Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Dans la jungle ordinaire => Discussion démarrée par: JeD le 20 octobre 2010 à 00:39:35
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Bonjour a tous,
Je n'ai jamais rien eu de très enrichissant a apporter au forum, ayant toujours eu une vie plutôt simple, je me croyais a l'abri de certaines choses. J'ai lu Protegor, et les fils traitant de sécurité personnelle, appliquant quelques principes de base a ma vie de tous les jours, et cela s'est révélé insuffisant. Je le comprends maintenant...
Dimanche soir, je sors d'un restaurant avec des amis, dans un quartier où il y a beaucoup de passage. On discute devant l'établissement, je retire de l'argent dans un guichet adjacent et après avoir partager un bout de chemin avec l'un de mes amis, je continu ma route seul vers mon domicile. Pour moi il est tôt, il y a des gens dans les rues, cela fait des années que je vis ici, je n'ai jamais eu de problème et au pire ma petite lacrymo dans la poche gauche me rassure lorsque je croise parfois des individus éméchés. Bref je me dis que d'ici 5 minutes je serais au chaud, devant mon pc a lire le forum..
Je tourne dans une rue un peu moins fréquentée, il n'y a que quelques automobiliste qui passent. A une cinquante de mètres de moi, je remarque alors une jeune fille au sol, a moitié assise qui semble pleurer.. je regarde autour de moi :elle est seule, il n'y a pas d'autre piéton et personne ne s'arrête. Je m'approche d'elle l'aide a se relever, lui tends mon paquet de mouchoir et engage la conversation afin de connaître la situation. Elle me dit que des sal**ds lui ont volé son sac avec son Gsm, sa veste, ses papiers, son argent et l'on pousser contre une voiture, l'assommant a moitié. A ce moment je tente de la rassurer, et propose de l'accompagner au bar le plus proche afin d'appeler les secours. Elle accepte, me remercie et nous faisons quelques pas..
A cet instant, j'entends une porte d'immeuble s'ouvrir, je n'ai pas le temps d'identifier la provenance du bruit que je me sens saisi et attiré. La fille ne semble pas surprise et s'engouffre a son tour dans le passage. Je suis maintenu face au mur par un homme d'une trentaine d'année, très nerveux qui brandit devant moi un objet brillant et me donne l'ordre de lui donner mon portable et l'argent liquide que j'ai sur moi. Je suis tétanisé, ma main prends le portable -qui est dans la même poche que ma gazeuse - et après je sors de mon portefeuille les cinquante euros prélevés précédemment. Il les prends, la fille rouvre la porte et ils sortent sans se presser.
Je sors a mon tour et je pars en courant dans la direction opposée a la leur. J'ignore pourquoi mais je m'effondre après une cinquantaine de mètres, après un flash blanc. Je sens des bras me soulever, on me parle. C'est le videur d'un café qui m'a vu m'effondrer qui vient a mon secours. Il me prends en charge, m'installe dans son bar et appelle les forces de l'ordre.
Au téléphone je fais la description la plus précise possible. Quelques minutes après un véhicule de police vient me chercher et alors que l'on se dirige vers le commissariat, la radio informe que les suspects ont étés interpellés par une équipe de la BAC. On me dirige vers le lieu de l'arrestation : mes agresseurs sont là, menottés . Sur eux, ni argent, ni portable, ni arme. Seulement de l'héroïne et un parapluie. Je les reconnais et je l'on retourne au commissariat.
Sur place la procédure s'enclenche : déposition, inventaire des biens volés, description des individus.. Ils en font de même a l'étage inférieur. Deux heures plus tard, on m'informe qu'ils nient les faits et portent plainte a leur tour, m'accusant de tentative de viol sur la fille. Je suis en plein cauchemar. On me demande de les reconnaitre encore une fois derrière une vitre sans tain. Je sors du commissariat a 1h40, des amis viennent me chercher et je passe la nuit chez eux.
Le lendemain, soit une poignées d'heures plus tard, je retourne a mon école, j'y ai une réunion importante et accéder a ma formation m'a demander pas mal d'efforts, j'y tiens beaucoup. Mais mes cernes ne trompent personne, et je suis pris de tremblements, au bout d'une demi heure je craque. Je m'isole, larmes, accélération du rythme cardiaque, de la respiration... deux amies me conduisent chez le médecin. Celui-ci me dresse un constat indiquant mon état de choc, une prescription et un arrêt de cinq jours. Deux heures plus tard je suis de retour au commissariat. On me conseil d'accepter une confrontation directe. J'accepte... me voilà face a eux. Alors que j'ai du mal a garder une attitude digne, ils rient et la fille me demande comment ca va depuis la veille. C'est surréaliste. Ils continuent a nier en bloc et ca n'apporte rien de plus. Étrangement, elle ne se plaint pas et ne fais aucun état d'une éventuelle tentative de viol. La encore je suis plus que perplexe. Lui nie encore et toujours, il est calme, trop a mon goût. Ca dure 40 minutes et ca me parait interminable. Quand il sortent enfin, on m'informe de leur histoire: ils sont toxicomanes, elle se prostitue et a l'occasion détroussent des gens comme ils l'ont fait avec moi. Ils ont déjà distribué plusieurs coups a leurs victimes, allant jusqu'à blesser une personne avec une seringue et un couteau. Je prends conscience que j'aurais pus finir a l'hôpital, voir a la morgue ou avec le Aids...
Je suis outré, réellement. Comment des gens dangereux, récidivistes, peuvent ils être dehors ?! Mais ce n'est pas tout, l'officier de police m'informe que ces gens sont suivis, pour leur toxicomanie, dans un "espace relais" situé..au bout de ma rue, a 80 mètres de mon domicile.
Aujourd'hui, après avoir passer ma journée sous calmants, le verdict de la comparution immédiate est tombé : ils sont enfermés jusqu'en janvier, avec une mise a l'épreuve de six mois. Voilà. J'ai donc quelques mois pour déménager, en pleine période scolaire, avec un programme chargé et avec des moyens financiers limités. Au delà de ca, ma future carrière me mettra en relation avec ce genre de public, et si, en stage je me retrouve en face d'eux ? Et en janvier, que vais-je faire ? Vais-je devoir éviter le centre ville toute ma vie ? A dire vrai, je suis un peu dépité là... Entre la haine, et un sentiment d'impuissance. Et je vous assure qu'ils ont entendus leur condamnation le sourire aux lèvres. Moi, il m'a fallut deux cachets et tous le soutien de mes amis pour réussir a esquisser un sourire ce soir.
Merci de m'avoir lu...
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JeD
Il n'y a, je crois, que le temps et les potes, enfin disont que je crois que c'est la meilleur des solutions pour l'avoir expérimenté.
Par expérience toujours, tu peux (risque) de passer par plusieurs états, mais fait toujours TOUT pour ne pas renvoyer ça sur toi même ou tes proches, parce que là c'est double peine.
En tout cas rassure toi ça finira par aller, faut juste faire gaffe le temps que ça aille, n'hésite pas à te faire aider si il le faut.
En tout cas bon courage :)
Mav'
Ps: MP si tu veux
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Bonjour a tous,
.....
Aujourd'hui, après avoir passer ma journée sous calmants, le verdict de la comparution immédiate est tombé : ils sont enfermés jusqu'en janvier, avec une mise a l'épreuve de six mois. Voilà. J'ai donc quelques mois pour déménager, en pleine période scolaire, avec un programme chargé et avec des moyens financiers limités. Au delà de ca, ma future carrière me mettra en relation avec ce genre de public, et si, en stage je me retrouve en face d'eux ? Et en janvier, que vais-je faire ? Vais-je devoir éviter le centre ville toute ma vie ? A dire vrai, je suis un peu dépité là... Entre la haine, et un sentiment d'impuissance. Et je vous assure qu'ils ont entendus leur condamnation le sourire aux lèvres. Moi, il m'a fallut deux cachets et tous le soutien de mes amis pour réussir a esquisser un sourire ce soir.
Merci de m'avoir lu...
Faut du temps... Il n'y a rien d'autre à faire. Il m'a fallu 3 mois après une agression à l'arme à feu pour retrouver une certaine sérénité. de toute façon rien n'est après comme avant.
Si après qqs semaines tu as toujours des cauchemars et que rien ne vas, faudra chercher de l'aide professionnelle, car cela voudra dire que tu souffre d'un syndrome post-traumatique.
Mais c'est assez normal dans un premier temps d'être secoué.
Une assez bonne thérapie est par la suite d'être réactif et chercher à prévenir ce type de situation en suivant des cours de protection personnelle.
Ces petites crapules, vont rien te faire, c'est pas des héros. Ils savent très bien qu'ils sont identifiés et qu'au prochain faux pas c'est retour à la case prison. Ils vont plutôt s'attaquer à des inconnus.
Moléson
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Idem que Moleson... Je sais ce que tu vis pour le moment.
1: Tu as fait ce qui fallait. (description, etc..)
2: Tu ne seras PLUS JAMAIS le même.
3: A toi de faire de sorte maintenant de tirer du positif de cette expérience.
C'est pas facile, c'est pas pour tout de suite, mais tu peux en sortir du positif pour la vie réelle.
Courage @++
Vincent
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C'est une sale période que tu traverses mais surtout ne culpabilise pas et ne ressasse pas à chaque instant les images et tout ce que tu aurais pu faire.
Plus tu vas y penser plus l'épisode va prendre de l'ampleur.
Ne reste pas seul avec ça sur la patate et N'HESITE PAS à te faire aider par un professionnel. Je dirais même que c'est on ne peut plus normal.
Tu vas vivre avec ça mais tires en uniquement le positif.
Tu as vécu une tranche (très désagréable) de vie mais tu t'es aussi rendu compte de ce qui peut se passer.
Cela ne dois pas t'empêcher d'aider à nouveau une personne à terre mais tu feras désormais attention à tout l'environnement.
Je sais, c'est facile à dire.
Je ne crois pas que tu doives déménager.
Tu sais, c'est comme un accident en voitute avec une personne saoule ou complètement défoncée.
Est ce que tu arrêteras de conduire pour autant?
Pour 2 idiots au bout du rouleau qui n'espèrent plus rien, sache que tu peux en aider d'autre.
N'hésite pas à écrire que ce soit sur le forum ou en MP.
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+1 avec ce qui a été dit : d'abord fais toi aider par un professionnel, en suite ACCEPTE D'AVOIR PEUR car c'est une émotion parfaitement normale et saine, quoi que très inconfortable.
dis toi que n'importe qui aurait eu peur à ta place, même notre gros manitou ...
le temps t'aidera, mais crois moi en parler t'aidera encore plus. avec des potes, c'est sympa, avec un pro ça aide mieux.
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pourquoi veux tu déménager ?
tu as fait ce qu'il fallait, tu n'as rien à te reprocher
c'est un vrai coup dur , tu es sonné c'est normal et si on peut t'aider
:calin:
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Je te conseillerais de déjà contacter une cellule d'aide psychologique aux victimes ( peut-être des adresses à récolter auprès des hôpitaux locaux, des commissariats de police, voire de ton établissement scolaire ou de la Mairie ? ).
Selon ta description, tu es déjà victime de PTS.
Bon courage.
PTS : Syndrome Post Traumatique ;)
Courage! :)
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Je te conseillerais de déjà contacter une cellule d'aide psychologique aux victimes ( peut-être des adresses à récolter auprès des hôpitaux locaux, des commissariats de police, voire de ton établissement scolaire ou de la Mairie ? ).
Selon ta description, tu es déjà victime de PTS.
Bon courage.
Attention on est encore loin du syndrome post-traumatique qui ne concerne au grand maximum que 10% des victimes. Les 90% restants arrivent à métaboliser leur vécu.
En fait psychiatriser d'entrée de jeu une réaction naturelle à un stress intense (dans ce cas une agression) à l'effet inverse que celui souhaité. C'est pas par ce que aujourd'hui pour n'importe quel pet de travers une cellule psychologique est mise sur pied que c'est nécéssairement le bon chemin.
Le syndrome post-traumatique ce définit comme suit:
Diagnostic criteria for post-traumatic stress disorder
Criterion A: The person has been exposed to a traumatic event in which both of the following were present:
1. The person experienced, witnessed or was confronted with an event or events that involved actual or threatened death or serious injury, or a threat to the physical integrity of self or others.
2. The person's response involved intense fear, helplessness or horror. Note: in children this may be expressed instead by disorganized or agitated behavior.
Criterion B: The traumatic event is persistently reexperienced in one (or more) of the following ways:
1. Recurrent and intrusive distressing recollections of the event, including images, thoughts, or perceptions. Note: in young children, repetitive play may occur in which themes or aspects of the trauma are expressed.
2. Recurrent distressing dreams of the event. Note: in children there may be frightening dreams without recognizable content.
3. Acting or feeling as if the traumatic event were recurring (including a sense of reliving the experience, illusions, hallucinations and dissociative flashback episodes, including those that occur on wakening or when intoxicated). Note: in young children trauma-specific reenactment may occur.
4. Intense psychological distress and/or physiological reactivity on exposure to internal or external cues that symbolize or resemble an aspect of the traumatic event.
Criterion C: Persistent avoidance of stimuli associated with the trauma and numbing of general responsiveness (not present before the trauma), as indicated by three (or more) of the following:
1. Efforts to avoid thoughts, feelings or conversations associated with the trauma
2. Efforts to avoid activities, places or people that arouse recollections of the trauma
3. Inability to recall an important aspect of the trauma
4. Markedly diminished interest in participating in significant activities
5. Feeling detached or estranged from others
6. Restricted range of effect (eg, unable to have loving feelings)
7. Sense of a foreshortened future (eg, does not expect to have a career, marriage, children, or a normal life span)
Criterion D: Persistent symptoms of increased arousal (not present before trauma), as indicated by two (or more) of the following:
1. Difficulty falling or staying asleep
2. Irritability or outbursts of anger
3. Difficulty concentrating
4. Hypervigilance
5. Exaggerated startle response
Criterion E: Duration of the disturbance (symptoms in criteria B, C, and D) is more than one month.
Criterion F: Disturbance causes clinically significant distress or impairment in social, occupational, or other important areas of functioning.
Specify if:
Acute: if duration of symptoms is less than three months
Chronic: if duration of symptoms is three months or more
With delayed onset: if onset of symptoms is at least six months after the stressor
Donc il faut que tous les critères de A-F soient remplis et surtout plus d'un mois de durée.
Je pense que dans le cas présent on est encore à des années lumières d'un PTSD...... Et on est dans une phase certe spectaculaire mais encore parfaitement normale qui ne mérite pas d'emblée une morbidification de l'individu concerné.
Moléson
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Ouch !
Pas simple de vivre ça.
Néanmoins quelques reflexions ( sujettes à caution, ls potes plus qualifiés rectifieront si je dis des conneries)
"Tu ne seras plus jamais le même " dit Pics.
Je ne suis pas tout à fait d'accord. Sur cette expérience tu as découvert une facette de toi que tu ne connaissais pas, tu es toujours la même personne, tu es toujours TOI !
J'abonderais un pe dans le sens de Serge pour laisser la place à la PAROLE, mais pas trop au reste (médocs qui ne feront que traiter les effets de cette expérience, mais pas la cause, même si dans un premier temps cela peut aider à t'apaiser un peu, notamment au niveau du sommeil et gaffe aux addictions médicamenteuses).
Enfin, tu as vécu un truc particulierement éprouvant et ma foi, tu arrives à en parler ici ! ça c'est une grande force ! Y'a surement pas beaucoup de gens qui seraient capables de ça... Toi, oui !
Et ce faisant, en nous faisant part de cette expérience, tu es en train de nous "renforcer" nous et ça ma poule, c'est pas ordinaire ! C'est super fort et amha, tu es déjà en train de faire le tour du pb et de te battre pour ne pas te laisser enfermer dans une espèce de spirale de terreur.
Nous derrière l'ordi, on lit et on se dit : " Tiens ce mec là, il met des mécanismes en place, si jamais ça m'arrive faudra que je me souviennes de ça pour m'en sortir."
Alors JeD.... Merci ! ;)
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Je ne pensais clairement pas et déjà à un suivi psychiatrique, mais bien à un simple suivi psychologique permettant à la victime d'exprimer, donc de comprendre et de soulager.
Une simple catharsis basique.
Comme ici, en fait. Mais, permettant de purger l'abcès jusqu'au fond.
Ayant déjà vu pléthore de gens non traités à temps ...... il vaut mieux parler tôt et beaucoup, que tard, voire trop tard.
De plus, tout le monde est inégal devient l'agression. Certains digèrent vite et bien. D'autres, moins.
La catharsis basique marche très bien chez les proches, mais l'idée que l'absence de suivi psychologique augmente la probabilité d'un PSTD est loin d'être prouvée.
Alors oui si la personne concernée, n'a absolument personne à qui se confier chercher un personne par le biais d'une cellule psychologique est une réponse. Mais de nouveau il y a aussi des indices qui tendent à prouver que de forcer cette catharsis, parce que on pense que c'est bien est contre-productif.
Mais en allant dans ton sens:
Persons who seek help after experiencing a trauma and who are in extreme distress (e.g., dissociating, inability to sleep) should receive symptomatic treatment. Although this approach generally should not be considered as preventive therapy for PTSD, short courses of cognitive-behavioral therapy (CBT) initiated soon after the trauma have been associated with lower rates of PTSD 3 months38 or 6 months39–41 later.
Mais le traité à temps concerne surtout après 3 semaines, là c'est impératif si les symptômes subsistent d'initier un traitement adéquat.
Un papier de consensus à lire:
http://www.unioviedo.es/psiquiatria/publicaciones/documentos/1998/1998_Ballenger_Consensus.pdf
Moléson
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Salve JeD !
Suite à ce qui t'est arrivé, tu vas être en colère : contre eux, contre toi, contre les autres... Tu vas te dire "si j'avais su, si j'avais fait ça, je n'aurais pas du...".
L'important, c'est de garder à l'esprit que ce sont eux les responsables et les fautifs, pas toi.
Il ne faut pas que tu ai peur, si toi tu vas garder une souvenir vivace de leurs visages, eux doivent déjà avoir oublié le tien ! Tout simplement car pour eux tu es un "client" parmi tant d'autres.
Ne cèdes pas à la tentation de déménager, rester cloitré ou de sortir surarmé cela ne règlera pas le problème, mais sers toi de cette expérience pour êtres plus attentif et méfiant, car malheureusement certains chercherons à user comme là de ta gentillesse ou de ta prévenance. Inscrits toi à un cours de SD pour transformer tout cela en expérience.
Dis toi que la roue tourne et qu'ils mangeront à leur tour le moment venu, la vie se débrouille toujours pour rendre la monnaie ;)
Bon courage !
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Je me joins aux autres pour t'aider a remonter la pente, t'apporter un peu de soutien pendant cet période difficile qu'est l'après-agression, je pense que pour l'essentiel, ça se gagnera au mental, la volonté farouche de vivre malgré cela étant un moteur important.
Concernant le syndrome de stress post-traumatique voilà ce que j'ajouterais :
- Les risques d'en être victime sont accrus si l'on est pas "bien" psychologiquement au moment des faits, concrètement, un dépressif sera plus sujet a ce trouble qu'un individu "lambda".
- Le Stress Post-Traumatique peut survenir beaucoup plus tard que l'évènement déclencheur, plusieurs semaines voire mois après.
Au niveau des symptômes, ils sont persistants et au nombre de trois que sont :
- L'intrusion ; La victime est véritablement "envahie" par l'évènement traumatisant, cela peut donner lieu a des cauchemars et des flash-back.
-L'évitement ; L'individu va tenter d'éviter tout ce qui pourrait lui remémorer l'évènement traumatisant, (éviter d'en parler, ne plus emprunter un chemin en particulier), cela peut conduire a une amnésie totale ou partielle de l'évènement. On note aussi une perte d'intérêt pour des activités autrefois passionnante pour nous, un repli sur soi et une tendance a fuir son entourage.
-L'hyperstimulation ; Le patient va développer des symptômes d'hypervigilance qui vont rendre difficile la concentration sur tâche. Cela peut s'accompagner d'insomnie, de nervosité et une tendance a s'effrayer pour un rien.
Ces troubles ne sont pas a minimiser puisqu'ils peuvent conduire a la dépression, des conduites a risques et une invalidation sociale importante. Sans prise en charge, l'état anxieux demeure.
Dans ces conditions, inutile de dire que la consultation d'un psychologue (où d'une personne formée a l'écoute de personne en détresse) est nécessaire mais parfois délicate, au moins pendant les premiers temps, pour "vider son sac" et éviter (du moins minimiser) le fait que le refoulée engendre par la suite des conséquences dommageables.
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Salut JeD...
J'ai pas grand chose à ajouter, si ce n'est "bienvenue au club" ;)
Nous sommes nombreux à avoir traversé ce genre de stress... c'est une prise de conscience douloureuse, c'est flippant, c'est rageant, et c'est plein de trucs pas cool... mais tu as désormais un niveau de conscience plus élevé de la réalité. C'est comme si tu venais de te réveiller après un long sommeil confortable. Tu verras, être éveillé c'est dur au début, mais en fait on fonctionne pas mal, comme ça, aussi ;)
Après la phase de digestion et d'excrétion, tu vas pouvoir grandir de tout ça. Laisse toi le temps. Et tourne toi vers un psy si tu en sens le besoin. C'est leur boulot de d'accélérer le processus de guérison, et de te mettre sur les rails pour que tu grandisses de tout ça. Y'en a même des bons, sisi ;)
Bon courage ;)
David
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Puisque j'y pense, dit toi que la confusion est salutaire, c'est le signe que tu en sais désormais plus que tu ne le pense.
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Nous sommes nombreux à avoir traversé ce genre de stress... c'est une prise de conscience douloureuse, c'est flippant, c'est rageant, et c'est plein de trucs pas cool... mais tu as désormais un niveau de conscience plus élevé de la réalité. C'est comme si tu venais de te réveiller après un long sommeil confortable. Tu verras, être éveillé c'est dur au début, mais en fait on fonctionne pas mal, comme ça, aussi ;)
C'est exactement cela, tu viens de prendre brutalement conscience que tes inhibitions ne sont pas celles de tout le monde, tu enrages, tu te sent ballot, tu te te demandes dans quel monde on vit et tu te sent désarmé par rapport à celui-ci. C'est ce que j'ai ressentit
Moi ce que je vois, c'est que tu as fait le bon choix de filer le fric plutôt que de tenter la gazeuse et tu es là pour en parler, intact, bien que choqué.
Si tu veux en M.P qu'on voit ensemble une analyse de risques et un plan d'action, c'est très volontiers.
:calin:
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Predators want you in your social brain. As long as you are being social, thinking you can control or at least influence the outcome by social skills (talking, bargaining, appeasement, flattery...) the predator knows you are both safe and completely predictable. If you are in your thinking, human brain, you might be smarter than the threat. If you are in your reptilian survival brain, there is no limit to the harm you might do. If your attacker can keep you in your social/monkey brain he knows that he is safe.
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Premièrement... M.E.R.C.I a tous !
Savoir que des gens m'ont lus, et on pris la peine de me répondre, de me proposer des pistes, des conseils est déjà quelque chose qui me touche beaucoup. Être écouter et se dire que des gens, inconnus pourtant, sont "là", c'est me redonner foi en l'Humanité, j'vous assure...
Je prends en compte vos avis, votre expérience et je vais donc vous répondre.
Je me sens mieux qu'il y a 24h, une vraie nuit de sommeil étant passer par là. J'ai un soutient énorme, auquel je ne m'attendais pas, de la part de mes amis et de mes collègues de formation, et même des formateurs. A tel point que j'avoue ne pas réussir a répondre a tous le monde : mails, sms, appels... J'ai donc beaucoup de gens a qui parler, en plus de mon médecin qui me suit de près lui aussi.
Mon dernier calmant était hier et je ne souhaite plus en prendre. De plus j'ai rendez vous avec une cellule d'aide psychologique vendredi.
Actuellement, mes sentiments sont assez partagés : d'un côté je me dit que je peux dormir tranquille, que le problème est régler . De l'autre je me dit qu'ils finiront bien par ressortir etc...
Tout d'abord, je compatis.
Mais ensuite, voici mon point de vue, car il faut que tu ressortes le positif de cette affaire.
Tu t'es fait avoir certes, mais tu t'en sors drolement bien, un portable et 50 euros, plus une grosse peur , tu aurais pu être battu ou poignardé ne l'oublies pas.
[...]
Il y a des violeurs d'enfants et des tueurs récidivistes en liberté, là ce sont justes deux camés qui n'ont encore tué personne.
Tu n'as pas à te soucier de déménager, comme dit Thanos, ils t'ont déjà oublié.
Il est même étonnant qu'ils ne se soient pas déjà fait démonter en retour, la capacité de pardon des gens me laisse toujours pantois.
Pour l'instant, il n'est pas encore question de pardon pour moi... je veux juste dépasser le sentiment de peur et éviter l'envie de vengeance...
Je pense que l'aide psychologique va m'aider a mettre des mots sur tout cela et me faire passer ce cap...
En tout cas, encore merci a vous..
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Pour ma part je garde ta mésaventure dans un coin de ma mémoire et si je croise une fille en difficulté un soir sur un trottoir, je ferais doublement gaffe.
Je sais plus si c'est ici que j'ai lu un récit d'agression faisant aussi état d'une nana en détresse(du moins prétendument) jouant le rôle d'un appât, mais ça révèle que même des toxs à la con sont capables de faire preuve d'astuce et d'inventivité quand il s'agit de s'assurer d'avoir un avantage tactique pour dépouiller une victime.
@JeD: Tu as très bien réagi, je crains qu'à ta place je me serais fait planter.
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même des toxs à la con
Ce ne sont pas des toxs à la con, ce sont des prédateurs, et en tant que tels ils usent de ruse et évaluent les risques avant de faire quoi que ce soit...
Si un gars de 2 mètres 110 kilos va voir la fille, pas sûr que le tox planqué derrière accoure... ;)
La fille va certainement dire « non non ça va aucun problème merci » pour libérer la place et reprendre l'affut en attendant une proie plus abordable.
Les toxs, comme la plupart des délinquants, n'évoluent pas dans le même niveau de réalité que les « honnêtes gens » (entre guillemets) ; ils n'ont pas du tout le même sens des priorités et du profit que l'individu lambda, et de fait sont de purs matérialistes qui ne connaissent ni culpabilité ni remords : ils agissent par nécessité.
Pour l'individu lambda, la rue c'est souvent un espace familier, qu'on peut gérer.
Pour le tox, la rue c'est la jungle.
Le tox est toujours sur le qui-vive, en mode reptilien justement.
Son mode de vie l'a aguerri de manière plus efficace que tous les stages ou formations de Self que tu veux.
Pourquoi ? d'abord parce que pour lui ce n'est pas de l'entrainement : l'apprentissage se fait « en live ».
Parce qu'il est en code orange ou rouge quasi en permanence : sa vie se résume à un état de manque perpétuel.
Se procurer des substances illicites, les transporter, en faire le trafic, trouver des sources de revenu illégales donc commettre larcins divers, agressions, etc. faire des séjours au placard - camp d'entraînement suprême - etc.
À son niveau, et assez paradoxalement, c'est un pro de la survie urbaine, de l'evade and escape, de la protection personnelle, capable d'improviser, etc.
C'est juste qu'il est de l'autre côté de la barrière.
Souvent on attribue - à tord je pense - la résistance surnaturelle du tox à l'effet des substances qu'il prend ; certes cela entre en jeu, mais je pense que l'on mésestime le mindset de guerrier que la vie qu'il mène a forgé années après années.
J'essaie simplement de contextualiser.
À mon avis on s'expose à de rudes retours de réel si l'on règle sa perception sur « tox à la con » alors que l'on a en face de soi un individu surentrainé pour son milieu et qui gère à fond...
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Ce ne sont pas des toxs à la con, ce sont des prédateurs, et en tant que tels ils usent de ruse et évaluent les risques avant de faire quoi que ce soit...
Si un gars de 2 mètres 110 kilos va voir la fille, pas sûr que le tox planqué derrière accoure... ;)
La fille va certainement dire « non non ça va aucun problème merci » pour libérer la place et reprendre l'affut en attendant une proie plus abordable.
Les toxs, comme la plupart des délinquants, n'évoluent pas dans le même niveau de réalité que les « honnêtes gens » (entre guillemets) ; ils n'ont pas du tout le même sens des priorités et du profit que l'individu lambda, et de fait sont de purs matérialistes qui ne connaissent ni culpabilité ni remords : ils agissent par nécessité.
Pour l'individu lambda, la rue c'est souvent un espace familier, qu'on peut gérer.
Pour le tox, la rue c'est la jungle.
Le tox est toujours sur le qui-vive, en mode reptilien justement.
Son mode de vie l'a aguerri de manière plus efficace que tous les stages ou formations de Self que tu veux.
Pourquoi ? d'abord parce que pour lui ce n'est pas de l'entrainement : l'apprentissage se fait « en live ».
Parce qu'il est en code orange ou rouge quasi en permanence : sa vie se résume à un état de manque perpétuel.
Se procurer des substances illicites, les transporter, en faire le trafic, trouver des sources de revenu illégales donc commettre larcins divers, agressions, etc. faire des séjours au placard - camp d'entraînement suprême - etc.
À son niveau, et assez paradoxalement, c'est un pro de la survie urbaine, de l'evade and escape, de la protection personnelle, capable d'improviser, etc.
C'est juste qu'il est de l'autre côté de la barrière.
Souvent on attribue - à tord je pense - la résistance surnaturelle du tox à l'effet des substances qu'il prend ; certes cela entre en jeu, mais je pense que l'on mésestime le mindset de guerrier que la vie qu'il mène a forgé années après années.
J'essaie simplement de contextualiser.
À mon avis on s'expose à de rudes retours de réel si l'on règle sa perception sur « tox à la con » alors que l'on a en face de soi un individu surentrainé pour son milieu et qui gère à fond...
Je crois qu'une bonne part de notre effet de sidération quand nous croisons la route de tels individus c''st que nous avons foi en la socialisation. Nous pensons que la cité n'est pas un biotope avec sa chaîne alimentaire et sa hiérarchie de prédateurs.
Nous n'avons pas de sidération quand nous voyons un animal en boulotter un autre et lui-même devoir échapper à son prédateur. Simplement, nous regardons tout cela avec sérennité persuadé d'être tout en haut de la chaîne alimentaire.
Pourquoi ne pas considérer simplement la cité comme notre biotope à nous et accepter de constituer une cible tout en nous rendant le moins envisageable possible aux prédateurs éventuels ?
Accepter que ça existe tout en ne se résignant pas me semble constituer un bon début.
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On peut rajouter à l'excellent post de Mat' que le toxicomane est le roi de l' Artifice.
ARTIFICE.
Pronounced (ar-ti-fiss) Defined in the English dictionary as trickery, a clever trick intended to mislead someone. This is a method of deception that can create the opportunity to eliminate a threat pre-emptively, thereby putting an end to a potential altercation quickly and clinically. There are two main ways that we use artifice/deception and they are by either misdirection, in order to create a distraction or through brain engagement, where we ask our aggressor a brain-engaging question just before we strike.
La mésaventure de notre camarade illustre parfaitement la mise en place d'un guet apens, d'une embuscade, avec interview, artifice, déroulement .... et l'après-conflit auquel peu se forment : la confrontation avec l'appareil légal, judiciaire, médical.
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Ce ne sont pas des toxs à la con
Je m'aperçois à travers ce récit que les héroïnomanes ne sont effectivement pas tousdes tox à la con.
Ceux que je croise habituellement étant en trop mauvais état physique pour pouvoir être qualifiés de prédateur éventuel.
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de tout coeur ave toi l'ami(pour avoir "expérimenté" la chose il y a longtemps)
pas grand chose à ajouter:les amis ci dessus on presue tout dis..sinon que, ne te range pas par réaction du coté des prédateurs..c'est infiniment destructeur.. :-[
m****.. je deviend sentimental ce soir!
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Ceux que je croise habituellement étant en trop mauvais état physique pour pouvoir être qualifiés de prédateur éventuel.
Hmmm... attention à ne pas sous-estimer, svp.
Mettre un coup de tournevis dans le dos d'une mamie, ça demande pas des masses de condition physique...
David
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Et moi, j'en ai croisé et j'en croise beaucoup.
Bein pour maitriser quelqu'un même de 60 kg complètement déshinibé qui n'a rien à perdre et qui ne ressent presque pas la douleur, et tout ça sans le décalquer complètement... C'est du sport!
Tafdak avec David!! Ne JAMAIS sous-estimer
@++
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Tafdak avec David!! Ne JAMAIS sous-estimer
Un petit gars complétement "cracké" voulait que je le dépanne de quelques francs dans un guetto, la nuit, en Martinique (je sais c'était stupide d'y aller mais je n'en avais alors pas conscience ).
Devant mon refus,il a sorti un couteau et j'ai vu un truc vraiment spécial,un truc que je n'avais jamais vu,ses yeux ont changés et j'ai senti qu'il voulait me tuer,pas m'impressionner mais me tuer...
Je ne sais pas trop l'expliquer mais j'ai senti une grande force en lui,un truc flippant,une détermination subite qui m'a fait "froid dans le dos"!!!
Bon après je n'ai pas vérifié si mon "ressenti" était fondé car j'ai couru sans me retourner mais ce "petit bonhomme" d'un mètre soixante est la personne qui m'a fait le plus peur dans ma vie et je n'ai jamais plus ressenti un truc pareil ...
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Hmmm... attention à ne pas sous-estimer
Visiblement, oui. Mais qu'ils puissent se comporter comme des prédateurs (avec stratagèmes, ruses etc...) c'est pas le premier truc que leur état me suggère.
Je m'inquiète plus pour les risques de transmission d'hépatites et pour les aiguilles qu'ils laissent trainer dans le parc ou je m'entraine l'été mais il ne m'était jamais venu à l'esprit qu'ils pouvaient constituer un danger autrement.
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bon courage jed, tiens nous informer !
3 mois semble etre le temps utile pour se remettre de ce genre d'évènement, a en lire le document de moleson, après c'est considéré comme chronique.
comme thérapie, qui sont réputés efficaces, je te conseille l'EMDR (tu suis des yeux un objet de gauche a droite, en repensant douloureusement a ton agression, ton cerveau va la banalisé ça comme un "bonjour" dit a ton voisin, hé oui, notre cerveau n'ai que de la biologie stupide, mais ca marche dans 80% des cas, donc). je précise que ce n'est pas du charlatanisme.
Sinon le propranolol est un médicament réputé très efficace pour le syndrome post traumatisme. il bloque physiquement les sensation de stress en repensant a des mauvaises souvenir.
Au fait, si l'agression aurait tourner autrement, du genre tu jed aurais gaz et c*nne un coup au roubignole au toxico, aurait t'il eu un sentiment inverse, de toute puissance, de bien être, après coups ?
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bon courage jed, tiens nous informer !
comme thérapie, qui sont réputés efficaces, je te conseille l'EMDR (tu suis des yeux un objet de gauche a droite, en repensant douloureusement a ton agression, ton cerveau va la banalisé ça comme un "bonjour" dit a ton voisin, hé oui, notre cerveau n'ai que de la biologie stupide, mais ca marche dans 80% des cas, donc). je précise que ce n'est pas du charlatanisme.
C'est peut être pas du charlatanisme mais c'est quand même remis en question par mal de monde.
http://www.charlatans.info/emdr.shtml (http://www.charlatans.info/emdr.shtml).
Parles en à un psychiatre ou à une psycho clinicienne, tu verras leurs réponses ;#
De toute façon, c'est pas un truc que l'on fait dans sa garage, il faut tout de même le pratiquer avec un thérapeute formé à la méthode.
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bonjour,
Le traitement d' une agression n'est pas une mince affaire, il faut prendre cela au sérieux. il y a 9 ans maintenant voyant la misère des structures destinées aux victimes j'ai décidé de mettre en place à l' université notre propre structure, et depuis j'ai appris beaucoup.
- une victime est unique et doit recevoir des soins perso, le truc valable pour un ne l' est pas forcement pour l' autre.
- Le problème est serieux et doit être gèré par des pro
- Tu dois participer aux soins, tu dois te faire tout expliquer et tu dois comprendre ta thérapie
- tu dois apprendre à mettre des mots sur tes émotions
- tu a vécu une expèrience que ta vie ne t'avais pas préparé à vivre, une fois absorbée cette exp va te rendre plus fort au final.
- le retour en arrière est impossible
Autre petite chose, juste un avis, je pense qu'il n' est pas raisonnable de parler de médicament ici, chaque médicament a des contre- indications, il faut faire très attention.
http://www.web-docteur.com/m103.htm
Contre-indications
Le propranolol ne doit pas être utilisé quand on souffre d'asthme, de diabète ou de tendance à l'hypoglycémie, d'infarctus du myocarde, d'hyperthyroïdie, d'insuffisance cardiaque, de rhinite allergique active, de troubles des fonctions rénale ou hépatique et de difficultés circulatoires des mains ou des pieds.
Sinon le propranolol est un médicament réputé très efficace pour le syndrome post traumatisme. il bloque physiquement les sensation de stress en repensant a des mauvaises souvenir.
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Le propranolol ne doit pas être utilisé quand on souffre d'asthme, de diabète ou de tendance à l'hypoglycémie, d'infarctus du myocarde, d'hyperthyroïdie, d'insuffisance cardiaque, de rhinite allergique active, de troubles des fonctions rénale ou hépatique et de difficultés circulatoires des mains ou des pieds.
Et bien c'est pas terrible comme info non plus. Le diabète n'est certainement pas une contre-indication absolue, c'est justement utilisé dans les troubles du rythme engendré par l'hyperthyroïdie, les beta-bloquants sont aujourd'hui le premier pilier du traitement de l'insuffisance cardiaque etc.....
Donc Web docteur: à prendre avec des pincettes.
Moléson
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Et bien c'est pas terrible comme info non plus. Le diabète n'est certainement pas une contre-indication absolue, c'est justement utilisé dans les troubles du rythme engendré par l'hyperthyroïdie, les beta-bloquants sont aujourd'hui le premier pilier du traitement de l'insuffisance cardiaque etc.....
Donc Web docteur: à prendre avec des pincettes.
Moléson
ben oui , peut-être que tu a raison , même les médecins peuvent se planter avec les médicaments, pour cela qu'il est sans doute souhaitable de s' abstenir de donner des noms de médoc sur un forum tu crois pas? le but de mon message va dans le sens de la prévention rien d'autre.
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ben oui , peut-être que tu a raison , même les médecins peuvent se planter avec les médicaments, pour cela qu'il est sans doute souhaitable de s' abstenir de donner des noms de médoc sur un forum tu crois pas? le but de mon message va dans le sens de la prévention rien d'autre.
Tout à fait d'accord, on fait pas de la médecine sur internet et surtout on ne prescrit pas par internet.
Moléson
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Mon psy travail avec l EMDR , je déteste faire ca , j ai l impression de perdre mon temps mais mon expérience personnel me permait de dire que c est incroyablement efficace ( mon cas vertige lors de stress et autre ).
Ma femme y est allée suite a un accident de roulage avec un enfant impliqué, elle était très choquée ( stress, isomnie, .... ) il l a vue quelque jour après l accident mais n a pas pratiqué l EMDR car il estimait que son "stress" devait pouvoir s exprimer, c était naturel et nécessaire.
Deux semaines après ca allait mieux , mais il lui restait une appréhension pour conduire , il a fait l EMDR et ca a fonctionné immédiatement .
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Jed
Il faut que tu saches que tu n'as pas encore terminé avec le côté institutionnel du truc. Je m'explique : si tu as porté plainte, tu recevras d'ici quelques mois (ça dépend de l'engorgement du tribunal correctionnel dans ton coin) un avis à victime, rédigé d'une manière très administrative, qui t'expliquera que si tu veux te porter "partie civile" tu dois chiffrer ton préjudice.A ce moment-là, trouve-toi un avocat et laisse-le faire. A l'audience (le jour du jugement) tu peux être dans la salle, c'est recommandé mais pas obligatoire. De toute manière c'est ton avocat qui parlera. Si tu y vas, tu auras une drôle d'impression de la justice, mais c'est un autre débat, et ce n'est pas de la faute des juges :(. A toi de voir si tu supportes de retrouver les ??? qui t'ont agressé.
Tu obtiendras certainement ce que tu réclames et les condamnés ne pourront certainement pas payer. Je te signale qu'il existe un organisme d'Etat qui s'appelle le CIVI, qui paiera à leur place. Tu verras ça, en temps utile, si nécessaire.
L'essentiel est que tu ne traînes pas comme un boulet, des années durant, ce qui t'est arrivé. Tous ceux qui sont intervenus sur le forum l'ont dit mieux que moi. Il faudra que tu t'expliques à toi-même que tu avais eu la bonne réaction (aider autrui) et pas le contraire.
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Tu obtiendras certainement ce que tu réclames et les condamnés ne pourront certainement pas payer. Je te signale qu'il existe un organisme d'Etat qui s'appelle le CIVI, qui paiera à leur place.
Pour être plus précis, la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) va avancer les dommages et intérêts à la victime et va se retourner vers le reconnu coupable pour se faire rembourser quitte à ce qui ce soit à vie.
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Tout d'abord, ce qui t'ai arrivé est tragique mais tu as très bien réagis comme l'on dit de nombreuses personnes ici, çe que tu subis va certainement passer avec le temps.
Tu peux être sur que ce qui t'ai arrivé t'a apporté de l'experience et surtout t'a permis d'apprendre à te connaitre !
Suite à ton post, j'en suis venu à me poser la question, doit on pour éviter ce genre d'experience ne pas aller à la rencontre de personnes qui ont l'air d'avoir besoin d'aide dans la rue en ville ?
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(...)
Suite à ton post, j'en suis venu à me poser la question, doit on pour éviter ce genre d'experience ne pas aller à la rencontre de personnes qui ont l'air d'avoir besoin d'aide dans la rue en ville ?
Je découvre un peu tard ce fil lancé par le post de Jed, et je suis au passage surpris que personne n'ait explicitement soulevé ce point plus tôt (même si la priorité était très clairement de répondre à Jed sur un autre plan)...
J'ai l'impression que cet aspect soulevé par jvanier n'est pas pour rien dans le traumatisme subi par Jed. C'est une chose, déjà en elle-même traumatisante, d'être agressé. C'en est une autre, probablement plus difficile à digérer, d'être agressé en étant piégé par quelqu'un qui manipule nos bons sentiments...
Je suppose qu'en pareil cas on ressent, en plus du choc de l'agression lui-même, de la blessure à l'égo, du sentiment de culpabilité d'avoir joué un rôle dans ses propres déboires (ce qui fait déjà pas mal!), un fort sentiment de trahison... Je suppose aussi que, au-delà de la sidération immédiate bien évoquée par Patrick un peu plus haut, ça remet plus fondamentalement en cause qu'il n'y paraît à première vue, et durablement, la question du rapport aux autres...
En tout cas, la question posée par jvanier est une vraie question... Sans aller forcément jusqu'au piège particulièrement abject (mais efficace) tendu à jed, il y a dans la vie quotidienne toute un échelle de situations qui permettent à un "prédateur" de nous surprendre facilement (situations que, délibérément, je préfère ne pas évoquer en public) en faisant appel à nos bonnes dispositions envers notre prochain, voire à notre simple courtoisie...
Alors que faire : tomber dans la paranoïa ? Ne plus s'approcher de personne ?
Il est vite évident qu'une telle attitude ne va guère nous épanouir... Si l'on reprend la morale simple mais sûre proposée par David pour éclairer les choix à faire sur ce forum (en substance, est-ce que notre attitude va dans le sens de plus de vie, ou l'inverse ?), ça n'apparaît pas comme une bonne solution.
Par ailleurs, mon avis personnel est qu'il vaut mieux se tromper en faisant confiance que se tromper en refusant de faire confiance...
La confiance, selon une maxime bien connue, n'exclut cependant pas le contrôle (ou, ici, la vigilance)...
Quelques suggestions donc d'éléments de repère, lorsqu'on est en situation de pouvoir aider dans la rue quelqu'un qui en a apparemment besoin, pour ne pas refuser cette aide à tort et à travers :
- d'abord évidemment tenir compte du contexte pour évaluer a priori le niveau de risques : pour caricaturer, si on est un terroriste palestinien sur la liste noire du Mossad, même dans un quartier sûr et en plein jour, il faudra se méfier même d'un enfant dans une poussette ; si on est un citoyen lambda dans la même situation, il ne devrait pas y avoir trop de risques à aider la mère de famille à descendre avec sa poussette les marches du métro...; à l'inverse, et comme l'illustre l'histoire de Jed, si on est la nuit à la fermeture des restos dans un quartier réputé pour sa vie nocturne, on est a priori sur un territoire de chasse pour les prédateurs, donc méfiance...
- se fier comme toujours (et surtout pas moins) à son intuition : en d'autres termes, ne pas faire passer les considérations de respect humain avant l'intuition (je renvoie ici à l'exemple cité par Serge quelque part sur le forum, de la femme qui monte seule dans un ascenseur bien que s'y trouve déjà un type qu'elle ne "sent" pas et qui quelques instants plus tard la violera);
- rester (ou passer) au moins en vigilance "orange" et à cet égard se méfier de l'empathie naturelle que l'on peut éprouver (ce qui sera beaucoup plus difficile pour certains que pour d'autres, question de caractère) : l'heure du "dépannage", de l'aide "de rue", voire du sauvetage, n'est pas celle de l'écoute ou de l'accompagnement; il faut donc rester le plus possible sur un mode rationnel et non émotionnel et ceci est même légitime au regard du but poursuivi;
-et, sans doute le plus compliqué à cet égard, veiller en particulier à ne pas trop se laisser embarquer par des questions "brain engaging" (si l'on est plusieurs et que le moindre doute subsiste, sans doute faut-il se répartir les rôles: un qui réfléchit au problème posé, l'autre qui "veille" avec plus de recul)...
Bon, il n'y a là rien de génial ni d'innovant, et certains auront certainement mieux à partager, mon propos étant juste de souligner qu'on doit pouvoir continuer à prendre le risque d'aider dans la rue ceux qui semblent en avoir besoin ou vous demandent de les dépanner, au prix d'un minimum de vigilance...
Il ne s'agit toutefois évidemment pas de prétendre donner des leçons à qui que ce soit, et surtout pas à Jed, qui s'est quand même manifestement fait embarquer dans un piège précisément extrêmement difficile à déjouer...
Cordialement,
Bomby
PS : on s'éloigne ici du sujet initial lancé par Jed, pardon pour le HS, et peut-être sera-t-il opportun de déplacer ce post...
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Tu n'étais pas le seul à avoir noté ce point, mais merci de l'avoir souligné. :)
Cela dit, tu oublies une chose très importante à mon avis pour évaluer la situation: le rapport emmerdes possibles pour toi / merditude supposée de la situation pour l'autre.
Pour reprendre l'exemple de ta femme avec sa poussette, elle n'est pas en danger. Si je sens qu'il y a peut-être quelque chose de foireux dans son attitude, je la laisserai sans hésiter se débrouiller toute seule pour descendre 3 marches d'escalier.
Dans d'autres cas, c'est plus compliqué. Laisse-moi juste te raconter une petite anecdote. J'ai bossé de nuit pendant plusieurs années. Je revenais tous les soirs par le dernier métro. Il n'y avait jamais grand monde - souvent des gens qui revenaient de soirée. Un soir, je monte dans la rame, elle était déserte. Je m'assois et je vois un type écroulé par terre.
Il y avait 9 chances sur 10 pour que le type soit juste complètement bourré, ce qui n'est pas dramatique tant que ça ne vire pas en coma éthylique, mais il y avait aussi une chance pour que ce soit juste un pauvre type qui fait une crise cardiaque ou qui vient d'avoir une rupture d'anévrisme (sans parler des 100 autres possibilités: crise d'hypoglycémie, etc). Bref, le chances pour qu'il soit vraiment dans la m*rde étaient modérées, mais si c'était le cas on pouvait s'attendre à un truc gravissime.
De mon côté, il y avait aussi certains risques. Pas tellement s'il était juste fin bourré au point d'être affalé par terre dans le métro, mais le type aurait aussi pu être en manque ou je ne sais quoi d'autre, ce qui l'aurait rendu très imprévisible et potentiellement dangereux.
Bref, j'ai été le voir, oui il était juste fin bourré. Il n'était pas en train de faire une crise cardiaque, ni un coma éthylique. Je l'ai aidé à s'assoir et je l'ai laissé à sa connerie.
Maintenant, bien évidemment, je n'ai pas pensé à tout ça sur le moment. Je ne l'ai pas analysé de façon aussi précise. J'ai simplement pensé "type par terre - grave danger possible pour lui - risques pour moi - j'y vais, en me méfiant". Simplement, on était typiquement dans le genre de cas où les risques pour la personne surpassaient les risques pour soi à aller voir ce qui se passait.
Et pour la petite histoire, la rame en question était vide parce que les gens préféraient se barrer plutôt que de réagir comme j'ai réagi. Ils montaient dans la rame, voyaient ce type affalé / assis par terre comme une vielle loque, et redescendaient pour aller dans la rame suivante. C'est un choix (ou un non contrôle de sa peur?). Le choix de ne jamais prendre aucun risque, même si les conséquences pour autrui peuvent être dramatiques. J'espère simplement qu'ils auraient pu se regarder dans la glace le lendemain en entendant à la radio qu'un type avait été trouvé mort sur cette ligne. Personnellement, je n'aurais pas pu, d'où cette "règle" sur le ratio danger pour l'autre / risques pour soi.
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Tu n'étais pas le seul à avoir noté ce point, mais merci de l'avoir souligné. :)
Cela dit, tu oublies une chose très importante à mon avis pour évaluer la situation: le rapport emmerdes possibles pour toi / merditude supposée de la situation pour l'autre.
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Je me doute bien en effet que tout le monde y avait pensé depuis le début du post...
Ce que tu soulignes est effectivement important et ton exemple est éclairant...
J'apporterais juste deux nuances...
D'une part il est par hypothèse assez difficile d'évaluer le potentiel "d'emmerdes possibles pour soi"... Pour moi ça renvoie à la notion de contexte que j'évoquais (mais qui est un peu plus floue, je l'admets volontiers).
D'autre part, si on pousse trop loin l'examen de ce ratio, on ne dépannera jamais personne pour des petites choses dès que le contexte est "moyen"... Et à la limite, on ne s'arrêtera que pour aider que celui qui vient d'avoir un grave accident en milieu rural mais on ne renseignera jamais aucun touriste étranger égaré dans le RER parisien...
Comme souvent je caricature grossièrement, mais c'est juste pour montrer les limites de ce critère par ailleurs important, voire premier dans le discernement à opérer.
Cordialement,
Bomby
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Pour apporter mon grain de sel... ;#
La loi est claire sur ce point : il est obligatoire d'aider une personne en situation de danger uniquement dans le cas où cela ne met pas vos jours en péril. Vous devez donc secourir une personne victime d'un accident de voiture devant vos yeux (la première chose à faire étant d'appeler les secours), mais en aucun cas vous n'avez à entrer dans un immeuble en flammes ou à vous interposer contre une bande de voyous armés pour tenter de sauver quelqu'un
Source : Protegor