Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Campeur le 11 janvier 2011 à 01:19:17
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Bon, je l'ai mis la parce que je ne savais pas trop ou le mettre, a vous de voir les p'tits loups...
Le week end dernier, stage de kyokunshinkaï, organisé par notre prof comme un passage de grade :
-Vendredi soir: Stamina -> préparation physique (pompes, abdo et autres joyeusetés qui font bien bosser le cardio...)
- Samedi matin : Kion -> mouvements de base (coups, déplacement, blocage, esquive ...)
-Samedi après midi : self défense -> ben euh ... self défense quoi ;# et pour finir les trucs qui piquent, après un bon quart d'heure de Taï chi pour se détendre, le Kumité -> combat...
- Dimanche matin : Katas -> enchainement de mouvement codifiés
l'idée de base du kumité, c'était d'enchainer 10 combats de 2 minutes... c'est long 2 minutes :blink:... on les a tous enchainé, sans trop sourciller, mais pendant l'un d'eux le poing d'un de mes charmants camarades (particulièrement bourrin >:() est allé à la rencontre de mes côtes... vous savez juste sous le bras, à la lisière du muscle pectorale... résultat : une ceinture bleue ;D et une dysjonction cartilagineuse intercostale -> c'est pas du japonais :huh:
Cette charmante anecdote, m'a permis de cogiter un peu, vu que je marche depuis 2 jours comme un p'tit vieux et que chaque mouvement un tant soit peu rapide m'arrache des HUUUU !!!! et des HAAAARG !!!.
que ferais je si, en situation de rando, je me trouvais isolé avec une p*tain de côte dysjonctée par une chute ? ben j'ai du mal à trouver d'autres solutions que la prévention (anti inflammatoire d'éléphant couplé à un antalgique), parce qu'honnêtement, sans béquille chimique, je ne suis pas foutu de lasser mes chaussures...
alors monter un bivouac, allumer un feu, ou faire face à une catastrophe hypothétique avec ma p'tite famille, je serai mal ^-^
vous est il arrivé de vous retrouver dans des situations critiques ou physiquement amoindri, vous avez malgré tout du faire face ? quelles solutions de première urgence avez vous utilisez et quels types de mesures préventives préconiseriez vous ?
C'est à vous ....
Salut
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Sur le coup, et cela peut se prolonger de longues minutes, l'adrénaline et le stress font ignorer la douleur.
2 exemples récents qui me concernent :
je faisais du bois, seul dans la verte. Un morceau de tronc me tombe sur la main et m'écrase l'ongle de l'annulaire. Vive douleur immédiate, mais je n'enlève pas le gant et je termine en 5 minutes mon chargement en pestant contre la douleur qui ne se calme pas. Je monte dans la bagnole et je constate les dégats : rien de grave, juste l'ongle noir, et la douleur qui s'accentue. Je sers les dents et je conduis ainsi jusque chez moi (moins de 10 minutes).
La situation fait que j'ai supporté et presque ignoré la douleur pendant 1/4 d'heure et assuré toutes les taches à faire en extérieur avant de pouvoir me soigner.
2eme exemple, chez moi, un coup de merlin (3kgs) sur le pouce. Là aussi, malgré la douleur, je n'ai pas enlevé le gant et j'ai terminé (5 minutes de travail exécuté normalement) avant de m'occuper de mon pouce. C'était moins joli que la fois précédente, chair ouverte et du sang partout en plus de l'ongle noir...
Bref, même sans urgence vitale, la situation fait que l'on peut assurer physiquement des choses qu'on ne penserait pas possible...
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Oui effectivement, une grande différence, entre survie de courte durée ou sur le long terme.
Pour avoir fait l'objet d'une tentative d'agression dans le cadre d'une vengeance commanditée, le cerveau à tout simplement fait son job, malgré que ce jour là fut un jour particulièrement pénible au niveau de la mobilité.
Je me rend même compte sur la durée, que plus le physique régresse plus le mental est affuté et plus on va à l'essentiel, même à l'entraînement.
Par contre, une situation dégradée sur la durée nécessitant un gros investissement physique serait nécessairement très problématique voire dramatique.