Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Stages, sorties et aventures (récits ou projets) => Discussion démarrée par: Karto le 27 octobre 2010 à 10:36:58
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Ca faisait un an que je voulais voir les Cuillins, ce petit groupe de montagnes au sud de l'île de Skye, réputées pour leur beauté et leur caractère rude. J'ai dû décaler deux fois le voyage pour cause de visites familiales inattendues, alors quand je me suis retrouvé avec une semaine de vacances à solder sans bien pouvoir choisir la date je me suis dit : "voilà ma chance".
Mon pote MacPherson avec sa barbe rousse m'a bien dit "les Cuillins en octobre c'est pire qu'une machine-à-laver, c'est pour ça que personne n'y va". Venant d'un gars qui a grandi dans les îles et encore plus féru de plein-air que moi ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Mais je crois que sur le moment j'ai juste voulu comprendre "c'est cool, j'y serai encore plus peinard".
Arrivé le soir après la tombée de la nuit, en ouvrant la porte de la voiture j'ai compris que le vent ne rigolait pas. J'ai cherché un endroit un peu potable où mettre ma tente pour la nuit, mais la mauvaise habitude de faire mon sac de plus en plus à l'arrache année après année implique que j'oublie des trucs à chaque fois. Cette fois c'était la frontale. Je me souviens l'avoir eu dans la main à la maison, mais je ne l'ai pas mise dans le sac...
J'ai donc monté ma tente dans le noir à la lueur d'une "photon" de Maximil, pas évident sur le terrain irrégulier. Pas très bien, pas assez tendue. Me suis installé pour la nuit. Tiens, j'ai pas pris non-plus les sacs-poubelle habituels pour protéger le duvet... Et une cuillère, je me rappelle, j'en avais une dans la main en même temps que la frontale...
Le vent a forci encore pendant la nuit, puis la pluie s'est mise à tomber. C'était le début des 40 jours et 40 nuits. La tente battait dans tous les sens. Pas assez tendue, j'étais à peu près sûr qu'elle ne passerait pas la nuit. Un des piquet a été arraché. Je me suis rhabillé et suis sorti dans le vent et la pluie pour essayer de la tendre mieux. J'estimais le vent dans les 60/70 km/h peut-être. Là j'ai vu à quel point il maltraitait ma tente. Je n'ai pas réussi à bien la retendre, elle était simplement un peu mal montée, dans le noir. Me suis recouché et me suis endormi malgré le bruit.
Le soleil m'a pris en train de faire la grasse matinée, et moi je n'ai pas vraiment compris comment la tente n'avait pas été transformée en lambeaux de toile et en éclats d'aluminium après la rouste qu'elle s'était prise .
Me suis mis en route le long du Glen Sligachan, la large vallée qui devait me mener jusqu'à la côte sud de l'île. A vue de carte une douzaine de bornes plus ou moins à plat, avec un sentier, une broutille. Même avec la gueule battue par les gouttes que le vent de face amènait à l'horizontale, deux ans à randonner en Ecosse ont fini par changer ma perception de la pluie :D Comme disait un collègue (petit-fil du médecin Alexander Macklin qui était sur l'Endurance avec Shackleton) "eventually you just end up embracing the wetness".
(http://img9.imageshack.us/img9/3751/1glen.jpg)
Sauf que...
Le sol était une pataugeoire. Autre chose que les marécages habituels. Le sentier était souvent un petit torrent, parfois il s'élargissait en petit étang. J'ai croisé de nombreuses petites rivières qui n'avaient pas toujours de gué. De plus en plus profondes. Je me suis dit "OK" et j'ai laissé tomber la recherche de gués, commencé à traverser toutes les rivières et les étangs avec l'eau jusqu'aux genoux. 12 bornes seulement, essorer les chaussettes et vider les chaussures de temps en temps, je mettrai des changes sèches une fois arrivé.
Quelques rivières étaient plus fortes que les autres. L'une d'elles était trop profonde et le courant trop fort. J'ai cherché un gué, et j'ai trouvé un vague passage légèrement sous l'eau. J'ai fait mon chemin de rocher submergé en rocher submergé. J'arrivais à la rive opposée quand le courant m'a fauché. Heureusement la rive opposée était verticale, j'ai pu me raccrocher à des bruyères et m'y hisser. C'est solide la bruyère ! Je n'ai pas été trop mouillé au dessus de la ceinture, et sous la ceinture finalement c'était déjà mouillé pareil avant.
Tout était inondé. Le terrain le plus "sec" que je pouvais en huit bornes de marche avait un centimètre d'eau stagnante, le reste montait aux chevilles, aux mollets, aux genoux, même en passant très loin des lacs. J'ai commencé à comprendre ce que Gus voulait dire avec son histoire de machine-à-laver.
Après huit ou neuf bornes à ce train un endroit m'a choqué par son absence d'eau. Un petit lopin, pourtant horizontal. De quoi monter trois ou quatre tentes. Dans l'univers aquatique où je baignais ce sol sec jurait comme un furoncle sur le nez d'une mariée. J'ai allumé mon GPS et marqué un waypoint, juste au cas où.
J'ai continué. Me suis retrouvé face à une autre rivière encore plus grosse. Là je me suis dit que ça faisait juste chier, tout ça, en fait, sans savoir si derrière je trouverais un endroit où m'installer pour la nuit, ou bien si le vent de mer ne serait pas encore plus fort que ce qui aurait décorné les boeufs déjà ici, s'il y avait eu des boeufs. Que j'allais retourner au petit havre de sècheresse que j'avais trouvé et aviser demain.
J'ai fait ainsi. Monté la tente, bien tendue comme une fesse de babouin. En voyant l'eau ruisseler en paquets sur la toile j'ai réalisé la violence réelle de cette pluie à laquelle je m'étais habitué.
Me suis installé dedans, enfilé des changes sèches de la tête aux pieds, éparpillé tous mes petits trucs de partout, fait cuire des pâtes et balancé l'eau de cuisson dans une gourde au fond duduvet mouillé. Ajouté une conserve d'anchois dans les pâtes pour faire bonne mesure. J'ai commencé à manger ma plâtrée (avec les doigts, vu que ma cuillère était avec ma frontale, je pouvais toujours essuyer l'huile d'anchois dans mon caleçon mouillé). J'écoutais le battement assourdissant de la pluie, dégustais mes pâtes en admirant la tempête dehors par une petite ouverture en haut de la porte, du côté sous le vent. Le vent secouait la tente mais cette fois elle était bien accrochée et j'avais de quoi voir venir. J'étais au chaud et au sec et jubilais déjà en philosophant sur le confort du randonneur moderne. Karto 1 -- Machine-à-laver 0. On verrait demain pour la suite.
J'en étais juste à me dire ça. Pile. Quand j'ai vu de l'eau plein le porche. J'ai d'abord cru que la pluie était rentrée par l'ouverture mais ce n'était pas le cas. Le niveau montait à vue d'oeil. Mon sac à dos baignait déjà, il était plein d'eau. Le sol de la tente était bombé et faisait matelas à eau. Je me suis dit à voix haute "quelle m*rde, je peux pas rester là, faut partir tout de suite". J'ai englouti mes pâtes (un gâchis gastromonique, les bonnes choses prennent du temps) et ai fourré mes affaires dans le sac à dos après en avoir vaguement vidé l'eau. Renfilé mon pantalon trempé, mes chaussettes chaudes et mouillées, et tout le reste. Je n'aurai profité du confort qu'une demi-heure. Vu que ça avait été le seul endroit sec que j'avais vu à des bornes à la ronde, j'allais être obligé de passer un mode dégradé, camping sans confort. Et là, grande inspiration, l'idée de génie. Comme les anciens juifs qui célébraient pâques en disant "l'an prochain à Jérusalem", je me suis dit en rigolant "cette nuit dans mon lit" !
(c'était au sec 5 minutes avant)
(http://img249.imageshack.us/img249/2048/2tenteinondee.jpg)
(juste après avoir démonté la tente)
(http://img809.imageshack.us/img809/2633/3piedsmouilles.jpg)
Il y a huit ou neuf ans j'aurais probablement insisté. Trouvé un autre autre endroit. Allé voir peut-être si la cabane en ruines sur la carte à trois bornes de là était vraiment en ruines, moyennant moultes traversées supplémentaires de rivières et d'étangs qui m'auraient éloignées encore plus de ma bagnole. Me serais calé derrière un des rares rochers et aurais passé la nuit.
Mais je n'ai plus besoin de me prouver ces trucs. Je sais que je peux le faire, et je sais qu'il n'y a aucun plaisir. Le plein-air est devenu mon loisir, plus mon miroir.
Mon seul obstacle restait la plus grosse des rivières à retraverser dans l'autre sens. J'avais le sentiment qu'elle avait encore gonflé un peu en mon absence et ne retrouvais plus le passage emprunté à l'aller deux heures plus tôt.
(http://img146.imageshack.us/img146/682/5riviereamont.jpg)
Je l'ai descenscendue un peu et ai trouvé un endroit un chouilla plus large avec moins de courant. Pas question de faire l'équilibriste dans un endroit pareil toutefois. Cette traversée représente un obstacle sérieux, et j'ai assez joué dans des rivières pour ne pas la sous-estimer.
(http://img522.imageshack.us/img522/882/4riviereaval.jpg)
(pour l'échelle, la bruyère là forme de petits buissons, et non pas des paquets herbeux)
Je suis allé très lentement. Tout petit pas après tout petit pas. J'avais de l'eau jusqu'aux hanches. Le courant me poussait avec une force inouie. Je m'arc-boutais avec la main aval contre le haut des gros rocher sous l'eau, et avec le pied aval contre leur base, pour me verrouiller contre le courant. J'avais doucement le pied amont en essayant de contrôler le mouvement de ma jambe, et en m'assurant qu'il n'y a pas de trou avant de mettre mon poids dessus. Technique éprouvée depuis des années, mais tendue quand-même. (et celui qui me parle de Ray Mears et du tripode n'a qu'à me trouver un arbre dans le coin, ou même un malheureux buisson assez costaud pour resister ; pas de buisson, pas de bâton) Faut être concentré et ne pas penser au froid. Mieux vaut deux minutes de plus dans le courant glacé que de se faire faucher et emporter dans les rapides ou pire, foutre une jambe dans un trou entre les rochers.
Voilà. C'était le dernier vrai obstacle. Le reste, c'était du déjà vu, 8 bornes de flop flop et de sploutch sploutch, que je pourrais finir même après la nuit tombée. En chemin une petite troupe de cerfs se moque de ma retraite. Rira bien qui rira le dernier, j'avais justement prévu d'essayer bientôt un restau du front de mer d'Aberdeen, réputé pour ses steaks de cerf au chutney de griottes.
(http://img545.imageshack.us/img545/9497/6cerfs.jpg)
A ma gauche les sommets de la Cuillins Ridge, discernables dans le brouillard, vomissent des cascades immenses partout sur leurs flancs. Même près des sommets. J'ai l'impression d'assister à une éruption volcanique à base d'eau. Je n'ai jamais vu autant d'eau provenant d'aussi peu de dénivelé. Ca en dit long sur la violence de cette pluie. La photo ne donne rien, champ trop petit et pas assez de lumière, mais je suis fair-play et te laisse juger toi-même.
(http://img263.imageshack.us/img263/9758/ridge.jpg)
et, heu, voilà ;D
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Et la prochaine fois que je verrai Gus, je lui dirai : "tu sais, les Cuillins en octobre, c'est pire qu'une machine à laver. Personne n'y va" ;D
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Salut,
Le plein-air est devenu mon loisir, plus mon miroir.
Superbe! :)
(tu n'as pas eu de problème avec tes pieds par la suite...genre la petite couleur toute mauve du pieds qui a bien macéré 48 heures ?)
[Edit] : tu devrais remettre du déperlant sur ton pantalon, il est naze! 8) :lol:
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;D ;D ;D
Sympa la pluie! Merci pour le récit....ça donne envie! ..ou pas hein!
La température n'a pas posé trop de problèmes par rapport à la pluie? parce qu'avec le vent en plus...
C'est vrai que des fois on se retrouve dans des galères on n'a plus qu'une envie c'est de se mettre bien pénard quelque part au sec, si possible au chaud..sans quoi ça devient vite pénible.
Cela dit, les photos sont très jolies, les paysages "austères" :up:
Merci d'avoir pris le temps de poster,
Clemstout
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Cong, impressionnant !
Tu n'as pas eu de problème de pieds de tranché ?
Je suppose que tu étais mouillé en permanence mais chaud, non (sous-entendre : tu portais quoi ? ;#) ?
Ton sac de couchage, c'était ton Yeti ? Il s'est comporté comment en baignant dans la flotte ?
Sinon, venant de toi, cette phrase m'a bien fait marrée :
J'ai englouti mes pâtes (un gâchis gastromonique, les bonnes choses prennent du temps)
a+
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(tu n'as pas eu de problème avec tes pieds par la suite...genre la petite couleur toute mauve du pieds qui a bien macéré 48 heures ?)
Tu n'as pas eu de problème de pieds de tranché ?
Non, l'Ecosse m'a enseigné la valeur d'un petit séchage de pied régulier, même si ce n'est que pour 15 minutes. Aucun problème de pied sur cette ballade.
La température n'a pas posé trop de problèmes par rapport à la pluie? parce qu'avec le vent en plus...
Suffit de pas oublier sa petite laine ;)
Je suppose que tu étais mouillé en permanence mais chaud, non (sous-entendre : tu portais quoi ? ;#) ?
Ton sac de couchage, c'était ton Yeti ? Il s'est comporté comment en baignant dans la flotte ?
En bas : chaussettes en laine et pantalon en coton. J'avais le froc en nylon dans le sac à dos, mais à ce niveau là d'"humidité" ça n'aurait plus changé grand-chose. Ajoute mon vieux caleçon long en laine au retour, qui a fait des merveilles lors du passage dans la rivière. En haut, t-shirt en laine et veste en Nikwax Analogy. Au retour j'avais ajouté ton brynje et une micropolaire entre les deux.
Le sac de couchage en duvet, oui c'est celui là, il a été transformé en crèpe mouillée quand l'eau a inondé la tente d'un coup. Là il est tout misérable près d'un chauffage.
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Non, l'Ecosse m'a enseigné la valeur d'un petit séchage de pied régulier, même si ce n'est que pour 15 minutes. Aucun problème de pied sur cette ballade.
+1000 (j'ai été EVASAN pour un pied de tranché)
En bas : chaussettes en laine et pantalon en coton.
G1000 te disais-je! ;#
J'avais le froc en nylon dans le sac à dos, mais à ce niveau là d'"humidité" ça n'aurait plus changé grand-chose. Ajoute mon vieux caleçon long en laine au retour, qui a fait des merveilles lors du passage dans la rivière. En haut, t-shirt en laine et veste en Nikwax Analogy. Au retour j'avais ajouté ton brynje et une micropolaire entre les deux.
Faudrait nous en reparler en détaillant à l'occasion.
*AMHA le brynje (j'imagine le modèle en polypropylène) est un gros plus dans ces conditions.
*Quid du nikwax analogy ?
Au final ce qui est important ce n'est pas d'être au sec (une fois un travail psycho important réalisé), c'est d'être au chaud.
(et celui qui me parle de Ray Mears et du tripode n'a qu'à me trouver un arbre dans le coin, ou même un malheureux buisson ; pas de buisson, pas de bâton)
+1. De même il faut se méfier des guêtres quand le courant est violent : elles font "voiles" et/ou elles s'arrachent si velcro.
Dans ces conditions, est-ce qu'une paire de bottes sans doublure (ou doublure synthé) n'auraient-elles pas été adaptées ?
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Merci pour la ballade ;).
Tout d'un coup, je ressens le bonheur d'être au sec et au chaud devant mon ordi.
Pourtant, allez savoir pourquoi, j'ai quand même une partie de moi qui dit : "on y va ?" :D.
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Super récit qui rend très bien l'ambiance.
Comme Killbith, j'ai adoré ce passage emprunt de la sagesse du vieux baroudeur :
Mais je n'ai plus besoin de me prouver ces trucs. Je sais que je peux le faire, et je sais qu'il n'y a aucun plaisir. Le plein-air est devenu mon loisir, plus mon miroir.
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Merci Karto pour ce récit.
A ton avis combien de temps aurais-tu pu tenir dans ces conditions si tu n'avais pas eu ta position de repli ?
Quelle température faisait-il ?
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Impressionnant, j'y suis passé à coté il y a une année....................en été. C'était pas les même conditions ;)
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*AMHA le brynje (j'imagine le modèle en polypropylène) est un gros plus dans ces conditions.
*Quid du nikwax analogy ?
Va me falloir un peu plus de temps. Ce brynje, Guillaume me l'a donné à le fin de l'hiver dernier et je m'en suis encore très peu servi. Je vois ça comme un vêtement d'hiver. Mon usage idéal c'est sous un coupe-vent, en faisant un effort, dans un vent froid. Ca éloigne le coupe-vent de la peau (donc le contact direct du froid) et n'entrave pas la respirabilité.
Ca a d'autres intérêts aussi mais je n'ai pas encore assez expérimenté mes théories pour en parler.
Le Nikwax Analogy est une veste Lomond de Hilltrek. Les mecs sont à un jet de pierre de chez moi, j'aime le contact direct avec la nana qui a fabriqué la veste (sans grivoiserie, même si j'avoue qu'elle n'est pas déplaisante à l'oeil). Je ne l'ai que depuis deux mois, j'aurai besoin de plus d'expérience à long-terme avec. Mes premiers retours sont que le matériau est beaucoup plus agréable que n'importe quel gore-tex, et tellement respirant qu'on ne pèse pas le pour et le contre avant de l'enfiler. Souple et silencieux. Excellent coupe-vent. Très bon sous la pluie intermittente, même violente. Mais là dans les conditions vraiment rudes de cette sortie la capuche a percé au bout de quelques heures. Rien de violent, mais ça a percé. Et les épaules sous la pression des bretelles de sac. Le reste était parfaitement sec, et mon torse était essentiellement sec. Pour un mec qui part en expé en climat extrême ça remplacera pas une ProShell, mais pour moi qui vis ici et cherche un usage plus rustique et moins extrême, ça a l'air bien adapté.
Dans ces conditions, est-ce qu'une paire de bottes sans doublure (ou doublure synthé) n'auraient-elles pas été adaptées ?
Non. J'ai usé une paire de bottes ici. Ca s'use vite... Mais le confort des pompes de rando est juste irremplaçable pour faire de la distance. J'étais adepte de trails légères dans les Alpes hors neige/glace, mais ici je trouve que les grosses de bonne qualité se justifient parfaitement et font un bon compromis.
Récemment dans le cadre du boulot, Alt-Berg m'a proposé un deal très correct, genre -70% sur une paire de ce que je veux. J'ai hésité à essayer ça : http://www.altberg.co.uk/Web/country_GKHighmoor.jsp conçues justement pour ce type de terrain.
Mais vu que je payais quand-même une part du prix je suis resté plus près des choses que je connais et ai demandé des pompes B1 pour faire marcher les crampons (pour lesquels j'ai "trouvé" des liens flexibles pour remplacer le lien rigide d'origine), des Mallerstang. Sont pas encore arrivées, mais ça devrait faire bien dans les marécages aussi.
A ton avis combien de temps aurais-tu pu tenir dans ces conditions si tu n'avais pas eu ta position de repli ?
Quelle température faisait-il ?
Température dans les 5°C le matin, 10°C le soir. L'ouest du pays est plus doux que l'est, influence Atlantique plutôt que Scandinave. A l'est on a déjà de la neige sur les collines.
Honnêtement, j'aurais pu tenir aussi longtemps que ma réserve de bouffe, prévue pour 3 jours. Après quand j'ai faim je deviens méchant.
Le feu aurait été difficile, mais j'avais un réchaud qui marche nickel en plein vent (merci DEUN, je l'adore ce truc) et une réserve conséquente de carburant. J'avais des vêtements résistants à l'humidité (en tout 2 t-shirts en laine, un brynje, plusieurs paires de chaussettes en laine, une polaire, une bonne veste, deux pantalons, un buff en laine... j'étais pas dépourvu). J'avais une toile de tente, j'avais même un sursac que j'avais prévu de tester une nuit ou deux pour Mathieu, mais là il aurait fallu me payer cher pour que je passe exprès la nuit dans un sursac.
Impressionnant, j'y suis passé à coté il y a une année....................en été. C'était pas les même conditions ;)
J'attendrai la neige, ça devrait être plus gérable. En été y'a les requins pèlerins par là. Le rêve :love:
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Concernant le Brynje, ce que j'ai retenu :
-C'est très respirant, très léger et sèche vite.
-C'est chaud sous un bon coupe vent.
-Frais quand rien au dessus (j'ai l'impression même que ça aide à la transpiration).
-Ça pue très vite.
-Très dangereux seul au soleil (ha le bronzage brynje ;#).
-Ça se tâche facilement.
Je pense d'ailleurs qu'un jour je m'en rachète un, lorsque j'en aurais finis avec la laine et compagnie.
a+
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Concernant le Brynje, ce que j'ai retenu :
-C'est très respirant, très léger et sèche vite.
-C'est chaud sous un bon coupe vent.
-Frais quand rien au dessus (j'ai l'impression même que ça aide à la transpiration).
-Ça pue très vite.
-Très dangereux seul au soleil (ha le bronzage brynje ;#).
-Ça se tâche facilement.
Je pense d'ailleurs qu'un jour je m'en rachète un, lorsque j'en aurais finis avec la laine et compagnie.
a+
Et tu peux ajouter : c'est bien désagréable à même la peau, sous les bretelles d'un sac ou quand on s'accoude par exemple. Gênant pour un sous-vêtement.
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Et tu peux ajouter : c'est bien désagréable à même la peau, sous les bretelles d'un sac ou quand on s'accoude par exemple. Gênant pour un sous-vêtement.
Autant je suis ok sur les points relevés par guillaume, autant (pour la version polypropylène) je ne suis pas trop d'accord avec toi. La maille est relativement fine et compressible ce qui ne marque pas beaucoup aux épaules avec un sac moderne (qui a de la mousse aux épaules). Pour le coudes, c'est vrai le problème c'est que cela s'use vite, encore plus si on "prends la maille" dans quelque chose. Reste que le polypro n'est pas toujours agréable au contact...cela dépend des gens.
Pour la version "coton" du brynje, je suis d'accord avec toi : marquage en grille rapide du corps (mais qui disparait). D'ailleurs les versions mili (coton) avaient un tissu plein sur les épaules.
Perso, je trouve qu'une excellente utilisation de ces sous vêtements....c'est comme couche intermédiaire entre deux couches d'isolant. Cela crée une épaisseur supplémentaire où l'air circule bien et dans laquelle les isolants compressibles peuvent se déployer, un peu comme un thermarest.
(http://www.erareppu.com/images/Galleria_verkkopaita.jpg)
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Perso, je trouve qu'une excellente utilisation de ces sous vêtements....c'est comme couche intermédiaire entre deux couches d'isolant. Cela crée une épaisseur supplémentaire où l'air circule bien et dans laquelle les isolants compressibles peuvent se déployer, un peu comme un thermarest.
Autant j'insiste sur le déplaisir que j'ai à avoir la maille en polypropylène contre la peau, autant je te rejoins là.
C'est ça les expérimentations dont je ne voulais pas parler ;D
C'est bien aussi pour porter un isolant mouillé qui fonctionne encore mais qui devient désagréable.
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une bonne soluce chez Brynje :
(http://www.brynje.no/shows/super_thermo_t_shirt_shoulderinlay/navy.jpg)
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De plus, c'est un sous-vêtement à multiples usages, il peut servir de filet de pêche aussi :
(http://img242.imageshack.us/img242/7028/rando5nov06016wv6.jpg)
Là, c'est en coton sous une chemise 80% laine 20% polyamide. Les débardeurs de ce type font de bonnes écharpes. Les modèles en polypro ont une maille moins large.
C'est une solution "old school" intéressante à explorer (ensemble solide, hygiénique et endurant aux lavages), certainement valable pour la vie sauvage à long terme...mais dépassée en terme de poids et d'isolation dans une optique randonnée.
C'est une solution qui peut être intéressante aussi dans le cadre de l'usage d'un sous vêtement synthétique standard, du brynje par dessus en "buvard" et d'un ciré ou anorak non respirant (type armée) dessus. Le coton capte l'humidité et est séché le soir au feu par exemple. L'intérêt du ciré c'est qu'il ne se "mouille" jamais. L'intérêt de l'anorak outre son prix et poids mini...c'est qu'il peut servir de VBL. Une solution que j'explore pour la rando en condition très froide avec usage de duvet (normalement l'anorak imperméable ne devrait pas servir pour la pluie en situation très froide sauf execption, en faisant aussi VBL on retrouve la maxime : un item deux usages).
J'efface ce post très vite car on est en train de polluer le sublime post de Karto (en plus il est shaman et j'ai pas de chocolat sous la main). ;D
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C'est probablement du à la haute hydrophobie du polypropylène ?
Je ne sais pas. Il existe des débardeurs très confortables en coton à petite maille (Eminence), d'ailleurs plus petite mailleque les brynje polypro. Peut être que le polypro ne peut pas avoir de grande maille pour des raisons de confort ou de solidité. Les sous vêtements ACLIMA en laine et maille ont la même taille de maille que les brynje polypro.
Aclima (laine) : http://www.aclima.no/index.php?view=prod&cat=1&subcat=2&lang=en
Un exemple de modèles mili finlandais avec "protection d'épaule" (Verkkopaita) :
(http://kauppa.tukkimies.fi/images/verkkopaita_0801_84c.jpg) (http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:tMFX5RWysjdFoM:http://www.fingerborgforce.fi/pictures/verkkopaita.jpg&t=1) (http://salainenagentti.fi/tuotekuvat/keski/1455055.jpg)
ça se vend toujours : http://salainenagentti.fi/PublishedService?file=page&pageID=9&itemcode=1455058
Mais il me semble que c'est connoté "sauvage" :
(http://i250.photobucket.com/albums/gg241/762rk95/36879.jpg) (http://img.dailymail.co.uk/i/pix/2007/12_01/RabCNesbitt_468x641.jpg)
Bonne discussion en anglais ici : http://www.militaryphotos.net/forums/showthread.php?149001-Military-Fishnet-Mesh-Underwear-AKA-String-Vest
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Moi y'a un truc qui me fait doucement rire...
Karto avec son pantalon en coton (!), son sac en duvet (!) et son emplacement de bivouac (!) en milieu super humide, voir marécageux.
Fredou, tu m'obliges à m'expliquer, je peux pas encaisser le soufflet sans rien dire ;#
- Pantalon en coton, nickel, j'étais content. Tu veux quoi d'autre, quand tu patauge à mi-cuisse un bon quart du temps ? Le nylon m'aurait bouffé la peau. Reste les trucs de pêcheurs, pas tellement chouettes pour bouger loin et vite. Non sérieux, j'avais un froc éprouvé en nylon/teflon/cordura, mais il est joyeusement resté dans le sac-à-dos. J'aurais pu m'en servir si je l'avais trouvé nécessaire.
- Emplacement de bivouac. C'était le meilleur emplacement de bivouac à plusieurs kilomètres à la ronde. Le meilleur que j'ai vu depuis que j'avais commencé ma journée. Même les pentes étaient couvertes de ruissellement, et dès que c'était assez plat pour mettre une tente c'était inondé, même les petits rebord de rien du tout à 150 m au dessus du niveau des lacs. Je sais, j'ai regardé.
- Duvet... là oui. J'ai un Defence 1, il aurait été mieux, même si avec trois ans au compteur il commence à ne plus me tenir bien chaud. Je m'attendais pas à des températures si douces. Je me suis déjà gentiment pelé (je veux dire assez pour que la nuit ne soit pas agréable, rien de méchant) cette saison dans le defence 1 et deux polaires, mais c'était du côté est du pays, avec beaucoup d'air Scandinave qui descend. Erreur effectivement.
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En fait, on peut difficilement me reprocher de camper dans les marécages. Ce pays, c'est des marécages. Point. Le gars qui veut pas camper dans les marécages, il campe pas ;)
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Ou un petit sevylor gonflable...
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Ouaip, ça sonne plus réaliste ça déjà ;D
Bon ça sera très peu pour moi parce que jusque là ma tente m'avait 100% satisfait pour camper dans les zones marécageuses même avec pas mal de flotte en dessous. Suffit de pas se foutre en plein dans les trous. Y'a quand-même peu d'autres choses qui gèrent aussi bien la vent+la pluie+les insectes+l'eau du sol pour un poids encore raisonnable et avec tant de confort.
Cette journée là était quand-même un peu exceptionnelle, et c'est pour ça que je poste :) Juste histoire de dire : "ça existe, ces endroits et ces situations".
Après si on veut être vraiment confort dans ce merdier, y'a des solutions oui, mais à quel poids, et quel manque de polyvalence.
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Moi y'a un truc qui me fait doucement rire...
Karto avec son pantalon en coton (!), son sac en duvet (!) et son emplacement de bivouac (!) en milieu super humide, voir marécageux.
Guillaume, idem : pantalon coton (!) dans le Cantal en conditions pourrites et d'autres qui dorment la tête vers le coté ouvert du tarp (!) ... :closedeyes:
On serait pas un peu masochistes, ici, sur les bords ?! :huh:
;#
L'objectif du forum n'est pas de faire de la randonnée, il ne faut pas perdre de vue cet aspect des choses. En revanche, on cherche à expérimenter l'usage de différents types de matériel dans une optique d'apprentissage (survie) ou bien encore à "vivre" au contact de la nature (vie sauvage). Autant apprendre à gérer le pantalon coton.
Quel intérêt pour Karto de traverser ce terrain en "tout Goretex" et coque plastique?
Il aurait été comme un scaphandrier et aurait "survolé" ces conditions. En revanche, avec un équipement "standard" il faut de l'astuce et de l'expérience pour gérer ces conditions. Si on est dans une situation "tangente" il y a plus de chance de se retrouver avec un pantalon coton qu'avec un pantalon neuf en Event.
Perso, quand je fais des sorties rando classiques avec un "équipement classique, je n'en parle pas ici car cela n'aurait pas d'intérêt.
;)
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Trop bon ;D
Bien fait pour ta gu**le, ça t'apprendra à me laisser à la maison avec les enfants :wife: ;#
Non sérieux, les conditions sont impressionnantes. Ton pote avait raison, ça lessive salement dans le coin. Hallucinant le spot de bivouac après le démontage de la tente.
Mais je n'ai plus besoin de me prouver ces trucs. Je sais que je peux le faire, et je sais qu'il n'y a aucun plaisir. Le plein-air est devenu mon loisir, plus mon miroir.
A graver dans le marbre ou à tatouer sur le chat! Ne plus rien avoir à se prouver à soit même et aux autres est une véritable libération. Je me retrouve à 100% dans cette phrase, et bizarrement prends un coup de vieux rétrospectivement :D
N'empêche, je l'ai déjà dis, mais t'écris vachement bien pour un tubercule. J'suis jaloux.
Did et Karto, marrant la réflexion sur le filet Brynje et la possibilité de le mettre en couche intermédiaire. C'est une solution à laquelle j'avais déjà pensé mais je n'ai pas encore sauté le pas. Le look filet à légume peut-être. Sais pas. Mais l'idée est ancrée :)
Mais il me semble que c'est connoté "sauvage" :
Ca veut dire que je peux abandonner tout espoir de draguer la scandinave et la lapone tout de filet vêtu ? Même avec mon corps d'éphèbe grec ? :'(
L'objectif du forum n'est pas de faire de la randonnée, il ne faut pas perdre de vue cet aspect des choses. En revanche, on cherche à expérimenter l'usage de différents types de matériel dans une optique d'apprentissage (survie) ou bien encore à "vivre" au contact de la nature (vie sauvage). Autant apprendre à gérer le pantalon coton.
:akhbar:
A graver sur le chat en plus du tatouage précédent!
Quel intérêt pour Karto de traverser ce terrain en "tout Goretex" et coque plastique?
Il aurait été comme un scaphandrier et aurait "survolé" ces conditions. En revanche, avec un équipement "standard" "ou inadapté" il faut de l'astuce et de l'expérience pour gérer ces conditions. Si on est dans une situation "tangente" il y a plus de chance de se retrouver avec un pantalon coton qu'avec un pantalon neuf en Event.
Avant même de rentrer dans l'apprentissage de techniques ou connaissances destinées à prolonger la vie, ce paramètre est à titre perso une énorme source de plaisir "intellectuel". Le voyage ou la randonnée, amputés de cette réflexion, perdraient pour moi une grande partie de leur intérêt. Le challenge de l'adaptabilité aux évenements est aussi important que la distance à parcourir. Cet état d'esprit est un des apports majeurs de ce forum :up:
La faculté d'adaptation est un des principaux atouts que l'on peut avoir dans une situation qui sent le fennec avarié. Or cette faculté s'acquiert d'une part à l'aide d'un bon bagage théorique, mais surtout par des confrontations-validations sur le terrain. D'où l'intérêt de tester des solutions rustiques, durables et polyvalentes plutôt que des solutions High-tech très, voir ultra, spécialisées.
Comme l'indique à juste titre Did, nos préoccupations ne se situent pas vraiment au même niveau que celles de Trek Magazine. Enfin bref, +1 quoi! ;#
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Hallucinant le spot de bivouac après le démontage de la tente.
Non mais surtout en plus c'est apparu comme ça, pouf, en deux minutes. C'est de l'inondation en temps réel qui choisit de se produire pile quand je prends mes aises, alors que ça aurait pu arriver à n'importe quel autre moment de la journée. La nature est positivement hostile ;)
Quant au Brynje et au corps d'éphèbe grec, t'auras pas de problème à te fondre en société. Tu sais où trouver le mode d'emploi en vidéo :
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Quant au Brynje et au corps d'éphèbe grec, t'auras pas de problème à te fondre en société. Tu sais où trouver le mode d'emploi en vidéo :
Tssss :closedeyes: J'ai quasiment été sur place* pour étudier la technique, mécréant! Là j'étudie la moustache comme le laisse suggerer mon avatar.
* A la fois sur le lieu supposé de l'action et le lieu réel de tournage. Professionnalisme oblige. Eh ouais.
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"eventually you just end up embracing the wetness".
:up:
Merci pour ton retour d'expérience...
Moi je pense que plutôt que le combiné piquets/hamac/tarp, un bon mobilhome dans cet environnement et le tour est joué...
http://i41.tinypic.com/6yzmkp.jpg
;D
Bien à toi,
Rod
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Dans des circonstances analogues (moins venteuses quand même je crois), j'avais été satisfait par une combinaison matelas pneumatique épais + sursac étanche + sdc synthétique et tente bien sur.
Dit plus simplement, sans la frime, matelas de plage gonflable en PVC et sac-sursac-parka de la BW. (toujours l'ancêtre de celui là (http://www.asmc.de/de/Schlafsaecke-Decken/Schlafsaecke-bis-0C/BW-Schlafsack-zweiteilig-gebraucht-p.html))
Mais c'était une époque un peu rustique et "pas très MUL" :D
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Mais c'était une époque un peu rustique et "pas très MUL" :D
Si on parle de méthodes rustiques dans des conditions analogues (en moins pire)....
J'ai encore de mauvaises sensations au sujet d'un camp de quelques jours "bien arrosé" (genre au dessus de Lapoutroie quand les vannes sont ouvertes) à une époque où les tentes patrouilles (donc coton et tapis de sol séparé) étaient la norme et quand le papier journal assurait l'isolation au sol.
Imaginez l'état du papier journal au bout de quelques jours dans une ambiance plus qu'humide avec le décompte des "gouttières" comme principale occupation entre deux parties de "pouilleux massacreur".
:'(
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" (genre au dessus de Lapoutroie quand les vannes sont ouvertes)
:'(
Quoi, qu'entend je là ? mes oreilles en sifflent… quelqu’un dénigre ce pt coin de paradis…
Ah c’est toi Did, bon allez ça va pour cette fois… ;)
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"Cotton kill" les gars !
Bah oui mais finalement non ;# C'est comme toutes les généralisations faut pas en abuser et ne pas oublier de réfléchir à cause d'une jolie phrase apprise par coeur ...
Comme toutes les autres matières le coton a des inconvénients ET des avantages.
En gros ce que la plupart des gens reprochent au coton c'est qu'une fois mouillé c'est dur à sécher ... dans les conditions décrites n'importe quel autre matériau aurait été aussi mouillé sans espoir de sécher donc égalité avec le coton : pourquoi changer ?
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Bonjour Fredou,
Tu soulèves un point important. Il ne faudrait pas sur le forum tomber dans le travers de "Bear Gylls"...l'équipe de tournage en moins. ;#
Mais ici c'est justement l'inverse qui est conseillé ET appliqué.
J'imagine vos sorties entre forumeurs : celui qui est le plus "conforteux" (désolé du néologisme) se prend la honte, c'est bien ça ?
Ben non justement, l'objectif c'est au contraire d'être confortable. Parce que si on est confortable dans des conditions pas terrible, on a une chance de survivre à une condition "de survie".
Si on prends la sortie dans le Cantal avec une météo médiocre. On était pas très loin (moins d'une heure) de la civilisation. Deux cabanes se trouvaient à 5 minutes. Mais surtout nous étions en groupe, Diesel connaissait parfaitement le terrain, et certain avaient un peu d'expérience. Cela n'a pas empêché Diesel de vérifier le contenu des sacs en éléments principaux (isolant, couchage) et d'amener du matériel supplémentaire.
Au final deux personnes ayant une expérience limitée de la randonnée ont passé confortablement une première nuit sous la neige et sous tarp (mais à 5 mètres de Guillaume...). En cas de besoin elles auraient pu se réfugier sous de nombreux autres tarps suffisamment vastes et avoir en plus des affaires chaudes. Risques quasi nuls, même pas eu besoin de leur donner la tablette de chocolat Lindt 80% cacao que j'avais acheté en prévision si elles avaient un coup de "moins bien au moral". :closedeyes:
"Cotton kill" les gars
Raison de plus pour s'y habituer. Tu peux faire comme Pierrot : avoir un jean....mais aussi une veste Goretex, un collant, des guètres, un poncho. Et surtout faire l'effort de sortir le poncho dès que la pluie se faisait insistante, et ce malgré sa veste Goretex coupe guide.
Bien sûr que son jean n'était pas l'idéal pour la pluie, mais c'était très adapté au feu et au "bushcraft", plus qu'un pantalon Goretex qui aurait été limite overkil en moyenne montagne et dangereux près du feu.
Sachant cela, et connaissant les limites du coton, il a fait très attention de ne pas le mouiller, et si cela était arrivé il avait des alternatives sur ce terrain de moyenne montagne. Je suis certain que pour la haute montagne, il aurait fait un autre choix ou se serait abstenu de participer.
Le coton mouillé laisse passer 240 fois plus vite la chaleur que lorsque il est sec. C'est ça le problème du coton.
C'est vrai (peut être pas 240 fois je crois que c'est 24 fois). Mais c'est surtout dangereux en plein "wilderness" ou quand tu es seul blessé sur un GR sans rien avoir d'autre à te mettre.
Et puis cela dépend du coton. J'avais une veste en coton en ventile_like (mais aussi des capes synthé en back up si vraiment les conditions avaient été semblable à celles rencontrées par Karto) et cela a été très adapté aux conditions de la sortie.
Si encore il pouvait isoler même mouillé comme la laine... Mais ce n'est pas le cas.
Au moins deux participants avaient des hauts en laine (Busshirt swandri et Ranger shirt). Je crois qu'il ont été très confortables et même très étonnés de l'être autant.
Ce n'est pas un problème de vitesse de séchage, mais d'isolation.
Parfaitement : "Cotton Kill", surtout si c'est ta seule couche isolante.
En ce sens pour nos conditions (je ne dis pas en forêt boréale en Janvier) : il faut prévoir autre chose qu'un jean pour la chaleur (ou une protection sérieuse de celui-ci), avoir du change si on est en sous vêtement coton et ne jamais avoir un "sweat shirt coton épais" comme unique couche coupe vent et d'isolation, même si on a unimperméable.
;)
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Pas du tout. Loin de là.
Le coton mouillé laisse passer 240 fois plus vite la chaleur que lorsque il est sec. C'est ça le problème du coton.
Si encore il pouvait isoler même mouillé comme la laine... Mais ce n'est pas le cas.
Ce n'est pas un problème de vitesse de séchage, mais d'isolation.
Ok mais c'est le problème avec la plupart des matériaux non ? Franchement une polaire imbibée d'eau c'est plus tellement isolant non plus ... et même la laine n'est pas parfaite : Elle accepte plus d'eau avant de perdre ses caractéristiques mais une fois gorgée d'eau bah ...
L'isolation n'est pas la seule caractéristique à prendre en compte et dans le cas présent je n'ai pas l'impression que Karto ait été plus en danger en gardant son pantalon en coton qu'avec autre chose
Je ne dis pas qu'il faut toujours mettre du coton et j'en porte moi même de moins en moins pour mes activités outdoor mais faut pas non plus tout jeter en bloc
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Mathias aka Karto, c'est pas "vous", "on", "ce forum" ou je ne sais quelle abstraction. C'est un des co-fondateurs du CEETS, un des deux premiers encadrants validés par David avec Corin il y a déjà d elongues années.
On laissera à chacun le soin de se faire son opinion lui-même.
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Bin les gars, moi j'écris plus dans ce sujet. Il m'emmerde. Moi je suis parti faire ma petite rando détente, et j'ai trouvé des conditions pires que ce à quoi je m'attendais, suite à quoi j'ai fait demi-tour. Loin de moi l'idée d'avoir voulu faire le malin. Je voulais avoir le plaisir de montrer un endroit surprenant dans des conditions surprenantes. Si faut que ce genre plaisir du partage vire dans la psychologie à la mord-moi-le-noeud, je le ferai plus et je continuerai ce que je fais jusque là : profiter tranquillement du magnifique pays où je vis, de ses paysages sauvages et de ses habitants chaleureux.
Le seul truc un peu craignos était la traversée de rivière sur le retour. Par contre les grands préceptes comme quoi on peut pas faire de feu ou cotton kills ou qu'un randonneur surpris par des inondation soit taxé de Bear Grylls ou qu'on commence à rapprocher ça de l'époque de ma participation au CEETS, je trouve ça juste bizarre. La seule chose qui ait été menacée durant cette sortie, c'est mon confort, rien d'autre. Y'a pas de quoi en pondre trois pages.
Et SI ? Si la rivière était devenue trop grosse pour être retraversée et que ma tente se soit envolée ? Je sais exactement ce que j'aurais fait. Mais je vois pas pourquoi j'en parlerais, puisque le vécu peut être déjà tant déformé, alors les hypothèses et les plans B c'est pas la peine.
Vous pouvez continuer sans moi.
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Ca faisait un an que je voulais voir les Cuillins, ce petit groupe de montagnes au sud de l'île de Skye, réputées pour leur beauté et leur caractère rude.....
"les Cuillins en octobre c'est pire qu'une machine-à-laver, c'est pour ça que [/i]personne n'y va".
je continuerai ce que je fais jusque là : profiter tranquillement du magnifique pays où je vis, de ses paysages sauvages et de ses habitants chaleureux.
Bein perso, ça me donne encore plus envie de monter te faire un t'it "jour"...
Autant la beauté des paysages, que la mentalité et la personnalité du "guide" :love:
@++
Vincent
PS: Et quand un gars avec l'EXPERIENCE de Karto vient vous dire "J'ai fais demi tour car ce n'était plus fun du tout", bein on est en plein dans du signal++
Et dans un message "à faire passer".
La nature c'est une source de plaisir les loulous...
La survie, c'est "pas normal"
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En trois pages, un seul post m'a interessé, celui de Karto,(le post initial) car tout est dit dedans, donc a quoi bon se faire la guerre sur " pourquoi du coton, pourquoi ci pourquoi ça" , vu qu'il a tout expliqué.
En plus c'est bien ecrit ce qui ne gache rien, et je comprend qu'il en ait marre.
Bon, on ne peut pas dire que je fais de la lèche car je ne le connais meme pas, mais quand je viens sur ce forum, c'est ça que j'ai envie de lire et pas le reste.
Apres on va surement me dire "t'as qu'a faire pareil et ecrire aussi, et on aura raison".
:lol:
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j ai beaucoup apprecie le post de depart et l humilite qui consiste a savoir s arreter et rentrer a temps.
ensuite pour les choix de vetements ou d equipements c est tres personnel et personne ne peut se mettre a la place de ce que l on experimente avec succes meme si sur le papier cela semble incoherent aux yeux de certains ...
les oublis cela arrive a tous et toutes le principal c est de le reconnaitre ...
ayant des problemes de memoire (l age sans doute ...lol) je fais des listes et j en ai une assez sympa qui me rappelle que je dois lire la liste pour la liste de sortie si ca c est pas du back up lol ... :doubleup:
pour le cotton kill ca c est typiquement americain et cela me fait doucement rire car tous les ans on retrouve des morts sans coton sur la cote ouest et dans les rocheuses l equipement n est pas tout et savoir faire avec ce que l on a c est encore mieux.
quand je guidais dans le grand nord je rigolais de voir certains chasseurs deguises en tenue cabelas ou autres LLbean bass pro shop qui avaient suivi les conseils d un vendeur qui n avait jamais mis les pieds dans le grand nord et qui tremblaient de froid apres une ride en bateau dans les vagues la pluie et le vent ... nous avions des vetements qui semblent hors mode mais qui marchent du moins pour les utilisateurs que nous etions ...
les rangers canadiens qui font du SAR portent pas mal de coton mais bon ils vivent pas en foret tropicale ...
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Cotton kills, oui, sauf qu'il n'est pas mort Karto. Enfin ne crois pas, il ne nous aurai pas caché ce détail :D
Il ne s'est même pas fait hélitreuillé, n'a pas été foutu à l'hôpital, rien qui justifie les récriminations contre ces inconscients qui ..., que ...
Il avait été prévenu qu'il se ferai rincer. Il y est allé et s'est fait rincer.
Veni, vidi et reparti avant que ce soit insupportable.
Merci pour le récit. Quelques instant de rêve éveillé.
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Merci pour ce RETEX :up: cela donne envie.
Pleins d'idées pour les bivouacs en milieux humides sous nos lattitudes.
Choukrane beaucoup.
Christophe.
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En guise d'Epilogue.
Ce matin je reviens au boulot. Un des premiers trucs que les collegues me disent :
"Alors c'etait comment Skye ? On a vu a la tele que plusieurs randonneurs coinces par les crues ont du etre evacues par helicoptere. On se demandait si on pourrait se moquer un peu de toi."
Bin non, pas de pot ;#
CQFD
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Salut Karto,
Ton récit donne envie d'y aller, tiens!
Fond de sac : canot pneumatique 1 personne, avec le "toit" qui va avec !
C'est confortable un dinghy! ;D
Plus sérieusement, revenant d'une journée "sécurisation d'un passage difficile", on m'a montré ce que l'on peut faire avec une sangle, un bon mousqueton et corde de rando de 30 mètres (pas si lourde que cela au final). Donc, je m'interroge ...
Est-ce que tu penses que tu aurais pu utiliser cela efficacement pour traverser la rivière avec plus de sécurité?
Fallait au moins trouver une bon point d'accrochage sur la rive de départ, évidemment ...
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Est-ce que tu penses que tu aurais pu utiliser cela efficacement pour traverser la rivière avec plus de sécurité?
Fallait au moins trouver une bon point d'accrochage sur la rive de départ, évidemment ...
Le problème de cette technique (je pense avoir la même) c'est que ça fonctionne comme un 8 : si tu pars, c'est ta main qui freine et à mon avis le réflexe qu'on aurait serait plus de lâcher la main en tombant entier à la baille.
Bon ça fait beaucoup trop de "si" ça...
a+
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Guillaume, j'ai le huit dans le sang, j'aurais pas de problème avec ça.
Par contre je ne sais pas répondre à Bison, car je n'ai jamais été attaché dans le courant. J'ai jamais rien essayé de similaire. Le courant, je veux dire le vrai courant du genre qu'on a dans les rapides, avec les rochers qui rendent tout ça bien cahotique, ça fait des trucs auxquels on ne s'attend pas et c'est très déstabilisant. Du coup je ne saurais donner d'avis sur ce que je n'ai pas expérimenté.
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Guillaume, j'ai le huit dans le sang, j'aurais pas de problème avec ça.
Par contre je ne sais pas répondre à Bison, car je n'ai jamais été attaché dans le courant. J'ai jamais rien essayé de similaire. Le courant, je veux dire le vrai courant du genre qu'on a dans les rapides, avec les rochers qui rendent tout ça bien cahotique, ça fait des trucs auxquels on ne s'attend pas et c'est très déstabilisant. Du coup je ne saurais donner d'avis sur ce que je n'ai pas expérimenté.
Je sais mais c'est justement dans la situation de bison que je pensais ;).
a+
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Cotton kills, oui, sauf qu'il n'est pas mort Karto. Enfin ne crois pas, il ne nous aurai pas caché ce détail :D
Oh on sait jamais avec lui, c'est un fourbe. ;D
Comme d'hab, bon récit avec plein d'honnêteté.
On peut lui reprocher d'avoir été un peu léger sur l'équipement pour y aller mais que celui qui qui n'a jamais commis d'erreur lui jette le 1er seau d'eau à la figure. :closedeyes:
Quand a l'affirmation coton kill, si c'était tout le temps le cas, le forum aurait déjà perdu la moitié de ses membres les plus illustres. ;D
Pour le reste, ben ça reste des plans sur la queue de la comète, il est revenu.
Quand a ces histoires de courant, j'ai eu déjà franchi des torrents de montagne, la force est impressionnante et pourtant, ils étaient relativement bas.
Sans mes bâtons pour garder l'équilibre, je n'ose pas imaginer une gamelle dedans alors, sur une vraie rivière avec un fort courant ..... :blink:
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On peut lui reprocher d'avoir été un peu léger sur l'équipement pour y aller
Je comprends toujours pas pourquoi vous dites ça :'(
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Bonjour,
J'ai un peu réfléchi moi même entre temps au passage de rivière en solo (ou "en tête") avec une corde.
Je ne connais pas vraiment le vocabulaire habituel de l'encordement et de l'escalade, juste ce que j'ai "entendu" ce dimanche. Donc des mots simples pour les non-spécialistes
Un demi-cabestan est un "noeud" ou plutôt un passage de corde dans un mousqueton qui permet à la corde de coulisser, mais avec un freinage ou blocage quand on tend le bout. Le bout peut être carrément bloqué avec un autre noeud : noeud de mule sécurisé
Et un peu d'illustration :
Le noeud de demi cabestan dans un mousqueton (http://www.sertec-escalade.org/modules/news/article.php?storyid=62)
Un blocage du demi-cabestan (http://www.murdeau.org/Formation-Canyon/Vers-la-position-de-leader/Rappel-Debrayable-sur-noeud-de-demi-cabestan.html)
Donc,
- une corde rando 20 ou 30 m, à utiliser en double pour pouvoir la récupérer (longueur réduite de moitié)
- une sangle pour faire baudrier (ou un autre système de baudrier de fortune) et un mousqueton
- la corde en double en demi cabestan dans le mousqueton; demi cabestan "bloqué" si nécessaire pour libérer les deux mains, débloqué si on veut avancer ou reculer sur la corde. Il existe peutêtre des méthodes plus pratiques?
Idée soumise à votre critique : passer le torrent corde tendue, en aval du point d'accrochage.
Trajectoire théorique : en arc de cercle pour rejoindre l'autre rive.
De la sorte, la corde fournirait un "point d'appui" contre le courant, à hauteur de la taille, comme lors d'une descente en rappel.
Les pieds bien en avant.
Si on perd pied, on ne part pas, mais on surfe sur la vague, sans choc
Je réfléchis en écrivant :
Reprendre pied risque d'être problématique.
- Remonter la corde?
- Atteindre une berge corde tendue en surfant?
Bon le passage de rivière était au programme ce dimanche, mais l'Ourthe en temps normal, ce n'est pas vraiment un torrent, et il s'agissait plutôt de placer une main courante, si j'ai bien compris. On ne l'a pas fait, rattrappés par la nuit tombante. (Pour les Belges qui lisent ceci, cela c'est passé au Hérou, près de Nandrin).
Je vais écrire aux formateurs et demander leur avis ...
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J'ai testé un truc similaire une fois en fait. Le truc c'est que la corde qui traine dans l'eau, bah ça t'emporte carrément, impossible de la tendre correctement.
AMHA, c'est difficilement réalisable mais si on a pas le choix...
a+
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Karto, on y retourne l'année prochaine?
Avec un peu de matos "cannyoning" ... juste pour le plaisir et l'apprentissage du demi-tour!
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Amha, 2 points clés:
1. Le point d'arrimage sur la rive qui doit permettre de récupérer la corde après passage. Une corde aime bien se bloquer entre les roches etc.
2. Sortir de la veine de courant, surtout si on a perdu pied et que l'on "surfe" ( faites vous remorquer dans l'eau à 6 ou 7 kmh par une corde, et voyez comment çà se passe ;#)
Humour On: avaler une pastille de micropur en ressortant H. Off
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Merci pour ce retex. :)
Très intéressant et agréable à lire.
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Au sujet du "coton kill" par grand froid et/où humidité.
Sur le principe tout le monde ici est d'accord sur cette assertion. Il faut éviter le coton par temps froid et/ou humide. Pourtant on connait des contre-exemples pour les trois couches.
- Pour la première couche (la couche d'évacuation de l'humidité) on peut utiliser des sous vêtements en coton "fishnet" en mailles larges utilisés par les armés scandinaves et russes. Il est amplement prouvé que c'est ce qui équipait Hillary sur l'Everest.
(http://dansemacabre.files.wordpress.com/2008/01/hillary.jpg?w=490)
- Pour la couche externe, contre les intempéries, on peut utiliser du ventile mis ou point comme vêtement de survie pour les pilotes en mer du nord. C'est ce qui a équipé des générations d'alpinistes et ce qui équipe toujours des équipes scientifiques en antarctique.
ici : http://www.antarctica.ac.uk/living_and_working/camping/below_canvas/page1.php
(http://www.coolantarctica.com/Shop/antarctica-clothing/_derived/antarctica-arctic-clothes-moleskin-ventile.htm_txt_The_author.gif)
-Pour la couche d'isolation, certainement la couche pour laquelle le coton est la moins recommandée. Cela n'empêche pas l'armée russe d'avoir remporté la victoire bine protégée du froid sans ses Telograika (vêtement en coton rembourré par de la bourre de coton).
wiki : http://en.wikipedia.org/wiki/Telogreika
(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/86/Kovpak_partisanki.jpg)
Ces trois exemples (souvent méconnus des auteurs EtatsUniens annonçant "cotton kill") prouvent que le coton peut être utilisé par temps froid et même humide. Sous réserve qu'il soit bien utilisé et que l'on comprenne les limites de ces produits.
Ceci dit, ce n'est pas ce qu'il y a de plus adapté et surtout de plus simple d'emploi. :)
[EDIT] les fishnet et les telograika ne sont pas si difficiles que ça à fabriquer avec les moyens du bord, ce qui en fait des solutions "low tech" intéressantes.
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A noter qu'un des vêtements que j'utilise le plus en hiver est une chemise en coton à bouclettes de l'armée suédoise. ;#
En couche intermédiaire entre une polaire et un t-shirt en mérinos pour les 2 dernières années pour l'exemple.
Je n'ai jamais eu en m'en plaindre pour l'isolation. Bon ok, chez moi, ce n'est pas le pôle nord non plus mais c'est souvent humide et relativement froid (-10° à 1000m en plein hiver au lever/coucher de soleil).
Je vais essayer la combinaison laine mérinos, coton, laine mérinos cette hiver pour voir ce que ça donne. :)
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Bonjour (ou plutôt bonsoir) Filmanue, :)
par contre pour le ventile j ai compris pour le pole sud mais lors des expeditions actuelles vers le pole nord les vetements de type poly- etaient preferes sais tu pourquoi (en dehors de leur cout moindre ...) ?
Tout d'abord : Je n'ai aucune expérience pratique de ces contrées. :closedeyes:
Dans mes lectures la grande différence c'est que le Pôle sud c'est super sec et que la banquise est peu importante. En revanche, le pôle nord cela peut être humide et il n'y a que de la banquise.
Dans un cas le danger c'est le froid et le vent ET l'humidité interne (le ventile c'est très respirant sec). Dans l'autre l'humidité externe existe (pluie, poudge, tomber dans l'océan arctique...).
Comme le ventile est seulement résistant à l'eau on comprend que le choix s'oriente vers du synthétique dans les expéditions : moins cher, plus facile à trouver, plus léger, plus résistant aux frottements, plus étanche et bénéficiant du "sponsoring des grandes marques" (ce dernier facteur ne doit pas être sous estimé dans les choix des "explorateurs").
mais les gars qui bossent sur la construction sont tous habilles en carhartt Arctic qui sont des vetements avec du coton pour des raisons de securites mais pas que ca ...
C'est une chose qui m'a toujours étonné aux Etats Unis : il y fait souvent (très) froid mais les gens utilisent peu de pullover en laine comme couche d'isolation. Le plus souvent ils superposent plusieurs sweat shirt ou tshirt en coton pour obtenir une isolation suffisante. La laine est seulement présente en couche externe (Woolrich, Filson...).
J'y vois plusieurs raisons :
- A l'ouest le froid est souvent vif, mais c'est relativement sec dans les "grandes plaines".
- Les USA sont un gros producteur de coton, pas de laine. A la différence de l'Europe, l'offre de coton nationale est abondante et peu onéreuse.
- Les USA ont peu d'agriculture "locale", c'est depuis longtemps un "marché intégré". Donc peu de petite production locale de laine, pas d'habitude du "pull tricoté maison" à partir des moutons locaux, à part dans les régions historiquement hispaniques et peut être (?) en nouvelle angleterre.
- Les vêtements en laine industrielle étaient souvent de mauvaise qualité (laine recyclée à fibre courte "shoddy wool") et rarement de "laine vierge locale" comme en Europe dans les régions humides ou de montagne .
- Pour les raisons précédentes (?) l'armée américaine a abandonné depuis longtemps l'uniforme en laine au profit du coton puis du synthétique.
En Europe, les armées (de conscrit) n'ont renoncées au drap de laine que contraintes et forcées du fait du ré-équipement US au cours de la 2GM.
Des millions de conscrits sur plusieurs siècles ont appréciés leurs uniformes en "drap de laine" lors de longues et douloureuses campagnes (ou détestés ceux-ci en été).
Ce ne sont que des hypothèses.
Mais c'est clair que, jusqu'à ce que la "mode US" s'impose dans la jeunesse européenne (Sweat à capuche...), il ne serait pas venu à l'idée d'un randonneur européen de ne pas prendre un chandail en laine comme couche isolante. Jusque qu'au début des années 80 c'était le pull, l'écharpe, les gants, le bonnet tricotés amoureusement par la "mamie", ou bien un héritage familial.
Ça grattait souvent horriblement (laine locale bien rustique pas du mérinos australien), c'était lourd et encombrant, une fois mouillé c'était informe (tricot, rarement du tissu), ça puait le bouc (laine désuintée artinasalement dans la rivière), il y avait souvent des trous (reprisés avec soin), les coudes perçaient (pose de patch en cuir), mais c'était chaud.
tu pourrais rajouter dans les vetements en coton le sweater hood rouge des rangers canadiens.
http://labcityrangers.ca/images/P5160019.JPG
Dans un froid sec et sans couche par dessus, un sweat shirt capuche de qualité (par nature le coton gratté intérieurement est isolant et surtout plus coupe vent que l'équivalent tricoté en laine) doit être confortable pour des activités relativement statique.
Comme il "ventile" bien, l'humidité doit être géré dans ces climats secs, j'imagine. C'est solide, durable, pratique à coté du feu, facile à laver même si on est enduit de cambouis et pas très cher à l'achat. C'est donc normal que ce soit utilisé même par les pros.
Mais il ne faut pas tomber dans l'eau, se rouler dans la poudge (slush), creuser un abris dans la neige, faire de l'exercice sous une pluie fine avec vêtement étanche par dessus, ou devoir escalader 500m/heure avec un sac 25kg pour s'arrêter en haut de la montagne par grand vent et regarder le paysage.
;)
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Moi j'aime bien ce récit.
On ne peut pas reprocher à Karto d’avoir été honnête dans son retex. Savoir renoncer quand ça sent le roussi, quand on ne voit pas pourquoi on continuerait. Les récits sont trop souvent ponctués de faits extraordinaires et occultent les moments plus galère. Or se sont ces derniers qui attestent de l’authenticité du récit.
On ne peut pas reprocher non plus à Karto d’avoir été un minimum prudent. Pour pratiquer la rando quelques fois seul, je m’impose une plus grande prudence. Parfois je me dis « que d’autres passeraient », mais moi là « je le sens pas ». Alors je fais demi-tour ou je contourne l’obstacle.
Tout cela nous fait réfléchir, comme je ne me suis jamais trouvé dans des conditions aussi dantesques, je me demande bien ce que j'aurais pris comme matériel?
Comme on l'a dit, une paire de bottes avec chaussettes de laine et un bon poncho. Comme il pleut plus rarement chez nous, nos tentes sont rarement sollicitées comme ici : refaire l'étanchéité, une tente neuve dont on aura au prélable vérifié les coutures ? Un sac étanche surgonflé pour traverser la rivière ? Des un tuba et des palmes ? ;#
Et puis cela nous renvoie à notre rapport au plaisir. Certains le trouvent après quelques temps librement passés à en chier. Je suis de ceux-là, mais je n'exclue jamais la prudence.
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En fait, on peut difficilement me reprocher de camper dans les marécages. Ce pays, c'est des marécages. Point. Le gars qui veut pas camper dans les marécages, il campe pas ;)
Salut !
Je me retapais cette histoire courte, car j'adore les chroniques et la gouaille de Karto ;#
Du coups pour rebondir sur cette phrase, ca me rappel une sortie de trois semaines dans la cordillère Llanganatis avec un pote. C'était des marécages partout et particulièrement à l'heure à laquelle approchait le bivouaque. On pataugeait littéralement et, même scénario que le tiens, parfois pour des kilomètres à la ronde. Trente-minute à la machette pour couper tout ce qui traîne autour (herbes hautes, roseau, etc etc) et on faisait une petite plateforme sur laquelle on montait la tente. Jamais eu de soucis même avec de grosses pluies.
Je ne connais pas du tout la zone que tu décris et ça semble être un cas particulièrement extrême donc je ne dis pas que ça aurait fonctionné, mais c'est juste une remarque générale sur comment monter une petite tente sur un sol marécageux ;).
A plus !
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Merci pour le déterrage :up:
J'avais adoré cette histoire à l'époque. Avant de me retrouver confronté aux mêmes conditions (météorologiques et géographiques) et de la chérir d'autant plus dans un coin de ma mémoire.
Je ne connais pas du tout la zone que tu décris et ça semble être un cas particulièrement extrême donc je ne dis pas que ça aurait fonctionné, mais c'est juste une remarque générale sur comment monter une petite tente sur un sol marécageux
Effectivement, rien à couper dans ces coins et conditions, à part ta chique ;#
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Effectivement, rien à couper dans ces coins et conditions, à part ta chique ;#
...et le vent.
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Pas si loin cet hiver : quand la pluie vient d'en haut, même à l'horizontale, finalement c'est encore gérable.
Mais quand elle imbibe le sol au point que ce ne soit plus vraiment un sol...
Ça donne ça, et là, ça devient tendu :
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Haha ouais. Un bog. On y perd ses chaussures, mais surtout, parfois, on ne voit pas d'eau du tout et la seule manière de les détecter, c'est la nature de la végétation qui les recouvre.
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Voilà.
Le genre de truc (lecture du 'terrain' aqueux) qui s'apprend typiquement par essai/plouf/erreur.
Et où l'expérience individuelle ne sert pas au suivant (la motte "stable" sous son pas ne le sera pas sous celui du copain), à fortiori s'il ne fait pas le même poids...
C'est là aussi où on apprécie d'être à plusieurs : avoir un copain retenu ancré par un autre qui vous tend ses bâtons (après photo, haha), c'est précieux dans ces moments-là.
Après, c'est le genre de conditions où l'on réalise très vite qu'être intégralement trempé, on s'en fout, tant qu'on a pas froid.
Et pour ce type d'apprentissage théorique, l'expérience collective et la somme partagée des erreurs d'autrui ajoutée aux siennes est irremplaçable
Pour ajouter ma goute d'eau au post, je dirais que dans ces conditions machine-à-lavesque, j'ai grandement apprécié mon kilt 100% acrylique, qui même trempé me tenait chaud sans me coller aux cuisses, et échait s'égouttait fort vite.
Quant aux chaussettes "étanches", c'est juste une blague. Surtout après le premier passage de rivière jusqu'aux genoux, sachant qu'il y en a 10 derrière.
Mais pas eu froid non plus.
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Pas si loin cet hiver : quand la pluie vient d'en haut, même à l'horizontale, finalement c'est encore gérable.
Mais quand elle imbibe le sol au point que ce ne soit plus vraiment un sol...
Ça donne ça, et là, ça devient tendu :
Je ne veux pas foutre le bordel mais une personne de taille normale en aurait eu jusqu'à la cheville You. ;#
Pas la peine de la ramener. :nana:
P.S. Oh que je suis méchant... Mais c'est parce que je l'aime bien lui. :love:
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Dis-donc Frodon, ça te va bien de te moquer !
Signé : Gimli
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Dis-donc Frodon, ça te va bien de te moquer !
Signé : Gimli
Sur un forum, il vaut mieux être un hobbit qu'un troll de toute façon. :ninja:
Signé: Frodon ;#
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C'est presque drôle les gens qui se vantent de recevoir en dernier la pluie sur la tête... :lol: ;#
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C'est presque drôle les gens qui se vantent de recevoir en dernier la pluie sur la tête... :lol: ;#
:ninja: :ninja:
:lol:
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C'est presque drôle les gens qui se vantent de recevoir en dernier la pluie sur la tête... :lol: ;#
Apprends à marcher sur l'eau avant de te moquer des petites gens Merlin. ;#
Tu faisais moins le fier ici :lol:
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Tu m'étonnes.
Beaux ponchos en silnylon, au vent, près des barbelés ! :o Plutôt crever trempé.
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Pfft, une simple formalité. :lol:
Vous avez le plaisir de contempler sous vos yeux ébahis la Sorcière et la Grenouille de l'Hongrin dans leur tenue de parade amoureuse.
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ça me rappel un épisode de pleige horizontale sur une route au milieu de nulle part
^-^ ;#
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ça me rappel un épisode de pleige horizontale sur une route au milieu de nulle part
^-^ ;#
ça me rappelle aussi quelque chose .... :huh:
Une belle histoire de randonneurs presque morts de soif la veille et noyés le lendemain sous un épisode Cévenol. :lol: