Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: sebeu le 21 janvier 2011 à 22:21:04
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Salut tout le monde,
Mon but dans ce post est de rappeler des règles de sécurité élémentaires lors d’une pratique canoe et/ou kayak, que ce soit en eaux douces ou en eaux calmes
(Nota : je connais tres peu le milieu marin et ses spécificités, je m’abstiendrais donc d’en parler).
J’ai vu plusieurs post consacré à des sorties canoes, et il me semble n’avoir pas vu de mention des dangers particuliers à ce milieu.
Post du forum sur le sujet:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,1522.0.html
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,19.20.html
Pour faire simple :
• Risque n°1 : 3mn sans oxygene, toute les accidents mortels ( ou presque) se soldent par des noyades
• Risque n°2 : 3h sans abri, voire beaucoup moins apres un bain forcé
Au passage, pas mal de parcours de kayak (vrai également pour le canoe mais dans une moindre mesure) sont assez engorgés, attention à pouvoir sortir des gorges pour prévenir les secours au cas ou.
Comme dans plein de sujet, le mot d’ordre est d’ ANTICIPER pour éviter les problèmes.
En l’adaptant à l’activité, une démarche comme exposé ci dessous est une vrai mine d’or :
http://www.ceets.org/randonnee-les-bases-dune-bonne-preparation-par-francois-durand/#more-425
N’oubliez pas, la riviere est un lieu vivant, de nombreux facteurs peuvent la faire évoluer :
• Niveau d’eau
• Saison
D’une année sur l’autre les passes changent, les gravières bougent …
D’un jour sur l’autre, un arbre peut tomber, une carcasse de bagnole émerger…
Revenons aux dangers de nos belles rivières :
Risque n°1 : Noyade
Le rappel :
Le rappel est un phénomène crée par une rupture de pente (typiquement une digue, barrage, jetée…). L’eau à la base de la chute revient en amont, la mousse crée ne porte pas, ainsi on ne peut ni sortir du rappel, ni aller respirer. Si pas de secours ni pas de moyen de s’en sortir de manière autonome, le noyé sort du rappel une fois les poumons pleins d’eau …
On en parle là :
http://www.expemag.com/voyage/viewtopic.php?id=1831
Un rappel important (un pagayeur hors de son bateau est retenu) est MORTEL, et chaque année il cause de nombreuses morts.
Le meilleur moyen de se prémunir d’un rappel, c’est de ne pas y tomber dedans, ce qui sous tend :
• Connaitre le parcours
• Répérer systématiquement tout ouvrage créant potentiellement un rappel, et porter la difficulté
Le rappel est insidieux dans la mesure ou il n’est pas forcément impressionnant …
On voit ci dessous une bouée qui à l'air de tourner dans le rappel. J'ai deja vu des troncs d'arbre (gene 50cm de diam et 4m de long) tourner pendnat une semaine ...
(http://img820.imageshack.us/img820/6374/lowheaddambeforeflood.jpg)
Dans la théorie, le meilleur moyen de sortir d’un rappel est d’enlever son gilet (diminution de la flottabilité) et de plonger vers le fond.
En pratique, pas facile à faire. Pour les secours, la priorité est à éviter le sur-accident, malheureusement trop fréquent.
Les branches, tronc …
Il arrive souvent que des arbres tombent à l’eau, et viennent ainsi barrer le cours d’eau. Généralement à fleur d’eau voire limite submergé, le danger vient du risque de coincement dans les branches.
De manière générale, le kayakiste/ canoeiste fuit les branches comme la peste, en plus de te fouetter le visage cela s’accroche au gilet, bateau …
(http://img217.imageshack.us/img217/9084/giffre03.jpg)
Les coincements :
En cas de dessalage (bain forcé), il convient d’adopter une position de sécurité en nageant sur le dos, le pied en avant et en évitant de se mettre debout avant d’avoir de l’eau aux genoux. On évite ainsi de se coincer les pieds au fond de l’eau.
De même, toujours regarder vers l’aval pour anticiper les dangers genre le cours d’eau qui passe dans une buse, une ligne de dragage, un barrage.
En cas de danger repéré, on s’arrête (qui maitrise le STOP en eaux vives ?), on débarque et on va voir.
Si on a des doutes, on porte.
La cravate est un type de coincement, elle peut être simple ou double. Le danger est de rester coincé dans le bateau qui se plie ou s’enroule autour des rochers.
(http://img152.imageshack.us/img152/6922/ck5.gif)
Pour l’éviter, on doit anticiper (encore ), ses trajectoires, et se pencher vers l’aval (plutôt contre-intuitif hein).
Si on se penche vers l’amont (réflexe classique), l’eau vient appuyer sur le pont du bateau (si ponté), et te voila à l’eau, ton bateau coincé…
Risque n°2 : Hypothermie
Tout basiquement, ne pas passer à la flotte, ce qui passe par :
• Une bonne maitrise de son embarcation
• Une bonne lecture de rivière
Et si le bain est consommé, de bons vétements font vraiment la différence (anorak, combi néoprene).
Pour se réchauffer, le sujet à été traité moult fois sur ce forum
Accessoires de sécurité :
En plus du gilet, de bons vêtements et de bonnes chaussure :
Une corde peut être très utiles en eaux vives (pour cordeler, sortir un bateau coincé, faire une tyrolienne), mais au vu des risques de coincement (dans le lit de la rivière, …) on ne DOIT pas s’attacher à celle-ci de manière fixe, avec la possibilité de larguer la corde à tout moment.
Et le corolaire de la corde en eaux vives est le COUTEAU de sécurité (pour çà je m’en fais pas trop ici c’est bien fourni en couteaux), à toujours avoir à portée de main (sur le gilet idéalement)
Enfin, rendre son embarcation insubmersible (sauf ces des gonflables et autovideur double-coque) avec des « gonfles », parce qu’un bateau plein de flotte va bien chercher dans les 300kg, risque de se coincer à tout se qui traine et devient galère à tirer hors de l’eau
EDIT: le casque est recommmendé à partir de la classe II
PS : Dicton kayakiste : Vaut mieux être un con frustré qu’un con noyé ! (typiquement apres avoir porté un passage chaud)
Pour aller plus loin :
http://www.canotier.com/langue-fr/eau_vive/techniques/ref_G667.html#refG667
http://www.canotier.com/langue-fr/editions/ref_C458.html#refC458
http://www.priceminister.com/offer/buy/48835201/Lamy-Jean-Securite-En-Eau-Vive-Livre.html
http://www.eauxvives.org/fr/
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Oups, pourtant c'est pas faute d'y avoir pensé :-[
Et toujours prévenir quelqu'un de la sortie en plus des principaux protagonistes !
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bonne piqure de rappelle ! merci
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:up:
Une bonne piqure de rappel, que je n'avais pas reçu depuis mon époque "calif-perf kayak" sur la Gartempe, à Lathus.
Ca fait pas de mal.
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Et en mer, règle n°1 : regarder la météo, la force et l'orientation du vent, la hauteur des vagues.
Les sites internet utilisés par les surfeurs et les windsurfeurs sont utiles ex:
http://www.windguru.cz/fr/ (http://www.windguru.cz/fr/)
Je me souviens de deux sorties où le changement de temps a failli me faire avoir quelques bricoles.
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:doubleup: Très bon rappel, merci.
Pour un voyage au long cours, penser à prendre une pagaie de rechange.
Pour les passages des ouvrages et des maigres (passages avec peu d'eau) prendre une corde pour haler ou retenir son embarcation. A ce propos je trouve scandaleux qu'aucun loueur n'en fournisse avec le bateau >:(
Attention aussi au conditionnement et au bon arrimage du matériel : en cas de chavirement ça peut être une cause de blessure. La perte de matos peut aussi devenir problématique. Il faut donc toujours partir du principe que l'on va chavirer quand on charge son embarcation.
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Bonjour,
Et merci beaucoup pour cet intéressant travail de recherche.
Personnellement, il ne m’est encore jamais arrivé de chavirer sans avoir un petit peu provoqué la situation. C’est de cette façon que j’ai appris mes limites du canoë en eaux-vives, mais c’est ce que j’évite à tout prix dans une expédition nordique.
Surtout seul.
A titre d’exemple exotique pour parler du principe de précaution, je prendrai celui des Innus (Montagnais) qui vivent sur la Côte-Nord (Québec). Pendant des milliers d’années, l’automne était pour eux le temps de la remontée sur les terrains de trappe ou de chasse aux caribous. Des centaines de km à remonter sur la spectaculaire rivière Moisie, puis la traversée du Labrador sur des lacs immenses pour enfin arriver jusqu’au bassin versant de la rivière George (Nunavik). Plus de 600km d'une nature des plus sauvages.
Au printemps, dès que les glaces libéraient les cours d'eau, c’était le chemin du retour sur le bord du fleuve St Laurent.
Ils voyageaient donc aux pires saisons, avec bagages et familles. Apparemment beaucoup d’entre eux ne savaient même pas nager…
Ce qu’ils faisaient deux fois par année, peu d’entre nous le font dans leur vie.
Même s’ils avaient le savoir-faire, ils avaient aussi le temps et la sagesse avec eux.
Personne à impressionner. Rien à prouver.
Ils avaient la force d’effectuer les nombreux portages et ils en faisaient probablement beaucoup plus que les passionnés actuels d’eau-vive.
Ils restaient près de la rive et avaient aussi la prudence de ne pas traverser les grands lacs lorsque la météo était hasardeuse.
Ils ont compris que la meilleure façon de survivre à ce genre de voyage c’est d'observer la nature et de voyager à son rythme.
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A titre d’exemple exotique pour parler du principe de précaution, je prendrai celui des Innus (Montagnais) qui vivent sur la Côte-Nord (Québec). Pendant des milliers d’années, l’automne était pour eux le temps de la remontée sur les terrains de trappe ou de chasse aux caribous. Des centaines de km à remonter sur la spectaculaire rivière Moisie, puis la traversée du Labrador sur des lacs immenses pour enfin arriver jusqu’au bassin versant de la rivière George (Nunavik). Plus de 600km d'une nature des plus sauvages.
HS : un très bon livre sur ce périple : Ashuanipi, Sur la piste des indiens du Quebec-Labrador, Alain Rastoin ed. Robert Lafont
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Bonsoir à tous,
merci pour vos remarques qui permettent de réviser et surtout d'apprendre...
Pierrot, tu parles de :
"Un bout de remorquage fixé à l'avant de son kayak pour être soi même remorqué avec un rappel jusqu'à l'hiloire pour pouvoir larguer soi même la remorque en cas de soucis."
Pourrais-tu, s'il te plaît, donner des explications sur ce système largable en cas de nécessité ?
Merci
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attention au noeud de voleur ! sous une traction trés forte il peut rester bloquer
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Merci Pierrot pour ta réponse très détaillée et pour l'excellent lien sur la réalisation du "noeud de voleur".
Il ne me reste plus qu'à m'entraîner.
Je note, JBC, que les tractions fortes sont, si possible, à éviter.
Je ferai au préalable des tests sur terre.
Bonne navigation.
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Petit point qui peut s'avérer être du confort (au moins à court terme):
Avoir une partie du bout élastique pour éviter les à coups. Il me semble qu'un montage spécial est possible pour bricoler çà
Pour avoir tracté quelques kayaks plein d'eau (avec le leash directement sur le gilet, comme souvent en rivière), les à coups sont violents et peuvent destabiliser le "remorqueur".
Et sur une rivière un peu large / volumineuse, le tractage/sauvetage n'est pas une sinécure. D'ou l'intêret d'avoir un bateau avec des reserves de flottabilité (des gonfles), si on peut limiter d'1/3 le volume d'eau embarqué et avoir une embarcation qui flotte, plutot qu'une qui surnage entre deux eaux ... (risque de coincement du bateau augmenté)
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Et sur une rivière un peu large / volumineuse, le tractage/sauvetage n'est pas une sinécure. D'ou l'intêret d'avoir un bateau avec des reserves de flottabilité (des gonfles), si on peut limiter d'1/3 le volume d'eau embarqué et avoir une embarcation qui flotte, plutot qu'une qui surnage entre deux eaux ... (risque de coincement du bateau augmenté)
Tout à fait. Et sur une rivière d'eau vive, le tractage doit se faire avec une longe (leash) reliée à une ceinture largable, pour pouvoir abandonner la charge en cas de soucis. Moi, en règle générale, je ne tracte pas un kayak plein d'eau, c'est beaucoup trop galère.
Si on n'a pas de longe largable, on peut toujours essayer de pousser le kayak vers la rive, vers un contre-courant, c'est pas toujours facile mais ça se fait. Dans tous les cas, ne pas prendre de risques inconsidérés pour retenir un kayak, au pire on le suit (prudemment), il finira bien par s'arrêter quelque part.
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Excellent ce topic :doubleup:.
Je le verrai bien dans le wiki, non ? Avec les réponses de Pierrot ajoutées au texte (matos et ne pas partir seul).
a+
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Quelle outil utilisé vous pour couper sangles et cordes en eau vive?.
Les couteaux me semblent dangereux ,risque de blessures si on est entravé dans un courant fort ,( force de l'eau, immersion totale, impossibilité de voir,écume eau trouble, ect....).
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Bonjour Adario ,
Bien que (heureusement ! ) je n'ai jamais eu à m'en servir, je pense que le couteau reste l'outil adéquat.
Sous réserve que :
- il te soit accessible très rapidement (idéalement fixé sur le gilet) -> pas dans un sac au fond du bateau
A mon sens, il faut bannir les pliants, trop lent à mettre en oeuvre / risque de grippage
- il soit suffisamment bien arrimé sur ton gilet pour ne pas s'échapper à la moindre secousses.
Je ne pratique (presque) plus l'eau vive donc je ne pourrais pas tester de sitôt, mais je pense que se mettre dans une situation peu confortable MAIS sécurisée devrait permettre de tester çà.
Autre chose à garder en tête, on ne navigue idéalement pas seul , surtout en eaux vives.
Ton (tes) potes doivent aussi être équipés pour te filer un coup de main .
mes deux lignes...
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Je me permet un petit ajout. Pas sur la partie rivière, que je connais peu, à part des petits treks en canoë, mais sur des cours d'eau cool. En mer, par contre, je pratique pas mal, et la donne change pour certains trucs.
Je ne reviens pas sur la connaissance de la météo à quelques jours, ici cruciale.
1 - Il faut se renseigner sur les phénomènes météo locaux. Je pense en particulier au "thermique". Pour résumer, un vent qui se lève, hors de tout vent "normal", du fait d'une différence forte de température entre la terre et la mer. Ce genre de vent vous ramène à la côte après l'heure de midi en général, et vous en écarte à la nuit tombée. Si dans nos contrées bretonnes le phénomène de "thermique" est assez limité en intensité, en Adriatique, par exemple, il est parfois très fort. Or en kayak, se faire pousser vers la côte n'est pas forcément ce qu'on cherche, surtout quand on connait le coté acéré de la côte Dalmate. J'ai souvenir de mers calmes se levant assez brusquement et fortement un peu avant midi, et devenir très désagréable pour nous autres kayakistes. Donc, attention aux spécificités météo locales.
2 - En kayak de mer, le bord n'est pas forcément votre ami. C'est au bord que se forme le ressac, c'est au bord que les vagues déferlent, etc. Une mer assez difficile à 400m du bord devient franchement toxique au bord, si on a fait la connerie de s'approcher au mauvais endroit. C'est un peu contre intuitif, et un débutant aura tendance à tenter de rejoindre le bord à toute vitesse, en plus par le chemin le plus court, ce qui peut être une ânerie en mer. Ne pas hésiter à ne pas se rapprocher, à faire de grands contournements lors du passage d'un cap par exemple, pour venir ensuite s'abriter dans une contre-vire souvent bien plus accueillante.
3 - Déjà dit plus haut, mais je ne peux pas ne pas le répéter. Humidité et humilité sont soeurs ;#. Dans l'eau, il n'y a pas de menteur. Si on est au dessus de ses bottes, on va le payer très vite.
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Deux petits proverbes kayakistes pour plussoyer Kovacs :
Qui fait le malin prends un bain
Vaut mieux être un con frustré (demi tour, portage, annulation de la sortie... ) qu'un con noyé !
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J'ai écrit récemment un post (rubrique survie en milieu naturel > qui a déjà géré une véritable situation de "survie" > réponse #21) concernant une expérience vécu dans ma jeunesse qui est un véritable condensé de ce qu'il ne faut pas faire en canoë lors d'une sortie. Inconscience, prise de risque inutile enfin presque un cas d'école ;#
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Bonjour à tous
Lors d'un stage kayak de mer un moniteur nous avait donné petit outil qui est aussi adaptable à d'autres activités "outdoor"
Selon lui il y a 5 facteurs à prendre en compte sans ordre de priorité
1 météo
2 niveau technique des participants dans l'activité envisagée
3 condition physique DU JOUR (peut etre dégradée par les activités de la veille journée ou soirée ;#)
4 état psychologique toujours du jour bien sur
5 matériel
Son idée est qu'on peut gérer jusqu'à 1 seul facteur dégradé mais qu'au delà il faut impérativement annuler ou rentrer ou demander de l'aide.
Par exemple une mer un peu forte avec de super kayakistes d'un tres bon niveau en grande forme et des kayaks tres perfomants ça peut passer mais avec des débutants c'est déjà plus la même.
ça n'a rien de révolutionnaire mais c'est pratique comme aide-mémoire lors de la planification d'une sortie ou comme signal d'alerte si dégradation des conditions en cours de sortie.
Si l'activité est engagée on peut déjà commencer à un repli lorsqu'un facteur se dégrade pour ne pas etre pris au dépourvu si un deuxième passe au rouge.
J'ai trouvé cet outil intéressant et je l'utilise dans mes formations pour les plongeurs. Je pense qu'il est transposable.
Bonne journée
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1 météo
2 niveau technique des participants dans l'activité envisagée
3 condition physique DU JOUR (peut etre dégradée par les activités de la veille journée ou soirée ;#)
4 état psychologique toujours du jour bien sur
5 matériel
Yep, on retrouve la fameuse pyramide :
Outil
Physique
Connaissances/compétences
Attitude
:up:.
a+
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D'accord avec toi guillaume sauf que cette grille ne hierarchise pas les items mais les met tous à égalité puisqu'il s'agit de facteurs de dégradation potentielle et que la perte de chacun est traitée avec la même importance à savoir repli ou annulation.
C'est pas pour pinailler mais j'espere que tu vois l'idée de celui qui a créé cette liste.
C'est plus une "conduite à tenir" pour éviter de se trouver en situation m**deuse, un outil de prévention quoi.
La pyramide adoptée par tous (y compris moi) est plus un principe de base
Bonne soirée
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Yep, tout comme la pyramide, c'est ce que ton post m'a permis de signaler ;).
a+
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Excellent post! Vraiment! :doubleup:
Personnellement, j'ai surtout pratiqué en eaux vives.
Juste un ou deux trucs que je n'ai pas vue:
- C'est pas parce qu'on est sur l'eau (et des fois de dans ;# ) qu'on a pas besoin de boire. ;)
- Gaffe au soleil: avec la réverbération sur l'eau, on se transforme vite en écrevisses.
- Même dans 1m d'eau, s'il y a du courant, l'eau est plus forte que vous (risque de chutes).
- On ne se fout jamais à l'eau (sauf cas exceptionnel) pour aller chercher quelqu'un: il vaut mieux s'en approcher pour qu'il puisse s'accrocher à votre embarcation (voir carrément monté de dans).
- Si dans un cour d'eau, particulièrement s'il y a du courant, on voit du matériel flotter, c'est que, potentiellement quelqu'un fat "trempette" donc gaffe où on va.
Tcho
Hugo
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2 - En kayak de mer, le bord n'est pas forcément votre ami. C'est au bord que se forme le ressac, c'est au bord que les vagues déferlent, etc.
C'est vrai aussi pour le simple baigneur/plongeur. Je me rappelle m'être retrouvé en situation très préoccupante dans ma jeunesse, pour m'être immergé en Méditerranée par vent modérément violent, dans une zone de rochers. ;#
L'optimisme ou les "cojones" (lol) peuvent tuer facilement, c'est en étant dedans qu'on s'en rend vraiment compte. ;)
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J’aime beaucoup l’esprit de ce post,
En ce qui concerne le kayak de mer, j'ajouterai bien les points suivants concernant l'équipement de sécurité:
Avoir un sifflet, attaché au gilet de sauvetage, pour les régions du nord dans lesquelles la brume de mer peut se lever rapidement c'est une sécurité.
Quand je navigue, la pagaie est toujours attachée au kayak par un bout. Ca peut permettre entre autre de tout lâcher pour remonter rapidement une ligne.
Pour les kayaks dotés de caissons, on peut clipser un miroir de signalisation à l’envers du couvercle du caisson le plus proche, comme ça on ne l’oublie jamais et on l’a toujours à portée de main.
Connaître les signaux visuels (le morse c’est encore mieux :closedeyes:
(http://imageshack.us/a/img268/4286/xphv.gif)
Avoir un paddle-float comme mentionné plus haut par Pierrot. Mais la remontée à bord par ce moyen est technique. A mon avis il est impératif de s'entraîner avant, et de vérifier régulièrement que l'on maîtrise le geste. Si on oublie le paddle-float on peut le remplacer par son propre gilet de sauvetage en cas de nécessité. J'ai initié plusieurs amis aux joies du kayak de mer et ça commence toujours par leur apprendre à monter à bord à partir d'un endroit où ils n'avaient pas pied bien évidemment. L'idéal reste quand même de maîtriser l'esquimautage ou d’avoir un sit-on-top.
Comme dit également Hurgoz, une des choses que les gens ont le plus tendance à oublier c’est d’emmener de l’eau, on se déshydrate pourtant particulièrement rapidement sur ce type d’embarcation entre le soleil, le vent, les embruns et l’activité déployée.
On remplit les caissons un peu avec le même état d’esprit que l’on fait son fond de sac pour une marche, ce n’est pas parce que le kayak à une contenance de 95 ou 120kg qu’il faut le remplir comme une péniche.
Un excellent site, plein de conseils judicieux ci-dessous.
http://www.le-kayak.net/ (http://www.le-kayak.net/)
Outils facultatif mais parfois bien utile quand on va dans des zones avec beaucoup de cailloux, un gps, j'utilise un garmin gsx 76 étanche qui fonctionne très bien.
Les gilets de sauvetage ont fait d'énormes progrès, les anciens modèles esquintaient un peu les épaules au bout de quelques heures. Je n'ai pas testé mais j'ai vu que Tribord faisait des modèles autogonflants qui ont l'air très bien. Si quelqu'un a testé je suis preneur d'infos la dessus.
Encore plein de choses à dire mais ça risquerait de devenir du bruit alors bon vent à tous. :)
∙−−∙/−−− / −− / −− / ∙ / ∙− / ∙∙−
(http://imageshack.us/a/img153/4746/vl3u.jpg)
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Très bon post !!
De très bons conseils instructifs... merci à tous!
J'ajouterais un élément important (dans certaines conditions) par exemple pour les rivières avec de légers passages en eaux vives qui se font parfois avec des kayaks-canoës non adaptés... [Même s'il est évidemment préférable de porter contourner, passer à la cordelette (cf proverbe des kayakistes)].
Dans ces conditions la redondance du matériel est à prévoir avec le minimum dans le gilet dans une pochette étanche (kit minimaliste)...
Par expérience, j'ai vu des personnes se renverser dans des passages très gentils avec des canoës ouverts type insubmersibles du genre RTM...
Avec les affaires pas toujours bien attachées à la ligne de vie et ne pas avoir ce kit minimaliste et dans ce cas si dérive du canoë on se retrouve sans rien.
De même que pour les canoës, kayaks ouverts il est préférable d'attacher les éléments qui coulent (ou avec une très faible flottabilité) ensemble reliés au canoë et bien fixés et les éléments qui flottent attachés entre eux mais non reliés au canoë ou alors avec un nœud spécifique type voleur, mousqueton rapide ... en cas d'immersion ou de canoë coincé.
Une autre astuce utile pour ce genre de situation et d'embarcation est de prévoir une longue corde reliée à un flotteur visible attaché au canot en cas d'immersion complète pour localiser l'embarcation.
M
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Salut, je viens de remercier à peu près tout le monde (désolé pour ceux que j'aurais oubliés)...
Très bon post, du signal quasiment pur et de la courtoisie, une utilisation modèle du principe forumal.
Guillaume l'a déjà dit au passage, mais l'équipe de modération vous félicite et vous remercie !
Cordialement,
Bomby
PS : Et en plus, c'est désintéressé parce que je ne fais pas de kayak et n'ai pas mis les pieds (ni le reste) dans un canoë depuis des années !
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Un article sur la base de ce fil de discussion est prévu dans le Carcajou n°4 en (longue) gestation...