais insulter une femme n'était pas normal car on devait les respecter.
aujourd'hui, tu n*ques ta mère, t'enc**es ta soeur et tu traites de s***ope n'importe quelle femme dans la rue, alors pourquoi pas de frotter à elle si t'as envie ou faire une tournante, puisque ce sont toutes des s**opes et qu'elles aiment ça.
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Oui et non.
Dans le métro, t'as des bandes de jeunes qui se mettent autour d'une jeune fille et t'en as un qui commence à la coller, à se frotter et les autres rigolent. "Moi je suis le male Alpha et je me tape qui je veux".
Et si tu interviens, les autres de la bande te démontent la tête.
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Je n'ai jamais été confrontée à des meutes de frotteurs. En général le profil type c'est un homme plus agé (pas forcément de beaucoup, entre 30 et 45 ans), seul, parfois très bien sapé parfois d'aspect plus louche.
Idem pour les chuchoteurs, j'ai même eu droit à de vieux pervers. Ceux là font encore plus flipper je trouve, parce que y a quelque chose d'encore plus malsain, presque pédophile quand un type de 75 ans dis des insanités à une étudiante tout juste majeure :o (même si dans le cadre de la loi, ce n'est pas considéré comme tel).
EDIT : j'avais fait une faute de frappe.
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Kovaks: Comme Musher; je parles bien du cas du train, etc,
pas de la sale cave glauque.
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Bref, tout ça pour dire que -- même si les héros peuplent abondamment les cimetières -- on a aussi le genre de monde qu'on mérite. Et je pense qu'avec la puissance physique vient aussi une grande responsabilité.
A force de regarder nos pompes, les gars, on va finir par se voûter tellement qu'on va avoir le cul à l'air.
Evidemment OUI il y a un risque à intervenir. Et OUI on peut AUSSI ramasser ses dents à la fin. Ou même finir en taule ou dans une urne. Si vous voulez des garanties, faut acheter des bagnoles Kia. Top garantie là-dessus. Mais m*rde, quoi.
Personnellement je suis de cet avis.
Je trouves simplement inconcevable qu'une femme se retrouve en détresse, et qu'elle ne puisse compter sur aucun soutien masculin, au contraire!
En faite, ce qui me fait le plus hurler, c'est, en définitive, leur impuissance: si elle font un scandale, c'est pour leur pomme, si elle utilise un artifice pour repousser sa peut se retourner contre elle aussi...mais m*rde!
Alors, personnellement, j'étais pas spécialement au courant de ce genre de pratiques, mais à l'avenir, quand je serais dans les transports en commun, ben c'est un truc que j'aurais à l'oeil.
Ca va pas changer le monde, mais sa contribuera, à mon niveau, à le rendre moins merdique.
Tcho
Hugo
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A force de regarder nos pompes, les gars, on va finir par se voûter tellement qu'on va avoir le cul à l'air.
:doubleup: :doubleup: :lol: :lol: :lol: Ca c'est un truc a se faire tatouer ;D
Mais c'est tellement vrai dans les grandes villes malheureusement... Pareil qu'Hurgoz, a mon niveau j'essayerais d'y surveiller maintenant, même si je prend jamais les transports en communs et je ne suis quasi jamais dans une grande ville. Mais les différents témoignages des demoiselles ici présentes font froid dans le dos, j'imaginais pas une telle fréquence.
L'an passé j'avais déjà été choqué de voir cette vidéo : Harcèlement de rue (http://www.youtube.com/watch?v=TazhIzP5cx8)
C'est un extrait d'un journal télévisé, j'avais vu le film complet de Sofie Peeters moi, les commentaires dans l'extrait la sont assez " soft " en comparaison du reste... >:( >:(
Edit : celle la aussi de vidéo, reportage d'envoyé spécial en 2013, ou il est question des frotteurs également... : http://www.youtube.com/watch?v=2zcGAXBYlMI >:( >:(
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Salut tout le monde.
Hier en lisant ce sujet, j'ai pensé à quelques filles que j'avais connues, qui attiraient tout ce que la testostérone a de moche, notamment une ex qui me racontait régulièrement le soir ses mésaventures de la journée.
Et puis j'ai pensé à ma copine, me disant qu'elle ne me parlait jamais de ça, me demandant si elle subissait ce genre de trucs aussi : chuchotages, frottements, phrases obscènes. Alors je lui ai parlé de ce sujet, et elle l'a lu.
Résultat : "non, ça m'arrive jamais". Elle a passé 29 ans de vie à Paris, puis banlieue parisienne, puis à Lyon, donc on ne peut pas dire qu'elle ait exactement évolué dans des environnements protégés. Elle se déplace le plus souvent seule, y compris tard le soir, et elle connaît par-coeur non seulement le métro mais aussi bien des lignes de bus. Elle ne porte pas de combo talon haut/minijupe/décolleté-tellement-profond-que-si-tu-tombes-dedans-tu-te-casses-une-jambe/ongles-rose-fluo-qui-brûlent-les-rétines, mais elle est loin d'être fringuée comme un sac. Et elle entend régulièrement des petits commentaires, mais plutôt gentils, à distance respectueuse et sans agressivité, genre "je vous trouve très belle mademoiselle", donc c'est pas non-plus le total dégoût face à sa mocheté qui tiendrait les frotteurs-chuchoteurs à distance.
Du coup, je ne sais pas précisément décrire ce que c'est. Elle ne sait pas le dire non-plus. La seule réflexion qu'elle ait eu c'est : "je fais vachement attention à qui je laisse s'approcher de moi". Quoi qu'il en soit, il y a quelque chose dans l'attitude qui évite de se faire user par le mépris jeté à la gueule à tour de bras. J'aimerais bien mettre le doigt dessus, parce que ça, sûrement, ça peut alléger le quotidien de celles qui le reçoivent.
(hs : quant à la fausse alliance, ça n'a jamais tenu les prétendants honnêtes à distance ; surtout pas les plus cools d'entre eux, le genre attiré par la difficulté :closedeyes:)
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Je trouves simplement inconcevable qu'une femme se retrouve en détresse, et qu'elle ne puisse compter sur aucun soutien masculin, au contraire!
Ouep.
Ceci dit, même si ça, ici on est tous d'accord là-dessus, ça n'empêche pas qu'il faille AUSSI que les femmes aient des outils concrets et efficaces pour se défendre. Psychologiquement mais aussi physiquement. Et quelque part c'est lié... plus on a d'outils concrets moins on a l'impression de subir passivement et d'être à la merci de...
La vraie liberté, ça n'est pas de devoir dépendre du soutien d'un autre mâle pour se protéger d'un mâle tordu, AMHA. Même si techniquement ça fonctionne, ça devient un problème logistique... et ça déplace le problème.
Bref, tout ça pour dire que, pour recentrer le sujet sur du technique... j'ai 2-3 pistes de réflexion. Sans garanties évidemment...
1) pour les frotteurs / chuchotteurs dans un lieu public, un mec seul, isolé, alors qu'il y a plein de témoins, je pense que de soi-même jouer la victime horrifiée peut peut être marcher. Genre "oh mon dieu, attention il a ouvert sa braguette écartez vous !!!" en s'éloignant vite et en le montrant du doigt peut attirer l'attention sur lui suffisamment pour générer une réaction. Soit de sa part, soit de celle de gens autour. Quelqu'une a déjà testé ça ?
2) pour les meutes de rue... là je pense qu'il faut savoir ignorer... malheureusement. Perso je serais assez fan de grenades offensives lâchées dans le tas mais c'est pas politiquement correct ;) Ne pas défier, ne pas fuir... glisser vers la foule, la lumière, la présence d'autrui... comme moi je le ferais face à plusieurs adversaires potentiels qui seraient mieux armés. La tenue vestimentaire, le lieu, l'heure et l'attitude générale peuvent aider aussi, mais après ça limite encore la liberté et par principe ça me saoûle.
3) pour ce qui est de ces moments où on peut se retrouver seul(e) avec un ou plusieurs adversaires qui ont déjà pris la décision de violer/tabasser, on a un choix à faire, et qui sera forcément lourd de conséquences. Se laisser faire aura un coût psychologique ENORME, et il faudra le gérer réellement ensuite. Résister sera aussi risqué... ça pourra fonctionner mais peut-être pas... Arrivé là il n'y a plus de bonne solution. Mieux vaut prévenir que guérir. Et personnellement je prends tout un tas de mesures pour ne jamais en arriver à une situation où je suis coincé avec ou un plusieurs adversaires plus forts que moi. Si j'en arrive là, c'est que j'ai loupé plusieurs aiguillages avant... et donc à partir de là il faut faire au cas par cas. Et si à ce moment là je décide de contre-attaquer, ça sera avec le plus de vice, de surprise, de rage et de cruauté dont je serai capable sur le moment. Ca viendra de nulle part, et ça leur pètera à la gueule d'une manière tellement brutale que ça les électrisera. La première frappe devra être décisive, et donc je mettrai TOUTES les chances de mon côté pour qu'elle soit efficace, et sur une cible fragile et incapacitante. Genre un stylo dans un oeil, enchaîné par un stylo dans la gorge, etc. en mode machine a coudre, le tout avec des hurlements jusqu'à créer une brèche pour fuir. Pas très joli, mais c'est physiquement possible... reste une éducation à reprogrammer. Des années de "une fille ça doit être gentil et doux" à compléter par "sauf si c'est une question de survie".
Toujours tricher, toujours gagner... c'est d'autant plus vrai quand on est en situation désavantageuse. Les mecs, imaginez être coincés dans un endroit avec deux mecs qui font une fois et demi votre poids et qui sont plus forts, plus méchants et armés. Et vous partez avec plein de blocages en vous qui font que vous n'oserez pas facilement leur faire de mal, que vous ne vous sentez parfois pas capable de le faire, etc. Et vous n'avez aucun goût pour la bagarre a priori...
Je noircis un peu le tableau, mais c'est ça le cahier des charges...
David
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Du coup, je ne sais pas ce que c'est. Elle ne sait pas le dire non-plus. La seule réflexion qu'elle ait eu c'est : "je fais vachement attention à qui je laisse s'approcher de moi". Quoi qu'il en soit, il y a quelque chose dans l'attitude qui évite de se faire user par le mépris jeté à la gueule à tour de bras. J'aimerais bien mettre le doigt dessus, parce que ça, sûrement, ça peut alléger le quotidien de celles qui le reçoivent.
Si je puis me permettre, ayant eu la chance de rencontrer madame Karto deux fois, mes impressions sont simples et claires.
1) c'est une femelle alpha. Pure et dure. Elle est détendue, souriante, elle se tient droite, est alerte, présente à son environnement... et on sent clairement qu'elle ne se laisserait pas surprendre facilement... et qu'elle en a encore sous le pied pour péter un plomb au besoin, même si elle n'est pas dans la provoc. Y'a un juste milieu dans son attitude qui est vraiment dans le "j'ai pas peur et je peux tuer" et "je ne justifie en rien qu'on m'emmerde, je suis sympa".
2) Elle est allée voir la mort en face et elle est revenue. C'est difficile à expliquer mais ça se sent. Les gens qui ont été jusque là, généralement, ils dégagent un truc en plus, et je pense pas que ça puisse se travailler sans y aller vraiment. Y'a une lueur noire au fond des yeux. Y'a une immobilité rigide de l'âme qui se dévoile dans l'opposition, même pour des conneries... Pour l'anecdote, la grand mère de mon ex avait fait pas mal de résistance, dans sa jeunesse. Elle a frôlé la mort une fois ou deux. Elle a fait péter des trucs avec les mecs et tout. Alors elle arrivait, avec son déambulateur, 40kg, peinant à se déplacer, courbée et tremblottante... et là, Elba, ma chienne speed s'approche d'elle et lui fait une fête, manque de la bousculer, tout ça.
Elle a lâché un "non mais oh !!!" tellement intense que toute la maison a tout arrêté, respiration, coeur, pensée comprise. La chienne s'est assise et a pissé par terre de peur. Moi je me suis raidi et j'ai tourné la tête vers la source de "ça". Reconnaissant ce même "truc" que j'ai senti chez plein de vétérans, plein de survivants, plein de gens qui ont frôlé ou donné la mort...
Je ne sais pas réellement l'expliquer. Je le connais, ce truc. Je le reconnais... mais je pense qu'il faut avoir vraiment vu la mort, la vraie, de près pour puiser là-dedans.
Donc c'est pas utilisable pour tout le monde, et heureusement. Mais madame Karto a ça. Et ça se diffuse autour d'elle, même quand elle est relax et qu'elle déc*nne.
Je dis souvent "le seul bluff qui marche, c'est quand c'est pas du bluff"...
Ciao ;)
David
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BJR :up: Cela ferait un très bon sujet pour le prochain Carcajou ou pour le blog du Grand Manitou HN
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Mais il y a aussi des pervers plus discrets et bien plus agaçants, parfois même un peu effrayants :
- les "pervers chuchoteurs",
- les "frotteurs"
enfin, la situation que d'écrit Cocoeau dans ce qu'elle lance comme sujet, est désagréable......... mais elle ne parle pas de drame ou de crime.
il s'agit seulement d'imbéciles qui ennuient les autres avec leurs phantasmes.
moi, je trouves qu'elle a déjà de bonnes solutions et de bonnes attitudes.
il n'y a pas grand chose d'autres à faire....
ma compagne fait à peu prés pareil, elle lui passe un "saxo" devant toute monde, ou même si elle est seule dans la rue avec lui.
tout simplement, le ton qu'elle employe fait tout suite redescendre sur terre le bonhomme en lui rendant impossible la continuation de son imaginaire.
mais elle évite très soigneusement de le toucher, le bousculer, ...de donner quoique ce soit qui puisse lui procurer un appui pour développer de la violence.
à l'extrême, des nanas ont évitées des viols en parlant très froidement à leur agresseur.
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Jamais eu de problème en région parisienne ni à Rennes, mais à Metz, Quimper, Port-Louis, Lorient, et Brest. Peut-être une dizaine de fois en tout, entre mes 15 et 24 ans, et à priori je n'étais pas connu pour mes tenues vestimentaires affriolantes ;#
(Depuis, je suis hors jeu, j'ai fait une môme et je la trimballe partout, métro, gare, stop, Paris ou ailleurs, jour et nuit. Et même un primate qui oublie de penser avec son cerveau n'est pas assez con pour approcher une louve qui couve.)
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ça sera avec le plus de vice, de surprise, de rage et de cruauté capable sur le moment.
Pas très joli, mais c'est physiquement possible... reste une éducation à reprogrammer. Des années de "une fille ça doit être gentil et doux" à compléter par "sauf si c'est une question de survie".
Coup de bol, les femelles sont programmées pour les combats de survie (do or die) bien plus que les combats rituels.
Les males c'est l'inverse, rituel bien plus accessible que le combat de survie.
Concernant la copine de Karto, ou n'importe qui qui repondrait a ce type de description, ca me fait penser simplement a quelqu'un qui controle. ce qu'il (elle) communique au sens LARGE. Calme, confiant.
A Draven: Patrick a sorti un truc du style: "a force de faire l'autruche, on sort le cul de maniere aguichante."
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Tiens, vu qu'on en parlait... la fille d'un pote s'est fait agresser et détrousser par 6 jeunes connards dans le tram à Montpellier hier soir. Rame pleine de témoins. Personne n'a levé le petit doigt.
Mon pote, qui a plus de solutions que de problèmes (ancien para, CPIS, tout le bordel) est comme un lion en cage.
Je rêve du jour où, comme pour les premiers secours, 10 ou 20% de la population de ce pays sera formée à la self et sera capable d'intervenir...
David
David
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Y'a souvent ce seuil à franchir, avec les foules, d'initier une action forte et visible en responsabilisant les autres. Avec une action assez convaincue et une dose suffisante de leadership, on peut parfois vaincre l'hébétitude que cause la dilution de responsabilités. Ca m'est arrivé une fois à Paris, un noir tabassé par des skins un soir près du Pont Neuf. Grosse flaque de sang par-terre, skins qui tournent autour avec des tessons de bouteilles en main. Et les gens passaient à côté. Beaucoup, toute une cargaison de bateau mouche, tout le monde passait en les ignorant comme si c'était des chats qui se battaient. Mais dès que je suis rentré dans le truc et que j'ai mis une main sur une plaie du mec par-terre, j'ai reçu de l'aide. En quelques secondes la foule s'est réappropriée la démocratie, la scène s'est organisée, une masse critique de gens intervenaient constructivement pour aider le mec par-terre et les skins ont rapidement disparu.
Me semble que Corin a une histoire similaire avec une nana agressée dans un RER. Prendre la responsabilité d'être celui qui peut vaincre le premier seuil, celui de l'engagement de quelqu'un d'extérieur à la scène, avec l'espoir que ça décoince les autres. Ca m'intéresserait d'avoir des retours vécus sur ce phénomène là aussi.
Mais Montpellier c'est une ville de m*rde, pourrie de part en part et bonne à jeter en bloc. Y'a qu'une jolie fontaine à récupérer avant. Sérieusement.
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Tout le sud est à peu près dans le même état, mais bref...
Etre le premier à y aller, ça veut aussi dire prendre le risque d'être le seul. Ca m'est déjà arrivé et dans ces cas là tu prends cher aussi. Faut savoir communiquer, rameuter, faire du bruit... faut aussi savoir doser le risque intelligemment, en fonction des forces en présence, des regards échangés ou pas, de comment ça tourne.
Bref, pas simple. Mais plus on aura de gens qui savent se défendre, plus on aura de chance de pas crever tout seul.
Tchuss.
David
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Je rêve du jour où, comme pour les premiers secours, 10 ou 20% de la population de ce pays sera formée à la self et sera capable d'intervenir...
En portant secours à quelqu'un, normalement tu risques pas ta vie (et on t'apprends à ne pas te mettre en danger)
Ensuite, une femme, un enfant, une personne agée peut physiquement porté secours à une personne (psycologiquement, c'est une autre histoire).
Intervenir dans une baston, c'est pas sans risque et contre une bande comme on voit maintenant, même formé à la self (je dis pas un pro de la self), le risque de finir gravement blessé n'est pas anodin.
Quand j'étais jeune, si tu intervenais oralement pour calmer le jeu, on te disais de t'occuper de tes oignons et si tu intervenais physiquement, tu te prenais un coup de boule ou un bourre pif.
Là, c'est un cou de cutter au visage, à la gorge, une lame dans le ventre parce que tu as dit à des jeunes de se calmer.
Enfin chacun vit avec son vécu et ses peurs :-\
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Mais dès que je suis rentré dans le truc et que j'ai mis une main sur une plaie du mec par-terre, j'ai reçu de l'aide.
Je pense que c'est un peu différent. Tu n'es pas intervenu sur les agresseurs mais tu as porté secours à la victime.
Les agresseurs ne se sont pas senti agrésser. Est ce que ça aurait été pareil si tu avais essayé d'empêcher les skins de continuer à lyncher le black ?
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Intervenir dans une baston, c'est pas sans risque et contre une bande comme on voit maintenant, même formé à la self (je dis pas un pro de la self), le risque de finir gravement blessé n'est pas anodin.
Ouais....mais pour ma part, rentrer la tête dans les épaules et tracer, sa me tuerait de l'intérieur aussi surement qu'un coup de surin en plein coeur.
Après, comme je le dis: j'ai pas d'enfants, pas de personnes à charge, donc mes décisions ne touchent "que" moi...
Tcho
Hugo
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Les agresseurs ne se sont pas senti agrésser. Est ce que ça aurait été pareil si tu avais essayé d'empêcher les skins de continuer à lyncher le black ?
Les mecs ont arrêté parce que j'étais sur le gars. Certes c'était là une violence de stigmatisation, pas une violence territoriale, dont les mécanismes sont profondément différents.
Mais qui a dit que, dans le cas d'une fille sous pression, je doive agir directement sur le prédateur ?
De toutes façons, honnêtement, on en arrive à des couches animales du comportement, à moins d'être très bien entraîné à la gestion de situations violentes. Chacun son animal intérieur. :)
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Tiens, vu qu'on en parlait... la fille d'un pote s'est fait agresser et détrousser par 6 jeunes connards dans le tram à Montpellier hier soir. Rame pleine de témoins. Personne n'a levé le petit doigt.
Je comprends le mouvement d'humeur. Normal. Et même plutôt sain.
Mais comme tu l'écris en substance quelques post plus bas, lever le petit doigt dans ce genre de situation, ce n'est pas si simple.
Surtout, on n'a pas forcément besoin de connaître les détails de cette histoire-là, mais selon que la jeune fille en question se fait "simplement" voler un ou quelques objets (un smartphone, par exemple, au hasard) ou se fait maltraiter physiquement (attouchements, coups, etc...), la réaction des témoins, ou de certains d'entre eux, ne sera pas la même.
6 jeunes détrousseurs de tram de Montpellier, ça risque bien d'avoir au moins quelques lames dans les poches (sinon déjà sorties).
Je ne prendrais déjà pas vraiment de risques pour protéger mon propre téléphone, il n'y a pas vraiment de logique à ce que je fasse a priori plus pour un tiers (même si ce n'est pas inenvisageable non plus).
Mais, face à des violences, à une réelle agression, ce serait forcément différent. Pour autant, quant au choix des modalités d'intervention, ça reste compliqué de trouver quelque chose de pertinent...
On peut déjà au strict minimum donner l'alerte...
Peut-être une piste, pour débloquer les choses, si on estime pertinent de faire plus que simplement alerter soi-même (mais jamais eu l'occasion d'expérimenter personnellement) : au minimum impliquer quelqu'un d'autre - qui si possible n'est pas seul et est situé à un endroit relativement "safe" - en lui demandant de donner l'alerte (au conducteur, en appelant la police, etc) pendant qu'on "intervient"... Peut-être aussi ensuite des trucs comme demander aux gens de tous filmer ou de prendre des photos avec leur téléphone.
Il me semble que l'idée doit être de commencer par "décongeler" les autres témoins en leur demandant des choses plus facilement accessibles qu'une intervention directe face aux agresseurs, des services plus difficiles à refuser également, et qui seront de nature à compliquer voire compromettre les plans des agresseurs.
Peut-être applicable par ailleurs pour la problématique initiale de ce fil, celle des frotteurs et chuchoteurs...
En fait, il me semble qu'il faut chercher, prioritairement et de façon générale, tout ce qui peut perturber les plans du ou des agresseurs, rendre ces plans plus compliqués, les compromettre, sans forcément partir dans une escalade violente...
Et solliciter l'aide des témoins en demandant de petits services, par une implication progressive ("ça ne vous dérange pas si je me mets ici à côté de vous ? Le monsieur qui est là me chuchote des choses bizarres").
Cordialement,
Bomby
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C'est peut etre pas si con l'ameri-do-te ;D
Face a un aggresseur qui tente la discretion, faire un max de bruit ca marche bien.
C'est un truc qui revient souvent dans ce types d'histoires, faut juste discerner si le contexte convient ou non.
Sur ceux qui font deja beaucoup de bruit "je vous nique tous", "y a qqun que ca derange?", etc etc; ca marche moins bien et c'est encore un autre type a gerer differemment.
Si on discerne une methode/intention, ne pas rentrer dans le jeu recherché fonctionne bien:
Si le gars chuchotte, ou se branle plus ou moins discretement, on le balance sans hesitation, avec les signaux bien clairs, on pointe du doigt, on regarde on s'eloigne, on gueule etc... On informe la foule qu'il y a un gars dangereux, meprisable, et profiteur.
Dans un soucis de territorialité, soit on affirme qu'on ne possede pas le terrain du tout (donc on a pas a nous affronter pour le recuperer), soit on joue la territorialité a fond, mais faut assumer. Le cas typique de la grande gueule, on s'eloigne, on signale, et il se fera tot ou tard serrer pas les policiers/agents.
Si intervention quand on est temoin(s):
- Rameuter du monde Bomby-style (telephone, contacter secu)
- Rameuter du monde plus "reactif". Typiquement chercher des gars confiants. Faut soi-meme etre convaincu donc convaincant.
Dire nan a un humain qui te demande de l'aide; c'est plus dur qu'ignorer un probleme dont on pense ne pas faire parti. A partir du moment ou tu demandes a quelqu'un de t'aider a intervenir, malgré lui, il portera plus de responsabilité que s'il avait juste tracé.
- Un truc qui a deja fonctionné, ignorer l'aggresseur discret (seul donc), et parler a la meuf d'autre chose. Ca a destabilise le type.
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Dans un roman français, il y avait une scène ou une jeune fille faisait fuir le "frotteur" et s'écartant et en disant bien haut et fort un truc du genre "celle de mon papa est plus grande!".
Les frotteurs et chuchoteurs ce n'est pas que DANS les transports, mais dans toutes les foules compactes: lieus de passage, files d'attente, salons et autres foires, etc.
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Bientôt des compartiments réservés aux femmes dans les transports en commun français ? C'est la solution retenue face au même problème en Egypte, Inde, Iran, Indonésie, Malaisie, au Mexique, au Brésil, aux Philipines, à Dubai, mais aussi au Japon et à Taiwan. Triste.
http://en.wikipedia.org/wiki/Women-only_passenger_car
http://www.lexpress.fr/informations/pas-de-bus-pour-les-machos_724216.html
Il n'y avais pas eu un truc un peu similaire de mis en place par la SNCF sur les trains de banlieue ? Une zone réservée aux femmes dans les wagons, nan ?
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J'interviens excessivement rarement ici, mais le sujet m'interpelle beaucoup, donc je vais essayer de faire un peu de signal ;)
Après presque 12 ans passés à Bordeaux, plutôt calme mais grande ville quand même et quelques incursions à Paris (je ne compte pas Marseille où je n'ai pas pris les transports en commun, pourtant j'aurais bcp à dire...), j'ai eu la "chance" de ne pas avoir vécu de telles situations. "Chance" entre guillemets parce que ce n'est peut-être pas uniquement une question de chance.
Je poste ici pour aborder le sujet sous un autre angle: éviter la réaction inverse de celle où, trop choquées, nous n'osons pas dire "stop" au bon moment.
Je suis, il paraît, une demoiselle (kof kof... ;#), pas particulièrement impressionnante mais pas petite, encore moins fluette, avec un regard de dogue dès que je passe le pas de ma porte et l'allure féminine et sexy d'un légionnaire en perm' :o Quoi, c'est pas mimi tout ça? ::) Mes parents se sont appliqués depuis que je suis petite à me prévenir des divers dangers auxquels j'aurais à faire face en tant que femme, tant mon père que ma mère, un tantinet surprotecteurs et paranos comme tout parent qui se respecte ^^ surtout ceux qui ont des filles.
Depuis le CP à peine, j'ai donc toujours été sur mes gardes (presque trop?), prête à balancer un coup de genou/pied bien placé selon la distance ou un coup qui fait vraiment mal, incapacitant dans la mesure du possible, enseignés par mon paternel, tout petit homme léger qui a dû apprendre à se défendre contre beaucoup plus gros que lui.
Je me souviens encore de mon premier jour au collège, où dans ma ptite tête, le premier qui s'approcherait à moins d'1 mètre se verrait valser. Parano vous dis-je.
Bref, je suis pas là pour raconter 3615 MYLIFE mais pour dire que ça aussi, ça peut être dangereux comme attitude, même si ça m'a rendue beaucoup plus ouverte à me défendre que la plupart de mes copines.
Je ne suis pas spécialement jolie (ni moche), ni vraiment féminine, et de fait, je me suis très très souvent retrouvée à me balader avec des copines plus attirantes que moi, qui elles, attiraient les ennuis sans rien faire de mal ni être provoquantes. Evidemment, mon sang ne faisait qu'un tour et le dogue que j'ai appris à être ne demandait qu'à mordre. Fort heureusement, je n'ai jamais eu à me battre mais ça aurait pu mal tourner bien des fois à cause de ma connerie et de mes provocations "viens-par-ici-que-je-te-pète-la-gueule-queutard-de-mes-deux" >:(
Une seule fois j'ai secoué un peu un bonhomme complètement bourré qui embêtait ma sœur et ma meilleure amie (pas agressif mais vraiment chiant, du genre à leur caresser les cheveux, presque s'assoir sur leurs genoux, etc.) Ma frangine a eu la seule bonne réaction de la matinée: elle est partie s'assoir plus loin. Ma meilleure pote protestait mais faiblement, se laissant emmerder (difficile de savoir quelle attitude adopter...). Au lieu de décamper avec elle, j'ai empoigné le type rudement en le plaquant contre la paroi du tram et lui ait signifié de nous foutre la paix. Bon, il m'arrivait au menton et faisait la moitié de mon poids... Mais ce n'est pas une raison et cela l'a d'ailleurs rendu agressif. Ce n'est que quand il est revenu à la charge que 2 mecs se sont occupés de l'éloigner, sinon je crois que je l'aurais réduit en bouillie. Et c'est débile et disproportionné :down:
Il est toujours difficile pour moi, qui suis pourtant une pacifiste convaincue et affable au quotidien, de trouver le juste milieu entre une conscience raisonnée des dangers et une méfiance excessive qui envoie assez bizarrement au type d'en face un signal inverse, celui de la baston.
S'il est bon de faire gaffe et de stopper une agression dans la mesure du possible, il peut être très délétère d'envoyer un message violent par son attitude/regard ou autre du genre "tu lèves les yeux sur ma copine, je te mets les c*uilles en pendentif". J'exagère un poil mais à peine. Par conséquent, j'ai essuyé des remarques/regards qui laissaient entendre que si bagarre il y avait, il(s) m'aurait(ent) frappé comme un mec. Pas bon ça... :down:
Je suis peut-être un cas à part mais j'aimerais avoir vos avis mesdemoiselles/mesdames, notamment celles d'entre nous qui n'hésitent pas à se défendre ou apprendre à le faire, qui n'ont pas peur de faire très mal si besoin mais qui trouvent d'autres parades face à ce genre d'agressions qui, si elles sont désagréables et traumatisantes, ne sont pas dans la même catégories qu'un viol/passage à tabac.
Je précise: plusieurs posts ont évoqué quelques solutions, comme taper la honte au gugusse devant tout le monde: mais quelle serait votre réaction, mesdames, si une femme se fait agresser devant vous par un frotteur/chuchoteur? Potentiellement, si on prend la place de ladite femme, on peut subir ce type au même titre... à moins de lui faire bouffer son engin mais c'est un poil excessif (quoique...). J'ai dis que j'étais non-violente ;#
[HS/on]
Vivre avec la pensée que tout mec est un violeur/agresseur potentiel et vouloir s'en prémunir peut rendre parano, et en même temps, il est tellement pénible et blessant de se faire traiter de féministe chienne de garde par des gars lambda, sympas au quotidien pourtant, qui considèrent que "bahhh, c'est pas si grave, t'es pas morte hein?! et pis, une femme qui se respecte pas, je la respecte pas non plus".
Dans le cadre de mon boulot (prof hist/géo), j'ai abordé ce genre de problématique avec mes élèves (14/17 ans), surtout en éducation civique. Pour les mômes, le plus terrible, c'est que si une fille se fait chahuter/agresser, c'est qu'elle l'a cherché, souvent. Et devinez qui est le plus dur envers les filles qui s'habillent sexy et/ou qui ont des mœurs libres? leurs congénères féminines... Je n'ai d'ailleurs jamais eu à déplorer, pendant les 2 trimestres ou j'ai enseigné l'an dernier, la moindre remarque ou comportement déplacé de la part des garçons, même dans la classe la plus difficile.
Difficile de leur faire comprendre que RIEN, JAMAIS, ne justifie une agression verbale/physique envers qui que ce soit. Et je trouve dommage de devoir leur assurer cette éducation, pour nombre d'entre eux, à la place de leurs parents...
[HS/off]
sonic.
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Si je devais intervenir, ne pas faire de la honte et de cette impression de souillure qu'une femme (humiliée par un gros porc ET qui ne peut/sait/ose pas réagir seule) peut ressentir un spectacle pour tout un tas d'inconnus serait très important.
Pas de cri "Rangez ça Monsieur" ou "Geronimo" mais toujours le "Stop" neutre.
Ou alors "Geronimo", mais juste quand c'est les copines, au moins t'es sûr de les détendre, de les faire se bouger et de les faire marrer. (et par la suite tu peux expliquer, rassurer, consoler, etc...)
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Tout le sud est à peu près dans le même état, mais bref...
Etre le premier à y aller, ça veut aussi dire prendre le risque d'être le seul. Ca m'est déjà arrivé et dans ces cas là tu prends cher aussi. Faut savoir communiquer, rameuter, faire du bruit... faut aussi savoir doser le risque intelligemment, en fonction des forces en présence, des regards échangés ou pas, de comment ça tourne.
Bref, pas simple. Mais plus on aura de gens qui savent se défendre, plus on aura de chance de pas crever tout seul.
Tchuss.
David
hs on: c est exactement ce qu a fait mon frero dans mon histoire avec mes voisins, il s est pointé la devant eux pour me sauver la couenne, et c est lui qui a fini sur un lit d hopital, un miracle que ses vertèbres ne se soit pas brisées tellement il a été violemment projeté. mais il l a fait, sans crainte, juste parce que moi je me faisais démonter.
A une époque pas si lointaine, on ne se posait pas la question de savoir si on devait défendre une femme se faisant agresser par des hommes, qu est ce qui a changé? pas les bg, pas la violence, ça existe depuis la nuit des temps..
Un matin a Lannion, je descends de ma voiture, j allais acheter des clopes. Et la je vois un grand mec coller une baffe magistrale a une nana :blink: la tete qui bouge et tout...
Alors, moi, meme si j etais pas super a l aise, le type était bien baleze, j interviens et dis au type de se calmer.
Lui n a rien dit, mais rien. par contre la fille m a dit d aller me faire encu*er ;# et que ça ne me regardais pas, puis "casse toi grosse mer*e ;# bref, je lui ai dit de bien continuer a se faire cogner sur la tronche et je suis partis devant les regards ahuris des "passants"..
-
My two cents :
Pour les frotteurs/peloteurs, testé dans les transports en commun et dans un bain de foule pour entrer à un concert :
L'aiguille à tricoter.
+ Pas chère, anodine, plusieurs tailles, matière plastique.
- Un peu longue quand on voyage minimaliste.
1. L'aiguille au coude
Une grande aiguille plaquée à l'intérieur du bras replié, le bout rond dans la main, la pointe dépasse de plusieurs cm dans le prolongement du coude. Un coup de coude. ( super en été, nul en hiver à cause des épaisseurs de vêtement ). Marche très bien dans le cas du mec littéralement plaqué sur le dos et qu'on a peu de marge de manœuvre avec son sac plaqué devant soi.
2. L'aiguille au poing
Bras le long du corps, aiguille dans la main on est à la hauteur de la cuisse. Un coup sec ne fait pas vraiment mal mais surprend suffisamment pour arrêter la situation et passer à la suite.
3. La "latte" impromptue
Une aiguille, c'est une tige flexible et fine (cinglante ? ^^). Il suffit de donner un coup sec sur la peau ou de la ployer vers la cible et de lâcher. Debout c' est difficile à faire ( je trouve ) mais ça fonctionne très bien avec le mec assis à coté qui s'est trompé de cuisse, ou d'épaule, ou les deux tant qu'à faire.
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Deux annecdotes dans lesquelles j'ai été "le gars coupable" :)
1. J'entre dans le RER, complètement dans mes pensées, et je m'accote à une "barre de métro" en mettant mes mains derrière le dos pour bien tenir la barre. Toujours bien perdu dans mes pensées, j'essaie de refermer mes mains sur la barre, mais quelque chose m'en empêche, alors je continue — lorsque j'entends une femme derrière moi, dire à son amie : « Il y a un gars qui est en train de me peloter ». Elle aussi était accotée et j'étais en train de lui toucher les fesses.
J'ai immédiatement enlevé mes mains, sans m'excuser, trop honteux pour dire quoi que ce soit ;#
2. Dans le bus bondé, je suis debout dans le passage entre les sièges. Je me rends compte à un moment que j'ai mon pénis bien collé contre le bras d'une fille assise, et qu'elle le sent nécessairement à travers le fin tissu de mon bermuda en lin. :huh: :-[
Les apparences même évidentes sont parfois trompeuses, et dans ces deux-là je plaide non coupable et demande à ne pas subir la peine de l'aiguille à tricoter. :closedeyes:
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Lui n a rien dit, mais rien. par contre la fille m a dit d aller me faire encu*er ;# et que ça ne me regardais pas, puis "casse toi grosse mer*e ;# bref, je lui ai dit de bien continuer a se faire cogner sur la tronche et je suis partis devant les regards ahuris des "passants"..
[HS]
Attention à ce genre de cas. Une connaissance flic de son état, lors d'une inter chaude sur un "différent familial" (traduire "un c*nnard en train de bourrer la gueule à sa femme "), se voit contraint de balancer le type au sol et de le maitriser. Son binôme gère la fille de la famille, en pleine crise de nerfs. Et là, on comprend pourquoi les inter à 3, c'est mieux. La femme, celle qui se faisait défoncer le museau, arrive derrière le flic au sol, et le plante avec un couteau de cuisine. Chance, le GPB a grandement atténué le coup.
Bref, quand on intervient dans un différent "de couple", toujours se préparer à se battre contre 2. Y'a pas un méchant et une gentille, y'a un méchant et une inconnue. On la classe quand c'est fini.
On n'est plus dans les frotteurs, mais c'est bon à signaler.
[/HS]
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[HS]
Attention à ce genre de cas. Une connaissance flic de son état, lors d'une inter chaude sur un "différent familial" (traduire "un c*nnard en train de bourrer la gueule à sa femme "), se voit contraint de balancer le type au sol et de le maitriser. Son binôme gère la fille de la famille, en pleine crise de nerfs. Et là, on comprend pourquoi les inter à 3, c'est mieux. La femme, celle qui se faisait défoncer le museau, arrive derrière le flic au sol, et le plante avec un couteau de cuisine. Chance, le GPB a grandement atténué le coup.
Bref, quand on intervient dans un différent "de couple", toujours se préparer à se battre contre 2. Y'a pas un méchant et une gentille, y'a un méchant et une inconnue. On la classe quand c'est fini.
On n'est plus dans les frotteurs, mais c'est bon à signaler.
[/HS]
@MrFroggy et Kovaks : Merci du rappel même si on sort effectivement du sujet du fil. Pour mémoire, un fil précédent plutôt intéressant était consacré précisément à cette problématique spécifique des violences au sein d'un couple et de l'emprise du conjoint violent sur l'autre: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,39455.0.html (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,39455.0.html).
Cordialement,
Bomby
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Dans le bus bondé, je suis debout dans le passage entre les sièges. Je me rends compte à un moment que j'ai mon pénis bien collé contre le bras d'une fille assise, et qu'elle le sent nécessairement à travers le fin tissu de mon bermuda en lin. :huh: :-[
A mon humble avis, c'est sur le fait que ce genre de contact puisse être non-intentionnel que jouent les "frotteurs"... Mais selon les récits que j'ai eus, et les filles me corrigeront au besoin, c'est pas juste "je me tiens debout et mon pénis touche la fille sans que je fasse attention"... C'est plutôt en mode langoureux / insistant, genre chien sur la jambe. Et de temps en temps, y'en a qui sortent carrément le matos.
Bref, AMHA pas vraiment de doute possible sur tes intentions et même si la fille a pu être très mal à l'aise déjà, je ne pense pas qu'elle ait forcément eu de doutes sur tes intentions. Et ça, quelque part, ça fait une grosse différence, je pense, du point de vue de ta "victime".
Si au moment où tu t'en rends compte, tu arrêtes immédiatement le contact, l'air de rien, ou alors que tu t'excuses carrément, la fille sera peut être toujours mal à l'aise et toi aussi, mais elle se sentira au moins respectée...
David
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Deux annecdotes dans lesquelles j'ai été "le gars coupable" :)
Quand par mégarde, ça t'arrives (et tous ceux qui utilisent quotidiennement les transports en commun ou les lieux avec une foule compacte risquent de se trouver dans cette situation)
si la fille se pousse, tu vas pas te recoller à elle.
En plus "l'engin" n'a pas la même "consistance" entre le type qui involontairement effleure une fille avec et celui qui va s'exciter sur une fille.
Elle va être gênée mais pas salie. Comme la fille qui se fait surprendre par un arrêt brusque et qui atterrie sur le type assis en face d'elle avec la poitrine sur son visage. Les deux prennent un phare (Ok le mec n'aurait pas du être assis en face d'une fille debout et aurait du lui proposer sa place assise)
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HS :
(Ok le mec n'aurait pas du être assis en face d'une fille debout et aurait du lui proposer sa place assise)
Une fille peut aussi rester debout, faut pas déconner, nous ne sommes pas un sexe faible. ::)
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HS :
Une fille peut aussi rester debout, faut pas déconner, nous ne sommes pas un sexe faible. ::)
HS : Et notre éducation (ou ce qu'il en reste), le plaisir de se lever et de laisser sa place à une jolie fille, t'en fait quoi ?
Pfff, tout va à l'eau ;D
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Et les moches peuvent rester debout... ;#
(j'en suis à mon quatrième café ce matin et pas moyen de me mettre à bosser, y'a des jours comme ça, pardonnez les HS en série sur un sujet qui tourne un peu en rond)
À l'aiguille à tricoter toute seule sans tricot au bout, je préfèrerai l'épingle à quilt, plus maniable, et on peut facilement protéger la pointe en cas de bousculade en refermant l'épingle. Si besoin d'une pointe plus longue, il y a les épingles de sureté de grande taille qu'on utilise également en tricot. Là aussi, il y a moyen de protéger la pointe rapidement en cas de mouvement de foule.
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Et de temps en temps, y'en a qui sortent carrément le matos.
Des fois y'a même pas besoin de le sortir.
Dernier reportage vu sur le sujet.
Le mec collait une femmes lors d'un salon en extérieur (genre salon du cheval ou tout le monde est tourné vers le manège).
Les flics l'observe puis l'interpèle.
Lorsqu'ils se mettent un peu à l'écart, pour le fouiller, ils se rendent comptent qu'il avait coupé l'intérieur des poches de son grand manteau (vous savez celui de Colombo).
Mais il avait aussi coupé son pantalon en faisant un V qui allait des 2 passant de ceinture centraux jusqu'en bas de la brayette (type cuissarde), afin d'avoir le matos toujours à disposition, en mettant simplement les mains dans les poches. :blink:
Le mec s'astiquait tranquilou, coller à madame, pendant que celle-ci regardait une toute autre monture.
Qui a dit que rien ne valait le "do it yourself"? :glare:
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Bon pardonné moi, je côtoie peu les transports publique. En plus je ne suis pas une fille...
Mais sachant qu'un individu pris dans une situation qui le dépasse a peu de prise sur lui-même.
Ne serait il pas envisageable de prendre comme "bouclier" le premier quidam venu?
Je précise de suite que je ne suis pas un maître en self défense...
Mais psychologiquement ce peut être efficace.
Du style: Monsieur! Cet homme me tripote (ou me fait) des propositions indécente!
L'individu a peu de risque de refuser. Non? Pris par surprise il se retrouve en position de vous défendre?
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La base de ta solution, c'est se reposer sur les autres.
Ca peut fonctionner, mais j'enseignerai jamais ca en tant que base.
Ca peut par contre etre incorporé, genre pousser (avec une aiguille, j'suis sur qu'on economise vachement de temps a faire des tractions et des dips) tout en gueulant les faits.
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[...]Si au moment où tu t'en rends compte, tu arrêtes immédiatement le contact, l'air de rien, ou alors que tu t'excuses carrément, la fille sera peut être toujours mal à l'aise et toi aussi, mais elle se sentira au moins respectée...
[...] Elle va être gênée mais pas salie. Comme la fille qui se fait surprendre par un arrêt brusque et qui atterrie sur le type assis en face d'elle avec la poitrine sur son visage. Les deux prennent un phare (Ok le mec n'aurait pas du être assis en face d'une fille debout et aurait du lui proposer sa place assise)
Merci pour vos réponses rassurantes 8)
Donc ce que j'en retiens : simplement s'excuser comme on le ferait pour n'importe quelle situation aussi gênante.
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Tiens, vu qu'on en parlait... la fille d'un pote s'est fait agresser et détrousser par 6 jeunes connards dans le tram à Montpellier hier soir. Rame pleine de témoins. Personne n'a levé le petit doigt.
Mon pote, qui a plus de solutions que de problèmes (ancien para, CPIS, tout le bordel) est comme un lion en cage.
Je rêve du jour où, comme pour les premiers secours, 10 ou 20% de la population de ce pays sera formée à la self et sera capable d'intervenir...
David
David
un gars que je connais, qui a sensiblement le même profil, a eu le même type de problème avec trois abrutis consanguins un peu trop avinés et entreprenants avec sa fille dans une fête de village ... ça a méchamment dérapé dérrière (expédition punitive et l'un des trois gugus s'est retrouvé en slip à 10 bornes de chez lui, sur une montagne).
je dois dire qu'étant père aujourd'hui, même si c'est pas une solution (violence toussa), ça a largement détendu
l'atmosphère autour de la jeune fille...
mais comme tu le dis, ça ne fait que déplacer le problème. il eut été préférable que la petiote en question sache éviter la situation qui craint ou se protéger seule.
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Yo,
Je suis tombé sur cette vidéo qui m'a rappelé ce topic. Elle inverse les rôles entre l'homme et la femme, plaçant un homme dans une société matriarcale avec les problèmes que peuvent rencontrer aujourd'hui les femmes.
http://www.konbini.com/fr/tendances-2/court-metrage-roles-masculins-feminins/ (http://www.konbini.com/fr/tendances-2/court-metrage-roles-masculins-feminins/)
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Yo,
Je suis tombé sur cette vidéo qui m'a rappelé ce topic. Elle inverse les rôles entre l'homme et la femme, plaçant un homme dans une société matriarcale avec les problèmes que peuvent rencontrer aujourd'hui les femmes.
http://www.konbini.com/fr/tendances-2/court-metrage-roles-masculins-feminins/ (http://www.konbini.com/fr/tendances-2/court-metrage-roles-masculins-feminins/)
Oui cette vidéo est incroyable. Incroyable parce qu'hormis le viol, les situations (insultes, mépris et regards) sont courants et les femmes que je connais les ont déjà rencontrées et les rencontrent au quotidien.
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Sujet très intéressant et malheureusement très triste et bien dommage que les hommes soit si....... >:(
bref, juste un petit lien sur un super projet basé sur des histoires vraies : http://projetcrocodiles.tumblr.com/
Intéressant pour tous ceux qui ne sont pas au courant des problèmes, plus nombreux qu'on l'imagine pour les femmes aujourd'hui. Un dessinateur mais en image des histoires vraies, arrivées aux femmes. Les hommes sont tous dessinés sous la forme d'un crocodile, gentil ou méchant, c'est au lecteur de choisir.
Courage à vous les filles, je suis le premier à penser que les hommes sont tous des .... et le dire tout les jours à ma moitié.
p.s: désolé si ce n'est pas parfaitement dans le sujet mais au moins ce faire une idée de ce qui ce vit.
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Courage à vous les filles, je suis le premier à penser que les hommes sont tous des .... et le dire tout les jours à ma moitié.
C'est cool, en tant qu'homme, de se sentir apparenté à des détraqués pervers :)
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[...]et bien dommage que les hommes soit si....... >:(
Courage à vous les filles, je suis le premier à penser que les hommes sont tous des .... et le dire tout les jours à ma moitié.
Salut Hérisson
Je disconviens respectueusement :)
Si les hommes sont tous des... qu'est ce qui empêche de penser et de dire que toutes les femmes sont des ..., tous les blacks des..., tous les blancs des.., tous les vieux des..., tous les jeunes des..., etc. ?
Tu vois l'idée ?
Pour ma part je crois qu'une minorité d'homme (de sexe masculin) sont des ..., mais ils occupent tellement "d'espace" qu'on a l'impression qu'ils sont très nombreux.
Mais j'enfonce une porte ouverte :closedeyes:
A +
l'Humain
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Oui je suis totalement d'accords, tout les hommes ne sont pas des ..... :lol:
Mais j'entends par là une grosse majorité.
Je reste persuadé qu'il y en a beaucoup, plus qu'on ne le pense et qu'il y en a de plus en plus. Comme le soulignait David et d'autres, il y a un gros problème d'éducation et suis pas sûr que pour le moment ça évolue dans le bon sens.
Je commence à être hors sujet et j'arrête là.
Mais j'aimerais avoir l'avis et le retour de la gente féminine : en tans que femme, quand vous voyez ça, qu'est ce que vous faites ? vous est il déjà arrivé de voir et aider une femme dans le besoin ?
La méthode qui semble être retenu ici, outre l'aiguille, est le stop ferme et définitif. J'ai toutefois l'impression que beaucoup n'osent pas, ou ne trouvent pas la force de s'affirmer.
Personnellement, en tant qu'homme, j'ai peur d'envenimer les choses et me retrouver les dents sur le bitume.
Je me demandais si en se soutenant entre femme ce ne serait pas "plus facile" et "moins" à risque pour la suite. J'ai l'impression que si je m'interpose, c'est beaucoup les hormones qui vont parler et que par principe de "c'est moi qu'ait la plus grosse", vas pas y avoir de discussion. Alors qu'une femme, j'ai quand même le sentiment qu'on a moins tendance à taper dessus avec un non ferme et définitif, surtout si elle est soutenue ou si c'est une autre femme qui joue ce rôle.
Tout ça pour dire, qu'en tant que personne extérieure qu'est ce qu'il est bon de faire ? Si on peut pas toujours compter que sur soi, comment je peut aider au mieux ?
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Yo,
Mais j'entends par là une grosse majorité.
N'y vois rien de personnel Hérisson, mais ce propos là, pour moi, c'est juste de la m*rde!
Sur quels chiffres t'appuies tu pour tenir se genre de propos? Ton ressentis? Tu m'excuseras, mais c'est méchamment subjectif.
Sa n'apporte rien au débat, dans le sens où, nos tendres moitiés n'ont aucune idée, au moment où elles sont emmerdées s'il y aura des mecs bien ou des cons autours d'elles....
Maintenant, je vais te donner une grande vérité: la majorité des cons, sont cons...mais n'est pas toujours con celui qu'on pense ;)
Du coup, je pense qu'en effet, il faut trouver des idées pour leur donner le moyen de s'en sortir sans soutien...c'est plus un question d'autonomie en faite.
Tcho
Hugo
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Courage à vous les filles, je suis le premier à penser que les hommes sont tous des .... et le dire tout les jours à ma moitié.
Je serais tenté de dire "halte à l'auto-flagellation"!
Ceci dit, il est vrai qu'il y a beaucoup d'éléments dans notre société, tel que ce film (http://www.konbini.com/fr/tendances-2/court-metrage-roles-masculins-feminins/) qui pourraient pousser à presque avoir honte d'être un homme...
Alors, que chacun commence par être fier de ce qu'il est dans le respect de l'autre et on aura déjà bien avancé!!!
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Mais j'entends par là une grosse majorité.
Je reste persuadé qu'il y en à beaucoup, plus qu'on ne le pense et qu'il y en a de plus en plus. Comme le soulignait David et d'autres, il y à un gros problème d'éducation et suis pas sur que pour le moment ça évolue dans le bon sens.
Pas de statistiques à proposer mais sincèrement je ne crois pas que ça soit une majorité. Mais bon...
Question : y en a t-il réellement de plus en plus ou bien est ce que les femmes parlent plus facilement ? Quel est le rôle du couvercle de plomb qui pèse sur le corps des femmes en les condamnant de porter une part de la responsabilité de leur propre agression (fut-elle simplement verbale) hier encore plus qu'aujourd'hui?
Je crois aussi qu'il y a un gros problème d'éducation. Les femmes apprennent dès l'enfance à se méfier, mais les hommes n’apprennent pas, ou pas assez en tout cas, à identifier les situations où ils deviennent des agresseurs. Sans parler du simple respect dû à la personne humaine.
Je me demandais si en ce soutenant entre femme ce ne serrait pas "plus facile" et "moins" à risque pour la suite.
Pas convaincu. Tout dépend du mec qui est en face, de la présence ou non de comparses, etc.
J'ai l'impression que si je m'interpose, c'est beaucoup les hormones qui vont parlé et que par principe de "c'est moi qu'est la plus grosse", vas pas y avoir de discussion.
Bin il ne tient qu'à chacun de se contrôler et d'adapter sa conduite aux circonstances. Tout en retenant que rien n'est écrit d'avance.
Alors qu'une femme, j'ai quand même le sentiment qu'on à moins tendance à taper dessus avec un non ferme et définitif, surtout si elle est soutenue ou si c'est une autre femme qui joue ce rôle.
Non. Juste non. Être femme ne protège absolument pas de la possibilité de prendre un coup par un harceleur éconduit. Mais si elle n'est pas seule, effectivement il y a s'en doute moins de risque.
Tout ça pour dire, qu'en tant que personne extérieur qu'est ce qu'il est bon de faire ? Si on peut pas toujours compter que sur soit, comment je peut aider au mieux ?
Pas de recettes à suivre... d'abord penser à soit : si on est accompagné d'enfants par exemple, ce n'est pas forcément le moment de jouer les chevaliers blancs.
Ensuite tout dépend des circonstances...
Surprendre, ne pas attaquer de front, ne pas remettre en cause la virilité du monsieur en face en lui laissant une possibilité de laisser partir sa proie sans perdre la face, etc.
Et surtout : ne pas détourner la tête si on peut agir !
Mais bon... toujours facile devant son clavier le cul bien au chaud.
l'Humain
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Il ne faut pas se foutre le doigt dans l œil, les femmes ont leur pourcentage d abrutis elles aussi .
Et si une majorité d hommes étaient de dangereux-dégénéres , on aurait pas loin de 10 millions de femmes battues.
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Rien de perso non plus et en ayant laissé passer 1H pour ne pas réagir trop à chaud. ;#
Mais j'entends par là une grosse majorité.
C'est clair : tous les arabes ne sont pas fainéants, tous les juifs ne sont pas radins, tous les blacks ne sont pas voleurs, tous les français ne sont pas racistes, tous ... mais une grosse majorité ... D'ailleurs je ne suis pas raciste puisque j'ai des amis arabes, juifs, blacks, français...
Désolé pour le coup de gueule (libre aux modos de faire le ménage), mais arrêtons cette bien-pensance politiquement correcte qui est en fait du sexisme à rebours contre les femmes (et les hommes, mais OSEF) !
Avoir des chromosomes XX ne transforme pas en pauvre princesse victime des pervers XY ayant besoin de la protection d'un chevalier blanc tout comme les chromosomes XX ne sont pas incompatibles avec la connerie, la violence psychique ou physique, la manipulation perverse narcissique et autres tares...
Dans les 2 cas il s'agit de minorités à l'échelle de la population ! Ces comportement sont inadmissibles et semblent se développer mais ils restent minoritaires sinon plus aucune femme ne pourrait fréquenter le moindre transport en commun vu qu'elles se feraient toutes agresser au moins 1 fois par jour vu qu'elles y croisent plus de 2 hommes !
Qualifier ce genre de comportement de "majoritaire" est également contre-productif en banalisant la chose : à quoi bon essayer d'éduquer les jeunes puisqu'une "majorité" se comporterait ainsi ?
Arrêtons cette catégorisation stérile (minorité, majorité, femme, homme, victime, bourreau...) qui enferme les individus dans des schémas mentaux tout en les étiquetant (cf. p.ex. le nombre de "victimes" ou d'"handicapés" refusant d'être réduits à ce statut).
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Pour reprendre la discussion sous un angle plus constructif :
Personnellement, en tant qu'homme, j'ai peur d'envenimer les choses et me retrouver les dents sur le bitume.
Il n'y a pas forcément besoin d'intervenir ou de s'interposer au risque de compliquer les choses.
Quelques fois une présence et un regard bien explicite peut faire comprendre :
- à la victime qu'elle n'est pas seule (et peut donc gérer la situation un peu plus en confiance)
- au pervers qu'il est découvert, minoritaire et en situation défavorable (alors qu'il se sentait justement en confiance)
Je me demandais si en se soutenant entre femme ce ne serait pas "plus facile" et "moins" à risque pour la suite. J'ai l'impression que si je m'interpose, c'est beaucoup les hormones qui vont parler et que par principe de "c'est moi qu'ait la plus grosse", vas pas y avoir de discussion. Alors qu'une femme, j'ai quand même le sentiment qu'on a moins tendance à taper dessus avec un non ferme et définitif, surtout si elle est soutenue ou si c'est une autre femme qui joue ce rôle.
Justement : sortons des schémas "gros bras", "hormones", "concours de b.te", "chevalier blanc"...
Toutes les femmes n'apprécient pas forcément qu'on essaye de régler "leurs affaires" à leur place lorsqu'elles sont importunées. Ça peut être perçu comme un manque de respect alors qu'un signe de soutien sera moins intrusif.
(Ceci n'est évidemment pas un encouragement à la passivité si la situation dégénère réellement.)
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On revient dans le vrai questionnement et la vraie raison d'être de ce fil les copains ?
Je suis tombée sur ce sujet :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=3478.5
Surtout, il faut un sens de l'à-propos, une réaction verbale ou physique absolument immédiate, pour que le contexte demeure, que le mec soit pris sur le fait, car ils développent des capacités hallucinantes de défilement. Si c'est trop tard, une seconde trop tard, le mec est loin et sifflote le nez en l'air, il faut le poursuivre, et il devient victime.
C'est là une grosse partie de mes questions et demandes finalement : comment développer l'assertivité, la self-confiance, la rapidité de la réaction, la spontanéité, le réflexe dans un situation qui prend la personne de cours, complètement sidérée, paralysée... je crois que c'est ça qu'il faut bosser, et je ne sais pas trop comment prendre l'affaire. Voilà tout. Je parle moins de technique combative que d'ancrer un schéma comportemental, de reprise de contrôle, c'est essentiellement psychologique en fait.
Ca a l'air super c*n ce que je dis pour un mec, mais je vous jure qu'un bon réflexe au bon moment transforme une agression verbale ou un attouchement en victoire au lieu du mal-être profond qui suit, de l'impression de salissure, d'impuissance, de colère, pendant plusieurs jours pour une femme.
Alors ça peut paraitre contradictoire ou en dehors de votre idée de la protection personnelle, mais pour beaucoup de femmes, je pense que cette self-confiance qui permet de pas subir ni verbalement ni physiquement, c'est fondamental, et je parle pas seulement de ce pays.
L'emphase est de moi.
edit : crossipostage avec Phil67
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Désolé que mon message est été mal perçus, je ne parlais que pour moi et mes proches et leurs histoires.
Maintenant pour revenir sur le vraie questionnement et le but du fil, est ce que faire l'idiot-bête ne pourrait pas aussi être une solution.
Faire semblant de ne pas comprendre et d'être très maladroite au point de mettre un coup de coude, ou un coup à un endroit bien placé, faire tomber la personne.... Si c'est à cause du bus/tram/métro que l'on à fait tomber le frotteurs ou pervers, ça évite peut être une suite, les gens autour ne seront pas choqué mais attentif à ce qu'il ce passe, on met de la distance entre nous et l'autre.
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Cavanus et David : en effet le frotteur, il se frotte voir sort clairement son engin (rare). Je me suis déjà retrouvée collée par des mecs qui n'avaient dans la foule pas d'autre choix et je ne les ai jamais engueulés ! Par ailleurs généralement le frotteur est excité, alors que tu ne l'étais sans doute pas sur le bras de cette demoiselle.
Concernant l'aiguille à tricoter, c'est vachement long, peu maniable à mon avis. Comme Lourse je serais plus adepte de l'épingle à nourrice qui se referme et évite donc de blesser un innocent.
Et concernant la réaction à avoir messieurs, à mon avis Phil67 a tout à fait raison : un regard appuyé au pervers n'entraine pas vraiment de risque pour vous, et la demoiselle se sentira respectée (agir directement, c'est lui dire implicitement "je te crois incapable de te défendre toi même !"). Bien évidemment si une fille est visiblement dans la m*rde, là il faut agir...
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De toutes façons le principes de proposer de l'aide ou de demander si ça va bien est le moyen le plus sur d'éviter les malentendus ou de rentrer dans une affaire privée où l'on est pas le bienvenu...
Dans le cas des pervers chuchoteurs et frotteurs ça peut suffire à régler le problème.
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Ce matin j'étais au volant de ma voiture, me rendant au boulot, arrêté au feux je remarque à 50 mètres de moi un groupe de sdf, 2 dames et un homme tous âgés de plus de 50 je dirais, en tout cas marqués par la vie. Etant le premier arreté au feux donc, j'ai une vue bien dégagée sur la scène, je constate que cet homme, est en train d'agresser physiquement une de ces dames qui je pensais être une de ses potes à la base, il l'a tirait par les cheveux assez violemment vers le bas, aucune réaction de l'autre femme assise sur le banc, bourrée ou pas difficile à dire.
Bref le feu passe au vert je décide de m'arreter à leur niveau et de klaxonner et gueuler un bon coup pour qu'il se rende compte qu'il est repéré, en espérant qu'il stoppe, tjrs aucune réaction , ni du gars ni de la femme assise, bref les voitures derrière moi me klaxonnent, impossible de rester là je décide donc de faire le tour du boulevard et de revenier à leur niveau pour me rapprocher et cette fois être plus insistant, cela me prend 3 minutes en gros, de retour, je constate en fait que ce porc était en train de forcer la pauvre femme à lui faire une fellation de force! toujours en lui tirant les cheveux et lui maintenant la tête, tout ça à 10h du matin en plein boulevard ! j'abaisse ma fenêtre et je lui gueule dessus: "arrête ça tout de suite, j'appelle la police! " le mec la lache, la femme s'enfuit en courant, lui se rassied tranquille a l'arrêt de bus , me tourne le dos comme si de rien n'était... J'hallucinais et en même temps j'étais révolté, je suis parti, d'une part je ne voyais pas trop que faire et de l'autre j'avais mon rdv 10 min plus tard. Je n'ai pas appelé la police sur le moment mais je compte bien me rendre dans un commissariat demain pour tout expliquer , je doute fort que la victime porte plainte mais bon au moins ce mec sera reperé.
Tout ça pour dire, que ça me choque, tout ces gens qui passaient à côté qui ne voyaient rien( ou ne voulaient rien voir), sdf ou pas c'est une question de dignité, respect, qu'aurais-je pu faire d'autre? je me sens nul, j'aurais du appeler les flics directement, seraient-ils venus s'agissant de sdf, alcooliques? intervenir physiquement? avec mon mètre 70 et 65 kg je vois pas trop... le mec ressemblait au père noël mais alcoolique et l'air pas franchement engageant.
Voilà, une scène que je ne suis pas prêt d'oublier :(
Manax
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Manax, ton témoignage me sidère. Non pas parce qu'un type force une femme, c'est malheureusement quelque chose qui arrive encore tous les jours en France. Mais plutôt parce que personne n'a eu le cran d'intervenir hormis toi... Pas de coups de klaxons, pas de cris, je ne comprends pas.
Mais par contre je comprends très bien que tu n'ai pas voulu te mêler physiquement a tout ça. D'abord parce qu'il peut s'agir de personnes violentes, ensuite parce que ce n'est pas en te faisant démonter que tu aideras cette pauvre femme.
Je pense que ta réaction a été bonne parce que :
- tu as permis à la victime de fuir. C'est à mon sens le point essentiel : comme dans le cas d'un accident, la première chose à faire est de protéger les victimes.
- tu ne t'es pas mis en danger, en gardant tes distances et en restant dans la voiture.
- tu n'as pas été violent. Le fait de te battre pour protéger quelqu'un c'est dur à expliquer aux yeux de la loi, tout comme la légitime défense, et tu aurais pu te retrouver au tribunal...
Par contre, tu aurais à mon sens du appeler la police le plus vite possible. Ils ne seraient pas forcément intervenus, mais tu n'avais rien à perdre à le faire.
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Je déterre ce sujet car je tombe sur une page de conseils en BD (et le site entier est intéressant car basé sur des histoires personnelles) concernant Que faire en tant que femme victime de harcèlement de rue/type qui se frotte à toi/j'en passe et des meilleures.
http://projetcrocodiles.tumblr.com/post/78830110539/le-site-hollaback-clic-avec-sa-page-comment
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C'est la troisième fois sur ce fil que cette BD est citée ;)
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:-[ oups !
Hé bien je ne peux que dire : les solutions citées sur cette BD vaut mieux aller les voir sur les sites liés en dessous de la BD. (prendre l'information à la source).
Et pour note, cette BD pose un problème de mansplaining : c'est un homme qui explique aux femmes quoi faire.
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J'ai deux témoignages qui font froid dans le dos :
Je ne vais pas tout raconter du premier, car il est vraiment très très choquant (j'y pense souvent depuis qu'on me l'a raconté, et je me sens vraiment mal) et j'aurais l'impression de faire le journaliste qui tombe dans le sensationnalisme en prétendant informer. Bref, dans une rame de métro bondée un type a fait quelque de sexuel très poussé, quelque chose de très humiliant et sale, à une amie d'une amie. Elle venait d'entrer dans la rame quand c'est arrivé et est sortie à la station suivante pour vomir. Je pense qu'elle aurait dû lui vomir dessus plutôt que de prendre la peine de sortir... Le pire dans tout ça ? PERSONNE n'est intervenu... Je ne connais pas cette fille et je n'ai pas posé de question là-dessus car j'étais déjà très bouleversé et qu'en plus c'est son intimité, mais je pense qu'elle doit se sentir vraiment très très mal...
Si je poste, c'est pour dire que PERSONNE n'a fait quoi que ce soit, alors qu'il était seul... Que dire ?
La deuxième situation est différente, car ce n'est pas une agression sexuel, mais elle concerne le statut de la femme : une amie prenait le métro un matin pour aller à la fac quand c'est arrivé : sans que rien ne l'explique, sans AUCUNE RAISON, sans même avoir échangé le moindre mot, un homme a collé une gifle horriblement violente à la femme qui était face à lui. Celle-ci n'a donc pas pu la voir venir, elle était occupé à toute autre chose. Il s'agit d'une violence gratuite, que je trouve abominable et surtout effrayante. Personne n'a compris quoi que ce soit. La fille était effondrée, sous le choc et le douleur j'imagine.
Cette fois les gens sont intervenus : ils l'ont mise à part, l'ont rassurée, réconfortée. À la station suivante tout le monde est sorti.
Personne n'a joué le justicier, n'a puni le mec (qui n'a pas porté d'autre coup) ni quoi que ce soit. Je comprends, mais j'hésite à approuver. Toutefois, je ne leur reproche absolument pas. Et puis "nul n'est censé faire justice soi-même".
Bref, tout cela fout les jetons. J'en ai d'autres des comme ça, et je ne parle pas des témoignages d'insultes et de frotteurs dont j'ai pu entendre parler... Monde de m*rde.
Ces deux là montrent que parfois les gens sont là pour vous, et d'autres fois non... Question de chance. Autant ne pas se reposer là-dessus.
Une dernière chose, très importante : INFORMATION À COMMUNIQUER À VOS ADOLESCENTS !!! PRÉVENTION :
Je suis étudiant en master pour devenir maître d'école, et un de mes profs fait des recherches sur les "jeux dangereux" (jeu du foulard, etc) et il nous a parlé d'une pratique qui se répand dans les établissements du secondaire (collège, lycée) : des groupes de garçons qui poussent des filles à leur faire des fellations. Les gamins ne considèrent pas qu'il s'agisse d'un "jeu" plus grave qu'un autre, car pour eux la fellation forcée n'est pas du viol. Évidement, les victimes n'en parlent pour la plupart du temps pas...
Que donnera cette génération dans quelques années ? En attendant, c'est toujours les filles qui trinquent...
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:lol:
J adore la réactivité de l éducation nationale:"un phénomène qui commence à se répandre "
C est pas contre toi Joca mais ça fait plus de 10 ans que la fellation est mis sur le même plan que le roulage de pelle de mon époque.
C est les premiers signalements au procureur que j ai fait quand j ai commencé à bosser...
La faute a qui? Aux ados? Ou la société de conso place le corps et la sexualité comme une marchandise comme les autres ?
Là, oú je te rejoints c est la prévention.
Il y a pas longtemps j ai dû expliquer à une femme que non, son mari tout c*nnard qu il est n a pas à lui imposer une relation sexuelle et qui s'il la force bah c'est un viol, rien d autre. Malgré tout ce que j ai pu voir depuis que je bosse, ça fait toujours bizarre
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Oh tu sais, la réactivité n'est pas le seul problème, pas plus tard qu'hier j'ai eu le témoignage d'une instit' qui a elle aussi fait un signalement au procureur (pour des enfants, cette fois-ci...) et la réaction qu'a eu l'éducation nationale laisse franchement à réfléchir... Mais ce n'est pas le sujet !
La faute a qui? Aux ados? Ou la société de conso place le corps et la sexualité comme une marchandise comme les autres ?
Là, oú je te rejoints c est la prévention.
J'ai eu cette conversation il y a une heure avec des collègues, et on eu la même conclusion que toi. C'est évident.
Certains ont vu des collégiennes qui étalaient leurs prouesses sexuelles... Que dire ? Que faire ?
On tout cas, je sais qu'en tant que prof il faudra que j'en parle avec mes élèves... Mais il y a tellement d'autres sujets tout aussi compliqués !
Il y a pas longtemps j ai dû expliquer à une femme que non, son mari tout c*nnard qu il est n a pas à lui imposer une relation sexuelle et qui s'il la force bah c'est un viol, rien d autre. Malgré tout ce que j ai pu voir depuis que je bosse, ça fait toujours bizarre
Parler de sexe avec des potes de mon âge m'a plusieurs fois fait (re)prendre conscience qu'il y a toujours beaucoup de travail à (re?)faire... Quelle que soit la catégorie sociale, quel que soit le "niveau d'instruction".
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L'absence de réaction, c'est pas le pire...
http://www.madmoizelle.com/colere-harcelement-agression-sexuelle-239358 (http://www.madmoizelle.com/colere-harcelement-agression-sexuelle-239358)
Cela étant, l'insécurité du métro me pousse de plus en plus à utiliser le bus. On y est plus tranquille et sur les trajets que je fais ça n'est pas toujours plus long.
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Il y a pas longtemps j ai dû expliquer à une femme que non, son mari tout c*nnard qu il est n a pas à lui imposer une relation sexuelle.
J'ai deja eu vent d'un cas où une femme a porté plainte contre son ex mari car celui-ci n'avait pas eu assez de relations sexuelles avec elle durant leur mariage. Elle a eu gain de cause. Donc si un epoux doit satifaire sexuellement son épouse, j'imagine que la réciproque est vraie.
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Toute relation sexuelle non consentie (commise par "violence, menace, contrainte ou surprise" selon l'article 222-23 du code pénal) est un viol et peut donner lieu à une condamnation de l'agresseur, y compris au sein d'un couple (qu'il soit marié ou non).
Dans le cadre d'un couple on parle de viol conjugal. Un texte de loi de 2010 précise que l'acte sexuel forcé est un viol "quelle que soit la nature des relations existant entre l'agresseur et sa victime, y compris s'ils sont unis par les liens du mariage".
En revanche si le cas dont tu parles date d'avant 2010, je ne sais pas ce qu'il en est...
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Vef, tu fais une grosse erreur d interprétation.
Je te parle d un type qui a demandé une fois "gentiment" et la deuxième fois a maintenu sa femme avec un main à la gorge et de l autre essayé de glisser son zguégue par la force dans sa femme. Avec les la gamine qui dormait à coté.
Désolé des mots crus mais c est ça un viol. On est loin du devoir conjugal.
Marié ou pas marié, je ne vois pas ce que ça change. Quand une femme du non et même surtout si elle dit non, il faut respecter ce choix. Même si ton orgueil de mâle dominant en prend un coup.
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Heu, oui, grosse erreur d'interprétation de ma part. J'étais parti sur le "devoir conjugal" qui n'a effectivement rien à voir avec ton exemple. Désolé :/
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BJR http://crackrockmountain.tumblr.com/post/79452376073/edit-du-17-mars-ici-derniere-mise-a-jour-a HN
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Rémi Gaillard à dernièrement fait une caméra cachée nommée "Free Sex" ou il fait semblant d'avoir un rapport sexuel avec des filles dans la rue en jouant avec l'angle de la caméra...hilarant :glare:
Ce cher Gaillard se défend en affirmant que toutes les femmes de la vidéo on accepté la diffusion. j'estime quand même qu'il fallait leur demander la permission avant. et il ne parle surtout pas de celles qui ont refusées.
Banalisation du viol, bienvenu dans mon siècle.
Voici un lien d'une blogueuse qui lui répond :up:.
http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/ (http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/)
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http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/ (http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/)
BJ :up: HN
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http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/ (http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/)
Intéressant. :up:
Ici aussi c'est intéressant : http://www.lindecise.com/je-nai-pas-ete-violee/
Rien n'est simple... ;)
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L'article de l'indécise a été retiré : https://twitter.com/lindecise/status/452888783168749568
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L'article de l'indécise a été retiré : https://twitter.com/lindecise/status/452888783168749568
Oui c'est dommage de s'autocensurer sous la pression. Pourtant dans ce billet, il n'y avait rien de bien méchant.
En gros cette jeune femme rappelait que tous les hommes n'étaient pas de violeurs. Que c'était même une infime minorité. Et donc qu'être suivi par un homme ne voulait pas dire ipso facto que l'on était en danger. Et que pour sa part, elle n'avait jamais eu de problèmes.
Tout au plus osait-elle rappeler qu'elle pouvait apprécier qu'un inconnu l'aborde (avec tact), qu'on remarque qu'elle ait fait des efforts sur sa tenue ou qu'on lui fasse un compliment bien tourné.
Visiblement des propos totalement irresponsables aux yeux de certain. :closedeyes:
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Merci Kilbith pour ton lien : j'ai eu la chance de lire l'article hier soir avant qu'il ne soit retiré.
En effet, vraiment pas de quoi fouetter un chat et frappé au coin du bon sens. Un simple petit rappel de quelques évidence que j'avais déjà évoqué (de façon moins diplomatique et argumentée ;)) : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,64416.msg507767.html#msg507767
Dans un sens il était même rassurant... jusqu'à ce que la dictature nauséabonde de la bien-pensance frappe encore en poussant à la pire des censures : l'auto-censure.
On vit une époque de plus en plus formidable pour la liberté d'expression ! :down:
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C'est seulement que j'ai lu le sujet avec attention (j'ai apprécié le site et la BD donné en lien par Némorale plus haut) et que j'ai donc demandé à ma femme si elle avait déjà été "agressée". Que ce soit dans la rue ou dans les transports en commun.
Elle m'a répondu : non.
En creusant, elle se souvenait bien de deux ou trois pénibles ou exhibitionniste honteux éconduits. D'un peu plus de sifflements, mais que dans l'ensemble les remarques étaient plutôt flatteuses.
En creusant encore dans ses souvenirs :
Elle avait seulement entendu une copine de la gym qui lui avait dit qu'une copine s'était faite importuner dans les transports en commun par un "gros lourd insistant". Qu'un type était intervenu, comme il se doit, pour lui signifier qu'il dérangeait "la demoiselle" et que cela s'était terminé en pugilat où le malotru avait morflé. Un truc banal arrivé à une copine d'une copine.
D'un seul coup je me suis dis que ce n'était peut être pas si courant que ça. Ou que je vis dans un endroit très calme. :huh:
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Franchement, c'est courant. Vraiment. Toutes mes amies/copines/collègues ont déjà été agressées (*). On ne parle entre nous que des cas qui dépassent la norme quotidienne.
Par exemple, parmi tant d'autres, je me souviens d'un type qui m'a abordée dans une rue sur un trottoir étroit, en me confirmant qu'il me suivait depuis 30 minutes. (La rue montait, impossible de courir pour le distancer et je l'entendais ahaner depuis 30 minutes, effectivement.)
Il voulait mon numéro/me revoir/etc. Ensuite, il voulait me raccompagner chez moi, et j'habitais la rue suivante.
Je rentrais du travail. La petite largeur de trottoir faisait qu'il était proche de moi, j'avais peur que devant mon refus il ne m'agresse physiquement, qu'il sorte par exemple un couteau. (Je suis paranoïaque mais cela m'était arrivé auparavant).
J'ai réussi à m'en débarrasser en rentrant dans le métro, en attendant un moment avant d'en ressortir pendant qu'il tournait le dos car il était resté sur place. Je me suis payée la bonne montée d'adrénaline.
C'était il y a 10 ans, ce n'était ni le premier, ni le dernier. Mais celui là, je l'ai raconté à mes amis. (Ah et je rentrais du travail, vous devinez donc que j'ai refait ce trajet de nombreuses fois avec le "risque" de retomber sur cette personne).
Je passe les commentaires d'hommes sur ma poitrine, par exemple une fois, à 13 ans, quand je traversais à un feu, ils étaient en voiture. Je n'ai pas trouvé cela flatteur du tout.
Et je prétends que cela m'est arrivé parce que je suis une femme.
Soit les femmes n'y prêtent plus attention ou le minimisent (les hommes qui te sifflent, te font des commentaires sur ta tenue), soit elles finissent par se protéger et éviter d'y être confronté au plus en adoptant des conduites de détournement.
(*)Pas au même niveau d'agression : pour moi un type qui te sort un commentaire sexuel (t'es bonne, ou sal*pe) en passant à côté de toi, c'est déjà une agression.
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Soit les femmes n'y prêtent plus attention ou le minimisent (les hommes qui te sifflent, te font des commentaires sur ta tenue), soit elles finissent par se protéger et éviter d'y être confronté au plus en adoptant des conduites de détournement.
Je me demandais...Pourrais-tu aussi concevoir que de nombreuses femmes/hommes trouvent cela flatteur dans la mesure où cela leur indique leur potentiel de séduction?
(Personnellement, que quelqu'un m'aborde dans un lieu public ne me gêne pas (ça m'est arrivé de recevoir des propositions explicites : homme ou femme), en revanche si je lui signifie que je ne souhaite pas aller plus avant, j'apprécie qu'il ou elle n'insiste pas outre mesure. On n'est pas dans un cas de raisonnement binaire oui/non).
Il en va autrement pour les "frotteurs" ou "pervers chuchoteur" dont il était question plus haut : eux transgressent réellement le libre arbitre de chacun (lier-ou pas-une relation).
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"T'es bonne."
"Jolis seins."
"Tu suces ?"
"Hey, gros cul ! Hey !"
=> je ne trouve pas cela flatteur. Et toi ?
Ce ne sont pas des compliments bien amenés qui te donnent le sourire mais des jugements de ton corps, comme s'il était à disposition de tous qui peuvent le commenter et en "profiter".
Et ce n'est pas une fois dans ta vie, c'est tous les jours quel que soit ta tenue vestimentaire. C'est la répétition qui entraîne le harcèlement. (voir http://www.madmoizelle.com/sexisme-ordinaire-camera-cachee-245184 pour le côté fun et http://fr.wikipedia.org/wiki/Harc%C3%A8lement_de_rue pour la définition).
(J'ai pensé à toi hier soir, quand un type m'a abordé, sous couvert de demander son chemin, il voulait que je le raccompagne chez lui dans son lit, et il reluquait ma poitrine de manière insistante. Je ne me suis pas sentie flattée du tout.)
Cela dit, je suis hors-sujet, puisqu'on parlait initialement des frotteurs/chuchoteurs qui ont une proximité physique avec leur victime.
Donc j'arrête sur le sujet.
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Les commentaires a voix haute sur le physique de la personne n'ont pas plus de raison d'être que les contacts physiques, c'est une agression dans les deux cas pour la victime, il n'y a que la manière dont sera " digérer " l'agression qui sera différente. Enfin a mes yeux, j'avoue de pas avoir souvent vécu l'une ou l'autre des situations...
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Un compliment doit rester respectueux.
Trois critères pour moi de respect dans ce "compliment" :
- Le vocabulaire. "T'es bonne" c'est pour un steak, pas pour une fille, et "gros cul" je vois ça plus comme une insulte que comme un compliment. On n'ajoute pas non plus "sal*pe" à la fin d'un compliment !
- Le volume. Si tout le métro / toute la place peut entendre le compliment, c'est gênant.
- Le fait de ne pas insister. Je réponds en général "Merci" accompagné d'un sourire à un joli compliment, mais je n'aime pas qu'ensuite on me dise "Je peux avoir ton numéro ? ton Skype ? ton Facebook ? Tu viens chez moi ?" ou qu'on ajoute à se compliment gentil un geste déplacé.
Mais loin de moi l'idée de dire que les mecs sont tous des cons violeurs sans aucun respect de la femme ! Et de même tous les mecs qui parlent à une inconnue ne le font pas de manière agressive. Heureusement.
Je suis assez d'accord avec le billet de Lindécise qui affirme qu'il ne faut pas se sentir menacée en permanence. Mais cela n'empêche que les agressions de ce type existe et que c'est chiant. Vraiment.
J'ai à la fois la chance et la malchance d'être plutôt conforme aux diktats actuels de la beauté : grande, fine mais avec quelques formes. Et je ne choisis pas ma tenue pour me protéger mais selon ce que je veux. J'estime que ça ne devrait pas entrainer de commentaires déplacés. En revanche je suis flattée quand comme ce matin un type que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam me dit "vous êtes belle !". Ca c'est appréciable, et généralement apprécié.
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(Préambule : Aucune intention de dénigrer ou minimiser... juste quelques interrogations et impressions personnelles un peu en vrac... en restant évidemment ouvert à un échange constructif.)
Franchement, c'est courant. Vraiment. Toutes mes amies/copines/collègues ont déjà été agressées (*). On ne parle entre nous que des cas qui dépassent la norme quotidienne.
J'étais curieux d'en savoir plus sur le milieu où "toutes mes amies/copines/collègues ont déjà été agressées".
Je pense avoir un élément de réponse :
J'ai réussi à m'en débarrasser en rentrant dans le métro,
C'est AMHA un facteur prépondérant pour expliquer les différences de perceptions : les risques ne sont pas comparables pour une jeune femme vivant dans une grande métropole en empruntant quotidiennement des transports en commun bondés et impersonnels ou une femme plus âgée vivant en province (je déteste ce terme) et n'utilisant pas de transports en communs (ou avec une ambiance générale moins tendue). La notion de "vivre ensemble" prend ici tout son sens.
Pour avoir évoqué la question dans mon entourage je suis plus proche de la perception de Kilbith (génération plus âgée et moins urbaine).
Qu'une association se baptise "Ni putes ni soumises" est révélateur du vécu de femmes dans certains milieux. Heureusement la majorité des femmes françaises ne sont pas dans cette situation, tout comme une majorité n'est probablement pas autant exposée aux comportements dénoncés dans ce sujet.
Je passe les commentaires d'hommes sur ma poitrine, par exemple une fois, à 13 ans, quand je traversais à un feu, ils étaient en voiture. Je n'ai pas trouvé cela flatteur du tout.
Et je prétends que cela m'est arrivé parce que je suis une femme.
Très fin... et encore pire pour une adolescente en pleine transformation physique (et à plusieurs gros c*** en voiture pour se donner de la prestance).
Je me suis pris des mains au c*l :blink:... heureusement pas par des hommes (mais je n'ai pas du tout apprécié la chose pour autant)... mais parce que je suis un homme (ça reste non représentatif et remonte à loin ;#).
Il m'est également arrivé de me prendre des regards "appuyés" assortis d'allusions un peu trop explicites : je ne l'ai pas non plus perçu comme flatteur. En revanche avec un peu plus de finesse et de discrétion je ne l'aurais pas ressenti comme une "agression" (minime pour moi en l’occurrence).
La connerie et le manque d'éducation sont des choses partagées par les 2 sexes. Les hommes ont un avantage physique, moins d'inhibitions et c'est un comportement socialement valorisant dans certains milieux. Mais l'alcool et/ou l'effet de groupe lèvent également les inhibitions chez les femmes.
(*)Pas au même niveau d'agression : pour moi un type qui te sort un commentaire sexuel (t'es bonne, ou sal*pe) en passant à côté de toi, c'est déjà une agression.
Aucun doute à ce sujet.
Ce ne sont pas des compliments bien amenés qui te donnent le sourire mais des jugements de ton corps, comme s'il était à disposition de tous qui peuvent le commenter et en "profiter".
C'est également une forme de négation de l'autre : réduire la personne à un support à fantasmes ou défouloir à frustrations.
Et ce n'est pas une fois dans ta vie, c'est tous les jours quel que soit ta tenue vestimentaire. C'est la répétition qui entraîne le harcèlement.
Heureusement que toutes les femmes ne vivent pas sous une telle pression quotidienne.
On n'ajoute pas non plus "sal*pe" à la fin d'un compliment !
Dans le sud-ouest "putaing, cong (http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Putaing-cong)" n'est pas une insulte. ;#
Dans d'autres milieux "sal*pe" est tellement fréquent qu'ils n'en perçoivent même plus la violence (surtout si l'étendue du vocabulaire ne dépasse pas le niveau de la maternelle).
Mais loin de moi l'idée de dire que les mecs sont tous des cons violeurs sans aucun respect de la femme ! Et de même tous les mecs qui parlent à une inconnue ne le font pas de manière agressive. Heureusement.
Je suis assez d'accord avec le billet de Lindécise qui affirme qu'il ne faut pas se sentir menacée en permanence. Mais cela n'empêche que les agressions de ce type existe et que c'est chiant. Vraiment.
Dommage que le billet en question ait servi de support à des polémiques stériles alors qu'il était frappé au coin du bon sens. Les plus virulents et intolérants étaient les défenseurs de la théorie de la "culture du viol" (pour reprendre leurs termes). Bel exemple d'ouverture d'esprit et de réflexion binaire...
Quelques pistes de réflexion :
* Est-ce que ce phénomène se développe ou est-ce qu'on ose enfin libérer la parole ?
* Est-il plus le fait de jeunes générations dans certains milieux ou se généralise-t-il (à toute la population et hors des grandes métropoles) ?
* Le prisme des blogs et de Twitter est-il vraiment représentatif du quotidien de la "française moyenne" ?
* L'approche du projet crocodiles (http://projetcrocodiles.tumblr.com) qui se veut au départ un site de témoignages (pour évacuer et partager) ne risque-t-elle pas d'inciter à la paranoïa, de banaliser la chose (comportement tellement "courant" qu'il en deviendrait "normal") et de compliquer le dialogue en stigmatisant tous les hommes ?
Personnellement je bloque sur cette vision totalement binaire (femmes vs crocodiles) et n'ai volontairement pas fait circuler le lien (bien que je comprenne sa logique en prenant le point de vue de la "proie" dans les BD). Transformer l'autre en animal (crocodile ici) est une technique utilisée depuis la nuit des temps pour nier son humanité (cf. propagande contre les boches, bolcheviques, juifs, noirs...).
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Phil67 :
- Avant de "sortir de ma campagne" pour les études, je ne vivais pas ça. JAMAIS. C'est évidemment en grande partie lié au milieu mais c'est aussi statistique ; il y a plus de monde dans une grande ville donc nécessairement plus d'agresseurs potentiels.
Je n'était pas non plus confrontée à des pickpockets dans ma campagne... Et il y a un point commun entre chuchotteurs, frotteurs et pickpockets : ils agissent dans des endroits bondés. Il n'y a pas beaucoup de transports dans ma cambrousse natale, et ils sont rarement bondés. Idem pour les grandes surfaces, les places publiques...
- Oui, c'est aussi en fonction de la femme : avant la puberté, rien d'attirant, donc pas d'agression. Passé un certain âge (ou plutôt un certain "air vieux" parce que certaines femmes de 60 ans ont l'air d'en avoir 40 et vice-versa) plus d'ennuis non plus.
- Je trouve le Projet Crocodiles intéressant dans ces buts mais affreux dans cette représentation binaire, en effet...
- Bien sur certains manquent de vocabulaire et emploient le mot sal*pe à tour de bras. Mais c'est une explication et en aucun cas une excuse. Et ça ne change rien au ressenti de la femme qui entends ça.
- La "culture du viol" existe ; c'est le fait de banaliser la violence aux femmes en les en rendant responsables. En revanche ce qui est faux c'est de dire que tout les hommes y participent. Et c'est également faux de dire qu'aucune femme n'y participe. Beaucoup de femmes diront à propos d'une fille qui porte une mini-jupe, qu'elle est "sapée comme une p*te". Tout comme certains hommes balanceront "Ouh, ces seins ! cette nana est une vraie p*te !"
Non, les gros seins ou la mini jupe ne font pas d'une fille une p*te. C'est ça la culture du viol...
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Heureusement que toutes les femmes ne vivent pas sous une telle pression quotidienne.
C'est toi qui le dis.
Combien de femmes ne s'habillent pas comme elles aimeraient, se contraignent dans leur tenue, leur positions, leurs attitudes pour éviter des remarques ?
Oui je vis en grande ville et je pense aussi que l'accumulation de personnes augmente les frictions.
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Combien de femmes ne s'habillent pas comme elles aimeraient, se contraignent dans leur tenue, leur positions, leurs attitudes pour éviter des remarques ?
Cet argument n'est pas une exclusivité féminine...
La vie en société induit des contraintes pour tout le monde en matière de comportement et de code vestimentaire. On peut le regretter, mais l'attitude inverse (invoquer la liberté de faire ce que l'on veut sans être l'objet d'aucune remarque) serait toute aussi déplacée.
Je précise que ceci n'est en rien une excuse pour les comportement agressifs, mais avec du bon sens, il est aisé de comprendre qu'une attitude qu'on considère comme banale peut être interprétée comme provocante par un quidam.
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C'est toi qui le dis.
Je ne suis pas le seul à le dire (y compris des femmes) et j'ai pris le soin d'employer l'adjectif "toutes" :
tout /tu/
Qui comprend l’intégrité, l’entièreté, la totalité d’une chose considérée par rapport au nombre, à l’étendue ou à l’intensité de l’énergie.
Combien de femmes ne s'habillent pas comme elles aimeraient, se contraignent dans leur tenue, leur positions, leurs attitudes pour éviter des remarques ?
Combien de fois dois-je mettre une cravate ou inversement une tenue négligée pour m'adapter au contexte ?
En revanche le contexte devient quelques fois nettement trop pesant sur les libertés individuelles : où placer le curseur ? Pourquoi une minorité agissante peut-elle imposer ses diktats par la peur ?
Oui je vis en grande ville et je pense aussi que l'accumulation de personnes augmente les frictions.
Tu / vous êtes donc nettement plus exposées que la moyenne (le cumul des villes de plus de 50.000 habitants représente ~25% de la population française)... ce qui n'excuse en rien ces dérives.
Un frotteur aura du mal à assouvir sa perversion en-dehors des heures de pointe dans des transports bondés. Idem pour des harceleurs ayant plus de libertés pour agir dans l'anonymat de grandes villes (ou pouvant se permettre d'agir ouvertement dans certaines cités).
mais avec du bon sens, il est aisé de comprendre qu'une attitude qu'on considère comme banale peut être interprétée comme provocante par un quidam.
Pour illustrer par un exemple dans l'autre sens : on s'est sentis "agressés" par des femmes en burqua (visage et yeux intégralement masqués + gants) dans un parc d'attraction (en Allemagne). Indépendamment de toute notion (pseudo-)religieuse ou politique, c'était ici une forme élémentaire de manque de respect des autres.
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Pour illustrer par un exemple dans l'autre sens : on s'est sentis "agressés" par des femmes en burqua (visage et yeux intégralement masqués + gants) dans un parc d'attraction (en Allemagne). Indépendamment de toute notion (pseudo-)religieuse ou politique, c'était ici une forme élémentaire de manque de respect des autres.
Elles vous en fait quoi?
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Elles vous en fait quoi?
Je pense, mais Phil67 confirmera, qu'il s'agit juste d'un exemple illustrant le propos d'Azur sur la subjectivité du ressenti que l'on peut parfois avoir au vue de la tenue de tel ou tel autre, par exemple en raison de son incongruité dans le contexte dans lequel on croise cet autre, ou en raison du caractère ostensiblement différenciant de la tenue portée.
Je ne pense pas qu'il soit plus utile ni pertinent de creuser cet exemple, volontairement inverse de ceux des tenues dites "légères" discutés préalablement dans ce fil.
Cordialement,
Bomby
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[HS]
Elles vous en fait quoi?
Question de contexte : dans un parc d'attraction (en Allemagne, burqua maintenant interdite dans les lieux publics en France).
Quid d'un groupe en tenue cagoulée ninja / GIGN / paramilitaire débarquant dans ce même parc, de punks à chiens au milieu d'une maison de retraite, de nudistes au musée du Louvre, de touristes en shorts dans certains pays (j'ai volontairement esquivé tout exemple religieux ou politique pour éviter les risques de dérapages hors-charte).
Fréquenter des lieux publics en Europe en se masquant intégralement est interprété par moi comme une forme de négation de l'autre en rejetant sa culture et le privant de toute possibilité d'échange d'égal à égal (communication non verbale par le regard et les expressions du visage).
[/HS]
EDIT : Croisement de messages : Bomby a tout dit (en termes mieux choisis).
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une tenue, une attitude, ca ne veut pas forcemment communiquer avec les autres:
une fille habille sexy ne veut pas forcement communiquer a tel personne un desir de faire aborder
un gars qui a une allure super confiante ne defie pas forcemment les autres mecs.
quelqu'un qui se tatoue peut ne pas le montrer aux autres.
On peut emettre des signaux, sans intention d'interaction derriere. meme si on sait que ce sera percu. Ca peut etre juste personnel.
Phil67, ca m'arrive d'etre couvert au visage (tissu sur le visage + capuche).
Je sais que ca plait pas a certains. je fais ce que j'ai a faire, et je ne me justifie pas.
Quand t'es pas de l'ethnie majoritaire, tu renvoies forcemment un signal de difference, de non-apartenance a un groupe; c'est la vie.
Au fond, je m'en bats severement les c*u!lles de l'habit des gens.
On pourrait sortir un exemple similaire au tiens: un groupe de personne dans un parc, ils parlent une langue etrangere. => rejet de communication avec les autres?
On va remplacer ton exemple par des gens masques/ deguises: on ne voit pas leur visage, donc leurs expressions faciales. Mais ils ne veulent peut etre pas communiquer avec les autres. et si ils veulent, ils rencontreront surement des difficultes. tant qu'ils font pas un pas pour se faire accepter socialement (post de Kovaks sur les fringues de survie)
Et je joue le jeu inverse: quand je suis dehors avec une lame, je ne la range pas devant des passants, ou des enfants. Par contre je m'assure de renvoyer des signaux clairements pas menacants.
Rien a cacher, je ne fais rien de mal.
Comme ca tu laisses une experience positive aux gens: ils partent d'un prejuge negatif et au final non, rien de mauvais ne s'est passe.
Ca doit developper une sorte d'acceptation.
Tout comme une nana dans une "societe de droits" (je sais pas ce que ca veut dire) devrait pouvoir se sapper libremment sans risque d'ennuis. sauf que c'est pas le cas dans le monde reel. Les temoignages feminins que j'ai rejoignent Nemorale.
Ce que je constate de mes yeux du comportement des mecs s'en rapproche (mais ils sont plus discret quand ils y a des tiers donc...)
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Salut :)
J'ai découvert cette plume hier soir et j'aime ENORMEMENT ce qu'elle raconte sur plein de sujets, y compris celui qui nous intéresse. Un bel esprit.
http://www.megaconnard.com/2014/03/harcelement-de-rue-ou-la-necessite-dun-peu-de-discernement/
Ciao ;)
David
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Megaconnard est intéressant pour sa disruption habituellement. Sur ce billet, il n'est pas vraiment innovant. Ce qui me gêne aussi, c'est de tout le temps prendre le point de vue d'hommes sur le sujet du harcèlement et des agressions dans la rue. Ce n'est pas le sujet de ce forum, alors si vous souhaitez que je développe, ce sera plutôt en privé.
Je tenais à porter à votre connaissance l'expérience d'un homme qui a usurpé une identité féminine sur un site de rencontres (lieu de communication aggressive et faussée, selon moi). Ce qui m'intéresse c'est son ressenti devant ce qu'il a reçu comme communication et messages. Il a été abasourdi et dépassé. Au point de cesser l'expérience assez rapidement.
(Faut-il que je crée un nouveau fil, car ce n'est pas dans la rue ?)
C'est en anglais : http://jezebel.com/man-poses-as-woman-on-online-dating-site-barely-lasts-1500707724
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Ouep.
C'est super intéressant.
J'avoue avoir fait le test moi-même et ici sur ce forum. Avec un personnage un peu provoc. Je m'attendais à avoir quelques plans drague bien pourris. En réalité j'ai surtout eu des messages de mise en garde de la part d'un des modos et de membres bienveillants sur la sécurité sur Internet... et aussi deux ou trois MP "amicaux".
Et un "très très amical" qui a fini par une invitation insistante à un chalet dans la montagne, puis devant mon refus à une sentence assez hallucinante du genre "faut pas allumer des feux qu'on n'a pas envie d'éteindre".
J'ai juste halluciné...
Si ICI, un forum super cool avec une haute teneur en modos et en gens bienveillants on a des trucs comme ça, j'ose même pas imaginer sur les sites de rencontre.
Bref... ce qui fait froid dans le dos encore une fois c'est la distance parfois très courte qui existe, chez certains hommes, entre le désir et la violence.
Y'a vraiment des mecs qui sont tordus du slip.
David
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David : wow, j'aurais pas cru ça ici, sur un fow' plutôt très bien modéré... Bref, cela étant, imaginez sur des forums de très grande ampleur - Doctissimo par exemple - le nombre de messages agressifs, voire de photos non désirées :o
Mais on s'éloigne du harcèlement de rue et dans les lieux publics.
Concernant les propos de Megaconnard, bien sur qu'un homme peut encore sourire dans la rue à une femme... Heureusement. Mon but en créant ce post n'était nullement de donner aux hommes la "peur permanente de mal faire" !
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Bien sûr que ton but n'était pas là.
C'est toujours pareil, quand on commence à gérer un problème on a un effet d'oscillation vers l'extrême inverse. Puis ça revient vers un juste milieu... ;)
Sinon pour la petite histoire, le mec agressif avec mon avatar féminin a été dégagé direct. Avec une petite leçon de morale ensuite... puis finalement le garçon montant sur ses grands chevaux a été invité à une rencontre en personne histoire qu'on en parle de visu.
Jamais plus eu de nouvelles... :D
Les tordus du slip ont en commun, et ça je l'ai SOUVENT vérifié, d'être lâches et minables. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils cherchent à agir impunément comme ça. En douce et sur quelqu'un qui aura du mal à se justifier et à se défendre.
Tout ce que j'admire chez l'être humain quoi. Le courage, la noblesse, la bienveillance désintéressée... tout ça... ::)
Ciao ;)
David
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Une partie de ce fil a traité de "comment réagir si vous voyez une femme se faire emm*rder". Je voulais y ajouter quelque chose suite à une mésaventure qui m'est arrivée ce matin...
La situation : un métro, un peu de monde mais pas bondé. Une jeune fille (je lui aurais donné 16-17 ans) est assise. A une station une bande de mecs du même âge à peu près monte, ils connaissent apparemment la jeune fille de loin (amis d'amis ou connaissances de lycée sans doute). Ils se saluent plutôt cordialement.
C'est là que ça commence à dégénérer.
L'un des mecs s'assoit sur les genoux de la fille, en lui disant "fait comme si on était intimes, vas-y embrasse moi" et en lui tripotant les seins. Au début elle rit - jaune, certes, mais je décide de ne pas intervenir.
Puis elle commence a protester, elle est visiblement mal à l'aise. Le jeune homme s'en fout totalement, il continue à la tripoter. Là j'interviens en ces termes :
"Hé, je sais pas si tu te rends compte que tu la fais chier, là, ta 'pote'. En plus t'as l'air con, tout le métro te regarde. Et elle aime pas ça. Allez lâche la."
Et là... Paradoxe étrange, la demoiselle s'emporte, me balance de "m'occuper de mon gros cul" et crache à mes pieds.
Dans une affaire de violence, il n'y a pas une gentille victime et un méchant agresseur. Il y a un agresseur et une inconnue. Cette inconnue, on ne sait pas - par définition - quelles peuvent être ses réactions. Soyez donc prudents et protégez vous vous-même.
Ici ce n'était qu'un peu de crachat. J'aurais aussi pu me prendre un pain.
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Yo,
Juste de point de vue, différents sur ta mésaventure (y a pas de bonnes réponse, hein: chacune amène juste à une situation différente:
- Agir comme tu l'as fait, c'est comme l'intervention d'une nation, sur le territoire d'une autre nation: soit elle agit en réponse à un appel à l'aide d'une population, soit elle agit parce qu'elle estime devoir...Dans le premier cas, l'action est le résultat d'un appel à l'aide, dans l'autre, d'une analyse et d'un point de vue sur une situation. Hors, notre point de vue n'est jamais omniscient, donc y a moyen de se prendre des murs
- Autre approche, sans rapport avec le précédent: en agissant comme tu l'a fait, tu as pris un risque, ok. Mais si la nana n'avait pas été du tout consentante, tu prenais le risque de la laisser devenir victime...
Et il doit y avoir d'autres analyses possibles de la situation. Le tout étant de prendre des choix avec lesquels on est en accord (et oui: on peu se planter... ;) )
Bonne soirée
Hugo
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"Hé, je sais pas si tu te rends compte que tu la fais chier, là, ta 'pote'. En plus t'as l'air con, tout le métro te regarde. Et elle aime pas ça. Allez lâche la."
1) Tu attires l'attention sur elle en parlant d'elle. la situation la saoulait peut etre, mais la tu lui mets la honte devant ses connaissances + les autres passagers = elle te renvoie la honte comme ca c'est plus elle qui l'a ;D
2) "T'es qui pour parler de moi !?"
- tu la juges
- tu la juge devant tout le monde
- en plus tu affirme/informe qu'elle a honte (faiblesse)
- les gens aiment pas etre jugé.
3) Au debut le gars qui l'a tripote, c'est lui l'attraction, ensuite tu la transforme elle en attraction dans un contexte pas plaisant mais en plus tu rends tout ca public, ca sort du cadre intime.
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Perso, j'ai pris le pli dans des situations comme décrites de m'adresser à celle (ou celui) que je considère comme la victime directement, comme si les autres n'existent pas en lui demandant si tout va bien.
Si tout va bien, je n'intervient pas, je n'ai pas eu "son autorisation". C'est dans tout les cas un bon moyen de prise de contact et de lui montrer que tout le monde ne se fout pas de la voir en galère.
Il faut bien sûr nuancer, vu la pression que subit généralement "la victime".
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Une partie de ce fil a traité de "comment réagir si vous voyez une femme se faire emm*rder". Je voulais y ajouter quelque chose suite à une mésaventure qui m'est arrivée ce matin...
La situation : un métro, un peu de monde mais pas bondé. Une jeune fille (je lui aurais donné 16-17 ans) est assise. A une station une bande de mecs du même âge à peu près monte, ils connaissent apparemment la jeune fille de loin (amis d'amis ou connaissances de lycée sans doute). Ils se saluent plutôt cordialement.
C'est là que ça commence à dégénérer.
L'un des mecs s'assoit sur les genoux de la fille, en lui disant "fait comme si on était intimes, vas-y embrasse moi" et en lui tripotant les seins. Au début elle rit - jaune, certes, mais je décide de ne pas intervenir.
Puis elle commence a protester, elle est visiblement mal à l'aise. Le jeune homme s'en fout totalement, il continue à la tripoter. Là j'interviens en ces termes :
"Hé, je sais pas si tu te rends compte que tu la fais chier, là, ta 'pote'. En plus t'as l'air con, tout le métro te regarde. Et elle aime pas ça. Allez lâche la."
Et là... Paradoxe étrange, la demoiselle s'emporte, me balance de "m'occuper de mon gros cul" et crache à mes pieds.
Dans une affaire de violence, il n'y a pas une gentille victime et un méchant agresseur. Il y a un agresseur et une inconnue. Cette inconnue, on ne sait pas - par définition - quelles peuvent être ses réactions. Soyez donc prudents et protégez vous vous-même.
Ici ce n'était qu'un peu de crachat. J'aurais aussi pu me prendre un pain.
Et ensuite, que s'est-il passé ? Le "tripoteur" a-t-il continué son œuvre ? La "tripotée" a-t-elle pu profiter de ton intervention pour reprendre un peu la main sur une situation qu'elle subissait?
Il est clair que tu n'as pas été payée de retour pour ton intervention (je pense que Verdugo, un peu plus haut, expose des raisons qui paraissent pertinentes pour cela), mais ça ne veut pas dire que, pour autant, ton intervention n'ait pas, malgré tout, servi celle pour laquelle tu a jugé bon d'intervenir.
C'est forcément compliqué.
Je trouve bien que tu aies pris une initiative... Ce n'était peut-être pas la meilleure, mais au moins c'en était une...
On peut d'ailleurs, une fois de plus, se référer à la notion fondamentale d'initiative, notion de base de tout raisonnement tactique (qui consiste grosso modo à toujours chercher à prendre et garder l'initiative, pour ne pas subir l'initiative adverse), ce qui est à mon avis valable qu'on soit déjà à un stade de violence physique ou non.
La jeune fille, ici, subissait totalement l'initiative déplacée du "tripoteur", et ne parvenait pas à s'en sortir. Personne d'autre ne prenant la moindre initiative, elle n'avait pas d'opportunité de reprendre elle-même la moindre initiative.
Ton intervention a créé cette opportunité. Et la fille a saisi l'initiative. Peut-être pas de la meilleure façon non plus, mais au moins elle l'a saisi. L'a-t-elle ensuite utilement conservée, l'histoire ne le dit pas. Mais au moins, elle a pu la saisir et tu lui as donné cette opportunité.
On en revient finalement dans ce genre de cas pratiquement toujours aux mêmes principes : il ne faut pas que le plan de l'agresseur puisse se dérouler sans anicroche. En quelque sorte, même si tous ne se valent pas, tout évènement disruptif peut sembler à priori bienvenu.
Après, tu indiques qu'apparemment la jeune fille et la bande de mecs concernée se connaissaient mais, forcément, tu ne peux savoir dans quel contexte ni tout ce que ça implique. Peut-être cette jeune fille est-elle quotidiennement exposée à ce genre de harcèlement pas les mêmes personnes, voire à des violences plus importantes. Auquel cas, elle a peu de marge de manœuvre et doit gérer au moins mal cette rencontre et ce comportement offensif et déplacé en fonction des rencontres à venir...
Ça peut aussi expliquer le cas échéant son attitude envers toi, attitude qui, dans une hypothèse de menaces quotidiennes de ce type, peut paradoxalement vous préserver un peu toutes les deux d'une surenchère violente de l'agresseur.
Sans même parler par analogie du syndrome malheureusement classique de la femme battue qui se retourne contre celui ou celle qui lui vient en aide, ou encore du syndrome également malheureusement classique du harcelé-racketté qui nie l'évidence par peur des représailles.
Cordialement,
Bomby
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Je n'ai en effet pas eu la réaction idéale. J'ignore quelle aurait été la réaction idéale...
Mais elle en a profité pour se lever, échappant au moins temporairement au type. En revanche je ne sais pas ce qui s'est passé après car je suis descendue. (ce n'était pas une fuite, mon arrêt arrivait. Non que j'aie besoin de me justifier mais pour clarifier la situation.)
Les mecs se comportaient avec la nana comme avec une connaissance vague, ils n'avaient pas l'air de se fréquenter régulièrement. Mais ça n'exclut pas une relation de violence permanente...
1) Tu attires l'attention sur elle en parlant d'elle. la situation la saoulait peut etre, mais la tu lui mets la honte devant ses connaissances + les autres passagers = elle te renvoie la honte comme ca c'est plus elle qui l'a ;D
2) "T'es qui pour parler de moi !?"
- tu la juges
- tu la juge devant tout le monde
- en plus tu affirme/informe qu'elle a honte (faiblesse)
- les gens aiment pas etre jugé.
Mon intention en disant cela n'était évidemment pas de lui faire honte ou de la juger. Si quelqu'un a une idée de ce que j'aurais dû dire, je suis preneuse.
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Plop,
C'est toujours facile les analyses a posteriori ;) mais puisque tu cherches des avis, je te donnes le miens.
Si tu as dis texto ce que tu retranscris, je vois quelques problèmes...
- Tu ignores la fille, en t'adressant à son "copain" tu la zappes complètement, je comprends que ça l'ai énervée.
- Tu insultes son "copain", tu es une inconnue, elle fait front avec celui qu'elle connait.
- Tu interviens avec une intention maladroite, tu veux manifestement aider mais en fait tu provoques le mec, t'as de la chance qu'il se soit pas foutu sur ta peau.
- Au final, tu te met en danger pour des broutilles.
Pour ta prochaine fois, si je peux te proposer quelques conseils:
- Analyse bien s'il faut intervenir, vu les moeurs des jeunes à notre époque, perso j'aurai laisser faire, tu lui aurais laissé un peu de temps elle lui aurait peut être broyer les c*u!lles.
- Commence par un "Salut/Bonjour", c'est ce que font les gens civilisés et attend un retour, laisse la répondre et fais en focntion.
- N'ignore personne, si tu rentres en communication avec un groupe assures-toi d'avoir capté tout le monde et que tout le monde t'ai capté en retour.
- N'insulte personne, tu ne peux pas calmer le jeu si tu jettes de l'huile sur le feu.
- Affiche clairement tes intentions, si tu proposes ton aide ou une "diversion" il faut que ça sonne comme ça et pas comme une provocation.
- Soit clair dans ta tête sur ce que tu pourrais avoir à faire si ça tournait mal et que ça devenait physique.
Mes 2 tickets T,
Arnaud.
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BJR "Broutilles" ? HN
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La situation : un métro, un peu de monde mais pas bondé. Une jeune fille (je lui aurais donné 16-17 ans) est assise. A une station une bande de mecs du même âge à peu près monte, ils connaissent apparemment la jeune fille de loin (amis d'amis ou connaissances de lycée sans doute). Ils se saluent plutôt cordialement.
C'est là que ça commence à dégénérer.
L'un des mecs s'assoit sur les genoux de la fille, en lui disant "fait comme si on était intimes, vas-y embrasse moi" et en lui tripotant les seins. Au début elle rit - jaune, certes, mais je décide de ne pas intervenir.
Puis elle commence a protester, elle est visiblement mal à l'aise. Le jeune homme s'en fout totalement, il continue à la tripoter.
Et en posant la question à la jeune femme ?
J'imagine une accroche par le regard et même des signes (si le type ne te voit pas) pour dire : "ça va ?"
Et ensuite s'adresser à la jeune femme ?
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Bon n'imaginez pas non plus toutes les façons de les castrer hein. On est passé d'un monde dominé par les hommes à un monde dominé par les femmes (ça va de paire avec le commerce pour moi, le modèle économique) et actuellement ceux dont l'auteur parlait ne sont en effet pas dangereux. Au contraire ils sont à plaindre, donc peut-être pas la peine de les étrangler. (hein David ;#)
Par contre ce qui est plus inquiétant et plus pertinent du côté survie c'est qu'on vit dans un monde de plus en plus perturbé, et je m'en fais d'avantage sur les femmes qui sortent seules le soir. Ou pire encore, celles qui sortent régulièrement faire un footing seules tous les matins à la même heure. A mon avis il serait aussi important, même si ce n'est pas le sujet à proprement parler de bien préparer les femmes aux agressions. Ou de les accompagner, ce qui reste la méthode la plus naturelle, mais bon, l'individualisme laisse plein de gens seuls... Alors je sais que là je parle plus de l'aspect self defense mais le sujet est vaste, pour moi tout ce que je vois c'est qu'un emmerdeur est un emmerdeur et une femme est une femme (c'est pas péjoratif hein). Ceux dont il est question sont déjà les victimes de leurs hormones, c'est comme les pédophiles, ils sont méprisables, mais pas vraiment dangereux ou méchants (sauf pour les enfants évidemment).
Voilà voilà peut-être un petit HS et j'apporte pas d'expérience ou de technique, j'dis juste, la génération dont parle l'auteur, ceux de 15 ans qui crient ce genre de choses, sont surtout victimes d'un monde qui les axent complètement vers le sexe sans vraiment leur donner une idée de ce qu'est vraiment la vie avec ses valeurs etc... Et il me semble intéressant de regarder aussi les vrais dangers. ;)
PS: J'ai lu que les premiers posts, si ce dont je parle a déjà été évoqué vous me virez comme un mal propre hein :up:
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Dans la catégorie pervers, j'étais tombé sur une caméra IR type caméra d'affut pour la chasse posée juste en bonne position pour avoir des photos des joggeuses le long d'un chemin de halage, quand on sait que ces machins donnent l'heure de passage, facile pour un prédateur sexuel de repérer des proies potentielles :glare:
Pour la préparation aux agressions dont tu parles Kogi bah ma femme arrêtait pas avec les "tu me saoules à vouloir que j'ai toujours une lacrymo sous la main" "tu me gaves à m'obliger à suivre une initiation self défense" "tu me gaves à vouloir que je m'entraine à me défendre" et au final il y a quelques mois quand un mec a voulu la forcer à monter dans sa voiture alors qu'elle allait au travail à vélo ça lui a bien servi , malheureusement elle a pas pensé à regarder la plaque :glare: suite à ça le jour même de l'obtention de son permis elle a eu droit à sa voiture et entre temps hors de question qu'elle parte à vélo même si ça me faisait me lever à 4h30 ::)
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Voilà un bon exemple. C'est triste de voir que c'est si courant... En tout cas super les réflexes, chapeau. :doubleup:
En plus j'avais même pas pensé aux caméras... Ça va loin quand même... Et ouais le problème c'est qu'on est sédentaires, très réguliers, on se sert du temps pour s'organiser et les départs pour le boulot, les joggings... Même pas besoin d'être discret pour faire du repérage de proie les gens sont très exposés, notamment les femmes, qui plus est seules vu que c'est le sujet.
Enfin bref je me répète, juste, faut sensibiler les demoiselles, sans leur demander de refaire Kill Bill (quoi que les katanas c'est sympa ;#), à la défense etc, c'est pas des conneries.
EDIT: Les dames aussi. En plus il me semble que le terme demoiselles n'est plus utilisé. ;#
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Ce qui serait cool aussi, les hommes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les femmes, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous êtes derrière une femme seule, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.
http://www.crepegeorgette.com/2014/02/05/le-trottoirgate-ou-comment-la-peur-vint-aux-femmes-2/
Attention : je ne dis pas que les agressions n'existent pas. Je dis juste qu'il faut arrêter de faire peur aux femmes. Pour les aider, mieux vaut les aider dans la rue directement en ne prenant pas toute la place.
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Ce qui serait cool aussi, les hommes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les femmes, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
Attention à ne pas dériver vers une inversion totale des valeurs !
Dans la même logique tout homme hétérosexuel (ou femme homosexuelle pour ne pas faire de discrimination) serait bientôt suspecté de culpabilité par défaut, à leur charge de prouver leur innocence.
C'est un peu le problème du niqab à l'envers : imposer des contraintes au sexe opposé plutôt que de maîtriser ses pulsions dans un cas ou peurs infondées (dans plus de 95% des cas) dans l'autre.
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imposer des contraintes au sexe opposé plutôt que de maîtriser ses pulsions dans un cas ou peurs infondées (dans plus de 95% des cas) dans l'autre.
Imagine toi marcher dans la rue, seul(e), suivi par un inconnu avec lequel tu n'as aucune chance dans une confrontation physique et te dire il n'y a "que 5%" de chance qu'il veuille te violer. Je ne parlerais pas de peur infondée.
Il ne s'agit pas d'imposer une contrainte ou de stigmatiser les hommes commes agresseurs, mais si etant un homme tu es conscient qu'une femme seule suivie par un homme la nuit a des raisons d'etre inquiete (ou au minimum en alerte), pourquoi ne pas montrer un comportement rassurant?
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Imagine toi marcher dans la rue, seul(e), suivi par un inconnu avec lequel tu n'as aucune chance dans une confrontation physique et te dire il n'y a "que 5%" de chance qu'il veuille te violer. Je ne parlerais pas de peur infondée.
Il ne s'agit pas d'imposer une contrainte ou de stigmatiser les hommes commes agresseurs, mais si etant un homme tu es conscient qu'une femme seule suivie par un homme la nuit a des raisons d'etre inquiete (ou au minimum en alerte), pourquoi ne pas montrer un comportement rassurant?
Je partage globalement ton avis, mais je trouve que c'est prendre le problème à l'envers plutôt qu'à la racine.
Je viens de lire rapidement l'article du lien de Nemorale : http://www.crepegeorgette.com/2014/02/05/le-trottoirgate-ou-comment-la-peur-vint-aux-femmes-2/
Il est excellent et mériterait un sujet de discussion dédié ici, en gros (pas le temps de rentrer dans les détails) :
- on (la société) apprend aux femmes à avoir peur dans la rue dès l'enfance
- elles ont beaucoup moins peur d'une agression pour un vol que d'un viol (contrairement à toutes les statistiques)
- pourtant l'immense majorité des viols a lieu hors de la rue dans le cercle des proches
- on apprend aux hommes à ne pas avoir peur et à affronter la violence par la violence dès le plus jeune âge
- du coup ils sont plus victimes de la violence de rue (alors que la meilleure défense est généralement la fuite ou l'évitement)
- le conditionnement par la peur est un excellent moyen de "pression sociale" ("tu ne vas pas sortir dans cette tenue ou aller à tel endroit ou rentrer si tard, etc...")
- la peur n'évite pas les risques mais paralyse et empêche toute analyse rationnelle
- parallèlement on inhibe culturellement la violence chez les femmes dès l'enfance
- à force de conditionnement les femmes finissent par intérioriser le rôle de victimes potentielles ne pouvant pas se défendre
- se résigner à accepter cette vision sexiste ne fait que maintenir les femmes sous la dépendance des hommes
Selon moi essayer d'imposer de "changer systématiquement de trottoir" c'est un peu faire le jeu de cette culture sexiste.
En tant que père d'une pré-adolescente j'évite autant que possible de transmettre ce "schéma mental" à ma fille alors que de nombreux pères et mères perpétuent ce conditionnement en projetant la plupart du temps leurs propres peurs inconscientes.
(Merci Nemorale pour le lien : je suis rassuré qu'il y ait encore des articles avec un bon niveau d'analyse dans une "blogosphère féministe" trop souvent au raz des pâquerettes. :-\ )
Plus globalement la peur permet d'entretenir un sentiment d'insécurité permanent et "elle est le chemin vers le côté obscur : elle mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance." ;#
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(Merci Nemorale pour le lien : je suis rassuré qu'il y ait encore des articles avec un bon niveau d'analyse dans une "blogosphère féministe" trop souvent au raz des pâquerettes. :-\ )
Il y en a des tas ;)
En revanche, je suis assez surprise par l'affirmation de Kogi selon laquelle le monde serait dominé par les femmes... En tant que femme, mère, etc... ça n'est pas vraiment le sentiment que j'ai (mais c'est un autre débat).
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Selon moi essayer d'imposer de "changer systématiquement de trottoir" c'est un peu faire le jeu de cette culture sexiste.
Ne parlons pas d'imposer. C'est juste un code social nouveau, qu'on choisit d'adopter ou pas, mais on ne peut pas l'adopter si on en a pas connaissance. Si tu marches un metre derriere une femme seule dans la rue, de facon prolongée et delibérée, c'est un comportement incontestablement menacant. Si tu changes de trottoir et que tu la depasses, c'est un comportement ouvertement rassurant.
Entre ces deux, il y a toute une continuite de situations qui peuvent etre plus ou moins ambigues. Lever l'ambiguite ne fait pas de mal.
Que chacun exerce son droit de marcher comme il veut dans la rue, la question a se poser poser si on est dans cette situation c'est: est ce qu'apres ca il vaut mieux qu'elle pense "j'ai peut etre été suivie par un mec louche" ou "je me suis inquiétée pour rien, il en avait definitivement pas apres moi" ?
Pour citer l'article du blog:
"En attendant (que ca change), il va falloir faire avec pour encore un temps".
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Imagine toi marcher dans la rue, seul(e), suivi par un inconnu avec lequel tu n'as aucune chance dans une confrontation physique
:)
cliché a la con.
Ce qui serait cool aussi, les hommes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les femmes, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous êtes derrière une femme seule, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.
Ce qui serait cool aussi, les arabes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les francais, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous êtes derrière un francais seul, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.
:lol:
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Ce qui serait cool aussi, les arabes présents ici, ce serait d'appliquer des règles simples pour aider les francais, comme vous comporter en tant que non-agresseur.
"la nuit, si vous êtes derrière un francais seul, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n'êtes pas un agresseur" par exemple.
Je partage un peu ton point de vue, en tant que femme qui marche parfois seule dans la rue devant un homme. Ce serait exagéré de demander à tous les hommes, y compris ceux animés des meilleures intentions du monde, de cesser de marcher derrière les femmes dans la rue.
Pour vérifier si je suis suivie en cas de doute, j'accélère, puis je ralentis. S'il se cale sur mon rythme, j'enclenche le mode "là ça pue" et je rejoins un lieu très fréquenté au plus vite.
Je suis d'accord avec Phil67, ça risque de renforcer le sexisme ambiant.
Notez aussi que la peur - celle qui donne l'air d'une proie potentielle - peut pousser à l'agression. C'est un peu le même mécanisme qu'un animal qui va attaquer les plus faibles du troupeau.
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Ne parlons pas d'imposer. C'est juste un code social nouveau, qu'on choisit d'adopter ou pas, mais on ne peut pas l'adopter si on en a pas connaissance. Si tu marches un metre derriere une femme seule dans la rue, de facon prolongée et delibérée, c'est un comportement incontestablement menacant. Si tu changes de trottoir et que tu la depasses, c'est un comportement ouvertement rassurant.
C'est dans ce sens que je peux enfoncer le "et tu prolonges la vie de cette personne devant toi, qui subit moins de stress, et qui évitera peut-être les mauvais choix sous l'effet du stress". (Mauvais choix : traverser la rue en courant sans regarder s'il y a une voiture pour échapper au type qui te suit).
Je trouve cela important d'essayer de ne pas transmettre les peurs à base de "tu ne vas pas sortir comme ça" à vos enfants filles. Je trouve également important de transmettre aux enfants garçons le fait qu'ils sont, dans notre société actuelle, dominants (même malgré eux) et qu'ils peuvent être perçus comme une menace s'ils marchent 1 mètre derrière quelqu'un, par ex, le soir dans la rue.
Je vous invite à lire l'article dont j'ai mis le lien, parce qu'il est d'une part bien écrit et complet ET sourcé, d'autre part, l'auteur répond aux commentaires sous l'article et vous pourrez même y poster le votre.