Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Rouri le 14 août 2007 à 19:27:56
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Bonjour à tous, :)
J'ai 2 amis qui doivent partir sous peu pour un pays africain, y faire de l'humanitaire. Dans ce pays, sévit une guerre de basse intensité, l'État est donc défaillant dans son rôle d'assurer la sécurité des personnes. Considérant ce contexte, ils m'ont demandés de leur indiquer les 10 techniques de SD les plus efficaces et en même temps les plus facile à apprendre rapidement, car leur départ est dans moins de 4 semaines...
Je m'en remet donc à vous, afin de m'indiquer les 5 à 10 techniques indispensables et facile à apprendre pour des personnes n'ayant aucun passé militaire ou de SD...
Encore une fois, je vous remercie à l'avance de vos indications.
Rouri :)
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Bzzz
T'es sûr que ce sont des techniques de self defense que tes amis veulent acquérir, ou des conseils sur une attitude de vie dans un pays à risque.
Je sais pas si le coup du self defense en 10 leçons sera efficace dans le cas que tu indiques.
A priori, leur ONG a déjà dû les brieffer sur la conduite à tenir en cas de m....e.
Il y a des stages normalement réalisés par les ONG ou les organes de Presse pour les pays à risques et sans doute y ont ils participé.
A mon sens, penser qu'on peut acquérir des bases de self défense sur un terrain autre qu'un tatami, et "pour de vrai" dans un délai rapide, et espérer être efficace, relève de l'utopie ou même du suicide.
La meilleure solution reste, je pense, le low profile.
Celà n'engage bien entendu que moi, et je n'ai pas la prétention d'être un expert de la question.En Afrique, une situation peut dégénérer très vite, sans même savoir pourquoi. Il faut donc en comprendre à l'avance les usages et coutumes, et les respecter quand on s'y rend.
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Oui, ils ont reçu une formation par l'ONG sur le pays en question et sur les différences culturelles...
Bref, ce qu'ils veulent, c'est quelques techniques de SD au cas où le style «low profile» ( :ninja:) et l'attitude «Peace and love»( ;)) ne fonctionnerai pas...
Finalement, comme le dit un dicton de l'Ouest... «Il vaut mieux avoir le plus de cartes possible dans son jeux, lorsque la partie de «poker» commence... et surtout, un derringer dans la poche!»
:)
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Ouais bon..mais là si c'est vraiment la guerre là-bas dedans c'est pas un Derringer qu'il faut dans la poche mais une kalache plutôt, un shiva ki et un chapelet..nan 2 chapelets
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OK, je passe la main aux experts de SD.
Néanmoins, je persiste à penser que l'on ne peut prétendre être efficace à main nue sans une pratique importante. Par exemple, contre une machette, outillage courant en Afrique, le principe pour moi est " cours forest, cours ...".
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1 - Tendre un peu de son fric en faisant croire que c'est vraiment tout ce qu'on a, et s'asseoir sur son orgueil
2 - Les faire travailler 2-3 enchaînements simples, qui commencent par un blocage simple, et qui varient les niveaux de frappe... Un sur une attaque angle 1, une sur angle 3, et en dernier l'angle 2, facultatif.
3 - Les faire travailler ces enchaînements là jusqu'à ce qu'ils vomissent.
4 - Les faire travailler ces enchaînements là contre un couteau, une machette, une baïonnette et un bâton.
5 - Les faire travailer ces enchaînements là en situation, scénarisés, en faisant monter le niveau de violence verbale et l'intensité graduellement pour les désensibiliser...
6 - Les faire travailler ces enchaînements là avec ensuite un scan 360° et une extraction rapide de la zone...
7 - Une fois qu'ils ont intégré ça, faire intervenir un second agresseur pendant le scan 360°
8 - Les faire retravailler ces enchaînements de base là en élevant au maximum leur niveau d'aggressivité...
9 - Leur faire penser à travailler la visualisation de ces enchaînements là, de la mise en situation au scan et à l'extraction...
10 - Goto 1.
Ciao ;)
David
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Merci David! :)
Voici le programme de base:
- Edge of hands blows
- Chin Jab
- Tigers Claw
- Low kick
- Stomp kick
- Coup de genou
- Coup de coude
(Pour le choix des techniques, je me suis servi des commentaires perso de plusieurs membres du forum... Merci à vous! :doubleup:
et de :http://www.gutterfighting.org/essentials.html)
Plus les techniques de Fred au couteau...
Qu'en pensez-vous?
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salut :
qu'est ce qu'un chin jab ?
un tiger claw c'est une griffe au visage, un edge of hands blows, une manchette et un stomp kick une espèce de coup de pied écrasant c'est ça ?
Emmuel, qui suppute, avec ses maigres connaissances d'anglais.
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Serge, :)
Pardonne moi mon ignorance, mais pourquoi enlever les «low kick» et par quoi les remplacer?
Par ailleurs, les techniques de défense contre les saisis est-elle essentielles?
Merci à l'avance! :)
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Je ne voudrais pas faire un HS mais partir dans ces conditions, dans ce type de région et vouloir apprendre en 4 semaines 10 techniques de base de SD, n'est-ce pas risquer de leur donner une trop grande confiance par rapport à la situation réelle, aux risques encourus et aux représailles certaines si les dites techniques pour quelque raison que ce soit ne permettent pas de les tirer immédiatement de la situation ?
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Merci Patrick.
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zoltan charles henderson :)
Le risque zéro n'existe pas et ils le savent. De plus, à moins que je ne m'abuseces, ces techniques ont fait leurs preuves en CQC...
Finalement, ils auront également quelques «tricks» dans leurs «black bag»... ;)
Patrick, :)
J'aimerais que tu me définisses STP, le «stab kick»...
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C'est un peu ce que je voulais dire :)
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Salut Serge, :D
Qu'est ce que le snapping ou snap cutting ?
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Merci Serge! :)
1- Je n'avais pas penser au handgun... Je vais les amener au club... à tout le moins pour une familiarisation avec ce type d'arme. A propos pourquoi pas, la porter en «inside» sur la hanche forte?
2- J'avais penser à la défense avec couteau, mais je n'osais pas l'aborder aussi directement. En cette matière, je me suis basé sur le Kali. Par ailleurs, je ne connaissait pas cette technique de «snap cutting». Je vais l'intégrer immédiatement! Merci Serge! :)
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Bonjour Rouri
Dans quel pays (région, ville) tes amis vont ils travailler et pour quelle organisation?
Je déconseille très fortement (et c'est un euphémisme...) le port d'armes et la pratique de techniques de Self dans un contexte humanitaire. C'est pour moi un clair facteur de risque.
Mes recommandations sont de toujours "la jouer" profil bas, d'être en permanence avec un collègue du pays pour pouvoir anticiper les problèmes potentiels et communiquer avec la population locale, les autorités et les groupes divers.
Pierre
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Salut Rouri,
Personnellementje pense que ces techniques ne s'apprennent pas en 2-3 jours voir une ou deux semaines. Je deconseillerai donc l'apprentissage des techniques dans une approche "fast food" car elles ne peuvent que gonfler le self-esteem de la personne en question de pouvoir se sortir d'une situation difficile avec un coup de karate - WRONG!
La pratique de SD requiert un certain apprentissage et cela demande du temps, il n’y a pas de raccourci pour cela. Dans ce cas, il vaut que tes copains s’efforcent plutot a apprendre la culture/histoire/politique/etc du pays et autres aspects de survie moins agressive, que l'on trouve aussi dans ce forum.
Je suis donc entierement d’accord avec CAMP = profil bas (surtout dans le contexte d’une mission humanitaire, tes collegues peuvent eventuellevent se sortir d’une situation d’agression, mais leurs actes peuvent avoir des consequences/attirer des represailles sur les autres membres de la mission – les humanitaires sont toujours tres bien identifies & identifiables...). Dans leur preparation, je mettrais l’accent plutot sur l’aspect preventif (connaissances des gens, du terrain, endroits a eviter, etc). Aussi, qu’elle langue parle-t’on dans ce pays? Plus on est a proximite des gens, plus nous avons des chances de negocier des situations de facon non-violente.
Bonne chance!
Inaki
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Salut Rouri :)
J'ai deux points d'intervention.
1/ Heu je crois que j'abonde abondamment ;D avec les deux dernières très sages interventions.
Je dis ça car je vis et j'ai vécu dans des pays difficiles, du tiers monde, et/ou en conflit, qui ont un passif politico-historique avec ''l'occident'' ; cette dernière étiquette est parfois lourde à porter, on est attendu au tournant. Dans ce cadre, imposer une image ''safe'', ''profil bas'', imposer son métier avant sa nationalité, est un sacré défi, mais vital. On se trouve souvent malgré soi ramené, enfermé, assigné dans une identité ethnique/nationale/politique qu'on n'a pas forcément. Défendre le métier de journaliste, d'humanitaire, ou autres, leur neutralité est très difficile. Quelque part, il faut une humilité à la hauteur de ''l'arrogance'' de son statut :) Il faut de l'engagement, de la bienveillance, du temps, auprès des gens, construire la confiance. C'est pourquoi les conseils d'INAKI et CAMP sont très précieux je trouve.
Pour exemple un peu plus martial, je me souviens avoir lu - je ne sais plus où - que lors de l'exercice concluant la fin de sa formation, un récipendiaire du kgb russe, agressé dans la rue par des junkies, avait fait usage de techniques de close-combat et les avait allongés. Verdict : viré. Motifs : n'a pas prévenu l'affaire. Et ne l'ayant pas prévenu, a fait usage de techniques mettant en danger sa couverture. Légende ou fait réel ? on s'en fout, cette historiette a le mérite d'être proche de ce que je veux faire passer.
2/ mon second point pourrait paraitre paradoxal avec 1. Je crois qu'ici ou ailleurs, il n'est jamais trop tard pour apprendre des éléments de protection personnelle. Y compris des réflexes relationnels simples (sympathiser avec ses voisins, avec les commerçants proches, avec le chef local, etc...), et y compris des gestes de secours et de défense. Savoir se servir d'une arme à feu est une compétence dont nul ne peut dire qu'elle lui sera inutile à jamais. Savoir réparer une voiture, une radio, sont également importants.
Je finirais avec un bémol sur l'insistance pour une longue pratique à la SD : l'expérience des CQB et autres Combatives de la seconde guerre mondiale, c'est justement il me semble l'administration de ''crash courses'' aussi courts qu'intenses lorsque qu'il faut optimiser son temps et l'acquisition de réflexes et de compétences qui resteront. C'est tout l'avantage des stages modernes, qui intègrent les acquis de la psychologie, PNL, etc... pour former mieux et plus vite. On pourra toujours me rétorquer que plus on en fait mieux c'est. Pour moi, la vie est suffisamment importante et risquée pour justifier l'investissement d'un stage bien choisi, et des mises à jour en cas de besoin. Mais la vie est suffisamment belle pour ne pas passer trop de temps à envisager la perdre pour le péquin moyen que je suis. Mais là on est déjà dans les philosophies, caractères préférences personnels....
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Salut Rouri,
Je rajoute ma graine...
Dans le sens de ce que viennent de dire ces forumeurs expérimentés, et habitués à vivre à l'étranger dans des pays sensibles...
Plus que des techniques de self, je pense que tu dois consacrer les quelques heures de formation à t'assurer de leur "awareness"...
Prévention, qui passe par la lecture par exemple du "Repères" de Patrick...
Etre toujours attentif à l'environnement...
La meilleure façon d'éviter la m*rde, ben c'est de l'éviter... ;)
Excellente connaissance du pays, de son histoire, de ses coutumes, de sa géographie (et de son climat), de sa situation politique et géopolitique (les méchants, les gentils, les gentils méchants, les susceptibles d'aider les gentils, etc...)...
Quelques mots de language courants.
Si tu es en mesure de leur donner, une petite formation E&E peut leur être plus utile que quelques gestes de self... qui serviront à rien quand tes amis tomberont sur quelques toyotas bondés d'hommes en armes et shootés à l'alcool de palme...
Kit escape à avoir en permanence sur soi...
Voir les posts à ce sujet pour quelques idées...
Rien de tactical machin dans les poches, même si t'en meurt d'envie... ;)
Un carte plastifiée du pays, une mini boussole pour l'orienter, des chaussures confortables en tout temps, quelques barres énergétiques, une platypus et quelques Aquatabs, un couvre chef adapté et une polaire (même en milieu désertique- voir Bravo Two Zero...), des devises bien planquées, tes papiers bien planqués aussi (difficile de quitter le pays en catastophe si t'as laisser ton passeport dans ta cantine... Bien utile aussi pour convaincre que t'es canadien et pas "a fucking american!"... ::)), les numéros utiles et surtout une conduite à tenir (de groupe et individuelle)
Que fait on si? Et si? Ou se retrouve t-on si séparés? Sur qui peut on compter dans le pays? En dehors du pays? Etc...
La réussite de tes amis passe par leur capacité à s'adapter et à s'intégrer au pays, à ses coutumes et à ses habitants, en restant humbles et pros...
Le truc est donc de les concentrer sur leur mission (en incluant ses risques), et non de leur offrir une formation de contractor accélérée, qui risque peut être aussi de biaiser leur regard sur les gens et le pays...
Juste milieu à trouver, pas simple en une semaine...
Et pis si tu veux apporter une "Rouri touch", apprends leur en derniers recours à désengager la sécu d'un AK... ;D
C'est souvent la base en self dans certains coins du monde...
:)
Manu.
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Le contenu de ce guide pratique est pas trop mal.
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=21667 (http://www.rsf.org/article.php3?id_article=21667)
Il faut aussi penser au "run-away-bag": 1 litre de flotte plus le minimum vital (argent, passeport, billets d'avion, clefs, coordonnées, téléphone, de quoi manger et dormir, etc...). En fait l'essentiel à avoir toujours avec soi (même aux chiottes) pour pouvoir se barrer et revenir chez soi au claquement de doigt. Et en plus, faut que ça ressemble à un petit sac banal... ;)
Ce qui n'est pas facile pour nos esprits de "petits-hommes-blancs-habitués-au-confort-moderne"...
Et pis si tu veux apporter une "Rouri touch", apprends leur en derniers recours à désengager la sécu d'un AK... ;D
C'est souvent la base en self dans certains coins du monde...
:D
A+
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Dans quel pays d'afrique vont-ils ?
Il vaut mieux un profil bas, oublier la SD contre un noir ;D Si celui-ci est vraiment mal intentionné, il aura une machette au minimum dans sa main :'(
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1- Merci à tous pour vos conseils! :up:
2- Merci à toi, Corin, pour avoir dénicher ce guide pratique! :doubleup:
3- En outre, le «run-away-bag» est déjà prêt!
4-Voilà ce que suggère un type d’un autre forum pour la SD :
-Les frappes avec les pieds exécuté avec des «rangers» de l’armée;
-Étudier les points vitaux; :o
-Les techniques de jambe et de genoux qui visent exclusivement des cibles basses;
- Des frappes avec les coudes doivent être développés à l’extrême comme outils pour l’attaque et la défense;
- Pas de coups de poings! Tout les coups avec les mains sont portés avec la main ouverte, soit en pointe ou en tranchant ou encore en griffe…
C’est la questions de points vitaux qui me rends perplexes… moi j’utilise le «VRM» de Perrin-Pérotti et je me demande si les autres sont vraiment essentiels???
A+ :)
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C’est la questions de points vitaux qui me rends perplexes… moi j’utilise le «VRM» de Perrin-Pérotti et je me demande si les autres sont vraiment essentiels???
Je pense qu'en situation, dans un environnement que tu ne maîtrises pas, le VRM de nos deux oiseaux ;) est un truc simple et facile à mettre en oeuvre. Même très diminué, on peut mettre en oeuvre cette technique.
Enfin, il me semble (parce que moi je suis vite diminué quand je pratique :D :D :D).
A+
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-Les techniques de jambe et de genoux qui visent exclusivement des cibles basses;
- Des frappes avec les coudes doivent être développés à lextrême comme outils pour lattaque et la défense;
- Pas de coups de poings! Tout les coups avec les mains sont portés avec la main ouverte, soit en pointe ou en tranchant ou encore en griffe
Cest la questions de points vitaux qui me rends perplexes
moi jutilise le «VRM» de Perrin-Pérotti et je me demande si les autres sont vraiment essentiels???
A+ :)
Quand le but est de mettre hors d'état de nuire, les cibles VRM sont les plus décisives.
Si les points vitaux existent (phantasme ou réalité ?), à mon avis ils sont très difficiles à atteindre, surtout quand le compère en face n'est pas spécialement décidé à te servir de cobaye pour ton bon plaisir...
De plus à quoi servirait de tuer son agresseur ??? à moins d'avoir envie de tester la prison locale (mauvais souvenir à prévoir à mon avis) ou pire encore (on peut tout imaginer) je ne pense que ton ami y trouve un quelconque intérêt...
Par contre lui impacter durement les VRM, comme dit le GHC, ça risque pas de le rendre plus intelligent !
my two cents.
Gardez le sourire
A+
Dav
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La dernière fois que j'ai cherché les points vitaux sur un mec, entre sa veste épaisse, son pull et sa musculature, j'ai renoncé... et pris une voie plus radicale ;): j'ai gueulé dans son oreille... :D
Par contre lui impacter durement les VRM, comme dit le GHC, ça risque pas de le rendre plus intelligent !
Il est clair que quand tu as décidé d'y aller, tu y vas... pour gagner.
A+
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Tellement évident les gars. Comme tout le monde j'ai dévoré tous les traités de dim mak et les écrits des différents senseï travaillant sur les point vitaux. Le dernier en date fut black médecine du Dr Mashiro et avant l'art sublime et ultime des point vitaux.
Dans ce dernier ouvrage d'Henry Plée, que je respecte et apprécie énormément car il a aussi beaucoup fait pour démystifier beaucoup de supercheries martiales, il est dit que pendant la guerre, les japonais s'aperçurent qu'ils avaient oublié leurs arts guerriers ancestraux et qu'ils prenaient régulièrement le dessous contre les occidentaux plus forts physiquement et entraînés au close combat. Il décidèrent alors par le biais de l'unité 731 de tester les points vitaux sur les prisonniers capturés (je passe sur la réalité de ces tests qui est absolument épouvantable).
Cela dit entre un prisonnier à merci et un soldat récalcitrant et équipé, je vois mal comme le dit fort justement Corin avec le pull et le blouson comment on peut risquer de passer sous stress de telles techniques sur un individu non coopérant.
Conclusion, VRM et encore VRM.
Au demeurant, le bouquin d'Henry Plée est intéressant pour toute la partie sur le cerveau.
De plus je reste très sceptique sur l'application à mains nues des points vitaux: les coudes près du corps sont un point commun entre le karaté et l'ACDS. Pour le premier c'est une question de caractéristique d'école (je fais court), pour l'autre une protection contre une pointe sous le bras. Le Karaté est issu des anciennes méthodes de combat et est censé être utilisable sur un champ de bataille; sur un champ de bataille on est en armure (les samourais en avaient une) mais une de faiblesse de l'armure est sous le bras où la lame pouvait passer. Du coup pour une caractéristique d'école on retombe sur une évidence d'actualité... et donc ce fameux point vital sous le bras concerne surtout une application avec arme.
Pour ce qui est de la rupture du flux du chi: vi, vi c'est bien et sûrement vrai, mais ce dernier ne circule pas de la même façon lorsqu'on est cool et lorsque l'on combat, donc les façons de faire de Dillman (par exemple), mouais, pas convaincu... Par contre lorsque le bonhomme est pris par surprise ça marche mieux... Ouais mais là ne retomberait-on pas sur le "toujours tricher, toujours gagner"??
Tout ça pour dire que finalement: VRM=point vitaux ou sensibles.
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Je reste sur ma réponse précédente à savoir pas d'arme. Par contre, un baton téléscopique de randonnée en alu ne pèse pas bien lourd, est très "low profile", rentre souvent dans un petit sac à dos... et peut servie à repousser un chien qui en voudrait aux molets de tes amis...
Et en y réfléchissant bien... ça peut servir à deux ou trois autres choses (tout comme un mousqueton d'escalade d'ailleurs).
Mais attention, sur le terrain en mission humanitaire, tout doit être fait pour éviter les embrouilles et conserver le profil le plus bas et "gentil" possible.
;)
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Tafdak,
Si tu es humanitaire, tu ne dois pas risquer ta mission, celle des autres et la réputation de l'organisme que tu sers pour avoir voulu jouer les coqs de village. Et, je parle sous ton contrôle CAMP, il me semble que souvent tu es présent en accord avec les autorités locales (ou ce qui fait office de ::)). Donc, c'est à elles de s'occuper de ta sécurité.
Bien sûr, c'est la théorie et la pratique peut différer. Mais, dans cette situation, faut essayer de maintenir la distance le plus possible par sympathisants interposés.
Seulement, le VRM, c'est très utile quand tu as passé le point de non-retour
Pour les armes, un humanitaire qui en porterait risque de passer pour un espion ou tireur-franc. Dans ce cas-là, c'est l'exécution sommaire garantie.
A+
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Salut,
Je vois que la question du low profile commence à faire sa route ;) ::)
Je crains toujours la grande confiance qu'on peut avoir lorsqu'on est trop sûr de soi... surtout avec le manuel du parfait "guerrier" en 10 leçons dans la poche.
J'ai tendance à penser qu'on ne transforme pas un humanitaire en guerrier, tout comme d'ailleurs un guerrier en humanitaire... a chacun son job.
Alors je crois qu'il vaut mieux que chacun tienne son rôle et évite de jouer une mi temps dans chaque camp. Celà évite de se prendre un mauvais coup et parfois de se faire couper les orphelines...
Bon, celà dit, si on souhaite connaitre des petites prises pour faire mumuse le soir au coin du feu, on peut le faire.C'est honorable si il s'agit de penser que celà peut un jour vous sortir d'un mauvais pas.
Celà ne veut pas dire que l'on saura mettre tout celà en application en cas de stress et de situation pourrie.
Je crois que dans l'humanitaire, l'art est de ne pas se mettre dans une situation qui pue et de rester le gentil dans tous les cas. Dans le cas contraire, mieux vaut prendre des gardes du corps, c'est à mon sens plus sûr quoique tout aussi risqué.
Au pire, il y a toujours des "officiels" qui pourront intervenir, comme c'est le cas lors d'évacuations de zones qui chauffent. Ils sont très compétents, et je pense qu'ils l'on prouvé par le passé.
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On est d'accord ;).
A+
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Au pire, il y a toujours des "officiels" qui pourront intervenir, comme c'est le cas lors d'évacuations de zones qui chauffent. Ils sont très compétents, et je pense qu'ils l'on prouvé par le passé.
Généralement, celles et ceux qui pourraient infirmer cela ne sont plus de ce monde pour en faire état.
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La Côte d'Ivoire est un cas d'école et de nombreuses évacuations de ressortissants étrangers se sont faites grâce a des appels de portables a l'ambassade de France reliés aux hélicoptères. L'approche visuelle dans certains cas était facilitée par des matelas enflammés sur les terrasses.
Dans ce type de situation, une bonne communication peut s'avérer vitale, d'où l 'interet d'avoir un portable qui marche avec si possible une deuxieme batterie (ou un chargeur) et le numero de l'ambassade (le standard, pas celui de l'attache de defense, ca fait desordre!).
Prévoir également une solution de replis si le quartier des ambassades est inaccessible et si on ne peut pas aller vous chercher (le collegue du pays qui vous aime bien sera dans ces cas là votre planche de secours, et il vous planquera peut etre chez sa famille jusqu'à ce que ca se tasse).
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Je ne voudrais pas vouloir jouer les troublions mais j'ai mon meilleurs pote qui probabement part fin du mois prochain au Darfour, pour une ONG non belge.
Il y part sous le titre de logisticien.
Je peux vous garantir qu'il n'y connaît rien en logistique mais bien en sécurité et que son matos de base n'est pas un portable + logiciel de gestion.
Alors je fais confiance aux pro de l'humanitaire mais la question est : est-ce une nouvelle politique des ONG de se faire protéger ? Est-ce réduit au Darfour, étant donné le caractère particulièrement violent et les divers enlèvements et agressions de personnel ONG ces derniers mois de par le monde ?
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ZCH, tu es sûr qu'ils n'ont pas confondu logistique et balistique ?
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;D
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Zoltan, es tu sur que ton pote est payé par l'ONG? 8)
Sinon je viens de voir le dernier Di Caprio...
L'humanitaire c'est simple, 1000usd pour se payer un USP au black, une formation au 32ème bataillon Sud Af pour apprendre à bouger, et un téléphone satellite pour appeler un copain pilote un peu couillu, payé en diamants pour venir te chercher quand tu as merdé...
Mais bon, Di Caprio à coté de notre CAMP, c'est pipi de colibri... ::)
;D
Manu.
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Zoltan, es tu sur que ton pote est payé par l'ONG? 8)
Sinon je viens de voir le dernier Di Caprio...
L'humanitaire c'est simple, 1000usd pour se payer un USP au black, une formation au 32ème bataillon Sud Af pour apprendre à bouger, et un téléphone satellite pour appeler un copain pilote un peu couillu, payé en diamants pour venir te chercher quand tu as merdé...
Mais bon, Di Caprio à coté de notre CAMP, c'est pipi de colibri... ::)
;D
Manu.
Oui. Par contre il est certain que ni moi, ni même lui ne savons qui est le bailleur de fonds final.
Par contre pour en revenir au fond, je pense qu'il existe, face à certaines situations et dans certains contextes, un "changement de politique" des certaines ONG - dans ce cas pas EU - par rapport à la sécurité de ses membres.
Je trouve cela ni bien, ni mal, juste pas étonnant.
ps :tu devrais changer tes choix cinématographiques ;D ;)
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1- Pour continuer le HS et aller ds le même sens que Patrick, je désire souligner que certains «jounalistes» n'utilisent pas que la plume...
Par exemple:
- Mike Echanis (1950-1978), KIA au Nicaragua.
- Robert McKenzie (1948-1995), KIA en Sierra Leone.
- Lance Motley, KIA, décédé en 1989 en Thailande, suite à des blessures, reçu lorsqu'il était avec les Karen en Birmanie.
Ils ont tous contribués à des articles pour la revue SOF et certains pour la revue Raids. Par ailleurs, il est certains que pour les puristes, ils étaient des aventuriers avant d'être des journalistes...
2- zoltan charles henderson, :)
Ton copain n'est ni le premier ni le dernier, qui décroche un boulot de «logisticien»... les guerres de quatrième génération, amène ce type de confusion des genres... c'est en partie pourquoi les armées traditionnelles ne s'y retrouve pas dans ce genre de conflits.
En passant, transmet lui mes salutations! :)
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Effectivement, pour ce qui est des services diplomatiques, mon expérience est désastreuse ; non seulement ils furent absents, mais si nous avions suivi leurs conseils nous serions tout simplement morts la fois où ils ont voulu/réussi à nous joindre. Moralité : compter sur soi, profil bas, E&E, priorité aux communications. Noter aussi que les bonnes ONG ont de TRES bons coordinateurs et préparent très bien aussi leurs personnels et leurs missions.