Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Vie sauvage => Discussion démarrée par: AFA le 16 septembre 2009 à 17:40:15
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Bonjour à tous :)
La construction d'abri sauvage sans matériel moderne nécessite de ré-apprendre des techniques devenues obsolète à notre époque. Actuellement un projet perso m'amène a m'interroger sur la construction d'un abri, et plus précisément sur la meilleure manière de planter un poteau dans le sol en protégeant sa base enterrée de la dégradation organique.
J'ai lu quelque part que les Gaulois faisaient bruler la base des piliers en bois qu'ils utilisaient pour leur construction, afin qu'une fine couche de charbon les protègent de la dégradation une fois plantés. Je suis pas vraiment sur de l'information...Quelqu'un a t'il déja testé?
Pour ma part, j'ai pensé à recouvrir la base des poteau de goudron afin de les protéger. Mais est ce que c'est efficace :huh:? Sans compter que répandre du goudron dans la terre n'est peut être pas une super idée...
Tout vos retour d'expérience sont bienvenus...
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ben surtout, faire du goudron c'est peut-être pas tout à fait évident. Je crois que ce serait plus facile (mais quand même long) d'utiliser de la résine ou de la "glue" de sapin ou de bouleau (le résidus de la distillation du bouleau).
Le passage au feu permet de sècher et durcir le bois. C'est déjà un bon début. Il est possible que la couche carbonisée décourage les insectes, je ne sais pas.
Un élément important est sans doute le drainage de l'endroit de construction.Un sol bien drainé, généralement sec, ne devrait pas attaquer ton bois rapidement.
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Salut,
le choix du bois y fait pour beaucoup, je pense, d apres ce que j ai pu constater...
- typiquement, l accacia est souvent utiliser pour faire des piquet de clotures du fait qu il semble etre imputrescibles, ou en tout cas tres long a se degrader (plusieurs annees...)
- le chataigner est aussi une bonne essence me semble t il (juste entendu dire, pas constasté...)
un truc qui peut te permettre de remplacer le goudron (du type bitume), c est d utiliser de la resine de pin dans lequel tu trempes un moment la pointe de ton poteau, piquet, pilier... une fois fait, tu peux laisser secher la pointe ainsi enduite a l air pendant 2, 3 semaines a l air libre. tu obtiendras une pointe recouverte d une espèce de gangue jaunatre a blanchatre dure protegent ton poteau du contact direct avec la terre, et limitant la proliferation de bestioles xylophages a cause de la terebenthine contenue dedans...
2, 3 suggestions...
a+,
Lambda
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Pour qu'il y ai dégradation sur un matériaux organique il faut qu'il y ait oxygène, j'ai sortie des poutres du XVe siècle en fouilles humides qui était comme coupées de la veille, par contre une fois sorties du limon, c'est la déconfiture...
Pour les pieux "gaulois" et leur carbonisation je ne sais pas mais pour ceux des habitats palustre d'Isère je n'ai rien lu de tel en tout cas... :huh:
Essaie avec de la braie de bouleau ou de l'argile.
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Merci pour vos réponses.
J'utilise du châtaignier, dont j'ai toujours entendu dire que les tanins que le bois contient éloigne les insectes xylophages (mais pas éternellement :D). La résine d'arbre revient souvent, c'est une piste (j'ai quelque pins dans le coin qui en bave à gogo...).
Sur la braie de bouleau, j'ai trouvé ça http://webarcherie.com/forum/index.php/topic/6066-brai-de-bouleau/ (http://webarcherie.com/forum/index.php/topic/6066-brai-de-bouleau/). Sacré boulot mais ça peut être intéressant a faire.
Pour l'argile, il suffit d'enrober la base du poteau avec?
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salut
de façon naturel comme le dit lambda de l'accacia ou faux robinier (même chose) ou bien du chataigner, sont des bois relativement imputrescible classe 4 et 5 sans traitement, si tu utilise du tout venant (ce qu'il y a sur ton terrain) fair do braie de boulot ou bien passe chez D4 et achette du goudron de norvege, tu melange avec de l'huile de lin, de l'essence DE terebhentine (pas A la terebhentine) et ton goudron tu met le tout dans un sceau et tu laisse 24 heures tes pieds de poteaux tremper, dejat la tu est partis pour 20 ans tranquile
jb
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Salut,
Bruler le bois pour pouvoir le protéger une fois en terre, je sais pas...Porquoi pas : )
Mais je sais que certains bois laisse échappé une résine au contact du feu pour se préserver...
(Si je retrouve quel bois je le dirais :D )
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À mon avis, regarde en premier quelle bois tu utilises, avant de perfectionner autres choses. En allant dans des mines abandonnées depuis 30 ans, le bois, de l'épicéa, était en mauvais état, en comparaison à une autre mine, très humide et abandonnée depuis 50, dont le bois tenait des charges de gravats TRÈS importantes, mais je ne sais pas qu'est-ce que c'était comme bois. D'ailleurs dans une seule essence la qualité change grandement.
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j'utilise des piquets de châtaignier (4cm) pour mes tomates, ils tiennent bien trois à quatre étés sans préparation particulière. Soit l'équivalent d'une année. Un champignon attaque le bois sur la zone en contact avec la terre humide.
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Braie de bouleau ou comme dit Jbc.
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Nous ici dans le bordelais on utilise des piquets d'acacia et ça tient longtemps!
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salut
de façon naturel comme le dit lambda de l'accacia ou faux robinier (même chose)
Euh tu veux dire robinier ou faux acacia plutôt, non :blink:
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Euh tu veux dire robinier ou faux acacia plutôt, non :blink:
:lol: :lol: :lol: wi ;D
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Pour l'argile, il suffit d'enrober la base du poteau avec?
Ca dépend, tu veux les planter comment tes poteaux ? Avec un blocage en pierre ?
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Lors de mes cours d'archéologie à la fac nous avions étudié une village lacustre (période néholitique) situé dans l'actuel Italie. Tous ce que nous pouvions étudier c'était les trous de poteaux. De ces études il resortait plusieurs choses:
- Les habitants étaient semi-sédentaire et s'installaient pour des périodes de 50 à 70 ans tout en préparant leur futur habitat ce qui implique du bois de construction sec et un choix très précis des essences de bois, il semblerait que les bois de contact avec le sol étaient surtout des résineux.
- Les trou de poteaux étaient comblés avec des pierres de différents diamètre jusqu'au gravier (1-2 cm de diamètre) et enfin de la cendre de bois en guise de "sable"
- Dans ces trous le poteaux ne reposait pas sur la terre mais sur tout un lit de pierre assez épais qui permettais la création d'une zone dans laquelle l'eau pouvait se déposer sans atteindre le bois lui même.
- Pour finir ces trous étaient très profond minimum 50-70 cm
Juste en hommage, nos ancètres (-5000 ans) arrivaient ainsi a faire des maisons de taille importante (jusqu'a 60 m2) à plusieurs nefs et connaissaient déjà le tenon la mortaise, les chevilles....à peu de choses près toute la menuiserie actuelle en fait. Ce type de construction a été le principal en europe jusqu'au haut moyen age et une bonne partie du bas moyen age.
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relecture de cours, il utilisaient des résineux oui mais c'était la flore principale de la région donc il ne faut pas en tirer de conclusion "architecturale"
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relecture de cours, il utilisaient des résineux oui mais c'était la flore principale de la région donc il ne faut pas en tirer de conclusion "architecturale"
Oui parce qu'a Chalain il n'y avait pas tant de résineux que cela ! Faudrait que je regarde le bouquin de Petrequin sur les expés de bâtit voir la liste des essences.
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Je pense que tu peux aussi fouiller des livres d'archéo-architecture, mon prof de fac s'appelait Stephan Fichtl et connaissant un peu le bonhomme il ne serait pas étonnant qu'il n'ai pas publié quelque chose la dessus. C'est pas forcément facile à trouver mais les bibliothèques de fac sont ouvertes a tous (hors pret) et les gens qui y travaillent très compétents si tu dit "trous de poteaux, habitat préhistorique ou moyen age" ils te trouveront quelque chose et seront ravis de t'aider.
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Ca dépend, tu veux les planter comment tes poteaux ? Avec un blocage en pierre ?
Oui!
Encore merci pour vos post. Je pense pas avoir le temps de me plonger dans les références littéraires citées, mais j'ai déjà suffisamment de piste pour ce que je souhaite réaliser :).
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AFA la plus parts des bois ne pourrissent pas aussi facilement que l'on pourrait le croire, même un bois de m*rde !! avec une mise en oeuvre adéquat, le bois pourrie au contact de l'humidité et de l'eau stagnante. ton bois pour qu'il tiennent dans le temps doit pouvoir sécher presque aussi rapidement squ'il a été mouiller. aujourd'hui on utilise des platine métallique pour surélever des poutres porteuse par exemple. le fait de mettre un lit de pierres dans un trou qui doit recevoir un potal (des poteaux ;D ) comme le dit MAV est effectivement trés bien. par contre le coup de la cendre j'ai un gros doute car la cendre emmagasine énormément l'eau
a contrario des cité lacustre italienne on peut aussi suréléver les poutres porteuse sur des grés ou granit ou ......
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Vous m'avez donné envie de me replongé dans mes cours. Et le coup du grès ou du granit il était effectivement utilisé mais a mi hauteur sous forme de plaque et exclusivement sur les greniers à grains pour les préservé des rongeurs (à l'instar de ce qu'on peut voir dans certaines tribu africaines de nos jour encore). Alors bien sur cette cité lacustre est la seule que j'ai jamais étudié de ma vie et sur des point de détails en fonction du lieu, du peuple....On doit trouver des changement mineurs
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http://www.amazon.fr/Construire-une-maison-3000-avant/dp/2877720586/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=books&qid=1253181613&sr=8-4
Tu peux aussi regarder cette ouvrage !
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Je confirme que le choix du bois est primordial.
Parmi la liste des bois imputrescible je rajoute le mélèze, utilisé en construction dans les chalets de montagnes pour ses qualités.
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Alors à Chalain c'était du frêne et du saule !
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Un petit lien sympas qui a un peu a voir avec le sujet
http://guerriers-du-moyen-age.aceboard.fr/12392-1947-28568-0-Construction-maison-mille-avec-outils-histo.htm
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Un petit lien sympas qui a un peu a voir avec le sujet
http://guerriers-du-moyen-age.aceboard.fr/12392-1947-28568-0-Construction-maison-mille-avec-outils-histo.htm
Belle aventure!
La technique du clayonnage est vraiment intéressante pour monter des parois sous un toit, meme sans aller jusqu'à utiliser du torchis...
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Belle aventure!
La technique du clayonnage est vraiment intéressante pour monter des parois sous un toit, meme sans aller jusqu'à utiliser du torchis...
Yep mais dans ce cas il faudra utiliser un clayonnage plus serré, même là il est un peu espacé.
Après on peut calfater le clayonnage avec de la mousse ou autre matière végétale pour un abris forestier ! Le torchis étant très sensible aux intempéries et à l'humidité...
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Juste comme ça sans m'interroger sur la faisabilité de la chose, de petite "tuiles" d'écorce/bois pour les murs? Ca doit demander pas mal d'écorce et de temps mais je l'ai déjà vu utiliser pour des toits alors pourquoi pas des murs?
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Juste comme ça sans m'interroger sur la faisabilité de la chose, de petite "tuiles" d'écorce/bois pour les murs? Ca doit demander pas mal d'écorce et de temps mais je l'ai déjà vu utiliser pour des toits alors pourquoi pas des murs?
Technique du Bardeau, très utilisée en Norvège pour les églises par exemple.
(http://www.visitnorway.com/ImageVault/Images/conversionFormat_13/id_2225/ImageVaultHandler.aspx)
Tout à fait réalisable mais il faut calfater pour avoir une bonne isolation !
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Les bardeaux de cèdre comme ça étaient encore utilisés très récemment au Québec pour faire les toits et les murs des maisons. Ca fonctionnait très très bien, et c'était très durable (plusieurs décennies).
La difficulté, actuellement, est de trouver des vrais bardeaux FENDUS et non pas sciés... un bardeau, ça doit provenir d'un bois sans noeud, et REFENDU. Sinon les fibres ne sont pas rectilignes et l'eau s'infiltre. Enorme connerie, surtout quand on voit le prix que ça se vend :down:
David
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Enorme connerie, surtout quand on voit le prix que ça se vend :down:
Sais pas, on les fend au coin et au doloire sur notre chantier archéo ^^ Mais ca demande du temps !
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le châtaigner vas bien pour du bardeau, ont arrive a peut prêt au même niveau de durée de vie qu'avec du red cedar.
ceci dit même le red cedar finie par mal vieillir
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Technique du Bardeau, très utilisée en Norvège pour les églises par exemple.
(http://www.visitnorway.com/ImageVault/Images/conversionFormat_13/id_2225/ImageVaultHandler.aspx)
Tout à fait réalisable mais il faut calfater pour avoir une bonne isolation !
tu veut dire quoi pasr calfater thanos ? normalement le recouvrement se suffit a lui m^me
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tu veut dire quoi pasr calfater thanos ? normalement le recouvrement se suffit a lui m^me
Quand tu les fends sur place tu as toujours des irrégularités du fait que ce n'est pas une production avec des cotes fixes, donc quand il ya des jours tu bouches avec de la mousse ou autre.
Sinon on utilise aussi du châtaigné pour nos bardeaux !
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De la doc sur la technique du bardeau de bois :http://archilibre.org/materiaux/bardeaux/bardeaux.html (http://archilibre.org/materiaux/bardeaux/bardeaux.html)
"Si vous êtes dans une région où pousse le châtaignier, choisir des rejets bien droits ou des arbres avec les premières branches assez hautes, d'au moins 25 cm de diamètre, faire des tronçons d'égale longueur (40 à 60 cm), les refendre si le diamètre est important. Comme outil: un coutre qui est une forte et large lame sur laquelle se fixe un manche (on l'utilise aussi pour faire des piquets). Placer la lame sur le tronçon vertical en fixant l'épaisseur du bardeau désiré, frapper un bon coup dessus avec une espèce de massue de bois pour faire pénétrer la lame, faire levier avec le manche pour faire éclater le bois."
Donc trés concrètement, la technique se prête a un travail en outdoor avec relativement peu d'outils, mais c'est gourmand en temps.
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le bois bruler devient plus dur on voit la difference sur des pieux de cloture en accacia on gagne facilement 5 ans (voir plus) en duré de vit en terre
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Bonjour Afa.
Si cette table peut t'être utile ?
(http://jpdelx2009.free.fr/wapiti/Dessins%20taille%20r%E9duite/dessin_50.jpg)
À +
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Si cette table peut t'être utile ?
Merci du partage de ta base de données :).
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Bonjour JBC
Si un bois doit sécher rapidement pour quelques usages et éviter les moisissures, un séchage lent est préférable avec des bois de fortes dimensions pour éviter le fendage.
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Bonjour AFA
Les bois immergés durent très longtemps, les « ducs-d'Albe » de la lagune de Venise (surtout du hêtre) durent environ un siècle.
Regardes aussi les piquets de clôtures, comme dit plus haut, essentiellement du châtaignier et du robinier : ils durent longtemps alors qu'ils ne sont pas spécialement traités.
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Tiré d'un de mes manuscrits.
Les conditions climatiques, le lieu de pousse et les agressions diverses modifient la qualité du bois : notamment les agressions animales (insectes xylophages, oiseaux perceurs, ongulés qui mangent l’écorce), végétales (gui, lierre, champignons) ou humaines (exploitation de la résine ou du liège), qui le dégradent. L’intervention humaine peut aussi l’améliorer (culture, greffes, traitements fongicides, etc.).
Les bois poussant sur les versants ombragés ou au nord ont une structure interne plus serrée. Quoique plus malingres d’aspect, ils sont plus durs et de meilleure qualité.
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Une méthode (bien que polluante) pour protéger la partie enterrée et un peu au-dessus, est d'immerger le bois dans de l'huile de vidange jusqu'à saturation.
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Pour être plus efficaces, les bois de construction doivent être stabilisés, c'est-à-dire secs (humidité résiduelle = à 15 %). Pour ce, il faut qu'ils aient séché sous abri pendant au moins deux ans et demi.
Les bois encore en sève sont plus sujets aux agressions citées plus haut, au fendage, au fluage et au vrillage.
Si ça t'est utile ?
À +