Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: kartoffel le 12 novembre 2007 à 15:25:06
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Quelques mots sur l'auto-stop, juste pour dire que ce moyen de transport n'est pas seulement l'apanage de dangereux marginaux, que lorsque vous conduisez vous avez le droit de vous arrêter pour prendre un pauvre type qui essaye juste d'aller quelque part et a souvent de bonnes raisons de le faire en stop, que les filles seules peuvent très bien faire du stop ou emmener des auto-stoppeurs, et qu'on fait quelques rencontres assez fabuleuses lorsqu'on utilise ce moyen de transport.
Comment arrêter des voitures
Rien ne sert de parler des questions de sécurité si on n'arrive même pas à arrêter des voitures ;)
- l'emplacement. Vous devez trouver un endroit où il y a des voitures qui passent et vont assez loin pour présenter un intérêt pour vous. Vous devez être bien visible. Ce doit être un endroit où les voitures roulent lentement et où elles peuvent s'arrêter facilement et en toute sécurité. Quelques emplacements typiques : une sortie de rond-point, une sortie d'aire d'autoroute, la sortie d'un village, ou bien même une route rapide avec un élargissement du bas-côté, du moment que les mecs vous voient de loin et aient le temps de ralentir et de s'arrêter après vous avoir doublé (pour avoir le temps de vous jauger). Pour ma part je ne me mets jamais à un endroit où les voitures sont forcées de s'arrêter longtemps, comme une barrière de péage ou un feu rouge. Je trouve que c'est du stop agressif. Personne ne vous doit rien, et il est inutile de vouloir profiter de la proximité imposée du conducteur pour essayer de le faire culpabiliser. Tenter de sortir d'une grande agglomération en stop relève d'un grand optimisme, mais si l'emplacement est soigneusement choisi c'est jouable.
- le panneau. S'il y a bien un truc vachement décisif pour arrêter un conducteur, c'est le panneau en carton. Déjà ce panneau permet au conducteur d'estimer s'il peut vous rendre service ou non. Ca évite d'arrêter des gens qui vont au nord quand vous allez à l'est, c'est plus sympa. Ca fait aussi plus sérieux, justement, il y a une forme de respect du conducteur ; j'invente pas, plusieurs conducteurs me l'ont dit. N'indiquez pas un endroit trop éloigné ; peu de gens vous prendront pour faire Marseille-Paris d'une traite. D'abord parce que c'est de l'abus, et ensuite parce que si vous vous entendez mal le conducteur n'a pas envie de se coltiner un boulet pendant 7 heures de route. Commencez plutôt par écrire Avignon sur le panneau, par exemple. Bon je ne vais pas m'attarder, mais le panneau c'est hyper super décisif, et il n'y a aucune excuse pour ne pas en avoir. Un bon gros feutre noir doit faire partie de l'EDC de l'autostoppeur bien élevé, et du carton ça se trouve dans toutes les poubelles de France.
- l'attitude et l'apparence. Bon là y'a pas de secret, le stop ça marche bien mieux pour les filles. Pour les mecs, quelques petites astuces... Porter des vêtements bien visibles. Un autostoppeur en rouge ira plus vite qu'un autostoppeur vert ou gris. Ne pas porter de vêtements qui vous marginalisent aux yeux des conducteurs : vêtements de ville ou d'outdoor même un peu crades c'est très bien, mais si vous portez une tenue vert kaki déchirée, un gros bonnet couleur rasta et un gros clou noir en travers de l'arcade, il risque d'y avoir pas mal de mecs qui ne s'arrêteront pas même si vous êtes sympa. Ne pas tirer la gueule, personne ne vous prendra, mais le sourire faux-cul de 40cm de large ça sert à rien non plus et c'est fatigant pour les zygomatiques ; être normal quoi, neutre, même si on attend depuis longtemps. C'est c*n mais il faut avoir l'air d'être en train de faire du stop : tourné face aux voitures, bras et pouce levé, pancarte visible, et non pas assis sur un muret, en train de téléphoner en levant machinalement le pouce au niveau des hanches et en regardant les conducteurs d'un air condescendant... Des bagages encombrants risquent de jouer contre vous ; un sac de vingt litres qu'on peut garder sous les jambes c'est encore le mieux, même si c'est pas toujours possible.
Sécurité et patience pendant l'attente
La sécurité pendant l'attente se résume à peu de choses : avoir de bons vêtements dans son sac (contre le chaud, le froid ou le mouillé), avoir assez à boire, être prêt à passer la nuit dans une grange dans le cas où on fait un grand trajet qui est allé plus lentement que prévu, et surtout avoir des yeux devant et derrière pour faire gaffe à la circulation.
Le risque humain est objectivement faible dans la plupart des endroits, mais dès qu'on fait du stop on comprend vite qu'on est en position de faiblesse. D'ailleurs, des tas d'automobilistes vous le feront comprendre en se foutant ouvertement de votre gueule. C'est comme ça, y'a des gens qui doivent se moquer des autres dès qu'ils se sentent à l'abri d'une réponse, c'est embêtant mais faut faire avec.
La patience et l'absence de sautes d'humeur sont indispensables (sauf pour les filles...). Si le stop ne marche vraiment pas, changez de stratégie et ne perdez pas espoir. Une fois un mec m'a conduit pendant une heure sur une route nationale dans le sud-est, et m'a déposé dans une petit ville. Là j'ai refait le piquet, pendant deux heures personne ne s'est arrêté pour moi, alors que la route était fréquentée et l'emplacement plutôt bon. Au bout de deux heures le gars qui m'avait emmené est repassé dans l'autre sens... Je suis remonté avec lui et suis retourné à mon point de départ. Quatre heures perdues dans la journée. Sauf qu'on a vachement sympathisé, que le gars était très riche d'expériences humaines à partager, il m'a invité à prendre un café chez lui et m'a déclaré invité permanent. Un type extra. Ca valait le coup de perdre quatre heures de cette journée là. Suite à ça, sur l'itinéraire alternatif, un des mecs qui m'ont emmenés m'a offert un stage (j'étais étudiant et je cherchais un stage). Si ça c'est pas l'illustration du dicton "une de perdue dix de retrouvées" ?!
Sécurité et politesse à bord
D'abord, pour les mecs et les filles, le plus gros danger de l'auto-stop c'est de tomber sur un chauffard sympa. Ne pas hésiter à descendre, et c'est pas grave si on passe pour un pleutre. Une fois où j'avais eu vraiment peur à cause de la conduite agressive de mon samaritain, je l'ai vu emboutir sa voiture juste après que je sois descendu. Depuis je fais vachement gaffe à ça.
Pour les mecs et pour les filles toujours, la prudence tout comme la politesse la plus élémentaire impliquent de ne pas dormir dans la voiture. Le mec qui vous prend a peut-être envie d'un peu de conversation. Parfois c'est même carrément salutaire : une fois la fille qui m'avait emmené avait une conduite terrifiante : "je viens de me faire larguer par mon mec, ça va pas du tout je suis au bord du suicide" Aaarg... On a discuté gentiment, je l'ai invitée à boire un café pendant un quart d'heure dans un restoroute, et on est repartis beaucoup plus tranquillement et avec le sourire.
Evidemment, surveillez où vous allez. Même un conducteur de bonne foi peut vous faire aller à un endroit où vous ne voulez pas du tout vous retrouver. Dans ce cas, remerciez le et dites lui que vous descendez.
Bien que je ne pense pas en avoir besoin, par simple précaution j'ai toujours un petit objet défensif dans la poche droite de mon pantalon.
Un peu de politesse financière ça peut être bon aussi. Si vous êtes fauchés, bin tant pis ça arrive. Mais si un mec vous a avancé de plusieurs centaines de kilomètres, si vous pouvez lui tendre votre carte-bleue en arrivant au péage ou lui tendre quinze euro lorsqu'il prend du carburant, vous aurez plus l'impression de faire du covoiturage que d'être un boulet profiteur. Lui en contrepartie gardera un bon souvenir de vous et prendra plus volontiers le prochain autostoppeur qu'il verra.
Spécial filles maintenant. Nous les mecs devons certes souvent attendre longtemps au bord de la route, mais la contrepartie c'est qu'on n'a pas besoin de se poser trop de questions sur les motivations de notre bienfaiteur. Pour les filles, quelques précautions appliquées sans anxiété aident à ce que tout se passe bien. La base, c'est que si un mec s'arrête et que vous ne le sentez pas, même s'il n'y a aucune raison apparente à cela, bin vous ne montez pas et c'est tout. Il râlera ou vous insultera peut-être mais ce simple comportement pourra vous conforter dans l'idée de ne pas être montée avec lui.
Ne montez pas dans une voiture où il y a plus d'un mec. Ne montez pas à l'arrière d'une deux-portes. Petite astuce apprise auprès d'une auto-stoppeuse émérite : avant de monter en bagnole elle faisait toujours semblant d'envoyer un SMS en disant au conducteur "excusez moi, j'envois juste le numéro de la plaque d'immatriculation à mon copain, on fait toujours comme ça". Elle a fait des centaines de trajets de la sorte et n'a jamais eu aucun problème.
Voilà voilà... Quand j'aurai le temps j'écrirai quelques mots sur le stop du point de vue du conducteur. En attendant j'espère que ce petit message encouragera les réticents à oser ce moyen de transport économique et surtout enrichissant. Ainsi vous aurez vous aussi plein de super histoires à raconter. Et si vous êtes sages je vous raconterai mon histoire culte avec les hippies, le chien, les champignons hallucinogènes, la fille qui perd sa jupe et le Bedford rouillé qui tombe en panne au milieu de nulle part.
A+
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Et si vous êtes sages je vous raconterai mon histoire culte avec les hippies, le chien, les champignons hallucinogènes, la fille qui perd sa jupe et le Bedford rouillé qui tombe en panne au milieu de nulle part.
Saaaaaage comme une image :closedeyes:
Tu raconteras, dis, tu raconteras ! J'adore les anecdotes ! Et je ne suis surement pas le seul ;D
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:doubleup:
Excellent post... J'hésite à le balancer dans survie urbaine.
La seule chose qui me retient, c'est que j'ai envie de lire ton histoire culte ;D
Sinon moi je vous raconterai comment on a mis 48h pour faire Gaspésie-Québec avec Amandine, sous une pluie battante, alors qu'on était encore un jeune couple sans enfants (c'était le bon temps ça put**n ;D)...
Ciao ;)
David
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:doubleup: un plaisir de te lire, une fois de plus !
brillante idée le sms !
et...
une histoire, une histoire, une histoire, :D
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Sympa ton article !!!
Un truc que je faisais, c’étais de continuer à marcher (pas très vite) quand la route le permettaient ,ça fait le mec décider et pas faignant
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Sympa ton article !!!
Un truc que je faisais, c’étais de continuer à marcher (pas très vite) quand la route le permettaient ,ça fait le mec décider et pas faignant
+1
Et ça permet de continuer a avancer, un peu, lorsqu'on doit rejoindre un lieu pas forcement hyper loin, et ça évite de se refroidir sur place.
Dans ces conditions, je gette les voitures qui arrivent, et en fonction de la voiture qui arrive, et de comment je le sens, je me retourne, tends le pouce a l'avance, et continue a marcher un peu a reculon.
C'est valable dans des lieux, ou il n'y a pas d'obstacle apparent, et ou l'on peut marcher sur le bord de la route ou le bas coté sans trop de risque.
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Mode humour lourd on :
Mais à quoi elles servent toutes ces belles techniques de self si on ne s'expose jamais au moindre risque ? :)
mode humour lourd off...
C'est vrai que c'est toujours un peu risqué. Perso je ne prends des auto-stoppeurs que si j'ai pas les gamins. Je prends une personne seule, ou alors un couple. Deux mecs ou plus, non... pour la simple et bonne raison que je veux pas avoir un inconnu derrière mon dos. Au pire, quand c'est un couple, le risque à la base est plus limité (pour être en couple faut déjà avoir un minimum de capacités relationnelles) et je demande à ce que la fille monte derrière et le mec devant... pas les deux derrière. Pas le mec derrière et la fille devant. J'explique simplement pourquoi si on me le demande. Ca cadre tout de suite le débat.
Ceci dit, j'ai fait beaucoup plus de mauvaises rencontres en prenant des gens en stop que quand j'ai moi-même été pris en stop. Et j'ai connu des gens mémorables... vraiment sympas et intéressants...
Ciao ;)
David
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yess je prend quand je suis seul
Je trimbale toujours un tas de bordels avec moi(en général sur la banquette arrière), quand je prends de stoppeurs je pousse tout le bordel derrière moi. Comme ça y a pas de place ! sinon il y a les sièges auto
Ceci dit j’aimer bien le stop, je suis descendu plusieurs fois en Sardaigne comme ça c’est toujours très bien passer !
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mais si vous portez une tenue vert kaki déchirée, un gros bonnet couleur rasta et un gros clou noir en travers de l'arcade, il risque d'y avoir pas mal de mecs qui ne s'arrêteront pas même si vous êtes sympa.
Pour anecdote. Il y a une quinzaine d'années, on était deux mecs en kaki aux airs pas commode, mais très sympathiques tout de même. Sur l'aller on a fait le trajet de 100km en 3 ou 4 voitures, mais au retour au premier stop c'est un autobus militaire vide qui nous à pris à son bord et nous a ramené directement à la porte de chez-moi. Un vrai coup de chance, nous étions vraiment épuisés de notre week-end et quoi demander de mieux. Même un forfait vacances au gros prix n'aurait pas été aussi bien. Très bon souvenir! :)
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Pendant 5 ans à une époque de ma vie, j’ai eu beaucoup recours à l’auto-stop. J’en ai gardé un excellent souvenir, notamment de par les rencontres. Sans doute était-ce dû aussi, en partie à l’uniforme. Depuis, je prends régulièrement des auto-stopeurs, mais je fais quand même attention et applique les mêmes critères que David + un. (pour les couples je ne m’arrête que si c’est le mec qui tend le pouce). Il y a deux ou trois ans, une nuit, j’ai pris un mec en stop pour le déposer en ville. Sympa, pas très causant, mais bon. Je le dépose au centre et en rentrant chez moi, je m’apperçois qu’il ma piqué ma pochette qui était posé sur la console. Retour en ville dare-dare, garé la voiture dans un petit coin et recherche active et systématique du co....d, qu’après plusieurs heures, j’ai finalement retrouvé. Il doit encore s’en souvenir !
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Quand je fais du stop (sans panneau) je demande vous allez ou? Comme ca si sa tete ne me plait pas je peux dire que je ne vais pas la. Bon ca m'est encore jamais arrivé de pas monter pour cette raison. :D
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Je pratique le stop depuis quelques années sur de petit trajet (100 200 bornes) et un seul sur grande distance :lol: (on s'est bien amusé). Pour l'instant que du bonheur!
C'est dingue les personnes avec qui on fais connaissance, des fois tu t'entends tellement bien et t'as pas envie de descendre ou c'est le conducteur/rice qui veut pas et qui fais des détoures pour t'emmener et pouvoir continuer à parler. :love:
Un truc important aussi c'est le sourire, forcez vous même, sa donne pas envie de prendre un mec trainant son cafard .
.avoir toujours quelques sujets de conversation sous le coude, parlez pas trop politique sa peu énervé certain n'étant pas de votre avis.
Essayez toujours de choppé les yeux du conducteur quand les voitures passent, gardez la tête découverte si vous le pouvez parce que le look conte un max.
UN pitit plus pour le carton "SVP", sa peut tout changer ;)
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Bah si ça se trouve, Nem Rod l'a simplement engueulé comme un poisson pourri... avant d'accuser, tu pourrais au moins poser la question non ?
De toute manière moi, sur le fond, j'aurais du mal à lui en vouloir s'il lui avait mis deux baffes. Je peux bien réprouver le truc sur le principe, et en me basant sur le fait que le justice est administrée par l'Etat, etc, mais l'autre option c'était quoi ? Appeler la police qui aurait enregistré la plainte et aurait eu autre chose de plus important à faire ?
Bienvenue dans le monde réel, où les gens ne sont pas toujours gentils et où la police a des priorités...
Ciao ;)
David
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:doubleup:
Une gentille petite plainte... aurait eu un effet des plus efficaces :lol:
Sinon pour revenir au sujet j'ai également remarqué, comme dit plus haut, que le fait de marcher donne probablement plus de chances de se faire prendre. En plus le temps passe plus vite ! ;)
Par contre (c'est du vécu... >:() attention aux panneaux un peu bas ou aux obstacles sur le bord de la route, quand on marche en arrière... Une fois le cul par terre, on a l'air malin... >:(
Sylvain.
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bon, personne l'a precise, alors je le fait ^^
Gardez toujours votre sac avec vous, bien sur....Pas dans le coffre...pas sur le siege si vous descendez pour X raison, dont pousser la voiture par exemple...
Sinon, j'ai rien de nouveau a ajouter. J'ai eu ma part d'autostop, plein de rencontres sympas, voir extraordinaires, des fois franchement bizzares. Plusieurs fois aussi, j'ai poliment decline des offres de types louches, faut pas se gener.
Depuis que j'ai le permis, je fais plus de stop :( mais je prend plein d'autostoppeurs :) (enfin je prenais, j'ai pas amene de voiture a londre....).
j'aurais une paire d'histoires a raconter aussi a l'occasion ::)
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Ce post me rappelle une histoire. Mon beau frère rentrait de son cour d' aïkido donc avec ses bâtons et son sabre sur le dos, accompagné d'un ami vers 22h00 sous une pluie battante. Ils étaient à pied et voulurent faire du stop, mais sans grande conviction car de nuit, sous la pluie de plus avec des fringues noire et des armes d’ aïkido il y a peu de chances . Il lèvent le pousse et la première bagniole qui passe s'arrête et les prends. Le mec lui à dit " moi je laisse pas les gens sous la flotte à dix heure du soir ". Comme quoi y’en a qui tienne à leurs principes ;D
Ps: La semaine dernière un pot à moi à retrouvé son portable dans les mains du mec qu'il lui avait volé, et bien le mec lui a rendu que si il avait porté plainte il ne l'aurait pas. On peut régler certain problème sans aide et sans violence.
Ciao
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Je fais mes excuses les plus plates par avance mais j'avoue que l'histoire de Nem-Rod m'a un peu gêné. Non parce que je présupposerai qu'il a fait des choses immorales à son voleur ;), mais plutôt parce que ca me semble en contradiction totale avec les (excellents) principes de protection personnelle exposés sans relâche ici, à savoir ne pas essayer de régler ce genre de problème tout seul, faire appel à la police, etc.
Je sais que ces principes ne sont pas des lois inscrites dans le marbre mais, je ne sais pas pourquoi cette contradiction me dérange un peu.
PS1: Nem-Rod, no offence j'espère !
PS2: Que les modos n'hésite pas à effacer ce message si il pose problème.
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Super, on va racheter les vieux lots de combi WW, mettre des padefs et se laisse rpousser les cheveux en s'appelant tous brothers et sisters et puis on risquera plus le vol puisque tout appartient à tout le monde ;D
Sauf qu'il me semble que la société à un poil changée, pas forcément en bien peut-être, mais quand même. Prendre un inconnu en stop aujourd'hui alors qu'il ne risque rien d'autre que d'attendre longtemps et qu'il est là de son plein gré, me parait hallucinant et à mille lieux des règles élémentaires de self protection.
Mais bien sur chacun est libre de son choix.
c'est vrai, ca reste une prise de risque, mais je crois quand meme que statistiquement, avec quelques precautions ( pas prendre 3 skinheads bourres a 2h du mat...pas prendre de skins de toutes facons :tongue: ) ca reste assez faible.
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Je fais mes excuses les plus plates par avance mais j'avoue que l'histoire de Nem-Rod m'a un peu gêné. Non parce que je présupposerai qu'il a fait des choses immorales à son voleur ;), mais plutôt parce que ca me semble en contradiction totale avec les (excellents) principes de protection personnelle exposés sans relâche ici, à savoir ne pas essayer de régler ce genre de problème tout seul, faire appel à la police, etc.
Je sais que ces principes ne sont pas des lois inscrites dans le marbre mais, je ne sais pas pourquoi cette contradiction me dérange un peu.
PS1: Nem-Rod, no offence j'espère !
PS2: Que les modos n'hésite pas à effacer ce message si il pose problème.
Oui, tu as raison, notre ami commet à priori trois erreurs :
1. il prend un autostopeur ;
2. sa sacoche est accessible au gars ;
3. il va la récuperrer tout seul au risque de risquer des dommages pour lui ou son voleur.
Mais des erreurs, nous en faisons tous et nous transgressons presque tous ces règles de protection personnelle, plusieurs fois dans la journée.
Pour la dernière, il calculé plutôt selon moi la prise de risque entre perdre tous ses papiers et ne jamais les retrouver avec tous les désagréments que l'on sait et se prendre ou donner un mauvais coup. Il a estimé la situation, pris sa décision et ça s'est bien passé. Donc il a bon.
Ce qui est préjudiciable c'est de ne pas être conscient d'un risque pas de le prendre si c'est en connaissance de cause.
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Sauf qu'il me semble que la société à un poil changée, pas forcément en bien peut-être, mais quand même. Prendre un inconnu en stop aujourd'hui alors qu'il ne risque rien d'autre que d'attendre longtemps et qu'il est là de son plein gré, me parait hallucinant et à mille lieux des règles élémentaires de self protection.
Bah deux choses.
1) OUI, tu as raison. C'est un petit risque que de prendre un autostoppeur ou de faire du stop.
2) Dans la mesure où je souhaite non seulement me protéger mais AUSSI faire en sorte que ce monde soit plus solidaire et que le lien social ne soit pas complètement déconstruit par l'insécurité et l'incivilité de certains, JE SUIS PRÊT A COURIR LE RISQUE.
Evidemment, c'est un risque calculé. J'écoute mon "feeling". Si je ne sens pas un mec, je ne le prends pas. Je ne fais pas l'autruche ni le baba-con non plus. Mais quand je le sens, je prends des auto stoppeurs avec les précautions d'usage. Pas avec les gamins, etc. Et pas dans mon dos... etc.
Je conduis, mais je surveille le mec. A tout moment je suis prêt à dégrafer sa ceinture et à mettre un put**n de coup de frein pour ensuite lui défoncer la chetron s'il décide de m'agresser... je garde la supériorité tactique, donc j'ai la possibilité d'être solidaire sans que ça ne me coûte trop cher.
Voilà.
Concrètement, même si je sais que tu as raison, je prends sciemment le petit risque, parce que je refuse que quelques connards ne pourrissent le tissu social au complet. Ca serait BEAUCOUP plus grave que leurs simples méfaits...
Ciao ! ;)
David
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[
3. Le même gars est un vrai barge
Salut,
juste une petite anecdote, légende urbaine j'en sais rien, à vous de voire.
Parking d'un centre commercial vers 20h30, une connaissance (fille de 25 ans) s'apprête à rentrer dans sa voiture. Elle aperçoit au loin qu'une personne est assise sur le siège passager avant, en s'approchant prudemment, elle se rend compte que c'est un femme âgée. La personne lui explique qu'elle a fait un malaise, qu'elle s'est appuyée contre la voiture et s'est paerçue que la porte était ouverte. ElleSalut,
juste une petite anecdote, légende urbaine j'en sais rien, à vous de voire.
Parking d'un centre commercial vers 20h30, une connaissance (jeune femme de 25 ans) s'apprête à rentrer dans sa voiture. Elle aperçoit au loin qu'une personne est assise sur le siège passager avant, en s'approchant prudemment, elle se rend compte que c'est un femme âgée. La personne lui explique qu'elle a fait un malaise, qu'elle s'est appuyée contre la voiture et s'est aperçue que la porte était ouverte et qu’elle est entrée pour se reposer. Elle s’excuse platement et demande très poliment à la jeune femme de l’emmener à l’arrêt X pour prendre la bonne ligne.
La personne n’y voit pas d’inconvénient et l’emmène en voiture. Là où cela se corse c’est que sur le trajet, la petite veille se gratte le mollet en remontant sa jupe, la jeune aperçoit un mollet d’homme bien musclée et bien poilue !!!
Réalisant le traquenard, l’instinct de survie a fait qu’elle est rentrée volontairement dans le cul de la voiture qui la précédait afin de descendre. Le temps de descendre et d’expliquer la situation au conducteur, je vous donne dans le mille la petite veille bien musclée était partie dans la nature, les flics n’ont pas pu la retrouver.
Je vous explique le stress post traumatique mais là où elle a eu vraiment peur c’est la semaine d’après quand elle est allée récupérer sa voiture chez le garagiste :
En partant le mec lui dit : « Ma petite dame, la hache qu’il y avait sous le siège avant, je l’ai mise dans le coffre. »
Inutile de vous préciser qu’elle n’avait pas l’habitude de se balader avec une hache dans sa voiture et qu’elle est passée sûrement à côté de l’atelier « boucherie ».
Voilà, il n’y a pas de morale, c’était juste pour dire que cela peut arriver
A+
Stéphane
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Bah oui. Ca peut arriver...
Mais le fait qu'il n'y aie pas de morale, par contre, c'est faux.
Moi, une fois, j'ai pris un autostoppeur. Il avait l'air louche. J'étais pas parfaitement rassuré. Finalement, il m'a dit c'est là que je descends, merci beaucoup, bonne journée.
Et il est parti sans rien voler et sans me faire de mal.
Mais y'a pas de morale hein :) C'est juste pour dire que ça peut arriver ;)
David
P.S.: evidemment, ça dépend aussi OÙ on fait du stop ou prend des gens en stop... si je suis à Combs la Ville et qu'il est 2h du mat, que trois mecs avec des cagoules font du stop, je vais pas m'arrêter hein...
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Je comprends parfaitement et je respecte profondément David (d'ailleurs dans ma prochaine vie je voudrais être toi ;D).
:lol:
Tu verras, tu regretteras :lol:
Mais la différence, c'est que toi tu as la vigilance, l'entraînement, les moyens et le mental de faire face si ça part en barrigoule, ce qui n'est pas le cas de la plupart.
Tafdak. Mais la solution c'est quoi ?
Moi, je trouve que la bonne solution c'est plutôt de faire en sorte que tous soient en mesure de se défendre, et donc en mesure de prendre ce genre de petits risques calculés.
Voilà. Donc dans ta prochaine vie tu veux être un c*nnard d'idéaliste :lol:
Ciao ;)
David
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Eh David et Patrick, je voulais juste dire que j'allais pas finir sur:" la morale de l'histoire, c'est ...", les conseils et analyses ont été bien exposés avant, pas la peine d'en rajouter.
Je sous entendais pas qu'il n'y avait pas de morale dans ce bas monde ou que personne n'avait plus de morale.
A+
Stéphane
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Petite histoire d'auto stop :
Nous sommes deux ,un pote et moi, nous n'avions pas encore de voiture ,alors moyen privilégié de locomotion , le stop . Nous venions de passer la nuit en boite (on s'était rien levé benh oui ça arrive ;D) , on marche depuis un bon moment sur une route bien glauque du nord de la france , quand on se décide à lever le pouce , une voiture arrive , on aperçoit les phares dans la nuit .
Elle ralentit arrivée à notre hauteur , le petit crachin qui commence à tomber nous fait penser qu'on a de la chance , premiére bagnole et elle s'arrête , trop vite à mon gout .
Trois gars en descendent ,le moteur tourne encore .
Ils nous fixent, ils ont pas l'air trés cool , une petite distance nous séparent , trop prés pour tenter un sprint, ils nous rattraperaient , va falloir se battre ,la tension monte quand ils s'approchent , l'adrénaline explose .
Je suis prés , mon pote aussi , aucune parole entre nous , on a compris tout de suite .
Et là gros choc , ils portent tous les trois des brassards de la police !! Je me détends un peu ,si c'est que ça .
Mon pote a coté , aussi surpris en voyant les brassards , ne trouve qu'un truc à faire , c'est les engueuler : Non mais ça va pas non !! ça vous arrivent souvent de vous arrétez comme des malades ! put** mais quels C** alors !! On a faillit se c*** dessus !!
Les flics nous regardent , à eux d'étre surpris , ils s'y attendaient pas non plus à celle là , j'interviens avec un "Mais ta G*** p **** " c'est des flics !"
Mon pote vient de comprendre qu'il a peut etre fait une connerie , un petit regard géné vers les trois gars , ils sourient tous .
L'un d'eux nous dit : Quoi ? On vous à fait peur ?
Les deux autres se fendent la poire , et nous on réponds : Benh ouais !
S'en suis une grosse rigolade .
L'un d'eux nous dit :
-Allez montez les jeunes , on vous emmènent ! puis regarde un de ses collégues , hein on les emménent ?
-Oui allez montez , on va pas vous laissez là , ya personne qui passe içi de toute façon .
On monte , nous sommes cinq dans la 21 breack , on se détends tous , on discute , les boites (la belgique est toute proche ) , les filles , petit arrét dans une station sur l'autoroute , café , croissant offert par trois flics , des types comme nous en fait . ..
Ils nous déposeront pas loin de chez nous , avec un "Salut les gars , et pas de connerie hein ! " un signe de la main .
On a méme pas eu le temps de leurs dire merçi .
C'est mon meilleur souvenir d'auto stop .
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Oui oui, c'est bien comme ça que je l'avais compris aussi, Sharky. No blême.
Oui, le monde à besoin de plus de distributeurs de baffes au grand coeur, comme toi. :love:
:lol:
C'est vrai que niveau baffes j'ai toujours été relativement généreux. Enfin t'as été videur, tu sais ce que c'est ;D
David
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Super de vous lire je suis fan :love:
Il n'y a pas de juste milieu ou de regles generales, il faut savoir evaluer les risques comme vous dites.
En France, j'en ai toujours pris "a la gueule du client" (dans le grand ouest)
Pour la region la plus crainduboudain de France... La guyane... meme une panne de voiture avec un mec qui fait des grands signes, je ne m'arrete pas et previens qui de droit avec le portable si il passe. Comme c'est aussi la qu'il y a le plus de cartons, je m'arrete quand il s'agit clairement d'un accident avec victimes.
Au Mozambique, pendant la guerre civile, ben semblerait que fallait pas s'arreter quoi qu'il arrive. La consigne etait d'avoir un chauffeur du coin pour eviter le rouge sur les mains de l'ONG si quelqu'un passait sous les roues. Ouai c'est pas rose.
Depend du contexte quoi. La compassion n'a pas la meme valeur partout ou disons que la compassion s'arrete quand la mort approche.
Au UK je n'en ai jamais vu, semble meme que ce soit formellement interdit ! venez vivre dans un etat securitaire ;) juste pour voir ;D
Desole pour les accents, ils reviennent bientot, promis :glare:
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C'est le retour à la justice par soi même. Ta description correspond à une chasse à l'homme. Encore une chance qu'il ne soit pas mort.
Bel exemple.
Arff!
Rad, faut te poser gars, t'as l'air d'avoir trop joué à Max Payne... ::)
Nem rod m'a paru tout ce qu'il y a de plus responsable dans ces interventions jusqu'ici...
Tu serais pas de ceux qui pendent avant de poser des questions? :glare:
J’en ai gardé un excellent souvenir, notamment de par les rencontres. Sans doute était-ce dû aussi, en partie à l’uniforme.
Nemrod... T'as oublié l'argument principal... J'ai toujours envié l'effet képi blanc sur les touristes allemandes... ;)
Manu.
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Je rejoins Patrick: là où je vis, je ne prends pas d'autostopper, sauf...
Lors des dernières grèves il y a quelques semaines, coup de fil de madame pour aller la chercher à la sortie du métro (elle avait réussi en avoir un), elle me demande si on peut rapprocher quelqu'un, je commence à faire la gueule parce fallait voir les bouchons, bref, placement de la petite dans son siège auto, en 5 minutes je suis au métro... Et là je vois que le quelqu'un c'est un aveugle!!
Qu'est ce que vous voulez dire dans ce cas là à part "bonjour, moi c'est Eric, on vous emmènent où?". Du coup on l'a posé en bas de chez lui...
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Perso non plus, je ne prends pas d'inconnus, ni d'inconnues :'(. (Pourtant j'ai déjà fantasmé sur l'autostoppeuse mais ma douce est là pour ça :love:)
Et je ne fais pas non plus d'autostop.
Sauf bien sur si, dans les 2 cas, ce sont des gens que je connais. Ok, c'est triste. Ok, c'est nul au point de vue solidarité. Mais en même temps question prudence l'autostop va un peu à l'encontre de pas mal de principes qu'on prône ici, non ?
Je monte dans une voiture dont je ne connais absolument pas l'état (éventuellement un cercueil roulant), avec un type dont je ne connais absolument pas l'état ... faut être bien prêt, quoi. Alors ok pour David, gabarit de Grizzli apparemment, qui quand il s'assoit dans ta caisse tu dois te mettre à la portière en trapèze pour pas verser, et qui connait quand même bien des trucs de self ...
mais moi: le machin gabarit moyen, taille moyenne, expérience au combat réel proche de zéro ...
Et vos bien-aimées ? C'est feu vert pour le stop ?
Et vos enfants ? Ils peuvent aussi faire du stop ?
Je sais, on ne peut pas les empêcher de vivre. Pfff, pour moi c'est la phrase nulle qui laisse la place à tout et n'importe quoi. Parce que,entre les cloîtrer et être inconscient, il y a de la marge de manoeuvre.
Je sais aussi, on ne doit pas transmettre ses peurs à ses enfants. Mais on se doit aussi d'être réaliste et les informer, les dangers existent. On ne peux pas non plus leur faire croire que tout est rose.
Alors le stop, non. Dommage d'être méfiant comme ça envers autrui, mais il y a des sacrés "autruis" qui trainent ... même "par chez nous !"
Kurodo
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Et vos bien-aimées ? C'est feu vert pour le stop ?
Et vos enfants ? Ils peuvent aussi faire du stop ?
Mes parents, génération post 68, 4l,deep purple, faisaient du stop.
Par contre, ils m'ont toujours déconseillé d'en faire. J'ai écouté leur avis, et je me suis toujours débrouillé autrement ;)
EDIT (j'ai posté un peu trop vite): Il n'empêche que l'argumentaire de Karto est convaincant :up:
Avecdote: Un ami à mes parents à un jour pris en auto stop une jeune femme. Ils allaient dans la même direction mais lui s'arrêtait avant. La fille monte, ils roulent, au moment de descendre la fille refuse et lui dit " si vous ne m'emmenez pas là où je veux, je dépose plainte pour viol"...Ben là le mec il l'a déposé là ou elle voulait (20km + loin). Dans ce genre de cas, je pense qu'il a eu la bonne réaction.
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Merci pour tous ces conseils pleins de bon sens et d'expérience. :up:
Je vais l'imprimer et le distribuer aux membres de ma famille :) . Notament à ma soeur qui commence à envisager l'auto-stop. (16ans)
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Je pense que ces choix là tiennent à la philosophie de vie. J'ai pas l'ambition de changer la position de Patrick, Bison ou Kurodo, et ils n'ont aucune chance de changer la mienne.
Ma position c'est simplement que si prolonger la vie rime avec prolonger l'ennui, ça perd son intérêt.
Bon afin de tasser un peu tout ça, laissez moi donc raconter la petite anecdote dont j'ai parlé. Mais je veux aussi entendre celle des 48 heures de Gaspé-Québec ! :) Je sens qu'elle risque d'être marrante !
Je vous préviens mon histoire va une fois de plus faire hurler tous ceux qui pensent que le stop est trop incompatible avec la sécurité des personnes.
Il y a trois ans, par un beau jour de vacances d'été, j'étais en train de faire le trajet Valence-Grasse par la route directe à travers les Alpes du sud, la route Napoléon, pour aller voir ma copine qui était en stage à Grasse.
Je levais mon pouce sur une grande route nationale un peu au sud de Sisteron. S'arrête un minibus Bedford, complètement rouillé des essieux jusqu'à la galerie, avec une immatriculation italienne. Dedans, deux mecs tout barbus son assis sur la banquette avant, une fille et un chien de la race des bâtards sont installés en vrac à l'arrière dans la zone habitable. On réalise vite qu'on n'a aucune langue en commun, mais je comprends qu'ils passent par Grasse pour rentrer en Italie (itinéraire logique) et ils me conviennent, alors je monte derrière avec la fille et le chien, tout près des deux mecs pour pouvoir causer avec eux malgré le bruit de la machine infernale qui redémarre.
Malgré les difficultés linguistique on arrive à se comprendre un peu à force de baragouin. On roule tout doucement, jamais plus de 50 à l'heure, le Bedford n'arrive pas bien à aller plus vite surtout dans les côtes. Ils m'expliquent qu'ils redescendent d'Amsterdam, où ils ont fait le plein de toutes sortes de substances amusantes qui sont un peu moins illégales là bas. Le mec de droite sort d'ailleurs un joint déjà roulé aussi gros qu'une b!te trompe d'éléphant et se l'allume, se fait plaisir avec puis le passe au conducteur ::) Bon le conducteur est "raisonnable" et ne tire qu'une petite latte histoire de mieux voir la route et le repasse à son copain. Ils m'en proposent, mais je décline poliment et observe la conduite du mec ::) Bon ca va, à 40 à l'heure il gère encore.
La fille porte une jupe bien trop large pour elle, qui ne tient pas du tout. Dès qu'elle se lève elle doit la tenir avec une main, et je constate bien malgré moi qu'elle n'a pas de culotte. D'ailleurs quand elle s'installe elle se met volontier en tailleur, faisant preuve d'une grande liberté avec les canons de la pudeur :) Bon ça nous empêche pas de discuter quand même de la pluie et du beau temps...
On arrive bon gré mal gré à faire Sisteron-Digne d'une seule traite. Passé Digne on attaque les choses un peu plus sérieuses, ça monte dur et le Bedford en chie. D'un coup sans prévenir le conducteur se range sur une petite aire de demi-tour et me fait comprendre que c'est l'heure de la sieste.
Pendant la sieste, la fille sort d'un sac plastique des objets noirs que je n'identifie pas et les étale au soleil sur un film en plastique. Chacun de nous se pose dans son coin et pionce un peu. Le chien se ballade, puis il arrive vers moi, renifle les objets noirs qui sont à côté de moi et en bouffe un. Il s'apprête à s'en servir un deuxième quand la fille arrive et le dégage de là. Elle m'explique alors que ce sont des morceaux de champignons hallucinogènes achetés à Amsterdam, et que c'est pas bon pour les chiens.
Après une bonne grosse sieste, on reprend la route. L'ambiance dans le minibus est toujours aussi relax. Je regarde le chien du coin de l'oeil pour constater les effets du champignon, mais le cabot se contente de s'allonger sur le canapé à côté de la fille et de poser sa truffe les genoux de la demoiselle.
On se traîne et on se traîne, puis on refait une pause : c'est l'heure des spaghettis. Les gars nous préparent une ENORME plâtrée de spaghettis à la sauce tomate, qu'on prendra bien notre temps pour engloutir complètement. Sieste digestive, puis on repart.
On passe Castellane et on aborde la partie la plus déserte de la route Napoléon.
Le minibus se traîne toujours autant et en plus il chauffe. On multiplie les pauses pour laisser refroidir un peu le moteur. Lors d'une de ces pauses qui s'éternise, le conducteur s'allume un gros joint. Je lui dis que si on ouvre le capot le moteur refroidira plus vite ; aussitôt dit aussitôt fait, sauf que... le mec, un peu allumé par la fumette, tripote du bout du doigt son bouchon de radiateur en rigolant. Le vieux bouchon quart de tour tient mal et après deux ou trois pichenettes il saute, laissant s'échapper un vrai petit geyser d'eau bouillante sous le regard amusé de mon chauffeur. Cool, on est là avec un radiateur vide ou presque, et le peu de gens qui passent sur la route sont des touristes apeurés. En plus vous nous imaginez là, au bord d'une route en plein cagnard, avec un minibus rouillé sur le bas-côté, deux chevelus qui rigolent, une fille qui divague en tenant sa jupe et un chien qui titube derrière. Genre "Las Vegas Parano" mais en pire. Peu de gens ralentissent pour nous, et ceux qui le font ne s'arrêtent pas et se contentent de passer au pas avec une fenêtre légèrement entrouverte. Bon gré mal gré on arrive quand même à grapiller un demi litre d'eau par ci et par là, et finalement la récolte est assez grosse pour complètement remplir le radiateur.
Fin sans histoire, mes gentils hippies paumés de la vie me déposent à Grasse, et je dis au revoir à mon meilleur souvenir d'autostop. On aura quand même mis plus de sept heures pour aller de Sisteron à Grasse, alors que le trajet normal dure moins de trois heures, pause comprise.
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Tu peux aussi dire que quitte à être accusé pour rien, tu peux le faire pour de bon, avec le regard idoine. Il y a fort à parier que la demoiselle choisisra de descendre. Il faut quand même rappeler qu'une accusation de viol s'assortira toujours d'éléments matériels autres que le seul témoignage : traces d'ADN, micro traumatismes, traces de lutte, etc...
Le viol étant un crime tellement odieux, j'ai du mal à admettre que quelqu'un puisse s'en servir comme moyen de pression.
Ouais c'est vrai, mais c'était à la Réunion. C'est une petite ile, le mec était métro, pas la fille, bref...je pense qu'à ce moment là il a choisi sa solution à lui ;)
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Je fais du stop quand j'ai l'impression que mon apparence ne nuit pas à ma dignité d'être humain… J'ai toujours un peu honte de pourrir la voiture de gens donc je m'abstient si ça peut le faire.
Si la tête du mec ne me revient pas, si ce qu'il dit ne me plaît pas, je descend.`
Si il roule trop vite je lui dit et lui explique que je vais être un boulet pour lui car j n'aime pas la vitesse et je descend.
Je propose d'offrir un café au conducteur régulièrement. Comme ça il s'arrête il fait une pause et je participe.
S'organiser dans son trajet. Le stop de nuit ça marche pas des masses… ::)
(typiquement, si on veux se faire prendre en stop en revenant de rando…)
Le stop à l'arrêt marche bien. Devant les gares les péages les ponts les campings…
Ca permet de mieux choisir le conducteur.
Dans ce cas là, j'essaie de monter avec des filles. ;D
Le stop c'est aussi un super moyen de choisir un voyage, une destination. Ne pas hésiter à être prêt à changer ses plans sur un bon feeling, c'est vraiment une super expérience
Pour info , l'avant-dernière fois dernière fois que j'ai fait du stop, j'étais un peu déprimé, je me tâtais à rentrer chez moi. Je suis monté dans la voiture avec deux allemandes, ça m'a emmené à 1000 bornes On est restés ensemble pendant 5 jours… Elle est pas belle la vie ?
Ah ouais, et Combs-la-ville c'est très bien. C'est "la ville qui se sait se dépasser". ;D
Nan mais oh… Comment ki parle du sept sept lui…
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J'ai fait pas mal de stop à deux en mixte dans une vie antérieure ; un des trucs qu'on avait comme règle, c'était que je monte systématiquement en premier dans la voiture, et qu'elle descende en premier à l'arrivée : une fois, en Italie du sud bien désertique, dans un coin où on voyait plus d'ânes squelettiques cuisant au soleil, de chiens comateux aplatis à l'ombre d'un olivier, que de voitures ou même simplement d'êtres humains, une Fiat presque normale s'était arrêtée, le gars sympa blablabla Francia magniiifica etc. : fin de la galère, le pied. Au moment où ma compagnonne toute gaitte venait juste de s'installer sur la banquette arrière, il a démarré un petit coup vroum-vroum la portière arrière encore ouverte, pour s'arrêter dix mètres plus loin en rigolant et en me faisant ciao-ciao de la main, à moi qui étais resté sur le bord de la route au milieu de nulle part les bras ballants : bon pédago le type, on a bien compris le message !
Ensuite, pendant notre lift, au cours de la converse (tout en nous menant au bord de la fibrillation à coups de mini-cafés surdistillés offerts de façon obligatoire à plusieurs reprises dans des échoppes au bord de la route) il nous avait conseillé aussi de nous débrouiller pour que le conducteur ne se retrouve jamais seul dans sa voiture avec nos sacs à dos déjà dans le coffre : feindre qu'on n'arrivait pas tout seuls à l'ouvrir pour faire venir le conducteur ;)
jl.
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continuez continuez on adore ;D Merci Kartoffel ( toujours vivant le chien ? tu es peut être papa en Italie non ? ) , Emmuel et Jilucorg
Encore encore, voici plein de trucs plus qu'utiles !!
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J'ai peu fait de stop, mais un jour que je descendais sur Bordeaux, j'ai du pratiquer vers Barbezieux. S'arrête une voiture en 51, le conducteur me regarde, me demande si j'ai le permis et si je connais Bordeaux. Oui à tout, et là, il passe sur le fauteuil passager !!! J'ai conduit sa voiture pendant qu'il pionçait !!! Quand il a fait surface, il m'a dit être représentant en je ne sais plus quoi, et qu'il roulait depuis trop longtemps... Comme quoi.
Autrement, un jour de neige à Bordeaux (panique compléte des voitures là-bas), à la sortie de la fac, j'ai été pris d'assaut (si, si...) par 4 jeunes filles accortes qui n'en voulaient qu'à mon automobile... Un fantasme à deux balles l'espace d'une seconde.
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L'auto-stop a ses limites qu'il ne vaut mieux pas dépasser !
Rien n'est moins sûr que de prendre à son bord une personne dont on ignore tout. La prise de risque est importante. Aussi entrainé et apte à répondre à quelques éventualités d'agressions que ce soit, l'effet de surprise sera énorme si l'autostopeur décide de faire quelque chose...
Bon aprés, faut aussi relativiser... mais bon j'ai déjà vu des mecs qui venaient de comettre des délits et tenter de se barrer en faisant du stop avec un profil paisible au dessus de tous soupçons....De plus, en conduisant on ne peut pas trop rester en garde passive ;D (quoique des solutions existent) ni contrôler la main droite du passager qui fouille frénétiquement dans sa poche...
Par contre, offrir spontanément son aide à un passant en difficulté qui tente de progresser sous une pluie diluvienne ou à une personne qui semble dans le besoin (problème de motricité, malaise etc....), là pas de souci.
Mais je reste persuadé, et rejoins Patrick en ce sens, que s'exposer en faisant de l'autostop peut s'avérer inconsidéré et dangereux. On ne sait pas à qui l'on à affaire, on entre de plein pied sur le territoire et dans l'intimité d'un parfait inconnu, avec toutes les surprises que cela peut réserver:down:
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Excellente la route jusqu'à Grasse ;D
Surtout que grass, en anglais, ça veut dire gazon :lol:
Bon alors nos 48h pour faire Gaspésie Québec...
On était encore étudiants, Amandine et moi, et on était en vacances chez mes parents. C'était l'heure de rentrer à la maison, mais comme on n'avait pas un radis on s'est dit "allez... on se le fait en stop". Sinon en bus c'était pas loin de 100$ chacun pour faire 9h de trajet non-stop ou presque... bohf bohf.
Donc je regarde vite fait la météo... on annonçait une énorme dépression qui arrivait en milieu de journée par l'est (nous on allait vers l'ouest). Je me dis ouarf. C'est bon, on va passer juste avant et ça va le faire. Ce midi on sera déjà loin.
Donc on marche jusqu'à la route principale, et de là, sac au dos, on se fait prendre par un mec qui nous avance de 60km. Ensuite, direct un autre qui nous avance de 40km de plus... et là on est à l'entrée de la vallée de la Matapédia. Un coin bien peaumé. Sur le parking d'un garage. Belle ligne droite... il est 11h.
Pas un chat.
Pas un chat.
Pas un chat.
Une bagnole pleine.
Pas un chat.
Midi...
Midi et demi.
Le ciel s'asombrit...
13h... il commence à pleuvoir un peu. Eh m*rde...
Un couple nous prend, dans une petite toyota. Gueule d'enterrement tous les deux, habillés en noir... ils venaient d'enterrer la mère du type. Ils écoutaient du Brel en boucle. Pas un mot. Et en plus on a fait plus de 100km avec eux. L'horreur... ;D
Ils nous posent chai plus où, dans un petit bled de m*rde... et bien entendu il pleut des CORDES. Moi j'ai ma veste en gore-tex mais Amandine, elle, n'a qu'une polaire... ca va pas le faire. J'ai pas mon matos avec moi. Tous les sacs poubelle que je trouve sont pleins, sales et malodorants. Faire du stop comme ça, moyen...
Amandine tient bon, mais elle commence a avoir froid... j'essaie de raconter des blagues, mais bon. Bof ;D
Il commence à faire nuit. La pluie s'intensifie. On compte nos sous... On a environs 40$ à nous deux. C'est la m*rde... Pas de lumière, les voitures ne nous voient pas. A chaque camion qui passe on frôle la mort, soit par percussion soit par noyade... On décide d'abandonner le stop et de passer du côté gauche de la route jusqu'à ce qu'on soit visibles. Et là, au loin, on voit des néons qui clignotent. Un hotel miteux... à 3-4km facile. Il fait nuit noire. Il tombe tellement d'eau que ça rebondit sur l'asphalte. Les bagnoles roulent au pas. On marche plus, on nage presque...
On arrive à l'hotel. On demande où on est. PAs croyable, on a fait seulement 230km sur les 900. Bon. On n'arrivera pas ce soir...
- c'est combien pour une chambre ?
- 55$
- vous avez pas une petite chambre sale qui serait moins chère que ça ?
- euh... oui, à 40$ chambre simple, mais bon si...
- on va réfléchir...
Entre temps le téléphone sonne. On réserve la chambre à 55$, et là une moto arrive. Un couple. Trempés eux aussi. Ils demandent une chambre. Je cours vers la dame et je dis "on la prend !"... et là la dame se retourne et dit aux motards "désolé, on est complets..."...
- ouf !
Bref on monte, on s'installe, on se réchauffe, on étend nos fringues (y compris ceux qui sont dans nos sacs) pour que ça sèche. L'horreur ;D
Le lendemain matin, il pleuvait toujours autant. On a trouvé, en fouillant au fond des poches et en récoltant toute notre monnaie, tout juste de quoi se payer UN petit dèj pour deux. Et on est partis, à moitié secs et à moitié rassasiés... sous la pluie.
Et là... on est restés collés au même endroit pendant des HEURES. On voyait des grosses bagnoles VIDES passer. On suppliait, on maudissait, on haissait... mais on était tellement trempés que les gens ne voulaient pas nous prendre de peur qu'on sal*pe leur caisse.
Quand on avait trop froid, on marchait.
Quand on trouvait un bon spot, on s'arrêtait...
Un mec nous a pris, il nous a avancé de 40km de plus, et là on a trouvé une grosse station service. Le genre de gros truc comme on trouve seulement chez nous avec du café, des chiottes, de la bière, tout... ça fait arrêt de bus/car, café, tout ça. Un peu comme les aires d'autoroute quoi.
Du coup on repère les lieux. On se précipite sur le café gratuit... et là je me dis "tant pis". J'ai ma carte de crédit, au pire on sera à découvert pendant quelques jours, mais on va demander quand passe le prochain bus et puis basta. Donc, cette décision prise, Amandine est contente (elle commence à en avoir VRAIMENT marre)... elle va aux chiottes. Pendant ce temps là je demande au mec à quelle heure passe le prochain bus pour Québec.
- bah euh... Il regarde sa montre. Maintenant.
Je le grouille à sortir ma carte en gueulant "Amandiiiine"... Je le laisse avec ma carte, je vais cogner à la porte des chiottes :
- Grouille, le bus arrive tout de suite !
Comme je dis ça, je vois le car qui arrive, qui ne voit personne qui l'attend dehors, et qui repart aussi sec. Moi je cours derrière sous la pluie... il s'arrête pas bien sûr... et je rentre. Essouflé. J'ai bien dû sprinter 400m... et re-sprinter 400m dans l'autre sens de rage. Je reviens à la station.
Amandine qui sort des chiottes et qui me fait "alors, t'as demandé à quelle heure le bus passe ?"...
GRRRRR...
Ça va que le mec a été cool, il m'a de suite remboursé les deux billets. Ceci dit, il a bien vu que c'était pas le bon jour pour négocier avec moi. De ce fait, comme il m'a remboursé en liquide, j'avais au moins un peu de fric sur moi, ce qui était plutôt rassurant.
Donc on se paye un peu de bouffe, du coup, et on prend le temps de se réchauffer et de discuter avec le mec. Le prochain bus passait le soir, donc au PIRE on restait collés là toute la journée avec de la bouffe et un abri pour la pluie et on prenait le bus du soir...
Et les bagnoles vides qui passent. Et la pluie qui tombe. Et là Amandine qui ne parle plus, qui serre les dents et tout. Et là elle se met à pleurer, elle en a marre...
Moi, comme d'hab quand ça chie un peu, je rigole. Elle, ça la fait VRAIMENT pas rire... mais plus elle me gueule dessus plus je me marre. Enfin bon. La totale quoi :)
Finalement un mec nous avance encore de 100km... et nous éloigne de ce fait de notre anti-oasis (le seul endroit sec avec du café chaud à des km à la ronde)... et là on reste COLLES.
On se caille. Il pleut toujours autant. Les bagnoles vides qui passent.
Et là, on voit une PETITE bagnole grise, style festiva qui s'approche. Un ENORME kayak sur le toit. Des TONNES de bordel dedans. Un mec dedans qui nous regarde et fait des yeux immenses... Il PILE.
- mais QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ LA ???
- Ah ah ah... Style ouais, super blague ::)
- MONTEZ !!!
- OÙ ??
Il regarde sa caisse, et se marre, et instantanément il sort et commence à réorganiser son monstrueux bordel pour nous faire deux places. On s'insère dans la caisse, chai pas encore comment... et là il met le chauffage à donf pour qu'on sèche un peu. Mais on était tellement trempés que ça embuait tout. Du coup il conduisait avec la tête dehors, dans la pluie, c'était magnifique ;D
On raconte un peu notre truc. Le mec hallucine. Il commence à nous raconter ses histoires de stop et tout. Finalement il nous a demandé si ça ne nous dérangeait pas qu'il prenne la petite route touristique pour monter à Québec, il était en vacances et tout... de là, il s'arrête à une boulangerie. Il achète deux grosses miches de pain de campagne aux lardons, un pain aux noix aussi, avec de l'esturgeon et du hareng fumés, et il nous oblige à bouffer... Je me souviens, il avait un vieux laguiole tout patiné, bien noir... et là, on repart. Le ventre plein, au chaud, en train de sécher, le long du St-Laurent... et là il nous demande si on connaît Subramaniam. Il met ne cassette. On découvre... c'est le bonheur total. Il voit qu'on profite. Il arrête de parler. Il écoute. Il regarde. Il conduit.
On a fait toute la route avec lui. Il nous a posé à 45m de chez nous en s'excusant de ne pas prendre le sens interdit qui nous aurait posés vraiment juste devant la porte. Il faisait nuit depuis longtemps... du coup je réalise que j'ai exagéré un peu en disant 48h. C'était plutôt 36 ou 40, mais ça a paru long...
Il s'appelait André. Salut André :love:
Il nous a expliqué que le "pouce" (c'est comme ça qu'on appelle le stop au Qc) c'est une roue qui tourne. Qu'il faut pas le remercier. Qu'on devra juste prendre des pouceux quand ça sera notre tour de conduire. Comme lui et toutes les autres générations de pouceux avant lui...
Et c'est grâce à André si aujourd'hui j'accepte de prendre un petit risque en prenant des mecs et des nanas qui tendent le pouce patiemment... surtout quand il pleut ;D
C'était mémorable.
Ciao ;)
David
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merci pour les histoires, c'est vraiment sympa à lire :)
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:doubleup:
Une seule fois j'ai vraiment regretté que la bonne âme qui nous avait embarqués ne nous dépose pas au seuil de la maison.
Carnaval à Douarnenez. Avec les potes on s'était déguisés en mouches (passoires à thé sur les yeux, tricot rayé, collant, ailes en polyane et fil de fer, une énorme paille dans la bouche pour siffler les verres de bière). Grosse fatigue vers 5h00 du mat', on ne trouve pas mieux qu'un camion frigorifique pour passer la nuit à l'abri du crachin. Ça sent un peu le poisson mais c'est pas grave. 5h30 : "Debout les gars, il faut que j'aille bosser, j'ai des livraisons à faire !". :blink: On finit la nuit sous le porche d'une église (l'odeur de poisson nous poursuit) et on se décide à rentrer en stop vers 9h00. 40 bornes. Gros coup de bol, un type qui rentre également du carnaval passe par notre patelin et nous y conduit.
Il nous a lâché à l'entrée de la ville paisible, loin de toute fête, qu'on a dû traverser à pied, déguisés en mouche et empestant le poisson. :lol:
Sinon, je ne garde que de très bons souvenirs des rencontres que j'ai pu faire en stop. C'est un peu comme la pêche. Tu attends parfois longtemps, y'a des touches, de faux espoirs, mais quand ça mord (en fait c'est toi qui es pris !), c'est une vraie joie. Tu sautes sur ton sac et tu cours vers la voiture en souriant !
Si je me souviens bien je préférais faire le mouvement avec le bras, pour engager la conversation. Un stoppeur stoïque sur le bord de la route, le pouce négligemment levé ou la pancarte sur le ventre n'a en général pas grand chose à dire.
Un mec que je connais s'est fait démastiqué, laissé pour mort, seul, un samedi soir, très tard, sur une route de campagne. A éviter bien sûr. ^-^
Frol
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Bon, j'ai fait beaucoup de stop en Europe. J'en ai déjà parlé dans ma présentation.
Mes conseils aux stoppeurs, en plus de ceux de Karto auxquels je plussoie tout à fait :
1) quand on a un bon emplacement, y rester le temps qu'il faut. La schkoumoune n'existe pas. Quand on marche sur une nationale sans bas-côté, aucune chance que quelqu'un s'arrête ; on se fatigue et on s'énèrve pour rien.
Ne jamais, jamais marcher sur une autouroute. En France, le stop sur autoroute se fait exclusivement de péage à péage, ou alors au tout début de la bretelle d'entrée, à un endroit où les voitures peuvent s'arrêter sans danger. En Allemagne, de station-service en station-service puisque pas de péage. En France, pour ce qui est des stations-services d'autoroute, ça ne marche correctement que sur les plus grosses, et encore, bof. En Suisse c'est encore autre chose... Et en Espagne ça marche pas et ça craint. Le stop sur autoroute est le plus pointu techniquement... C'est tout un art.
2) Pas de stop la nuit. C'est là qu'on rencontre les gens les plus barge. Quand je faisais des trajets de plusieurs jours, j'allais dormir en pleine forêt en attendant qu'il fasse jour à nouveau.
3) Le risque d'agression sexuelle, ou au moins de proposition sexuelle, est réel, et aussi pour les mecs. Un copain qui a fait énormément de stop me disait qu'il était branché par des hommes une fois tous les 2000 km en moyenne. Bon objectivement, il était bien foutu, quand on est laid ce kilomètrage doit augmenter ! ;) Sans blague, il faut savoir à l'avance comment on prévoit de réagir, car sinon, sur le moment on reste très c*n. Si on ne pense pas être capable de faire face à ce genre de situation, mieux vaut ne pas faire de stop. Je déconseille très franchement aux filles de faire du stop. Même s'il y a des femmes qui y arrivent sans embrouille (celles avec qui j'ai discuté avaient un caractère bien trempé).
Il faut bien voir que le stop est une situation étrange, où on rencontre des gens très différents de soi, qui ne vous connaissent ni d'Eve ni d'Adam. Ils sont souvent enclins à parler d'eux et à vider leur besace, sachant qu'ils ne vous reverront pas. C'est ce qui permet d'avoir des discussion franches et souvent passionnantes. Mais cet épanchement peut prendre des directions dangereuses. Une situation "glissante", c'est quand le conducteur vous demande si vous avez un-e copin-e. Répondre très succintement que vois êtes est casé (même si on est célibataire, dire qu'on a un-e copin-e) et changer de sujet. En revanche, ne pas prétendre qu'on a des gosses si ce n'est pas vrai, car si par malheur la personne est parent-e, il va chercher à tenir la conversation sur les gamins pendant des heures et on aura du mal à rester crédible tout ce temps.
Pour ce que j'en ai vu ou entendu, dans une grande part des cas de propositions, c'est une sorte de situation glissante, une dérive de l'ultra-moderne solitude, qu'on peut recadrer avec des paroles fermes (et au besoin, pas que des paroles, il faut être prêt à se défendre !) plutôt qu'un violeur récidiviste déterminé. Ceci dit, ce même genre de situation se rencontre aussi en dehors du stop, et là aussi, plus souvent des gens qui "glissent" que des psychopates determinés, me semble-t-il.
4) la meilleure combinaison pour être pris c'est un couple, la seconde meilleure c'est un mec seul. Deux mecs c'est galère, les gens ne n'arrêtent pas. Les filles, seules ou à plusieurs, c'est réputé bien marcher, mais il y a des conducteurs hommes qui ne prennent pas car ils craignent les embrouilles (l'exemple de la fille qui menace de porter plainte pour viol prouve qu'ils ont raison) ; et de toutes façons je déconseille aux filles de faire du stop sans au moins un mec (ci-dessus).
5) je remets ici ma solution pour que le conducteur ne démarre pas, volontairement ou par distraction, avec mon sac :
Premièrement, vieux sac à dos très moche (tout noir qui avait viré au kaki foncé). Ca ne présage pas bien des richesses qu'on peut trouver dedans. Là aussi, application du concept dont je ne savais pas encore qu'il existe une expression branchée pour le décrire : "low profile".
Un gros sac à dos, on ne peut pas le garder à l'avant dans les pieds, c'est pas pratique pour les longs trajets. Donc, concrètement, je le mettais soit sur le siège arrière, soit dans le coffre de mon gentil conducteur. Arrivé à destination, je descendais en laissant la porte passager ouverte, je disais "je prends mon sac", je ramassais mon sac et ensuite seulement je revenais serrer la main du conducteur, le remercier, et fermer la porte passager. C'était la procédure que j'avais trouvée pour qu'il évite de démarrer avec mon sac, volontairement ou par simple distraction. La plupart des gens ne démarrent pas avec une porte passager ouverte.
Néanmoins par précaution supplémentaire, j'avais toujours sur moi ce qui me permet de finir le voyage dans des conditions correctes, à savoir mes papiers et mon argent.
Naturellement, même pour de très longs trajets, ne pas poser ses objets un peu partout dans la voiture : genre casquette aux pieds, veste sur le siège arrière, petit sac derrière son siège... C'est le meilleur moyen d'en oublier !
Sinon, en tant que conducteur, je regarde la tête des gens avant de m'arrêter. Je truste mes feelings. Si je le sens pas, je m'arrête pas. Je mets toujours mon blouson, où il y a mes papiers et mon argent, hors de portée du stoppeur, sous prétexte de faire de la place.
Comme le dit David, c'est une roue qui tourne. Presque tous mes conducteurs avaient fait du stop étant plus jeunes, ou avaient des enfants qui faisaient du stop. A mon tour, je rends ce service.
Mes rencontres hallucinantes quand j'étais stoppeur :
- un évangéliste qui m'a parlé de Dieu en allemand alors que j'étais crevé et que j'avais bien du mal à suivre la conversation.
- 8 maçons turcs qui traversaient l'Allemagne entre minuit et 6 heures du mat pour aller sur un chantier. Ils se sont poussés et m'ont fait une petite place dans le camion (9 places + benne). On a parlé un peu français et un peu allemand. Tout le monde a dormi sauf le chauffeur. Ils étaient super sympas. (normalement, pas de stop la nuit, mais cette fois-ci j'étais vraiment pressé).
- des gitans en BMW qui me demandaient de leur lire les panneaux car ils ne savaient pas lire (et n'avaient donc probablement pas le permis !). Super sympas aussi.
- un homme dont le métier est top model qui faisait Nice-Dauville en Porsche, parce que, bien sûr, il aurait besoin de sa voiture sur place...
- un livreur UPS communiste et syndiqué !
- un homme d'affaires anglais qui faisait Nice-Londres en grosse Rover, pour aller voir sa famille. Question : pourquoi en voiture ? Parce qu'il devait changer ses pneus, et que là-bas, les pneus sont moins chers (c'est fou les justifications que se cherchent les gens pour aller partout avec leur voiture chérie). Accessoirement, j'étais son deuxième stoppeur simultané : il y avait déjà un autre gars quand je suis monté. Mais la voiture était grande !
- un avocat allemand conduisant pieds nus sa grosse merco et m'expliquant tout content sa dernière magouille "légale" pour faire bosser en Pologne des immigrés ukrainiens pour un grand groupe allemand...
- un riche polonais qui doublait à 130 les pauvres voitures de police sur des routes nationales défoncées... (Pologne en 1993, pas longtemps après la chute du mur).
- 3 jeunes tchèques en Traban qui me racontaient en allemand des blagues sur les Traban...
- ouah, j'oubliais, le véhicule le plus extraordinaire dans lequel je suis monté : une Three-Wheel en Angleterre ! Un couple, la cinquantaine, pauvres, lui était en arrêt maladie longue durée. De temps en temps, ils prenaient la "Three-Wheel" pour aller se promener, pour se changer les idées. Sinon, j'ai testé une fois la place arrière d'une moto : très bof avec un gros sac qui fait de la prise au vent.
Ah, et la meilleure histoire d'auto-stoppeur qu'on m'ait raconté. Un chef d'entreprise, ex-auto-stoppeur, avait traversé en stop les Etats-Unis d'Est en Ouest (ou l'inverse), genre milieu des années 70. A un moment, il s'est trouvé bloqué 2 ou 3 jours d'affillée dans un patelin : trou paumé de paumé, not a lift. Du coup, il a discuté un peu avec les gens du patelin, dont un ex-stoppeur, à qui il était arrivé la même chose quelques années avant : il était resté coincé un mois entier.... il avait rencontré une fille du patelin... et il s'était marié et n'était jamais reparti. Mon chef d'entreprise, lui, a réussi à repartir avant d'avoir la bague au doigt.
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Salut :)
Merci aux précédentes interventions, un régal, séquence nostalgie :)
Une courte et une longue.
*de passage en France en octobre, j'ai du me rendre à Lyon à partir de Marseille, pour le travail. Rdv important pris 3 mois avant, pour le 19 octobre au matin. Évidemment, la grève des transports intervint, prévue pour le 18 mais débordant largement. Je n'ai trouvé aucune solution. Avion hors de prix, monopole d'Air France. Sites ouèbes d'autostoppeurs : rien pour le jeudi. Bref, je me suis retrouvé porte d'Aix avec mon panneau pour Lyon, le jeudi, pendant 2 heures, cuisante défaite, personne ne s'est arrêté. Pourtant un seul petit sac, fringué soigneusement, lunettes de gentil binoclar, sourire. Les gens m'ont dit qu'il eut mieux valu mettre d'abord un panneau valence, voire Aix. Rdv annulé. Argh. J'aurais au moins appris que les transports routiers de voyageurs inter-régions n'existent pas : aucune liaison bus n'existe entre Marseille et Lyon, deuxième et troisièmes villes de France.
*il y a un plus longtemps, jeune étudiant aixois fauché, je suis remonté en stop à Paris, en plein hiver, de nuit. Un mec sympa me prend dans son camion et me lâche à Valence. Après le péage de Valence, j'attends une heure dans le froid, une Golf dernier modèle pile, un jeune mec en costume me dit de monter. 1 mn après je sais qu'il est VRP ; 5 mn après je sais qu'il vient d'Espagne où il s'est défoncé à l'alcool et autres produits poudrés, qu'il vient de vomir, et qu'il comptait sur moi pour prendre le volant, manque de bol, j'avais pas le permis. Après, il m'explique que sa femme est bi, que ça le gène parfois de devoir dormir dans le salon car elle couche avec son amante. Ensuite il m'explique qu'il est amoureux d'une prostituée d'Amsterdam et qu'il épargne pour la libérer de son maque et s'installer avec elle et sa femme. Il s'énerve lorsque, consulté sur la question, je lui dis qu'à sa place je me demanderais si la prostituée viendrait pour moi ou pour mon argent. Après il me raconte ses soirées comme serveur dans une grande boite échangiste parisienne, du beau-monde déshabillé. J'ai pas arrêté de faire la conversation pour le tenir éveillé. Il m'a payé cafés et sandwichs, super sympa. Et il m'a laissé Porte d'Italie à 4 heures du matin.
En passant à pied devant la gare d'Austerlitz, me demandant encore si j'avais pas rêvé tout ce que m'a raconté ce mec, je vois des jambes féminines dépasser de deux voitures garées. Je m'arrête, vois une femme inconscience couchée sur le dos, un mec penché sur elle et un autre debout. Je propose mes services de secouriste, demande si les secours sont prévenus, j'ai un portable. Le mec penché se retourne, je vois son brassard de police, il est très jeune, me dit qu'elle est probablement morte, je me penche, vois qu'il lui prend le pouls avec ses gros gants :-\ , je m'y colle, elle vit, j'appelle les pompiers, ils me disent qu'ils sont prévenus et en route. La femme, probablement une prostituée est-européenne, est très mal, un petit pull dérisoire en plein hiver. Je vois le camion de pompiers arriver, s'arrêter, moi je pars, mais il repars aussi sec sans embarquer la femme. Il s'arrête au feu devant moi, je fonce voire le passager avant (chef d'équipe ?) et lui demande ce qui se passe, il me dit qu'elle n'a pas besoin qu'elle est conscience, j'insiste, il me dit qu'ils n'ont pas le temps pour des gens comme ça, m'engueule, etc... Je repars, dégouté, dormir 12 heures d'affilée chez une copine. J'ai beaucoup appris en une nuit, plus qu'en une année de fac.
vince
ps : j'ai aussi pu me rebalader un peu à Marseille, j'adore cette ville. Me suis rendu compte que je suis complètement anesthésié sur le plan sécuritaire, à cause des habitudes du pays où je vis. Me suis fais approché deux fois par des mecs, une fois un camé justement en faisant du stop porte d'Aix, qui m'a insulté, etc..., m'a collé 20 mn, et la seconde fois un mec qui commence à me parler arabe (pourtant je suis blond), je répond dans la même langue, politesses etc..., et il finit par me demander 20 euros, là un pas de recul, sourire, mains devants, salutations, je prend congé, et je me fais violemment insulter par le mec. Autre chose qui m'a marqué, une équipe d'enfants et de femmes (tziganes ?) très gravement estropiés, qui ont investit le quartier belsunce pour faire la manche. Horrible.
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Une petite PLS, peut-être, non ? inconscience = PLS sinon risque d'étouffement par le bloc langue et perte des réflexes de déglutition qui font que la persone peut littéralement se noyer eu sec.
sur mais si il y avait la police qui s'en occupait, c'est pas facile de s'interposer.
Ca me rappelle une anecdote, en stage terrain pendant l'école, on est appelé pour une personne ayant appelé une connaissance pour lui dire adieu, puis ne répondant plus aux appels. On se pointe là bas j'étais avec deux collègues de carrière expérimentés. on frappe/sonne au bout d'un moment la femme ouvre elle était un peu stone mais bon on discute un moment puis elle s'écroule par terre. Et là, maintenant j'en rigole mais bon sur le coup je faisais moins le fière les deux autres se barrent dans tous les sens en gesticulant partout et cherchant le téléphone. J'en rattrape un et je lui dit attend laisse l'autre trouver le téléphone nous on va s'occuper de la femme, faire un bilan quoi. Bon ma collègue me dit :"euh vas-y met la en PLS" je lui ai répondu : tu sais j'ai pas encore eu la formation AFPS (même si j'avais de sérieuse notion) donc je préfère que ce soit toi ne serais ce qu'au niveau légal si ça tourne mal. En fait j'ai fini par la faire. Tout ça pour dire que police/gendarmerie, on est pas très aux faites du secourisme. surtout que l'on passe une fois le BNS/AFPS et puis c'est marre. :down:
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Une petite PLS, peut-être, non ? inconscience = PLS sinon risque d'étouffement par le bloc langue et perte des réflexes de déglutition qui font que la persone peut littéralement se noyer eu sec.
Salut Patrick :)
Sur le moment, j'y avais pensé mais il y avait les flics, je leur ai suggéré et ils ont fait un truc potable - de ce qu'on m'a appris à la croix-rouge - ; ensuite elle a repris vaguement conscience...
Ca me rappelle un autre truc à Aix un soir d'hiver, un tétraplégique en fauteuil électrique en panne sur la place de la mairie, j'appelle le 112, explique la situation - danger potentiel, hypothermie etc..., et le bonhomme me dit de l'accompagner moi-même à l'hopital ou chépaou, je lui réexplique le pb, et il finit aussi par s'énerver, en me disant que tant qu'il était pas inconscient ils interviendraient pas, l'hallucination totale. J'étais avec un copain, je rappelle, le même mec du standard me crie '' mais je vous reconnais vous, le petit rigolo de tout à l'heure'' (alors que j'avais donné mon nom, téléphone, qualités, etc..., tout bien propre et correct), manquant m'étrangler je passe le portable à mon pote qui incendie le mec jusqu'à ce qu'il accepte d'envoyer une équipe. Cette équipe a mis une heure et quart à arriver, car en plus, après l'engueulade et vu qu'ils ont déduit qu'on était plusieurs (deux en fait), ils ont attendu une escorte de policiers, bref, un véritable convoi est arrivé, deux bagnoles de flics, un camion de pompiers, une bagnole de médecin urgentiste car on avait fini par dire que le mec était inconscient, seul moyen de les faire bouger apparemment. Pffff. Bin il faut vraiment avoir le civisme chevillé au corps pour continuer de se soucier d'autrui. Et encore une fois (ni la première ni la dernière) j'ai trouvé les policiers bieeennnnns plus humains, compréhensifs et chaleureux que les pompiers. Pas de généralisation, surement pleins d'explications, mais c'est la constante de 5 expériences de ce type vécues en France.
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Le sheriff et le chien nous ont conduit tout droit, en payant motels, bouffe et boissons, jusqu'aux portes de San Francisco. Là, le gars nous débarque et nous dit : " désolé, les amis. Je ne vais pas plus loin. Je refuse de pénétrer sur le territoire de SF. ".
Pourquoi ? , lui demande-t'on.
San Francisco, c'est une ville de fous, nous répond-il, très sérieux.
:lol: :lol: :lol: :lol:
David
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j'ai trouvé les policiers bieeennnnns plus humains, compréhensifs et chaleureux que les pompiers. Pas de généralisation, surement pleins d'explications, mais c'est la constante de 5 expériences de ce type vécues en France.
HS:
Je ne suis pas vraiment surpris, les gars font pompiers pour l'action, les feux et sauver des vies des flammes ou accidents de voitures et se retrouvent à faire du social et du taxi.
La vocation des pompiers est l'Urgence pour la protection des personnes et des biens, mais quand on ne sait pas qui appeler, on appelle les pompiers. Parfois on a alors en face un ras le bol proche du burn out qui entraine des comportements injustifiables!!! Dialogue de caserne "t'as fait quoi aujourd'hui ? pfff que de la m*rde, du casoce (traduire: cas social) comme d'hab, fait chier". La région parisienne est un des pires coins pour ça, des petits gars bien plein de valeurs et de motivations nobles peuvent devenir de vrais connards facho en quelques années de pompiers.
C'est triste pour tout le monde, je n'excuse pas, j'explique.
Heureusement il y a toujours une majorité de gens dévoués en or ;)
Pour le cas du fauteuil c'est pas l'hôpital qui va le réparer.
Néanmoins j'aurais certainement réagi comme toi ::)
:)
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pour revenir au sujet,
la dernière fois que j'ai pris un autostoppeur, j'étais avec ma femme, le gars je lui dit je peux vous déposer à l'entrée de la ville où il allait. le mec ok. Déjà le trajet il a pas pipé un mot. Bon, je lui dit je vous laisse là moi je continue. Il avait quoi 3, 4 km à faire à pied après. Il m'a fait chier jusqu'à que je le dépose là où il voulait en plein centre ville. Y'aurais pas eu ma femme il serait descendu de grès de force mais là je voulais pas de problème.
Maintenant j'en prend plus quand je ne suis pas tout seul. :down:
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Bonjour, :)
Par mon travail précédent, j’étais amené à voyager beaucoup au Québec (La Tuque, Chicoutimi, Rivière-du-Loup…) Alors j’ai toujours aimé embarquer des gens «sur le pouce» à bord de mon véhicule afin de ne pas me taper 4 heures de route, seul.
Au gré de mes déplacement, j’ai donc embarqué une grande variété de personnes allant du taulard en probation qui m’explique la vie en prison (dont comment se faire un pic et s’en servir), aux fugueuses de centre pour jeunes qui sont en crise, en passant par le Viet-Nam vet’s qui vit comme un ermite anti-social et qui porte un Derringer dans sa poche droite de manteau, uniquement par «besoin»…
J’ai une anecdote qui m’est arrivé en embarquant une dame sur le pouce :
Je dois me rendre à la ville de La Tuque afin d’y effectuer un boulot. Je dois y être à 07h00 du matin, je démarre à 05h00. Sur l’autoroute à la hauteur de Shawinigan je vois une dame de 40 ans qui fait des signes d’urgence avec ses 2 bras. Je m’arrête, au même moment elle s’engouffre littéralement dans mon 4x4 en me disant qu’elle va à La Tuque et «c’presse en crisse!». Immédiatement je sens son haleine d’alcool et elle ne perdant pas une seconde, me presse la cuisse droite afin que je pèse sur l’accélérateur…
Pour me rassurer, je me dis que c’est juste une femme et que donc je n’ai rien à craindre… Je démarre donc au grand soulagement de ma passagère. Afin de remettre le 4x4 sur la route je regarde dans mon rétroviseur, je vois alors un grand type courant vers la voiture avec une fureur tel que j’accélère instinctivement comme si je conduisais un dragster. La dame remarque le type, puis elle ouvre la fenêtre et lui montre majestueusement son majeur en lui disant «tiens mon hostie de chien sale»! Dans le rétroviseur, je le vois au milieu de l’autoroute en train d’essayer d’arrêter les voitures qui arrivent… Dieu merci personne ne s’arrête!
Perturbé, je demande à la dame de m’expliquer la situation. Elle m’explique qu’elle vient de passer une nuit à faire la tournée des bars afin de souligner sa rupture avec son ex-copain, car s’était un type violent qui la battait. Vers 03h45, alors qu’elle rentrait chez elle à pied, elle a rencontré son ex. Une violente discussion s’en ait suivis. Elle a alors frappé le type dans les parties sensibles et s’est mise à courir. Après avoir récupéré son ex s’est mis à la poursuivre... C’est pourquoi elle s’est retrouvé sur le bord de l’autoroute en gesticulant et en suppliant Dieu qu’un automobiliste s’arrête.
De plus, elle m’indique que c’est justement lui qui courrait derrière le 4x4… Elle me conseille vivement de faire la route jusqu’à La Tuque le plus rapidement possible, car son ex est un homme violent capable d’arrêter une voiture et de forcer le conducteur à nous poursuivre… :enerve: et s’il nous rattrape mon compte est bon, car en plus d’être violent, il est possessif et très jaloux! À ce moment, là j’ai regardé ce que j’avais comme arme dans le 4x4… seulement une hachette, il est clair que je n’ai rien d’assez puissant pour arrêter un type fou de jalousie. :enerve:
Après ce constat, et avec la trouille au ventre, j’accélère et je regarde à toutes les 2 minutes si une voiture conduite par un fou ne nous rattraperait pas…
Par ailleurs, durant tout le reste du trajet, la dame m’a raconté son enfer quotidien et sa vie sur la réserve avec ce type violent. Je vous passe sous silence les effets d’un voyage haute vitesse sur l’estomac de la dame rempli d’alcool, elle vomissait par la fenêtre…
Bref, nous sommes arrivé à La Tuque sans problème. Je l’ai déposé au poste de police afin qu’elle porte plainte. C’est là que j’ai remarqué, que le côté droit de mon véhicule avait écopé des ennuis d’estomac de ma passagère… :blink:
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D'autres mots sur l'auto stop :
http://www.dailymotion.com/video/x1tbis_coluche-lautostoppeur (http://www.dailymotion.com/video/x1tbis_coluche-lautostoppeur) ;D
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Excellent ton lien Triptop! :lol: :lol: :lol:
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Auto stop forcé, ou alcoolique stopeur...
Hier soir, j'étais en voiture, je rentrais d'une soirée, je m'arrête à un feu rouge, un mec totalement bourré sort de je ne sais ou et se jette sur ma portière conducteur en essayant de l'ouvrir afin que je le prennent en stop. Je lui que non c'est pas possible, il insiste violament sur ma poignée (pauvre voiture), et moi comme un con pris de panique je démarre et je passe au rouge. heureusement pour moi y'avait pas de voiture. Ce con se met en danger, me met en danger (enfin situation de peur) et surtout avec mon comportement met les autres en danger. Pourtant je fais de la SD et de la BF depuis plusieur annéee donc je devrai pourvoir contrôler mes émotions, comme quoi en situation réelle c'est plus pareil. Quelle étais la meilleur solution dans ce cas là ? Surment pas la mienne en tout cas !
Même dans des petites villes bretonnes on est pas tranquille.
Rem
Ps: je savais pas trop ou mettre ce post.
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Moi je trouve que ta réaction n'a pas été aussi si mauvaise que çà. Tu as pris le temps d'analyser la situation (mec bourré pas de discussion possible et apparemment pas un gars en détresse vitale ). Pour peu que tu aies démarré en faisant attention pour ne pas passer le gars sous tes roues et ne pas te faire percuter par un autre véhicule (sur un croisement, prendre la route la plus à sa droite, on diminue les risques de rencontrer un voiture...). Perso j'aurais en plus appelé la police pour signaler le gus qui peut créer un accident, agresser un passant ou un automobiliste.
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c'est vrai j'ai pas le réflexe d'appeller les flics, mais j'aurai dut le faire.
Par contre prendre tout de suite à droite et beaucoup moins dangereux, je m'en rappelerai au cas ou... Merci
Rem
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euh j'espère que tout le monde a bien compris que c'est en ultime recours et qu'il faut quand même y aller avec la plus extrême prudence. Il faut mesurer les risques, le gars bourrer à l'extérieur du véhicule était sans doute beaucoup moins dangereux pour toi qu'une voiture qui arrive lancée sur un carrefour donc si tu estimes nécessaire de forcer un croisement c'est en roulant au pas et en faisant bien attention aux véhicules qui arrivent (de nuit çà arrivent souvent plus vite). On ne grille pas un feu ou un stop parce que le monsieur au carrefour il est collant et qu'il veut absolument vous nettoyer le pare-brise ! ;D
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Collant le mec ?... il m'a mis 2 coups de bottes dans la portière.
Comme tu t'en doute je n'ai pas fait un départ de formule 1, mais j'ai bien grillé le feu.
Mais bon,c'est en faisant des erreurs et en y réfléchissant qu'on apprend.
Rem
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c'est en faisant des erreurs et en y réfléchissant qu'on apprend.
Il vaut mieux apprendre de celles des autres, on ne vit jamais assez longtemp pour les faire toutes. ;D
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Comme le dit la devise de l'acds "Il y a toujours trois solutions : la bonne, la mauvaise, la notre"
Ta réaction (solution) n'a pas été forcément la mieux: ta réaction (involontaire) à mise plusieurs vie en jeux (je ne juge pas hein mais c'est ce que tu dit ;)); mais pas non plus la plus mauvaise car il n'y a pas eu de problème et tout c'est bien passé au final. :up: :) La solution que tu as choisit était la tienne et personne ne peux te juger et dire si elle était mauvaise ou non car personne n'a vécu la même chose que toi et n'est a ta place.
[...] Pourtant je fais de la SD et de la BF depuis plusieur annéee donc...
[...]
C'est quoi de la BF?
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Dans une situation identique, il est arrivé la chose suivante à un copain qui avait entrouvert la vitre, pour parlementer avec le forcené qui voulait à tout prix qu'il l'emmène :
le forcené a attrapé la vitre par le dessus et a tiré très fort. La vitre a littéralement explosé, des petits morceaux de verre partout, et un forcené à portée de main sans la protection de la vitre, ce qui rend la situation tout de suite plus chaude !
Mon copain a démarré immédiatement, en grillant un feu rouge, je crois. Ceci dit, le carrefour n'était pas dangereux, car on voit arriver de loin les voitures à cet endroit-là.
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BF = Boxe Française ?
Oui c'est ça ;)
Savate est aussi synonyme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Savate (http://fr.wikipedia.org/wiki/Savate)
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Alors pardon, BF c'est effectivement boxe française, et la savate est le nom regroupant la BF et le self défense. Le tout dans une même fédération.
Après réflexion, et à la lecture de toutes vos réponses je pense avoir fait le moins mauvais choix ( j'insiste : le moins mauvais), j'avais aucune envie de lui mettre "une paire de baffe" (citation du manitou) et puis on sait jamais sur qui on tombe.
Ta réaction (solution) n'a pas été forcément la mieux: ta réaction (involontaire) à mise plusieurs vie en jeux (je ne juge pas hein mais c'est ce que tu dit ;));
je reconnais c'était dangereux, mais le problème c'est dans ces cas là on réagis à l'instinct. Ca fini bien :doubleup:
Kenav
Rem
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Merci infiniment Karto, va falloir que je fasse lire ça à ma mère!
Pour les mecs et pour les filles toujours, la prudence tout comme la politesse la plus élémentaire impliquent de ne pas dormir dans la voiture. Le mec qui vous prend a peut-être envie d'un peu de conversation.
Bah je suis mal barré, tu connais ma tentance à m'endormir (trop) facilement en voiture, Husk s'en souvient encore ;D. Et pourtant même lorsque je ne suis pas fatigué et que j'ai envie, oui oui envie de discuter.
a+
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Bah je suis mal barré, tu connais ma tentance à m'endormir (trop) facilement en voiture, Husk s'en souvient encore ;D. Et pourtant même lorsque je ne suis pas fatigué et que j'ai envie, oui oui envie de discuter.
a+
:D
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En temps que jeune fille bien éduquée,j'ai depuis toujours été "interdite de stop".
Mais l'été dernier,arrivée en gare de poitier pour aller dessiner dans une maison de retraite comment dire...légèrement exentrée par rapport à la ville,je me suis vue légèrement dans la mouise.
Voici le topo:
La gare était visiblement en plein travaux,au bout de 3/4 d'heure toujours pas de taxis en vue et une cinquantaine de personnes qui attendaient déjà au cas où un miracle se produirait.
Je m'avance du côté des cars avec mon barda (mon sac de voyage,mon sac à main,une glacière souple remplie de matos/peinture et mon carton à dessin format raisin)pour me renseigner,après un mini jeu-de-piste on m'aiguille vers un arrêt de bus un peu plus loin,on me prévient:"Le dimanche,ya aucun bus qui y va,mais c'est cette ligne là qui s'en rapproche le plus...".
Toujours aucun taxi en vue,moi qui ai perdu toute patience depuis un certain temps déjà,je m'en vais attendre ledit bus.
Celui ci finit par arriver,le chauffeur me confirme le trajet,j'achète mon billet comme une grande,et en voiture Simone!Tout se passe pour le mieux,je me dis "je marcherais jusqu'à la maison de retraite sans problème".Les gens ont parlé d'un km ou deux:facile!
Le conducteur finit par me catapulter hors du bus en plein milieu de nulle-part,en me disant:suivez la route c'est tout droit,et repart.Une voiture passe,le conducteur cause 5sec avec le chauffeur du bus avant de me rattraper:"vous voulez que je vous emmène?".Mais principe d'eduction,+tête qui me revient pas trop="nonnon,merci,j'aime bien marcher"(trop crédible à dire en vêtements de ville et sac de ville".
je continue mon chemin,motivée;je découvre que le chauffeur est un marrant.quelle est la route qu'il faut considérer comme allant "tout droit" quand il y a intersection,et que le fameux "tout droit" signifie "foncer dans le talus au milieu de l'embranchement?".Pas un chat en vue,j'en choisis une au pif,finis par trouver des gens qui me disent vouivoui c'est bien par là....avant de me retrouver sur une route forêstière qui va en s'amenuisant.Et là,je tombe sur un jeune couple à qui je redemande la direction,verdict:"ben ,vous y êtes pas du tout!" >:(.
Et là,les principes d'éducation fondent comme neige devant les faits:je commence à fatiguer,mon dos proteste,ni mes habits ni mes bagages ne sont adaptés à une marche qui est en fait beaucoup plus longue que les 2km annoncés.Heureusement le type connait le coin,et en un petit quart d'heure,me voici à bon port.
moralité,ce qu'il me manquait:une carte du coin!!!!!plus d'humilité,de patience,de pratique du stop,une arme ou quoi que ce soit qui aurait pu faire l'affaire.Savoir qu'il ne faut pas mettre ses affaires dans le coffre(oups)
même si ils ont été adorables avec moi,je m'en veux d'autant plus d'avoir pourri la ballade en forêt de ce couple.Rien qu'avec une carte,je leur aurais foutu la paix.Je jure,mais un peux tard,qu'on ne m'y reprendra plus! :-[
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Merci infiniment Karto, va falloir que je fasse lire ça à ma mère!
Bah je suis mal barré, tu connais ma tentance à m'endormir (trop) facilement en voiture, Husk s'en souvient encore ;D. Et pourtant même lorsque je ne suis pas fatigué et que j'ai envie, oui oui envie de discuter.
a+
rhhaaa je ne suis pas tout seul !
Et je me suis endormi un paquet de fois dans les voitures des gens qui avaient eu la bonté de me prendre!
Pas bien je le sais...
Mais c'est mon risqué que de s'endormir au volant ! Ce qui m'arrive hélas souvent ! Les vibration des véhicules c'est le truc qui m'endort même si je n'ai pas l'impression d'être fatigué ! Le comble pour moi qui suis passablement insomniaque !
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.Heureusement le type connait le coin,et en un petit quart d'heure,me voici à bon port.
moralité,ce qu'il me manquait:une carte du coin!!!!!plus d'humilité,de patience,de pratique du stop,une arme ou quoi que ce soit qui aurait pu faire l'affaire.Savoir qu'il ne faut pas mettre ses affaires dans le coffre(oups)
même si ils ont été adorables avec moi,je m'en veux d'autant plus d'avoir pourri la ballade en forêt de ce couple.Rien qu'avec une carte,je leur aurais foutu la paix.Je jure,mais un peux tard,qu'on ne m'y reprendra plus! :-[
:) Ils t'y ont amené à pieds ou bien z'avaient'y la voiture ? tu te souviens du nom du blede :D ?
Belle leçon en tout cas ! ha la préparation. Merci le web, c'est de plus en plus en facile avec les géoportails, googleearth and Co de situer son parcours / l'environnement. Oui on se sert tous des histoires des autres pour progresser ;)
@+
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oui,ils avaient une voiture...
le bled c'est St Benoit,pour ceux qui connaissent
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cool, il y a d'autres pouceux!!! j'ai fait montréal- vancouver en été: 15 jours!!! en hiver...4!!!
je voyage sur le pouce depuis que j'ai 15 ans(la 112 entre chambly et marieville, c'est le spot magique aller/retour) cet été, je suis allé vers le lac saint jean, juste pour le plaisir de faire du pouce, prendre l'air pis marcher sur le bord de l'eau. en 10 ans, j'ai eu 3 ou 4 rides moins le fun, voire meme dangereuse, c encore une bonne moyenne!!!
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Tiens puisque le sujet du stop revient au goût du jour...
Deux contre-exemples récents.
- Vendredi dernier ; 20h00. L'obscurité. A 60 km/h dans une bretelle d'accès à une autoroute, une seule voie, en virage, dans le noir. Deux silhouettes de mecs debout à côté de sacs-à-dos. Ils gesticulent et me tendent un grand panneau que je ne peux pas lire dans le noir. Coup de frein, coup de volant, coup de klaxon. Je me serais bien arrêté pour leur dire d'aller se faire foutre et surtout de se mettre à un endroit moins dangereux, mais c'était un coup à me faire emplafonner moi-même.
- Il y a quelques semaines, Pouçot veut quitter Lyon pour le nord. On le ramène à un emplacement stratégique qui avait super bien marché pas longtemps avant. Pas de pot, de loin on voit qu'un mec y tente déjà sa chance. J'ai emmené en stop des tas de racailles et de marginaux en rangers. Pourtant lui quand je le vois de loin, je me dis direct "lui, je le prendrais pas". On approche. En fait il a une bonne gueule, et il a l'air gentil mais fatigué. Mais ce put**n de chapeau de paille crade, percé, tombant, qu'on devine graissé par la tignasse qui étouffe dessous... "Le chapeau, mec, le chapeau, tu ressembles à un sac à puces, personne veut des puces dans ses sièges de bagnole". On lui a pas dit, mais on l'a pensé très fort. Confirmation : il attendait depuis quatre heures à un emplacement pourtant excellent, d'où Pouçot avait décollé en quinze minutes la fois précédente.
Au contraire, truc surprenant.
- Un grand péage à une entrée d'autoroute. Le début de la nuit. Un mec debout avec un ordinateur portable ouvert, trois lettres blanches sur toute la surface de l'écran noir : "SUD". La gueule engageante d'un mec qui sait ce qu'il fait. Pas de pot j'allais vers le nord, mais à mon avis lui il n'a pas attendu longtemps. Au guichet juste à côté y'avait un autre mec qui tentait sa chance. Je ne l'ai vu que dans le rétro (véridique), trop tard. L'homme invisible éclipsé par le cyber-autostoppeur
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Bonjour à tous !
Ma contribution, car le stop est mon moyen de déplacement majoritaire lorsque je bouge aux quatre coins de l'hexagone, et il est très rare que je mette plus d'une journée pour traverser Nord -> Sud ou Est -> Ouest (un peu plus aléatoire tout de même).
Je commencerai par énoncer un principe qui m'est très cher et que Kim Hafez explique dans son bouquin "Nomad du Grand Nord", principe qu'il a lui-même obtenu d'un Indien si mes souvenirs sont bons.
L'indien lui explique, pour faire simple, qu'il sera toujours déçu de l'hospitalité qu'il recevra en arrivant dans les villages comme un animal mort de faim ; personne ne l'attend. Il lui suggère la chose suivante : Avant d'arriver dans un village, prends du temps pour toi ; lave-toi, rase-toi et fais un bon repas avec ce que tu peux. Tu arriveras dans le village sans être dans l'attente de quoi que ce soit et de manière moins sauvage, les choses t'arriveront alors plus naturellement.
Ceci est transposable à l'auto-stop, à mon sens.
Je n'ai jamais eu de problème en appliquant ce principe d'être présentable et ne pas considérer l'hospitalité comme un dû. Ensuite, comme le disait Pouçot dans l'autre post sur la Norvège, il faut savoir provoquer la chance. Personnellement j'aime bien démarcher aux stations service les plaques d'immatriculation qui m'intéressent, etc ;). Tout en restant cordial et surtout pas lourd.