Le bluff ça marche à des moments biens particuliers
4 - Le Bluff marche toujours… jusqu’au jour où ça ne marche plus.
Reprenons notre exemple de tout à l’heure… vous avez un paire de 10 servie, vous relancez et tout le monde se couche jusqu’au dernier joueur qui, lui vous sur-relance mais cette fois en ajoutant le mot magique : « Tapis ! » (3)
Théoriquement, cette sur-relance à tapis, où votre adversaire met donc en jeu tout l’argent qu’il a devant lui, ne peut signifier qu’une seule chose : votre adversaire détient une TRES grosse main ( paire d’As, de Rois, As-Roi ou, plus rarement, une paire de dames) et il veut miser un maximum sur une main où il pense être largement favori.
Vous réfléchissez un long moment en tentant de jauger votre adversaire, vous regardez une dernière fois vos 10 avec une pointe de regret, et vous jetez votre main à la défausse.
C’est frustrant, mais c’est, et de loin, la meilleure chose à faire (une belle illustration du point 2)…
Quelques tours plus loin, la même situation mais cette fois vous vous retrouvez avec la main mythique : la paire d’As (considérée comme la meilleure main de départ sur les quelques 169 possibles, vous la toucherez en moyenne une fois toutes les 200 donnes +/-).
Vous relancez d’un montant standard, tout le monde se couche et notre habituel joueur agressif vous fixe en souriant avant de pousser ses jetons devant lui d’un air triomphant (de son point de vue, voilà 3 fois que vous vous couchez facilement face à ses relances, il aurait tort de s’arrêter en si bon chemin).
Vous suivez immédiatement sa relance en retournant votre « American Airlines », son sourire se fige, il retourne une main quelconque et se fait éjecter de la table sans un rond.
Le bluff existe aussi en Protection Perso.
C’est ce que Geoff Thompson (4) appelle (et je trouve le terme particulièrement bien choisi) le « Balooning » ( comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf).
On a tous déjà vu des exemples caractéristiques de ce genre de comportement : un mec ultra agressif verbalement qui, par la seule force de son baratin ou de sa posture, se débrouille toujours pour sortir des embrouilles sans avoir à se battre… un type qui « joue au fou », en espérant faire hésiter ceux d’en face.
Le pire, c’est que ce genre de tactique peut s’avérer payante dans pas mal de cas, mais il suffit d’une seule fois, celle où on aura mal jaugé la situation ou encore le tempérament de son interlocuteur, pour s’exposer à de lourdes conséquences
Un mensonge n'est jamais tout à fait un mensonge, car tout mensonge vise à créer une réalité. Le mensonge ne consiste en rien d'autre qu'à faire passer le non-être pour l'être. Mais un mensonge ne peut durer trop longtemps sans être percé à jour. Le non-être ne saurait rester éternellement lui-même. Il faut qu'il accouche de l'être ; ainsi fera-t-on naître la réalité de l'illusion, surgir le plein du vide. Le rien ne peut venir à bout de l'ennemi, il faut qu'il sécrète un minimum d'être pour en avoir raison. Tout mensonge pour être efficace doit être tout à la fois réel et illusoire , il est réel comme but et illusoire comme moyen , dans la mesure où il est un moyen qui se fait passer pour un but.
Sur le chemin, trois br**leurs assis à un arrêt de tram m'interpellent, les 2 filles continuent leur route pendant que je vais voir ce que me veulent ces gars.
:blink:En même temps Sergio : qui ne l'a pas faite cette c*nnerie au temps des cerises?
:blink:Je m'attendais à cette réaction à vrai dire. J'ai eu mes raisons de faire ça. Je me suis tout simplement dit que, si je ne répondais pas, je prenais le risque qu'on se fasse courser et que ça dégénère. Vu le niveau de sportivité de notre groupe et les conditions générales, la fuite se serait irrémédiablement soldée par un échec (mauvais coureurs + talons pour les filles + pluie + pavés = résultat catastrophique à coup sur). Donc entre prendre le risque de me faire démonter tout seul, et que si ça arrive elles aient le temps de fuir/que j'ai le temps de retenir les autres; et le risque qu'on se fasse tous déglinguer, bah de deux maux j'ai choisit le moins pire. Je ne l'avais pas précisé parce que ce n'était pas le sujet, mais le résultat est qu'au final tout s'est bien passé, et c'est quand même ce qui compte. Cependant, certains paramètres auraient étés différents, je n'aurais pas forcément fait ce choix.
Pour faire couleur locale, je tirais bien la gueule, agrémenté d'un air mauvais qui n'était pas engageant.
Stratégie intéressante, mais ça présuppose d'être en capacité physique et psychologique de pouvoir prendre la fuite ou se battre après. Il y a le risque il me semble que l'agresseur rentre dans son "fantasme" (je ne vois pas d'autre mot) de l'agression et en devienne d'autant plus violent qu'il perd en prudence.
Il vaut mieux faire semblant d'être idiot et ne rien faire que de jouer au malin et d'agir à tort et à travers. On feint l'idiotie tout en étant parfaitement lucide et l'incapacité alors que les circonstances ne permettent pas d'agir ou bien qu'on s'apprête à le faire seulement un peu plus tard. Avant de déclencher le mécanisme de leur machination, les grands hommes de guerre sont immobiles et prostrés comme des idiots ; mais celui qui feint la démence non seulement dévoilera ses plans, mais en outre agissant à tort et à travers s'attirera la méfiance de ses propres hommes. Qui feint l'idiotie remporte la victoire, la démence connaît la défaite.
Il y a une forte notion d'attention et d'engagement dans le bluff. L'art de l'avantage ne tolère pas la moindre faille, les prédateurs ont un certain talent caché (instinct) pour détecter les charlatans ou autres usurpateurs ;D
... ça présuppose d'être en capacité physique et psychologique de pouvoir prendre la fuite ou se battre après. ...
C'est la raison pour laquelle je suis à chaque fois entre le rire et les larmes quand des gens n'ayant aucune idée de ce que peut représenter une confrontation physique, s'amusent à deviser sur les différentes façons de désescalader, de négocier en situation de crise, ou de bluffer face à un individu potentiellement dangereux.
Sans cette capacité physique et psychologique à AGIR (quelle que soit l'action envisagée au fond), toutes ces belles théories ne reposent que sur du vent...
La désescalade, le bluff, la négociation, ... sont des stratégies de type "complémentaires" ou "particulières" qui viennent se greffer sur des capacités "de base": être conscient de son environnement, pouvoir courir 100m sans cracher un poumon, être en mesure (physiquement, techniquement et psychologiquement) de faire mal à un autre individu, ...Les outils ne font pas le bon ouvrier...
Dommage pour les mecs dans la BM', ils n'avaient rien demandé, mais moi non plus... ;#
L'autre jour, je monte au village, j'étais bien malade. Je vois un casquetteux avec sa capuche un peu louche faire des allers-retours avec une démarche assez nerveuse. Je ne sais pas pourquoi, mais instinctivement, y'avait quelque chose de néfaste chez lui.
J'arrive à quelques mètres de lui, il me fixe volontairement du regard et passe juste devant moi le dos tourné; et puis d'un coup il fait un 180° très sec en ma direction et me demande une cigarette suivi de "mon pote" sur un ton très appuyé ...
L'intuition, c'est vraiment quelque chose d'important à sentir dans les relations humaines.Bein oui mais manifestement ça sert pas à grand chose.
Tu t'es quand même assuré que les types de la voiture ne s'étaient pas faits dépouillés ? :huh:
Je ne sais pas très bien pourquoi je n'ai pas fait de détours... :-\Parce que depuis tout petit tu es élevé, conditionné dans le credo de "un homme ça n'a pas peur et ça surmonte ses inquiétudes, ça s'écoute pas". Paraître lâche à tes propres yeux t'était insupportable.
A la différence d'un environnement naturel, les dangers sont vicieux, soustraits aux sens directs de l'homme (d'où l'importance de l'instinct), parfois très élaborés. C'est pas facile de déceler tout cela dans un environnement bardé de stimulis tel qu'un milieu urbanisé... La nature a créé l'Homme avec 2 yeux pour survivre dans la nature, il en faudrait désormais 4 pour être tranquille en ville ;#C'est vrai que sous nos contrées l'homme n'a pas de prédateur en pleine nature, mais immagine simplement une nature plus exotique avec de grands fauves, ni plus ni moins.
Un ami de la famille qui était gendarme disait souvent "avoir le regard du requin blanc" : noir, glacial, inspirant la peur.:lol: :lol: :lol: N'inspire pas la peur qui veut et à notre humble niveau il faut juste s'attacher à pas avoir le language non verbal du mouton à l'abattoir et paraître comme la victime idéale, c'est déjà pas mal de boulot. Pour le regard du requin blanc on verra dans une autre vie. ;D
Dans la Béhème, ils sont trois aussi, en train de se rouler un gros buzz à 1h00 du mat dans un quartier assez pourrave avec du bon gros son qui tâche en fond sonore.
(...)
Quand à la soumission, n'oublie pas qu'il y en a que ça encourage à passer à l'acte, alors que si tu as du répondant de "la force de frappe" comme tu le dis, celle-ci doit transparaître et l'inciter à ne même pas t'aborder.
Un ami de la famille qui était gendarme disait souvent "avoir le regard du requin blanc" : noir, glacial, inspirant la peur.
les capes c'est dangereux
Plus haut Humain parlait d'un "état d'esprit SP", le mien (qui n'est ni le bon, ni le mauvais) c'est "éviter de se faire décalquer à tout prix" et non "sauver le monde".
En plus ma cape était au pressing et on était en semaine (pas le week-end ni même un jour férié).
c'est dur de ce défaire de ce que l'on nous apprend.
etre bien , poli, courtois, répondre poliment , être éduqué, avoir de l'ego, une morale et de la dignité.
ça fait beaucoup de choses, trop de choses.
rester humble.
les capes c'est dangereux
Sans sauver le Monde (Leif s'en charge en dehors des jours ouvrés ;#), si on peut assister à la scène sans s'exposer (là ce n'était visiblement pas le cas) et prévenir les services compétents, il serait dommage de s'en priver !! ;)
C'est dur et pour certains c'est même "impossible" de par leurs métiers, puisqu'ils sont soumis à des codes de déontologie leur imposant d'intervenir (en prévenant au moins...) s'ils sont témoins d'une agression...
S'il est prouvé qu'ils étaient sur les lieux et qu'ils tombent sur un superieur ou magistrat pointilleux... Ils iront au devant de gros ennuis !
C'est dur et pour certains c'est même "impossible" de par leurs métiers, puisqu'ils sont soumis à des codes de déontologie leur imposant d'intervenir (en prévenant au moins...) s'ils sont témoins d'une agression...
S'il est prouvé qu'ils étaient sur les lieux et qu'ils tombent sur un superieur ou magistrat pointilleux... Ils iront au devant de gros ennuis !
Les meilleurs joueurs de poker (pour revenir au comparatif de Rico :love: ) savent lâcher plusieurs milliers de dollars face à l'inconnu.
Bonne idée de revenir là-dessus (à la base "bluff" est vraiment un terme de poker et c'est pas par hasard).
Ce qui fait les grands joueurs, comme le dit Calou, c'est justement cette faculté,ce "lacher-prise" comme on dirait dans les A.M.
Par contre, c'est rarement le genre de mains qu'on vous montre en télé, parce que ça ne colle pas avec l'image du joueur de poker calculateur, froid et relativement déjanté.
On préfère vous montrer le bluff d'enfer avec un 7-2 dépareillé en main, qui fait coucher une paire de dame servie juste en avançant des jetons.
Le problème, c'est que ça représente moins d'un % de toutes les mains remportées et qu'au final à jouer comme ça on se casse les dents (et le larfeuille).
Le poker c'est un gros bizness avec plein des gros sous, alors 'faut donner au peon de base ce qu'il a envie de voir.
Un peu comme dans la self...
Laisser tomber, atténuer, se casser sous les insultes; ça ne cadre pas avec l'image du "pro de la self" entrainé, calculateur et capable d'une juste violence raisonnée.
Alors on préfère vous montrer une belle technique qui tue contre un vilain agresseur armé d'une lame, qu'on fait tomber d'un spin kick avant de faire une clé bien proprette sur elle au dit agresseur, juste parce qu'on aura bien appris la technique.
Le problème, c'est que les cas ou l'on pourra placer cette jolie technique s'appliquer dans moins de 0,001% des situations qui nous arriveront efectivement
Mais la self ça commence à devenir un gros bizness avec plein des gros sous, alors 'faut donner au peon de base ce qu'il a envie de voir.
Ca me fait penser à cette star du poker, dont j'ai oublié le nom, qui aurait simulé une crise cardiaque alors qu'il était séquestré chez lui par des cambrioleurs... Le bluff aurait marché et les voleurs se seraient barrés fissa se disant qu'ils avaient un mort sur les bras.
A méditer .........
Je sais plus dans quelle grande revue j'ai lu ça, (littérature à ch**tte.... ;D), ça vaut ce que ça vaut hein !!!
Doyle Brunson has been one of the toughest men to beat at the poker table. He is a two-time World Series of Poker champion and a true legend. He wrote the most sought after poker book, Super System. He once won a $1 million bet by losing 100 pounds. He also faked a heart attack to thwart two men who tried to rob his home.