Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Sylvain74 le 21 septembre 2009 à 22:03:26
-
Salut tous,
Petite anecdote du soir...
En rentrant d'une rude journée de boulot, j'avions envie d'aller voir le dernier coucher de soleil de l'été à mon décollage parapente préféré, au Col de la Forclaz (74). Un magnifique endroit surplombant le Lac d'Annecy...
Donc j'enfile mon sac après y avoir glissé un bout de pain, de sauc', de tomme et une tite bière. Un bon bouquin aussi, tant qu'à faire. Le Bestial serviteur du Pasteur Huuskonen, de Arto Paasilinna, pour ceux qui connaissent.
Bref j'arrive sur le site, le soleil est presque couché, ouf je suis à l'heure au rdv. Collecte d'une belle branche morte pour me préparer un micro-feu pour mon thé. Batonnage pour préparer de belles branchettes. Une bonne soirée commence ! Belzeb', me pote de Huuskonen, fait des siennes.
Et un cerf également. Qui se fait entendre de mieux en mieux. Ca brame dur. Ambiance ambiance, c'est vraiment une agréable soirée !
Mais en tendant l'oreille je m'aperçois qu'un second hurluberlu fait écho au premier, plus au sud de la crête. Chacun redouble de vocalises. Et voilà que le premier entendu se met à se rapprocher de moi. Je ne suis pas un grand habitué du brâme, mais je fais la comparaison aux beuglements bovins, qui me connaissent bien mieux (j'ai été cow-boy dans une autre vie). J'estime à 300 m, puis 200m.
A partir de là je commence à ranger gentiment mes affaires pour pouvoir déguerpir rapidement, des fois que... J'ai entendu des histoires de cerfs appréciant peu d'être dérangés en période de rut, j'ai pas envie d'expérimenter la sodomie à sec... :glare:
Je finis par entendre un oiseau brailler, puis des branches craquer à une centaine de mètres. Là c'en est trop, je vide ma gourde sur les 3 braises restantes, et rejoins le col presque au grand galop. Courageux mais pas téméraire, hein !!! :o
Z'en dites quoi, les aminches ? Ai-je eu raison de m'inquiéter et de prendre la fuite ? Ou ai-je loupé une super soirée à discuter de nos problèmes respectifs avec la gente féminine ? ::)
A+,
Sylvain,
courageux mais pas téméraire, hein, faut pas déconner... ::)
-
Qu'il y ait danger au pas je ne sais pas. Je réagis plutôt sur le titre de ton post: "maudit cerf". Trop facilement nous arrivons, nous nous installons, faisons du bruit (bâtonnage!), du feu ... Nous perturbons ainsi la vie sauvage autour de nous. Peut-être faisons nous échouer la chasse d'un renard, privons nous un cerf de son accès à l'eau la plus proche?
Alors au moins, ne reprochons pas à la bestiole énervée de nous aboyer un peu dessus. Elle ne vient pas nous piquer notre matelas chez nous.
-
moi je sais juste que les sangliers vont pas se gener si tu es à coté de leur point d'eau, je pense qu'un cerf en rut doit faire pareil sur son terrain de jeu!
Une fois il y avait un jeune qui courrait partout sans faire attention à nous qui etions sur le chemin, il est repassé plusieurs fois!
Alors est-ce que tes cerfs se serait approché par mégarde pas sur!
Mais vaut mieux les laisser faire leurs trucs et s'eloigner!
:)
-
Qu'il y ait danger au pas je ne sais pas. Je réagis plutôt sur le titre de ton post: "maudit cerf". Trop facilement nous arrivons, nous nous installons, faisons du bruit (bâtonnage!), du feu ... Nous perturbons ainsi la vie sauvage autour de nous. Peut-être faisons nous échouer la chasse d'un renard, privons nous un cerf de son accès à l'eau la plus proche?
Alors au moins, ne reprochons pas à la bestiole énervée de nous aboyer un peu dessus. Elle ne vient pas nous piquer notre matelas chez nous.
Ne t'en fais pas pour nos maudits cerfs. Ils sont nombreux, ils ne connaissent pas la crise en Haute-Savoie. Ca devient même problématique pour l'agriculture ! ;)
Quant à la gène que j'ai pu générer, elle reste extrêmement limitée : je ne me suis pas enfoncé au fin fond d'une forêt impénétrable : j'étais à 20 mètres de le moquette du décollage parapente, où les navettes des écoles pro déversent des flots de volants quotidiennement. Donc plutôt dans un secteur identifié "humain" pour l'animal.
Dans mon coin il est très fréquent de croiser toutes sortes de bestioles, je suis dans un secteur très riche d'un point de vue faune. Donc je ne me sens absolument pas coupable de ramasser une branche morte pour pour en faire un micro-feu (juste de quoi réchauffer mon quart) dans un coin rocheux...
Sylvain.
-
Bjr.
Il y a des cas de blessures graves et de décès dus à des cerfs en rut. « Bambi » n'est pas tendre dans ces moments, donc méfiance. Des cas semblables furent constatés dans des élevages avec des animaux habitués à la présence humaine pourtant très doux en temps normal, mangeant dans la main de leurs soigneurs. Dans un élevage, il est normal qu'ils ne craignent pas l'homme, toutefois pendant le rut les uns et les autres oublient leur instinct de fuites, sinon d'évitement.
On connaît le caractère ombrageux de l'élan (alces alces) ou de son cousin nord-américain l'orignal ou moose (alces canadensis), moins celui des cerfs.
On se méfie des vaches et des taureaux, des sangliers pas des cerfs. Le chevreuil est beaucoup plus timoré, pas d'attaque recensées de ce dernier.
À +
-
L'adage dit:
"Au sanglier le barbier, au cerf la bière,...
;)
-
Qu'il y ait danger au pas je ne sais pas. Je réagis plutôt sur le titre de ton post: "maudit cerf". Trop facilement nous arrivons, nous nous installons, faisons du bruit (bâtonnage!), du feu ... Nous perturbons ainsi la vie sauvage autour de nous. Peut-être faisons nous échouer la chasse d'un renard, privons nous un cerf de son accès à l'eau la plus proche?
Alors au moins, ne reprochons pas à la bestiole énervée de nous aboyer un peu dessus. Elle ne vient pas nous piquer notre matelas chez nous.
Il me semble que n'en déplaise à rael et jusqu'à preuve du contraire l'espèce humaine n'étant pas d'origine extra terrestre, la nature est le cadre commun du cerf et de sylvain 74, elle n'appartient à aucun des deux mais abrite les deux. Donc dans la mesure ou l'impact de sylvain sur l'eco système est nul, faut pas non plus pousser.
Le col de la Forclaz :love: :love: :love:
La vue de la haut
(http://img10.imageshack.us/img10/1791/pict2996.jpg) (http://img10.imageshack.us/i/pict2996.jpg/)
-
Pour l'anecdote la bestiole (ou plutôt le second cerf que j'entendais au loin quand j'étais au col, à 1 km de chez moi) bramait encore ce matin à pleins poumons. Tu m'étonnes qu'ils perdent du poids pendant le brame...
J'adore cette ambiance. Mais pas trop près quand même :lol: !
Sylvain.
PS :
Le col de la Forclaz :love: :love: :love:
Dis Pat', il me semble t'avoir déjà proposé d'y voir d'en haut, confortablement installé dans une sellette, miraculeusement porté par Newton et Bernoulli ? Ca tient toujours ! :D
-
PS : Dis Pat', il me semble t'avoir déjà proposé d'y voir d'en haut, confortablement installé dans une sellette, miraculeusement porté par Newton et Bernoulli ? Ca tient toujours ! :D
Oui et, j'ai aucune excuse, j'ai passé une semaine en juin à St Jean de Sixt, j'ai même pas pensé à t'appeller pour boire une rôteuse au café restau du Col. :-[
On va y retourner en 2010, plutôt vers le Grand Bornan :love:
-
Oui et, j'ai aucune excuse, j'ai passé une semaine en juin à St Jean de Sixt, j'ai même pas pensé à t'appeller pour boire une rôteuse au café restau du Col. :-[
On va y retourner en 2010, plutôt vers le Grand Bornan :love:
>:( :-\ :'( Ca m'aurait fait bien plaisir de te serrer la louche et de te faire un tour d'horizon de mon coin de paradis... Sympa Saint-Jean, hein ?!
Tiens moi au jus si tu passe dans le secteur, Grand-Bo c'est pas loin de chez moi, si c'est pas en pleine saison je peux avoir le temps !
Sylvain.
-
J'ai entendu dire qu'il y a eu des accidents avec les cerfs pendant la période de rut mais je n'ai jamais pu recueillir de témoignage par moi même. A mon avis il faudrait vraiment connaitre les circonstances précises de ces attaques (bêtes acculées ? personne s'approchant de l'animal ?).
En tout cas, pour ma part, voilà ce que je peux en dire : j'emmène chaque année des gens au brame du cerf dans différents secteurs. On arrive sur le site vers 17h et on reste jusqu'à la tombée de la nuit, parfois on bivouaque sur place. En cas de bivouac, on ne fait pas de feu et on reste le plus discret possible.
Il m'est arrivé à plusieurs reprises d'avoir des cerfs qui tournaient autour de moi dans mon sac de couchage, certains venant presque me renifler. Lors des descentes à la nuit tombée, il m'est aussi arrivé d'entendre des cerfs bramer à 20 ou 30 mètres de moi.
Je n'ai jamais constaté d'attitudes agressives de la part de ces animaux. Soit l'animal était indifférent, soit il partait à notre approche.
-
Tu as eu raison de te barrer , j'ai connu des gars qui ont laisser des phares de voitures suite a une rencontre avec un cerf en rut !!!
Son agressif a cette époque (les cerf pas les gars vous suivez ? ) ! Alors tu as fait le bon choix on ne sait jamais
-
bon faut que j'avoue maintenant........... :-[
c'est moi qui est négocier avec le cerf pour qu'il vienne te taquiner, j'savais plus quoi faire
pour que tu viennes poster un truc par ici ;)
J'ai 2 truc à te proposer:
-rajoute de la vaseline dans ton EDC
-déménage de cette région hostile et viens prendre un apart en centre ville......
Pierr même si je partage dans les grandes lignes ton sentiment, Sylvain ne fait pas partie
de ces humains arrivistes qui braillent et foute le bordel partout où ils posent leur cul,
je suis témoin que son "jardin" est loin d'être déserté par la faune.....
Et puis j'ai pas vu de rapproche envers le cerf, je trouve qu'il a appliqué la base de la self protection ;)
a+ :)
-
Bonjour,
je ne voulais rien reprocher à Sylvain sur le fond. Juste une réaction un peu superficielle à l'intitulé du post (que je pense plus humoristique qu'autre chose). Une manière aussi d'étendre le 'leave no trace' à des aspects d'impact intangible.
-
J'avoue que j'ai un peu de mal avec la nouvelle religion du "leave no trace". Les animaux laissent des traces, les VTTistes et les cavaliers aussi. Il me semble que ce qu'il faut viser ce sont les traces indélébiles et inutiles.
Dehors, c'est pour nous tous, mais c'est aussi de la responsabilité individuelle de chacun.
-
C'est vrai que les animaux laissent des traces, pourquoi pas nous. Les chevreuils abîment les arbres sans remords par exemple. Mais dans le petit bois près de chez moi il y a à ma connaissance 3 chevreuils et quelques renards seulement. Par contre le week end (quand il fait beau) il y a sans doute une bonne centaine de promeneurs en permanence.
Et comme tu le dis: il y a des traces temporaires (feuillée) et des traces plus permanentes (détritus).
Nous avons certainement le droit de revendiquer notre place dans la nature, mais porquoi ne pas faire discret lorsque c'est possible.
J'insiste: ceci ne vise pas Sylvain. Je regrette un peu d'avoir commenté. Mais comme dit dés le départ cette réaction porte sur le titre du post, rien d'autre.
-
Entre Pierr et Patrick, je vais adopter la voie du milieu.
L'homme fait en effet partie de la nature et je pense qu'il y a tout à fait sa place.
Mais :
l'homme, espèce ultra dominante, a sa place quasiment partout sur la planète tandis que pas mal d'animaux voient leur habitat se réduire. Ainsi je pense, qu'à certains endroits, on doit laisser la priorité aux animaux et savoir se retirer si on dérange. Un exemple : en Afrique le guépard chasse normalement le jour. Sous la pression touristique, il a été obligé de devenir nocturne, car trop dérangé; son taux de réussite à la chasse a nettement baissé et c'est un des facteur de chute de l'espèce.
-
J'insiste: ceci ne vise pas Sylvain. Je regrette un peu d'avoir commenté. Mais comme dit dés le départ cette réaction porte sur le titre du post, rien d'autre.
T'inquiète pas Pierr, j'ai bien entendu et compris le sens de ta remarque. T'as pas à regretter, surtout ! :o
Et quand bien même, de toute manière t'as le droit d'avoir tes opinions...
Sylvain.
-
l'homme, espèce ultra dominante, a sa place quasiment partout sur la planète tandis que pas mal d'animaux voient leur habitat se réduire. Ainsi je pense, qu'à certains endroits, on doit laisser la priorité aux animaux et savoir se retirer si on dérange. Un exemple : en Afrique le guépard chasse normalement le jour. Sous la pression touristique, il a été obligé de devenir nocturne, car trop dérangé; son taux de réussite à la chasse a nettement baissé et c'est un des facteur de chute de l'espèce.
On est plus d'accord qu'il n'y paraît car un safari et safari photo affricain n'a rien de naturel et multiplié par x encore moins. Le problème est que les safari sont une source de revenu importante. Si ce revenu n'existe plus il faudra le remplacer au risque de voir les populations locales massacrer leurs propres pays.
Idem coupes de bois et déforestation, car il faut bien que les gens ne meurent pas de fin.
-
J'avoue que j'ai un peu de mal avec la nouvelle religion du "leave no trace".
les extrèmes appellent les extrèmes....
Effectivement péter les noix du promeneur qui va gratouiller la terre par si par là, faire un feu, pisser
sur les fourmies semble être déplacé et exagéré.... l'impact n'est pas différent de celui des animaux.
Maintenant si tu prend l'impact général de la race huamine sur son environement, il faut pas s'étonner que des courants comme le "leave no trace" soient d'actualités, même si il m'est d'avis que ça ne fait pas le poids.
Je vois aussi le "leave no trace" comme trés important pour prendre les devants et gérer le retour
à une utilisation de loisir massive des espaces naturels.
Donc encore une fois si l'humain etait capable de respect et d'auto discipline (comme certain peuple y arrivent) il n'y aurait pas besoin de grand chose pour conserver les équilibres naturels.....mais....
a+ :)
on a tout sal*pé le post de Sylvain74, pour une fois qui vient ;#
-
Dehors, c'est pour nous tous, mais c'est aussi de la responsabilité individuelle de chacun.
:akhbar:
On est plus d'accord qu'il n'y paraît car un safari et safari photo affricain n'a rien de naturel et multiplié par x encore moins. Le problème est que les safari sont une source de revenu importante. Si ce revenu n'existe plus il faudra le remplacer au risque de voir les populations locales massacrer leurs propres pays.
Idem coupes de bois et déforestation, car il faut bien que les gens ne meurent pas de fin.
:-\ Finalement est-ce qu'on en revient pas toujours au même constat? Les êtres-humains sont trop nombreux par rapport à leurs besoins (réels ou revendiqués comme tels).
Je vois aussi le "leave no trace" comme trés important pour prendre les devants et gérer le retour
à une utilisation de loisir massive des espaces naturels.
Ça restera une activité minoritaire puisque destinée à ceux qui peuvent prendre des loisirs (/reste du monde), donc l'impact est faible. Et en plus il faut qu'ils choisissent de réellement respecter l'environnement, pas juste se donner bonne consience.
Donc encore une fois si l'humain etait capable de respect et d'auto discipline (comme certain peuple y arrivent) il n'y aurait pas besoin de grand chose pour conserver les équilibres naturels.....mais....
Si....
Et même si ... , il restera toujours ceux qui en bave pour survivre aujourd'hui et qui regarde les autres parler d'écologie, de respect de la nature en se mouchant dans des kleenex jetables, mangeant plus qu'à leur faim, et criant au scandale si ils ne trouvent pas leur mini dosette de shampoing dans la douche de leur chambre d'hôtel. Comment leur reprocher de vouloir accéder à ce "confort"?
Et en supposant que tous réduisent réellement leur impact écologique sur la planète, la démographie est telle que je ne suis même pas sûre que cela suffirait.
Ce qui ne doit pas nous empêcher de faire de notre mieux aujourd'hui, à notre niveau.
l'Humain, à peine pessimiste pour l'avenir à moyen terme.
-
J'avoue que j'ai un peu de mal avec la nouvelle religion du "leave no trace". Les animaux laissent des traces, les VTTistes et les cavaliers aussi. Il me semble que ce qu'il faut viser ce sont les traces indélébiles et inutiles.
Pierr ne parlait pas de ça. Pierr parlait du fait qu'on dérange les animaux quand on est là, tout simplement.
Pierr est pisteur, maintenant. Il connaît l'état NORMAL de la forêt quand l'homme n'y est pas perçu, et les différences qui existent quand l'homme est là. Il le sait parce qu'il s'est déjà mis lui même dans cet état là (l'état dans lequel sont les animaux du point de vue de l'attention) pour pister. Et une fois que t'as ressenti ça, tu ne PEUX plus percevoir la nature de la même manière, et tu ne PEUX plus percevoir ta propre présence, ta propre signature sonore, olfactive, ou visuelle de la même manière. Ni celle des autres. Une fois qu'on a connu cet état là, on est différent pour la vie. Comme après la première fois qu'on a vu sa propre mort dans les yeux d'un autre mec. Comme après la première fois qu'on a fait l'amour... comme ce genre de choses. Ca a rien de mystique hein. C'est juste qu'on comprend certaines choses parce qu'on les a vécues.
Je vais tenter un parallèle pédagogique, qui sera forcément foireux, je m'en excuse à l'avance :
Pour les animaux, deux VTT qui passent avec les mecs qui discutent fort et rigolent, ça fait grosso merdo le même effet que si deux motards en Harley débarquaient dans ton quartier pour faire cramer leurs pneus en faisant des ronds dans la rue, en tirant en l'air avec des kalash. C'est la surcharge sensorielle totale, une agression sonore, une présence effrayante. Le contraste avec la normale, pour les animaux, est de cet ordre là.
Faut avoir déjà pris le temps de se mettre au rythme de la forêt pour comprendre ça. Faut avoir déjà pris la peine de remettre sens sens à un niveau de sensibilité "sauvage". Faut avoir déjà sursauté parce qu'une feuille morte fait un énorme bruit en tombant près de vous.
Et attention. Je fais la morale à personne là. J'explique juste un fait : les humains "civilisés" sont bruyants, tonitruants, et foutent le bordel dans la forêt SANS MEME S'EN RENDRE COMPTE NI LE FAIRE EXPRES.
Voilà.
Ciao ;)
David
-
oui mais je positive, j'essaye en tout cas, tant que je poste des infos sur un forum public.
Sinon je remets mes mains bien au fond de mes poches et je profite de faire ce que je veux
tant que je le peux et No Future :'(
Mais c'est pas le but du forum, alors youpi la vie, je soutiens les bonnes intentions avec leurs imperfections qui permettent d'essayer de faire mieux....aujourd'hui.
Plusieurs fois déjà le "problème démographique" pointe son nez, alors si c'est ça le problème
de notre génération.... on fait quoi?
a+ :)
-
Donc encore une fois si l'humain etait capable de respect et d'auto discipline (comme certain peuple y arrivent) il n'y aurait pas besoin de grand chose pour conserver les équilibres naturels.....mais....
Il semble malheureusement que ce ne soit possible qu'a travers de petits groupes sociaux genre tribus ou chefferies, car à l'échelle d'un État... :(
-
Non non, ce poste n'est pas saloppé du tout bien au contraire. Je vois avec satisfaction que les réactions ont été nombreuses.
Donc merci à ceux qui m'ont répond clairement sur le risque, modéré certes mais existant, de se faire alpaguer par un hurluberlu à la tête boisée.
Merci à Plumok d'avoir organisé le petit rdv avec "LA Bête". Je vais suivre ton premier conseil. Pour le second, ça risque pas...
Quant à l'aspect "no trace", si je considère comme beaucoup d'entre nous que l'humain est trop souvent nuisible au regard de la nature, ce n'est pas, en tous cas dans mon secteur, en se baladant ni en coupant 2 branches pour en faire un micro feu.
J'aime pas les extrémistes, perso si l'envie me prend de tailler dans la végétation pour entretenir "mes" sentiers, peu importe que la branche soit de l'érable, du frêne ou de la ronce.
Si je veux passer sur un sentier en montagne alors qu'un bouquetin y rumine tranquillement, je vire la bête. Pas envie de me casser la gueule en faisant un détours.
Si j'ai envie de chier, je m'écarte du sentier, tente un trou avec un baton et recouvre de terre et de feuilles mortes. Je fais pas dans un ziplock.
Envie de me faire chauffer un thé, je taille 1 branche d'épicéa morte sur le tronc et me fais mon petit feu dans un endroit où ça craint pas.
Le tout c'est de pas être trop con...
J'ai tendance à considérer qu'en Europe la nature est de toute manière façonnée par l'humain. Et que l'abandon de cette nature, appelée aussi en grande majorité "alpages" ou "espaces agricoles" ou encore "forêts" mène à une moindre biodiversité. Un mix réussi de secteurs pâturés, de forêts bien gérées et de zones de broussailles est bien plus riche qu'un secteur en déprise.
Quand on voit les surfaces artificialisées chaque années pour y construire des habitations individuelles avec 2000 m² de terrain par baraque, des routes avec d'énôôôrmes ronds-points, des zones commerciales... Ca me fout les boules, ce mitage de l'espace. Serrons-nous les uns-les autres (petit collectif ?) pour mieux profiter d'un espace naturel ou agricole de qualité !!
Sylvain.
-
Il semble malheureusement que ce ne soit possible qu'a travers de petits groupes sociaux genre tribus ou chefferies, car à l'échelle d'un État... :(
Euuh...
Pas d'angélisme à la JJ Rousseau (je dis pas ça pour toi Thanos), les exemples abondent de "primitifs" ayant totalement détruits leurs biotopes.
En revanche, les suédois peuvent être perçus comme "respectueux de l'environnement". Je dis bien "perçus".
Sur le cerf en rut : là comme ailleurs de mauvais gestes sont sources de dangers. J'ai déjà vu un homme se faire gravement blesser par un cervidé. Il se trouvait sur sa ligne de fuite. Disons qu'en période de rut, le cerf est plus "susceptible", il faut donc être encore plus poli.
-
Bjr.
L'homme a sa place dans la nature s'il reste en symbiose avec elle. Dès qu'il se comporte en civilisé (acception première), c'est-à-dire qu'il y vient pour la façonner à son image, la dominer, la visiter en touriste, la gaspiller, la « violer », il y est intrus.
Parmi nous beaucoup prennent des exemples sous d'autres cieux, alors qu'il y a tant à faire sous les nôtres. Avancer que le mal est déjà fait, n'est pas une excuse pour continuer saccage et carnage. Les prises de conscience de comportements négatifs surviennent bien tard. Trop souvent les dégâts sont irréversibles à l'échelle d'une vie humaine. Des espèces végétales et animales ont disparu par sa faute, accélérant un processus naturel, mais beaucoup plus lent.
Nous allons y bivouaquer pour voir comment ça fait, comment se comporte tel objet en situation supposée réelle mais jamais vraiment improvisée. Nous l'envahissons, en prenons possession et sommes étonnés quand elle se rebelle. Contrairement aux animaux nous en tirons plus que nos besoins réels parce que nous gaspillons et ne lui laissons pas le temps de se reconstituer. Un marais nous gêne, nous l'asséchons puis le bétonnons. On construit des autoroutes parce qu'il faut que la voiture passe partout car nous voulons être revenus avant de partir.
La nature, enfin ce qu'il en reste, est devenue un objet de consommation comme un autre et il faut l'aménager pour un tourisme qui devient de masse.
Nous, ses amoureux nous nous comportons à peine moins mal envers elle.
À +
-
Euuh...
Pas d'angélisme à la JJ Rousseau, les exemples abondent de "primitifs" ayant totalement détruits leurs biotopes.
En revanche, les suédois peuvent être perçus comme "respectueux de l'environnement". Je dis bien "perçus".
Ne t'inquiète pas, ce n'est pas le genre de la maison ! :D
Je n'ai pas parlé de "primitivité" mais de tailles de structures sociales. On peut avoir un chefferie sur-développé technologiquement, pourquoi pas ?
C'est juste qu'il est plus facile de gérer l'impact d'une communauté sur son biotope lorsque l'on est "proche du terrain" avec moins de foyer que lorsque l'on est isolée dans la capitale d'un pays avec plusieurs dizaines de millions de personnes à gérer.
Mais ce n'est qu'un avis personnel hein...
-
oui mais je positive, j'essaye en tout cas, tant que je poste des infos sur un forum public.
Sinon je remets mes mains bien au fond de mes poches et je profite de faire ce que je veux
tant que je le peux et No Future :'(
Et tu as raison de positiver. Il n'y a qu'en essayant encore et encore, en refusant de lacher le morceau qu'on aura une chance d'arriver à quelque chose de bien.
Mais c'est pas le but du forum, alors youpi la vie, je soutiens les bonnes intentions avec leurs imperfections qui permettent d'essayer de faire mieux....aujourd'hui.
:up:
Plusieurs fois déjà le "problème démographique" pointe son nez, alors si c'est ça le problème
de notre génération.... on fait quoi?
Je n'ai pas de réponse. Les raisons qui poussent à faire des enfants différent d'une culture à l'autre. Pour beaucoup c'est aussi une question de survie. De plus, les implications d'une inversion de la pyramide des âges sont immenses et dépassent de loin mes comptences.
Désolée. J'ai eu une sale matinée qui me rend un peu sombre.
l'Humain
-
Merci David, ton explication est plus claire et complète que ce que j'aurais pu faire. Ça fait effectivement un peu mystique mais c'est vraiment une question de ralentir au rythme de la forêt. Et c'est assez violent comme effet, surtout que cela ne prend que quelques heures, une journée à tout casser, à découvrir.
Je fais plusieurs sorties courtes chaque semaine. Je pars vers 19h et je me pose pour un "zone in" d'une heure, histoire de me calmer et d'attendre que la forêt se vide. On se fait vite une image sonore du trafic sur les chemins: un groupe sur le chemin devant, un couple tout près sur le chemin derrière, un autre groupe plus loin sur le même... Les voix résonnent si fort que l'on se dit que les gens doivent être épuisés de parler si fort. Puis le soir tombe, les gens partent et la forêt change complètement.
Ma réaction a aussi probablement été influencée du fait que je suis en région parisienne et dés qu'il fait beau il y a pas mal de monde.
-
Et c'est assez violent comme effet, surtout que cela ne prend que quelques heures, une journée à tout casser, à découvrir.
Ca dépend des gens.
Je radote, mais t'es doué pour ça. T'es pas bêtement coincé dans l'action tonitruante. Tu parles doucement, tes yeux regardent, tu analyses, tu perçois... D'autres sont doués pour ordonner, ranger, mener... chacun ses qualités.
Ciao ;)
David
-
Dimanche, j'ai été houspillé par un ecureuil. Comme le risque était moins grand qu'avec ton cerf Sylvain, je suis resté. En quittant le chemin, on arrive rapidement sur les bords du ravin. Là, quelques pierres offrent de confortables sièges face au Château Nardent, tout en brumes effilochées ce jour là. Je m'assieds donc pour faire le plein - ou le vide, un mot et son contraire pour désigner la même chose, chacun son truc- et au même moment une pomme de pin tombe à terre, suivie d'un fizzzz-glouglouglou courroucé. Un petit écureuil roux me regarde de ses deux billes noires, tournant parfois sur lui même, visiblement pas content. Je ne m'affole pas : je suis de taille à lui tenir tête. Re-fizzzz-glouglouglou du rouquin qui décide alors de prendre la tangente. Je l'écoute s'éloigner. La hêtraie saturée d'eau fait comme une trace sonore, une succession de petites averses qui se font de plus en plus ténues.
lunar 1 - ecureuil 0 :)
-
Quelques propos pour élargir le débat.
Respecter la nature, qu'est-ce que ça veut dire ? Ne pas laisser des déchets partout ? Ne pas faire trop de bruit ?
Avoir un impact négatif sur la faune, qu'est ce que ça veut dire ? Déranger un animal pendant sa période de rut ou de chasse ?
Une illustration de la complexité du problème :
Un couple de randonneur se ballade en montagne en hiver, en raquettes à neige. Il a neigé pendant plusieurs jours et ils profitent d'une accalmie pour faire leur balade. Ils partent de bonne heure de chez eux, il fait encore nuit. Sur la petite route de montagne, au détour d'une épingle à cheveu, un renard surgit dans les phares, pas le temps de freiner, c'est le choc. La bête est étendue, morte, au bord de la route. Bien que touchés par ce triste début de journée, nos randonneurs continuent et chausse enfin les raquettes. Dans la forêt, il monte en silence et se font le plus discret possible. Soudain, à quelques mètres d'eux, un chamois, qui était visiblement tapit sous un épicéa, décampe à toute allure.
Un peu plus haut, au sortir de la forêt, dans une grande pente de neige, un bruit de tonnerre claque entre les pieds d'un randonneur. C'est un tetras lyre qui décolle délogé de son igloo où il se tenait au chaud depuis deux jours. Enfin, au bout de leur périple, sur la crête, c'est une douzaine de lagopèdes qui décollent à l'arrivée des randonneurs.
4 dérangements, 4 conséquences différentes.
- le renard : de nombreux renards meurent chaque année dans des collisions avec des voitures. C'est cependant une espèce qui se porte bien du point de vue écologique et la mort d'un individu n'a pas de conséquence sur l'espèce.
- le chamois : l'espèce est localement abondante mais son aire de répartition est limitée. Un dérangement hivernal après une période de mauvais temps peut compromettre la survie hivernale de l'individu. La mort d'un chamois n'est cependant pas gravissime pour l'espèce.
- Le tetras lyre : nos randonneurs se pensent sans doute respectueux de la nature de part leur attitude (déplacement en raquettes, en silence, peu nombreux). Le dérangement du tetras est pourtant lourd de conséquence. On estime qu'un oiseau dérangé une dizaine de fois de son igloo est en danger de mort. Plus grave, l'espèce est en déclin pour plusieurs raisons et le dérangement par les raquetteurs en est une des causes, à tel point qu'il a disparu de certains coins très fréquenté en hiver.
- les lagopèdes : l'espèce est aussi en déclin mais un dérangement hivernal n'a que peu de conséquence sur ces oiseaux parfaitement équipés pour les conditions climatiques rudes.
Si vous avez eu le courage de me lire jusque là, cet exemple voulait montrer qu'un fort impact comme un déplacement en voiture et la mort d'un animal (le renard) peut, d'un point de vue écologique, avoir moins de conséquence qu'un déplacement doux (en raquettes) avec un décollage d'oiseau (cas du tétras).
J'enfonce encore le clou. Toujours pour le tetras lyre, le ski de piste à moins d'impact sur l'espèce car c'est une activité localisée dans l'espace (les oiseaux quittent la zone et vont s'installer plus loin) alors que la raquette ou le ski de randonné sont plus diffus et les oiseaux n'ont plus de zone refuge.
-
Je comprends mieux le propos de Pierr, mais comme souvent une voie intermédiaire et raisonnable me paraît souhaitable.
Parce que déjà qu'on baise sous cellophane, qu'on boit de la bière sans alcool, mange du fromage sans matière grasse, si on peut plus se faire un petit bivouac entre potes en enterrant son caca et en ramenant ses déchets on va directement se pendre tout de suite comme ça on fera plus de mal à la nature du tout.
Pendant se temps, les usines de fabrication de l'électricité au charbon chinoises et indiennes tournent à fond fonfon et la mafia sicillienne et russe ont trouvé un nouveau marché en coulant des bateaux de déchets de toutes sortes au large de nos mers.
-
Bah on dit la même chose hein : on fait, mais on fait gaffe à pas foutre la m*rde, chacun à son niveau, comme on peut, sans non plus se pourrir la vie ou s'empêcher de vivre. Ce matin je suis allé voir si des champignons seraient pas sortis, avec la pluie des derniers jours (je sais, c'est pas la bonne lune, mais bon...). En marchant, j'ai vu des empreintes que je ne connaissais pas. Un mec, 1m75, 70-80kg, visiblement en forme, avec un chien de taille moyenne. Empreintes qui dataient du matin, ou au plus tard de la veille au soir. Comme ça m'intrigue, je me mets à les suivre. Le terrain était difficile, avec des bouts de gros gravier... donc j'ai ralenti pas mal le rythme. J'ai dû faire un effort pour me mettre vraiment dedans... puis d'un coup c'est venu. J'étais là. Un avec la nature autour de moi. J'ai soudainement entendu un bruit étrange de mastication dans les bois un peu devant moi. Y'avait un chevreuil qui mâcheait tranquille, dans un buisson... c'était plutôt sympa comme expérience. J'ai pas eu l'impression de me priver :)
Je me suis remis en marche sans faire de bruit, en continuant à suivre mon marcheur et son chien... le chevreuil a fini par s'en aller tranquillement brouter ailleurs. Et moi aussi.
Ciao ;)
David
-
d'un coté y'a le bourrin de base qui piétine tout y compris mes pompes et de l'autre le Jaïns qui balaye devant
ses pas pour éviter de blesser ou tuer toute forme de vie....
Doit bien y avoir moyen de trouver sa place entre les 2.....
Sur ce je vais me flageller..... ce matin j'ai éclaté 26 insectes volant non identifier sur mon pare brise ::)
-
Bah on dit la même chose hein : on fait, mais on fait gaffe à pas foutre la m*rde, chacun à son niveau, comme on peut, sans non plus se pourrir la vie ou s'empêcher de vivre. Ce matin je suis allé voir si des champignons seraient pas sortis, avec la pluie des derniers jours (je sais, c'est pas la bonne lune, mais bon...). En marchant, j'ai vu des empreintes que je ne connaissais pas. Un mec, 1m75, 70-80kg, visiblement en forme, avec un chien de taille moyenne. Empreintes qui dataient du matin, ou au plus tard de la veille au soir. Comme ça m'intrigue, je me mets à les suivre. Le terrain était difficile, avec des bouts de gros gravier... donc j'ai ralenti pas mal le rythme. J'ai dû faire un effort pour me mettre vraiment dedans... puis d'un coup c'est venu. J'étais là. Un avec la nature autour de moi. J'ai soudainement entendu un bruit étrange de mastication dans les bois un peu devant moi. Y'avait un chevreuil qui mâcheait tranquille, dans un buisson... c'était plutôt sympa comme expérience. J'ai pas eu l'impression de me priver :)
Je me suis remis en marche sans faire de bruit, en continuant à suivre mon marcheur et son chien... le chevreuil a fini par s'en aller tranquillement brouter ailleurs. Et moi aussi.
Ciao ;)
David
il peut aussi y avoir AMA un problème à cela, je m'explique:
Il m'est arrivé plusieurs fois de surprendre, et de me faire surprendre, par un chevreuil parce que je me déplaçais silencieusement, et là à mon avis, il aurait été moins stresser de m'entendre arriver en braillant plutôt que de me voir a 5m au détour d'un chemin non.. un peu comme les ours
Enfin après c'est juste une constatation hein.. ;)
-
il aurait été moins stresser de m'entendre arriver en braillant plutôt que de me voir a 5m au détour d'un chemin non..
Ouais sauf qu'en braillant tu fais chier tous les animaux sur tout ton trajet sur une largeur de 100m de chaque côté de là où tu passes. Imaginons 10km : 10 000m x 200m de large = 2 000 000 de m^2 dérangés. En marchant silencieusement, tu effraies les animaux sur 5m, 10m de chaque côté de toi ?
Là en plus, pour le coup, le chevreuil il sait même pas que je suis passé près de lui ;)
David