Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: DavidManise le 22 septembre 2009 à 12:57:36
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Salut !
Bon... je vais ouvrir ce fil pour que ça serve... j'ai un pote, Miche, super bon grimpeur et un peu tête brûlée. Le mec, il connaît pas les cotations des voies d'escalades, il regarde pas les bouquins. Il grimpe TOUT. Ca veut dire en clair que des fois il est sur du 7c et il passe, et en redescendant il a la banane et il fait "ah ouais elle était sympa celle là". Bref, une machine.
Ce weekend, il grimpait avec un pote à lui, dans un dévers comme d'habe. Le pote l'assurait avec un grigri. Le Miche grimpait, puis il a désescaladé un peu pour récupérer des dégaines plus bas comme il fait tout le temps (::)), puis il est remonté, et tout allait bien. C'était une voie facile pour lui, apparemment. Et le pote en bas il tchatchait, tranquille... Avec un grimpeur comme ça, un léger dévers, c'est pas dangereux. Bref, relâchement de l'attention... d'un coup il a senti que le grigri devenait brûlant alors réflexe, il a retiré les mains parce que ça le brûlait. Sauf que le Miche, ben il était déjà arrivé à tout près du sol quand le grigri a bloqué. Résultat la corde a à peine commencé à freiner sa chute, et il est tombé assis sur du rocher. SBLAM.
...
Il s'est relevé :closedeyes:
Là ce matin on dirait qu'il a 80 balais. Il marche péniblement, mais il a rien de pété... un put**n de miracle... en plus, il est tombé à environs 20cm d'une broche en acier plantée dans la roche... un truc de malade.
Tout ça pour dire que put**n, c'est trop souvent pareil : le danger se trouve là où on ne l'attend pas. Dans les zones de transition entre le moment où on fait gaffe et où on prend des mesures, et les moments où on pense encore que ça ne craint rien.
Soyez prudents.
David
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Fred est mort sur le chemin du retour entre le Samu et la base hélico de la sécurité civile ( chemin fait régulièrement). On a pas retrouvé tout son corps. ça fait maintenant 14 ans.
Patricia a dit le jour de son inhumation : " Comment on va faire maintenant sans lui ?"
A chaque hélico qui passe .....
Prenez soin de vous, j'ai pas envie, mais vraiment pas envie d'en perdre d'autres.
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3 secondes d'inattention, c'est comme ça que tu dis David ?
Quand on connait par coeur une chose on a tendance a la traiter avec légèreté, mais c'est à ce moment là que l'accident pointe son nez :-\
Le paternel qui était garde républicain motard me raconte souvent que ses potes de l'escadron qui se sont tués en moto sont mort le plus souvent sur des petit truc bêtes (genre une pierre mal placée alors que le mec mangeait sa barre de céréale pendant un rallye-raid).
Ça fait cogiter !
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C'est bien la preuve que notre peur (qui, concrètement, conditionne souvent notre attention et nos préparatifs) n'a AUCUN rapport avec les risques réels qu'on prend.
Anke... je sais :( Maintenant moi quand je vois un hélico jaune et rouge je pense à toi. Ca sert à rien hein... mais voilà.
David
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bin on discute pas quand on assure, j'ai mis ma main dans la gueule de mon beau frère pour ça, c'était en salle, j'ai volé il m'a bloqué par hasard à 2m du sol (quand on connait la sécu des SAE faut vraiment être un manche), il regardait une gonzesse à côté... Je lui ai mis ma main dans la tronche en arrivant, me suis déséquipé et j'ai plié les gaules, le plantant accessoirement là... Et je n'ai plus jamais accepté de grimper avec lui.
David ton pôte a fait des radio quand même (les chutes sur le cul c'est pas top) ? et il ferait bien d'aller voire un osteo (c'est une indication)...
;)
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Tout ça pour dire que put**n, c'est trop souvent pareil : le danger se trouve là où on ne l'attend pas. Dans les zones de transition entre le moment où on fait gaffe et où on prend des mesures, et les moments où on pense encore que ça ne craint rien.
Soyez prudents.
David
En moto, chez les gros rouleur, il y a un truc qui revient souvent dans les discutions "c'est l'habitude qui tue".
Pas seulement par lassitude, mais aussi par le manque de vigilance dans des situations "ordinaire".
3 secondes sans vigilance, tu le dit assez.
Bon, ton pote sens sort bien, mais bon sang, quand tu assure quelqu'un, tu reste concentré, c'est ton TAF.
Comme quand tu garde un gamins, tu scanne continuellement si tout baigne, ça n'évitera jamais complètement les accidents, mais si il y en a quelqu'un que l'on peu anticiper c'est toujours ça de pris.
Faite gaffe a vous et aux autres, resté sharp ;)
A+ Tbi...
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C'est bien la preuve que notre peur (qui, concrètement, conditionne souvent notre attention et nos préparatifs) n'a AUCUN rapport avec les risques réels qu'on prend.
ta phrase là me fait penser à la notion d'objectivité-subjectivité et à celle d'habituations au risque...
Exemple on panique souvent de nager en eaux troubles, on se fait des films, on chocotte un peu, des fois on panique connement dans le noir dans la forêt... pour des phantasmes... Le risque est pourtant faible... On panique trés rarement de conduire une bagnole à 130 (plus pour certains) sur l'autoroute... pourtant en cas d'explosion d'un pneumatique...
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David ton pôte a fait des radio quand même (les chutes sur le cul c'est pas top) ? et il ferait bien d'aller voire un osteo (c'est une indication)...
Trop tête de mule pour aller faire des radios ::)
Par contre il a RV avec une ostéo. Sa femme est infirmière. Selon elle y'a pas de grosse fracture évidente, peut-être des trucs de tassés ou fêlés... mais rien de plus fêlé que lui... ;)
C'est effectivement l'habitude qui tue. 3 secondes avec la connerie...
David
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bin des fois être tête de mule ça te mène à être paraplégique (bin oui pas toujours dans le moment mais quand ça bouge aprés) ou pour une chute sur le cul à faire un joli syndrome de la queue de cheval... Pour ceux qui ont l'esprit mal tourné on ne se transforme pas en Rocco Zizifredy mais par contre de ce côté c'est plutot "game over"....
gros trauma = radio point barre.
mais bon je connais les entêtés aussi on ne les a pas par la raison mais par les sentiments ou la provoc... (manipuler c'est mal mais parfois la faim justifie les moyens).
et un bon osteo refusera de bosser sans Rx dans ce cas.
(d'ailleurs il bossera pas à chaud).
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Tafdak... tu penses bien qu'on lui fout la pression pour qu'il passe une radio du bassin et des lombaires, au moins. Mais il préfère encore se retrouver paraplégique que d'aller même dans un rayon de 50m de l'hosto. Encore une belle preuve que la peur et le danger sont des choses pas forcément liées... :glare:
J'ai répondu à ton MP ;)
David
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manipuler c'est mal mais parfois la faim justifie les moyens
Pourquoi je suis pas étonné que tu sois "cadré" ! :lol:
Berthram a raison, 1000 fois raison, je me permet d'en rajouter une couche: trauma= radio et pis c'est tout. Un bilan neuro éventuellemnt en plus( on voit pas forcément tout à la rx, par contre à l'examen clinique....
Après le "si j'avais su, j'aurais fait... " c'est un peu tard. Il préfère aller 2 h dans un hopital ou prendre le risque d'y rester peut-être six mois ( voire plus dans les centres de réeducation)....
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non Anke je sors d'un IFCS ou le bouquin tant adulé dans d'autres instituts de formation des cadres de santé est absolument honni, on nous a dit et redit que manipuler c'est mal et je le pense vraiment... Mais là en plus c'est même pas de la manip au sens propre c'est du travail sur la motivation...
;)
(manipuler c'est mal)
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...3 secondes avec la connerie...
David
Scuse moi, je bloque sur ces quatre mots.
j'ai beau les retourner dans tout les sens, je pige pas ce que tu as voulus dire. ;D
A+ Tbi...
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Berh' : Perso, plutot que ma main dans la tronche, je l'aurais fait grimper, et un beau vol pour qu'il se pisse dessus. D'ou l'interet de toujours grimper avec des gens de confiance absolue. (Je vous apprends rien...), marre de tous ces p***** d'excés de confiance dont font preuve certains guides en hm, histoire de gagner 5 minutes...j'ai un pote qui, à cause de ce genre de connerie, est resté 8 heures à -27°, cassé de partout, et en hypothermie. Alors, vive le recul et l'analyse.
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Le gars était assuré avec un Grigri. Pour les non grimpeurs c'est un système d'assurance qui fonctionne un peu comme une ceinture de sécurité : quand on tire doucement la corde passe (c'est le cas quand le grimpeur avance), si on tire fort (quand le grimpeur tombe), ça bloque.
Même si le fabriquant ne dit pas ça, c'est un système qui entraine une perte de vigilance de l'assurance car l'appareil est sensé fonctionner automatiquement. Pour ma part, j'ai toujours été opposé à ce système justement pour ça. Pour moi quand on grimpe, les membres de la cordée sont liés : l'assureur n'est pas juste là pour faire contre poids, il a un vrai boulot d'assurance, de soutien, de conseil pour celui qui grimpe.
Conclusion : attention au matos qui est censé pallier à l'humain.
Autre rappel : en montagne les accidents arrivent plus souvent dans un passage facile où justement la vigilance retombe que sur des passages délicats où on est hyper-concentré.
Mes 2 mousquetons.
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Scuse moi, je bloque sur ces quatre mots
3 secondes avec la connerie, c'est le premier étage de ma version de la règle des trois. Certains disent qu'on survit 3 secondes sans vigilance. Moi je préfère dire avec la connerie. Ils retiennent mieux.
David
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3 secondes avec la connerie, c'est le premier étage de ma version de la règle des trois. Certains disent qu'on survit 3 secondes sans vigilance. Moi je préfère dire avec la connerie. Ils retiennent mieux.
David
Oki doki, merci.
En faite la connerie et moi, évitons de nous côtoyer, c'est pour ça que je n'avais pas percuté ;D
Par contre la définition de la connerie est quelque chose d'abstrait a mon gout, tu peux très bien regarder quelqu'un en te disant "Il fait une connerie" alors que le gars ne sens rend même pas compte.
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Salut.
Je ne peux que me joindre à ceux qui recommandent une radio. Et je ne peux que me joindre aussi à ceux qui disent de NE PAS MANIPULER SANS RADIO (voir scinti osseuse en plus si on a une doute d'une lésion invisible à la radio).
Un de mes anciens patients que j'avais refuser de traiter après un trauma, car j'avais pas de radios... a trouvé un ostéo qui a bien voulu le soigner... et EST DEVENU TETRAPLEGIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il avait en fait une fracture de la dent de l'axis (une partie de la deuxième cervicale). C'en est fini pour sa vie tranquille, et c'en est fini de la carrière de son ostéo.
Mets-lui des baffes s'il le faut, attache le en l'emmenant à l'hosto (si possible hein, connais pas son gabarit à ton pote ;D), mais faut faire des RX à tout prix!!!
Trop con de ruiner sa vie parcequ'on est tête brulée.
A+
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Un de mes anciens patients que j'avais refuser de traiter après un trauma, car j'avais pas de radios... a trouvé un ostéo qui a bien voulu le soigner... et EST DEVENU TETRAPLEGIQUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pas si rare que ça d'ailleurs... j'en ai vu passé deux en cas clinique de travaux écrits de fin d'étude chez des étudiants l'an dernier (et ça ne concernait pas le même patient choisi par deux étudiants différents)... Un amis avec rang d'expert auprès des tribunaux en voit passer aussi...
l'ostéopathie n'est pas un acte anodin = adressez vous à des gens compétents (donc validés, avec un VRAI diplôme (pas une merdouille acquise en trois jours ou un pâle ersatz)...
Et les fracture de l'odontoïde ça ne se traduit pas toujours comme dans les films par un immédiat "je sens plus mes bras et mes jambes, je peux plus bouger"...
j'ai un exemple chez un breveté HALO-HAHO qui s'est fracturé l'odontoïde lors d'un saut et en a enquillé d'autre immédiatement aprés... avec diverses autres activités agitées ensuite...
Tomber sur le cul n'est pas anodin non plus, c'est quasi aussi grave.
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(...)
pour une chute sur le cul à faire un joli syndrome de la queue de cheval... Pour ceux qui ont l'esprit mal tourné on ne se transforme pas en Rocco Zizifredy mais par contre de ce côté c'est plutot "game over"....
Sympa ce petit syndrome ! Je viens d'aller voir ça par curiosité : http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/neuro/queue_de_cheval.htm (http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/neuro/queue_de_cheval.htm).
Petit extrait :
Le syndrome complet de la queue de cheval
Il se caractérise par :
- Une paraplégie flasque des 2 membres inférieurs. Tous les muscles du pied, de la jambe et de la face postérieure de la cuisse sont touchés. Le quadriceps est relativement conservé, le psoas est toujours respecté. Cette paraplégie peut s'accompagner d'une amyotrophie de ces groupes musculaires.
- Des troubles de la sensibilité, à type d'hypo ou d'anesthésie touchant le pied, la jambe, la face postérieure des cuisses, les deux tiers inférieurs de sa face antérieure ; le périnée et la région fessière interne sont aussi atteints réalisant la classique anesthésie en selle des syndromes de la queue de cheval.
La sensibilité profonde est aussi atteinte, ainsi que la sensibilité des muqueuses anorectale, génitale, urétrale, avec perte de la sensation de passage des urines lors des mictions et des selles lors de la défécation.
- Des troubles des réflexes. Les réflexes rotulien, tibio et peronéo-fémoraux, achilléen, médio-plantaire, anal sont abolis. Les réflexes cutanés abdominaux, cremastérien et médio-pubiens sont conservés.
- Des troubles sphinctériens. Ils sont précoces et d'intensité variables. Au début il peut s'agir d'incontinence des urines et d'une incontinence anale relative pour les gaz et les matières liquides. Par la suite la paralysie de la musculature vésicale et rectale va être responsable d'une rétention vesicale et d'une constipation opiniâtre. Au stade ultime, l'atteinte complète du sphincter anal sera la cause d'une incontinence anale totale, de pronostic péjoratif.
- Des troubles génitaux. Chez l'homme on notera une impuissance avec perte de l'éjaculation, chez la femme l'anesthésie de la vulve et du vagin est à l'origine d'une frigidité. Dans les deux cas on notera une perte des sensations voluptueuses par anesthésie génitale.
- Des troubles trophiques peuvent compliquer précocement le tableau clinique. Ce sont surtout les escarres graves sacro-coccygiennes et talonnières.
:o
Pour enfoncer la porte ouverte plus haut, je confirme la bonne ambiance souvent trop détendue en SAE. Perso j'assure avec une simple plaquette de type tube, avec laquelle faut pas s'endormir. En plus c'est GUL (grimpeur Ultra Léger) et polyvalent. Et j'exige la plus grande concentration de mon assureur. L'escalade est un sport plutôt peu risqué, si les (quelques) règles de sécurité sont connues appliquées.
Sylvain.
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Dans tout ce qui est handicap neurologique, notre représentation sociale c'est plutot le "fauteuil roulant", en discutant avec les patients c'est pas le plus mal vécu ce fauteuil... la poche à pisse, l'exonération fécale manuelle (souvent par un tiers), l'impuissance et les troubles de la sexualité sont souvent bien plus péjoratifs et prégnants...
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Meme experience de l'assureur qui tchatche en attendant que ca se passe, c'etait une de mes ex, pour la grimpe j'arrivait plus a lui faire confiance...
Quelque soit la relation que vous avez avec la personne qui vous assure, si vous pouvez pas lui faire comprendre qu'elle tient votre vie entre ses mains et qu'elle doit se comporter en consequence, pas de scrupule, trouvez quelqu'un d'autre!
Ca m'a toujours paru bizarre ce paradoxe du monde de la grimpe, le cote cool, relax, rastafari sans soucis qui colle pas avec l'exigence d'attention et de rigueur propre au milieu vertical... comme les gugusses qui font une chute seche et brutale, qui s'en sorte indemne sans penser a controler et/ou changer la corde... ca pardonne une fois, pas deux :closedeyes:
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Yep...
Un peu HS mais pour rebondir sur ton propos Berhthramm, j'ai fais la démarche, dans le cadre du BEES parapente, de me former à ce qu'on appelle le "Hand'Icare", c'est à dire le vol en fauteuil.
Nous arrivions avec pas mal d'à-priori notamment sur la gestion du fauteuil, et il s'est avéré que finalement cet appareil est "facilement" gérable avec un peu d'habitude. C'est technico-technique, quoi...
Par contre j'ai été marqué par tout ce qui va se greffer à ce geste purement technique de décollage, vol et atterrissage avec 3 roues au lieu ce 2 jambes.
- La gestion du temps (tout est plus difficile en tant qu'handi, donc être cool !),
- de la température (certains ont de gros problèmes de thermorégulation et ne sentent pas venir le coup de chaud ou l'hypothermie,
- gestion du pipi (un valide va se tourner vers le 1er arbre venu... un handi devra se sonder ou gérer la poche, le tuyau et tout le bordel...), donc ménager potentiellement un espace et du temps pour s'en occuper,
- le côté émotionnel (j'ai rencontré des personnes à qui il ne pouvait plus rien arriver, puisque de toute manière c'est déjà fait... ; et d'autres extrêmement préoccupées, peureuses...),
- le risque d'escarres, très grave pour un handi, et qui peut arriver très vite à cause d'une petite sangle mal placée ou d'un pli de vêtement,
- difficultés d'accès (avez-vous déjà testé une journée en fauteuil ? Dingue comme la moindre petite pente est innaccessible à un fauteuil de ville !)
- autres joyeusetées (membres qui s'énervent tout seuls, tremblements, douleurs)...
Bref, le fauteuil comme tu dis, me semblait être un peu le moindre mal... Très belle expérience pour moi, ça remet les choses en place.
Sylvain.
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Max, tétra( s'est pris uen bagnole dans la gueule en 2003). Fauteuil roulant électrique. Ne sort plus ou prattiquement plus. Il a 36 ans. Sondage urinaire par mes soins entre 2 et 4 fois par jour ( donc risque +++ d'infection urinaire, de toute façon, on considère d'entrée de jeuqu'il est infecté !). Exctraction manuelle des selles par mes soins tous les jours. Toilette complête 2 fois par jours, se chie dessus. Porte un étui pénien en permanence, étui pénien qui se décolle de sa verge de temps en temps et il ne s'en aperçoit pas forcément, donc il se pisse dessus. Il lui faut quelqu'un pour vider sa poche à urine. Il pèse 95 kilos, pour le bouger du lit au fauteuil( et inversement) faut un lève-malade. Pour lui faire prendre une douche (2 à 3 fois par semaine) il a fallu aménager une salle de bain spéciale chez lui avec du matos adapté. Il faut qu'il de fasse raser tous les jours. Il ne peux manger tout seul. Il ne peut mettre un cd dans la tv pour regarder un film...
TOUS LES JOURS... il faut que je trouve une connerie à lui dire pour qu'il n'ai pas envie d'en finir... C'est dur pour moi, je vous raconte pas comment ça doit être dur pour lui. Il n'aura pas d'enfant, ni de femme.... jamais...
put**n.. L'Ours tu fais chier avec ton fil.... ;)
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<humour = "ultra noir, bien serré">
De toute manière s'il veut en finir c'est pas dangereux il risque pas d'y arriver tout seul"... ::)
</humour>
(là y'a 25% des gens qui éclatent de rire parce que c'est trop énorme, et 75% des gens qui pensent que je suis un monstre... :-\)
D'ailleurs c'est peut-être bien ça, le pire. La privation de liberté ultime...
Ouais, je sais. Je fais chier avec mon fil. Mais c'est peut-être pas plus mal que certains comprennent comment ça se traduit concrètement, dans la réalité, de pas être assuré par un mec fiable, de rouler trop vite en moto, de faire le c*n dans les pentes raides, etc.
Pour plein de mecs, d'aller montrer leurs hémorroïdes au toubib c'est une situation de stress intense, alors que de rouler à 180 en moto c'est le pied... ce genre d'anecdotes (et je l'espère mon humour ultra noir de m*rde) pourra peut-être les faire réfléchir.
Ciao ;)
David
P.S.: et là, toi qui lis ce fil et qui fais le con sur la route ou en falaise ou ailleurs... t'imagines pas que t'auras nécessairement la chance et le privilège d'avoir un mec comme Anke pour s'occuper de toi... y sont pas tous aussi bien.
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Ouais, on peut même lui gauler son matos ( tv, ordi, dvd etc....), il pourra rien faire...
J'ai l'adresse et la remorque à mettre au cul de la bagnole ...
Euh je sais pas quel smiley mettre là !
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Ouaipe. Même les clin d'oeils ça suffit plus, là...
Quesse tu veux dire de plus... :(
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oubliez pas de prendre le fauteuil ça se revend bien...
:'(
Ta remarque sur "la privation de la liberté ultime" me fait penser au sujet que j'avais eu sur un écrit de concours et là au final je trouve que pour l'instant le legislateur joue pas mal le truc (quoiqu'on en pense) justement en légalisant pas mais en ne punissant pas aprés jugement les gens qui ont servis de "bras armés".
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;)
Merci Anke de remettre les pendules à l'heure...
J'aime beaucoup le parallèle entre les hémorroïdes et le 180 sur l'autoroute. D'autant plus que ton max, là, il endure quotidiennement un le fait d'être non seulement prisonnier de son corps, mais aussi l'obligation d'être assisté pour les besognes les plus intimes. Et ça, c'est dur...
Sylvain.
PS : lors de mon stage handi, les stagiaires en fauteuils étaient en majorité d'anciens motards... Ca pardonne rarement cet engin...
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D'ailleurs c'est peut-être bien ça, le pire. La privation de liberté ultime...
C'est le sujet du roman/film "Johnny Got His Gun" (Johnny s'en va en guerre pour la VF) :'(
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un grand film....
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http://en.wikipedia.org/wiki/Johnny_Got_His_Gun
http://www.youtube.com/user/Durrppin
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Bien vu Serge !
Un des aspect les plus "fort" de ce film ( pour moi hein !) est celui qui développe et examine la relation soigné/soignant, jusqu'où ça peut aller et ce pourquoi ça peut aller jusque là, au de là de la peine, bien au-delà de la pitié. Je crois que ce film ( je ne peux que le conseiller) touche du doigt ce qu'est l'essence même de l'homme dans sa démarche vers l'autre sans pour autant s'oublier.
La vie est fragile, nous sommes éphémères.... C'est si facile, si tentant de l'oublier.
Max et les autres sont aussi nos "gardiens", nous disent en quelque sorte : " tu vois ce que ça donne ? Essaie de ne pas l'oublier !" Et ils le paient chaque jour dans leur chair. Faire l'impasse là dessus, faire comme si ça n'existait pas, comme s'ils n'existaient pas, c'est les insulter. Je ne crois pas qu'on puisse faire pire, leur faire pire...
Alors ton "casse-cou" David, de grâce qu'il aille passer sa radio et si ce n'est pas pour lui qu'il le fait, qu'il le fasse pour eux.
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Ta remarque sur "la privation de la liberté ultime" me fait penser au sujet que j'avais eu sur un écrit de concours et là au final je trouve que pour l'instant le legislateur joue pas mal le truc (quoiqu'on en pense) justement en légalisant pas mais en ne punissant pas aprés jugement les gens qui ont servis de "bras armés".
Salut Berhthramm :)
J'avoue ne pas saisir ce que tu veux dire :-[ . Peux-tu m'aider à comprendre?
l'Humain
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http://en.wikipedia.org/wiki/Johnny_Got_His_Gun
http://www.youtube.com/user/Durrppin
Il ya aussi la chanson One de Metallica : http://www.youtube.com/watch?v=EzgGTTtR0kc
Faites lui voir le film, peut être que ca le convaincra :(
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A mon avis, Berhthramm veut dire que si l'euthanasie n'est pas légale les tribunaux ne condamnent pas ceux qui l'ont pratiquée, me trompe-je ?
OK :) Merci Pierrot
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Hmmm, un débat sur l'euthanasie (passive ? active ?) mériterait un fil dédié je pense. C'est une question qu'ici( sur ce forum, je veux dire), on ne peut éviter à un moment ou un autre( soit ouvertement en public, mais au moins personnellement dans le secret de son coeur).
Maintenant ce débat doit-il être mené ? Si oui, dans quel cadre ?
Pour le coup, je crois que c'est aux modos et au Boss de nous guider pour faire ou pas. Nous sommes sur un forum public et c'est un sujet qui peut affecter beaucoup de gens, voire choquer ou au moins "remuer l'âme"( utilement ? Inutilement ?). Maitriserons nous véritablement tous les effets d'un tel sujet ?
Je crois que c'est un sujet grave sur lequel l'implication de chacun doit se faire avec beaucoup de mesure ( le poids des mots...).
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A mon avis, Berhthramm veut dire que si l'euthanasie n'est pas légale les tribunaux ne condamnent pas ceux qui l'ont pratiquée, me trompe-je ?
Bon c'était l'année Humbert ce concours ,donc analyse de texte et "rédaction" sur différents textes (presse, lois, texte ethique)...
Le suicide assisté et l'euthanasie sont déjà à décaler en terme d'analyse de situation. Dans le premier le "sujet" peut exprimer sa volonté à plusieurs reprise mais ne peut pas passer à l'acte (pour une impossibilité physique de le faire)... Quand une personne accepte de lui servir de "bras armé", usuellement (les précédents europeens ne démentent pas cela pour l'instant). Les coupables sont jugés et sont soit acquités, soit condamnés à une peine symbolique ou avec sursis, pour l'instant la jurisprudence (le terme ne doit pas être pile poile le bon) en est là... Pourquoi est ce à mon sens "bien" :
- la personne a transgressé un interdit social basique et fondateur (ne pas tuer)
- elle est jugée (son acte est analysé lors d'une "cérémonie" social forte et lourde aussi en symbolique)
- elle est relaxée (en gros) --> socialement dans ce cas particulier ce geste est déclaré recevable ou acceptable...
Je pense que toute cette démarche est socialement bonne, je pense que cette démarche est bonne aussi pour la personne qui commet le geste, parce que dans ce cas précis la société lui dit : "là c'était ok".
Faire un amalgame avec l'euthanasie serait une dérive...
:)
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Tafdak avec Berthramm. Suicide assisté et euthanasie sont deux choses complètement différentes. Dans un cas, on ne peut que présumer de la volonté de la personne. C'est ça qui est dur.
Tout ça mériterait un fil dédié... et je veux en parler aux modos avant. Avoir leur avis. S'ils sont ok je lancerai le débat personnellement, et je le suivrai de près.
Si vous voulez chialer un bon coup, sinon : million dollar baby. Horrible ce film. Horrible. Trop c*n comme la vraie vie.
Bon allez... je vais aller faire un calin à mes gamins qui -- je touche du bois -- sont en parfaite santé à la minute où j'écris ces mots... et leur dire que je les aime.
Ciao ;)
David
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David, dis à ton pote que si il va pas à l'hosto, c'est toi qui lui pète les reins !
Ouais, je sais. Je fais chier avec mon fil.
Non tu fais pas chier !
Tiens je vais en remettre une couche.
Je rendais visite à ma copine de l'époque, elle avait des voisins qui avait un petit garçon, 5 ans, dodu, une bouille bien ronde, de grand yeux noirs, un gosse magnifique. Je remontais la rue, j'ai vu le gosse traverser, une voiture un coup de frein, trop tard.
Le gamin a été balançé sur une quinzaine de mêtre, je sais plus, il a rebondis plusieurs fois sur le pavé, sa tête a heurté lourdement et plusieurs fois le pavé. Je me suis précipité, son petit corp était disloqué, il pissait le sang de partout, bouche, oreilles, nez. Il m'a tendu son bras valide, je me suis accroupis, lui est tenu sa tête, j'avais du sang plein les mains. Le gamin m'a reconnu, il m'a sourit, a poussé un grand soupir et il est parti.
Sa mère lui avait laché la main pour prendre ses clefs dans sa poche.
Résultat des courses, un gamin tué, des parents anéantis, le conducteur du véhicule anéantis (que ce soit clair, le gamin est sortis entre 2 bagnoles, il a rien pu faire) et un gros bonhomme qui revit la scène de temps en temps dans ses cauchemars 28 ans après.
C'est cher payé pour 3 secondes d'inattention.
Non David ton fil ne fais pas chier !
Maintenant les 3 secondes de conneries, ça s'adresse à vous et à ceux qui vous entourent.
;)
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Calou ton histoire me fout le bourdon :'(
Mais ce genre d'histoire vraiment réfléchir à l'accumulation de petites choses anodines qui font un drame.
Le Destin ? Peut être... Mais je reste quand même convaincu que le destin est la somme de tes actes et de tes choix. :(
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Salut :)
Je suis peut-être un brin HS mais à la lecture de ce post je ne peux m'empêcher de penser au fait que l'escalade est un sport extrême.
Et qu'en tant que tel, une grosse part de son succès est dûe aux sensations liées aux effets de l'adrénaline sur l'organisme.
C'qui est intéressant en solo, c'est le fait que ta vie soit en danger, ça motive ta concentration.
C'est normal, je pense, qu'on ait peur, c'est d'ailleurs c'qui t'attire si tu veux.
Tu as une notion de peur qui rentre en jeu et c'qui est plaisant c'est d'arriver à la dominer.
Perso je pratique le snowboard, j'aime le freestyle et le freeride, j'ai conscience du risque que l'on prend en faisant du hors piste, en sautant des barres rocheuses, etc.
Lorsqu'on prépare un trip, on est tout excité à l'idée de la session qu'on va se faire, on espère qu'il y aura beaucoup de poudreuse pour pouvoir passer des gros jumps, etc.
Pourtant le risque est là ; je suis déjà passé à deux doigts de me fracturer la clavicule et je m'en suis tiré avec une sale luxation ; et c'est rien...
La seule chose à laquelle je pensais c'est à quand j'allais enfin pouvoir y retourner... ;#
Cela me fait penser à l'accident de Tanner Hall quand il se pète les deux chevilles en réceptionnant le monstrueux Chad's Gap (http://en.wikipedia.org/wiki/Chad%27s_Gap) une fois de trop alors qu'il l'avait déjà passé sans problème plein de fois :
http://www.youtube.com/watch?v=u1un1YuIhC0
Le Chad's Gap est un jump célèbre de 36 mètres de long pour 12m de haut.
Il est situé dans le backcountry des Wasatch Mountains aux States (Utah).
Pour info, il faut une vitesse d'au minimum 90km/h pour pouvoir le passer.
(http://lh5.ggpht.com/_8FOtstHhhIc/R-0Nhe7invI/AAAAAAAAAxc/SvBsAjBG9MQ/s800/Chads.jpg)
(http://media.newschoolers.com/uploads/member/pictures/1463HALL.jpg)
Pourquoi a-t-on besoin de ces sensations fortes ?
Est-ce rituel ?
Dans d'autres temps, d'autres lieux, est-ce similaire ?
Les sherpas prennent les alpinistes pour des fous ; pourquoi monter en haut de la montagne, il n'y a rien ?
Les bedouins dans le désert, les tribus de l'amazonie péruvienne, les yakoutes, etc. Bref les gens qui vivent et ont une culture ancestrale liée à un environnement hostile, n'ont pas le même rapport au monde que nous.
Pas meilleur, pas moins bon, juste différent.
Enfin c'est juste un sujet qui m'interroge...
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Ts ts ts ts que je n'aime pas cette notion de sport extrême... ::)
Ma vision de cette notion de "sport extrême" est la recherche d'un risque important et permanent de "s'en mettre une bonne", pour se donner le frisson et se sentir plus vivent. J'apprends avec surprise qu'en grimpant je pratique un sport extrême ! Que penser alors du ski de rando, qui comporte quasi par définition le risque de se manger une avalanche ? Et le parapente, alors, que j'enseigne avec passion et avec un objectif de sécurité toujours en ligne de mire ? Quand on grimpe, vole, ski à son niveau, dans des conditions évaluées bonnes, avec un bon mental, ces sports ne sont pas "extrêmes", tout au plus peuvent-ils être qualifiés de "à milieu spécifique" ou "à risque" !
A mon avis "l'extrême" ne concerne qu'une très faible minorité de pratiquants des sports sus-cités, qui poussent le bouchon un peu loin sois de manière consciente (donc les vrais techniciens de ces sports, qui risquent bien, un jour ou l'autre, de se mettre une cartouche car ça peut arriver même aux meilleurs), sois inconsciente (là je parle des "cramés" de la tête, risquant à chaque sortie de conforter Darwin dans sa théorie de l'évolution de l'espèce).
A+,
Sylvain.
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Ts ts ts ts que je n'aime pas cette notion de sport extrême... ::)
Ma vision de cette notion de "sport extrême" est la recherche d'un risque important et permanent de "s'en mettre une bonne", pour se donner le frisson et se sentir plus vivent. J'apprends avec surprise qu'en grimpant je pratique un sport extrême ! Que penser alors du ski de rando, qui comporte quasi par définition le risque de se manger une avalanche ? Et le parapente, alors, que j'enseigne avec passion et avec un objectif de sécurité toujours en ligne de mire ? Quand on grimpe, vole, ski à son niveau, dans des conditions évaluées bonnes, avec un bon mental, ces sports ne sont pas "extrêmes", tout au plus peuvent-ils être qualifiés de "à milieu spécifique" ou "à risque" !
A mon avis "l'extrême" ne concerne qu'une très faible minorité de pratiquants des sports sus-cités, qui poussent le bouchon un peu loin sois de manière consciente (donc les vrais techniciens de ces sports, qui risquent bien, un jour ou l'autre, de se mettre une cartouche car ça peut arriver même aux meilleurs), sois inconsciente (là je parle des "cramés" de la tête, risquant à chaque sortie de conforter Darwin dans sa théorie de l'évolution de l'espèce).
Salut Sylvain :)
C'est juste une interrogation que je pose comme ça...
je n'ai rien contre les sports extrêmes hein...
Par contre il est indéniable que le marketing des marques est souvent axé sur la spectacularisation du danger, du dépassement des limites, et des sensations fortes...
Comment alors sensibiliser les gens sur d'autres valeurs et les responsabiliser, alors qu'on leur vend le parc d'attraction...
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Par contre il est indéniable que le marketing des marques est souvent axé sur la spectacularisation du danger, du dépassement des limites, et des sensations fortes...
Comment alors sensibiliser les gens sur d'autres valeurs et les responsabiliser, alors qu'on leur vend le parc d'attraction...
Là par contre je te rejoins à 100%... La comm' est basée sur le fun, la vitesse, la frime, le spectaculaire... Mais où est donc le plaisir contemplatif, le plaisir du beau geste, du partage entre potes, j'en passe et de meilleurs... ?
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Vous pratiquez des sports, c'est bien, et même très bien. Après on peut les appeler comme on veut "extrèmes" ou pas. Ce genre de truc, on dit : " j'assume les risques, je fais ça en connaissance de cause etc..." Super, génial adrénaline et tout et tout, je ne critique pas. Le seul pb, c'est que quand ça foire, ben y'en a toujours un qui se sent obligé, parce que c'est dans sa nature on va dire, d'aller chercher le mec éclaté quitte à risquer sa propre peau, parce que humainement il ne peut pas rester les bras croisés et à la limite il est "dressé pour", il a choisi cette voie : "celle d'aller les chercher, un de plus et un de plus encore". C'est comme dans le film, vous pouvez m'en croire, on ne compte pas ceux qu'on a ramené, on compte ceux qu'on a pas pu ramener.
Oui des mecs comme Calou (on a les mêmes cauchemars ma poule, les "miens" ont des prénoms : Kevin 4 ans, Jacques 28 ans entre autres) et ce sont ceux là qui en prennent plein les dents. Déjà que dans la vie courante les drames terribles existent sans qu'on en fasse exprès... Vous savez y'a des moments ou on en a marre de ramener des macchabés qui pourraient être nos gosses ou des mecs dans qui ont a "tout balancé" et qui te regarde en te disant : " j'ai mal, j'ai peur...."
T'as plus rien dans la bagnole, t'as tout donné, t'as tout fait, il est en train de crever devant toi, tu serres les dents et tu ne peux que dire : "ça va aller, ça va aller... "
T'es seul, tout seul....
et puis des fois, il faut les ramener pour l'autopsie, les bébés aussi, dans tes bras, parce que les parents, y faut pas qu'ils voient ça,
t'arrange un peu le corps pour qu'il soit visible " presentable", parce que c'est pas toujours le cas hein quand ils sont éclatés de partout, tout tordus, et en revenant des urgences pour rentrer à la "taule", il faut que t'arrète la voiture, parce que avec les sanglots, c'est pas prudent de continuer à conduire.
Tu sors, ton toubib il attend un peu, il sait.
Et puis il faut repartir, parce qu'il y en a d'autres, tellement d'autres...
Vous savez, on fait un peu les branleurs, qu'on soit bleus, blancs, ou rouges.... ne vous y fiez pas, dedans c'est pas comme ça... On paye, on paye longtemps et fort. Même quand on a arrèté, ça nous hante, même si ça fait longtemps...
Alors vous comprenez, savoir si le marketing ou autre participe ou pas....
C'est comme ça, on y peut rien, c'est la vie, c'est pour ça qu'on est là.
Mais y'a des moments, si on pouvait nous allèger un peu la note...si c'était possible...
Voilà.
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Y'a le Pics qui m'a dit un truc l'autre jour en belgique, que j'ai trouvé extrêmement, extrêmement juste. Il a dit "c'est le genre de métier que tu peux commencer à gérer un tout petit peu à partir du moment où tu sais dire c'est lui qui a mal, c'est pas moi"...
Il FAUT être capable de ne pas ressentir trop directement, trop durement la souffrance des autres. Des blessés, des survivants qui connaissaient les morts... tout ça. On peut pas se blinder complètement je pense hein... on peut pas. Et complètement blindé ça le ferait pas bien non plus. Mais assez pour survivre.
Tant pis si je choque... je pense que c'est presque assez rationnel pour être immoral mon truc, là. Et perso j'y arrive pas trop. Mais bon...
Quand je vois C., pompier pro pendant 25ans, qui peut même plus se recycler à la croix rouge tellement il picole... je me dis que quelque part la mémoire y est peut-être un peu pour quelque chose... les gens dans la rue le voient tituber, le regard dur et vide à la fois. De loin, les gamins se foutent de lui sans même savoir qu'il a réaligné une jambe à leur oncle, ou réanime leur père quand il avait pensé qu'il pouvait respirer de l'eau à la piscine... ils voient un vieux débris. Lui, il les voit même pas. Devant ses yeux y'a de la viande, des larmes, des cris de mères qui hurlent et qui lui martèlent dans le dos en lui gueulant de faire quelque chose... et lui il sait qu'il continue à masser juste pour qu'elle soit sûre qu'il a fait tout ce qui pouvait être fait...
Difficile de souligner assez l'importance du soutien psychologique, et du fait que les équipes doivent EN PARLER... ne pas avoir peur des sentiments, des larmes, des crises de nerfs, de la peur et de tout ça. Personne est blindé. Personne... alors faites pas chier put**n. Quand un mec chiale ou est pas bien, on se fout pas de lui. On lui frotte le dos, on lui fout une petite baffe sur l'épaule et on lui paye un café (décaf, faut pas le stresser plus... et pas une bière ;)) Et on l'écoute sans le juger. Et on fait pas style que nous ça nous fait rien.
Ciao ;)
David
-
David... on doit pas se blinder... maintenant des gamins qui partent ceux qui me font le plus de mal c'est ceux dont ça me fait rien qu'ils s'en aillent... et pour certains ça arrivent ça me fait ni chaud, ni froid.
Pour le reste Anke a pas tort mais je comprends aussi les gars qui poussent les limites... du moment que c'est dans leur compétence...
J'ai suivi indirectement (en régul d'étudiant) un "cas", 15 ans, accident d'escalade urbaine (le syndrome des j'passe partout) glissade, gamelle, tetra, basta... et suffisamment bas niveau lésionnel pour qu'il puisse en profiter longtemps... il avait voulu aller quand même sur son terrain de jeu... des fois un toit mouillé ça glisse... faut pas avoir inventer la poudre pour le comprendre... J'aurais eu qu'une envie c'est de le baffer pour sa connerie... et pourtant qui n'en a pas fait.
;)
(des j'veux pas aller voir le doc, le dentiste, ou passer à l'hosto, comme le pôte de David on l'a bien tous fait un peu un jour...).
;)
-
Tu as raison David, il est nécessaire de ne pa ressentir trop directement trop durement la souffrance des autres, parce que sinon, tu n'es plus assez efficace, et tu n'auras pas la force d'y retourner.
En fait il ne s'agit pas de la souffrance des autres, ça on le sait, on est même formés à ça. On leur fait du mal aux gens pour les soigner, vachement mal même, faut voir les "pieux" qu'on plante dasn les bras quand t'as un mec qui pisse la rage( hémorragie ++, culotte anti-g posée )et que les motards amènent 5 culots de sang crossés phénotypés, ben oui plus le pieux est gros plus tu peux pousser les culots vite. Ce qu'il faut c'est qu'on soit rapides dans nos gestes et efficaces dans nos évaluations, ça on sait faire et on le fait même très bien. C'est après qu'on s'aperçoit que le môme il avait 4 ans que c'était un petit garçon. C'est après qu'on souffre, quand on a pas eu le temps nécessaire pour les ramener vivants aux urgs, pas avant, pas pendant, après oui.
Faut ^tre honnète, on les traine tous nos fantômes, ça fait partie du boulot. Ces cicatrices là ont aussi des avantages, on se reconnait entre nous, pas besoin de parler beaucoup, même si on se connait pas, même si on ne c'est jamais vu. Un peu comme le mec qui sentait la forêt quand tu l'as croisé à la gare. Un truc un peu comme ça. On se serre un peu les uns contre les autres je crois que ça, ça fait aussi qu'on y retourne.
Mais mon discours était plus orienté dans le sens où, quand on prend des risques ( calculés, évalués, assumés, je suis d'accord) il n'y a pas que notre vie que nous mettons en jeu, il y a aussi celles de ceux qui veillent (et pas seulement dans le feu de l'action, quand ils viennent nous chercher cf l'ancien pompier de David). On porte aussi cette responsabilité là...
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Bon, je me sens un peu con, devant mon clavier, là, avec les yeux qui piquent... faites chier les mecs... je sais même pas quoi répondre, sauf que je comprends. :'(
Ça me rappelle la réflexion d'un membre de ma belle-famille : moi je mets pas la ceinture de sécurité, c'est mon choix, et si je me plante y aura bien un mec comme toi pour me soigner... >:(
Ben ouais, je serais là, comme j'étais là pour sortir le mouflet de l'épave dans laquelle sa mère était déchiquetée, comme j'étais là pour l'annoncer au papa... comme j'étais là avec les pompiers pour chercher dans le bas côté un bout qui manque, pour que ça ne soit pas un promeneur qui le découvre...
On a tous nos fantômes, on est tous plus ou moins blindé. Parfois le blindage il se fissure à l'occasion d'événements de vie autres. Et on se dit qu'on va passer la main. Tant qu'il est encore temps.
Faites chier les gars... Vais aller bricoler ma bagnole, moi.
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des gamins qui partent ceux qui me font le plus de mal c'est ceux dont ça me fait rien qu'ils s'en aillent...
Oui... mais entre ne rien ressentir et ressentir le truc atrocement au plus profond de soi, il y a une zone où on peut à peu près bien bosser tout en restant à peu près humain, non ?
C'est une vraie question hein. Perso j'ai pas le vécu suffisant pour affirmer quoi que ce soit... c'est une sorte de question de gamin qui veut se rassurer. Style "tu vas pas oublier de venir me chercher après le judo hein ?"...
Pour le reste Anke a pas tort mais je comprends aussi les gars qui poussent les limites... du moment que c'est dans leur compétence...
En fait on pousse pas la limite. On s'en approche de plus en plus, et quand on la trouve c'est fini. La limite réelle, c'est quand on se plante qu'on sait qu'on l'a atteinte et dépassée d'un poil. Et dans la "carrière" des mecs qui aiment les sensations fortes, ça arrive. Tôt ou tard. Question de temps. Murphy veille.
Ciao ;)
David
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Oui... mais entre ne rien ressentir et ressentir le truc atrocement au plus profond de soi, il y a une zone où on peut à peu près bien bosser tout en restant à peu près humain, non ?
C'est une vraie question hein. Perso j'ai pas le vécu suffisant pour affirmer quoi que ce soit... c'est une sorte de question de gamin qui veut se rassurer. Style "tu vas pas oublier de venir me chercher après le judo hein ?"...
En fait on pousse pas la limite. On s'en approche de plus en plus, et quand on la trouve c'est fini. La limite réelle, c'est quand on se plante qu'on sait qu'on l'a atteinte et dépassée d'un poil. Et dans la "carrière" des mecs qui aiment les sensations fortes, ça arrive. Tôt ou tard. Question de temps. Murphy veille.
Ciao ;)
David
Pour le câlage confortable, c'est surement vrai, le soucis c'est que je l'ai pas touvé en 15 ans en cancero pédia et soins lourds pédia... je cherche encore ça viendra, ça vient d'ailleurs... Entre les débuts, et maintenant, on passe d'un point à un autre et puis on va bien finir par se stabiliser, on fonctionne comme un système oscillant en fait (du moins je crois)...
Pour les limites je crois qu'on dit que à un moment on atteint son niveau d'incompétence et que là on s'arrête.
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confortable
Chai pas si le "confortable" est possible... "vivable" peut-être, "supportable", j'espère...
David
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Dans certains métiers déclarait un professeur (Jean Paul Boutinet) lors d'une conférence on est en permanence :
"Entre cynisme et dépression" et il ajoutait que souvent c'était dans la même journée.
J'ai toujours en mémoire cette phrase qui résume une part de ce que peuvent vivre les êtres humains qui ont des métiers ou l'humain est prépondérant.
Mes deux cents
Jonathan
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Un truc me vient à l'esprit, je le ressort souvent quand j'anime des formations sur la douleur en pédia : la douleur est une agression pour celui qui la vit mais aussi pour celui qui en est témoin... Et ce n'est pas seulement psychologique, ça se traduit bien physiologiquement par des modifications de l'activité cérébrale du témoin avec une activation de ses propres "zones douleurs"... C'est un truc qui a été démontré avec diverses expérimentations dont certaines assez "amusantes" (sur sujets sains et volontaires) en imagerie cérébrale dynamique... On le dit d'ailleurs parfois "put**n j'ai mal pour lui"...
et face à une agression : on fuit ou on nie (cf Laborit par exemple).
:)
Bon je crois que je vais aller ouvrir un post sur la douleur en zone adéquat (je vais d'abord taper ça sur Word), de toute façon j'en avais parlé avec Sielwolf en MP il y a quelques temps déjà...
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Merci Bertrand, au niveau boulot ça va m'être super utile !
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oula ya des posts qui plombent l'ambiance quand meme hein :-\
Cela dit je ne peux qu'abonder dans plusieurs sujets
D'abord sur la grimpe, m'est arrivé la même chose que certains, joli vol sur SAE alors que je n'était qu'a l'échauffement, en enchainant du 4 a pleine pognes pour faire marcher les gros muscles (enfin je veux dire tout sauf les ptits doigts) :glare: en bas ca papotait... franchement qui peut tomber d'une échelle?... ben moi, une grosse prise qui tourne sur le haut, une autre un peu trop grasse, et hop je me suis retrouvé à 10 cm du sol....
D'une manière générale j'essaie d'insister lourdement sur le principe de ne jamais avoir la corde entre l'assureur et le grimpeur plus bas que le dispositif d'assurage... moins d'inertie à l'assurage, plus de mouvement de corde, meilleur sensation de la progression de l'autre, même caché du relais etc...
Ensuite sur les posts de Anke... n'oublions jamais que la phrase "j'assume le risque" veut surtout dire "j'oublie mes proches" pour avoir vécu ca, le désespoir des proches, des amis, peut on vraiement l'assumer? Voltaire je crois (? je sais plus en fait) disait "pourquoi voudriez vous que j'ai peur de la mort? vivant, elle ne me touche pas, et mort, je ne suis plus là pour la voir" oui mais, la mort de serait rien sans l'attachement proches et la douleur que l'on ressent devant la disparition....
Je crois qu'une bonne partie des comportements à risques en montagne, surtout hivernale sont largement issus des médias. La fameuse nuit de la glisse a fait beaucoup de dégâts en station. On voyait se déverser des citadins à 3000m, gavés d'adrénaline se jeter dans des pentes pas possibles à peine descendus de voiture... C'en est venu au point ou les services des pistes ferment certaines pistes pour éviter trop de dégât les premiers jours de la semaine pour "laisser les gens de chauffer"... curieuse société que celle ci, qui déresponsabilise en pénalisant, qui se gave d'extrême en interdisant le risque...
Il y a pourtant moyen de faire beaucoup de choses en réduisant le risque, mais cela demande bon sens, patience et humilité...
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Perso, je pense que la peur nous protège et nous oblige à faire preuve d'anticipation, tout en restant concentrés et libres dans nos têtes. L'erreur arrive souvent quand on défocalise sont esprit de l'objectif. Pour ce qui est de l'utilité de tout ca, je compare un grimpeur à un marcheur. Avancer, et atteindre un but plus spirituel ; qu'on gravisse l'Everest ou qu'on traverse un pôle, il y a autant de risques...mais bon, je crois qu'on est hors sujet ! lol, ;)
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La limite réelle, c'est quand on se plante qu'on sait qu'on l'a atteinte et dépassée d'un poil
Pour les limites je crois qu'on dit que à un moment on atteint son niveau d'incompétence et que là on s'arrête.
Je crois qu'on connait tous "la limite" et qu'on a juste un pb pour l'accepter.
ça peut revêtir bien des formes : "Je suis capable de le faire..." ou bien " je refuse de vieillir..." ou encore " je ne veux pas y penser..."
Dans tous les cas ( enfin il me semble) le désir du "toujours plus "ou du "encore" n'est que la traduction de la peur viscérale du "fini" ( un peu comme on a peur de sa propre mort).
Quelqu'un l'a dit, les sherpas savent qu'en haut de l'Everest il n'y a rien. Ni à vivre, ni à regarder. Mais c'est même pas l'Everest qui compte, c'est son ascension, sa quête. Nous nous agitons sans cesse de peur d'arrèter de vivre et impatient que nous sommes, nous ne voyons même pas les fleurs que nous foulons aux pieds. Qu'il sagisse d'une "noble" montagne ou d'une falaise normande bien modeste, je suis convaincu de transpirer tout de même, et d'avoir bien mal aux cuisses en haut !
Un copain, ancien guide de haute montagne( dont je tairai le nom même en mp, on dira qu'il exerce une profession....ce n'est pas le sujet) a "fait" les huits plus grands sommets mondiaux, du coté Pakistanais. Nous avons à peu près le même age, mais pas du tout le même parcours. Cependant nous arrivons aux mêmes conclusions au début de l'automne de notre vie.
La limite, c'est dans le regard de l'autre qu'elle est, quand il te dit ouvertement ou avec des signes : "ce n'est pas raisonnable que tu le fasses..."
Encore une fois en te disant ça, ton compagnon, voire ta compagne, ne te déprécient pas, ne te prennent pas pour plus inférieur que tu n'es. Ils sont juste inquiets, parce qu'ils t'aiment et ils ne ceulent pas qu'il t'arrive quelque chose que te brise et qui puisse les briser eux aussi.
La limite, c'est la sagesse du boxeur qui raccroche avant de se faire casser la gueule, parce que même s'il en a encore "sous le pied", il sait très bien que "ça" n'est plus comme avant. A force de refuser d'accepter, à force de fuir, de nier, on finit toujours par se taper le mur. On peut s'extasier de la beauté d'une fleur sans pour autant la cueuillir, de la perfection d'une vague en se contentant de la laisser mourir à ses pieds.
Apprendre a être satisfait, a être heureux d'un rien, finalement c'est peut-être ça la "vraie" limite...
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mille fois oui Anke...
Lionel Daudet, alpiniste de très haut niveau a dit au cours d'un reportage récemment qu'au cours d'une ascension il ne s'est plus senti à sa place, il va donc changer le sens de sa vie, de son chemin.Pas forcément tout arrêter, mais trouver une autre manière de continuer sa route.
Le plus important c'est d'être suffisamment honnête avec sois même et donc de prendre du temps sur sois, le temps de s'écouter.
J'ai ressenti ça aussi, ..a mon humble niveau,mais le changement demande du courage, courage de sortir d'un chemin connu, rassurant,dans lequel on a beaucoup investi, on s'est senti valorisé a un moment ou a un autre, pour quelque chose que l'on sent confus, inconnu...mais que l'on ressent comme juste, comme plus serein...plus sage?
"Lorsque tu arrives au sommet de la montagne, continues à grimper" Pro.tibetain
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Avec un grimpeur comme ça, un léger dévers, c'est pas dangereux. Bref, relâchement de l'attention... d'un coup il a senti que le grigri devenait brûlant alors réflexe, il a retiré les mains parce que ça le brûlait. Sauf que le Miche, ben il était déjà arrivé à tout près du sol quand le grigri a bloqué. Résultat la corde a à peine commencé à freiner sa chute, et il est tombé assis sur du rocher. SBLAM.
Juste en passant, et désolé pour ton pote, c'est pour cette raison que le grigri n'a jamais reçu son agrément pour le travail en hauteur...
L'équivalent pro est vachement plus lourd, http://www.petzl.com/fr/pro/produits-verticalite/descendeurs/descendeurs-autofreinants/id-s mais dans le cas de ton pote il en aurait été bon pour un "bon vol", une belle frayeur, et une bonne engueulade pour "l'assureur"..
Faudra quand même que l'on m'explique un jour pourquoi du matériel considéré comme inefficace pour des professionnels est censé être bon pour des sportifs.
Le problème du grigri(pour moi), c'est de créer un faux sentiment de sécurité (C'est pas le premier à se vautrer avec un grigri, c'est un problème connu..)
Si tu laches complètement le grigri il bloque, si tu laisses une main sur la corde... cata en vue, il ne bloque rien!! Pas de système anti-panique(obligatoire pour les pro!! et pas pour les sportifs :blink: :blink:)
Le système anti panique est là pour éviter ça (Quand tu paniques sur corde, tu lâches pas la corde... Tu te crispes dessus)
Avec un 8 et en renvoi comme je t'ai montré, tu ne papotes pas, tu assures ton pote (t'as pas le choix! = solution idiotproof)
Avec un ID, c'est la machine qui fait 90% de boulot et qui rattrapera la connerie.
Avec le grigri, si t'es pas attentif, tu te vautres (enfin, tu vautres ton pote... :()
L'accident que tu expliques, je le vois comme si j'y était!!
Et si tu pousses le raisonnement à fond, c'est la brûlure occasionnée par le grigri qui a sauvé ton pote. En le lâchant,...
... l'assureur lui a enfin laissé faire son boulot!
La corde dynamique à amortit, mais elle n'avait pas assez de longueur utile pour qu'il ne touche pas le sol
@++
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Tiens ce fil me rappelle un mauvais souvenir. Je suis au dessus du quatrième clou et mon assureur me gueule : "Panique pas et ne TOMBE PAS s'il te plait !". Je le vois bidouiller, hyper stressé, sortir la corde de son gri-gri et la remettre à l'endroit... :o
Pics :A noter tout de même que le huit est un descendeur et n'est donc pas conçu à la base pour assurer, même si il le fait très bien.
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c'est la brûlure occasionnée par le grigri qui a sauvé ton pote.
Exactement. Ca lui a cramé le doigt donc il a tout lâché par réflexe.
Tafdak pour le fait que quand on stresse sur une corde c'est pas du tout naturel de la lâcher...
David
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jamais aimé ce truc non plus.... j'assure à la plaquette et basta, j'ai toujours trouvé ça fluide et pratique... et puis ça permet un assurage dynamique aussi, des fois sur coinceurs c'est pas plus mal (même si j'ai horreur de grimper sur coinceurs... toute façon je me rends compte que j'aime pas grimper ailleurs qu'en blocs...)
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Juste pour ajouter mon grain de sel: apparament ton pote grimpait en tete s'il cherchait des degaines.
Le grigri est un instrument parfait pour la moulinette car il suffit d'avaler la corde, le blocage etant permis par la rotation d'une came.
Par contre en tete ou il faut donner du mou l'assureur doit jouer avec la manette et c'est la que les incidents peuvent arriver: sur les 3 gros incidents auquels j'ai assisté 2 l'etaient avec un grigri en tete. >:(
Perso. la plus grosse frayeur que je me suit faite en grimp etait aussi causée par une faute d'inattention, mais de la cordée au dessus de nous : leur leader fait tomber un Rocher de 60 ou 80 cm de diametre qui rebondit sur la paroie et nous evite miraculeusement, mon leader continue son ascension arrivé au relais, il ravale et se rend compte que les deux brins de la cordes a double etait sectionnés et ne tenait plus que par quelques fils de la gaine >:(
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Juste pour ajouter mon grain de sel: apparament ton pote grimpait en tete s'il cherchait des degaines.
Le grigri est un instrument parfait pour la moulinette car il suffit d'avaler la corde, le blocage etant permis par la rotation d'une came.
Par contre en tete ou il faut donner du mou l'assureur doit jouer avec la manette et c'est la que les incidents peuvent arriver: sur les 3 gros incidents auquels j'ai assisté 2 l'etaient avec un grigri en tete. >:(
Perso. la plus grosse frayeur que je me suit faite en grimp etait aussi causée par une faute d'inattention, mais de la cordée au dessus de nous : leur leader fait tomber un Rocher de 60 ou 80 cm de diametre qui rebondit sur la paroie et nous evite miraculeusement, mon leader continue son ascension arrivé au relais, il ravale et se rend compte que les deux brins de la cordes a double etait sectionnés et ne tenait plus que par quelques fils de la gaine >:(
Le grigri en tête est utilisable, mais pour quelqu'un qui connais la manœuvre préconisée par Petzl pour donner de la corde rapidement.
Le grigir est un outil très intéressant, mais il demande une manipulation et un apprentissage sérieux, tout comme les autres dispositifs d'assurage. Le problème, avec le grigri et cela a déjà été évoqué est qu'il déresponsabilise l'assureur car c'est un dispositif autobloquant. L'assureur a alors l'impression que tout va se fair tout seul en cas de chute, ce qui n'est pas le cas....
Pour ton anecdote, je ne sais pas si tu étais en dessous ou dans une voie adjacente proche de la cordée qui te précédait. Si tu étais en dessous, tu prends consciemment le risque de te prendre une pierre... Il ne faut jamais partir sous une cordée le risque de chute e de pierre est bien trop important...