Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Rouri le 04 décembre 2009 à 16:40:56

Titre: à la mémoire de Gilles Carle
Posté par: Rouri le 04 décembre 2009 à 16:40:56
À la mémoire de Gilles Carle - le cinéaste métisse :'(


Gilles Carle était un réalisateur, scénariste, monteur et producteur québécois né le 31 juillet 1928[1] à Maniwaki (Canada) et mort le 28 novembre 2009 au Centre hospitalier de Granby alors résident de Saint-Paul d'Abbotsford.

Élevé à Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue, il déménage à 16 ans à Montréal pour étudier le dessin à l'École des beaux-arts puis à l'École des arts graphiques de Montréal. Après avoir étudié en Lettres à l'Université de Montréal, il participe dans les années cinquante à la création de la maison d'édition l'Hexagone qui publie notamment à l'époque les œuvres de poètes comme Gaston Miron. Puis il travaille comme graphiste à Radio-Canada à partir de 1955, et joint ensuite l'Office National du Film du Canada (ONF), en 1960, où il est d'abord documentaliste, puis scénariste avant de réaliser plusieurs documentaires dont Percé on the Rocks en 1964. En 1965, il y signe son premier long-métrage de fiction (d'environ 75 minutes), La Vie heureuse de Léopold Z., alors qu'on ne l'avait autorisé qu'à réaliser un simple documentaire (d'environ 15 ou 20 minutes) portant sur l'enlèvement de la neige à Montréal.

En 1966, semoncé par son employeur pour avoir transformé en long métrage ce projet de documentaire, il quitte l'ONF pour les Productions Onyx avec lesquelles il scénarise et réalise Le Viol d'une jeune fille douce (en 1968), Red (en 1970) et Les Mâles (en 1971). Puis, avec Pierre Lamy, il fonde les Productions Carl-Lamy au début des années 70 et réalise au cours de cette décennie La Vraie Nature de Bernadette (en 1972), La Mort d'un bûcheron (en 1973) et La Tête de Normande St-Onge (en 1976). Au cours des années 80 il adapte deux classiques de la littérature québécoise au grand écran, Les Plouffe (en 1981) et Maria Chapdelaine (en 1983). Gilles Carle réalise ses derniers longs-métrage de fiction aux cours des années 1990, avant que la maladie ne le réduise à des travaux plus solitaires, d'écriture et d'arts plastiques, puis à l'inaction totale.

Doué pour la scénarisation et la création de personnages complexes mais authentiques, fidèles à leurs réalités culturelles, l'œuvre de Gilles Carle est celle du conte, de la fantaisie, de la fable sociale amusée[8],[9]. Plusieurs interprètes reviennent en récurrence dans son œuvre, comme Carole Laure, Willie Lamothe, Daniel Pilon, sans oublier Donald Pilon puis Chloé Sainte-Marie.

Depuis 1991, il est atteint de la maladie de Parkinson, une maladie dégénérative, qui paralyse peu à peu ses mouvements et le rend inapte à marcher, puis à parler. Sa compagne, Chloé Sainte-Marie, s'occupe de lui (avec l'aide de préposés) et se démène activement auprès des gouvernements canadien et québécois pour qu'ils viennent en aide financièrement aux aidants naturels... mais elle n'obtient que peu de succès.[10] Gilles Carle, devenu incapable d'ingurgiter et souffrant d'un infarctus et d'une pneumonie, est transporté à l'hôpital, où il meurt après quelques semaines, au petit matin du samedi 28 novembre 2009. Le Québec lui réserve des funérailles nationales, le samedi 5 décembre 2009.

Source:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Carle

Reportage de la SRC:
http://www.youtube.com/watch?v=pWc5mnO9Tko&feature=video_response
http://www.youtube.com/watch?v=6wpSyoDSIgs