Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 15:45:15

Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 15:45:15

Posté par Paintedhorse

Salut

J'envoie ce post suite à la lecture de EH "Changement de cap".
C'est quoi pour vous la survie urbaine?
J'avoue avoir été un peu surpris par les lectures de ce Forum. Au départ, je m'attendais à trouvé des renseignements sur la survie
en zône urbaine, c'est à dire technologiquement avancé par rapport à une zône "nature". Je préfère illustrer mon approche.
Exemples 1 . Que faire si le train est abandonné en pleine nature un vendredi soir de 30 décembre en pleine tempête de neige?
C'est arrivé en Belgique le 30 12 2005, les usagers du train Bruxelles-Arlon ont mis 09 heures pour faire un trajet de 02 heures.
Exemple 2. Que faire si on se retrouve dans un pays étranger, avec bagages et papiers volés et que votre ambassade refuse de vous aider si on n'avance pas l'argent?
Arriver maintes fois pour des Belges de mes connaissances.
Exemple 3 . Comment auriez vous réagit à New York l'an dernier lors de la panne de métro?
Voila le genre de questions auquelles je croyais trouver réponses ou renseignements.
Ne croyez surtout pas que je dénigre la sécurité et les techniques de défenses elles sont des "outils" très utiles mais je ne crois pas que cela suffise.

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 17:31:47

Posté par DavidManise

Salut Paintedhorse,

Je suis d'accord avec toi.  Pour moi c'est plus ce que tu décris, la survie urbaine.  Ceci dit comme je n'ai pas envie de créer un sous-forum self-défense et que -- quoi qu'on en dise -- la self-défense est aussi UN aspect de la préservation de la vie en milieu urbain (bien plus que dans la nature), je considère simplement que c'est ici qu'il faut en parler.

Est-ce que ça te semble logique ?

Ciao :)

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 17:42:15

Posté par survivalfred

TafDak avec vous deux ... faut ouvrir les débats, lançons des sujets ...

Fred
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 18:22:21

Posté par Maximil

Citation de: Paintedhorse link=1143125115/0#0 date=1143125115
Salut
J'avoue avoir été un peu surpris par les lectures de ce Forum. Au départ, je m'attendais à trouvé des renseignements sur la survie
en zône urbaine, c'est à dire technologiquement avancé par rapport à une zône "nature".
Technologiquement avancé, donc sprituellement affaiblie (spirituellement au sens d'esprit). C'était une parenthèse.

Citer
Exemples 1 . Que faire si le train est abandonné en pleine nature un vendredi soir de 30 décembre en pleine tempête de neige?
Donc survie dans la nature et non urbaine

Citer
Exemple 2. Que faire si on se retrouve dans un pays étranger, avec bagages et papiers volés et que votre ambassade refuse de vous aider si on n'avance pas l'argent?
L'ambassade étant une extension de territoire, vous pouvez appeler votre banque pour gérer la situation, et faire la déclaration de vols des papiers. Est-ce vraiment une situation de survie ?

Citer
Exemple 3 . Comment auriez vous réagi à New York l'an dernier lors de la panne de métro?
Là d'accord. Mais il y a eu des posts déjà plus ou moins là dessus (place assise dans le train, que mettre dans son EDC pour aller à Paris etc...)
              Ensuite, il n'y aura pas de réponses toute faite à ce genre de questions. C'est un état d'esprit, dans la réalité, le cerveau va se remémorer une succession de mises en situations fictives ou réelles avec les réponses adéquates ou apportées alors et leurs conséquences, il va comparer, jauger et décider. Ce travail se fait d'autant plus vite que le travail en amont a été fait, répeté, vécu. Ca s'appelle la préparation, et ca peut aller jusqu'aux reflexes...
              Rien ne t'empêche de lancer un post sur une hypothèse de situation concernant un métro bondé avec une panne de courant. Mais en soi, une simple panne de courant, est-ce vraiment une situation de survie ?   ;D ::)  Disons plutôt qu'il y a des émeutes dans le métro, et que le lieu et les conditions (obscurité, profondeur, confinement..) sont des données supplémentaires de base etc...
Là d'accord, ca devient de la survie urbaine.
Allez, à toi  ;)
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 20:21:36

Posté par Patrick 3 C

Même réponse que Maximil, ces trois situations ne relèvent pas vraiment de la survie urbaine, sauf que si tu dois traverser, par force, certains des quartiers de NYC, comme le Bronx, Hoboken où d'autres considérés comme des Barrios par les gangs on retombe quand même très vite dans les notions déjà abordées de portection personnelle et, à mon avis, à juste titre.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 23 mars 2006 à 23:00:53

Posté par survivalfred

Salut,

Citer
certains des quartiers de NYC, comme le Bronx, Hoboken où d'autres considérés comme des Barrios par les gangs

Faut pas aller si loin ... sans se faire de cinéma, moi, y'a des quartiers de Bruxelles ou de Charleroi que je ne traverserais pas la nuit sans être "charger" et encore ... seul c'est pas gagné ...

Pour ce qui est de la survie urbaine, en effet, si on réfléchi, le terme urbain implique la présence de nos congénères, et donc implicitement introduit la notion de conflit entre humains puisque qui dit situation de crise dit réaction violente de l'homo-abilis (sapiens n'étant pas atribuable à tous  ;) ) ...

Je vais chercher et trouver des sujets urbains qui n'impliquent pas de réponse en terme de self ... je vais y arriver, oui, j'y arriverai  ;D

Fred
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 24 mars 2006 à 10:49:56

Posté par Paintedhorse

Comme je l'ai dit, Le self est un outil très important (pour ceux qui connaissent, j'ai grandit à Liège, frontière Montegnée, Seraing, alors je sais ce que c'est) ne serait ce que pour se sentir rassuré. et c'est très bien de trouver un endroit où on peut en discuter sans sombrer dans la parano texane.
De plus, je ne crois pas qu'il faille un sous répertoire, j'ai peur de quelques dérives ou d'un important surplus de travail pour les modo
Attention,pour le train en rase campagne, peau de balle pour la nature. Primo,y a pas intérêt à ouvrir les portes.
Imaginons que tu passes outre, le but c'est pas de rester sur place, mais de rejoindre ton domicile où ton épouse t'attend avec les mômes et que la réserve de bois est épuisées (elle sait pas soulever le merlin pour fendre les bûches), et on est le 30 décembre,  Trouver d'autres moyens de loco, traverser des villes que tu ne connais quasiment pas et te rendre comptes que le GSM est toujours en panne quand il faut pas,tu comprends le stress.
Pour les ambassades NADA, elles ont rien voulu entendre, les potes ont du se débrouiller seuls, y sont revenus de Grèce pour les uns et du Sud de l'Italie pour les autres par leur propres moyens, quasi comme des illégaux en vivant comme des clodos. Certes dans les années 80 les cartes banquaires et les banques n'étaient pas ce qu'elles sont aujourd'hui, mais les échos que j'ai entendu me laisse à penser que peu de choses ont changés pour ce qui est des rapports diplomatiques.

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 13:27:16

Posté par jeannot 76

:)Bonjour,
Je voudrais répondre un peu à la question de la survie urbaine;
Hier au soir en rentrant chez moi je me suis trouvé au milieu d'un affrontement [highlight]violent[/highlight] entre casseurs et CRS sans l'avoir cherché.Aucune échapatoire possible toutes les rue étaient barrées par des cordons de police qui ne laissaient passer personne.
J'ai 4 km à faire pour rentrer chez moi et retrouver femme,enfants et abri .
Devant moi une femme s'est fait arracher son sac et une autre a pris un coup de cutter dans le bras car elle refusait de donner son blouson!!!!!!!!! >:( >:((Oh la méchante)à ce petit jeune qui n'a rien pour vivre et s'em***** en banlieue sans travail ,obligé de dealer pour pouvoir mettre de l'essence dans sa BMW 525 i .....
Bonjour l'ambiance :o :oLes deux victimes et moi n'avons pu que nous réfugier dans un hall d'immeuble en attendant que les furieux s'éloignent.
L'arrivée des CRS et autres policiers nous a permis de sortir et d'emmener la blessée à la pharmacie  la plus proche encore ouverte!!
Bilan de cette sortie de boulot: j'ai mis plus de 2h pour faire les 4 km pour rentrer chez moi.
Ce n'est pas à proprement parler de la survie urbaine mais les scènes de guérilla urbaine auxquelles nous avons assistés (les armes à feu n'ont pas été aperçues ou utilisées)laissent à s'interroger sur ce qu'il adviendrait des passants dans le cas d'un embrasement généralisé  :( :(
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez ?
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 13:37:08

Posté par DavidManise

C'est drôle, moi, hier j'ai été manifester contre le CPE et j'ai même pas vu un seul casseur.  

Bon c'était à Valence, pas a Paris...  ::)

Enfin bon.  

Ciao ;)

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 15:13:27

Posté par Maximil

Citation de: DavidManise link=1143125115/0#8 date=1143632228
moi, hier j'ai été manifester contre le CPE
[Mode polémique: ON]
Ca m'étonne de toi çà...
Mais bon, si on ne tient pas compte des 95% des manifestants n'ayant pas lu le texte du CPE (avec lequel je suis d'accord) et qui manifestent sur la base des rumeurs qui sont colportées par les mass médias, il faut bien qu'il y en ait qui soient quand même pas d'accord avec le texte.
J'espère que tu fais partie de ces 5 % là  ::)
[size=10]Je sors pas, j'assume...[/size]
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 15:19:57

Posté par Maximil

Citation de: jeannot 76 link=1143125115/0#7 date=1143631636
Hier au soir en rentrant chez moi je me suis trouvé au milieu d'un affrontement [highlight]violent[/highlight] entre casseurs et CRS sans l'avoir cherché.Aucune échapatoire possible toutes les rue étaient barrées par des cordons de police qui ne laissaient passer personne.

Quelques questions:
En général, les lieux de manifestations sont localisés (sinon c'est de la guérilla urbaine).
- pourquoi n'as-tu pas dévié ton chemin pour éviter cette zone ?
- si les rues étaient barrées, comment y es-tu allé ?
- pourquoi n'as-tu pas fait demi-tour dès que tu as vu que cela s'agitait au loin ?
- avais-tu sur toi de quoi te défendre (spray oc)?
- pourquoi ne t'es-tu pas réfugié de suite dans un hall d'immeuble ?
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 16:54:53

Posté par Corin

Citation de: Maximil link=1143125115/0#10 date=1143638397
- avais-tu sur toi de quoi te défendre (spray oc)?
- pourquoi ne t'es-tu pas réfugié de suite dans un hall d'immeuble ?
Salut à tous, et en particulier Maximil et Paintedhorse.
Merci de permettre à un bleu de rentrer dans votre discussion.
Il me semble qu'il faut déconseiller fortement de se retrouver dans un rassemblement qui dégénère avec quoi que ce soit qui puisse être assimilé à une arme (le spray en question peut être assimilé à cela). Avec un spray oc, à Paris, tu peux passer direct en comparution immédiate.

En manifestation, seule l'apparence compte. Si tu es cool et que tu suis les consignes des organisateurs ou obéit aux injonctions des forces de l'ordre, pas de pb. En revanche, si tu cours au moment d'une charge, si tu portes un casque de moto,... Tout cela peut être considéré comme prouvant une attitude hostile. Imagine qu'un CRS n'a pas beaucoup de temps pour se faire une opinion de tes intentions.
La seule chose à faire, c'est de ne pas se mettre en situation d'être coincé (la police laisse toujours une échappatoire aux manifestants, c'est dans sa procédure).
Pour répondre à la question du hall d'immeuble, ils sont de moins en moins accessibles (digicode... dans la capitale, en tout cas ;)).
Si je me suis permis d'intervenir c'est pour vous raconter le conseil que m'avait donné un policier des RG qui suivait les manifs (et n'avait pas non plus envie de se faire massacrer par ses collègues). En cas de charge, il conseillait de se mettre dos à un mur, les mains en l'air et de dire un truc rassurant au CRS qui t'arrive dessus du type: "c'est bon, c'est bon" ou "c'est ok". Lui, évidemment, c'était plus simple, il lui suffisait de dire: "je suis de la maison" et les CRS le laissaient tranquille.


A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 17:27:27

Posté par strider

bonsoir a tous

si je peux me permettre, juste en passant, y simplement 2 choses qui me font reagir....

le port d'une "arme" et sa mise en action par son "porteur"

et

le "droit" pris par cette personne a la porter sur lui pour sa defence personnelle ou celle de ses proches et ce face aux textes de de loi !

je perciste a dire, que si vous decidez de sortir une arme, quelle soit blanche, a feu ou autre c est que vous avez l intention de vous en SERVIR !
si c est pour se contenter de la sotir en esperant que vous n aurez pas a vous en servir juste histoire de faire peur, autant rester les mains dans les poches et de laisser l'orage passer...

souvent, on me pose des questions du genre "ah oui mais si tu lui fait ça a l'agresseur et qu'il porte plainte, ça se retournera contre toi,...., mais en France, tu n as pas le droit de faire telle ou telle technique c est trop violent,... , oui mais la, tu risque fort de trop amaucher l'agresseur, c est pas legal !!!!"

dites moi une chose, depuis quand, (et la, je risque de ne pas me faire que des amis) la loi, vous protege, vous, dans une ruelle sombre, lorsque vous vous faites braquer par 2 ou 3 mecs decidés a vous depouiller coute que coute ! (car eux n ont rien a perdre !)

depuis quand, la loi, a le droit de vous demander de ne pas vous defendre ?
depuis quand, la loi, vous interdit de ne pas tout faire pour sauver votre peau meme si par la suite vous passer un certain temps derriere des barreaux !

il vaut mieux sauver sa peau ou celle des siens et faire 3 ans de tolle ou laisser sa femme se faire violer devant vos yeux, votre gamin se faire massacrer devant vous, ou vous meme, vous laisser planter et vivre avec ça le restant de vos jours ?

je sais, mon post ressemble plus a coup de gueule, mais franchement... si lorsque vous vous faites agressez vous pensez a ce que vous risquez si vous defoncez votre agresseur, alors vous etes tres mal barrés §
cela n arrive pas qu aux autres et vue l'evolution de notre societé il est fort a parrier qu'un jour ou l'autre ça vous tombera dessus... malheureusement...

Cyrille
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 17:48:24

Posté par Maximil

Pour répondre posément, la loi n'a pas le droit de...  elle s'impose ! Car telle est le but de la loi.
Maintenant, à la question de savoir si tu veux ou non respecter la loi, tu peux très bien te défendre tout en la respectant.
Rappel: devant la réalisation d'un acte délictuel, tout citoyen dispose des mêmes droits et des mêmes devoir qu'un agent des forces de l'ordre.
Rien ne t'empêche de te défendre, et/ou de le maîtriser.
Mais si tu le finis à coup de barre de fer entre les dents alors qu'il voulait juste te voler ton portbale, là tu sors du cadre de la loi.
Chacun sa conscience.

Se poser la question avant permet de ne plus y penser pendant ;)
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 17:54:06

Posté par Maximil

Citation de: Corin link=1143125115/0#11 date=1143644093
Salut à tous, et en particulier Maximil et Paintedhorse.
Merci de permettre à un bleu de rentrer dans votre discussion.
Mais nous sommes là pour çà !
Citer
Il me semble qu'il faut déconseiller fortement de se retrouver dans un rassemblement qui dégénère avec quoi que ce soit qui puisse être assimilé à une arme (le spray en question peut être assimilé à cela). Avec un spray oc, à Paris, tu peux passer direct en comparution immédiate.
Faux. Si tu argumentes au niveau légal il n'y a aucun problème. Sauf si tu t'en sers de façon dangereuse ou non légale, et là peu importe que ce soit un spray ou n'importe quel autre objet, c'est bon  ! Et puis pour comparution immédiate, il faut avoir commis un fait délictueux. Le port d'un spray te vaudra confiscation et amende, pas plus.



Citer
En manifestation, seule l'apparence compte. Si tu es cool et que tu suis les consignes des organisateurs ou obéit aux injonctions des forces de l'ordre, pas de pb. En revanche, si tu cours au moment d'une charge, si tu portes un casque de moto,... Tout cela peut être considéré comme prouvant une attitude hostile. Imagine qu'un CRS n'a pas beaucoup de temps pour se faire une opinion de tes intentions.
bah oui mais il faut être franchement con pour faire çà aussi...

Citer
Pour répondre à la question du hall d'immeuble, ils sont de moins en moins accessibles (digicode... dans la capitale, en tout cas ;)).
Il suffit de se servir de la clé du facteur que l'on a toujours sur soi...

Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 18:47:55

Posté par Corin

Citation de: Maximil link=1143125115/0#14 date=1143647646
Faux. Si tu argumentes au niveau légal il n'y a aucun problème. Sauf si tu t'en sers de façon dangereuse ou non légale, et là peu importe que ce soit un spray ou n'importe quel autre objet, c'est bon  ! Et puis pour comparution immédiate, il faut avoir commis un fait délictueux. Le port d'un spray te vaudra confiscation et amende, pas plus.
Prenons l'hypothèse proposée par Jeannot76. Tu rentres chez toi. Tu n'as pas voulu faire de détour et te voilà interpellé avec des gars qui s'en sont pris aux forces de l'ordre et se sont faits coincés avec toi dans cette rue. Tout le monde se fait coffré au motif de sa présence sur les lieux et de sa participation supposée aux événements violents. En fait, même si tu as le droit de porter l'objet sur toi (ex. Opinel sans virole) le fait d'être pris, avec ce qui peut être assimilé à une arme, dans une manifestation qui dégénère joue contre toi et tu peux avoir beaucoup de mal à prouver ta bonne foi. La présomption de ta participation aux faits sera très forte. Les tribunaux n'apprécient pas beaucoup ce type de fâcheuses coïncidences. En particulier, la 17ème chambre correctionnelle à Paris.
Tu me diras le droit étant lié à l'interprétation que l'on en fait... On peut tout voir.

Citer
bah oui mais il faut être franchement con pour faire çà aussi...
Malheureusement, l'être humain qui voit surgir face à lui un CRS correctement équipé a tendance à réagir de la manière que tu suggères (partir en courant, s'entend).

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 18:55:37

Posté par Maximil

Citation de: Corin link=1143125115/15#15 date=1143650875
Prenons l'hypothèse proposée par Jeannot76. Tu rentres chez toi. Tu n'as pas voulu faire de détour et te voilà interpellé avec des gars qui s'en sont pris aux forces de l'ordre et se sont faits coincés avec toi dans cette rue. Tout le monde se fait coffré au motif de sa présence sur les lieux et de sa participation supposée aux événements violents. En fait, même si tu as le droit de porter l'objet sur toi (ex. Opinel sans virole) le fait d'être pris, avec ce qui peut être assimilé à une arme, dans une manifestation qui dégénère joue contre toi et tu peux avoir beaucoup de mal à prouver ta bonne foi.
Et bien si tu n'as pas voulu faire de détour, tant pis pour toi !! Aute exemple: si tu vois un meurtre en face de toi et que tu ne bouges pas, faudra pas s'étonner que la police viennent te poser pas mal de questions après !
Citer
Malheureusement, l'être humain qui voit surgir face à lui un CRS correctement équipé a tendance à réagir de la manière que tu suggères (partir en courant, s'entend)
S'il charge, c'est que tu es déjà au mauvais endroit, tant pis pour toi !!!
Faudrait pas non plus faire celui qui ne voit pas, qui n'est pas concerné etc... ily a une manif, tu le sais, ca tourne mal  tu le sais, et tu voudrais faire celui qui est là par hasard mais qui n'y est pour rien, faut pas déconner non plus ! Ne rien faire, c'est déjà faire quelque chose !!!

Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 19:04:40

Posté par Corin

Citation de: strider link=1143125115/0#12 date=1143646047
dites moi une chose, depuis quand, (et la, je risque de ne pas me faire que des amis) la loi, vous protege, vous, dans une ruelle sombre, lorsque vous vous faites braquer par 2 ou 3 mecs decidés a vous depouiller coute que coute ! (car eux n ont rien a perdre !)

depuis quand, la loi, a le droit de vous demander de ne pas vous defendre ?
depuis quand, la loi, vous interdit de ne pas tout faire pour sauver votre peau meme si par la suite vous passer un certain temps derriere des barreaux !

il vaut mieux sauver sa peau ou celle des siens et faire 3 ans de tolle ou laisser sa femme se faire violer devant vos yeux, votre gamin se faire massacrer devant vous, ou vous meme, vous laisser planter et vivre avec ça le restant de vos jours ?

Strider, la question que tu poses (et la réponse de Maximil va dans ce sens) est celle de la légitime défense: la riposte doit être proportionnelle à l'attaque (art. 122-5 et suivants du code pénal).
Autrement dit, la loi prévoit que tu puisses (d'ailleurs dans le deuxième paragraphe, elle laisse entendre que tu dois) te défendre en cas d'attaque illégitime. Si tu es l'agressé, tu es en droit d'adopter la même arme que ton adversaire. Il sort un couteau, tu peux faire de même.

Toutefois, la prudence conseille de se barrer en courant (si tu ne laisses pas ta petite soeur derrière toi) car en cas d'agression, l'agressé perd une grande partie de ses moyens (effet de sidération...) et à armes égales tu as toutes les chances de te retrouver en situation d'infériorité face à quelqu'un qui a planifié cette agression.

Pour finir, dans le cas de la manifestation avec CRS, l'hypothèse envisagée était de sortir un spray oc pour se défendre contre des casseurs, a priori. C'est difficile à conseiller surtout si tu risques de déchaîner encore plus de violence contre toi. De plus, la police - c'était le point évoqué dans mon premier post - risque de te prendre pour un casseur toi-même, avec les conséquences que j'évoquais.

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 19:12:13

Posté par Corin

Citation de: Maximil link=1143125115/15#16 date=1143651337
Et bien si tu n'as pas voulu faire de détour, tant pis pour toi !!
Entièrement d'accord avec toi. Les manifestations sont définies par un périmètre autorisé. Si tu es dedans, tu peux difficilement faire le surpris.

Citer
Aute exemple: si tu vois un meurtre en face de toi et que tu ne bouges pas, faudra pas s'étonner que la police viennent te poser pas mal de questions après !
L'article sur la légitime défense précise que si tu assistes à un crime tu dois intervenir. Dans la limite de tes moyens. Par exemple, appeler la police parce que tu n'as pas envie de te prendre un mauvais coup c'est déjà ça. Après, il faut gérer la non-assistance à personne en danger. Encore un autre problème.

Citer
S'il charge, c'est que tu es déjà au mauvais endroit, tant pis pour toi !!!
Faudrait pas non plus faire celui qui ne voit pas, qui n'est pas concerné etc... ily a une manif, tu le sais, ca tourne mal  tu le sais, et tu voudrais faire celui qui est là par hasard mais qui n'y est pour rien, faut pas déconner non plus ! Ne rien faire, c'est déjà faire quelque chose !!!
Encore une fois d'accord avec toi. Se retrouver dans une manif qui dégénère sans s'en être rendu compte, c'est assez rare...

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 19:16:51

Posté par plonky

Bonjour,

A la lecture du forum, et de ce sujet en particulier, il est effectivement osé de parler de survie dans un environnement urbain. Toutefois certaines situations dangereuses, les agressions notament, font garder à l'esprit que la ville n'est pas un endroit idyllique, loin s'en faut.

Mon point de vue serait plutôt basé sur la préservation d'un certain confort. Confort d'espace, de temps, de moyen, ou pour résumer: que faut-il faire pour qu'une journée de boulot en ville ne devienne pas rapidement un parcourt du combattant.

Pourquoi confort ? Simplement car l'environnement urbain en particulier le domicile et le lieux de travail sont des espaces confortables qui servent de refuge, et ou il est possible de satisfaire les besoins premiers de l'homme comme uriner et defequer. Vous trouverez surement cela drole, mais je pense qu'il est beaucoup moins facile d'evacuer les déchets corporels en milieu urbain qu'en nature, en premier lieu à cause d'une promiscuité qui entrave de manière parfois totale l'intimité, le respect d'autrui que des parents consencieux auront enseigné, voir aussi le coût pour acceder à des commodités (peu de bars laissent l'utilisation de leur toilette pour les non clients).
J'aime aussi la notion de territoire. En milieu urbain, à part au domicile, le territoire est bien souvent réduit à la portion congrue, et les intrusions dans le territoire sont nombreuses. Je définis le territoire de ma personne en milieu urbain à la sphère que je peux dessiner avec mes bras. Cela est similaire à la notion de distance rapprochée dans les arts martiaux. Toute personne qui entre dans cette sphère procède à une intrusion de mon territoire. Il faut alors distinguer l'intrusion bénigne de l'intrusion dangereuse. Une intrusion bénigne peut être une promiscuité dans un bus bondé, par exemple. Toutefois il faut veiller à ce qu'une intrusion bénigne ne se transforme pas en agression.

Pour commencer, il faut essayer de définir le milieu urbain. Loin des idées recues, le milieu urbain est dangereux par nature. Au risque de me repéter, une grande concentration d'individu en une si petit surface implique un grand degrée d'interaction (active ou passive). En second lieu malgrés les apparences, le milieu urbain est un milieu très hétérogène (comme Paris) par exemple en terme de revêtement de sol. Il est courant de passer d'un groudon grossier, à un couloir en marbre, ensuite des plaques de métal, pour finir par de la boue ou du gazon; le tout pouvant être agrémenté à souhait par les intempéries (pluie,vent, neige, gel). En terme de température, le corps est régulièrement soumis à des chutes ou augmentations brutales de température suivant que l'on passe de l'intérieur à l'exterieur, d'une petite ruelle sinueuse à un grand boulevard bien dégagé. De mêmes au niveau sonore, les variations sont courantes entre un niveau apaisant et  un niveau qui fait mal (frein de RER en entrée de gare).
Bien sur tout ceci ne présente pas un réel danger auquel il faut parer dans l'immédiat. Je pense plus que cela représente une variété impressionnante d'agression minime qui peuvent augmenter le niveau de stress aussi bien mental que physique, saturer sensoriellement le corps. De plus, le faux sentiment de sécurité induit en erreur l'individu, et décuple parfois les effets d'un évenement minime lorsque l'individu perd ce sentiment.
Loin de moi l'idée de faire peur, ou de nourir une hantise irrascible du milieu urbain chez le lecteur. Mais il existe des dangers, il faut en être conscient; et tout dépendra aussi de la tolérance de l'individu face aux évenements quotidiens.

Je vais établir une liste non hexostive thématique issue de ma maigre expèrience. Je tiens à préciser que j'étais un étudiant fauché sans téléphone portable ni carte bleu jusqu'à l'année dernière, ce qui implique un plus grand besoin de prévoir et d'anticiper. Je me place aussi dans le contexte d'un individu qui prend les transports en commun pour se déplacer entre son lieu d'habitation et son lieu de travail(ou consommation, ou loisir)  séparés en moyenne d'une trentaine de kilomètre.

La tenue vestimentaire

La tenue vestimentaire est très importante. Elle ne doit pas être trop lourde pour favoriser au maximum le sentiment de confort. Elle doit pouvoir se mettre et s'enlever rapidement. Je suis toujours effarer de voire les minettes se trimbaler avec seulement un tailleurs alors qu'il fait -5 dehors. Les chaussures sont très importantes, je préfère des chaussures de ville simple avec des semelles absorbantes (les sols sont très durs) et antidérapantes (le metal ou le goudron lisse mouillés sont de vraie patinoire). De surcroît les chaussures doivent être confortables pour ne pas fatiguer les pieds lors des sessions de marche ou de station debout. Je ne me souviens plus trop des statistiques mais les entorses et autre fracture du femur en ville sont impressionnantes.
Donc pour résumer, en hiver je porte plusieurs couches, que je peux enlever à mon grès suivant le contexte. Générallement des vêtements amples et confortables. En été je porte quelque chose de léger, avec toujours un petit sweat dans le sac à dos, pour le soir si besoin est.

Le sac à dos

Le sac à dos est à mon avis nécéssaire. Il doit être confortable, pas trop gros, résistant. Pour les gens qui trimballent leur ordinateurs portables (comme moi) je leur conseille vivement de mettre celui-ci dans un sac à dos. C'est plus discrêt, et plus pratique. Il existe d'ailleurs tout un tas de sac à dos adapter à cet effet. Je mets toujours une bouteille d'eau. Trouver de l'eau en ville surtout lorsqu'on a pas de liquide ( :) ) sur soi est presque une gageure. J'y mets aussi un ou deux paquets de mouchoire papier. Et je laisse la place pour pouvoir y ranger si necessaire un vêtement que je suis en train de porter sur moi. De la lecture pour faire passer le temps dans les transports en commun. Du papier et un stylo dans les poches exterieures.

Dans tous les cas, il faut être méticuleux dans l'organisation de ses poches. De plus les poches les plus exterieures doivent se fermer facilement. Je range toujours mes effets dans les mêmes poches, la carte de transport dans la poche droite du pantalon, mon briquet et clope dans la poche gauche du même pantalon, mes clefs dans une des grandes poches du manteaux et ainsi de suite. Il est important de toujours ranger à sa place quelque chose qui a été dérangé ou utilisé. Il faut éviter par exemple de ranger sa carte bleue avec des cartes que l'on utilise plus souvent (carte de transport par exemple) car la carte bleue est sensible d'une part aux pressions/torsion, mais aussi sensible aux rayonnement de certains appareils automatiques (borne de passage). Ce qui a vite fait de la rendre inopérante.

De même pour le téléphone portable, toujours avoir une baterie pleine de secours dans le sac a dos par exemple. Ou sinon choisir un model qui se recharge par USB (donc avoir le cable usb idoine), car il est facil de trouver un ordinateur pour brancher le tout dans son environement de travail (ne serait-ce son propre poste de travail). Je note aussi en deux exemplaires une liste des numéros importants (parents, petite amie, ami proche) que je porte sur moi et dans mon sac. Je mets mon argent liquide dans ma poche ou ya mes clefs. De sorte que je puisse pretexter du bruit de mes clefs en lieu et place du tintement de la monnaie.
Je ne prends pas de parapluie. C'est encombrant et inutile lorsqu'on est bien vétu.

Evidement je sacrifie volontier l'aspect esthetique à l'hotel du confort et de l'utilité, toutefois il est possible de marier le tout dans un compromis pas trop mal.

Les agressions

Je n'ai pas de recette miracle. Je n'ai subis aucune agression en 27 ans, seulement (il y a 3 semaines) un coup de bravade par un mec esseulé qui m'a gueulé dessus en s'eloignant. Je pense effectivement que mon gabaris de pilier de rugby y joue un peu. Toutefois je ne me repose pas sur mes lauriers. Je travaille énormenent sur l'anticipation, et l'observation.
Je ne m'habille pas de manière voyante, ou accrocheuse. Je ne fixe jamais personne du regards. Je reste toujours en mouvement, ni trop vite ce qui pourrait laisser croire que je fuis, ni trop lent, ce qui faciliterait l'abordage. Ne jamais rester inutilement en position stationnaire. Avoir connaissance du terrain est important. Ceci etant dit je ne m'étenderais pas trop sur le sujet car il a déja été longuement débattu. Dernier petit conseil, j'enleve toujours ma cravate en sortant du bureau, ca évite certains désagrement, et ca permet de mieux decompresser après une journée de boulot.

De manière généralle, lorsqu'on est dépendant des transports en commun, on sait toujours quand on part et jamais trop quand on va arriver. Alors avant chaque départ, petit tour au toilette. J'évite les boissons diurétiques (café,thé) avant de partir aussi. Toujours avoir connaissance de la météo pour prévoir sa tenue vestimentaire. Il n'est pas rare que je passe beaucoup de temps dehors et que je marche plus d'une dizaine de kilomètre dans une journée; alors que je fais le 10h-19h dans un bureau au chaud.

En conclusion, je n'ai pas la prétention que ce message réponde à toutes les questions. Ceci est juste un résumé fait à la va-vite de mon experience. J'aimerais évidement que les gens commentent, complètent, argumentent. J'ai aussi le sentiment d'être un peu hors sujet. Et surtout j'ai un peu baclé la fin, car j'ai du boulot qui m'attend.


Cordialement
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 19:41:54

Posté par Corin

Citation de: plonky link=1143125115/15#19 date=1143652611
Je définis le territoire de ma personne en milieu urbain à la sphère que je peux dessiner avec mes bras. Cela est similaire à la notion de distance rapprochée dans les arts martiaux. Toute personne qui entre dans cette sphère procède à une intrusion de mon territoire. Il faut alors distinguer l'intrusion bénigne de l'intrusion dangereuse. Une intrusion bénigne peut être une promiscuité dans un bus bondé, par exemple. Toutefois il faut veiller à ce qu'une intrusion bénigne ne se transforme pas en agression.
Citer
La tenue vestimentaire est très importante. Elle ne doit pas être trop lourde pour favoriser au maximum le sentiment de confort.
Citer
Le sac à dos est à mon avis nécéssaire.
Citer
Les agressions Je n'ai pas de recette miracle.
Si tu me permets, je trouve que ton message pose bien les bases recherchées pour la définition de la survie urbaine. On peut décliner ensuite en fonction des situations. Ayant moi aussi du taf, je suis obligé de filer mais on pourra en reparler. Il faut bien que l'expérience des Parisiens serve à quelque chose. ;)

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 20:18:16

Posté par DavidManise

Citation de: Maximil link=1143125115/0#9 date=1143638007
[Mode polémique: ON]
Ca m'étonne de toi çà...
Mais bon, si on ne tient pas compte des 95% des manifestants n'ayant pas lu le texte du CPE (avec lequel je suis d'accord) et qui manifestent sur la base des rumeurs qui sont colportées par les mass médias, il faut bien qu'il y en ait qui soient quand même pas d'accord avec le texte.
J'espère que tu fais partie de ces 5 % là  ::)
[size=10]Je sors pas, j'assume...[/size]

Je vais suivre ma propre politique et ne pas parler de politique ici ;)

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 29 mars 2006 à 23:22:57

Posté par bison_solitaire

Plonky, chapeau pour ton exposé!!! J'adhère.
Si je veux y rajouter quelque chose faudra que le relise de façon plus attentive.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 10:06:50

Posté par strider

salut a tous  :)

sujet tres chaud a en voir les reactions....  ;) et d autant plus interressant...

pour travailler pas mal avec des pro, des mecs qui interviennent de differentes façon sur le terrain que ce soit en PR, en unités speciales ou "simples" forces de l'ordre, les sitation que j ai pu faire plus haut emanent pour la plupart des ces gens la (sans aucun sens pejoratif)...

ces pros sont souvent confrontés a des pb de "survie" urbaine mais n'ont pas reellement les memes moyen que le civil "moyen"...
sortir une lame parce que ton agresseur en sort une, et mets le hors d'etat de nuire et tu vas te rendre compte du gouffre qu il exciste entre ce que disent les textes et ce qu il t es possible de faire !

bien entendu qu'il faut reagir en fonction du niveau de danger ou de violence de l'agression (je suis assez bien placé pour en parler je pense) MAIS ce n est pas toujours aussi simple !

uns simple altercation peut parfois tourner a la cata meme si l on n avait pas l intention d'envenimer les choses ! (ex : un type se fait agresser, echanges de mots, on se pousse, on s attrappe et se repousse et puis l'un des deux pousse plus fort et l'autre trebuche et se pete le rocher sur le trottoir...)
et la, c est la m...e ! Tu dois t expliquer que tu ne l a pas fait de façon volontaire, on fait un enquete sur toi, on "trouve" et "prouve" tes capacité au combat (prof de tel ou tel discipline, prtiquant acidu,...)
ce n est qu un ex parmi tant d autres...
ok, tu t es defendu, mais rien qu a penser a tous ces "details" pas mal de victimes hesitent a reellement se defendre....

autre exemple, qui n est pas en relation directe avec la loi mais a des concequences plutot tres graves sur la vie de tous les jours : une nana se fait agresser dans une rame de metro, un type se leve et prend sa defense, l'agresseur se retourne contre lui, lui colle une sacree volee et l envoie pour plusieurs jours a l'hopitale ! Verdict de ses assurances : "vous vous etes mis volontairement dans uen situation dangereuse"... elle est pas belle la vie ?

dernierement, jme fait brancher par un jeune c..n en bas de chez moi, alors que j etais en train de demenager. Je prends sur moi, me contente de remplir le camion de mes cartons,...
on echanges des mots, de plus en plus... violents, je prends toujours sur moi et me dis que dans 10 min j aurai terminé et qu'il faut que je zappe ce mec. Le type fini par s avancer vers moi et se mets a ouvrir sa veste des deux mains et fait mine de chercher un truc dans une poche interne de son blouson. et la ça va tres vite : analyser la situation en fonction du mec en tant que tel et du type d'agression, ne pas etre trop violent au risque de le laisser sur le carreau,... prise de decision : je le pousse violement une premiere fois, le mec s envole literalement a l horizontale, puis revient vers moi et essaye de me toucher (me mettre un coup du bras droit), esquive, riposte simultanee mais sans frapper (poussette violente sur l epaule opposee) le type fait un demi tour et se retrouve dos a moi, face a un angle de mur..., derniere poussette dans le dos et... Rideau !
l histoire n est pas terminée...
l apres midi je retourne a mon appart, celui que je demenageais, puis mon neveu se met a la fenetre et me dit "surtout Cyrille ne descends pas il est revenu avec ses potes et ils ont tous des clubs de golf !"
l envie d en "decoudre" ne c est pas contentée de m'effrolée l'esprit mais j ai fini par tel a la gendarmerie pour leur expliquer la situation...
je passe les details un peu lourds de l a suite mais le type en question a porté plainte, convocation, perte de temps, tout ça pour finir par m'entendre dire que le mec etait connu des services de police et que j ai bien fait d'agir comme je l ai fait (tout en sachant que le gendarme en question connaissait la discipline que j enseigne a ses collegues sur le camp situé a 5 klm du poste de gendarmerie ou je me trouvais) Bien fait oui, parce que justement j avais agit en fonction du niveau de l'agression tout en ayant des doutes sur ce que le mec allait me sortir !
Mais si ce mec m avait sorti une lame..... ?

je ne dis pas qu il ne faut pas se defendre, ou demolir son "agresseur" a chque altercation, ni meme ne pas respecter les lois,... mais les choses sont vraiment compliquees en France...
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 10:27:06

Posté par EH

Citation de: strider link=1143125115/15#23 date=1143706010
on echanges des mots, de plus en plus... violents, je prends toujours sur moi et me dis que dans 10 min j aurai terminé et qu'il faut que je zappe ce mec.
Est-ce que ton erreur n'a pas été de répondre justement.  :-/
Si tu l'avais laisser s'époumoner en vain, ne se serait-il pas lassé ?. Est-ce que ta fierté n'a pas été un obstacle à une solution plus "pacifique" ?.
Bon, je dis ça mais je n'étais pas là. Je ne connais pas les tenants et les aboutissants non plus.

Lorqu'on arrive à une confrontation comme celle-ci, c'est qu'il y a un truc qui à m*rdé quelque part non ?. :-?

 ;)
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 10:33:20

Posté par strider

aujourd hui 30 mars 2006
10h27
un coup de tel d'un bon ami et eleve
a un stop, un coursier trop pressé claxon mon pote
ne pouvant passer a cause de la circulation mon pote ne peut avancer
le type s enerve
claxon encore et encore
mon pote lui montre qu il ne peut pas passer...
le type descend et commence a tapper contre la voiture de mon pote
il hurle tout ce qu il peut
mon ami fini par descendre et demande au mec de se calmer
le type fonce sur lui
les mains en avant
lui griffe le visage en le poussant dons a sa voiture et commence a etre de plus en plus violent
coup de genoux genitaux, coup poing visage, le type se baisse mais ne tombe pas
il sort de son angle fort passe sur son coté, 2 e coup de poing a la tempe... "fin du match"
mon pote reprend sa voiture et continue son chemin...

comment pensez vous que cela va se terminer ?  ::)

la suite dans quelques jours !

aurait il du se laisser faire ?
comment d apres vous aurait il du reagir ?
se contenter de le repousser ?
s arrter au 2 premiers coups au risque que le type revienne plus fort ?

ah oui, j ai oublié de preciser : mon pote, 1,67 , "chat maigre" et tonique
le type, une armoire a glasse... !
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 10:34:07

Posté par Corin

Citation de: strider link=1143125115/15#23 date=1143706010
sortir une lame parce que ton agresseur en sort une, et mets le hors d'etat de nuire et tu vas te rendre compte du gouffre qu il exciste entre ce que disent les textes et ce qu il t es possible de faire !
bien entendu qu'il faut reagir en fonction du niveau de danger ou de violence de l'agression (je suis assez bien placé pour en parler je pense) MAIS ce n est pas toujours aussi simple !
uns simple altercation peut parfois tourner a la cata meme si l on n avait pas l intention d'envenimer les choses !
Citer
je ne dis pas qu il ne faut pas se defendre, ou demolir son "agresseur" a chque altercation, ni meme ne pas respecter les lois,... mais les choses sont vraiment compliquees en France...

Effectivement, toutes les situations ne sont pas linéaires et la tendance des magistrats est de donner plus facilement tord à celui dont ils estiment qu'il aurait dû mettre fin à l'incident ou s'abstenir.
Autrement dit, dans certains cas, si tu es bien sous tout rapport, on te fera reproche de ne pas avoir pris tes jambes à ton cou.
Le problème, c'est que lorsque l'on est pris à partie à proximité immédiate de son domicile, on se retrouve dans une situation qui peut deveir vite inextricable et qui pose une question intéressante en matière de survie urbaine, c'est celle de la gestion de l'espace.

Plonky a évoqué un peu le sujet sur le plan des déplacements.
Citer
Je définis le territoire de ma personne en milieu urbain à la sphère que je peux dessiner avec mes bras. Cela est similaire à la notion de distance rapprochée dans les arts martiaux.  

Pour aller plus loin, on peut considérer que la survie en milieu urbain nécessite un sanctuaire. Le concept de la sanctuarisation existe chez tous les stratèges. Pour simplifier, on dira que tu dois trouver l'est l'endroit où tu es hors d'atteinte.
Je sais que je risque d'en choquer certains en disant cela mais si tu n'es pas tranquille et rassuré à ton domicile, tu dois en changer. C'est une question de survie pure. Si tu es menacé (et combien de gens ressentent cela!) jusque chez toi, tu es en danger à long terme. En tout cas, tu dépenses une grande part de ton énergie à trouver des parades à des événements, menaces et autres que seule une solution radicale: un déménagement.
Beaucoup de gens le font naturellement sans se poser de questions. Ils changent de quartier quand ça ne va pas.
A mon avis, la première étape de la survie urbaine est d'établir son sanctuaire.
Quant aux règles qui doivent présider à son choix. Je n'ai pas d'idée préconcue. Je vous propose d'en débattre (si ça n'a pas déjà été fait 8-)).

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 10:37:57

Posté par strider

Pour HE,

oui tu n as pas tord !
mais ce qui m a surtout fait monter en pression c est le manque de respect qu il a eu envers mes proches qui etaient la pour m aider !
aurait il ete plus normal de ne rien dire alors que le type insultait egalement me pere (72 ans et la forme olympique  ;)) ou celui de ma compagne...

il est EVIDENT que le mieux aurait ete de passer son chemin, faire la sourde oreille et partir... rapidement...

mais, la nature humaine est ainsi faite...

apres coup on se dit, "quel c..n, je n aurai pas du... !"
mais je me suis dis cela pas vis a vis de la loi et d un eventuel pb que je voyais se profiler suite a cet evenement non, mais a cause de la co...rie humaine (la sienne mais aussi la mienne) c est certain !
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 11:02:33

Posté par Corin

Citation de: strider link=1143125115/15#27 date=1143707877
aurait il ete plus normal de ne rien dire alors que le type insultait egalement me pere (72 ans et la forme olympique  ;)) ou celui de ma compagne...
il est EVIDENT que le mieux aurait ete de passer son chemin, faire la sourde oreille et partir... rapidement...

La difficulté est que ce type de situation est aujourd'hui en hausse constante. Les altercations entre automobilistes ou faisant suite à des échanges verbaux ont connu un développement hallucinant ces dernières années. Pour autant, même si ça coûte et tant que c'est possible, la meilleure solution reste l'esquive.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 11:11:27

Posté par strider

et ouais...
mais faire profil bas sans cesse n est pas forcement une bonne chose non plus... meme si je suis d accord avec toi !
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 11:32:20

Posté par Pierrot

De toute façon il existe certains individus qui ne cesseront pas de chercher la confrontation quelle que soit ta réaction.
Pour ceux là, le fait de ne pas réagir les excitera encore plus et il n'y aura qu'une alternative, la fuite ou la castagne ......
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 11:43:41

Posté par EH

A contrario, il y a aussi des personne qui ont l'attitude pour (de façon consciente ou inconciente).
On oublie un peu trop vite ce que la posture, la façon de regarder, la façon de marcher, etc... peut induire comme réaction.
Nous restons aussi assujetti à des réactions instinctives.  ::)

 ;)
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 11:59:19

Posté par Corin

Parfaitement d'accord. La seule difficulté est celle de l'appréciation de la situation qui est a priori stressante. Mais il vaut mieux se défiler ou... gueuler.
Rien de plus angoissant pour un mec qui veut en agresser un autre que de l'entendre appeler "au secours". Je sais que ça paraît vieux jeu mais ça marche. C'est ce qu'on conseille aux femmes. Si tu hurles, ton agresseur se retrouve dans une situation qu'il n'avait pas prévu et qui le menace. En fait, ça change les règles du jeu parce qu'à ce moment-là, tu élargis le champ des personnes qui peuvent intervenir à ton profit et ton agresseur se retrouve en situation de ne plus maîtriser l'action.
Cela dit, toutes les situations ne sont pas comparables. Heure, nombre d'agresseurs et d'agressés, lieu, autant de paramètres qui jouent.
En fait, c'est indém**dable  :-?. Donc le seul conseil qui tienne à mes yeux, c'est la fuite (dernier et ultime stratagème. Le plus noble pour les Chinois. Je vous renvoie à la lecture de ces pages http://afpc.asso.fr/wengu/wg/wengu.php?l=36ji&lang=fr&no=36).

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 12:08:23

Posté par Corin

Citation de: EH link=1143125115/30#31 date=1143711821
On oublie un peu trop vite ce que la posture, la façon de regarder, la façon de marcher, etc... peut induire comme réaction.
Tu as posté plus vite que moi. Je n'avais pas vu l'échange que je trouve très pertinent. En fait, la prudence est mère de sûreté. Adopter une attitude neutre qui n'attire pas l'attention est donc l'idéal.
Mais pafois, au détour d'une injure d'automobiliste ou autre, notre nature profonde d'ours mal lêché peut ressortir... D'autant que les statistiques sont là. Les "violences non crapuleuses" (dont le vol n'est pas l'objet) ne cessent d'augmenter.
Pour apporter des éléments chiffrés, je vous joins ce doc:http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/communiques/fichiers_pdf/2005/stats_delinquance_juin_2005.pdf
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 12:16:12

Posté par strider

c est une façon de faire en effet... MAIS qui pose cependant de gros pb a l'heure actuelle !!!!
d'ou, le facilitée qu'ont certains individus a agresser, voler, piquer, bruler, entrer par effraction, comettre tout un tas de mefaits sous les yeux de nombreux temoins qui ne bougent pas d un pouce !
la violence engendre la violence mais le fait de ne pas la contrer (que ce soit de maniere violente ou plus... civilisée) ne fait que de la laisser se developper..
c est ce qui se passe en France a l'heure actuelle ou le politiquement correct regie une partie de notre vie ! (pas la mienne en tout cas)
on n ose plus dire NON ! Que se soit a son voisin, son chef, ou un type qui vous pique votre place sur un parking, ou le mec qui descend de son vehicule pour mettre une tarte a ta copine parce qu elle lui a coupé la route (c est du vecu ca aussi et manque de bolel je suivais mon amie ce jour la...)
il faut eviter a tout prix d'en venir aux mains, c est evident mais cela n empeche que de partir la queue entre les jambes a chaque conflit n est pas la solution (a tous les conflits)...

l'attitude (evoquée plus haut), votre regard, votre determination suffit dans 95% des cas a eviter le conflit... encore faut il avoir les c...e de la faire...

de mon coté, pour eviter de monter en pression inutilement dans certaines situations, je pense a quelque chose d agreable : ma nana qui m attend chez moi, un we agreable, de jolis paysages, un moment agreable, un souvenir...

pas mal du tout le lien... ! je vais explorer ces pages  ;)


Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 12:50:38

Posté par jeannot 76

Citation de: Maximil link=1143125115/0#10 date=1143638397

Quelques questions:
En général, les lieux de manifestations sont localisés (sinon c'est de la guérilla urbaine).
- pourquoi n'as-tu pas dévié ton chemin pour éviter cette zone ?
- si les rues étaient barrées, comment y es-tu allé ?
- pourquoi n'as-tu pas fait demi-tour dès que tu as vu que cela s'agitait au loin ?
- avais-tu sur toi de quoi te défendre (spray oc)?
- pourquoi ne t'es-tu pas réfugié de suite dans un hall d'immeuble ?
Bonjour Maximil,
En réponse à tes questions:
1/et 2/ :Si je me suis retrouvé en plein milieu c'est que les conducteurs du métro,bloqué devant les affrontements ont ouverts les portes et ont fait évacuer toutes les personnes se trouvant dans les rames....
3/ Demi tour ,oui j'aurais pu et me réfugier dans un tunnel du métro ?Pourquoi pas ,c'est vrai je n'y ai pas pensé  :'(
4/ Non sur moi je n'avais aucun moyen de défense. :(Mon boulot ne me permet pas d'avoir quoique ce soit sur moi -à part mon couteau suisse- !
5/ Me réfugier dans un hall d'immeuble ,j'aurais bien voulu mais il aurait fallu en trouver un d'ouvert et comme les immeubles du secteur ou je me trouvais sont pourvus d'un code!!!! :-? :-? :-?et que les commerces fermaient en urgence pour ceux qui étaient encore ouverts,j'ai agi en urgence comme je le pouvais.
Vous  pouvez certainement me donner quelques conseils pour ne pas me retrouver dépourvu dans de telles situations
 :)Merci à tous

Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 14:38:06

Posté par Maximil

Citer
1/et 2/ :Si je me suis retrouvé en plein milieu c'est que les conducteurs du métro,bloqué devant les affrontements ont ouverts les portes et ont fait évacuer toutes les personnes se trouvant dans les rames....

Bon admettons.  ;D

Citer
3/ Demi tour ,oui j'aurais pu et me réfugier dans un tunnel du métro ?Pourquoi pas ,c'est vrai je n'y ai pas pensé  :'(
C'est une option comme une autre. Mais il est dur de penser "différement"

Citer
4/ Non sur moi je n'avais aucun moyen de défense. :(Mon boulot ne me permet pas d'avoir quoique ce soit sur moi -à part mon couteau suisse- !
Explqieu moi quel boulot te permet d'avoir un couteau suisse et pas un spray oc par exemple

Citer
5/ Me réfugier dans un hall d'immeuble ,j'aurais bien voulu mais il aurait fallu en trouver un d'ouvert et comme les immeubles du secteur ou je me trouvais sont pourvus d'un code!!!! :-? :-? :-?et que les commerces fermaient en urgence pour ceux qui étaient encore ouverts,j'ai agi en urgence comme je le pouvais.
Il ne faut pas en trouver un d'ouvert mais en ouvrir un: en sonnant à tous les interphones (au pire) ou en l'ouvrant avec la clé (au mieux)

Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 16:21:37

Posté par Patrick 3 C

Citation de: EH link=1143125115/30#31 date=1143711821
A contrario, il y a aussi des personne qui ont l'attitude pour (de façon consciente ou inconciente).
On oublie un peu trop vite ce que la posture, la façon de regarder, la façon de marcher, etc... peut induire comme réaction.
Nous restons aussi assujetti à des réactions instinctives.  ::)

 ;)
Cela s'appelle les messages non verbaux et c'est ce que perçoivent en bon mammifères que nous sommes, nos congénères. Nous signifions ainsi notre crainte, notre agressivité, notre désir sexuel, mais aussi nos forces et faiblesses.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 16:23:48

Posté par Patrick 3 C

Citation de: Corin link=1143125115/30#32 date=1143712759
En fait, c'est indém**dable  :-?. Donc le seul conseil qui tienne à mes yeux, c'est la fuite (dernier et ultime stratagème. Le plus noble pour les Chinois. Je vous renvoie à la lecture de ces pages http://afpc.asso.fr/wengu/wg/wengu.php?l=36ji&lang=fr&no=36).

A+
Je préfèrerais le repli, qui lui est un choix stratégique alors que la fuite est dictée par la panique voire la lâcheté.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 30 mars 2006 à 22:51:46

Posté par Corin

Citation de: Patrick 3 C link=1143125115/30#38 date=1143728628
Je préfèrerais le repli, qui lui est un choix stratégique alors que la fuite est dictée par la panique voire la lâcheté.
Le terme de "fuite" est celui de la traduction. Il faut y voir le repli. Tu as raison car il ne s'agit en aucun cas d'une action liée à la panique et à la lâcheté mais une action réfléchie face à une situation désepérée puisque le stratagème est libellé ainsi "Fuir devient le meilleur choix. En évitant la défaite aujourd'hui, vous gagnez l'opportunité d'une victoire demain" ;).

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 31 mars 2006 à 15:25:00

Posté par strider

Premier retour concernant l'agression de mon pote hier matin :

comme je lui avait proposé de le faire il a ete faire une main courante au poste de st ger...
cet apres midi, un policier lui tel en lui signalant que pour le moment le mec n'a pas porté plainte mais a terminé a l'hosto....
si d'ici 3 jours le type n'a pas deposé alors ça devrait etre ok...

a suivre...
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 08:52:00

Posté par DavidManise

Citation de: AlexB link=1143125115/30#41 date=1144369085
PS : après avoir fait un tour au supermarché du coin (en se frayant un chemin "à coup de 12" bien entendu)

Je pense que t'as oublié deux ou trois ";) ;) ;)" après ta dernière phrase...  ou alors on risque de pas être potes du tout, malheureusement :(

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 09:04:05

Posté par Maximil

Pour info (et rappel:

CHERBOURG (AP) -- Le corps d'un Cherbourgeois de 46 ans a été retrouvé mutilé, un couteau dans la gorge, à Cherbourg-Octeville tôt jeudi matin. L'auteur présumé, âgé de 30 ans, a été appréhendé vers 4h du matin à côté du cadavre, entièrement nu.
La victime, un homme de 46 ans, et père de cinq enfants, a été retrouvée émasculée, les deux yeux arrachés, une partie des doigts des mains et des pieds tranchés. Il habitait dans le même quartier populaire que son agresseur présumé.


Ca peut arriver à çà, la survie urbaine...

Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 09:09:23

Posté par Pierrot

Là quand même le meurtrier est vraiment un malade....
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 09:11:17

Posté par Diesel

Citation de: AlexB link=1143125115/30#41 date=1144369085
Ma définition de la survie urbaine ...

En un mot comme en mille : "L'EXTRACTION"

PS : après avoir fait un tour au supermarché du coin (en se frayant un chemin "à coup de 12" bien entendu)
Je comprends. ::) L'extraction  ............. de douilles vides évidemment. Il s'enraille souvent ton 12 ??.  ;D
Mon conseil, ne tire plus comme un malade, comme ça tu ne surchaufferas pas ton calibre. Adieu le problème comme ça.  ;D ;D ;D

[size=9]Oui, je sors .... rhaa, vous comprenez pas l'humour tôt le matin ici ... :D[/size]
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 09:26:43

Posté par Patrick 3 C

Oui ça peut, n'en déplaise aux angelistes et autres démagos, la prédation (vol avec violence, viol), crimes de sang et violences gratuites augnmentent en Europe d'environ 8%/an (chiffres RG).

Ces violences peuvent se produirent à n'importe quel moment et dans n'importe quelle situation de départ.

Alors face à ça plusieurs attitudes :
* se planter la tronche en terre, le cul bien offert (http://img98.imageshack.us/img98/6453/autruche3kq.gif) (http://imageshack.us) ;

* se dire que ce n'est pas possible que ça nous arrive et j'imagine que chacune des victimes pensait ça aussi ;

* que d'accord ça arrive mais que notre protecteur, l'Etat, assumera ses obligations régaliennes, alors que c'est tout simplement impossible au delà d'un très faible pourcentage (voir le taux d'intrepellation en flagrant délit et je ne parle même pas du taux d'élucidation des affaires criminelles)

* ou se dire qu'on n'est jamais mieux et plus surement servi que par soi-même ou ses proches et assumer sa propre prévention et protection dans le strict respect des lois.

Sauf que si la loi ne correspond plus à une réalité (forcément subjective car la perception est plus ou moins réelle ou supposée) et devient plus protectrice pour le prédateur que pour la victime, il commence à y avoir un problème entre la loi et la justice et dans ce cas là on se retrouve vite fait dans la catégorie du citoyen hors la loi.

Proprement insoluble, à mon avis de façon collective au niveau d'un société. Comment le législateur qui habite le plus souvent dans une zone privilégiée pourra apprécier la légitimité de l'ouvrier de banlieue ou du lycéen de ZEP.

Je suis très pessimiste quant à notre futur, en la matière.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 13:02:11

Posté par DavidManise

Alex,

Merci de "rectifier le tir" si je puis me permettre ce jeu de mot bien ciblé ;D

Je suis content de t'avoir laissé le bénéfice du doute.

La plupart des "survivalistes" sérieux ici ont pris le parti de plutôt stocker des conserves et de faire la rotation (eat what you stock, stock what you eat) toute l'année.  Ça permet d'avoir un stock "tampon" de quelques jours à quelques semaines de bouffe et autres produits de première nécessité...  et surtout ça évite de devoir aller faire ses courses avec un Mossberg en guise de carte bleue ;)

L'idéal, en cas de crise, est de pouvoir éviter les points chauds, comme tu le soulignes implicitement.  J'ajouterais qu'il est sage de ne pas habiter à proximité, dans la mesure du possible.

Pour ma part, je n'ai pas de Mossberg pour la simple et bonne raison que je m'oblige à prévoir et à structurer les choses de manière à ne pas en avoir besoin.  Après, pour paraphraser chai plus qui, si jamais j'en arrive à vraiment avoir besoin d'une arme, je n'aurai plus qu'à me baisser et à en prendre une.

Quant à ce qu'on a vu dans les médias...  BIEN SÛR que ce genre de scènes peuvent arriver.  J'ai juste vu, après le 11 septembre, la vitesse à laquelle les supermarchés à Lyon se sont vidés des denrées de base : farine, sucre, chocolat, conserves, eau en bouteille, etc.  Les petits vieux étaient prêts à se mettre sur le gueule pour le dernier kilo de pâtes du rayon.  J'ose à peine imaginer ce que ça donne en cas de crise réelle...  :(  Ceci dit les médias US proches du "régime" Bush ont depuis longtemps compris que ce qui fait faire de l'audimat, ce ne sont pas les débats de fond ni les informations utiles, mais bien le sang, les larmes et la violence.  On contrôle, convainc et entube mieux une population qui a peur de sortir de chez elle.  Il faut donc apprendre à voir ce genre d'images avec le recul nécessaire...  

Donc Pat, si ça peut te rassurer, je suis loin d'être le genre à exposer mes sphincters aux quatre vents en enfouissant la tête sous le sable...  simplement j'ai pas non plus envie que ce forum devienne un endroit où on fait la pub de ses intentions belliqueuses.  En l'occurence, c'était une blague à laquelle il manquait un clin d'oeil, donc pas de bobo.  Mais ça pourrait être très mal interprété...  donc restons explicites et évitons que nos blagues soient reprises à notre encontre, ne serait-ce que pour salir notre réputation.

Parmi les plus grands pacifistes que je connais, certains sont armés jusqu'aux dents et espèrent de tout coeur ne devoir jamais utiliser leur arsenal.  Ça ne veut pas dire qu'ils ne soient pas prêts à le faire, mais ils prennent des mesures pour NE PAS.  Je me considère plutôt comme faisant partie de cette catégorie là : pacifiste par choix, et non pas par dépit ou absence de moyens.

Après, il y a ceux qui sont armés (jusqu'aux dents ou pas), et qui en viennent presque à espérer que les troubles éclatent pour pouvoir justifier leurs investissements en armes et munitions, et pouvoir enfin chasser l'homo sapiens.  Ceux là, et je veux que ça soit clair, ne sont PAS les bienvenus ici.  Je les invite d'ailleurs à aller fréquenter de manière très intime les troupeaux de taureaux siphyllitiques qu'ils pourront trouver là où ils le souhaiteront.

Bon allez ciao ;)

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 13:33:03

Posté par Patrick 3 C

Citation de: DavidManise link=1143125115/45#48 date=1144407731
Parmi les plus grands pacifistes que je connais, certains sont armés jusqu'aux dents et espèrent de tout coeur ne devoir jamais utiliser leur arsenal.  Ça ne veut pas dire qu'ils ne soient pas prêts à le faire, mais ils prennent des mesures pour NE PAS.  Je me considère plutôt comme faisant partie de cette catégorie là : pacifiste par choix, et non pas par dépit ou absence de moyens.
Je fais aussi partie de celle-là.

Citation de: DavidManise link=1143125115/45#48 date=1144407731
Après, il y a ceux qui sont armés (jusqu'aux dents ou pas), et qui en viennent presque à espérer que les troubles éclatent pour pouvoir justifier leurs investissements en armes et munitions, et pouvoir enfin chasser l'homo sapiens.  Ceux là, et je veux que ça soit clair, ne sont PAS les bienvenus ici.  Je les invite d'ailleurs à aller fréquenter de manière très intime les troupeaux de taureaux siphyllitiques qu'ils pourront trouver là où ils le souhaiteront.
Ceux-là sont très très dangereux.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 14:05:33

Posté par Maximil

Citer
Selon moi il y a en France une bonne vingtaine de millions d'armes de tout type (de la 9mm Flobert à la MG 42 en passant par le 12 de pépé) qui traînent ...
Tu peux nous dire sur quoi tu te bases pour faire ces calculs ? ca ferait une personne sur 3 qui est armée ?  :o Une personne sur 6 si tu considères que tous ceux qui ont accès aux armes en ont au moins 2...


Citer
Le professeur Gary Mauser(1) de l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique publiait récemment une intéressante étude comparant le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, avec les États-Unis en ce qui a trait à la criminalité et à la possession d’armes à feu, dont j’aimerais rapporter ici les faits saillants en y ajoutant des commentaires et informations additionnels.  
 
Il est d’abord important de souligner que l’étude examine la criminalité dans son ensemble, en particulier le taux d’homicide, non seulement le taux d’homicide par armes à feu comme le font généralement les partisans du contrôle des armes à feu. En effet, comme je l’ai déjà démontré pour les cas de suicides(2), c’est le taux global que nous devons utiliser dans nos comparaisons afin d’éliminer l’effet de substitution entre les divers moyens de suicide ou d’homicide; on ne peut pas dire non plus qu’il soit plus marrant de mourir étranglé plutôt qu’au moyen d’une arme à feu.  
 
Certains événements tragiques ont servi de justification à des législations de plus en plus strictes sur les armes à feu. C’est le cas au Canada, en Angleterre, en Australie. Les médias se sont emparés de l’événement sans aller au fond des choses (par exemple l’incompétence policière est souvent un facteur). Pour bien paraître, les politiciens se sont crus obligés de répondre à une demande qui constituait une réaction purement émotive.  
 
Comme il était prévisible, les interdictions et contrôles n’ont pas conduit aux résultats escomptés. La raison est bien simple: c’est qu’ils ne
visent pas les criminels et que la grande majorité des propriétaires d’armes à feu avaient déjà un comportement responsable. Ces législations ont même produit des résultats à l’opposé de leurs objectifs car les criminels ont désormais le champ libre pour mener leurs activités.  
 
Quelques chiffres  
 
Même si aux États-Unis, en 2001, 63% des homicides étaient par arme à feu, l’accès facile aux armes à feu n’a pas d’influence déterminante sur la criminalité en général. Le port d’arme de poing pour la défense personnelle est permis dans 35 États américains en 2003. Or, c’est précisément dans ces États que les crimes avec violence (incluant ceux avec armes à feu) auraient le plus diminué. Certains États permettant le port d’arme, tels le Maine, le New-Hampshire, le Dakota du Nord et du Sud, ont des taux d’homicide moins élevés que le Canada.  
 
Aux États-Unis, le taux d’homicide est comparativement plus élevé qu’ailleurs (à 5,6 par 100 000 en 2001, soit 5,6 millièmes de 1%); toutefois, il a diminué de 42% depuis 1991. Il a atteint en 2001 son plus bas niveau depuis 30 ans. Si l’on tient compte de l’appartenance ethnique afin d’exclure (arbitrairement, faute de mieux) l’influence des facteurs socio-économiques, le taux américain est similaire au taux canadien; en 2000, le taux d’homicide était de seulement 2,76 chez les Blancs non-hispaniques, comparativement à 22,28 chez les gens de race noire(3).  
 
La violence est aussi un phénomème urbain. Aux États-Unis (voir la référence précédente), 68 des plus grandes villes totalisant 18% de la population américaine comptaient pour 42% des homicides.  
 
En Angleterre, bien que le taux d’homicide par armes à feu soit moins élevé qu’aux États-Unis, il a grimpé de 50% dans les années 90, passant de 10 par million en 1990 à 15 par million en 2000. La hausse des crimes avec violence en général est spectaculaire depuis la législation de 1988 et surtout celle de 1997. Leur nombre est plus du triple de celui des États-Unis. Les crimes contre la propriété y sont près du double du taux américain. En 1997, toutes les armes de poing ont été prohibées suite au massacre de Dunblane en Écosse, en 1996. Pourtant, les crimes avec armes de poing sont à la hausse.  
 
En Australie, malgré la législation de 1997 (qui a suivi le meurtre de 35 personnes à un site touristique de Tasmanie en avril 1996), le taux d’homicide global est demeuré stable jusqu’en 2002; cette année-là, on observe 20% plus d’homicides qu’en 2001. Le taux d’homicide y est de 2 par 100 000 comparativement à six aux USA. Les vols à main armée ont augmenté de 166% depuis six ans malgré la confiscation d’armes à feu acquises légalement (la confiscation a coûté 500 M$; au Canada, il n’y a eu aucune compensation. C’est le vol légalisé). Évidemment, ce ne sont pas les criminels qui ont remis des armes au gouvernement pour être détruites. Le taux des vols contre la propriété a augmenté en Australie et baissé aux USA; il a rejoint le taux américain. Finalement, même si on se suicide moins par armes à
feu en Australie, on s’y suicide plus (tous moyens confondus).  
 
D’après une autre source non citée par Mauser, les homicides par armes à feu dans le seul État de Victoria (Australie) ont augmenté de 300%.  
 
Au cours de la dernière décennie, le taux de crimes avec violence a augmenté au Canada alors qu’il a baissé aux États-Unis. Il est d’au moins 40% plus élevé au Canada. La baisse du taux d’homicide a été plus prononcée aux États-Unis (de 10,5 en 1991 à 5,6 en 2001). Depuis une quinzaine d’années, le taux de suicide est moins élevé aux États-Unis.  
 
Voici des chiffres non cités par Mauser(4): en 2002, le nombre d’homicides au Canada a augmenté de 29, passant à 582, alors qu’il y a eu 22 victimes de moins par armes à feu. Le taux d’homicide est maintenant de 1,85 par 100 000 de population, une hausse de 4%. Principales causes d’homicide: armes blanches (31,3%), armes à feu (25,6%).  
 
66% des homicides par armes à feu l’ont été par des armes de poing (98 sur 149).
72% des armes de poing trouvées sur la scène d’un crime n’étaient pas enregistrées alors que l’enregistrement est obligatoire depuis 1934.
62% des meurtriers et 50% des victimes avaient déjà un casier judiciaire.
68% des meurtriers avaient consommé de l’alcool et/ou des drogues au moment du crime.
Bien que les Autochtones ne forment que 3% de la population ils comptent pour 21% des personnes accusées de meurtre. Ces données ethniques ne sont plus collectées par la « police montée » (Gendarmerie royale), rectitude politique oblige. Si je croyais les sophismes des défenseurs des contrôles je conclurais, après cette lecture, qu’il nous faudrait aussi contrôler les couteaux, les cordes, etc.  
 
Pas plus de criminels chez les chasseurs et les amateurs de tir que chez les
policiers  
 
Au sujet de la tuerie de Polytechnique du 6 décembre 1989 (14 étudiantes tuées, 13 étudiants blessés dont 4 hommes), Mauser rappelle que Marc Lépine (de son vrai nom Gamil Gharbi, son père était algérien arabe et un batteur de femmes) a côtoyé environ une centaine d’étudiants et au moins trois professeurs, mais que personne n’a rien fait pour l’arrêter. « Most did what they were told ». La tuerie était terminée quand la police est arrivée sur les lieux; celle-ci ne savait même pas où se trouvait l’édifice de Polytechnique sur le campus de l’Université de Montréal. Marc Lépine avait le permis d’acquisition d’armes à feu (AAAF en français et FAC en anglais) émis
par la Sûreté du Québec. Ce sont les propriétaires d’armes à feu qui ont écopé.  
 
« La réalité est qu’il y aura toujours des criminels, que les policiers arriveront toujours en retard sur les lieux d’un crime et que nous devons d’abord compter sur nous-mêmes pour nous défendre. »  
 
Les données de Statistique Canada, dit Mauser, révèlent que le portrait du meurtrier n’est pas celui du membre d’un club de tir ou d’un amateur de chasse. Le meurtrier typique a déjà un casier judiciaire chargé, est sous une interdiction de posséder des armes à feu, est un consommateur d’alcool et/ou de drogues et est sans emploi.  
 
Or, il y aurait 131 000 personnes sous une interdiction de posséder des armes à feu, mais la police ne tient même pas compte de leurs changements
d’adresse. Comparativement, un détenteur d’un permis d’arme à feu doit aviser le Centre canadien des armes à feu à l’intérieur d’un délai de 30 jours d’un changement d’adresse, sinon il peut écoper d’une peine d’emprisonnement de deux ans.  
 
Une autre croyance populaire auprès des partisans des contrôles est que les armes utilisées pour commettre un crime ont, au départ, été acquises légalement. La réalité est tout autre. Au Canada par exemple, les armes de poing sont utilisées dans la majorité des homicides par armes à feu et seulement 28% des armes de poing trouvées sur la scène d’un crime étaient enregistrées; en Australie, le taux est de 10%.  
 
La conclusion de Mauser est celle-ci: « Clearly, there is no evidence that firearm laws have caused violent crime to fall. The firearm laws may even have increased criminal violence by disarming the general public. » La situation en Angleterre est particulièrement frappante à cet égard. Même pour la législation canadienne de 1977, une analyse statistique de Mauser tend à démontrer que si la législation sur les armes à feu d’alors a eu un effet sur la criminalité, cet effet a été positif en… l’augmentant.  
 
Les seuls gagnants ont été les bureaucrates et les politiciens qui se sont fait du capital politique en diabolisant les propriétaires d’armes à feu. La réalité est qu’il y aura toujours des criminels, que les policiers arriveront toujours en retard sur les lieux d’un crime et que nous devons d’abord compter sur nous-mêmes pour nous défendre.  
 
Le 12 décembre, le moine n’a fait que changer d’habit  
 
Il est peut-être déplorable mais néanmoins prévisible que les politiciens au pouvoir à Ottawa (et ceux qui les appuient dans l’opposition ainsi que le gouvernement
Charest à Québec) n’aient pas encore compris que la criminalité ne se combat pas par la prohibition. Ils propagent leur foi prohibitionniste à l’étranger, à l’ONU par exemple. Allan Rock, le père de la Loi sur les armes à feu de 1995, a été nommé par le nouveau premier ministre Martin le 12 décembre ambassadeur du Canada à l’ONU. L’ONU soutient le gouvernement socialiste du Brésil qui vient d’adopter une loi similaire à la loi canadienne, avec l’appui du Canada. La loi brésilienne impose jusqu’à six ans d’emprisonnement à une personne détenant une arme à feu non enregistrée (au Canada, la pénalité peut atteindre dix ans). L’enregistrement est la porte grande ouverte à la confiscation puisque la même loi prévoit un référendum en 2005 prohibant la vente des armes à feu.  
 
Ce même gouvernement avait remboursé les dépenses de Wendy Cukier (de la Coalition pour le contrôle des armes), pour sa participation à une conférence onusienne sur le contrôle des armes à feu qui s’était tenue au Brésil en décembre 1997.  
 
Paul Martin a aussi nommé Anne McLennan à la tête d’un super-ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile, en charge entre autres du contrôle des armes à feu (une fonction qu’elle a déjà eue en tant que ministre de la Justice) qui était sous la responsabilité du Solliciteur général.  
 
Les Canadiens n’ont pas eu un nouveau gouvernement le 12 décembre; il faudrait mettre de côté cette illusion. L’adage dit que l’habit ne fait pas le moine; le 12 décembre, le moine n’a fait que changer d’habit.  
 
1. Gary A. Mauser, « The Failed Experiment – Gun Control and Public Safety in Canada, Australia, England and Wales », Institut Fraser , Public Policy Sources, novembre 2003. Mauser a déjà publié, entre autres, « Misfire: Firearm Registration in Canada », Institut Fraser, Public Policy Sources no 48, 2001. >>  
 
2. Yvon Dionne, LA LÉGISLATION SUR LES ARMES À FEU: INUTILE, SCÉLÉRATE, INAPPLICABLE ET COÛTEUSE, le QL, no 116. >>  
 
3. Voir la page Gun Homicides sur le site GunCite.com. >>  
 
4. Source: Garry Breitkreuz, Homicide in Canada, 2002 Report. >>  
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 17:43:48

Posté par Patrick 3 C

« La réalité est qu’il y aura toujours des criminels, que les policiers arriveront toujours en retard sur les lieux d’un crime et que nous devons d’abord compter sur nous-mêmes pour nous défendre. »  

Tellement évident, mais il est toujours plus facile d'agir sur ce que l'on peut contrôler.

Ceal dit, je trouve la législation Française pas si restrictive que ça et plutôt équilibrée.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 23:13:56

Posté par survivalfred

Salut,

Citer
Ceal dit, je trouve la législation Française pas si restrictive que ça et plutôt équilibrée.

Oui, plutot d'accord avec toi, comparer à la législation belge (ou pire anglaise) très restrictive ou à la législation de certains états US, je trouve qu'en France vous n'êtes pas encore trop mal barré ...

Quoique la 22Lr. et le cal 12 seulement avec une license de tir ou un permis de chasse, ça devient de moins en moins marrant ... non ?

Petite à petit, depuis le début des années '90 (retrait des grenailles), la France perd son petit air de paradis du shopping  ;)

Fred
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 07 avril 2006 à 23:54:21

Posté par Patrick 3 C

Carabine en 22lr en vente libre aux majeurs avec déclaration, sauf semi auto de plus de trois coups.

Si je ne m'abuse.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 09:51:50

Posté par Maximil

Oui mais munition vendue sur présentation licence de tir ou permis de chasse. En principe, ce n'est pas forcément vrai mais la loi et très floue là dessus et les armuriers se sont fait plus royalistes que le roi.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 12:14:51

Posté par Corin

Citation de: Maximil link=1143125115/30#42 date=1144393445
CHERBOURG (AP) -- Le corps d'un Cherbourgeois de 46 ans a été retrouvé mutilé, un couteau dans la gorge, à Cherbourg-Octeville tôt jeudi matin. L'auteur présumé, âgé de 30 ans, a été appréhendé vers 4h du matin à côté du cadavre, entièrement nu.
La victime, un homme de 46 ans, et père de cinq enfants, a été retrouvée émasculée, les deux yeux arrachés, une partie des doigts des mains et des pieds tranchés. Il habitait dans le même quartier populaire que son agresseur présumé.

Maximil,
Je crois que tu ne pourras jamais éviter un malade.
L'attitude préventive qui consiste à:
- éviter les situations à risque;
- adopter un profil "passe-partout" et
- maîtriser quelques moyens sûrs de se sortir d'une situation qui dégénère (à commencer par courrir) et, éventuellement, quelques autres techniques...
a ma préférence.
La très grande majorité des situations à risque peuvent ainsi être gérées.

Quant aux malades...
J'ai assisté à une séance du tribunal correctionnel où comparaissait un jeune homme de 19 ans. Le président l'a décrit comme très perturbé par des problèmes familiaux graves (inceste du père?...).
Ce jeune homme, sous le coup d'une pulsion morbide liée à ce qu'il subissait, est sorti dans la rue avec un poing américain à la main. C'était dans le 7ème arrondissement (lieu des plus calmes s'il en est).
Il s'est mis à courrir et à frapper les gens, au hasard.
La plupart de ses victimes expliquaient ne pas l'avoir vu ni entendu venir et s'être retrouvé le visage ensanglanté sans comprendre. En fait, il frappait les gens par derrière en leur assénant un coup sur la tempe ou le nez. Bref, imparable.
Il a été condamné lourdement et interné dans un hôpital psychiatrique.

Je pense que l'on est là aux limites de ce que l'on peut prévoir et l'on comprend bien que c'est à la société qu'il incombe de prendre des mesures pour écarter ce type d'individus car chacun d'entre nous ne va (peut) pas "s'équiper" pour faire face à ce type d'événements. Le risque de bavure est immense.

J'aime bien une maxime qui dit "si tu portes une arme, inconsciemment tu cherches à t'en servir... et c'est là que les ennuis commencent". Au vu de l'âge d'un certain nombre des lecteurs de ce forum, je crois qu'il est préférable de les convaincre que face à une situation dangereuse, il vaut mieux filer que de chercher à avoir raison. Parce qu'avoir raison en étant mort ou grièvement blessé, ça n'a jamais rien apporté ;). L'important, c'est de rester en vie (c'est bien le but de la survie, non? ;)).

Bon... ça me rajeunit pas tout ça.

A+

PS: en ce qui concerne les statistiques de criminalité, et sur l'incidence de la facilité à se procurer des armes et de la peine de mort, j'ai jeté un oeil au rapport Mauser que tu cites.
Citation de: Maximil link=1143125115/45#48 date=1144411533
Même si aux États-Unis, en 2001, 63% des homicides étaient par arme à feu, l’accès facile aux armes à feu n’a pas d’influence déterminante sur la criminalité en général.
Je ne crois pas que l'on puisse être affimatif dans ce domaine sans faire preuve de partialité. Je me garderai donc de porter un jugement même s'il semble de simple bon sens que la circulation des armes n'a jamais fait bon ménage avec un comportement placide ;).
J'ai trouvé un doc de notre ambassade à Washington qui compare France - USA (voir page 20):
http://www.info-france-usa.org/fr/franceus/usachiffres.pdf
J'ai aussi trouvé les rapports de l'observatoire national de la délinquance:
http://www.inhes.interieur.gouv.fr/admin/editeur/userimages/BulletinmensuelONDmars2006.pdf
Une partie de son bilan annuel concerne les USA et souligne une baisse de la criminalité (avec les statistiques du FBI en pièce jointe).
http://www.inhes.interieur.gouv.fr/admin/editeur/userimages/rapport_OND_2006_annexe1a.pdf
Je soumets ça à ta sagacité.
Bonne lecture ;)
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 12:52:21

Posté par DavidManise

Citation de: Corin link=1143125115/45#53 date=1144664091
Au vu de l'âge d'un certain nombre des lecteurs de ce forum, je crois qu'il est préférable de les convaincre que face à une situation dangereuse, il vaut mieux filer que de chercher à avoir raison. Parce qu'avoir raison en étant mort ou grièvement blessé, ça n'a jamais rien apporté ;). L'important, c'est de rester en vie (c'est bien le but de la survie, non? ;)).

Peu importe l'âge, la fuite ou plutôt le repli stratégique (qui est un choix cohérent, pas une pulsion lâche) est toujours -- dans la mesure du possible -- la meilleure solution pour éviter les ennuis.  C'est bien la première chose que j'ai entendue dans le stage de self donné par Le Baron et Patrick3C à Pierrelatte cet hiver...  et c'est sans doute ce qui m'a donné envie d'entendre la suite de ce qu'ils avaient à raconter.  

Le "grand héron cendré" (;D) utilise un acronyme simple pour qu'on se rappelle des choix, par ordre de prérérence, qui s'offrent à nous en cas d'aggression : FIC.

- [highlight]Fuir[/highlight] : la première et la meilleure chose à faire...
- [highlight]Impressionner[/highlight] : si la fuite n'est pas possible, éviter le conflit en ayant l'air d'un fou fourieux très dangereux (pour certains c'est plus facile que d'autre ;D)
- [highlight]Cogner[/highlight] : vraiment pas d'autre solution ?  Ben on cogne de manière à pouvoir se dégager un espace pour revenir au plan A : la fuite.

Si tu regardes bien, c'est la tactique qu'utilisent les animaux en cas de conflit.  Ils fuient tant que c'est possible, sinon ils grondent et dressent les poils et cherchent à effrayer l'adversaire...  et sinon ben c'est la baston et la fuite rapidement après.

Cette attitude est inscrite au plus profond de nos gènes.  Nous sommes faits pour fonctionner comme ça, parce que la sélection naturelle a démontré depuis longtemps que c'est la meilleure manière de vivre assez vieux pour engrosser bobonne et protéger ses petits ;)

Ciao !

David

P.S.: Comment ça je suis cru ! ;D
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 13:17:48

Posté par Corin

Citation de: DavidManise link=1143125115/45#54 date=1144666341
Peu importe l'âge, la fuite ou plutôt le repli stratégique (qui est un choix cohérent, pas une pulsion lâche) [...]
P.S.: Comment ça je suis cru ! ;D

Et moi je suis cuit...  ;)

On est bien d'accord, David.
Prudence est mère de sûreté et il vaut mieux 30 secondes de sprint que 30 ans d'ennuis ;D.

Cette question de FIC ne devrait-elle pas figurer en FAQ (sans jeu de mots)?

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 20:03:16

Posté par Patrick 3 C

Citation de: DavidManise link=1143125115/45#54 date=1144666341
Le "grand héron cendré" (;D) utilise un acronyme simple pour qu'on se rappelle des choix, par ordre de prérérence, qui s'offrent à nous en cas d'aggression : FIC.

- [highlight]Fuir[/highlight] : la première et la meilleure chose à faire...
- [highlight]Impressionner[/highlight] : si la fuite n'est pas possible, éviter le conflit en ayant l'air d'un fou fourieux très dangereux (pour certains c'est plus facile que d'autre ;D)
- [highlight]Cogner[/highlight] : vraiment pas d'autre solution ?  Ben on cogne de manière à pouvoir se dégager un espace pour revenir au plan A : la fuite.
Le C de FIC est en fait "cogner fort", très important parce que cogner sans être déterminant est source de gros ennuis et Fuir ou Impressionner ne sont alors plus possibles.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 21:11:50

Posté par Corin

Citation de: Patrick 3 C link=1143125115/45#56 date=1144692196
Le C de FIC est en fait "cogner fort", très important parce que cogner sans être déterminant est source de gros ennuis et Fuir ou Impressionner ne sont alors plus possibles.
Tafdak. Je ne devrais pas écrire cela  >:( mais si tu décides de frapper, c'est parce que tu sais que tu auras le dessus (ou alors tu n'as plus aucun moyen de fuite). Mais dans tous les cas où c'est possible, tu dois te sauver, éviter l'affrontement. Ce qui, cela dit en passant, est d'autant plus facile quand tu es sûr d'avoir le dessus. ;)
Pour aller plus loin, si tu te retrouves en situation de te battre, c'est que tu as commis une faute: tu ne t'es pas mis à l'abri avant.
Citation de: DavidManise link=1143125115/45#46 date=1144407731
Après, il y a ceux qui sont armés (jusqu'aux dents ou pas), et qui en viennent presque à espérer que les troubles éclatent pour pouvoir justifier leurs investissements en armes et munitions, et pouvoir enfin chasser l'homo sapiens.  Ceux là, et je veux que ça soit clair, ne sont PAS les bienvenus ici.
C'est inéluctable, celui qui se prépare à cogner pour parer le jour où on viendra l'agresser est obligatoirement tenté de trouver des situations où il pourrait mettre en oeuvre les techniques sur lesquelles il a investi. ;)

Autrement dit, et pour parler crûment, nous sommes tous faits du même bois et l'envie de mettre son poing sur la gueule d'un contradicteur horripilant nous a tous éfleurés (quand on ne l'a pas déjà fait) mais force est de constater que tu t'exposes à de très grands dangers (risques, conséquences judiciaires) en franchissant cette ligne jaune.
Si tu t'interdis le recours à la force, parce que d'abord dangereux pour toi, tu te mets en situation de réussir ta survie car tu trouveras d'autres moyens de faire. Tu t'évites aussi de courir le risque de tomber sur un plus fort (ou plus vicieux) que toi et de dérouiller (voir plus) ;).

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 21:58:22

Posté par DavidManise

Citation de: Patrick 3 C link=1143125115/45#56 date=1144692196
Le C de FIC est en fait "cogner fort", très important parce que cogner sans être déterminant est source de gros ennuis et Fuir ou Impressionner ne sont alors plus possibles.

;D

Ouais...

Enfin...

Cogner, quoi ;D

Tu fais bien de préciser, n'empêche.  Mais bon le message que j'essaie de faire passer c'est que soit je ne cogne PAS (j'évite, je fuis, j'impressionne, je calme le jeu, whatever), soit je cogne pour sauver ma peau, parce que je n'ai plus aucune autre issue et que j'ai vraiment peur pour mes miches.  Et là, oui, je cogne dur, je déchire, je mords, je fais ce que je dois faire.  Je n'ai plus d'autre choix.  

Corin,

Oui.  Perso j'ai parfois fui pour éviter de devoir faire mal à quelqu'un, tout en sachant que j'aurais de bonnes chances d'avoir le dessus.  J'ai "investi" pas mal de temps et d'énergie à m'entraîner, mais j'avoue que pour avoir vu les effets d'un bon coup de poing ou de coude sur la figure de quelqu'un, je n'ai plus envie de ça.  J'ai fait ce que j'avais à faire et je le referrais si nécessaire, mais je ne recherche pas (plus ?) ça.  Vraiment pas.

Ciao !

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 22:19:00

Posté par Corin

Citation de: DavidManise link=1143125115/45#58 date=1144699102
Corin,

Oui.  Perso j'ai parfois fui pour éviter de devoir faire mal à quelqu'un, tout en sachant que j'aurais de bonnes chances d'avoir le dessus.  J'ai "investi" pas mal de temps et d'énergie à m'entraîner, mais j'avoue que pour avoir vu les effets d'un bon coup de poing ou de coude sur la figure de quelqu'un, je n'ai plus envie de ça.  J'ai fait ce que j'avais à faire et je le referrais si nécessaire, mais je ne recherche pas (plus ?) ça.  Vraiment pas.

Bien d'accord avec toi :). Pour avoir plié un gars contre qui j'avais toutes les raisons de la terre, et tous les témoins m'ont donné raison, je sais que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, je n'en suis pas fier.
Et quand on sait les dégâts irréparables que l'on peut causer, il vaut mieux faire uniquement ce dont on peut assumer toutes les conséquences.

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 22:23:16

Posté par DavidManise

Citation de: Corin link=1143125115/45#59 date=1144700340
Bien d'accord avec toi :). Pour avoir plié un gars contre qui j'avais toutes les raisons de la terre, et tous les témoins m'ont donné raison, je sais que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, je n'en suis pas fier.
Et quand on sait les dégâts irréparables que l'on peut causer, il vaut mieux faire uniquement ce dont on peut assumer toutes les conséquences.

Amen :)

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 22:41:31

Posté par Patrick 3 C

Citation de: Corin link=1143125115/45#59 date=1144700340

Bien d'accord avec toi :). Pour avoir plié un gars contre qui j'avais toutes les raisons de la terre, et tous les témoins m'ont donné raison, je sais que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, je n'en suis pas fier.
Et quand on sait les dégâts irréparables que l'on peut causer, il vaut mieux faire uniquement ce dont on peut assumer toutes les conséquences.

A+
Ca me rapelle la déclaration d'un abruti qui avait fait tout son possible pour morfler. A la demande du gendarme qui enregistrait sa plainte :
"mais pourquoi avoir bloqué ce monsieur avec votre véhicule lui  faisant un tête à queue"
"j'avais peur qu'il me poursuive"

"d'accord et pourquoi être descendu en l'insultant et en le menaçant"
"y m'avait enervé en me faisant remarquer que je fumais dans une station service, moi je fume où j'veux"

"pourtant pourquoi avoir insisté alors que ce monsieur a reculé et selon le témoignage de plusieurs personnes vous a signifié ne pas chercher la bagarre"
"je me suis senti menacé et j'ai eu peur"

"en vous présentant dans nos locaux vous avez déclaré avoir été agressé et roué de coups, pourtant toujours selon les témoins, ce monsieur ne vous a porté qu'un seul coup, alors que vous le chargiez"
"je ne sais pas je me rapelle plus j'étais dans les vaps"

"Une dernière question, maintenez-vous vraiment et sérieusement et sans vous foutre de notre gueule, ce qui est un délit je vous le rapelle, avoir été agressé par ce monsieur"

"absolument et je veux que justice sois faite"

Voilà une histoire hallucinante qui m'est arrivée en 2001 et qui m'a quand même valut un avertissement solennel du délégué du procureur.

J'ajouterai que le "plaignant" essayé de fournier trois certificats successifs pour arriver à dépasser les huits jours d'IPP qui multiplient encore les sanctionspénales et civiles.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 10 avril 2006 à 22:59:21

Posté par Corin

Citation de: Patrick 3 C link=1143125115/60#61 date=1144701691
Voilà une histoire hallucinante qui m'est arrivée en 2001 et qui m'a quand même valut un avertissement solennel du délégué du procureur.
Toutes les expériences vont dans le même sens. Quand on met le doigt dans l'engrenage, on ne sait pas où ça peut mener. Il vaut mieux se tirer dès qu'on peut.
De toute façon, comme dit l'adage,... il n'y a que des coups à prendre ;).
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 18:03:33

Posté par guillaume

Citation de: Corin link=1143125115/45#53 date=1144664091

En fait, il frappait les gens par derrière en leur assénant un coup sur la tempe ou le nez. Bref, imparable.

Je confirme, j'ai beau être le plus prudent du monde, ça m'a pas empêché de me recevoir un point dans la figure ce matin... (bon après j'ai pas rétorqué, j'ai besoin d'une dérogation...  ::)).
a+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 19:15:34

Posté par Corin

Citation de: guillaume link=1143125115/60#63 date=1144944213
Je confirme, j'ai beau être le plus prudent du monde, ça m'a pas empêché de me recevoir un point dans la figure ce matin... (bon après j'ai pas rétorqué, j'ai besoin d'une dérogation...  ::)).
a+
Au bahut ou dans la rue?
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 19:47:43

Posté par guillaume

Au collège  :(, y'avait même ma prof de sport qui regardait qui a même pas essayé d'arrêter le gars...  >:(
Et pis quand j'ai enfin réussi à calmer le gars (enfin  :-X :-/) et que je suis venu me ranger, elle rigolait  >:(.
a+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 20:02:56

Posté par Corin

Citation de: guillaume link=1143125115/60#65 date=1144950463
Au collège  :(, y'avait même ma prof de sport qui regardait qui a même pas essayé d'arrêter le gars...  >:(
Et pis quand j'ai enfin réussi à calmer le gars (enfin  :-X :-/) et que je suis venu me ranger, elle rigolait  >:(.
a+
Je comprends que tu l'aies mauvaise mais le comportement le plus responsable, c'est toi qui l'as eu.  ;) Le plus courageux, c'est celui qui arrête le premier.

L'idéal, c'est de flairer les situations où l'on peut prendre des coups et essayer de les éviter.

Tu peux considérer que si tu recours à la violence, tu commets une faute: celle de t'exposer à un coup grave, aujourd'hui ou demain. ("qui vit par le glaive, périt par le glaive", "qui sème le vent, récolte la tempête", ça n'a pas été inventé par hasard).

A+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 20:13:59

Posté par DavidManise

Respect Guillaume  8-)

T'as fait preuve de sagesse.  Félicitations.

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 20:23:00

Posté par Pierrot

Citation de: guillaume link=1143125115/60#65 date=1144950463
Au collège  :(, y'avait même ma prof de sport qui regardait qui a même pas essayé d'arrêter le gars...  >:(
Et pis quand j'ai enfin réussi à calmer le gars (enfin  :-X :-/) et que je suis venu me ranger, elle rigolait  >:(.
a+

En plus, cela te montre bien que nous avons raison lorsque nous disons qu'il ne faut compter que sur soi-même.

Même si je déplore l'attitude de ta prof.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 20:34:17

Posté par guillaume

Merci
Citation de: Corin link=1143125115/60#66 date=1144951376
L'idéal, c'est de flairer les situations où l'on peut prendre des coups et essayer de les éviter.
Je vois pas comment je peux les flairer, je ne fais jamais chier personne, car au collège, le faire equivaux à des coups  :-/.
Même quand j'ai raison devant quelqu'un qui dit que c'est lui qui a raison, je lui di que j'ai tort et je part ("vite"  :P) en m'excusant.

Citer
Tu peux considérer que si tu recours à la violence, tu commets une faute: celle de t'exposer à un coup grave, aujourd'hui ou demain. ("qui vit par le glaive, périt par le glaive", "qui sème le vent, récolte la tempête", ça n'a pas été inventé par hasard).

C'est bien pour ça que je n'ai pas rétorqué car si je l'avais fais, ça aurait vite tourné à une grosse baston  :-/; je l'ai laissé me taper (je voyais les coups venir donc je comprimais à l'endroit de l'impact) mais à aucun moment j'ai levé la main. J'ai d'ailleur été félicité pas mes potes pour avoir encaissé sans le neutraliser.

a+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 20:48:35

Posté par DavidManise

Dans des cas comme ça, rien ne t'empêche d'esquiver et de bloquer ses coups...  ;)

David
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 20:51:21

Posté par Patrick 3 C

Citation de: guillaume link=1143125115/60#69 date=1144953257
Même quand j'ai raison devant quelqu'un qui dit que c'est lui qui a raison, je lui di que j'ai tort et je part ("vite"  :P) en m'excusant.
Attention à ne pas apprendre à tout simplement baisser la tête. Parce qu'à force d'accepter tout on finit par accepter l'inaceptable, acr on ne sait plus où se situe la frontière.
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 21:56:35

Posté par guillaume

Citation de: DavidManise link=1143125115/60#70 date=1144954115
Dans des cas comme ça, rien ne t'empêche d'esquiver et de bloquer ses coups...  ;)
Je sais  ;)
Mais bon ça le défoulait (et ça me fesait marré (dans ma tête) de le voir se déchainer comme ça  ;D)  ;).
C'est surtout qui si je le contrais, il allait s'énervé encore plus (crois moi  :() ce que voulais surtout pas (j'ai rarement vu quelqu'un d'aussi énervé  :o)!

Citer
Attention à ne pas apprendre à tout simplement baisser la tête. Parce qu'à force d'accepter tout on finit par accepter l'inaceptable, acr on ne sait plus où se situe la frontière.
Ne te fais pas de soucis pour moi là dessus, je fais ça que quand je vois que le mec tape si il a tort  :-/
a+
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 22:19:37

Posté par Corin

Citation de: guillaume link=1143125115/60#72 date=1144958195
Je sais  ;)
Mais bon ça le défoulait (et ça me fesait marré (dans ma tête) de le voir se déchainer comme ça  ;D)  ;).
C'est surtout qui si je le contrais, il allait s'énervé encore plus (crois moi  :() ce que voulais surtout pas (j'ai rarement vu quelqu'un d'aussi énervé  :o)!

 Ne te fais pas de soucis pour moi là dessus, je fais ça que quand je vois que le mec tape si il a tort  :-/
a+
Je crois que t'es mûr. Garde la tête haute, effectivement, tu le mérites.
En revanche, bosse ton orthographe, tu me feras plaisir.  ;) [size=9]Pour info, c'est à ton âge que ça c'est débloqué pour moi mais en décidant de bûcher les trois règles d'accord incontournables ;).[/size]
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 22:24:45

Posté par DavidManise

;D

Désolé, je ne peux pas m'en empêcher, elle est trop belle ;D

Citation de: Corin link=1143125115/60#73 date=1144959577
[size=9]Pour info, c'est à ton âge que ça c'est débloqué pour moi[/size]

que ça S'est... ;)

Pas taper, pas taper !  Je fais plein de phôtes...  bien plus que toi.  Mais là c'était trop tentant :D

David ;) ;)
Titre: Définition de la survie urbaine?
Posté par: Ancien forum le 13 avril 2006 à 23:01:48

Posté par Corin

Citation de: DavidManise link=1143125115/60#74 date=1144959885
;D

Désolé, je ne peux pas m'en empêcher, elle est trop belle ;D


que ça S'est... ;)

Pas taper, pas taper !  Je fais plein de phôtes...  bien plus que toi.  Mais là c'était trop tentant :D

David ;) ;)

Tu te doutes que j'ai relu avant de poster... Mort de rire ;D ;D
Comme quoi, rien n'est acquis... Bon, Guillaume, arrête de rigoler et retourne bosser... c'est une discussion entre grands ;D ;D