Vie Sauvage et Survie
Équipement et matériel => Matos de survie => Discussion démarrée par: wutan le 31 mars 2012 à 21:37:12
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Je prépare un voyage dans les Andes pour cet été, et pour le première fois depuis que je fait de la rando, nous serons 5 ou 6. Je me pose donc la question du réchaud et de la cuisson.
je suis un grand adepte du réchaud-cannette à alcool, et plus récemment (grâce à deux voyages dans le grand nord canadien du feu de bois), je ne crois pas que le feu de bois soit très adapté dans les Andes (ni en montagne de manière générale), le réchaud à alcool pose également un problème car il ne permet pas de faire la cuisine pour plus de 3 (voir 4 si on fait de la nourriture type semoule et qu'on a pas trop faim).
on peut bien sur prendre 2 réchaud-canettes et 2 casseroles, ou un réchaud à essence (je crois que l'un d'entre nous en a d'ailleurs un), mais même si au final il est possible qu'on retienne ces solutions j'aimerais que vous m'aidiez à dévelloper une idée qui je pense est nouvelle :
Je me suis intéressé au fours solaires qu'on trouve un peu partout sur internet. En particulier ce modèle ( http://solarcooking.org/francais/windshield_cooker-fr.htm ) semble particulièrement adapté à la randonnée puisqu'il utilise un pare-soleil de voiture qui peut aussi servir de matelas dans un hamac ou au sol. Mais là encore ça manque de puissance surtout si on veut un système portatif.
En parallèle je réfléchit depuis un bon moment à comment construire un pare-vent 360° pour améliorer un peu mes réchauds canettes. Et aujourd'hui je viens de penser à un truc :
- au sol un réchaud-canette
- dessus une casserole
- autour un pare-vent (qui à deux fonctions, couper le vent et réflechir la chaleur vers la casserole)
- sur le pare vent le pare-soleil qui concentre le soleil sur la casserole
- dans le cône du pare-soleil un film plastique transparent et résistant à la chaleur pour activer l'effet de serre (type sac de cuisson cf les fours solaires)
je vais faire vous faire un dessin...
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voilà à quoi ça pourrait ressembler.
je pense réaliser le pare-vent avec le papier aluminium épais des plats à four jetable (au moins pour le prototype)
le petit rebord sur le pare-vent sert à 'couper' les flammes vives présente au début de la combustion du réchaud et éviter qu'elles aillent brûler le pare-soleil.
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Bonjour:
J'imagine que tu as déja du bien préparer tout cela, mais juste deux questions:
As tu évalué tes besoins en alcool en fonction du nombre de personne et de la durée du voyage? As tu envisagé l'utilisation d'un réchaud à pétrole pour un tel voyage? l'alcool est certes facile d'utilisation, mais trouve vite ses limites en altitude et en situation ventée. Et ça ne me paraît pas évident à trouver dans des zones rurales et a fortiori de montagne.
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Bonjour,
Pour le réchaud solaire j'ai un doute en rando, trop aléatoire quant à la présence permanente de soleil.. combiné à un autre soucis: c'est une méthode assez longue de cuisson, donc pas adaptée à un groupe en mouvement.
Pour ton idée, la seule solution c'est de bien tester avant le départ, tu verras si c'est stable au vent (important), quelle est en gros la consommation, le temps de cuisson, etc...
A+
Gérard
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@cikawasay : apparemment il y a des magasins qui vendent justement de l'alcool blanc pour les randonneurs en amérique du sud.
http://voyageforum.com/forum/trouver_alcool_bruler_en_bolivie_au_perou_D923399/
@gmaz87 : je suis d'accord que les fours solaires portables manquent de puissance, et qu'il faudra essayer avant de partir. Cela dit l'hiver au Pérou et en Bolivie est très ensoleillé, le soleil est également sensiblement plus puissant en altitude, si ça marche en France, ça devrait marcher la-bas.
pour la stabilité au vent, tu mets le doigt sur un problème important, il ne faudrait pas que le vent renverse le tout.
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Bonjour,
Wutan, je crois que tu confonds alcool avec essence dite "blanche" - sans additif
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on trouve les deux : alcool blanc et essence blanche.
soit de l'alcool à 90% en pharmacie au Pérou soit de l'alcool à 96% (à boire) en Bolivie, les autres pays je sais pas, mais j'y vais pas.
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Certes, mais c'est bien la première fois que j'entends (que je lis) l'expression "alcool" blanc dans le sens qui désigne de l'alcool "pur" (non additionné d' alcool méthilique pour justement le rendre impropre à la consommation).
À part cela, l'alcool pur, "buvable" (mais cela reste très dangereux, paraît-il pour les cordes vocales) est un excellent combustible, qui ne dégage aucune mauvaise odeur.
En France aussi, on le désigne souvent comme de l'alcool "bon goût"!
Mais cela reste "juste de l'alcool", environ à moitié moins énergétique que l'essence.
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Bon, alors Wutan, je vois que tu as déja recherché les infos dont tu as besoin, donc: si tu as de l'alcool sous la main, pourquoi pas?
Mais si tu en es encore à la case "réflexion", je dirais que l'alcool n'est pas la bonne solution: même en supposant que tu puisse te réapprovisionner facilement: le pouvoir calorifique de l'alcool est inférieur au pétrole, donc il t'en faudra plus pour chauffer la même quantité d'eau. De plus, l'alcool pose problème en altitude: s'éteint très facilement au vent, chauffe donc moins, et puis aussi, du fait de la quantité à emporter et de la durée moindre de chauffage disponible, tu te retrouves avec plus de poids. Voilà les inconvénients. J'adore les réchauds canette genre P3RS, mais bon ten as déja vu à 4000 mètres en condition réelle (avec aléas météos et sur une longue durée)? . Mais si tu vas à 4000 m, y a pas photo, prends un vrai réchaud qui fera son job. Un omnifuel, un dragonfly, un optimus 111 d'occase ... Mais bon, avec un matériel judicieusement préparé (pare-vent, protocole sur pour ne pas renverser d'alcool...) pourquoi pas?
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Pour le pare-vent, j'utilise avec mon bleuet (à gaz) une feuille d'aluminium repliée plusieurs fois (pour plus de solidité), et qui entoure le bleuet. (avec 5 cm environ entre la cartouche et la feuille d'alu. Très efficace.
Par contre, il y a un truc que je comprends mal, sur ton schéma. J'ai l'impression que tu veux faire une combustion dans un milieu "fermé". (Sur les cotés par le pare-feu, et au dessus par le film plastique. Si il n'y a pas d'apport d’oxygène, la combustion va rapidement s’arrêter.
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je compte faire une aération par le bas pour l'entrée d'air et une sortie par le haut du pare-vent pour évacuer les gaz de combustion, (c'est les trous dessiné sur la figure)
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Bonne idée de combiner un réchaud à alcool - relativement - puissant, et un four solaire réputé long à monter en température, mais disposant d'une énergie inépuisable (inépuisable à l'échelle humaine :) )
Cela reste à confirmer et mettre au point par l'expérience, bien sur.
J'ai quelques questions/remarques pratiques :
- Si tu évacue les gaz de combustion du réchaud par le pare-vent, tu va perdre beaucoup de chaleur, non ?
- Le pare-soleil est à la température de l'espace chauffé par le soleil, est-ce qu'il ne risque pas de fondre ?
- Sur le schéma, le réflecteur semble orienté à la verticale, ce qui correspond à une position du soleil très rare, même sous les tropiques.
- Cette association permet de cuire plus longtemps, mais je ne comprends pas en quoi cela permet de cuire de plus grandes quantités ?
PS : Pour que la partie solaire ai une puissance comparable à celle, pourtant modeste, d'un réchaud-canette, elle devrai avoir des dimensions très importantes. Dans mon souvenir il faut pas loin de 10 m² de panneaux pour avoir la puissance d'un petit réchaud à gaz. Mes expériences là dessus remontent à longtemps mais le soleil n'a pas beaucoup changé depuis :D
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Il faudrait aussi que le réflecteur soit aligné sur le soleil. Et suivant l'heure ou la latitude, le réchaud dessous risque bien de se renverser...
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merci pour vos remarques, je suis conscient que mon idée est un peu farfelue, on verra ce que ça donne quand j'aurais des vacances et du soleil. je vous tiendrais au courant.
(en fait suite a vos remarques mon idée évolue un peu...)