Vie Sauvage et Survie

Premiers secours et santé => Préparation physique et mentale => Discussion démarrée par: scipio le 13 février 2013 à 11:04:03

Titre: gestion du sommeil ?
Posté par: scipio le 13 février 2013 à 11:04:03
Salut à tous.

Nouveau sur ce forum, je m’excuse si le sujet a déjà été traité par ailleurs...

Après le froid, ma seconde crainte en cas de galère, c'est la gestion du sommeil.

-jusqu'à quand tirer sur la corde ?
-quand savoir à partir de quand on se met en danger en cas de veille  ?
-techniques de récupération ?

Merci de votre expérience...
 

Titre: Re : gestion du sommeil ?
Posté par: Poussin6367 le 13 février 2013 à 11:07:12
salut,

http://wiki.davidmanise.com/index.php/Sommeil

Si tu trouves pas la dessus ... c'est ennuyant. :)

B.
Titre: Re : Re : gestion du sommeil ?
Posté par: mad le 13 février 2013 à 12:02:48
...
http://wiki.davidmanise.com/index.php/Sommeil  (http://wiki.davidmanise.com/index.php/Sommeil)...

Tu as raison, ce morceau de wiki est un bon début, mais je pense que ce fil a néanmoins un sens.

Je n'ai pas le temps tout de suite, mais je vais essayer d'y mettre mon grain de sel, avec des expériences en milieux très variés (traversées océaniques, jungle, milieux polaires avec nuits longues ou pas de nuit du tout), où les contraintes sont différentes.

Et je pense qu'un partage des expériences des uns et des autres a sa place ici  :)
Titre: Re : gestion du sommeil ?
Posté par: Poussin6367 le 13 février 2013 à 12:55:15
Salut,

C'est exactement ce que je me suis dit au départ et puis j'ai pensé que ce serait pas idiot de remettre en avant le wiki.

@Scipio : Tu demandes jusqu'à quand tirer sur la corde et je te répondrai que c'est assez compliqué à dire. Ca dépend je crois du rythme de ton sommeil.
Il y a des gens qui dorment 8h, d'autre 6h + 20mn de sieste, etc. C'est assez variable.
Certains spécialistes pensent que le sommeil paradoxal profond est la période de repos ou l'on récupère, et que les autres phases du sommeil sont celles ou se fait la synthèse de certaines vitamines et minéraux, mais c'est à prendre avec des pincettes.

Il m'est arrivé de faire des nuits blanches à la suite et après 3 siestes de 15/20mn à 1h d'intervalle d'avoir la pêche pour des footings longs ou des activités physiques pourtant fatiguantes.
Il est possible aussi de dormir en marchant ; on trouve des temoignagnes chez les survivants des marches de la mort en 45, chez des soldats français capturés en indochines.

Après, quant à savoir à partir de quand on est en danger, c'est pareil, ça dépend de ce que tu fais. Les marins du vendée globe, on l'a assez entendu, ont des hallucinations par manque de sommeil et, trompés, peuvent se jeter à l'eau ou se blesser.

Pour mon cas, je sais que j'ai besoin réellement de sommeil quand je commence à avoir des hallucinations auditives et que ça craint franchement quand j'ai des hallucinations visuelles

B.
Titre: Re : gestion du sommeil ?
Posté par: adi06 le 27 février 2013 à 23:18:09
au delà de l'individu (il est vrai que tout un chacun n'a pas les même besoins de sommeil) je pense que l'activité de la journée doit avoir aussi son impact.
En effet le besoin de dormir ne se fera pas sentir de la même manière après une grosse journée de marche qu'après une journée rester au bivouac à jouer aux cartes ou à améliorer le campement.
De même je pense que l'activité pratiquée dans la période où le sommeil se fait sentir à son importance. On résistera mieux en activité constante qu'à faire le planton en montant la garde. "Les nerfs" nous aide beaucoup à tenir dans ces situations.
Titre: Re : gestion du sommeil ?
Posté par: Dalz le 28 février 2013 à 09:03:22
J'ai des collègues mili qui m'ont affirmés aussi qu'en marchant ils arrivaient à se reposer à tour de rôle, y'a un moteur et l'autre qui "s'accroche derrière".

Après oui, ça dépend de ton cahier des charges  :glare:, on est des bestioles complexes et les règles sur ce genre de truc sont pas faisables si ce n'est de dire "ça dépend de toi (ages, sexe, condition physique, niveau de stress...) et de ce que tu fais (perdu dans la jungle, tranquille sur ton canapé...)". En étant pépère à rien foutre sur la côté d'azur on avait tenu 4 jours sans dormir (ou presque) sans motivation particulière (avec un effondrement en revanche au 4ème jour, mais effondrement total, physique et psychique, mais on était plus jeune (une petite vingtaine je crois, j'ai jamais retenté depuis).

De mon expérience la première nuit sans sommeil est très "facile", s'en suit une période d'euphorie, puis une baisse. J'avais lu un truc comme quoi on pourrait, avec du temps et de l'entrainement se synchroniser sur ses phases de sommeil et du coup avoir un sommeil extrêmement réparateur en 3h00 mais je ne sais plus où j'avais lu un truc pareil, ce n'est donc pas à considérer comme fiable.

Le fait est qu'il faut un reboot du système nerveux si tu veux pas risquer une forme de saturation et du coup finir vite avec 3 secondes de conneries... C'est cet instant de basculement qui te fera dire un truc du genre "Oh... calme toi un moment et fait une sieste, sinon tu vas dormir pour toujours...".
Titre: Re : Re : gestion du sommeil ?
Posté par: Moleson le 28 février 2013 à 10:12:11
J'ai des collègues mili qui m'ont affirmés aussi qu'en marchant ils arrivaient à se reposer à tour de rôle, y'a un moteur et l'autre qui
"s'accroche derrière".

Effectivement ça marche expérience fait...

Mais le manque de sommeil, même si tu peux vivre avec te fait commettre des fautes grave et le tout est multiplié si t'as faim, froid etc...

Donc on de peut pas généraliser en heures et on ne peut pas extrapoler d'un manque de someil dans un millieu protégé dans un milieux hostile.

Pour m'être amusé en camouflage récemment avec ~40Kg sur moi, ~5 heures de sommeil/ par nuit entrecoupé, ben après 5 jours t'es bien entamé en tout cas pour un quinqua.

Plus jeune j'ai tenu le coup 1 semaine sur une sermaine de survie avec en moyenne 2.5 heures de sommeil par nuit et des efforts physiques intenses plus le manque de nourriture. Au cinquième jour on nous aurait ordonnée de sauter d'un pont on l'aurait fait, tellement notre cerveau était ratiboisé, par contre physiquement on a pu marcher le denier jour 100km après  ne pas avoir dormi 48 heures plus un manque de sommeil précédent ainsi qu'une surcharge physique gigantesque dans les pattes.

En résumé, on tient le coup mais mentalement on régresse au niveau de l'amibe, ce qui peut selon la situation être mortel.

La conclusion que j'en ai tiré, quand ça commence a devenir difficile, dormir ou et quand on peut, même 10 minutes changent la vie.

Moléson