Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Ancien forum le 19 août 2006 à 20:07:27
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Posté par BULLYSSON
Bonjour à tous,
Je ne sais pas si le sujet a déjà été abordé sur le forum.
Je cite un extrait d'un livre qui avait fait parlé à l'époque : "Plus jamais victimes ! survival, nouvelle méthode de défense au féminin" par Martial Voult aux éditions Michel Lafon, page 26.
"Le Survival désigne également une autre forme de combat : la survie en forêt ou dans tout autre endroit hostile, sans aide extérieure. Devoir se débrouiller pour survivre : chasser, manger des fruits sauvages, des racines, dormir dans un abris de fortune, etc. Certaines personnes ont une passion pour cette activité ou se préparent à prendre le maquis en prévoyance d'une troisième guerre mondiale... et s'entrainent à passer quelques jours, une semaine ou plus, livrées à elles-mêmes, avec leurs habits et un couteau pour seul matériel.
Le Survival de défense personnelle et la survie dans un endroit hostile paraissent deux activités sans rapport. Ce n'est en fait pas le cas, la seconde constitue l'un des meilleurs entrainements pour la première. Le fait de vivre éloigné de tout, comme un animal sauvage, permet de re-développer notre instinct de combattant logé dans notre cerveau reptilien. Et l'instinct est la clé de la défense personnelle.
Le sujet principal de ce livre est notre instinct."
Qu'est ce qu'en pensent les spécialistes de la survie en forêt ? foutaises ? parts de vérité ?
Bullysson
ps : j'ai mis le sujet ici plutôt que dans la section survie en forêt parcequ'il me semble qu'on aborde plus le thème de la self protection ici...
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Posté par Pierrot
"Le Survival désigne également une autre forme de combat : la survie en forêt ou dans tout autre endroit hostile, sans aide extérieure.
Déjà, à la base, je lis ça et je suis énervé ;D si la forêt est un milieu hostile pour ces gens là c'est qu'ils n'y ont jamais mis les pieds.
ou se préparent à prendre le maquis en prévoyance d'une troisième guerre mondiale...
Là aussi, se préparer à survivre c'est être parano c'est connu. ;D
Est ce que ce bouquin n'est pas présenté par deux actrices de la TV ?
Si c'est bien celui là, je l'ai feuilletté il y a quelques temps et n'y ai rien vu de nouveau.
Sinon, faut voir.
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Posté par DavidManise
Salut,
Bon, mis à part ce que Pierrot souligne fort justement (la nature n'est pas hostile en soi, et peu de gens ici se préparent pour la troisième guerre mondiale ;D), je suis assez d'accord sur le fond. Je pense en effet que de se mettre en contact avec la nature nous permet de reprendre contact avec les parties les plus animales de nous-mêmes. J'entends par là, déjà, la redécouverte de nos 5 sens, et peut-être aussi avec ce que j'appelle le 6e : notre sens du danger, la petite voix qui nous dit "ça sent la m*rde"... Je pense que le contact étroit avec la nature nous permet de devenir plus intuitifs, plus sensibles, plus proches de nous-mêmes et de notre partie animale... en quelque sorte.
En gros, ça revient à s'écouter soi-même, et à arrêter de vouloir nier toutes ces sensations, toutes ces informations qui nous traversent...
Au dernier stage de self à Die, le Grand Héron Cendré me disait grosso modo "à un moment donné il faut redevenir une bestiole". C'est vrai quand t'as 4 mecs qui te tapent dessus. C'est vrai aussi quand tu te retrouves en pleine nuit dans la tempête avec des trombes d'eau qui te tombent sur la gueule et que t'arrives pas à allumer ton feu... Dans des moments comme ça, tu peux oublier toute la théorie, tout ton entraînement, tout le bordel... Tu te mets à bouger pour te réchauffer et tu te sens plus primate qu'humain. Et c'est très bien. Parfois il ne faut pas réfléchir, et il faut laisser les sensations et l'instinct te guider. Pas la panique, pas la connerie. Non. L'instinct de survie, aggressif et immense, qui t'impose la marche à suivre et qui te dit "maintenant tu la fermes et tu fais ce que je te dis". Dans des moments comme ça, tu te sens tellement vivant que tu peux même pas imaginer qu'il en soit autrement.
Il y a plein d'autres analogies entre la self et la survie... en fait, c'est une seule et même chose. En self, tu survis à une aggression. En survie en forêt, tu survis aux conneries que tu as faites et qui t'ont éloigné de la fourrure protectrice de mère nature, pour te rapprocher de ses griffes. Mais c'est tout pareil... les techniques changent, mais les fondements sont les mêmes :
- écouter son instinct
- utiliser son intelligence et les outils dont on dispose
- se préparer longtemps à l'avance, jusqu'à ce que ça devienne une seconde nature
- trouver des solutions pragmatiques aux problèmes sans s'embarrasser du poids mort de la connerie avec un grand C...
- tenir compte de sa physiologie et de sa psychologie dans l'entraînement...
- etc, etc.
Bref... oui. Je pense que l'entraînement à la survie peut aider à l'entraînement à la self, et inversement... pour la simple et bonne raison qu'à part la pointe de l'iceberg (les techniques et les méthodes), tous les fondements des deux disciplines sont en fait un tronc commun.
Ciao ;)
David
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Posté par geni
D'ac avec David, mais des nuances :
Dans la nature, la pluie, le froid, la chaleur, la faim... sont des difficultés dans la durée.
Dans une situation de self-défense, si la notion de durée existe, il y a de l'espoir !
Bien sûr, je parle ici des risques les plus courants dans nos villes "occidentales" (irony inside), pas des prises d'otages (Moyen-Orient, Bolivie...)
La vie dans la nature peut apprendre aussi à accepter les cadeaux : fruits, bel abri naturel, beauté... et à apprendre à repérer et apprécier au retour les cadeaux de la vie urbaine...
(Coucou à "l'autre David" ! Vous-z-ici ?)
Ah oui ! dans le message d'origine, c'est le terme "au féminin" qui m'a le plus dérangée !
Je me suis demandée s'il était plus important que ce soient les femmes qui apprennent la survie (et pourquoi ? herk herk herk), ou si c'était un marché comme un autre... ;)
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Posté par DavidManise
Tafdak avec toi, Geni... la nature offre des cadeaux ou des opportunités et c'est bien de savoir les repérer. Pour moi l'instinct ne se limite pas à percevoir le danger, mais aussi des choses positives.
Ceci dit en self ça existe aussi... du style "Tiens, le gars m'étrangle sur le bar, et sous ma main tombe un cendrier en verre qui pèse 1,5kg..." ;)
Pour ce qui est des femmes, c'est certes un marché comme un autre... mais si tu regardes les chiffres, tu te rends vite compte que les femmes ont plus besoin de cours de self que les mecs. Elles sont BEAUCOUP plus souvent emmerdées et aggressées que les hommes. Je pense qu'un bon système de self doit être utilisable par une personne moins puissante, et fonctionner sur une personne très robuste... Mais bon ça ne devrait pas se limiter aux femmes, ni même aux personnes moins puissantes et moins athlétiques... Perso même si je fais 120 kg je préfère pouvoir compter sur des techniques vraiment efficaces qui passeront même si je suis malade, blessé, affaibli, déjà sonné, debout sur la glace, etc.
Ciao ;)
David
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Posté par Diesel
L'instinct de survie, aggressif et immense, qui t'impose la marche à suivre et qui te dit "maintenant tu la fermes et tu fais ce que je te dis".
ça ma rappelle des souvenirs ça. ;D
A ceci près que c'était "maintenant tu gueules et tu te démerdes.
Pour le reste je suis d'accord. Mais il n'y a pas à, je cite " re-développer notre instinct de combattant logé dans notre cerveau reptilien".
Notre cerveau reptilien conserve nos instincts de base (dont l'instinct de conservation), il suffit de laisser tomber les barrières que nous nous sommes forgé et c'est lui qui prend le relais naturellement.
Lors d'une virée en hiver (un poil "chaude"), j'ai pu constater ce phénomène et la rage qui en a résulté. J'ai découvert que je pouvais hurler comme une bête et avancer avec une énergie monstre. Je ne sais pas si c'était de la haine contre les élément ou la rage de ne pas se laisser vaincre bêtement par le froid et la neige mais j'ai pu constater que la barrière entre l'homme civilisé et le primate était bien mince.
On c'est créé des murs entre notre esprit rationnel, civilisé et notre coté plus archaïque, plus sauvage mais il est là.
Il est sain d'admettre que nous sommes aussi des animaux en dépit de notre intelligence et de tout ce que l'on a bien pu imaginer pour nous mettre au dessus de tout ça.
Il y a des fois ou la simple logique froide et réfléchi ne suffit pas. Il ne faut pas refouler cette partie de nous mais l'accompagner.
Ce n'est pas d'être une bête qui est dangereux mais de le devenir sans pouvoir y apporter un peu de lucidité.
Le sport en général, les épreuves, etc... permettent d'exprimer ce coté si souvent mis à l'index (l'aggressivité entre autre) et de pouvoir le canaliser pour pouvoir l'utiliser au mieux sans en devenir la victime.
Il n'y a rien de nouveau dans cette "nouvelle méthode de défense au féminin". ::)
ou se préparent à prendre le maquis en prévoyance d'une troisième guerre mondiale...
Tiens ? il a croisé BloodyFrog lui. ;D
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Posté par geni
"Tiens, le gars m'étrangle sur le bar..."
C'est ce que je voulais préciser :
Tu as le plus souvent le choix :
- écraser la tête du serpent avec le talon de ta botte (si tu portais des bottes :)) sans te poser de questions, ou observer le serpent et voir qu'il a plus peur que toi... et ressentir un grand bonheur d'avoir croisé le chemin de cet animal, (ou voir qu'il a moins peur que toi).
- fuir les bars, ou les mecs un peu pénibles au bar, ou écouter en gardant la main sur le cendrier en te disant que ce cendrier ne sera peut-être pas un accessoire utile... ou accepter de croire qu'on peut rencontrer quelqu'un dans ce bar qui n'aura pas besoin d'un coup de cendrier sur la tronche.
Les femmes sont plus emmerdées en terme de proies sexuelles ou d'individus plus faibles (moins lourds et moins musclés, en général)... mais moins dans des rivalités de pouvoir !
Je ne crois pas qu'il soit "plus" nécessaire pour une femme que pour un homme d'être attentif et averti. Pas moins non plus.
Et c'est évident que je ne compte pas sur ma seule masse de 52 kg pour immobiliser un éventuel agresseur !
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Posté par DavidManise
Geni,
Oui... d'accord :)
Tu vois, moi, les serpents je ne leur écrase pas la tronche avec mes bottes. Je marche pieds nus et j'adore -- a priori -- tout ce qui vit ;) Je suis fondamentalement pacifiste et altruiste, mais je le suis par choix. Et c'est un choix dans la mesure où j'ai les moyens d'être autrement.
Ça ne m'empêche pas de profiter de la vie, d'être détendu et souriant, et d'écouter ce que les mecs bourrés dans les bars ont à raconter sans chercher les cendriers du coin de l'oeil. De toute manière, et c'est là que de savoir écouter son instinct est précieux : quand quelqu'un est dangereux, 9999 fois sur 10000 je le sens, et je m'éloigne tout simplement... L'instinct est quelque chose de beaucoup plus fiable qu'on veut bien le croire. On peut généralement rester détendu et souriant jusqu'à ce que notre sens du danger ne se réveille... c'est une sorte de fonction de notre cerveau qui est toujours là, en veille, et qui se met en route au besoin. Suffit de savoir l'entendre à ce moment là. On peut se fier dessus...
Outre l'instinct de conservation et toutes ces choses qui ne servent, heureusement, que très rarement, je pense quand même que la vie au contact de la nature nous permet de retrouver cette simplicité animale qui, au fond, est beaucoup plus riche qu'on veut bien le croire. L'instinct de conservation et cette rage de survie dont je parle, et que décrit si bien mon pote Diesel, sont l'aspect peut-être un peu noir de la chose... mais il est évident pour moi qu'il existe une partie moins violente et beaucoup plus agréable à vivre dans tout ça. L'animal sait jouir de la vie ;)
Tout à l'heure je regardais le soleil se coucher derrière de gros cumulus qui eux-mêmes défilaient derrière la montagne... Ça rayonnait de partout, y'avait des millions de nuances de bleu, de blanc, de gris, de rose, d'orange... C'était magnifique. Je regardais ça, je me sentais minuscule, et j'avais une boule de bonheur et de gratitude qui me gonflait le plexus solaire :) Je préfère de loin des moments comme ça, à choisir, que les moments où je suis en train de crever tout doucement et que mes doigts devinent la force d'un gros cendrier de bar. Quoi que j'avoue avoir aussi ressenti de la gratitude aussi quand, ce soir là, j'ai enfin eu le cendrier en main ;D
Bref, ce que je veux dire moi, c'est que pour retrouver réellement son instinct, on ne doit pas nier l'une des parties... Pour métaphoriser, on a besoin de l'énergie de notre petit démon intérieur. Le tout, c'est que c'est pas le petit démon qui doit décider. Lui il bosse pour nous, on pas l'inverse.
Ciao ;)
David
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Posté par geni
Tu sais David, en écrivant "tu", je ne parlais pas de toi, je parlais à la cantonade (elle n'est pas sur le forum ? ah bon...)
J'ai compris depuis un moment déjà que tu n'étais pas du genre à écraser les couleuvres avec des distributeurs de cacahouètes... :)
Le petit démon qui nous protège et nous met sous la main un cendrier de bar quand il faut, c'est à nous de l'éduquer aussi, et s'il peut rester tranquillement assis sur notre épaule lorsque nous regardons le soleil se coucher ou se lever, c'est tant mieux !
Bonne nuit !
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Posté par Patrick 3 C
Pour faire court, pour moi la notion de survie tient en deux principes : l'adaptation au contexte, aux éléments et le refus de subir.
Ces deux notions induisent déja que la personne a accepté de s'approprier son destin sans attendre "un deus ex machina" (la société, les secours, la police) et c'est vraiment fondamental.
Une fôret n'est pas plus hostile à la base qu'un centre commercial ou un cinéma, mais des éléments entrants peuvent pourtant transformer des situations normales en situation de survie.
L'avantage de l'apprentissage en pleine nature c'est qu'il va favoriser ces principes de responsabilité, d'autonomie, d'adaptabilité, de vigilance.
Quand au bouquin, au risque de vous décevoir, c'est un des mieux fait et des plus exploitables que j'ai lu et croyez moi j'en ai lu beaucoup. Il traite notamment des ressources ataviques que nous avons tous au fond de nous et de la culture du refus de l'inacceptable. Un sacré pavé dans la marre de certains senseï à deux balles rois des dojos et véritables burnes dans la rue. Et là aussi j'en ai vu quelques uns.
C'est sur, par contre que le couple Mergot Alonzo et tout le verbatim féministe vengeur d'améliore pas l'affaire. Mais tant que les femmes seront considérées comme des proies sexuelles ou des défouloirs, après tout pourquoi pas.
Je vous le propose ici en PDF.
http://rapidshare.de/files/30054783/SURVIVAL.pdf.html
Attention le fichier est maousse
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Posté par survivalfred
Salut,
Je vous le propose ici en PDF.
http://rapidshare.de/files/30054783/SURVIVAL.pdf.html
Humm, Pat est grand, je vais pouvoir donner mon avis sans bourse délier :)
Attention le fichier est maousse
9,6 Mo pour être exact ... 3 minutes en ADSL ;)
Merci Pat !
Fred
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Posté par BULLYSSON
Personellement ce livre ne m'a rien apporté d'un point de vue technique (le penchak avec charles joussot, de ce point de vue là, ça vous forge un homme ;D) mais en revanche il a le mérite de faire tomber largement certains mythes sur les arts martiaux. En plus, et ce n'est pas négligeable, avec toute la promo TV qu'il y a eu autour, ça a permit d'ouvrir un peu plus les portes du monde de la protection personnelle aux femmes... et aux hommes.
Concernant le contenu de l'extrait cité, je me suis adréssé à vous en tant qu'experts de la survie en forêt parceque je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout du tout, d'expérience dans ce domaine. Donc votre avis m'interresse biensûr beaucoup sur la question.
Instinctivement, j'aurais tendance à partager l'avis de David (quel beau prénom ! ;)) et à penser que de toute façon, le fait de se retrouver seul avec soi même, au contact direct de la nature ne peut être qu'une bonne chose pour la self. ça cultive l'ESPRIT.
Il m'est arrivé de faire une footing de 5, 6 km la nuit tout seul dans le parc près de chez moi, eh bien "ça réveille", c'est le moins que l'on puisse dire ;D ! On a un peu les foi, les 5 sens en alerte, on EXISTE. Même chose quand vous vous retrouver en Martinique tout seul à chasser le crabe dans une mangrove, les pieds dans la vase, dans le noir complet à 4 heures du mat' avec seulement une petite lampe torche pour vous éclairer, avec les bruits d'animaux en tout genre, les mouvements autour de vous, les odeurs, etc : les pétoches ! souvenirs, souvenirs...
Ce que je veux dire c'est qu'à mon avis toutes les occasions de faire le vide, de laisser l'animal agir à travers nous (attention à l'interpretation ;D), de n'être plus qu'un instrument de ce que j'appelle le GRAND ESPRIT, toutes ces occasions sont bonnes car directement nécessaire en self protection. Je ne réfléchit pas, mon corps agit ! Bruce Lee disait "ça passe à travers moi".
Dans ce bouquin , l'auteur cite : "Mon meilleur entrainement ? M'asseoir la nuit dans mon village et observer les combats de fouines". Il nous dit aussi qu'il faut écouter les cris des chats qui se battent dans la rue pour s'imprégner de leur énergie, visualiser son propre corps comme celui d'un animal... Personnellement je fais ça depuis tout petit, instinctivement, d'abord parceque j'aime les animaux, et ensuite parceque j'aimais aussi le feu du combat , l'énergie "électrique" qu'il appelle en moi. Donc quand je l'ai lu je me suis dit que c'était une des chose les plus pertinantes que j'avais lu depuis longtemps. Patrick a raison, la 1ère partie du livre sur le mental est remarquable. Il m'est arrivé plusieurs fois d'en conseiller la lecture à des ami(e)s, à ma copine...
l'instinct... héritage de nos lointains ancêtres (si lointains que ça ?), cette part de nous qui sait naturellement comment agir... cet instinct il faut l'entretenir !
Le mental est l'arme n°1 si il est d'acier... et l'acier ça se forge... dans le feu, le chaudron... bref il faut y aller, ne pas avoir peur de se brûler un peu les ailes...
Bon faut que j'arrête parceque je suis en train de me chauffer tout seul derrière mon clavier ;D ;D ;D
Bref tout ça pour dire qu'à mon avis, une expérience de la survie en forêt est un vrai plus, comme vous le disiez tous très bien. Donc +1 avec vous !
en attendant moi aussi de tester l'expérience...
A+
David "Bully"
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Posté par DavidManise
Tu sais David, en écrivant "tu", je ne parlais pas de toi, je parlais à la cantonade (elle n'est pas sur le forum ? ah bon...)
T'inquiète, je l'avais pas pris de travers... mais j'avais tout de même envie de répondre parce que ça me semblait intéressant ;)
Ciao ;)
David
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Posté par vince
Salut tout le monde
Merci énormément Patrick pour le livre, très sympa ton initiative, je l'ai téléchargé et lu d'une traite ; tout est dit finalement, ou presque ; par contre j'ai rien trouvé sur l'auteur : tu as des infos ? Je le ferai lire à ma femme quand nous rentrons en France, même si j'ai un peu peur de sa réaction.
Faudrait d'ailleurs un jour ouvrir un sujet à propos de la préparation à la violence chez les femmes, et leurs inhibitions. Et plus précisément, comment vous faites vous pour parler de ça à vos compagnes et proches, comment réagissent-elles ? Pour ma propre protection personnelle à domicile, c'est un sujet que j'ai tendance à éviter. En plus elle risque d'appeller les mecs en blouse blanche pour qu'ils m'emmènent :-X
Contrairement aux hommes, elles perdent pas des heures et des années dans le mythe du combat rituel qu'elles rejettent, elles apprennent pas à discipliner la violence, et du coup peut-être seraient-elles (hypothèse) plus instinctives et efficaces en survie. À voir. En tout cas, pédagogiquement je vois bien l'intéret au fait qu'elles n'ont rien à désapprendre. Le revers de la médaille est qu'elles ont peut-être une capacité supérieure à la paralysie ...?
Bon ya quand même deux trucs qui me chiffonnent :
- l'arrachage d'oreille, c'est si efficace que ça ? et contre un camé ou ivrogne ? et si le mec devient fou de douleur et de colère et m'arrache la gorge ? Tout ça pour dire que l'oreille c'est pas dans la trio ''mobilité-respiration-vue'' que j'ai lu ailleurs.
- à propos des conseils de prévention qu'il donne, bien trop exagérés, genre ne pas s'arrêter immédiatement sur le lieu d'un accident, sous-entendu c'est peut-être une embuscade ; et plus généralement fuir les rapports humains dans l'espace public, pas prendre d'auto-stoppeurs mecs ou filles, etc :o
Heu là c'est toute une vision des rapports humains qui m'échappe et à laquelle je suis opposé. Moi je m'arrête, je sors et je fais mon taff sinon de secouriste, du moins humain. Je suis 'aware', je téléphone, je prend une bonne lampe en main, mais je m'arrete et vais voir les gens, je parle, je suis chaleureux, solidaire, je n'accelère pas, meme si je suis un gringalet. Et je prend des auto-stoppeurs. Et je donne l'heure dans la rue, ainsi que les renseignements demandés. Mais je sais aussi que c'est une technique d'accroche classique, le pied dans la porte etc... donc je sais stopper l'affaire sans me faire manipuler, etc... C'est toute la différence entre voir le monde comme une embuscade permanente, et etre simplement éveillé et prudent. Si on suit l'auteur, ça devient l'amérique du sud, chacun pour soi, quiconque est un agresseur et à ce jeu, non seulement on se prive des meilleures rencontres en espérant se protéger des pires, mais en plus on accélère et participe à la venue d'une monde réellement insécure, comme les prophéties autoréalisatrices, sans parler du rêve du contrôle absolu refusant l'alea. Ayè me suis laché. Attention je compte pas passer pour le benet angelique de service, mais juste souligner la différence entre la lucidité éveillée et préventive, et la paranoïa réellement pathologique au sens où elle handicape sérieusement notre capacité aux rapports humains. Et je trouve que les conseils de prévention qu'il donne suivent plus cette seconde voie que la première.
Bref je trouve que ton article sur la prévention remplacerai avantageusement l'introduction, c'est donc privé de ces pages mais augmentées des tiennes que je ferai lire ce texte :)
A plus
Vince
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Posté par DavidManise
Salut Vince...
Amen. T'as tout dit, je suis entièrement d'accord avec toi.
Pour ce qui est de ma femme, elle n'aime pas parler de self-protection parce que ça lui fait penser que "ça pourrait arriver" et ça la fait flipper. Elle préfère faire l'autruche. Ceci dit je l'ai déjà vue en situation assez tendue et je n'ai même pas eu le temps de venir m'en mêler que c'était déjà réglé avec un magistral coup de pied dans les c*u!lles style botté en touche de rugby... donc je ne m'inquiète pas trop trop trop pour elle, en fait ;D
Ciao ;)
David