Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: modl le 03 février 2011 à 11:02:15
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Bonjour. Une goutte d'eau vient de faire déborder mon vase...
Comme vous le savez, faut faire des économies. Soit... Mais pas à n'importe quel prix.
Dans l'EN, il n'y a plus de remplaçant : trop chers, payés sans avoir de gamins devant eux... Un remplaçant (TZR dans notre jargon), c'est comme une roue de secours. C'est inutile quand tout va bien, pratique de temps en temps...
Là, l'EN recrute dans les Poles Emplois tous ceux qui ne disent pas non pour être devant les gamins. Qu'ils aient des compétences en la matière n'est même pas obligatoire. Faut juste qu'il y ait quelqu'un, du coup, les gamins sont "encadrés".
Hier, un article de l'AFP, repris par les médias, (http://www.europe1.fr/Faits-divers/Evade-d-un-asile-il-devient-prof-396847/) indique qu'un rectorat a quand même fait embaucher un type évadé d'un asile...
D'où mon coup de sang.
Ca sert à rien, mais j'évite un ulcère...
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la seule solution à mon sens... c'est une urne ! ;#
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Une urne ?
Pas trop d'accord.
Notre système éducatif est "bancal" depuis plus de 50 ans ( au moins). Néanmoins, ce système commence à la maison, par la FAMILLE. L'instit ou le prof ne sont là que pour supplèer ( amha) à mon manque d'instruction sur certains sujets. Il s'agit donc ( pour moi) d'une collaboration étroite entre parents et enseignants ayant pour but d'EDUQUER nos enfants. Le pb aujourd'hui c'est que l'instit, ou plus généralement l'EN, sont devenu des substituts aux parents qui n'assument ( ou ne peuvent, ou ne veulent, plus assumer) leur rôle ( je ne me fais surement pas que des potes en disant ça). Le véritable noeud du pb est là, je crois.
Les urnes c'est bien pour revendiquer des droits. Pour faire face à ses propres responsabilités, pas besoin d'urnes, la conscience de son rôle, de son devoir reste suffisante.
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Je serai tenté de dire "+1" à Anke (toujours bon de te lire).
Je perçois aussi le problème comme impliquant le désengagement de beaucoup de parents et aussi une politique de "bas coûts" de l'EN.
Disons que si les parents s'occupaient mieux de leur gamins, la baisse du nombre de personnel aurait moins de conséquences. (ça ne veut pas dire que je cautionne cette baisse, loin de là).
Enfin bon, je veux pas faire déraper le sujet sur du politique (déjà que...), mais j'ai un peu trop souvent vu des parents espérer que leurs gamins s'élèvent seuls, ou que la nounou le fasse pour eux (pas "les" profs, c'est rien que des faignasses ;#)
Pit.
ps: je ne ciblent pas LES parents, seulement une partie d'entre eux.
pps: j'ai absolument rien contre "les" profs, c'est une boutade au second degré.
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ben sur la baisse des effectifs, c'est au politique qu'il revient de prendre la décision, quant à ouvrir à du personnel non formé, sans l'approbation tacite des élus, c'est tout simplement impossible.
maintenant quant à la nécessaire adéquation entre l'éducation parentale et l'éducation scolaire, je ne peux être que d'accord !
le tout c'est qu'au rythme des réformes, c'est à se demander si les parents ne vont pas se retrouver seul face à un corps qui n'aura plus rien d'enseignant...
Bon, bref ça s'arrenge pas !
Salut
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D'accord avec tous !!!
Quand je reçois des parents (toujours avec leur gamin), et que je vois comment les gamins leurs parlent... J'ai même dû une ou deux fois faire remarquer qu'on ne parlait pas comme ça en ma présence... Si j'avais seulement penser à parler comme ça à mon père ou ma mère, il aurait fallu que je commence à courir TRES vite, et en zig-zag... C'est déjà un problème. Et là, Anke a raison : le problème commence à la maison. Une amie, instit retraitée, me disait que quand elle était en petite section de maternelle, le premier mois servait avant tout à apprendre le sens du mot "non" à beaucoup d'enfants.
Là, c'est plutôt que dans le but de faire des économies, et de pouvoir dire "si si, il y avait quelqu'un devant vos enfants...", on recrute des personnes sans aucune qualification dans la matière qu'ils sont censé enseigner. Et c'est valable dans toutes les disciplines et toutes les académies. Du coup, on a des schyzofrènes (pas sûr de l'ortho sur ce coup là...) qui arrivent devant les mômes. Les élus n'ont pas vraiment leur mot à dire, c'est le rectorat qui recrute pour les collèges et lycées.
C'est donc un problème politique aussi, et pas de droite ou de gauche : de politique au sens "noble" du terme. Quelle éducation veut-on pour nos enfants ?
Et je suis d'accord aussi pour dire qu'il y a des choses à réformer dans l'EN (j'en fais parti). Mais la seule logique comptable me semble un peu légère pour quelque chose d'aussi important...
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Je dirais +1000 à Anke
L'école n'est pas destinée à éduquer les enfants mais à les instruire. Son rôle est l'enseignement.
L'éducation, c'est le rôle de la famille. C'est elle qui élève l'enfant.
Mon père disait souvent, parlant d'une personne sans éducation : "Untel n'a pas été élevé, il a été nourri".
Trop d'enfants ne sont malheureusement que nourris par leurs parents :'(
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Je suis tout à fait d'accord avec Anke sur ce problème récurent qu'est la disparition de ce qu'ils appellent l'institution familiale. Même si cela ne concerne pas tous le monde, nombre de repères, jadis cadrant l'enfant et lui permettant de grandir dans un environnement plus ou moins stable, disparaissent ou deviennent bancales. Le plus bel exemple est le nombre de séparations des couples qui apportent une instabilité certaine (même si souvent nécessaire, aussi bien pour les adultes que pour l'enfant, malheureusement).
On est en train de vivre une véritable révolution sans vraiment sans rendre compte. Pour moi, nous sommes en train de changer tout bonnement de civilisation. Les progrès ont été à une telle vitesse, qu'aujourd'hui, la génération grandissante ne peut presque plus trouver d'exemples dans ce qui a été déja fait par ses parents. Nous sommes dans un monde où des problèmes à l'échelle planétaire touchent chacun d'entre nous dans sa vie de tous les jours. Regarder la crise de 2008 qui ne fait que de commencer... Aujourd'hui, nous ne devons pas trouver des solutions, mais bien en inventer de nouvelles. Nous ne pouvons plus adapter les solutions du passé à ce qui se passe aujourd'hui. Les mécanismes en marchent ne sont simplement plus les mêmes.
Nous sommes donc face à ce constat : la famille à de plus en plus de mal à remplir ce "contrat" passer implicitement avec les professionnels de l'enseignement. Ok, bon, on fait quoi alors ? Trouver des solutions à ce problème si complexe prendra du temps. Il faut tenir en compte de facteurs économiques, sociaux, politiques, culturel et surement beaucoup d'autre que je ne connais même pas. Cela prendra du temps, et des enfants seront sacrifiés sur l'autel du progrès. Que faire alors ? Ce qu'on peut ! En fonction de votre degrés de citoyenneté vous pouvez aller voter, en fonction de votre métier vous pouvez déjà agir, en fonction de votre temps libre vous pouvez vous impliquer dans des associations... Face à n'importe quel constat l'on réagit...qu'est ce qu'on attend !? >:(
Alors, oui, je crois qu'on est beaucoup à le crier sur tous les toits : l'éducation ne peut être qu'optimale qu'avec la collaboration de l'enseignant et du parent. Mais dans un monde ou même les valeurs fondamentales sont remises en question par ceux qui sont sensé incarner les exemples à suivre, l'avenir de notre nation et du monde...c'est difficile de parler la même langue quand on réfléchit à ce que veut dire l'éducation. :closedeyes:
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J'ai été il y a une quinzaine convié à participer à un jury de soutenance de mémoire de stage de 3ème. Dans un collège sympa avec de très bonnes infrastructures et des gamins qui feraient pleurer d'envie les enseignants des quartiers nords de Marseille, Lyon et Paris.
J'ai rencontré une vingtaine de professeurs et adminsitratifs et j'ai tourné avec deux d'entre eux.
Bein, ils sont tous éteints, démoralisés et tirent une tronche qui doit pas faire beaucoup espérer leurs élèves en l'avenir.
Pourtant, je peux vous assurer que les gamins que j'ai vu ont du potentiel.
J'imagine même pas dans quel état doivent être les profs des structures difficiles.
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Petite anecdote ce matin au boulot, après avoir vidé une cave et avoir le camion plein de bois, on passe devant le rectorat à Lyon.
Il y avait une manif d'enseignants. Ils étaient pas beaucoup, une vingtaine, regroupé devant deux bidon dans lesquels ils faisaient du feu pour pas trop se peler les miches.
A leurs pied, une petite cagette avec du petit bois, presque vide.
Du coup on s'arrête : "Bonjour, vous voulez du bois ? =) "
Ils étaient super content car ils étaient à sec et le froid leur cassait le moral. On leur a donc filé un bon petit stock pendant qu'ils nous expliquaient que six postes allaient être supprimés dans leur établissement, supprimant au passage une filière entière.
C'est pas grand chose mais c'était un échange sympathique qui nous à donné le sourire à tous :)
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Je pense qu'on s'est compris, fosa, c'est principalement un problème sémantique / culturel.
Quand on parle de quelqu'un de bien élevé, c'est pas dans le sens d' "élever des animaux".
Parenthèse HS, pour pas que le fil parte en quenouille pour un mot.
Pit
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élever : verbe transitif (de élever)
Procurer les soins nécessaires au développement de quelqu'un, d'un animal, de sa naissance à un certain point d'accomplissement : Élever son petit.
Former sur le plan psychologique, intellectuel, spirituel, social, etc. ; éduquer : Élever ses enfants dans le respect d'autrui.
Faire l'élevage d'animaux domestiques ou utiles : Élever des chats.
source (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/élever/28398)
Donc il n'est pas faux d'utiliser élever en lieu et place d'éduquer. Mais je te comprends fosa, c'est dur de se dire qu'au fond nous ne sommes que des animaux ;D
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Vous embêter pas pour ce qui ressemble a première vue a un abus de langage. 8)
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amha, l'éducation nationale devrait arrêter d'éduquer et devrait plutôt instruire, mais ça reste une vision personnelle.
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Nous avons eu une "discussion", mais je suis même persuadé que le gamin a du en faire les frais une fois rentré.
Alors là Patrick je serais vraiment curieux de savoir comment tu as abordé la "discussion" !
Je me sentirais incapable de réagir à chaud dans une telle situation sans partir dans les tours, ce qui serait plus que contre-productif... :-[
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Alors là Patrick je serais vraiment curieux de savoir comment tu as abordé la "discussion" !
"Excusez moi Monsieur, vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire à votre fils?" Le tout sur un ton très calme et très sûr de soi.
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Bonsoir,
Ceci étant c'est une démarche dans l'air du temps.Dès lors que les enseignants de cette année ont été recrutés et envoyés au boulot sans formation pédagogique, il est logique qu'un crâne d'oeuf ait pensé que n'importe qui pourvu du même diplôme fera l'affaire... cqfd.
En ce qui concerne l'aspect éducatif des élèves, en fait leur adaptation au milieu scolaire et donc le travail des parents en amont c'est une autre paire de manches.
J'ai trouvé un job comme EVS (employé vie scolaire) dans une école a classe unique, moins de 20 élèves de la maternelle au CM2, je passe mon temps a demander des "sil te plait, merci etc..." et ce pour des trucs basiques du style : donner un essuie main, fermer un manteau etc...
Faire accrocher un manteau à une patère, ranger une paire de chaussure, ne pas laisser tomber le contenu d'une trousse débordante à craquer de trucs inutiles est un combat quotidien.
Dans ma mémoire de vieux crouton, une école était un lieu à part, les règles existaient et la parole du Maître avait force de Loi, les parents (les miens du moins) ne remettant jamais en question les sanctions données (au mieux ils les doublaient ;D).
La j'ai le sentiment que c'est différent, les gamins s'en battent les oreilles, contestent, argumentent, bref en permanence c'est un rapport conflictuel à ce qui me semble pourtant n'être qu'une petite forme d'autorité, enfin non plutôt de bonnes règles de vie dans une communauté.
Je ne suis pas enseignant, mais je les vois autour de moi, ça relève de plus en plus du sacerdoce, et vu la rareté des vocations....
Bref, à terme ne resteront que quelques convaincus (rares...) et les autres, désabusés pour beaucoup.
Bon courage Modl
Gérard
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Au point de vue des diplômes et de leur "valeurs" sur le marché de l'emploi on peut dire que la "tendance" du bac pour tous a fait des ravages : elles nous obligent a poursuivre plus longtemps encore nôtre formation pour pouvoir se différencier parmi les étudiants et occuper des postes valorisants.
Maintenant pour faire le "trou" comme on dit, ben tu rame, c'est ce qui conduit une personne qui a un Bac + 4 a occuper un poste habituellement destiné a une personne ayant un niveau Bac + 3... :down:
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Les diplomes, moi, je me contente de former mes petits pour qu'ils puissent les passer avec un max de probabilités pour réussir. Jusque là, ça va (100% pour mes T°L de l'an dernier !!! :o). Il ne m'appartient pas d'en juger le bien-fondé. J'ai toujours envie de dire à ceux qui pense que le bac, c'est facile, de le repasser... Ceux qui en ont fait l'expérience ont été surpris...
Je crois aussi qu'on est respecté parce qu'on respecte, pas plus, pas moins. C'est une de mes phrases de la rentrée (tout niveau confondu). "Bonjour, au revoir, s'il vous plait et merci" ne sont pas négociables (en lycée !!!). De leur part et de la mienne. Du coup, un concours a été lancé il y a au moins 10 ans, et 35 mômes me disent "au revoir" en sortant 3 mn pour un pause, "Bonjour" en rentrant de la pause. Ben je réponds à tous. J'ai décidé qu'ils craqueraient avant moi, eux sans doute aussi... ;D
Après, j'ai la chance de travailler dans un lycée rural du Poitou où je peux faire mon travail et pas jouer à Rambo un cours sur deux. D'où ma gueulante sur les remplaçants, chose qui me hérisse le poil vis-à-vis des mes petits. Actuellement, un(e) prof d'anglais, de math (2), de philo, de français (2) sont des remplaçants, gentils, mais sans compétences. J'ai des dizaines d'exemples comme ça, y compris pour mes enfants "perso".
Elle est où l'égalité des chances là ?
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Elle est où l'égalité des chances là ?
A mon sens, perdue dans les limbes de la foi républicaine!!!
Maintenant ( selon ma vision actuelle et à mon humble niveau), si les parents ne se bougent pas en plus, pour beaucoup c'est cuit!!
Dans le système que j'ai connu (il y a un bail), nous étions tous égaux devant le savoir qui nous était dispensé, seul comptait l'intellect, la perséverance et l'envie d'apprendre.
Rien dans ma classe hormis le cartable de meilleure qualité ne me distinguait du fils du patron de l'usine locale, nous avions la même blouse, les mêmes cahiers, stylos et autres crayons.
ça ne faisait pas tout mais c'était l'école de la République, égalitaire.
Maintenant les mômes se distinguent par les vêrements, les fournitures, ça demeure accessoire mais surtout par la capacité des parents à s'investir dans un suivi du soir.
D'aucuns le font, d'autres pas, pas forcement par manque d'envie mais plus par laisser aller ou plus dangereux encore par manque de savoir de base.
Certains des gosses que je vois seront des parents quasi analphabêtes, sans goût pour la lecture, comment imaginer leur demander de suivre et d'aider leurs futurs enfants?
Si on ajoute à ça le commentaire avisé de Kilbith sur le coût futur des études, clairement nous aurons des castes, ceux qui auront les moyens financiers et intellectuels et les autres...
Jusqu'ici chaque génération a peu ou prou fait mieux que la précédente, élevant le niveau général, maintenant ça risque de repartir à l'envers.
Pas joyeux.
A+
Gérard
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L'enfant est roi, gna, gna, gna, etc. Pourtant, en France depuis le 21 janvier 1793… ?
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L'enfant est roi, gna, gna, gna, etc. Pourtant, en France depuis le 21 janvier 1793… ?
Quel rapport avec l'éxécution de Louis XVI ???? :huh:
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Dans l'avenir, la compétition ne sera plus franco-française, ni même franco-européenne. C'est fini la nationalité comme "avantage acquis". Nos enfants seront en compétition avec des centaines de millions d'enfants dans un monde globalisé ou l'information circule et ou l'éducation est disponible, ce n'était pas le cas par le passé. Parmi ces milliards de jeunes un bon peu sont issus de cultures qui mettent l'accent, beaucoup plus que nous, sur les études comme facteur n°1 d'ascension sociale.
Nous sommes dans une phase de transition dans laquelle nous passons d'un monde fermé, peu compétitif et au règles maitrisées, vers un monde ouvert ou les places seront redistribuées.
Difficile à prédire... Même si c'est vrai qu'au niveau économique ça va dans ce sens, comment savoir si ce mouvement va se poursuivre? Et comment savoir si le pays dans lequel vivent les enfants dont tu parles (la France a priori) va suivre ce mouvement?
D'autre part, je pense qu'il ne faut pas tout mettre dans le même sac. Un serveur de resto ou le maître nageur de la piscine du quartier ne sera jamais en compétition avec son homologue indien, même si ce dernier, pour le même taf, va gagner un centième de son salaire.
Cela dit, je suis d'accord sur le fait qu'il y a un gros problème au niveau de l'éducation en France. Il serait peut-être bon de repenser entre autres la façon dont on oriente nos gamins, et de revaloriser en particulier les filières techniques en créant de véritables centres de formation, dotés des moyens qui vont avec. J'ai été très agréablement surpris de voir ce qui se faisait en Suisse à ce niveau-là par exemple, pour ne pas aller bien loin.
Mais pour revenir au débat sur l'intérim ou assimilé dans nos institutions, ce n'est malheureusement pas nouveau, et l'Education Nationale n'est pas la seule à être concernée. Je me souviens à l'époque combien j'étais consterné de voir des emplois-jeune dans la gendarmerie porter une arme (tout comme le gendarme avec qui j'en parlais d'ailleurs)...
EDIT - Je ne refais pas un post pour ne pas poursuivre le semi-HS, mais merci kilbith pour les pistes de réflexion qui suivent.
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Merci pour vos apports.
Ca fait du bien de voir que je ne suis pas tout seul dans mon coin. :D
Effectivement, il y a des choses à revoir, mais avant tout, il faudrait faire au moins un bilan honnête du système éducatif : qu'est-ce qui marche ? qui marche pas ? pourquoi ? peut-on y remédier ? Et ensuite avoir un objectif : que veut-on pour la scolarité de nos mômes ? comment y arriver ?
Les "faisant fonction", quel que soit le métier, peuvent inquiéter, doivent inquiéter... A quand un "faisant fonction" dans un bloc opératoire ? Responsable d'un stage survie ? ;)
Je sais, c'est excessif...
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A quand un "faisant fonction" dans un bloc opératoire ? ;)
Je sais, c'est excessif...
:lol: :lol: :lol:
Tu fais du second degré j'espère... :up: :huh:
Un Article de 1995 du Point (15 secondes pour le trouver sur le net) : http://www.lepoint.fr/archives/article.php/7261
C'est par un professeur américain d'économie politique que le scandale est arrivé. « Je vous somme de faire paraître ma plainte et de me donner des explications », écrivait l'éminent universitaire au professeur Maurice Mercadier, vice-président de l'Académie de médecine. Motif de cette indignation : séjournant en France, il avait amené son fils, blessé à la main, aux urgences dans un hôpital. Reçu par un Asiatique s'exprimant très mal en français, le père et le fils avaient attendu près de trois heures avant qu'un interne ne les adresse à un service spécialisé... Pour attendre de nouveau. L'universitaire, passablement énervé, finit par conduire son fils dans un établissement privé où il fut immédiatement soigné.
La lettre comminatoire relatait une histoire somme toute terriblement banale, mais ô combien embarrassante, car elle mettait en scène l'un des 7 900 médecins étrangers (voir encadré) qui exercent dans les hôpitaux français, où ils représentent 24 % des effectifs. Cette missive allait déclencher un rapport de l'Académie de médecine dont les conclusions ne sont guère diplomatiques : « Que penser d'un système de santé qui laisse certains postes hospitaliers à des étrangers en situation criticable, voire irrégulière, sinon qu'il s'agit d'un système laxiste intolérable qui n'a que trop duré ! » « Des histoires inquiétantes, nous en connaissons tous, admet le professeur Mercadier. Et certains d'entre nous trouvent que le nombre d'incidents, voire d'accidents, devient exagéré. » Les médecins étrangers compétents sont les premiers à abonder dans ce sens.
« Un samedi où j'étais de garde à Montmorency, se souvient le docteur Fayez Hoche, chirurgien d'origine syrienne et président de l'Association médicale franco-syrienne, l'interne de garde en médecine était vietnamien, celui de chirurgie viscérale était marocain, l'anesthésiste syrien et l'infirmier de bloc algérien. Le malade a râlé, trouvant anormal qu'il n'y ait pas un seul Français pour l'accueillir dans l'hôpital. On a appelé le chef de service, qui est venu le rassurer et l'opérer. »
Un jeune chirurgien orthopédiste de la région parisienne raconte : « Alors que j'étais externe, j'ai travaillé avec deux FFI (« faisant fonction d'interne ») de garde aux urgences. L'un d'eux était togolais, l'autre syrien. Ce dernier comprenait mal le français et ne le lisait pas. C'est lui qui a reçu un ouvrier blessé à la tête par la chute d'un élément de faux plafond. Il a recousu ce malade, sans tenir compte - et pour cause - de la lettre du médecin du travail qui nous l'avait adressé et dans laquelle il suspectait la présence d'un hématome cérébral sous-dural. Quand l'homme est tombé dans le coma, c'était trop tard. Malgré la réanimation et son transfert en hélicoptère vers un centre de neurochirurgie, il n'a pas pu être sauvé. »
Un célèbre patron parisien, qui préfère garder l'anonymat, a failli perdre son fils. L'adolescent a fait une chute de vélo en pleine campagne. Il est conduit par un automobiliste chez le médecin du coin. Celui-ci, suspectant un problème, l'envoie à l'hôpital. Il y est reçu par un FFI syrien, qui ne détecte rien. Au bout de trois heures, le chef de service, enfin joint par le professeur B., se déplace pour voir le garçon et l'opère en urgence. Il souffrait d'une hémorragie interne, son guidon lui ayant provoqué une plaie au foie. A deux heures près, il risquait de mourir....
la suite de l'article est "délectable". ;)
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Bonsoir à tous
J'ai été il y a une quinzaine convié à participer à un jury de soutenance de mémoire de stage de 3ème. Dans un collège sympa avec de très bonnes infrastructures et des gamins qui feraient pleurer d'envie les enseignants des quartiers nords de Marseille, Lyon et Paris.
J'ai rencontré une vingtaine de professeurs et adminsitratifs et j'ai tourné avec deux d'entre eux.
Bein, ils sont tous éteints, démoralisés et tirent une tronche qui doit pas faire beaucoup espérer leurs élèves en l'avenir.
Pourtant, je peux vous assurer que les gamins que j'ai vu ont du potentiel.
J'imagine même pas dans quel état doivent être les profs des structures difficiles.
Ce qui démoralise les profs c'est de voir que leur outil de travail est détruit petit bouts par petits bouts. Ils ont beau être dans les quartiers nord de Marseille ou dans un collège neuf de banlieue chic ou un vieux collège rural, bien que les conditions soient différentes, le malaise est le même. Et ça fait longtemps que ce n'est plus une question de pouvoir d'achat ou de salaire.
Des gamins qui ont du potentiel il y en a plein. Mais ce qui pêche c'est le collège pour tous. Un collège unique pour des élèves différents... Mon avis c'est qu'il y a 3 catégories d'élèves:
- les élèves qui de toutes façons sont assez brillants (et ont la chance d'avoir les parents derrière) pour ne pas avoir spécialement besoin de nous, les profs.
- les élèves qui en terme de résultat sont entre 8 et 12 et qui luttent, qui ont des parents qui suivent peut-être moins ou alors qui ont moins de capacités ou moins accès au savoir en dehors de l'école.
- les élèves dits "décrocheurs" , qui ne rentrent pas dans le "moule", et là on trouve de tout. Misère sociale très souvent, déficience intellectuelle, parents soit démissionnaires soit dépassés par les événements, pas de limites données. Tout ce qui est fait au collège est défait à la maison.
Concrètement, ça ce passe comment en classe?
En ce qui me concerne, je dois enseigner les sciences physiques à 11 classes de 28 élèves.
Je prends l'exemple d'une de mes classes de 3ème:
- 10 élèves "scolaires" bien dans leurs pompes
- 6 "scolaires" qui rament, trainant des problèmes familiaux +/- graves
- 1 autiste qui a droit à une Assistante de Vie Scolaire mais qui ne l'a plus parce qu'elle est à l'hosto et non remplacée.
- 1 gentil benêt qui à une intelligence pratique dirons nous, mais qui sait tout juste lire, qui est tellement crédule que les autres en profitent pour lui faire faire des conneries ou lui "emprunter" du fric.
- 1 Gitane "pétillante" (doux euphémisme), qui n'en a rien à foutre de l'école, mais qui vient tous les jours fout le bronx, des scandales, et attend ses 16 ans pour ne plus venir (raisonnement étrange...)
- 1 soupçonné de tremper dans divers trafics (de clopes, racket, peut-être canabis), violent, ne supporte pas l'autorité, gros problèmes familiaux.
- 6 dyslexiques
- 1 dépressive à tendance suicidaire qui vient au collège en disant qu'elle n'a pas envie de bosser et qu'elle n'aime pas l'école.
- 1 phobique scolaire, qui ne pose aucun problème puisqu'elle ne vient pas.
Ma problématique: comment faire pour s'occuper de chacun comme il le mérite? Pour faire progresser chacun?
Autre problème: collège construit pour 600 élèves. On est 900, l'an prochain 930 minimum. Le nombre de profs ne change pas, celui de conseiller d'éducation non plus. Pareil pour le personnel d'entretien (qui s'occupe aussi de la cantine) et pour les surveillants.
Et on nous demande de faire ceci de faire cela (je ne vais pas rentrer dans les détails ni le jargon) pour améliorer les choses.
Quand j'entends: "Je veux que tous les lycéens soient bilingues à la sortie du BAC." Ca me fait rigoler.
Déjà au collège ils sont 30 par classe de langues vivantes... Ca fait un maximum théorique (jamais atteint) de 2 min de parole par cours, à raison de 3 cours par semaine. On va aller loin.
Quand j'entends grosso modo que la France est "mauvaise en sciences" là aussi je ris. Faire des TP à 28... 28 gamins qui font une combustion dans un milieu confiné.
Bref. Je ne suis pas là pour me plaindre. Je suis pour un changement de système, comme beaucoup de profs. Je suis en colère parce que ce qui est dit dans les médias ne reflète pas la réalité du métier. Je suis honnête: bien qu'on aie plus de vacances, la chance d'organiser notre travail en dehors de nos 18 h de cours devant les élèves comme on veut, la sécurité de l'emploi (ça c'est ce qu'on croit, car on peut se faire virer, si, si), on n'est pas pour autant réfractaires à la réforme. On est réfractaires à la réforme faite à l'arrache sans réfléchir, par des mecs qui n'y connaissent rien, anciens DRH de grandes boites.
Pour finir sur ce thème, je dirai que tout est fait pour casser le service public (EN, Poste, etc...)
1- On dit que ça ne fonctionne pas
2- on dégrade les conditions de fonctionnement du service
3- on dit que ça fonctionne encore moins bien
Je crains qu'on arrive à une privatisation, comme aux USA. Ceux qui ont les moyens iront dans de bonnes écoles, les autres dans les écoles publiques pourries. Ainsi, le peuple sera bien contrôlé, on perpétue les castes.
"quand tu veux tuer ton chien tu dis qu'il a la rage"
Concernant l'attitude des gamins, je dirais qu'ils sont en plein dans la consommation. Ils consomment des cours comment ils consomment des films. Ca les gave, ils zappent. Pareil avec les relations amoureuses. Ca reflète à font la société dans laquelle on vit.
Bref. Tout ceci n'est que mon avis.
Je vous souhaite une bonne soirée. :)
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Elle est où l'égalité des chances là ?
Perso je n'y ai jamais cru... Pas plus aujourd'hui qu'auparavant...
C'est le genre de croyance qui ne rassure que celui qui s'y fie...
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Post intéressant Bombadil, quelques commentaires :
Des gamins qui ont du potentiel il y en a plein. Mais ce qui pêche c'est le collège pour tous.
C'est amha pas le collège pour tous (dans son principe) qui pêche, mais plutôt le fait que tous n'y entrent pas avec le même niveau, ça finit par reproduire (à quelques exceptions près) les mêmes modèles sociaux (cf Bourdieu). Plutôt que de proposer un enseignement adapté, qui renforcerait cette reproduction, je préférerais largement voir apparaître quelque chose qui permettrait à tout les gosses de rentrer dans le scolaire avec le même niveau.
Ca fait un maximum théorique (jamais atteint) de 2 min de parole par cours, à raison de 3 cours par semaine. On va aller loin.
Si tout les élèves pouvaient parler ne serait-ce que 2min en anglais par cours, ça en ferait avancer un grand nombre déja. Le problème se situe avant cette durée du temps de parole. Il y a déjà les acquis hors cursus scolaire, la timidité, la flemmardise, etc...qui rentrent d'abord en ligne de compte. Ainsi que le fait que la France soit assez chauvine dans ses choix culturels : les films/séries/musiques/oeuvres littéraires étrangères sont en grande majorité traduites (avec une traduction parfois plus que douteuse), les gosses ne vivent pas dans un environnement où l'anglais est "pratiqué". Amha, si on bossais beaucoup la dessus, le temps de parole en cours ne serait pas si problématique que ça.
Je prends mon propre exemple : En 6ème je tournais à environ 18 de moyenne sur l'année. Sortie de BTS, moyenne en anglais (écrit + oral) : 18. Les mains dans le nez et les doigts dans les poches. Pourtant j'avoue ne jamais avoir rien glandé dans cette matière au niveau scolaire. Comment j'ai fait? J'ai évolué dans un milieu en anglais, habitué depuis que je suis gosse à entendre parler un petit peu anglais. Puis j'ai commencé à écouter des chansons en anglais, et à choper les traductions, puis ça été les sites internet en anglais, puis les films, séries et bouquins. Je n'aurais pas eu cette habitude, on ne m'aurait pas montré l'intérêt d'apprendre l'anglais, comme ça été le cas pour l'espagnol, je n'aurais pas autant progressé naturellement.
Je pense sincèrement que si l'on fait grandir les gosses dans un environnement propice à l'apprentissage personnel, et qu'on leur montre l'intérêt qu'il peut y avoir d'apprendre, ça ira tout seul, les profs ne seront la que pour proposer des pistes et aider en cas de vrai difficulté. Je pense donc, en résumé, que le problème propre à l'EN, ce sont les programmes, qui n'intéressent pas les élèves, et certains profs également (pas tous, très loin de là), qui se fiche royalement d'intéresser leurs élèves, qui n'arrivent pas à leur expliquer l'intérêt de leur cours.
Désolé pour le pavé, il est un peu tard et avec l'influence de la fatigue, j'ai un peu de mal à poster ça clairement
PS : pour ce qui est d'arriver avec le même niveau, ce n'est pas tout à fait vrai, j'ai mon idée, mais elle est un peu "spartiate" :D
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@ bombadil, très bon témoignage et qui rejoint ce que je constate, les élèves de ma classe sont en gros comme les tiens, l'âge en moins.
Comme ils y iront tous au collège, c'est le futur terreau de tes prochaines interrogations..
Une remarque complémentaire, mais peut être est ce mon âge qui me fait réagir comme ça: si je fais le compte du temps réellement consacré à la transmission du savoir, c'est peanut par rapport à leur temps de présence à l'école!!
Quand en plus je lis qu'il faut qu'ils aient plus de sport, moins de ça, etc..., je comprend mieux la nécessité d'études longues pour avoir au niveau bac des gosses qui ne maîtrisent que mal leur langue maternelle, particulièrement en orthographe et grammaire.
@Kilbith, tu es négatif ;), des toubibs étrangers en poste dans les hôpitaux, à terme ce seront des emplois en plus > interprêtes :D
@ Modl, pour les FF, on en revient au mode de recrutement actuel, qu'est ce qui va distinguer un diplômé Master qui va enseigner sans formation, du même recruté en direct, rien si ce n'est la réussite au concours, l'un comme l'autre auront plus ou prou le même niveau et pas plus de d'expérience pédagogique.
Ah non, je suis bête, le premier pourrait devenir un fonctionnaire indéboulonnable (pas une critique), l'autre va fermer sa g...le pour garder son boulotaduréevariableselon lescreditsetlebonvouloir du système
Ce qui me gonfle le plus c'est que ces jeunes sont notre futur, tant dans leur perception du monde, que dans leur libre arbitre et leur capacité à analyser ce que cette société va leur proposer comme mode de vie, et à mon sens c'est pas gagné!!
A +
Gérard
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Perso je n'y ai jamais cru... Pas plus aujourd'hui qu'auparavant...
C'est le genre de croyance qui ne rassure que celui qui s'y fie...
Ben moi j'y crois. Je suis issu d'un milieu à la base agricole, ma mère a eu son bac et est devenu instit, je suis devenu prof, avant tout parce que l'école, le collège et le lycée m'ont donné cette possibilité au moins d'essayer. Après, c'est du boulot, on peut même appeler ça la méritocratie. Je suis une preuve que ça peut marcher.
Pour les FF et la réforme du recrutement, tu as raison Gmaz87. C'est même pour ça que je m'oppose à la formation actuelle des profs, mais c'est un autre débat, qui sort du sujet initial. Dans mon lycée, les stagiaires sont encadrés le plus souvent par 2 tuteurs qui se partagent ainsi le travail. Mais à l'extrême, le Master2 qui a échoué a au moins les compétences universitaires de la matière. Ce n'est pas toujours le cas chez les FF actuels...
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Désolé, on élève des animaux pour la viande par exemple, on nourri son chat ou ses poissons rouges Et on éduque et instruit les enfants...
Eventuellement on aide quelqu'un à s'élever, philosophiquement, moralement ou professionnellement... Mais on élève pas un enfant >:( >:( >:(
Désolée de ne pas avoir été plus précise. J'ai utilisé le terme "élever" dans le sens ci-dessous, cité par dedenimes. C'était si évident pour moi que je n'ai pas pensé un instant qu'il pourrait être interprété autrement.
"Former sur le plan psychologique, intellectuel, spirituel, social, etc. ; éduquer : Élever ses enfants dans le respect d'autrui."
Ceci dit, je ne suis pas d'accord sur le terme "former" de la citation. On ne forme pas un enfant, On l'aide à se former, à exprimer le meilleur qu'il a en lui, par les réprimandes quand il le faut mais, surtout, par l'exemple et avec beaucoup d'amour, d'attention, d'écoute et de patience.
Je prends l'exemple du respect. C'est avant tout en respectant un enfant qu'on lui apprend le respect. Ce qui n'empêche pas de lui répéter pendant des années : "Ne me parle pas sur ce ton, s'il te plait", au point d'avoir envie de l'enregistrer pour le passer en boucle ;D , suivi par "Tu as le droit de t'exprimer, mais avec correction".
Au moins, il sait ce qu'est le vrai respect et n'est pas tenté comme beaucoup de le confondre avec la crainte.
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Désolée de ne pas avoir été plus précise. J'ai utilisé le terme "élever" dans le sens ci-dessous, cité par dedenimes. C'était si évident pour moi que je n'ai pas pensé un instant qu'il pourrait être interprété autrement.
"Former sur le plan psychologique, intellectuel, spirituel, social, etc. ; éduquer : Élever ses enfants dans le respect d'autrui."
Ceci dit, je ne suis pas d'accord sur le terme "former" de la citation. On ne forme pas un enfant, On l'aide à se former, à exprimer le meilleur qu'il a en lui, par les réprimandes quand il le faut mais, surtout, par l'exemple et avec beaucoup d'amour, d'attention, d'écoute et de patience.
Je prends l'exemple du respect. C'est avant tout en respectant un enfant qu'on lui apprend le respect. Ce qui n'empêche pas de lui répéter pendant des années : "Ne me parle pas sur ce ton, s'il te plait", au point d'avoir envie de l'enregistrer pour le passer en boucle ;D , suivi par "Tu as le droit de t'exprimer, mais avec correction".
Au moins, il sait ce qu'est le vrai respect et n'est pas tenté comme beaucoup de le confondre avec la crainte.
D'autant que "elever" est passé dans le langage courant, pour remplacer "eduquer" qui étymologiquement signifie conduire dehors, au sens ou l'on prépare son enfant à sortir du foyer, entrer dans la vie seul et préparé. ;)
J' interviens modestement sur un sujet qui en tant que papa m'intéresse.
Aujourd'hui et au regard de ce qui a été déjà justement cité, je vois deux gros problème, le premier est effectivement le "laxisme", de ces parents démissionnaires de leur autorité parentale, tous ces jeunes aucunement cadrés, qui ne font même plus les liens de causalité entre leurs actes et les conséquences de ces derniers pour autrui, mais également et avat tout pour eux même !
Ce premier problème en entraîne un autre, le fait que les enseignants doivent, ou pire, se sentent obligé de se substituer à ces parents démissionnaires.
Le deuxième problème est ce monolithe qu' est l' EN, il faudrait entièrement revoir le système éducatif français, qui sur le fond et sur la forme est un des plus mauvais d'Europe, mais réformer !!! le hic ??? devinez ???
Le serpent se mort la queue, seulement il arrive bientôt à sa propre nuque ...
J'entens bien que mon discourt n'est peut être pas consensuel, néanmoins le sujet me semble suffisament sérieux pour éviter de tomber dans cette sempiternelle fausse consensualié ...
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A quelques part on peut dire qu'il s'agit d'un problème lié aux revendications sociales : jeunes remettant en cause l'autorité parentale alors que ceux-ci (les parents) n'aspirent qu'a sa continuité (pour la majorité je pense).
Compte tenu de ça on fait quoi ? on crie au scandale soixante huitard ? J'en pense qu'on ne refait pas le passé mais que l'on peut malgré tout fixer des limites a ne pas dépasser faute de quoi la sanction tombe, des limites claires et compréhensibles et surtout non-négociable.
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Bonjour,
Pour rebondir sur la reflexion de choco quant à l'action des enseignants et de tous ceux au contact des enfants à l'école (EVS, ATSEM, la cantinière etc...), et en particulier en complément ou hélas souvent en substitution de l'action des parents, c'est une necessité et non un plaisir.
Si dans une classe quelques élèves sont borderline, rapidement ça gagne et on vire vite à l'incontrôlable (sans parler des parents "normaux" qui rouspètent à juste titre).
En fait, les enfants à l'école comme à la maison demeurent des enfants, ils testent le point jusqu'ou ils peuvent aller, à nous de faire en sorte que ce point soit acceptable dans un environnement de communauté.
Je rentre du travail ou j'ai "bataillé" une bonne partie de la journée avec un môme qui ne voulait pas faire un exercice, je devais l'aider à lire un texte et répondre a des questions simples, deux heures pour y parvenir...
Et rebelote en debut d'après midi, il n'avait pas lu son livre de lecture à la maison, raisons invoquées: maman pas dispo et au final " j'ai regardé la télé"!!!
Et une autre heure pour une page écrite en gros caractères...
J'ai un doute sérieux quant à l'implication des parents qui conjuguée avec une paresse naturelle (gamin j'aurais fait de même peut être, encore que ma mère...), bref une énergie terrible pour un truc somme tout assez facile si tout va bien.
Je pense que pas mal de parents auraient profit à voir comment leurs enfants se comportent à l'école.
A+
Gérard
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A quelques part on peut dire qu'il s'agit d'un problème lié aux revendications sociales : jeunes remettant en cause l'autorité parentale alors que ceux-ci (les parents) n'aspirent qu'a sa continuité (pour la majorité je pense).
Compte tenu de ça on fait quoi ? on crie au scandale soixante huitard ? J'en pense qu'on ne refait pas le passé mais que l'on peut malgré tout fixer des limites a ne pas dépasser faute de quoi la sanction tombe, des limites claires et compréhensibles et surtout non-négociable
Tout comme les revendications sociales, le "scandale soixante-huitard" est un raccourci un peu facile.
Il était tout de même bon de dépoussiérer une méthode d'éducation qui n'avait pas changé depuis plusieurs générations : ordonner sans dire pourquoi ("Obéis immédiatement!"), considérer que lorsqu'un enfant exprime une peur ou un chagrin, ce n'est que comédie ou "chagrin d'enfant", c'est à dire futile et éphémère, penser que seuls les adultes ont des soucis, considérer comme très grave le fait de "répondre" à ses parents (décodage pour les plus jeunes : protester contre un ordre), sans oublier la culpabilisation ("Tu rends ta mère malade").
Il y a eu des excès dans l'autre sens, bien sûr (le fameux : il est interdit d'interdire) mais cela a tout de même mené à un plus grand respect de l'enfant, à écouter ce qu'il a à dire sans nier ses sentiments ou rejeter d'office ses opinions seulement parce qu'il est un enfant, faire preuve avec lui de la politesse qu'on lui demande de faire avec les autres etc... Tout ça prend plus de temps et d'énergie mais je n'ai pas l'impression que ce soit les enfants de soixante-huitards qui posent le plus de problèmes. Ce sont plutôt ceux de la génération suivante et seulement une minorité.
Il ne faut pas confondre cela avec le laxisme. Le laxisme, c'est laisser faire, non pas par conviction (les parents qui l'ont fait croyait que c'était meilleur pour leurs enfants), mais par manque d'intérêt pour l'enfant. Mettre un enfant devant la télé pour avoir la paix par exemple.
J'ai vu des petits ne marchant pas encore, devant la télé pour que leur mère puisse bavarder tranquillement avec une voisine ou bien pire, dans le bain sans surveillance :down:
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Ce sont plutôt ceux de la génération suivante et seulement une minorité.
Absolument d'accord sur la génération d'après, par contre une minorité... peut être pas la majorité, et encore, mais le minimiser est à mon avis se voiler une nouvelle fois la face ...
Il ne faut pas confondre cela avec le laxisme. Le laxisme, c'est laisser faire, non pas par conviction (les parents qui l'ont fait croyait que c'était meilleur pour leurs enfants), mais par manque d'intérêt pour l'enfant. Mettre un enfant devant la télé pour avoir la paix par exemple.
J'ai vu des petits ne marchant pas encore, devant la télé pour que leur mère puisse bavarder tranquillement avec une voisine ou bien pire, dans le bain sans surveillance
Tu fais ici une difference, il n'en est rien, le laxisme est une tolérence excessive, qu' elle soit motivée par une éducation post soixtante huitarde pétardante et/ou diverses lectures "Doltoiennes" et autres prosélytismes où l'on doit laisser l'enfant se construire soi même, où la féssées, la réprimendes parentale ou encore la mise au coin doivent être très sévèrement répprimés devant les tribunaux ("grand dieu cet enfant à reçu une féssé parcequ'il a dit va te faire foutre à sa maman, vite !!! les services sociaux !!!" des féssées et des baffes j'en ai pris étant jeune, elles était très souvent (si ce n'est toujours :-[ ;#) mérités, et je remercie mes parents, il faut faire la distinction certe entre la maltraitance des enfants qui est innacceptable et éduquer ses enfants avec des moyens qui ont fait leur preuves depuis des siècles, et qui n'on jamais pérturbé le develloppement de ces jeunes en adultes ayant une parfaite distinction de ce qui se fait, ce qui peux se faire, et ce qui ne se fait pas ... et les consequences de celles ci pour soi et pour les autres ...) tout comme pour laisser plus de temps à ces parents qui ont fait des enfants parceque l'animalerie était férmée (tes exemples, sont très réalistes, malheuresement).
Le résultat est le même car les consequences de ces éducations ou plutôt non éducations se traduisent par des enfants et/ou des ados qui se retrouvent aujourd'hui sans aucune notion de l'autorité, parents, prof, et malheuresement parfois policier, juge ...
Donc en effet la problétique de départ de situe bien en partie ici.
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Amalgame peut-être, qu'est ce qui est du ressort de l'éducation traditionnelle ? qu'est ce qui est du ressort de l'autoritarisme ?
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FW190, difficile à dire... l'éducation donnée dépend aussi du caractère des parents, une mère ou un père d'une nature autoritaire peut verser facilement dans l'autoritarisme sans s'en rendre compte.
De même, tout le monde n'a pas l'autorité naturelle suffisante. Malgré tous mes efforts mes enfants n'ont jamais pris au sérieux mes tentatives d'autorité. Heureux quand ils ne sortaient pas une grosse vanne qui me faisait pouffer de rire. C'est qu'ils ont eu dès le plus jeune âge un humour irrésistible ;D J'avais plus de résultat avec des discours moralisateurs, plus parce que ça les emmerdait que parce qu'ils m'écoutaient :lol:
Enfin, avec le recul, maintenant qu'ils sont adultes, j'ai tout lieu d'être fière de ce qu'ils sont : des personnes de grand cœur, responsables, vivant selon l'éthique qu'ils se sont forgée. Mais mon mari et moi y sommes-nous pour quelque chose? par l'amour et l'exemple, surement mais par l'autorité, je doute. Leur bonne nature a fait la majorité du travail.
Je vous rassure, non seulement j'ai reçu des fessées mais j'en ai données, en veillant à ne pas faire mal tout de même, c'est le geste qui compte surtout.
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Le geste et l'intention, je pense que l'éducation dans son côté "autoritaire", parfois un peu ferme sert en fait de fil conducteur aux enfants : c'est l'équivalent de la loi et du devoir pour nous autres les adultes.
Et si pour prendre conscience de la nécessité d'une éducation "sérieuse" on observait ce qui se passe quand justement il s'avère qu'elle fait défaut ?
Après ce n'est que mon avis d'homme et non de père.
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Ben moi j'y crois. Je suis issu d'un milieu à la base agricole, ma mère a eu son bac et est devenu instit, je suis devenu prof, avant tout parce que l'école, le collège et le lycée m'ont donné cette possibilité au moins d'essayer. Après, c'est du boulot, on peut même appeler ça la méritocratie. Je suis une preuve que ça peut marcher.
Et elle est où dans ton exemple l'égalité des chances? :blink: Ta mère a eu son bac, elle t'a sans doute transmis le goût de l'étude... Souvent (je ne dis pas toujours) les gens issus du monde agricole ont le sens du travail et de l'effort car ils sont issus d'un milieu où rien ne tombe tout cuit dans la bouche...
La "chance" (ou les chances) c'est souvent une conjonction de choses qui ne doivent rien au hasard... Mais pour se rassurer, pour se dire que c'est possible pour tout le monde, on préfère s'en remettre à une "force supérieure".
Audaces fortuna juvat... Ce qui se traduit dans mon dico par La Fortune (La chance) sourit aux audacieux parce qu'ils se remuent le cul et ont un entourage qui les soutient. Et je le répète, je ne pense pas que ce soit le cas pour tout le monde... Mais bon j'avoue, je suis cynique à tendance pessimiste... :-[ ;) ;D
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L'égalité des chances, dans ce cas, c'est que toute ma classe a eu les mêmes chances "scolaires". Après, comme tu le dis, à la maison, les devoirs n'étaient pas un choix, comme les leçons. Et j'en ai chié... >:( Le proverbe de base de la famille est effectivement "Travaille, il en restera toujours quelque chose." Et je pourrai rajouter que j'avais des instits à l'ancienne, avec qui on rigolait pas tous les jours, et c'est rien de le dire. C'était du "Monsieur" ou "Maître", avec "vous" comme autre possibilité. Et maintenant que j'y réfléchis, la trouille était supérieure au respect, qui n'est venu qu'après. Mais ça marchait.
C'est vrai que mes parents savaient l'importance des études, et c'est peut-être ce qui a plus ou moins disparu aujourd'hui, cette "croyance" dans les études et le rôle du diplôme. Pour l'anecdote, mon père ne m'a dit qu'une fois dans toute ma scolarité "c'est bien", c'est le jour où j'ai eu mon bac.
On en revient donc à une base où le travail des élèves doit être une norme, pas une exception, et où le rôle des parents (de l'entourage) est aussi indispensable, ne serait-ce que pour encourager. C'est ce que je dis à mes parents d'élèves : soutenez vos enfants, je leur tape dessus moi-même, encouragez-les, et si vous ne savez pas faire leurs exo (et ça aussi je l'ai vu, une mère en larme parce qu'elle n'arrivait plus à faire les devoirs de maths de son fils en seconde), c'est pas grave, ils sont prévus pour vos enfants...
Ca fait du bien de pouvoir dire tout ça en étant écouter.
Merci à tous !!! :doubleup:
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FW190, difficile à dire... l'éducation donnée dépend aussi du caractère des parents, une mère ou un père d'une nature autoritaire peut verser facilement dans l'autoritarisme sans s'en rendre compte.
De même, tout le monde n'a pas l'autorité naturelle suffisante. Malgré tous mes efforts mes enfants n'ont jamais pris au sérieux mes tentatives d'autorité. Heureux quand ils ne sortaient pas une grosse vanne qui me faisait pouffer de rire. C'est qu'ils ont eu dès le plus jeune âge un humour irrésistible J'avais plus de résultat avec des discours moralisateurs, plus parce que ça les emmerdait que parce qu'ils m'écoutaient
Enfin, avec le recul, maintenant qu'ils sont adultes, j'ai tout lieu d'être fière de ce qu'ils sont : des personnes de grand cœur, responsables, vivant selon l'éthique qu'ils se sont forgée. Mais mon mari et moi y sommes-nous pour quelque chose? par l'amour et l'exemple, surement mais par l'autorité, je doute. Leur bonne nature a fait la majorité du travail.
Je vous rassure, non seulement j'ai reçu des fessées mais j'en ai données, en veillant à ne pas faire mal tout de même, c'est le geste qui compte surtout.
Au ragard de ce que tu explique, il y a de grandes chances pour que la bonne situation de tes enfants ai un rapport avec toi et ton mari.
L'amour et l'exemple en effet sont des valeurs et sentiments qui font malheuresement aujourd'hui à certains parents peut être plus encore l'exemplarité d'ailleurs, et il est certain que cela n'aide pas necessairement les enfants, toutefois le défaut plus généralement constaté par les enseignats, CPE, Policiers, etc ... est bel et bien le manque d' autorité des parents, qui entraine que des enfants, pré ado ou ados, et ensuite jeunes adultes refusent toutes formes d'autorité, ce qui dans un premier temps, ne permet plus aux enseignants de faire leur travail = Enseigner (et non pas tenter d'éduquer, de cadrer, ou autres), ce qui entraine ensuite un enchainement facheux, où l'enfant se retrouve en situation d'échec, avec toute les conséquences que l'on sait.
Et si pour prendre conscience de la nécessité d'une éducation "sérieuse" on observait ce qui se passe quand justement il s'avère qu'elle fait défaut ?
On y est ! le serpent se mort la queu...
La "chance" (ou les chances) c'est souvent une conjonction de choses qui ne doivent rien au hasard... Mais pour se rassurer, pour se dire que c'est possible pour tout le monde, on préfère s'en remettre à une "force supérieure".
Audaces fortuna juvat... Ce qui se traduit dans mon dico par La Fortune (La chance) sourit aux audacieux parce qu'ils se remuent le cul et ont un entourage qui les soutient. Et je le répète, je ne pense pas que ce soit le cas pour tout le monde... Mais bon j'avoue, je suis cynique à tendance pessimiste... :-[ ;) ;D
La chance, c'est de la foutaise, la réussite tu te la créé tout seul si tu n'a pas d'autres moyens, comme tu le dit en se remuent le cul, et l'idée qui consiste à bénéficier obligatoirement d'un entourage qui soutient celui qui décide d'avancer et de se remuer le c*l ou non d'ailleurs, n'est nullement une condition à la réussite, et je sais de quoi je parle (pas moi personnellement, mais ça me concèrne pleinement et directement, et je parle bien d'un enfant au départ, puis un ado, puis un adultes, puis ...).
Encore une fois la réussite qu'elle soit scolaire, professionnelle, personnelle, sportive, etc ... ça se construit avec des efforts, des concessions, du labeur, la facilité est dans la chance et le doux rève qui l'accompagne, la réussitte est au bout des moyens qu' on se donne et des efforts qu'on a fournis, et non pas qu'on nous donne, ou pire que l'on attend que l'on nous donne... même si dans certains cas, les moyens étant là pouvant aider, ou à l'inverse parfois désservir...
On fait avec ce qu'on a et on y va !!!
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La chance, c'est de la foutaise, la réussite tu te la créé tout seul si tu n'a pas d'autres moyens, comme tu le dit en se remuent le cul, et l'idée qui consiste à bénéficier obligatoirement d'un entourage qui soutient celui qui décide d'avancer et de se remuer le c*l ou non d'ailleurs, n'est nullement une condition à la réussite, et je sais de quoi je parle (pas moi personnellement, mais ça me concèrne pleinement et directement, et je parle bien d'un enfant au départ, puis un ado, puis un adultes, puis ...).
Encore une fois la réussite qu'elle soit scolaire, professionnelle, personnelle, sportive, etc ... ça se construit avec des efforts, des concessions, du labeur, la facilité est dans la chance et le doux rève qui l'accompagne, la réussitte est au bout des moyens qu' on se donne et des efforts qu'on a fournis, et non pas qu'on nous donne, ou pire que l'on attend que l'on nous donne... même si dans certains cas, les moyens étant là pouvant aider, ou à l'inverse parfois désservir...
On fait avec ce qu'on a et on y va !!!
un peu manichéen, non ? il y aurait donc les bons qui se bougent le cul et les mauvais qui sont juste faibles ...
je bosse avec des gamins handicapés depuis quelques temps, j'ai aussi bossé en primaire dans des classes traditionnelles
mon expérience me fait dire deux choses
1 - on va droit dans le mur
2- hélas, ce n'est pas aussi simple que efforts + volonté = réussite
on va droit dans le mur, car l'école n'est plus en prise avec la société, ou plutôt, la société a céssé de respecter l'école.
avant, l'instit était un notable (ce qui conduisait d'ailleurs à des excès ... les méthodes étaient parfois très limites)
l'élève" en difficulté était au fond et attendait la fin de la journée
aujourd'hui, l'instit est un fonctionnaire "je vous paie avec mes impots" qui de toute façon ne veut pas bosser et ne voit pas que mon fils est un génie (oui, il étrangle ses camarades, mais c'est affectueux !)
on devrait apprendre au gamin l'effort et la droiture quand autour de nous chacun cherche à gagner plus, plus vite, sans efforts ...et même si pour ça il faut marcher sur les autres
bref, je vais pas faire un pavé, j'espère que vous avez saisi l'idée
pour terminer sur cette histoire d'efforts = réussite, c'est aussi, il faut le savoir, une technique de culpabilisation très intéressante utilisée notamment par certains gourous ou DRH ...
certes, se bouger et faire des efforts est sain et salutaire, il faut encourager tout le monde à le faire !
de là à dire que ceux qui n'ont pas de résultats ne font pas d'efforts ... au quotidien je vois certains mômes faire des montagnes d'effort presque sans résultats ...
parfois, une simple aide sur la méthode de travail peut débloquer ces situations... parfois c'est plus complexe
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Une urne ?
Pas trop d'accord.
Notre système éducatif est "bancal" depuis plus de 50 ans ( au moins). Néanmoins, ce système commence à la maison, par la FAMILLE. L'instit ou le prof ne sont là que pour supplèer ( amha) à mon manque d'instruction sur certains sujets. Il s'agit donc ( pour moi) d'une collaboration étroite entre parents et enseignants ayant pour but d'EDUQUER nos enfants. Le pb aujourd'hui c'est que l'instit, ou plus généralement l'EN, sont devenu des substituts aux parents qui n'assument ( ou ne peuvent, ou ne veulent, plus assumer) leur rôle ( je ne me fais surement pas que des potes en disant ça). Le véritable noeud du pb est là, je crois.
Les urnes c'est bien pour revendiquer des droits. Pour faire face à ses propres responsabilités, pas besoin d'urnes, la conscience de son rôle, de son devoir reste suffisante.
Je suis pas d'accord avec toi, pour une fois, mon pote.
La famille éduque, l'école instruit. Même si les parents jouent aussi un rôle prépondérant dans l'instruction. Là, clairement le fil à l'origine évoque un problème lié in fine à la qualité de l'instruction. Boulot de l'état. Et oui ça passe par les urnes.
Et l'école n'est pas là pour suppléer à l'instruction donnée par les parents. C'est pas ma mère qui va me donner des connaissances de base en biologie, en vecteur poids ou en électroboulangerie.
Quand à l'égalité des chances, faut arrêter de tout mélanger. Évidemment que dans l'absolu, ça n'existe pas. Y pas besoin de se branler la dessus pendant dix ans.
Par contre si on regarde en terme de circuit des possibles dans le parcourt scolaire, je trouve qu'en France on a déjà une bonne base sur le principe d'égalité des chances. Si on parle d'école stricto sensu. Parce que le système est pas encore pourri par le privé. Parce que, mine de rien, il y a des aides pour étudier avec peu de soutien financier de la famille voire pas du tout et un système fait pour ne pas défavoriser à l'entrée des écoles. J'ai suffisamment fréquenté la bibliothèque saint geneviève pour savoir de quoi je parle. Des étudiants de prépa boursières qui rentrent au foyer le soir, j'en ai vu quelques uns. J'en ai même vu qui faisaient des écoles d'art. Je donne cet exemple, parce que école d'art, c'est pas juste un cahier et trois stylo qu'il faut pour suivre dans l'année.
Alors oui, après, on peut relativiser. Les boîtes à bac, l'école alsacienne, le prof qui n'aime pas quand on s'appelle Rachid, le copinage. Y a des choses à arranger. Les urnes. L'engagement personnel en politique.
Ensuite, oui, clairement on a une structure sociale qui fusille ça. Il y a ce problème à régler aussi. Mais c'est un autre problème. Mélanger les deux, pour moi c'est s'exposer à faire tout mal. Des gens à embaucher pour faire ce job y en a. Et du fric pour les payer y en a aussi. Un exemple, y a pas si longtemps, à coté de certaines centres militaires, on pouvait voir des camions cramer de l'essence à vide une fois par semaine pour avoir des budgets reconduits d'une année sur l'autre. Quand je vois le fric que certains se mettent dans les fouilles sur le dos de l'état, je ne suis pas inquiet. Quand je vois l'ampleur de la fraude fiscale, aussi. C'est juste une question de priorité politiques.
Et c'est les urnes. Ou l'engagement personnel en politique.
Et je vous donne un exemple tout frais : http://www.mediapart.fr/node/108909
Et non on a pas le droit de causer politique sur ce forum, mais ça me fait plaisir de coller un lien d'un journal de gauche dans un sujet qui n'a pas grand chose à faire ici non plus.
Après d'un point de vue purement logique on peut s'astiquer la nouille très longtemps. Personnellement imaginer un pays qui tourne et dans lequel chacun exerce le métier de ses rêves, ça dépasse mes capacités. J'ai déjà du mal à imaginer l'étape numéro un : un monde dans lequel chacun aurait réussi à identifier ses propres désir.
WHAT IS YOUR NATURE ?
EH ?
HEIN ?
HAHAHAHAH !
YOU FEEL IT ?
NO ?
SBLAM !
AND NOW ?
;)
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un peu manichéen, non ? il y aurait donc les bons qui se bougent le cul et les mauvais qui sont juste faibles ...
Mon propos était de rebondir sue ce qu'a dit Rod, et non, rien de "manichéen " dans ce que j'ai écrit, le manichéisme c'est l'ooposition du bien et du mal, sans juste milieu, un peu ce que toi tu as écrit pour donner une autre dimensions à mes propos ;), pour ma part c'est un peu plus subtil que ça, il y a ceux qui se donnent les moyens, et ceux qui attendent qu'on leur donne ou pire qu'on leur offre direct le resultat, il n'y a aucune notion de mal ou bien, de bon ou de mauvais, seul le résultat ou même seulement l'evolution poura éventuellment en être qualifié.
Et en effet le resultat n'est pas systématiquement au RDV, rien n'est aqui, c'est pas le "tu joues tu gagnes", mais cela permet de mettre plus de "chance" de son côté, et offre une dynamique, un va de l'avant ... qui de toute façon sera toujours plus salutaire que de ne rien faire.
Et c'est les urnes. Ou l'engagement personnel en politique.
Et je vous donne un exemple tout frais : http://www.mediapart.fr/node/108909
Et non on a pas le droit de causer politique sur ce forum, mais ça me fait plaisir de coller un lien d'un journal de gauche dans un sujet qui n'a pas grand chose à faire ici non plus.
Là effectivement, on glisse sérieusement, sur le hors sujet, et l'interdit du forum. :)
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C'est hors sujet dès le début, et, comme beaucoup d'autres fils signalés "mais pas de politique s'il vous plait", politique dès le début.
Mais bon.
Je suis de mauvais poil ce matin :)
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Faut bien que ça soit de la faute à quelqu'un, c'est sûr.
Tout le monde a son avis, et moi aussi, mais c'est quand même quelque chose d'assez complexe. Et même de tellement compliqué que tout le monde s'y casse les dents.
On change les programmes, on change les méthodes, on change de gouvernement, on change le recrutement des profs, on change les structures d'accueil des élèves, et on a toujours l'impression que ça va de mal en pis. Et c'est sans doute le cas. Bref.
Mais pour poser une question qui ne serait pas HS, on pourrait peut-être demander : comment survivre à l'école, pour les élèves comme pour les profs ?
Pour les profs, je dirais : abandonner ce métier si l'on s'aperçoit qu'on n'est pas fait pour ça. Savoir si l'on est fait pour ça :
1) Adorer et connaître ce qu'on enseigne.
2) Inspirer le respect, soit par gentillesse, soit par humour, soit par fermeté, soit par autre chose, soit par combinaison de plusieurs des précédents.
Sinon le prof vivra toute sa vie un enfer quotidien.
Mes deux balles dans le juke-box...
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Je ne suis pas sur que la complexité soit le coeur du problème.
Simplement dans notre beau pays de France on est tous d'accord pour vouloir que ça change ........... pour les autres. Nous sommes en effet prompt à dénoncer l'incurie d'autrui en nous parant nous-mêmes du voile de la vertue.
Au travail nous vivons un psychodrame parce qu'à la suite de de la fermeture d'un de nos site pour vente il va falloir déplacer ceux qui y travaillaient de ............... 6 km :'( Syndicat, audit social on envisage une prime de dédommagement. :down:
Faire ce qu'il faut vraiment supposerait un tel bouleversement des habitudes et acquis, compte tenu du contexte et des moyens, que ça ne se fera tout simplement pas sous aucun gouvernement. Et donc dialogue de sourd aidant, ceux qui le peuvent enverront leurs gamins dans le prové, l'EN se videra doucement de ses effectifs et de son âme pour devenir a terme portion congrue peuplée de recalés d'autres filières démotivés et déprimés.
Mais pendant ce temps, comme l'orchestre joue sur le pont du Titanic en train de couler, les enseignants villipendent l'état, les parents, les enfants et vice et versa.
C'est dommage, notre école républicaine fut enviée longtemps par de nombreux pays, elle ne pourra reposer en paix.
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Pour répondre en vrac, oui, c'est hors-sujet, et me semble-t-il posté dans la section adéquate. Ensuite, on peut le fermer sans que je me vexe... ;)
Pour une réforme, je suis prof, et tous ceux que je cotoie sont d'accord pour dire qu'il en faut une. Mais laquelle ? Dans quel but ? Si c'est pour briller dans les tests PISA, l'intérêt m'échappe un peu quand même...
Pour en revenir à la survie, on est tous d'accord pour dire que les connaissances sont indispensables. Survivre dans notre monde "classique" nécessite aussi des connaissances, souvent fournies par l'EN. Un simple exemple : si vous avez 40 ans et plus, vous aurez eu l'équivalent de deux ans de cours de français de plus qu'un élève actuel de term, vu le nombre d'heures de cours que vous aviez (6°-Term) par rapport à un term actuel. Vos chances de "survie" sont donc augmentée ;).
Vu le nombre de post "ce post est hors-sujet", je propose à un modo de le clore, voire même de le faire disparaître pour libérer de la place sur le forum.
Merci à tous de vos contributions.
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Mon père et ses parents avant lui avaient le seul certificat d'études mais un niveau d'orthographe quasi parfait sans parler d'un niveau de construction et un vocabulaire en Français plus que correct.
Niveau qu'on retrouvait du temps ou j'ai passé le bac mais déjà plus au niveau du BEPC.
Maintenant on voit des diplômés du 2ème cycle avec un niveau parfois étonnant même s'ils sont excellents dans leur domaine de spécialisation.
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Même chose que toi Patrick. Je me rappelle mes instits, qui faisaient copier sans état d'âme des listes entières de mots faux au dictée... On survivait, les parents trouvaient ça normal, et on ne faisait plus la faute en plus !!! L'orthographe, comme la grammaire, la conjugaison... ne sont pas des activités ludiques, et l'apprentissage est laborieux. Souvenez-vous des recopiages complets d'exercices du Bled... Mais ça marchait pas trop mal.
Maintenant, les universités ont remis au goût du jour des UV "dictée" pour les bacheliers...
J'ai aussi vu un reportage, où un ex-prof de français organise des stages d'orthographe pour des cadres. Les mails ont changé la donne : avant, c'était la secrétaire qui répondait. Maintenant, faut tout faire soi-même, et vite en plus. Un détail, le stage de 3 jours coûte quand même 1500€...
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Modl, je n'ai pas voulu te froisser. Il y a juste que quantité d'opinions ont été données et développées.
Et ce n'était que mon avis.
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Pour répondre en vrac, oui, c'est hors-sujet, et me semble-t-il posté dans la section adéquate. Ensuite, on peut le fermer sans que je me vexe... ;)
T'inquiètes pas. Un coup de gueule ça peut arriver de vouloir en passer. C'est juste que le fil a dérivé direct en sujet de société. Sur le coup ça m'a saoulé. Bref, ma gueule.
Comme disait l'autre, "Si tu kiffes pas negro, t'écoutes pas et puis c'est tout."
:)
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Même chose que toi Patrick. Je me rappelle mes instits, qui faisaient copier sans état d'âme des listes entières de mots faux au dictée... On survivait, les parents trouvaient ça normal, et on ne faisait plus la faute en plus !!! L'orthographe, comme la grammaire, la conjugaison... ne sont pas des activités ludiques, et l'apprentissage est laborieux. Souvenez-vous des recopiages complets d'exercices du Bled... Mais ça marchait pas trop mal.
Maintenant, les universités ont remis au goût du jour des UV "dictée" pour les bacheliers...
J'ai aussi vu un reportage, où un ex-prof de français organise des stages d'orthographe pour des cadres. Les mails ont changé la donne : avant, c'était la secrétaire qui répondait. Maintenant, faut tout faire soi-même, et vite en plus. Un détail, le stage de 3 jours coûte quand même 1500€...
Je fais encore régulièrement "rabacher" ce genre de trucs à mes élèves, et croyez moi je ne suis pas un ovni, plein d'instits le font ... c'est comme le calcul mental, on veut nous faire croire que ça a disparu, bin non, on en fait ...
toutefois et pour répondre aussi à Patrick, il faut se souvenir qu'à l'époque les programmes étaient infiniment moins variés ! pas d'anglais, pas d'ordi, moins de sport, pas d 'histoire des arts ...
bref, on peut toujours dire "cétait mieux aaavant ! " comme francis cabrel, mais la question n'est pas là !
pour ma part je prone un retour à des bases solides, moins de choses mais mieux maitrisées ...
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toutefois et pour répondre aussi à Patrick, il faut se souvenir qu'à l'époque les programmes étaient infiniment moins variés ! pas d'anglais, pas d'ordi, moins de sport, pas d 'histoire des arts ...
Heu en collège j'avais anglais italien, dessin, travaux manuels et 4h de sport, plus latin.
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Heu en collège j'avais anglais italien, dessin, travaux manuels et 4h de sport, plus latin.
oui, bien sur, je parlais surtout du primaire ... mais mon raisonnement n'est pas si faux : même au collège l'évolution est sensible : à juste titre, d'ailleurs : comment passer a coté de l'informatique par exemple ?
toutefois, en multipliant les activités, il est parfois difficile de tout gérer ... c'est loin d'être le seul facteur, hein, faut pas non plus éxagérer ... ;)
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toutefois et pour répondre aussi à Patrick, il faut se souvenir qu'à l'époque les programmes étaient infiniment moins variés ! pas d'anglais, pas d'ordi, moins de sport, pas d 'histoire des arts ...
oui, bien sur, je parlais surtout du primaire ... mais mon raisonnement n'est pas si faux : même au collège l'évolution est sensible : à juste titre, d'ailleurs : comment passer a coté de l'informatique par exemple ?
toutefois, en multipliant les activités, il est parfois difficile de tout gérer ... c'est loin d'être le seul facteur, hein, faut pas non plus éxagérer ... ;)
On enseigne l'histoire de l'art au primaire ? :blink:
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Ce qui me fait penser que les cours d'informatique a l'école m'on toujours bien fait rire, (utilisations pas programmations hein!) les profs ont toujours été larguer par rapport au élèves... Donnaient des cours avec des machines et des programmes digne de la préhistoire... :blink:
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on va droit dans le mur, car l'école n'est plus en prise avec la société, ou plutôt, la société a céssé de respecter l'école.
avant, l'instit était un notable (ce qui conduisait d'ailleurs à des excès ... les méthodes étaient parfois très limites)
l'élève" en difficulté était au fond et attendait la fin de la journée
Les critères pour être un notable n'ont pas vraiment changé, haut niveau d'éducation/haut revenu, de préférence en cumulant les deux. L'instit du village du début du 20ème était clairement dans les 5% plus éduqués (en concurrence avec le curé ;D) et se positionnait pas mal en terme de revenus.
Maintenant en terme de revenus un instit est dans le ventre mou et en terme de diplôme selon les coins ils peut se retrouvé avec 80% des parents d'élèves plus diplomés. Ce n'est pas tellement la condition de l'instit qui s'est dégradé mais la société qui l'a rattrapé (en grande partie grâce au travail des instits de la génération précédente du reste)... Le manque de respect envers l'institution est peut-être du en partie à ça, ou peut-être est-elle jugée sur ses résultats...
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put**n être instit de mémoire c'est au moins bac +4 , et un concours pas évident quand même , mais je crois que c'est plutôt passé à du bac +5 , dire qu'y a parfois 80 pourcent des gens qui ont au moins fait autant , cela me semble exagéré.
En plus en règle générale les parents ayant fait des études après le bac sont souvent plus sensibles à leur responsabilité et au travail de leurs gamins .
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put**n être instit de mémoire c'est au moins bac +4 , et un concours pas évident quand même , mais je crois que c'est plutôt passé à du bac +5 , dire qu'y a parfois 80 pourcent des gens qui ont au moins fait autant , cela me semble exagéré.
En plus en règle générale les parents ayant fait des études après le bac sont souvent plus sensibles à leur responsabilité et au travail de leurs gamins .
T'as raison je viens de regarder depuis 2010 c'est bac+5, ça les mets au niveau du CAPES en terme de longueur d'études... Mais je suis quasiment sur que récemment (début années 2000) tu pouvais rentrer en IUFM (pour 1 an d'études) avec un bac+2... Je ne comprend pas le tirage vers le haut pour être honnête, autant de temps pour former une instit de maternelle qu'un prof de physique de terminale ça semble sous optimal... Comme d'habitude on fait de la diplomite et si t'as pas un master t'es plus rien...
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A partir 92 ou 93, il fallait une licence pour passer le concours de l'IUFM.
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Vertu-Wikipedia
Le mot vertu vient du mot latin virtus, lui-même dérivé du mot vir, d'où nous viennent les mots « viril » et « virilité ». Tandis que vir sert à nommer ...
Sans commentaire.
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T'as raison je viens de regarder depuis 2010 c'est bac+5, ça les mets au niveau du CAPES en terme de longueur d'études... Mais je suis quasiment sur que récemment (début années 2000) tu pouvais rentrer en IUFM (pour 1 an d'études) avec un bac+2... Je ne comprend pas le tirage vers le haut pour être honnête, autant de temps pour former une instit de maternelle qu'un prof de physique de terminale ça semble sous optimal... Comme d'habitude on fait de la diplomite et si t'as pas un master t'es plus rien...
C'est assez simple à comprendre : on veut 80 % de bacheliers, donc on baisse le niveau du bac, donc il faut augmenter le niveau d'étude pour atteindre au même niveau de connaissance. Un master bac+5 d'aujourd'hui, c'est le niveau d'une licence d'il y a 10 ou 15 ans, disent des profs de facs.
Il ne s'agit donc pas tout à fait de tirage vers le haut (même si ça en a l'apparence), mais du maintien du niveau des enseignants.
Au début de la réforme des IUFM (début des années 90), il fallait une licence pour passer les concours des "professeurs des écoles" maintenant, c'est bac+5. Je ne sais pas bien jusqu'où ça peut aller.
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Gros déterrage de post...
Je réponds car il y a de grosses méconnaissances (comme souvent lorsque l'on parle de l’Éducation Nationale en France...)
...Mais je suis quasiment sur que récemment (début années 2000) tu pouvais rentrer en IUFM (pour 1 an d'études) avec un bac+2...
C'est FAUX.
Que ce soit pour intégrer le corps des PE (Professeurs des Ecoles) ou des PLC (Professeurs des Lycées et Collèges) il faut au moins une licence et ce depuis 1990, suite à la loi d'orientation sur l'éducation n°89-486 du 10 juillet 1989.
Voire même une maîtrise pour passer l'Agrégation.
La licence donnait le droit de passer le concours CRPE (prof des écoles) ou CAPES (collèges et lycées), la maitrise donnait le droit de passer l'agrégation.
Après 1969 et jusqu'à 1990, il fallait intégrer l'Ecole Normale, réussir le Baccalauréat puis faire 2 ans d'études.
Quoiqu'il en soit, la réforme de 2010 (sans rentrer dans le jugement polémique de son utilité, ni de son efficacité) est faite tout simplement pour faire des économies, supprimer des IUFM (et des maitres formateurs d'enseignants), d'utiliser les étudiants en master comme remplaçants, sous pretexte de faire le formation (par un stagiaire, lauréat de concours)
on veut 80 % de bacheliers, donc on baisse le niveau du bac, donc il faut augmenter le niveau d'étude pour atteindre au même niveau de connaissance.
Je pense que c'est faux. Un collégien de 3ème aujourd'hui en sait autant qu'un d'il y a 15 ans et plus qu'un des années 30.
Effectivement certaines notions de mathématiques et de français sont vues plus tard (voire plus du tout) de nos jours. MAIS, la plupart des enfants d'aujourd'hui vont à l'école jusqu'à 16ans, ont accès à la TV, l'ordinateur, Internet, savent utiliser ces outils de façons intuitive. Sauf que les enfants d'aujourd'hui ont perdu une connaissance pour une autre. Exemple, ils se sont éloignés de la nature et certains ne savent pas reconnaitre les légumes ou une chèvre d'une brebis, un canard d'une oie...
Les enfants ont changé. Je vous invite à lire le discours de Michel Serres:
http://www.institut-de-france.fr/education/serres.html
Un master bac+5 d'aujourd'hui, c'est le niveau d'une licence d'il y a 10 ou 15 ans, disent des profs de facs.
Sur quels critères tes "sources" (les profs de fac, je te cite) évaluent-ils que le niveau de difficulté d'une licence d'il y a 15 ans est plus élevé qu'un master d'aujourd'hui? Contrairement aux programmes de secondaire collège et lycée, les programmes de fac n'ont pas beaucoup changé.
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Sauf que les enfants d'aujourd'hui ont perdu une connaissance pour une autre. Exemple, ils se sont éloignés de la nature et certains ne savent pas reconnaitre les légumes ou une chèvre d'une brebis, un canard d'une oie...
bonjour!
je trouve que le niveau de culture générale des jeunes a énormément baissé..
lorsque je discute avec les enfants de mes amis 12<16 ans je suis sidéré de leur ignorance, et voir a quel point ils sont encore des enfants comparativement a ce que l'on faisait nous á leur âge..
petit edit de bienseánce
j'ai lu ceci hier sur un site que je ne connais pas et que je découvrais.. je ne sais donc pas ce que valent leurs infos.. jene souhaite pas non plus parler de politique, le titre du lien est indépendant de ma volonté.. :-\
quelqu'un pourrait m'en dire son avis?
http://www.causeur.fr/au-secours-la-gauche-est-deja-passee,11221
Ce que l’on comprend très bien en revanche à la lecture de ces programmes est qu’il n’y aura plus de chronologie, mais des thèmes au choix à étudier, dans le plus grand désordre. Quasiment plus de Moyen-âge, plus de Clovis, plus de Saint Louis. Plus de Louis XIV, mais un thème très général sur « l’absolutisme ». Louis XV a totalement disparu. Plus de possibilité d’étudier l’affreux Napoléon bien sûr ; mais pas même l’Empire qui devient facultatif et ne peut être traité qu’autour des notions de « guerre » ou de « religions ». Et le Code Napoléon ? Plus d’étude chronologique et approfondie de l’histoire de la Révolution française, comme cela est très clairement précisé, sous le titre « démarches » : « On renonce à un récit continu des événements de la Révolution et de l’Empire ; l’étude se concentre sur un petit nombre d’événements et de grandes figures à l’aide d’images au choix pour mettre en mettre en évidence les ruptures avec l’ordre ancien ». Mais en revanche un « thème » entier et obligatoire portera sur les traites négrières, chapitre dont on peut imaginer avec quelle subtilité il sera traité, quand on sait comment a été accueilli par nos pédagogues le grand livre de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau sur le sujet.
bien cordialement.. :D
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nous allons dans un restaurant "paparazzi" dont les murs sont couverts de photos d'acteurs contemporains des années 70 a nos jours.. hein? facile! c'est vraiment de la SOUS-culture..
Connaissance des jeunes: zero
EDIT: j'ai rayé la citation à la demande d'un membre par MP.
Je ne suis pas d'accord sur "connaissance zéro" car ils connaissent des choses, différentes de celle qu'on connaissait à leur age du fait de l'évolution de la société: ils ne savent pas écrire sans fote d'autograffe mais savent utiliser un ordinateur que nos parents (génération baby boom) ne savent pas utiliser ou ont du mal.
De plus je ne pense pas que être équilibré et heureux passe par la connaissance des acteurs des années 70 ...
Ensuite, à 15 ans, je ne savais pas qui était De Niro (premier nom venu au hasard) et maintenant je lis des livres sans images, écrit tout petit et avec des vrais mots. ^^
Je pense pour conclure, car je ne vais pas rentrer dans un débat épistolaire sur ce sujet, tellement ce serait long, que la connaissance est abstraite et qu'il est difficile de l'évaluer. Ce que l'on lit ou entend au sujet de la connaissance des jeunes ou autres, c'est du ressenti. Mon oncle n'a pas le bac, il ne connait pas Michael Youn pourtant il est excellent mécanicien, il lit des livres de psycho et socio.
Mon grand père n'a pas le BAC ni le moindre CAP, ne regarde pas la télé, mais il aurait, à 80 ans, énormément de choses à apprendre aux autres sur le jardinage, les greffe d'arbres, l'élevage de poules/ânes/moutons, la confection de fromages, la récolte du miel etc...
La connaissance est donc un terme vaste. A différencier de "culture générale" qui n'est à mon avis pas une connaissance vitale/utile pour la vie.
;)
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il faut comprendre que les enfants connaissent pas mal de choses, mais clairement très éloignées parfois de nos références,et c'est dérangeant pour nous adultes car on ne se reconnait plus dans ces hordes d'ado à la mèche longue ... C'est d'autant moins facile qu'ils ont souvent une manière parfaitement désagréable de rejeter/dénigrer ce qui ne leur plait pas, ou leur fait peur... contrairement à ce qu'on croit souvent l'enfant (l'ado aussi, d'après mes observations) est extrêmement conservateur et peureux du moindre changement. Paradoxalement, la culture des adultes et les références qu'elle propose ne le rassure pas non plus ... en gros les vieux sont nuls, le présent est moche, et l'avenir, c'est pas cool ... ( évidemment je caricature)
je crois surtout que le fossé se creuse entre les jeunes et les adultes (culturellement, mais aussi sur le plan de la confiance, et ça c'est plus grave)
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Je ne suis pas d'accord sur "connaissance zéro" car ils connaissent des choses,
La connaissance est donc un terme vaste. A différencier de "culture générale" qui n'est à mon avis pas une connaissance vitale/utile pour la vie.
bien évidemment qu'il comnaissent des choses!
je voulais dire que lorsque l'un me dit que Lady dy c'est Madonna... ;#
pour moi la culture générale est au contraire une base pour evoluer en sociéte..
c'est de pouvoir parler de tout, avec tout le monde.. avec un chirurgien: comprendre ses termes techniques et entendre ce qu'il te raconte.. un avocat qui te parle d'une affaire.. un policier/ pompier d'une inter.. une mére au foyer qui te parle de ses gosses..un architecte, tailleur de pierre.. un forgeron.. un agriculteur..un artiste..
j'avais lu une signature par ici je crois: "un homme doit savoir creuser un sillon, monter un mur, aller a la guerre, accoucher une brebis, calculer une dérive"... bon.. je ne sais quoi.. la conclusion: "la spécialisation, c'est pour les insectes!" ;#
bien cordialement
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Sur quels critères tes "sources" (les profs de fac, je te cite) évaluent-ils que le niveau de difficulté d'une licence d'il y a 15 ans est plus élevé qu'un master d'aujourd'hui? Contrairement aux programmes de secondaire collège et lycée, les programmes de fac n'ont pas beaucoup changé.
En dehors des articles que j'ai pu lire, une prof d'université m'a confirmé qu'elle enseigne aujourd'hui en 3e année ce qu'elle enseignait en 1e année il y a dix ans, et d'autres m'ont fait des réponses semblables.
Citation
on veut 80 % de bacheliers, donc on baisse le niveau du bac, donc il faut augmenter le niveau d'étude pour atteindre au même niveau de connaissance.
Je pense que c'est faux.
Ben si, c'est vrai. Je fais ce constat tous les jours depuis vingt ans. Le problème étant surtout que la capacité d'appréhender l'environnement social - grâce à la culture - a diminué pour les élèves dont la famille n'a pas les moyens culturels et financiers de compenser.
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Salut tout le monde!
Je suis fils de deux profs des écoles et je voulais d'abord vous dire que je suis agréablement surpris des réactions de chacuns: j'ai l'impression qu'une bonne partie des gens est plus occupée à citer les "avantages des profs" (et fonctionaires en général aussi) qui tiennent d'ailleurs plus du mythe que de la réalité au passage: tenir 35 gosses survoltés pendant un an dans un quartier sensible et reussir à enseigner à la majorité le programme, d'une ce n'est pas donné à tout le monde, de deux , il est quasi impossible que Tout les élèves aient bouclé le programme et le maitrisent.
Donc voilà c'était ma petite participation ;) (en espérant que mon témoignage ne sera pas trop politisé)