Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Ancien forum le 05 janvier 2006 à 16:46:13
-
Posté par Zifool
Bon je me lance dans mon 1 er scénario pas tout a fait catastrophique mais bien embetant quand même hein ::)
Vous partez pour une journée de raquette dans la moyenne montagne seul avec votre equipement habituel mais pas trop chargé vous devez rentré pour le soir en partant le matin donc pas de tente ni de bache juste vos fringues habituel contre le froid pas de popotte ni de rechaud juste un casse croute pour le midi genre un sandwich bien gras jambon fromage + des glucides pour l'energie. ;)
Bref la journée ce déroule pour le mieux jusqu'a midi temps clair mais froid température de -7°C environ, apres le repas pris sur le pouce vous reparté plein de vigeur et de confiance pour le restant du trajet mais arriver vers 16H une belle plaque de verglas dissimulé sous quelques cm de poudreuse vous entraine dans une glissade sur une belle pente avec une arrivée plutot costaud contre un gros rocher qui vous offre une belle fracture ouverte du tibia (beuh on voit l'os :-X)bref avec une jambe en moins oui enfin meme avec une bonne constitution physique c'est dur de poursuivre son voyage avec une jambe comme ca .... heureusement vous possédez un systeme de GPS avec balise de secours (tres utile et pratique ca ::)) votre chute vous as fait deriver de plusieurs centaines de metres de la piste ne sachant pas ou vous etes il faudra quelques heures au secours pour vous retrouvé car la station de ski la plus proche ne possede pas d'helicoptere donc des moyens terrestres.
Il vous faudra tenir environ 3h à 4h immobile avec une belle fracture ouverte en attendant les secours, le temps est toujous clair et degagé mais a la tomber de la nuit c'est pas forcement bon en hiver car la température tombe vite, bref la température descend encore et toujours pour arriver -15°c sachant que vous avez manger votre repas a midi il ne vous reste plus rien a manger et pourtant la faim comme le froid commence a se faire sentir de plus la douleur apres le choc passé ce fait vivement ressentir impossible de poser pied a terre et vous etes encore a plusieurs kilometres de la station....
Vous avez toujours votre (fidèle :D) couteau avec vous, mais vous ne pouvez pas bouger ou tres peu en rampant sur le coté, impossible de vous mettre debout en sachant qu'il na pas d'arbres mort a proximité que faites vous dans ces conditions la pour :
1) eviter l'hypotermie
2) vous nourir
3) signalez votre position visuelle au secours
Merci de vos reponses
@+Zif
Ps : soyez pas trop sévère c'est mon 1 er essai de scénario
-
Posté par Maximil
Je voudrais pas paraître pessimiste mais là, à mon avis t'es mort ou presque: situation véritablement catastrophique !
Parceque fracture ouverte = sang qui coule et gros risque hémorragique , qui ne cicatrisera pas specialement à cause du froid et qui au moindre mouvement va se rouvrir, refroidissement très rapide, besoin en oxygène important...et douleur atroce...
Se nourrir: on s'en fout (ah les jeunes !! ;D) Tu n'as pas besoin de manger, goinfre. Peut très bien attendre demain voir plus tard dans la semaine!
Boire par contre oui ! Et avec des anti-douleurs en vitesse !!!
En dès qu'ils commencent à agir, je fais un bandage autour de la plaie et met un lnige le plus propre possible sur la plaie. Attention encore une fois au risque hémorragique.
Pour me faire reperer des secours, j'attends avec ma lampe torche (il reste entre 1H30 et 3 heures de clarté) et mon sifflet. Un couverture de survie dépliée ne serivrait à rien ou presque au sol puisque pas d'hélicoptère. Sinon, je l'accrocherais bien verticalement entre deux arbres, mais sans pouvoir me lever :-/
Et puis 3/4 heures sans bouger, je doute que j'avais prévu les vêtements pour. Et puis pas d'arbre mort, donc pas de feu donc hypothermie ! Je rappelle les secours et leur dit de se bouger le cul en vitesse ! Vu qu'il n'y a pas de brouillard, j'en profite pour dire ce que je vois autour de moi et les distances approximatives afin qu'ils me localisent (triangulation) plus facilement (ils ne mettront plus 3 à 4 heures ainsi).
Je siffle un grand coup toutes les 30 secondes... et lampe allumée dès que la luminosité baisse suffisamment)
Je serais tenté de dire que là, à moins de fabriquer une grosse attelle (et des bequilles) très solide pour pouvoir te déplacer quand même (ce qui sous-entend que tu as tout sous la main ou à moins de 2-3 mètres de toi pour les fabriquer), si les secours arrivent effectivement pas avant 3 ou 4 heures, tu es dans la m.... !! Et dans une m*rde qui va te conduire (à mon avis) au décès ou au coma profond avec beaucoup de chance. Sans parler des engelures etc... mais quand on est mort, on s'en fout ;D
-
Posté par Zifool
Je pense que ce nourrir dans ce cas est quand meme important juste le fait de machouiller de la seve de sapin entailler a la base ou de l'ecorce meme voir des racines peut etre important pour maintenir ta t° corporelle enfin c'est que mon avis meme si c'est pas nourrisant c'est pour au moins rester eveiller :-X
Edit : fracture du tibia mais pas ouverte pour eviter l'hémoragie trop de complicationS
-
Posté par Maximil
Tu n'as pas forcément une hémorragie avec une fracture ouverte (heureusement). Ceci dit, le risque hémorragique de la fracture classique existe bel et bien aussi (elle sera juste interne): ca dépend du type de fracture.
Manger = perte de chaleur et d'energie dans la mastication et la digestion, besoin en eau supplémentaire etc... donc pour moi c'est clair: pas de bouf !!!
Je ne crois pas dire de bétises en disant que tu ne maintiens pas ta température corporelle en mangeant (en plus tu manges froid !), tu utilises beaucoup plus d'energie à la digestion (rendement très faible) que tu n'en récupères immédiatement. C'est une fois la digestion achevée que tu gagnes quelque chose... mais en attendant :-/
Maintenant, pour rester eveillé, je préfère chanter, siffler, me réciter des trucs plutôt que de machouiller quelque chose (manquerait plus que ca me foute la chi*sse lol !).
Bon d'un autre côté, certains types de fractures pourraient permettre de se déplacer un peu quand même (avec une béquille très rapidement sinon risques de séquelles). Dans ce cas là, je cherche à rejoindre quelque chose de facilement identifiable pour les sauveteurs (monticules rocheux, clairière, piste, route, hopital ;D...)
-
Posté par DavidManise
Bon ben là, c'est plus facile je trouve ;)
1) Tant que la douleur est forte et que je me tords et que je gueule, je m'asseois, et je reste assis. C'est une meilleure position pour agire que couché sur son sac à dos.
2) S'il y a hémorragie, j'applique mon CHUT. Au niveau du tibia, ça devrait suffire. Je surélève la jambe si c'est humainement supportable (juste se tourner pour avoir les fesses légèrement en aval des pieds peut suffire). Sinon tant pis, je ne bouge pas trop.
3) Dans mon sac, j'ai toujours un bout de tapis de sol à cellules fermées, pour m'asseoir dessus. En hiver, j'ai aussi *toujours* des vêtements très chauds (style ma doudoune dans le sac à dos, ou sinon carrément le duvet). Je place mon thorax dessus. Donc bon je glisse le mousse sous mes fesses, je mets tous les vêtements que j'ai.
4) Je mets mon sifflet autour de mon cou (dans la veste). Il va m'être utile. Idem pour la frontale.
5) Je sors l'ESBIT et ma tasse en inox, et je me fais une boisson chaude. Au pire, je pourrai pisser dans ma gourde quand ça s'imposera histoire de pas saloper la neige pour les sauveteurs qui arriveront quand ils arriveront, chuis pas pressé ;)
6) Dès que j'entends les mecs, je siffle trois coups (espacés d'au moins une seconde) en me bouchant les oreilles (les sifflets d'urgence, c'est horriblement puissant). J'allume la frontale en mode strobe.
7) Je remets une boisson chaude à chauffer pour payer un thé à mes sauveteurs qui auront bien besoin de courage pour redescendre mes 120 kilos de barbaque <rire>
Ciao ;)
David
-
Posté par guillaume
Heu ba moi je m'enfourne tant bien que mal dans mon bkizzar pack avec couverture de survie sur moi et sac poubelle sous moi.
Et j'attend les secours (que j'ai prévenu avec mon portable, GPS :-?) avec mon sifflet et ma lampe.
a+
-
Posté par Maximil
David: tu pars du principe que tu as les vêtements pour tenir au chaud, c'est bien. Moi je sais (je pars pas en montagne) quae très souvent je sors largement dévêtu par rapport à la température exterieure (exemple : short, t-shirt+pull+veste quand il y a de la neige, pour aller courir ou faire du VTT par exemple). Tant que je cours ou pédale, aucun problème, mais si il m'arrivait ce genre de trucs... je tiendrais pas longtemps.
Mais nul doute que pour de la montagne, je m'équiperais différemment.
-
Posté par Zifool
Vous partez pour une journée de raquette dans la moyenne montagne seul avec votre equipement habituel
jhabite en moyenne montagne et perso je ne part jamais au grand jamais sans des habits chauds car le temps change assez vite deplus j'ai bien dit "votre equipement" voir BOB donc as vous de voir même si la situation est deja pas mal chaude il est vrai :P
-
Posté par DavidManise
David: tu pars du principe que tu as les vêtements pour tenir au chaud, c'est bien. Moi je sais (je pars pas en montagne) quae très souvent je sors largement dévêtu par rapport à la température exterieure (exemple : short, t-shirt+pull+veste quand il y a de la neige, pour aller courir ou faire du VTT par exemple). Tant que je cours ou pédale, aucun problème, mais si il m'arrivait ce genre de trucs... je tiendrais pas longtemps.
Mais nul doute que pour de la montagne, je m'équiperais différemment.
Oui, mais en même temps quand tu cours ou que tu fais du VTT, t'es jamais très très loin des secours, si ? En gros, l'hypothermie est moins un problème. N'empêche, un bonnet de laine dans le sac ou dans une poche, ça peut déjà aider et ça tient pas trop de place ;)
Ciao !
David
-
Posté par Zifool
Quand je part en montagne (moyenne souvent vu que j'y habite hein :D) j'ai souvent dans un sac le minimum qui me m'empeche pas tenir dans un cas comme ca barres de cereales barre chocolatées bonnet de rechange et gants de rechange chaussette de rechange +sacs plastiques types super U ou geant bref grandes surfaces pour les pieds car si les chaussures/bottes sont mouillées inutiles de changer de chaussettes pour qu'elle soient mouiller moins d'1/4 d'heure apres sifflet+portable tri-bande (chargé) meme si a certains coins paumé chez moi ca passe pas du tout, de plus j'emporte toujours 1 tablette d'antalgiques (1mg)
Pour avoir essayer (sans avoir la jambe cassé) la sève/gomme de sapin que l'ont mache apres avoir effectué une saignée sur un sapin aide a ne pas s'endormir bon faut attendre 1/4 d'heure environ pour que ca devienne une belle coulure a recolté avec le couteau et a mastiqué .... pareil pour la peau tres fine a l'interieur d'un morceau d'ecorce prélevé sur un sapin mm gelé c pas bon mais ca tient eveiller par le gout .... :P :P
-
Posté par kartoffel
Tu tiendrais pas un peu d'Obelix, Zifool ? ;)
La bouffe, c'est bon pour le moral, mais y'a vraiment d'autres priorités dans les situations critiques. La règle des 3...
-
Posté par Zifool
autres priorités dans les situations critiques. La règle des 3...
nan je sais pas me servir des coquillages /ndlr Démolition Man ??? ;D ;D
Sinon tu fait quoi toi Karto dans une telle situation ?? :P
-
Posté par kartoffel
Désolé, pas vu Demolition Man.
Moi, ce que je fais ? Je sais pas mon vieux, tu vois, là, je suis assis derrière un écran d'ordinateur, ça fait deux jours que je suis de nouveau à Paris, alors j'ai un peu de mal à me mettre dans le contexte...
Je veux pas faire le rabat-joie, mais faut pas trop vite oublier qu'on est bien assis et que tout va bien, quand on joue à ce genre de devinettes. Pour tout dire, déjà dans le thread de David j'étais pas trop à l'aise pour écrire quoi que ce soit, à cause justement de ce décalage de contexte. Je me suis jamais pété de côte ni vu mon tibia sortir, alors c'est un peu trop théorique...
A+ ;)
Mathias
-
Posté par DavidManise
Pour tout dire, déjà dans le thread de David j'étais pas trop à l'aise pour écrire quoi que ce soit, à cause justement de ce décalage de contexte. Je me suis jamais pété de côte ni vu mon tibia sortir, alors c'est un peu trop théorique...
Tu as raison de sougligner le caractère purement théorique de ce genre de d'exercice mental. Comme on dit, "la carte n'est pas le territoire", et elle ne le sera jamais. Rien ne vaut l'expérience vécue. Mais perso, bien que j'aie une "conscience professionnelle" comme disent certains, je ne vais pas faire exprès pour me péter une jambe par -15°C et voir comment est le contexte réel...
Bref, c'est tout de même utile d'essayer de prévoir -- même de manière sub-optimale -- les problèmes et d'entrevoir leur complexité que de devoir commencer à gamberger une fois dans le feu de l'action. Aussi, de pouvoir profiter de l'expérience des autres est une bonne chose. Et c'est là l'un des buts du forum : mettre les expériences et les réflexions en commun.
On a ici des dizaines et des dizaines de personnes d'horizons très variés qui ont pas mal bourlingué. Des infirmiers, un médecin, des secouristes, et des gens qui se sont déjà démis des épaules, qui en ont déjà replacé, etc, etc. Avec autant de cerveaux et de vécus bossant sur un problème, je pense qu'on peut déjà souligner quelques problèmes importants, et entrevoir des solutions, au moins théoriquement.
Dans ce cas-ci, on voit bien l'importance d'avoir des crampons en terrain glissant, déjà. Et des vêtements chauds (ou un duvet) dès qu'on sort... Idem pour l'utilité de la frontale, du sifflet, du CHUT, des connaissances en secourisme, même basiques... Bref, comme tout exercice théorique, ça reste imparfait mais ça peut être utile.
Voilà... c'était mon opinion, en direct live ;)
Ciao :)
David
-
Posté par Maximil
Et puis il faut dire qu'on apprend à lire ce que les autres écrivent: ce qu'il faut faire, et parfois ce que je ne ferais pas !!! Ca évite de se poser la question à des moments où l'on a vraiment autre chose à faire qu'à y réflechir.
C'est une forme de préparation: comment ferait-on SI... Sûr que rien ne nous dit que c'est le cas, que c'est réel etc... mais SI telle et telle hypothèse, alors telle et telle action et telle et telle non-action. C'est pareil pour tout.
En tant que secouriste (qui ne s'entraine plus régulièrement du fait de son éloignement :'( ), on nous met dans des cas pratiques, comment réagir dans telle situation: on peut toujours dire bah oui mais là, ton bureau, dans la réalité je le vire ! "Ah bah non, fais comme si il était fixé au sol" :) Bah on met une hypothèse (celle là est très simple) et on reflechit avec.
Dans l'économie, le social, la philosophie etc...etc... ca s'appelle un modèle, ca permet de prévoir !
Donc Kartoffel, fais un effort d'imagination, et demande toi SI...
En se préparant au pire, il ne peut y avoir que des situations meilleures... ;)
-
Posté par kartoffel
:) ouille aïe pas taper ouille
J'ai juste dit pourquoi moi je répondais pas, j'ai pas dit qu'on ne pouvait pas répondre ;)
-
Posté par DavidManise
LOL -- T'inquiètes, je tape pas ;) Et j'ai pas dit que t'avais dit, etc. (on dirait un vieux couple <rire>)
Je sentais malgré tout le besoin de me justifier un peu, parce que moi aussi ce genre de considérations (théorie vs. réalité) me travaille...
Ciao ;)
David
-
Posté par survivalfred
Salut, Bon en dehors des querelles de ménage entre Manitou et Shamans, je vais essayer de me mettre en situation, mais tout d'abord quelques correctifs :
... votre equipement habituel mais pas trop chargé vous devez rentré pour le soir en partant le matin donc pas de tente ni de bache ...
Dans mon équipement habituel j'a justement toujours un tarp (Dafdak gear, ça ne prend presque pas de place) !
...un systeme de GPS avec balise de secours...
Par contre un système GPS (à la rigueur) mais une balise de secours (type Argos ?) là y'a vraiment peu de chance que j'emporte ça, 2 raisons : le prix et c'est une balade d'un jour ... donc, là je ne crois pas que j'aurai ça dans mon sac ...
1) eviter l'hypotermie
Ennemi n° 1 si pas d'hémorragie importante !
Pas de secret (comme dans le scénario de David) : isolation, vêtements sec, tarp, duvet ou sac de survie, esbit si je l'ai !
2) vous nourir
PAs du tout ma priorité, si je sais me faire une boisson chaude ce sera déjà ça, sinon l'hydratation est bcp plus importante en milieu froid : eviter les gelures, garder la lucidité etc ...
Prise de ce que j'ai de plus costaud comme antalgique.
3) signalez votre position visuelle au secours
La OK, Téléphone portable si ça passe, lampe en strobe, sifflet, fusées lumineuses si j'en ai ...
Petite note concernant les premiers soins d'un fracture ouverte :
1) on ne touche pas l'os, ça fait mal et une ostéïte secondaire c'est jamais bon ...
2) on peut eventuellement rincer le tout au physio ou à l'eau pour voir clair la-dedans et evaluer si il y a hémorragie ou pas.
3) On couvre MAIS en évitant que le pansement ne touche l'os, sinon tu va te retrouver dans les pommes ... donc tu fais un "nid", une sorte d'anneau avec un pansement triangulaire (ou un bandana) rouler sur lui-même et tu pose ça autour de l'os émmergeant de la fracture AVANT de couvrir par un truc stérile de préférence !
Après toutes ces considérations, si mon portable ne passe pas, si j'ai peu de chance de voir quelqu'un passer, je me fais une attelle, je rampe pour me trouver un bâton ou une béquille solide et je rentre sur un pied, après tout, à côté du tibia , il reste le péroné ...
Pour faire l'attelle, un bon moyen c'est de découper le sac à dos, on y trouve tout ce dont on a besoin : armature, sangle et rembourrage, de quoi faire une vrai atelle professionnelle !
@ +
Fred
-
Posté par Sylvain
Je me suis déjà pété le tibia. Fracture ouverte, dans la forêt...
Dans mon cas, le péroné aussi était touché (triple fracture en "Z"), donc ça complique encore... bien que je pense qu'avec juste le tibia cassé et la fracture ouverte c'est amplement suffisant... pour qu'il n'y ait rien n'à faire d'autre que d'attendre!
En effet, je sais d'expérience que la douleur est absoluement insupportable.
A posteriori, j'étais content de ne pas avoir de couteau car il se peut que je me soit tranché les veines... enfin non, j'exégère, c'est trop lent et douloureux. MAIS, je me souviens encore fort bien que je cherchais frénétiquement un flingue pour pouvoir me faire sauter le caisson et donc faire cesser la douleur d'un coup.
Bien évidemment, c'est stupide comme réaction, mais la douleur rend fou (d'où l'expression...).
Bref, tout ça pour préciser que avec une fracture ouverte du tibia, ne pensez même pas à vous faire une attelle avec les moyens du bord. Impossible.
En tous cas, pas tout seul, et à mon avis, pas avec les moyens du bord (encore que sur ce dernier point, si vraiment y'a rien d'autre... mais tout seul, c'est niet).
D'ailleurs, faudra la faire avec le matos à disposition à portée de bras (c'est moins que les 2-3m dont il a pu être question).
Donc, ce que je ferais, ça commencerait par les antalgiques et ça continuerait par du sifflet, tout le temps. Pas en continu hein, mais un peu tout le temps.
Eventuellement, si j'ai le matériel, j'essaie de me couvrir. Mais dans tous les cas, je fais du bruit avec le sifflet, je crie, je me répète des "mantras" en boucle... car le danger fondamental de ce scénario, étant donné la blessure, c'est l'évanouissement.
Si je tombe dans les pommes, tout est fini, personne ne saura jamais où je suis.
C'est donc la priorité des priorités.
Je suis surement partial en raison de mon expérience personnelle de ce type de blessure, mais je crois vraiment que le souci principal est de réussir à supporter suffisament la douleur pour ne pas tomber dans les pommes avant d'être secouru.
C'est un défi largement suffisant pour ne pas ajouter à l'exercice le fait de se faire sa popotte, entailler un arbre, découper son sac à dos bien assis peinard...
Dans un cas pareil, surtout quand la blessure est "refroidie", on ne peut absolument pas bouger d'un pouce!
Le moindre mouvement est un cauchemar...
Allez, je m'arrête là. :)
Moralité, ne grimpez pas dans les arbres quand vous êtes tout seul dans la forêt!
-
Posté par EH
Moralité, ne grimpez pas dans les arbres quand vous êtes tout seul dans la forêt!
Ou alors faite comme moi, tombez sur la tête si elle est assez dure. ;D (c'est du vécu, si, si)
P.S. pour nos lecteurs : Le mieux est quand même de me pas faire l'andouille tout seul ni même accompagné. ;)
-
Posté par guillaume
Sylvain, ton récit remet beaucoup de chose à leur place, merci :). Je crois que je vais rajouter des anti-douleurs dans mon EDC :-/.
a+
PS: Promi je ne ferai plus le c*n tout seul dans les arbres :-[
-
Posté par Looping
Merci pour ton récit Sylvain.
En cas de malaise imminent, on comprend l'importance
- de libérer les voies respiratoires ("col- cravatte- ceinture")
pour faciliter la respiration.
- connaitre la PLS (position latérale de sécurité), elle permet d'éviter l'asphyxie suite à perte de connaissance par encombrement de vomissements et mucosités.
Il faut absolument s'entrainer à effectuer une PLS ou se mettre soi même en PLS . (AFPS) :D
Quand on a jamais eu de malaise de sa vie. Il faut savoir reconnaitre les signes : maux de ventre, tête qui tourne, "mouches devant les yeux", puis oreilles qui sifflent, préliminaires à la perte de connaissance.
ca nécessite de se mettre immédiatement couché en PLS + couverture de survie et non couché simplement sur le dos.
(ca vous évitera aussi de vous briser le nez sur un bureau en verre lors d'un malaise perso - eh hop les points de souture :-[)
Un blessé inconscient non placé en PLS -> entraine l'arrêt ventilatoire dans les minutes qui suivent.
-
Posté par Maximil
Oh là, Looping, c'est bien mais que d'erreur ou d'approximation...
En cas de malaise imminent, on comprend l'importance
- de libérer les voies respiratoires ("col- cravatte- ceinture")
pour faciliter la respiration.
Tout d'abord d'asseoir ou mieux, d'allonger la personne
- connaitre la PLS (position latérale de sécurité), elle permet d'éviter l'asphyxie suite à perte de connaissance par encombrement de vomissements et mucosités.
Faux, la PLS permet d'abord d'effectuer une libération des voies aeriennes en maintenant le bascul de tête en arrière (ce qui tire la langue vers le haut et empêche celle-ci d'obstruer les VA). En plus, celle évite l'asphyxie par les mucosité ou le sang: c'est un plus, mais ce n'est pas le but premier
Il faut savoir reconnaitre les signes : maux de ventre, tête qui tourne, "mouches devant les yeux", puis oreilles qui siffle préliminaires à la perte de connaissance.
Cela dépend énormément des personnes. Les caractéristiques peuvent être aussi grande fatigue, délire, jambes qui tremblent etc...
ca nécessite de se mettre immédiatement couché en PLS et non couché simplement sur le os.
Un blessé inconscient non placé en PLS -> entraine l'arrêt ventilatoire dans les minutes qui suivent.
Non, la PLS ne se justifie pas dans ces cas-là. Lol, j'imagine bien si vous vous mettez en PLS dès que vous vous sentez pas bien ;D Mais s'asseoir et résoudre le problème rapidement (manque de sucre, de sommeil, grande peur...), et passer l'alerte surtout !
La PLS est une position de sécurité, mais n'est pas la seule. Allongé sur le ventre, la tête de côté en est une aussi.
Si le malaise se traduit par des difficultés respiratoires, je te mets au défi de rester en PLS (dans ce cas, c'est demi-assis).
Un blessé inconscient, sur le dos, qui ventile et qui n'est pas placé en PLS va être en arrêt ventilatoire en quelques dizaines de secondes maximum (à partir du moment où il est véritablement inconscient, les muscles se relachent. la langue étant un muscle, celle-ci va se relacher et par graviter, venir obstruer les VA). Dans les quelques minutes (max 3 ou 4) qui suivent, ce ne sera pas l'arrêt ventilatoire mais bien l'arrêt cardio-vasculaire.
Attention, toute personne trouvée sur le dos ne doit pas être mise en PLS, il y a d'autres choses à vérifier d'abord [size=9](rappel: protection, inconscience, CCC avec explications à la victime, LVA (bascule de tête, dont la vérif de corps étranger obstruant les VA, souvent oubliée, puis écoute 10s avec les 3 signes de la respiration en maintenant la LVA, et si ok, PLS, puis couverture puis alerte)[/size]
Les malaises les plus graves pourront avoir pour signes bras gauche qui fait mal, coeur comme dans un étau, cyanoses... signes avant-coureurs d'un malaise cardiaque... ou bien mydriases/myosis d'un seul côté (problème cérebral), ou bien ventilation faible, pouls rapide et faible, hypothermie (risque d'hémorragie interne)...etc ...
En signes, vous avez aussi les marbrures, cyanoses, pâleurs, suées, tremblements, DST (désorientation spatio-temporelle), incoordination des membres, fièvres (hypo/hyperthermie), midriase/mysosis (une seule ou les deux), rythme cardiaque trop rapide, trop lent, trop faible, trop fort, arythmé (tachychardie), ventilation irrégulière, trop rapide, trop lente ,vomissements, etc...etc...
Ca c'est pour ceux visibles très facilement...
En bref:
-> pratiquez les gestes de secours pour savoir quoi faire
-> soyez secouristes bénévoles pour voir pleins de véritables situations (et certaines pas facile du tout) et pour pouvoir vous entrainer très régulièrement
-> connaissez-vous vous-même !!
-
Posté par Looping
Maximil,
la mise en PLS s'applique bien au cas vécu par Sylvain même si ce n'est effectivement pas la seule position d'attente. Mais tout les membres du forum ne sont pas des initiés et passionnés de secourisme.
Je maintient donc la PLS, au moins celle là pour les personnes peu formées au secourisme.
Ce genre de traumatisme + risque de perte de connaissance nécesssite bien libération des voies aériennes + PLS. (il faudrait ajouter l'immobilisation du membre)
Mes propos sont simplifiés mais tout a fait conformes à l'enseignement officiel et aux pratiques quotidiennes des pompiers/SAMU.
Eric Torres, médecin Sapeur Pompier, connu dans le milieu de l’urgence déclare dans la revue urgence pratique:
"La position latérale de sécurité :
La PLS est indiquée en cas de troubles isolés de la conscience(...), Elle permet d’assurer un certain degré de liberté des voies aériennes (la tête de la victime est ramenée avec précaution vers l’arrière) et de limiter le risque d’inhalation du contenu gastrique
(la bouche est légèrement ouverte et dirigée vers le sol)."
(extrait de son guide installer une victime avant son transport)
Pour le reste, ce que tu dis est excellent.
Et enfin la formation, l'entrainement est nécessaire, je suis tout à fait d'accord.
(je ne suis pas expert en la matiere, mais aussi un humble membre des services de secours; AFPS/BNPS/CFAPSE...)
Cordialement,
-
Posté par Maximil
Looping,
Je n'avais pas lu le post de Sylvain. Mais ma remarque s'appliquait à la définition donnée:
connaitre la PLS (position latérale de sécurité), elle permet d'éviter l'asphyxie suite à perte de connaissance par encombrement de vomissements et mucosités
Ma réponse a été de rappeler le rôle premier et principal de la PLS. Même en prenant le cas de Sylvain, son premier risque n'aurait pas été d'être asphyxié suite à la perte de connaissance par encombrement de vomissements et mucosités, mais bien par blocage par la langue des VA.
Mais sinon, no prob dans le cas de Sylvain.
Tiens, quelqu'un d'autre de formé au CFA dans ce forum, cool !
Sinon, Looping, si tu veux argumenter (dans le futur je parle), sers-toi plutôt des fiches d'enseignement pédagogique des moniteurs nat. de PS... Elles sont actualisées ainsi presque tous les ans.
-
Posté par guillaume
Heu dans le cas de Sylvain, ce n'est pas la fracture ouverte (j'entend pas là, une hémoragie, peut-être?) que l'on traite en premier :-??
Heu Maximil, tu serais pas un moniteur AFPS par zazare? :D, tout ce que tu as dis m'a rapelé mon cours :D.
a+
PS: et puis tant qu'on y ai, dans le cas de sylvain, il dit qu'il ne pouvait pas bouger, donc pas de PLS.
-
Posté par evenk
Se nourrir: on s'en fout (ah les jeunes !! ;D) Tu n'as pas besoin de manger, goinfre. Peut très bien attendre demain voir plus tard dans la semaine
Je ne sais pas exactement dans ces conditions particulieres de grand froid mais en regle generale, en ce qui concerne la faim et la necessite de manger: on a faim et on se sent faible et mal pendant seulement 4 jours. Apres et pendant les semaines qui suivent on n'a plus faim et on est en forme (notamment cerveau, prise de decisions, appreciation de la situation etc). Le systeme digestif est en sommeil.
Merveilleuse solution trouvee par la nature: laisser a un individu un laps de temps raisonnable pour travailler a sa survie et a la recherche de nourriture, temps pendant lequel il ne ressent pas la faim et est en pleine possession de ses facultes et moyens physiques: quelques semaines, je ne me rappelle pas le nombre exact.
Donc le tout est d'etre encore en vie apres le 4eme jour...
C'est quelque chose que j'ai appris dans un cours de survie mais que je n'ai evidemment pas experimente personnellement.
-
Posté par guillaume
Je crois que ça fait parti de la règle de 3: 3 semaine sans manger ;)
a+
-
Posté par Sylvain
Heu dans le cas de Sylvain, ce n'est pas la fracture ouverte (j'entend pas là, une hémoragie, peut-être?) que l'on traite en premier :-??
Heu Maximil, tu serais pas un moniteur AFPS par zazare? :D, tout ce que tu as dis m'a rapelé mon cours :D.
a+
PS: et puis tant qu'on y ai, dans le cas de sylvain, il dit qu'il ne pouvait pas bouger, donc pas de PLS.
Avec une fracture ouverte du tibia, il me parait impensable de bouger seul. Au mieux, simplement le haut du corps.
J'ai lu aussi quelque chose du genre "au pire, il reste encore le péronné".
Hum.
D'abord, si le choc a été tel que le tibia est cassé, il y a de très fortes chances pour que le péronné y soit passé aussi. Dans mon cas, pour une "simple" fracture du tibia (os sectionné en 2, avec un éclat conséquent qui a sauté, environ 0,5cm entre les 2 bouts d'os sur la radio), le péronné avait 2 foyers de fracture, il était donc en 3 morceaux.
Ensuite, je le répète encore une fois, la douleur engendrée par une telle fracture empêche de faire à peu près tout. Pour vous donner une vague idée, pensez à la douleur intense que vous ressentez quand vous vous cognez un orteil dans une porte. ça fait super mal non? mais heureusement, la douleur diminue vite... eh ben là c'est pareil... en pire: la douleur est plus intense ET elle ne diminue pas!
Pendant des heures, elle reste au même niveau... à rendre fou.
J'exagère à peine, car évidemment au bout d'un moment, le signal se stabilise... mais comment dire... ça ne veut pas dire qu'on retrouve ses moyens, on vit dans un délire engendré par la douleur constante.
Alors pour soigner l'hémorragie... perso, j'étais en jean et j'ai su que j'avais une fracture ouverte quand j'ai réalisé que mon jean s'imbibait de sang... J'ai alors décidé de ne pas soulever le tissu, de peur que la vue de l'os sortant de ma jambe ne me fasse tomber dans les pommes.
Une autre précision: tout mouvement risque de faire s'entrechoquer les extrimités d'os brisées, ce qui est renouvelle la douleur, pour peu qu'on commence à s'y habituer...
D'ailleurs à ce propos, un des rares trucs qui m'a soulagé a été de tirer légèrement (pas tout seul, quelqu'un d'autre la fait) l'extrémité de la jambe cassée, ce qui évitait notamment que les os se touchent.
Les pompiers qui m'ont ramassé avaient une atelle gonflable bien fichue. ça permet d'encastrer la jambe cassée dans une gaine stable, le tout de façon assez progressive, ce qui permet à mon avis au blessé de ne pas trop souffrir inutilement.
Ensuite, bien entendu, civière...
Et dans l'ambulance, on leur demande de bien vouloir ralentir, car on sent tous les cahots de la route.
-
Posté par DavidManise
Salut,
Moi je connais un gars qui s'est brisé le tibia et pas le péroné. Il dit (et je le crois) qu'il a pu se faire une atèle (écorce d'arbre, mousses, duct tape) et une béquille et qu'il est redescendu de la montagne comme ça.
Bon j'étais pas là, et le gars est un vieux de la vieille qui a pas mal bourlingué, mais n'empêche... je pense que ça reste humainement faisable avec une bonne dose d'antalgiques et une grosse dose de "j'ai pas le choix"...
Après... ben certes c'est BEAUCOUP plus facile à dire qu'à faire.
Pour avoir déjà eu quelques fractures, je sais d'expérience qu'elles sont plus ou moins douloureuses selon la manière dont elles sont faites, les endroits touchés, etc. Plus une fracture est complexe et déplacée/ouverte, et plus c'est douloureux, aussi.
Ciao ;)
David
-
Posté par Sylvain
Salut,
Pour avoir déjà eu quelques fractures, je sais d'expérience qu'elles sont plus ou moins douloureuses selon la manière dont elles sont faites, les endroits touchés, etc. Plus une fracture est complexe et déplacée/ouverte, et plus c'est douloureux, aussi.
Exacte, je crois que c'est le coeur du problème. Il y a bien entendu des fractures plus ou moins sévères.
Je raisonnais sur le cas d'une fracture ouverte. Je ne m'y connais que moyennement mais quand l'os sort, c'est que c'est mal barré.
Pour des fractures moins graves... là je ne sais pas, jamais essayé ;) .
N'oubliez pas les antalgiques!
-
Posté par evenk
Aussi on a de la temperature, quand on se fracture quelque chose, donc en plus de la douleur, on est patraque et par moments peut-etre un peu delirant...mais c'est vrai que la temperature n'a jamais empeche le sang-froid et la capacite de decision.
-
Posté par DavidManise
Aussi on a de la temperature, quand on se fracture quelque chose
Ah oui ?
Ben ça alors ! :) J'avais jamais remarqué ce phéomène... pourtant j'ai eu mon lot d'os pétés. Remarque, on m'a jamais pris ma température après... si ça se trouve j'en faisais.
T'as des infos précises là-dessus ?
Ciao !
David
-
Posté par evenk
Depuis que j'etais enfant, quand j'ai ete temoin de blessures d'autres personnes ou etais moi-meme blessee la question de la temperature etait souvent discutee: fievre=symptome indicateur d'une fracture de l'os. Un signe que le corps se mobilise.
Je n'ai jamais eu de fracture franche (plutot des fissures etc) donc pas d'experience perso. Mais si je me fais tres mal, je me pose toujours la question de la temperature a la suite de la blessure quand je ne suis pas sure si "c'est casse" ou non.
Un medecin ou para-medical pourrait evidemment repondre a cette question de facon certaine.
-
Posté par ambrose
Bonjour à tous !
Voilà je débute un peu dans la survie mais j'en apprends beaucoup grâce à vous.
Je ne sais pas si cela a déjà été évoqué dans un autre post mais j'ai défini pour moi la règle des trois "F".
Faim, Froid, Fatigue. Si je me retrouve dans le rouge dans ces trois secteurs en même temps alors je suis proche d'un dernier "F" : la Fin. Le scénario catastrophe évoqué un peu plus haut ajoute un supplément : la blessure. Je pense qu'il faut d'abord essayer de panser la plaie pour éviter la surinfection. Ralentir le saignement de la blessure par un garrot serait sans doute une erreur si une artère n'est pas touchée. Mais commencer par se soigner c'est aussi un moyen de se donner du temps pour la suite.
A la suite de ce scénario catastrophe j'imagine plusieurs issues possibles.
Mentalement se ressaisir.
Physiquement se soigner.
Elaborer un plan de sortie. Une départementale à rejoindre pour y faire du stop, arrêter une voiture ou faire prévenir d'éventuels secours.
Récemment un accident en montagne est survenu et deux alpinistes femmes se sont retrouvés piégées dans un trou. C'est je crois le téléphone de l'une d'entre elles qui a permis aux sauveteurs de les retrouver. Un autre exemple : Jean-Christophe Lafaille et son ascension d'un "8000". Là c'est le dysfonctionnement de son téléphone-GPS qui n'a pas permis aux sauveteurs de retrouver l'alpiniste.
Ma conclusion c'est donc d'avoir toujours sur soi son portable. En état de fonctionner si possible (réseau ou relai proche et batteries pleines).
-
Posté par Pierrot
Je dirais que règle des 3 F est une bonne idée puisque ces 3 cas de figure peuvent effectivement transformer une sortie en catastrophe.
Mais de grace, oublie le garrot, comme tu le dis,non seulement c'est une erreur, mais c'est mortel.
Il faut faire un pansement compressif, d'où la nécessité d'avoir une trousse de secours digne de ce nom et son AFPS. ;)
-
Posté par guillaume
La faim? On a suvent répété que l'important dans l'imédia était la soif ::): on meurt en 3 semaines de faim et en 3 jours de soif :o :(.
Mais soif ne commence pas par un F ;).
a+
-
Posté par Pierrot
Guillaume, même s'il faut 3 semaines pour mourrir de faim, il ne faut pas négliger l'hypoglicémie qui arrivant au moment critique, surtout en montagne, peut énormément aggraver la situation.
Je pense que c'est dans cet optique qu'Ambrose parle de faim.