Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Rouri le 27 avril 2007 à 16:38:08
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DRAME À TROIS-PISTOLES
De bousculade à tragédie
Marc Larouche et Anne Drolet
Journal Le Soleil
Collaboration spéciale
La vie de toute la population des Basques a basculé hier, lors de l’annonce du décès de Jean-Benoît Beaulieu, 14 ans, de Saint-Simon, mort après avoir reçu un coup de poing à la tête, à l’entrée de la cafétéria de l’école secondaire l’Arc-en-ciel de Trois-Pistoles. Une banale histoire de casquette serait à l’origine du drame.
« Nous sommes accablés. C’est une simple bousculade qui s’est transformée en tragédie », résume Serge Pelletier, le directeur général de la commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs. « Nous sommes une petite école de
500 élèves, qui proviennent de plusieurs villages du territoire des Basques. Tout le monde se connaît. Les membres du personnel sont aussi touchés que les élèves », ajoute le directeur de l’école, Claude Thibault.
La tragédie a semé la consternation parmi la communauté étudiante. Partout, hier, des jeunes pleuraient, s’enlaçaient mutuellement. Certains déposaient des fleurs là où la victime s’est écroulée. « À mon grand ami Jean-Benoît, je ne t’oublierai jamais », pouvait-on lire sur la carte accompagnant une gerbe de fleurs, déposée au pied du casier 379, celui de la victime.
Un seul coup porté
La courte altercation qui a tourné au drame s’est produite à 12 h 20, près de la cafétéria, mercredi. Selon une amie de l’accusé, ce dernier se faisait constamment enlever sa casquette. En frappant la victime, il aurait voulu que ça cesse. Ironiquement, le port de la casquette est interdit à l’intérieur des murs de cette école depuis longtemps. « Question de respect », précise M. Thibault.
Un seul coup aurait été porté. La victime aurait, selon toute vraisemblance, été atteinte à la tempe et s’est écroulée.
Selon la direction, les premiers soins ont immédiatement été prodigués au blessé par quatre personnes, jusqu’à l’arrivée des ambulanciers. Le jeune homme, toujours inconscient, a été transporté au Centre hospitalier de Rivière-du-Loup, puis transféré à l’Enfant-Jésus de Québec, où il est décédé à 23 h.
« Notre école n’est pas un milieu violent. Trois surveillants étaient en devoir, et plusieurs membres du personnel étaient sur place. La surveillance était adéquate. Ce sont des événements que personne ne peut prévoir », ajoute le directeur.
Un service d’aide professionnelle a été mis en place dans les heures suivantes. Chaque élève et ses parents ont été contactés individuellement. Des professionnels seront disponibles pour plusieurs jours encore à Trois-Pistoles, à Saint-Mathieu, à Saint-Simon et à Saint-Jean-de-Dieu.
Les jeunes sont invités à se rendre à l’école cet avant-midi afin d’échanger ou de recevoir l’aide dont ils auraient besoin.
Complètement dévasté, l'accusé comparaît
C’est un jeune homme atterré, complètement dévasté, qui a comparu en début d’après-midi hier, devant le Tribunal de la jeunesse à Rivière-du-Loup, où il a été accusé d’homicide involontaire.
« Il est très triste et n’a pas voulu ce résultat. Ce qui arrive le dépasse. C’est au-delà de tout ce qu’il aurait pu imaginer », affirme son avocate, Me Pascale Gaudette.
Par l’intermédiaire de cette dernière, la famille de l’accusé a tenu à offrir ses plus sincères condoléances à la famille de la jeune victime. « Ils sont très atterrés. C’est trop d’émotion pour eux. Ils sont conscients que ça aurait pu être leur fils qui soit décédé et tenaient à transmettre leurs sympathies à la famille de la victime. C’est un événement dramatique pour tout le monde, même pour nous, comme professionnels. Ce sont des gestes qui n’ont pas été commis de façon intentionnelle. »
Les yeux rougis, les parents de l’accusé ont patiemment attendu la comparution. Un groupe d’amis s’était déplacé au palais de justice pour démontrer son soutien. Selon Sophie (nom fictif), c’est lui (l’accusé) qui se faisait constamment enlever sa casquette.
« On m’a raconté que deux ou trois gars, dont Jean-Benoît (la victime), lui enlevaient constamment sa casquette. Il s’est fatigué et a voulu que ça arrête. Il n’a donné qu’un seul coup de poing. Quand nous avons appris la nouvelle, nous ne voulions pas y croire. »
« Il n’aurait pas fait de mal à une mouche, et nous espérons qu’il s’en sortira le mieux possible », ajoute un autre de ses amis.
Détenu à Rimouski
Le suspect demeure détenu au Centre de réadaptation de Rimouski. Il reviendra devant le Tribunal aujourd’hui à 14 h, pour son enquête sur remise en liberté. « Je n’ai aucun indice qui me permettrait de croire qu’il représente une menace pour la société et j’ai bon espoir qu’il pourra retrouver sa liberté », souligne Me Gaudette.
Selon l’agent Claude Ross de la Sûreté du Québec, l’autopsie permettra de déterminer si c’est le coup porté ou le fait que la victime se soit assommée en tombant qui est à l’origine du décès. La loi sur le système de justice pénale pour les adolescents prévoit une peine maximale de trois ans d’emprisonnement.
Douleur et empathie
On a beaucoup de peine, a dit hier Jeannine Théberge à deux de ses petits-enfants. Mais celui qui a fait ça, il doit en avoir aussi. Lui, il est pris avec ça le restant de ses jours. Jean-Benoît, il ne souffre plus. »
De l'empathie, malgré leur douleur. La force des grands-parents maternels du jeune Jean-Benoît Beaulieu étonne. Rencontrés à leur domicile hier, ils étaient peinés, certes, mais souriaient en parlant de leur petit-fils. « C'était un bon étudiant, dans toutes les branches », commence son grand-père, Napoléon Théberge. Ses grands-parents se demandaient à quoi il choisirait de se destiner. Sûrement ingénieur ou architecte, pense M. Théberge. Pour continuer dans la même veine que ces constructions de Lego qui le passionnaient tant. Il en faisait de toutes sortes : des hélicoptères, des trains, même des modèles avec des moteurs.
Parce que Jean-Benoît n'était pas agressif pour deux sous, son grand-père tentait encore de comprendre ce qui s'était passé. « Jean-Benoît, voler une casquette, jamais. Ça, ça ne se peut pas. Qu'il ait fait une farce avec une casquette, ça c'est possible. »
Estrait de :
http://www.cyberpresse.ca/article/20070426/CPSOLEIL/70426256/5133/CPSOLEIL
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c'est dramatique, ça peut arriver à n'importe qui et ça arrive régulièrement, mais je ne comprends pas l'intérêt du post ^-^.
Excuse moi Rouri, mais tu veux montrer quoi exactement ? tu le connaissais :'( ?
tu as besoin d'en parler ?
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c'est dramatique, ça peut arriver à n'importe qui et ça arrive régulièrement, mais je ne comprends pas l'intérêt du post ^-^.
Excuse moi Rouri, mais tu veux montrer quoi exactement ? tu le connaissais :'( ?
tu as besoin d'en parler ?
Je crois que Rouri voulait démontrer que la violence n'est jamais anodine et qu'on peut aussi mourrir dans une embrouille où personne ne souhaitait la mort de l'autre.
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Peut être que Rouri veut simplement montrer qu'un seul coup peut être fatal, et qu'il serait bon de l'avoir à l'esprit dans une situation dangereuse ? C'est la première explication qui me vient à l'esprit ;) Je me trompe ?
edit : désolé Patrick, je n'avais pas vu ta réponse qui rejoins la mienne
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c'est ce que je pensais également, mais comme il n'y avait aucun commentaire ....
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...et de rappeler qu'il ne faut pas laisser l'autre frapper le premier. Ou que porter un coup est comme dégainer une arme, à partir de là tout peut arriver, surtout le pire.
Ce genre d'accident à la con rappelle surtout que tout peut basculer d'un coup, qu'on est bien peu de choses et que perdre le contrôle de soi même peut vite amener les pires conséquences... s'il suffisait de savoir ça pour garder son calme, ça serait merveilleux, mais faut pas rêver...
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Mon premier prof de karaté disait que de donner un coup de poing à quelqu'un, c'est exactement comme de dégainer un flingue et de tirer. C'est le même genre de responsabilité. C'est le genre de truc qu'on ne fait que pour sauver sa peau ou celle d'autrui.
Bon. Il disait ça à un mec qui faisait à l'époque 107kg de muscles affûtés. Mais l'histoire de Rouri démontre bien que même un petit coup de poing tout con peut avoir de graves conséquences. Bref... le pain dans la gueule c'est un truc de survie, pas un truc qu'on utilise pour laver son orgueil ou se faire respecter. D'autant qu'il y a des tonnes de moyens moins risqués de se faire respecter...
Je compatis à la souffrance des deux familles, là. C'est vraiment moche.
Ciao !
David
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Le passage a l'étape physique de la défense doit se faire lorsque tous les moyens de replis et de négociation auront été épuisés... Tout simplement parce qu'une fois a ce stade dans une situation réelle toute technique peut devenir létale... Une simple poussée suivi d'une mauvaise chute peuvent facilement tuer quelqu'un même si ce n'est pas le cas de figure le plus courant. Donc il faut être prêt à assumer!
Dans le cas cité par Rouri, on peut trouver dommage que l'élève n'ait pas eu moyen de trouver une solution à sa frustration autrement qu'en frappant un de ses agresseurs... On n'est pas ici dans un situation de survie face à une agression violente. Il faut voir hélas dans ce fait divers tout le problème de l'encadrement dans les écoles (trop d'élèves, trop peu de pions ou de profs) ainsi que du rapport des jeunes à la violence.
Bien à vous,
Rod
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...Dans le cas cité par Rouri, on peut trouver dommage que l'élève n'ait pas eu moyen de trouver une solution à sa frustration autrement qu'en frappant un de ses agresseurs...
Bien à vous,
Rod
je suis d'accord sauf pour la frustration car au collège ou lycée du moins en france ou du moins ce que j'ai connu, si tu réagis pas vite et notamment par la violence parce que tous les moyens de négociations de replis te laissent incidieusement devenir la bête noire de ton établissement quoiqu'on en dise une fois deux fois ça passe mais après à un moment, si tu ne dis pas stop en "prouvant" que tu peux répondre physiquement tu vas passer le reste de ta scolarité très difficilement (allant jusqu'à la dépression voir suicide).
Alors qu'elle est la meilleure solution, je ne sais pas. C'est vrai que ce n'est pas le cas le plus courant de plus je suis toujours énervé de voir dans les films des acteurs s'en prendre plein la tronche et avoir deux égratinures. On banalise et ammoindri les effets de la violence.
C'est plus facile de parler de négociation et replis quand on est sorti du système scolaire oui là on peut être plus intelligent et essayer d'éviter le conflit, ne rentre pas en compte l'après ou très peu mais à l'école...
Le coup de poing "fatal" m'a souvent retenu de me battre surtout après avoir fait des arts martiaux, on y réfléchit à deux fois avant de frapper. Surtout que par reflexe, on frappe pas n'importe où.
Une bonne solution consiste à répondre par des gifles. Moins d'impact moins de dégât de plus c'est très humiliant pour l'adversaire il peut des fois s'enerver jusqu'à frapper à côté (j'ai vécu ça une fois il était tellement en rage qu'aucun de ses coups ne m'a atteint sans que je les esquive ou pare) et bien souvent la surprise le laisse bouche bée.
enfin ce n'est que mon avis qui ne vaut pas grand chose surtout dans le cas qui nous préoccupe aujourd'hui.
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Mon post avait 3 buts:
1- Souligner le fait qu'un simple coup de poing donné par un ado peut être mortel.
2- Pas besoin d'être un membre des FS pour tué à main nue.
3- Il est important, de tjrs garder une distance de sécurité... si possible.
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salut,
j'avais lu dans le journal qu'un jour un homme c'était fait agressé
dans la rue et sachant se battre il s'est défendue et a porté un coup à la tête de son agresseur,
le coup a été mortel.Depuis il purge une peine de 13 ans de prison ferme donc tout peut basculer à tous moments.
a+
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salut,
j'avais lu dans le journal qu'un jour un homme c'était fait agressé
dans la rue et sachant se battre il s'est défendue et a porté un coup à la tête de son agresseur,
le coup a été mortel.Depuis il purge une peine de 13 ans de prison ferme donc tout peut basculer à tous moments.
Je voudrais bien une copie de l'article car prendre 13 ans en étant agressé et même si la légitime défense n'est pas reconnu (donc coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner), je doute beaucoup.
Il est reconnu qu'il se défend et ne porte qu'un seul coup (caractère injuste et défense proportionnelle).
Je prône l'erreur journalistique caractérisée.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gitime_d%C3%A9fense
No comment.
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Salut Pierre,
je suis d'accord sauf pour la frustration car au collège ou lycée du moins en france ou du moins ce que j'ai connu, si tu réagis pas vite et notamment par la violence parce que tous les moyens de négociations de replis te laissent incidieusement devenir la bête noire de ton établissement quoiqu'on en dise une fois deux fois ça passe mais après à un moment, si tu ne dis pas stop en "prouvant" que tu peux répondre physiquement tu vas passer le reste de ta scolarité très difficilement (allant jusqu'à la dépression voir suicide).
je pense que j'ai peut-être mal exposé mon point de vue... Quand je parle de trouver une solution à sa frustration, je veux dire qu'il est dommage que l'élève, sans doute par un harcèlement répété, n'ait plus vu comme solution que de frapper sur d'autres élèves... L'école devrait offrir d'autres moyens de protections pour les élèves non-violents à la base et d'éducation pour ceux dont la force est le seul langage. C'est cette carence que je voulais soulevé...
Mais la problématique n'est pas nouvelle... Je me souviens même d'un exemple vécu lorsque j'étais à l'école primaire (j'avais environ 8 ans et j'en ai 33 donc ça date... :-\). Il y avait un petit nerveux qui avait souvent l'habitude de cogner lorsqu'il était contrarié, même parfois sur les professeurs. Moi j'ai plutôt toujours été calme. Un jour suite à un jeu dans la cour, il s'en est pris à moi. Il m'a donné un coup de poing (oh le joli cocard ;)) et moi connaissant l'aztèque et ne voulant pas être victime je me suis contenté de le mettre à terre en déchirant son T-shirt pour ensuite lui sauter sur le torse à pieds joints (oui je sais, j'ai aussi un côté un peu primitif parfois ;D). Je devais faire une fois et demi son poids... J'aurais aussi très bien pu tuer le gamin par ignorance car c'est mon instinct de survie couplé à mon refus d'être victime qui ont parlé à l'époque vu que je ne faisais pas de sport... Mais les profs ont mis 2 plombes à arriver pour nous séparer et je crois qu'ils étaient content que pour une fois la petite teigne de l'école se fasse un peu secouer... :down:
C'est plus facile de parler de négociation et replis quand on est sorti du système scolaire oui là on peut être plus intelligent et essayer d'éviter le conflit, ne rentre pas en compte l'après ou très peu mais à l'école...
Comme tu vois, je connais les deux faces du problème... D'ailleurs je n'ai pas de gosse mais si c'était le cas, je refuserais qu'il soit une victime... Mais on ne peut pas toujours laisser parler la loi du plus fort... De plus si on ne discute pas de manière calme et théorique des problèmes à froid ce n'est pas comme ça qu'on développe sa capacité d'analyse à chaud.
Une bonne solution consiste à répondre par des gifles. Moins d'impact moins de dégât de plus c'est très humiliant pour l'adversaire il peut des fois s'enerver jusqu'à frapper à côté (j'ai vécu ça une fois il était tellement en rage qu'aucun de ses coups ne m'a atteint sans que je les esquive ou pare) et bien souvent la surprise le laisse bouche bée.
Une gifle est aussi mortelle qu'un coup de poing tout simplement parce que souvent ce n'est pas le coup qui tue mais la chute qui s'en suit... Donc sur une grosse mandale, il y a aussi moyen d'allonger définitivement quelqu'un...
Et puis humilier c'est un bon moyen d'en avoir plusieurs qui t'attende dehors ou de se faire planter par derrière donc à réfléchir... ;)
Bien à toi,
Rod