Vie Sauvage et Survie
Équipement et matériel => Matos de survie => Discussion démarrée par: dan11 le 22 août 2010 à 23:39:38
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une bougie pour réchauffer cartouche gaz en HIVER : bonne idée ou pure folie ?
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Butane ou propane ton réchaud ?
Un petit article très instructif :
http://www.expemag.com/technique/rechauds-gaz-ou-essence.html.
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plutot propane (PRIMUS) mais à -15 °C ca devient galère( alors - 30° C ?????), je me tate franchement.....
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"Plutôt propane" ? Si c'est propane, c'est facile, c'est des cartouches bien épaisses et bien lourdes, avec un connecteur spécial bien épais pour tenir la pression.
(http://www.craigdonmountainsports.com/Images/Dynamic/Cache/Products/3518-633803398134784437_cm-scaleaddwhite_w-640_h-480_q-80.jpg)
Si tu ne sais pas, je pense que tu utilises les cartouches habituelles de mélange :
(http://www.basecampstore.com/i/Stoves/Primus_Power_Gas_Canister_8_oz_24_pk.jpg)
Ton -15°C est la température à laquelle l'isobutane commence à se plaindre. Et de toutes façons quand il est fini ce qu'il te reste c'est juste le butane, qui au niveau de la mer meurt autour de 0°C.
Quand j'ai ce genre de réchaud en hiver, je garde la cartouche dans une poche de veste. La nuit, je la mets dans mon sac de couchage. Après une seule utilisation elle est gélée, mais vu qu'à cet instant là j'ai typiquement une bouilloire chaude à portée de main, je pose la cartouche sur la bouilloire par tranches de quelques secondes. On entend les bulles dedans. Ca redonne du punch, c'est plus efficace qu'une bougie, et moins localisé. Pas moins dangereux cependant. Si tu utilises souvent un réchaud par ce genre de températures, le kérosène ou l'essence sont plus pratiques.
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une bougie pour réchauffer cartouche gaz en HIVER : bonne idée ou pure folie ?
Ce n'est pas un moyen à utiliser de façon "normale". Mais cela peut dépanner en urgence comme l'usage du briquet. Attention : C'est un procédé dangereux du type "pan dans la gu*ule". J'entends par là un procédé pouvant dépanner temporairement en cas de nécessité impérative, mais qui s'il est utilisé de façon habituelle finira inévitablement par un accident grave.
En fait, il est plus astucieux de mettre la cartouche avec soi (dans le sac de couchage, dans une poche interne) comme le signale Karto. Car le problème ce n'est pas de réchauffer constamment la cartouche, ce qu'il faut c'est la réchauffer au départ pour obtenir temporairement une température de vaporisation.
Dès que le brûleur est chaud tu peux alors envisager plusieurs stratégies, par exemple :
- Réchauffer une petite quantité d'eau, la verser dans un récipient et mettre la cartouche dedans. Tant que l'eau n'est pas gelée la température est suffisante pour le butane et à fortiori pour l'isobutane et le propane. Évidemment par -15°C et pour faire fondre la neige, c'est pas terrible. Mais pour le café c'est bien. A cet usage on peut prévoir l'usage de deux cartouches (que l'on réchauff alternativement) ou bien d'une petite cartouche (facile à réchauffer) et d'une grosse cartouche (bon rapport poids/autonomie).
- Si ton brûleur est "déporté" et possède un réchauffeur tu peux utiliser ton ensemble en "phase liquide". Moyennant quelques précautions, cela marche très bien par -15°C. Pas testé par -30°C.
- Pour les réchauds "colonne" les alpinistes ont toujours utilisés des "bidouilles" mais là on tombe sur des trucs du type "pan dans la gu*eule" que l'ont doit apprendre par contact direct (à l'occasion d'un stage par exemple), par sur un forum. Et que l'on ne doit utiliser que lorsque les gains sont supérieurs aux risques.
Si on doit utiliser de façon durable un réchaud par -30°C. Le mieux c'est un réchaud qui utilise un liquide (essence, alcool...). Qui sont "les meilleurs réchauds qui soient quand on n'a pas le choix."
:)
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merci des comments,
mais j'ai une question qui me tarraude tout de meme, cette idée saugrenue vient effectivement d'un forum alpi et on a coutume de dire ce qui marche là haut ( à 8000 metres) marchera en bas, or personne (à mon humble connaissance) n'utilise de réchaud essence au camp 4 de l' EVEREST (trop compliqué à mettre en oeuvre avec 20% de neuronnes qui marchent) donc ils ont du gaz en tente (avec du CO bien sur!!!) par - 40° C ou pire, comment qui font ces gars ? ??? ::) ::) ::) ::)
jamais pu savoir.....
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merci des comments,
mais j'ai une question qui me tarraude tout de meme, cette idée saugrenue vient effectivement d'un forum alpi et on a coutume de dire ce qui marche là haut ( à 8000 metres) marchera en bas, or personne (à mon humble connaissance) n'utilise de réchaud essence au camp 4 de l' EVEREST (trop compliqué à mettre en oeuvre avec 20% de neuronnes qui marchent) donc ils ont du gaz en tente (avec du CO bien sur!!!) par - 40° C ou pire, comment qui font ces gars ? ??? ::) ::) ::) ::)
jamais pu savoir.....
Je t'ai exposé les principes ci-dessus. Après c'est de la pratique. Étrangement il existe peu d'information sur le web concernant les bidouilles...ce qui n'est pas plus mal.
A 8000m entre mourir de soif ou employer des bidouilles....il faut savoir choisir le moindre risque. En ayant à l'esprit que les mains brûlées et/ou avec une tente partie en fumée : la Géhenne va rapidement te faire de l'oeil.
Mais si on aimait pas la fréquenter, on ne serait pas venu là. ;)
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Extraits du livre Victoire sur l'Everest du General sir John Hunt avec la collaboration de Sir Edmund Hillary et des autres Membres de l'expédition , parut au edition Amiot-Dumont ,1953 .
Page 295 :
(http://images4.hiboox.com/images/3410/d701c4bed1bb1157c8a36d924093f54c.jpg) (http://www.hiboox.fr/go/images/divers/victoire-sur-l-everest-1,d701c4bed1bb1157c8a36d924093f54c.jpg.html)
suite page 296 :
(http://images4.hiboox.com/images/3410/f77ae31f15c6e142dc8fa1deae9721f7.jpg) (http://www.hiboox.fr/go/images/divers/victoire-sur-l-everest-2,f77ae31f15c6e142dc8fa1deae9721f7.jpg.html)
L'expedition au K2 de 1979 quant a elle avait dans son listing de materiel prevu pour 32 unité de campement de 2 personne :
Des rechauds S/200 camping gaz 2x 32 .................64
+ Stabilisateurs + deboucheurs 2x32 .................. 64
+ 1er approvisionnement Camping gaz
( cartouche de 4H ) 6x30 .................180
je te livre içi le poids prevu pour le poste "camping gaz " :
Camping gaz : 40 jour ( 2h1/2 homme /jour ) 3600H
------- = 52 x 6 312 KG
70 H
Voila ce que j'ai pu trouver dans ma bibliothèque sur ce qui se faisait à l'époque a plus de 8000 ,bien sur je suis certain que depuis il y a eu de sacré progrès , mais c'est très parlant de comment une "expé hors norme" s'aborde, avec plusieurs types de matos , chacun réservé a une situation donnée.
Toussa pour dire que d'aborder une sortie sur une semaine en moyenne montagne ou en randonnée et se balader sur le toit du monde sont des choses complètement différentes , ne serais quand termes de poids , de volume,d'hommes ...
Tafdack avec Karto , faut pas croire tous ce qu'on raconte ....pour vendre du matos hors de prix ;#
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Je vais pas lancer de polémique, mais les gars sur les forums d'alpinisme ont souvent une vue étriquée et élitiste de la vie. J'en ai lu quelques uns et j'en suis revenu... Faut pas croire tout ce qu'ils racontent ;)
1 - (grillé par Douya pour cette partie là, mais je poste quand-même) Les réchauds à combustible liquide ont souvent été employés sur l'Everest, et ce dès le départ, comme en témoigne ce Primus 210 modifié employé jusqu'au tout dernier camp par Hillary et Tensing.
(http://www.spiritburner.com/fusion/fbbuploads/1280447621-012_stove.jpg)
Avec les casseroles et les pare-vents, c'était l'ancêtre du Jetboil...
(http://www.spiritburner.com/fusion/fbbuploads/1280446277-001.jpg)
(http://www.spiritburner.com/fusion/fbbuploads/1280448302-southcol.jpg)
(Source des images) (http://www.spiritburner.com/fusion/showtopic.php?tid/19026/)
2 - Pour le gaz, il marche plus facilement en haut car la pression atmosphérique au sommet de l'everest est un tiers de ce qu'elle est au niveau de la mer, soit environ 220 mmHg. Voici les pressions d'évaporation du butane.
(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/e7/LogNbutaneVaporPresure.png)
(Source du diagramme) (http://en.wikipedia.org/wiki/Butane_(data_page)#Vapor_pressure_of_liquid)
Où tu vois qu'à 8000 mètres le butane marchera encore autour de -35°C sans gros souci, ce qui explique que dans les années 70 une expédition a utilisé de simples "bleuets" jusqu'en haut ! Et ce qui prouve que ce qui marche en haut ne marche pas en bas, CQFD ;)
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:)
Type de bidouille : http://video.google.com/videoplay?docid=-5788076412391991164# (http://video.google.com/videoplay?docid=-5788076412391991164#). Attention aux surpressions si trop chaud ou bien trop haute altitude...
Où tu vois qu'à 8000 mètres le butane marchera encore autour de -35°C sans gros souci
En haute altitude, il me semble qu'il existe un soucis de surpression et que l'on doit donc adapter le gicleur en conséquence (ainsi que l'admission d'air).
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En haute altitude, il me semble qu'il existe un soucis de surpression et que l'on doit donc adapter le gicleur en conséquence.
Oui il faut un autre gicleur, tout comme pour le réchaud à pétrole dont parle le livre de Douya et qu'on voit sur les images qui a lui aussi son brûleur spécifique aux hautes altitudes. C'est un problème de richesse du mélange. Même problème que celui rencontré par les moteurs d'avion, qui y répondent en partie à l'aide d'un surpresseur, irréaliste sur un réchaud...
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Karto,
ouiais je vois il n'y a pas que la donne "température" mais pression aussi
l'expé des années 70, serait elle celle de 75 avec Bonnington en chef d'expé et Dougal Haston avec Doug Scott qui ont bivouaqué avec un bleuet en face sud ouest à 8750 m et de nuit dans une alcove .......?? :o ca c'est de la survie !!
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Bon, il est peut-être temps de retomber sur terre ...
En plus de ce qui a été dit précédemment, il y a un truc simple et sans risque réel pour réchauffer une bonbonne : la chaufferette.
En particulier la chaufferette réutilisable.
Markill en faisait (ou en fait encore) des "spéciales" bonbonne.
Pas vraiment de risque, parce que la température maxi est limitée.
Inconvénient : les chauferettes réutilisables pèsent lourd ...
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Il m'est arrivé à plusieurs reprises de chauffer une cartouche Camping Gaz avec un briquet ou une bougie. C'est efficace mais on se sent pas vraiment en sécurité.
Autre astuce, avec un réchaud à cartouche déportée, je pose la cartouche sur la casserole une fois le réchaud allumé. C'est un peu poussif au début mais ça fonctionne rapidement très bien.
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Re, :)
La "règle" de sécurité : "tant que tu peux tenir la cartouche à pleine main c'est sans danger"
Explication : au dessus de 45°C* nous ressentons une forte sensation de brûlure et les cartouches résistent du fait de la norme qui impose de résister à une température d'au moins 50°C.
La limite c'est peut être la très haute altitude car dans ce cas une trop grosse pression pourrait être atteinte à 42°C, surtout avec une cartouche butane/propane.
*source : http://neurobranches.chez-alice.fr/systnerv/systsens/somesthesie3.html (http://neurobranches.chez-alice.fr/systnerv/systsens/somesthesie3.html)
Autre astuce, avec un réchaud à cartouche déportée, je pose la cartouche sur la casserole une fois le réchaud allumé. C'est un peu poussif au début mais ça fonctionne rapidement très bien.
Yep, le réchaud "stormy Markill", qui a fait ses preuves, prévoyait cela comme fonctionnement normal : la petite bouteille de gaz était suspendue le long de l'ensemble popote/réchaud.
Vérifier la température de la cartouche quand même....
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un réchaud idéal serait un hybride Réactor MSR et STORMY MARKIll
j'explique, le MSR est en colonne et non araignée, donc question réchauffage par cartouche déportée, c mort !!!
le MArkill peut etre suspendue à la paroi, chauffe 2 plats en simultanée (2 casseroles) = économie de gaz + peut etre configuré soit en colonne soit en araignée selon le modele
inconvénients : le bruleur est de 1400 W (typique bleuet quoi) et il n'y a pas de système (malgré le parevent) d'échange thermique avancé comme sur le MSR, il est un peu lourd aussi 700gr en gros
idéal : un MSR Réactor solo avec 2 petites popotes (1 en option) et en araignée =cercle vertueux de chaleur ;D
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inconvénients : le bruleur est de 1400 W (typique bleuet quoi) et il n'y a pas de système (malgré le parevent) d'échange thermique avancé comme sur le MSR, il est un peu lourd aussi 700gr en gros
Bein en fait le Markill (outre le fait qu'il soit possible de le suspendre facilement) possède justement un système parevent/récupérateur de chaleur super fiable. Mais il fonctionne un peu comme les Trangia et ne repose pas sur une augmentation de la surface d'échange de la base (jetboil/primus) ou sur une maximisation de la surface de contact (reactor MSR). comme le trangia ou le meta : c'est un système intégré/complet et pas si lourd que ça au final.
Le Markill Stormy c'est la "land rover" des alpinistes qui vont en paroi. ;)
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Méthode Mark Twight:
Si vous arrivez a allumer le réchaud, prenez une bande d'alu semi rigide de 2-3cm de large
(genre pare vent de rechaud), entourez la cartouche avec et mettez une des extremités
dans la flamme.
Auto réchauffage...
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tu veux dire par conduction de la chaleur le long de la bande ?
t'a un lien ? je visualise pa trop le truc, désolé :(
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Oui apparemment, comme sur les vieux réchauds à essence qui se réchauffent le réservoir. C'est intéressant, j'y avais jamais pensé. Merci :up:
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Dans ma jeunesse,je m'étais amusé à jeter trois bombes d'aérosol dans le feu et ça a mis presque 5 minute a sauter. ;# :sorry:
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Mouais...
Halloween en Irlande il y a quelques années, grand feu de joie sur la plage où tout le quartier se retrouve, on en a jeté plus que quelques uns des aérosols, certaines pètent en quelques secondes.
Plus près d'ici, cet hiver un pote à moi a fait exploser une cartouche de gaz en mettant trop de pierres tout autour de son réchaud en marche et en le laissant fonctionner trop longtemps comme ça.
Faut croire que t'as pas eu de pot ;) ;D
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Dans ce cas,je crois que la solution c'est de la laisser sur soi au chaud ou dans le sac de couchage comme tu la dis. :up:
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Je ferais un scan du passage sur les réchauds du livre de Mark Twight (sera en anglais par contre)
et le posterai ce WE. Il dit une paire de choses interessantes:
"Un gaz pressurisé qui s'échappe entraîne une chute de température, donc la cartouche se refroidit.
Le gaz devient liquide,et ne s'échappe plus de la cartouche.
Ajouter a cela un air extérieur froid et vous êtes foutus, même si une moindre pression atmosphérique
en altitude aide à contrecarrer le refroidissement des cartouches et du gaz."
Petit rectificatif, il conseil un tube de cuivre applati (et pas de l'alu), et de le passer verticalement autour
de la cartouche (il conseille aussi une housse de cartouche en mousse a cellules fermées mais les 2 ne sont
pas compatibles).
Il y aussi le risque que le joint torique de la cartouche gèle (l'avait déja lu ailleurs),
et qu'il laisse s'échapper le gaz.