Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Patrick le 30 mars 2007 à 23:33:54
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J'ai parfois rencontré chez certain(e)s cet état de conscience modifié ou celui qui l'instant d'avant semblait paralysé par la peur ou était prêt à toutes les compromissions atteint un seuil où sa propre peur lui devient insupportable et devient une véritable machine n'éprouvant justement plus ni peur, ni conscience du risque, ni inhibition à détruire tout ce qui lui tombe sous la main.
Un peu comme le "héros lâche" des sagas de David Gimmel.
C'est très impressionnant car la personne devient réellement amok (possédée) jusqu'à perdre toute conscience de son environnement autre que cet ennemi qu'il lui faut détruire.
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Je connais ça, et justement depuis me venu sur le forum je me posais une question.
Devenir une machine, revenir a ses instincts les plus primaires avec une telle force (car il me semble que c'est de ça dont il s'agit), est-ce un avantage ou un inconvénient ?
jusqu'à perdre toute conscience de son environnement autre que cet ennemi qu'il lui faut détruire.
Ca peut se traduire par "effet tunnel", et risque d'aller jusqu'à la mort de l'adversaire, non ?
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on appele ca l'effet chimpanzé.
plus fort que hulk plus con qu'un haricot!
http://www.davidmanise.com/textes/effet_chimpanze.php
ciao :)
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J'ai parfois rencontré chez certain(e)s cet état de conscience modifié ou celui qui l'instant d'avant semblait paralysé par la peur ou était prêt à toutes les compromissions atteint un seuil où sa propre peur lui devient insupportable et devient une véritable machine n'éprouvant justement plus ni peur, ni conscience du risque, ni inhibition à détruire tout ce qui lui tombe sous la main.
Un peu comme le "héros lâche" des sagas de David Gimmel.
C'est très impressionnant car la personne devient réellement amok (possédée) jusqu'à perdre toute conscience de son environnement autre que cet ennemi qu'il lui faut détruire.
je me demande si cet état de berserk n'arrive pas surtout quand on touche à un membre de notre famille ou à un proche. ou à nous même.
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J'appelle cet etat mon "mode combat"... Ca survient en general quand la baston est reellement la seule issue pour survivre...
Enfin je pense... :)
Ciao ;)
David
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Je crois m'être mal exprimé, à part les psychopates, nous avons tous un stress en situation critique ou dangereuse après on gère selon le mental dans l'absolu et les conditions du moment.
Mias là je parle de personnes pouvant être qualifiées de pleutres, foie jaunes, trouillards et j'en passe du genre qui quand un souçi s'annonce se rappelle qu'elle ont un rôti sur le feu ou piscine.
Et pour tant ces même spersonnes à un moment donné vont se retrouver totalement transformées (et même transfigurées) en combattant quasi invulnérable (déjà vu). C'est pour cela que je parlais de l'amok de guerriers moros (mais là il s'agissait d'un conditionnement mental et chimique).
Effectivement les "berseks" de Gemmel mais on sort là du cadre phantasmatique pour un cadre bien réel.
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ya une étude qui démontrait que les personnes dites les plus "tranquille" se revelait etres les plus violente lorsque que une personne de son entourage se faisait agressé.
ciao
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ya une étude qui démontrait que les personnes dites les plus "tranquille" se revelait etres les plus violente lorsque que une personne de son entourage se faisait agressé.
ciao
Je croi que c'est pas de ça qu'il est question mais il me semble avoir déjà entendu parler de ça en effet...
Sinon en ce qui concerne la peur je croi avoir déjà été témoin du phénomène...
ça se passai aucollège donc bon je vous raconte et a vous de juger.
Il y avait un gars qui arretai pas de se faire emmerder tous les jours a la sortie des cours en attendant le bus bon il s'était déjà plain un certain nombre de foi à l'administration mais ça n'avai fait que renforcer l'agressivité des gars qui l'emmerdai. Nous on croyai que c'était pas bien méchant mais en fait il sefaisai raquetter régulièrement. Il ne faisai rien our changer ça il avait trop la trouille.
Un jour sa soeur la accompagné au collège (je suppose qu'il avait du lui en parler...) et elle est aller parler aux mec qui taxai son frère ( sa soeur était bien plus vieille que lui mais je ne saurai juger de son age au moment des fait). La soeur parlait a un seul mec au départ celui qui était le plus "chiant" et il était tout seul puis en moin de 5 min 3 autre mec se sont ramméner et on commencer a cracher sur la fille et l'encercler. Durant tout se temp le gars qui avait pris une claque au départ était prostré en boule a coté de la soeur. D'un coup un des mec a mis une claque a la fille et là d'un coup en une fraction de seconde son frère a ramassé une grosse pierre à coté de lui s'est levé en hurlant et a explosé la tete des 4 type à coup de pied de poing avec le mierre en mordant visant les c*u!lles et la tete. ça s'est passé en une fractionde seconde et s'était d'une violence inouie (je me souvient en avoir fait des cauchemard la nuit) Bref tout le monde s'est mis sur lui pour l'immobilisé et quand il as fini par se calmer il a été pris de tremblement terrible et tout le monde est parti en ambulance...
Voilà je ne sais pas si mes souvenir sont exact ça remonte à pas mal d'année et puis je voyai ça avec les yeux et l'analyse que j'avai a l'époque. J'espère que c'était bien de ça dont tu voulait parler Patrick :)
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Salut Pat...
Je comprends mieux.
Les "peureux" n'ont pas plus ou moins peur que les autres, à mon avis. Ils sentent juste moins d'obligation de rester face au danger, ou alors ils n'estiment pas avoir les moyens de faire face, etc. Mais la peur ressentie est similaire, à mon avis.
Je sais pas pour toi, mais perso ça m'est arrivé maintes et maintes fois d'avoir une seule envie, me barrer, mais de rester tout de même et faire face. J'avais pas le choix, c'était mon job... ou alors j'estimais que je ne pourrais pas me regarder dans la glace le lendemain si je laissais faire et que je passais mon chemin. J'avais la trouille. Sur une échelle de 0 à 10, 0 étant le calme plat et 10 étant la panique pure, je devais parfois être à 8, 9... et honnêtement je me voyais déjà mort, le bide ouvert ou handicapé à vie.
Je pense que le comportement NORMAL dans un pareille état d'anxiété est de tout faire pour faire descendre le niveau d'anxiété... donc en s'éloignant du risque, en négociant, ou en disant qu'on a piscine. Mais à partir du moment où la fuite est impossible, ou alors que pour une raison ou une autre elle n'est plus considérée comme un bon plan, la peur perd son utilité évolutive, qui est simplement de nous éloigner du danger et de nous préserver. Et quand la peur n'est plus utile pour nous préserver, on ne la ressent plus, tout simplement. On passe à autre chose.
On a peur AVANT de se battre. Quand on est dedans, on n'a plus peur...
Mais sans rire, c'est vraiment ça que j'appelle mon "mode combat". L'instant d'avant j'étais rempli de peur et d'envie de me tirer en douce... et l'instant d'après je suis un grizzli fou-furieux qui n'a plus rien à foutre de rien et qui se déchaîne complètement. C'est un sentiment que j'adore... de sentir que je bascule de la peur vers ça. C'est comme une libération... et de fait ça en est une. Majeure. On cesse de s'accrocher à sa petite carcasse et on y va librement.
Ce qui fait un guerrier (ce que je ne prétends pas être), bien souvent, c'est la capacité de se mettre dans cet état là alors qu'ils reste une possibilité de fuite. De considérer vraiment qu'on n'a plus rien à perdre alors qu'on pourrait tout simplement se barrer, quoi. Ça implique de négliger un peu sa propre vie.
J'ai été comme ça. Maintenant que j'ai des gamins, je me préserve pour être là pour eux. Ceci dit, si quelqu'un ou une bestiole s'en prend à eux, le guerrier refait vite surface. Il est encore là.
Bon bref...
Beaucoup de blabla pour pas dire grand chose... c'est dur à expliquer clairement. J'espère avoir réussi à faire transpirer le mécanisme psycho-évolutif que j'entrevois difficilement à travers les brumes de ma connerie...
Ciao !
David
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:up:
Je suis tout a fait d'accord avec ce que tu dit David.
Perso je ne connai pas cet effet bascule en baston vu que la dernière foi que je me suis battu ça remonte en CM2. Mais en revanche je fait des sport acrobatique possédant un assez haut degré de risque (gymnastique, trampoline, parachute, trapèze volant...) et en fait il y as aussi (en moindre mesure) cet espèce de bascule.
En gros avant de faire une figure qu'on ne sait pas faire je flippe pas mal avec augmentation du rythme cardiaque jambe en coton et tout et là 2 solution :
- Soit je commance a gamberger et finallement je fais rien dans la pluspart des cas.
- Soit je réfléchi pas et j'y vai sans avoir le temp de me dire il peut t'arriver ça ou ça ou encore ça...
Et au moment ou on s'élance soit on est vraiment motivé et alors la peur disparai complètement et là on sent une espèce de force monter en soi qui nous fait nous sentir presque invulnérable (m'enfin ça dure pas longtemp..) soit on était pas assez près et la peur ne s'en va pas et là on se fait mal dans 80 % des cas...
Bref le petit moment ou on passe de la peur intense à ce sentiment d'unvulnérabilité je croi que c'est pour ça que je fait ce genre de sport.
Je rajouterai aussi que quand on bascule on passe dans un mode ou on ne sent rien on n'entend rien on ne rélféchi a rien du moin consciemment. Par exemple lors de mon premier sut en parachute je me souvient aucunement de ma sortie d'avion.
Mes 2 blairos
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je sais pas si on parle de la même chose mais moi j'ai vu surtout des filles capables de "se transformer" face au danger... je me souviens d'une minette de 45 kg à tout casser, très bonne élève qui était entré dans un état de furie parcequ'une "bande" de 3/4 voyelles (des voyous au féminins ;D) lui cherchaient des noises depuis 5 min et commençaient à associer des coups de pieds et des gifles aux insultes... ce tout petit bout de gonzesse en a carrément rentré une dans le mur et à arracher la moitié des cheveux d'une autre avant qu'on les séparent... :o
Elle a eu très peur et c'est ça qui la "déclenché"
bon ben sinon dans mon cas je me connais un peu à force, c'est soit je "quitte les commandes", j'ai plus aucune notion du temps je pense ni au futur ni au passé et je laisse parler mon corps, les coups partent tout seul...
soit je réfléchi et je me fais "tôler"...
enfin ça c'est toujours passer comme ça... je sais pas comment ça se passe pour les autres mais moi j'ai une telle décharge d'adrénaline en situation de stress que soit je fonce soit je m'écroule... et c'est souvent la peur et la rebellion qui me déclenche... à un moment je me dis "je peux pas te laisser me faire ça" et je retourne mon stress contre celui qui m'agresse... et c'est souvant la Jouissance qui te rempli au moment où tu sais que t'es en train de placer ton agresseur en situation de victime sans qu'il ne l'ai encore compris...
en gros faut "s'abandonner", "s'oublier" pour punir l'autre jusqu'à ce qu'il bouge plus ou qu'il se mette en boule sous les coups...
d'ailleurs c'est par pour rien que j'ai cette signature :
"sans peur il n'y a pas de courage"
"tire ou tire-toi"
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Voici une brève approche de la psychologie de la peur.
La peur en elle-même est simplement le signal de la possibilité d'un danger. À ce moment, il y a réaction neurochimique qui place tous les sens en état d'alerte. C'est pratiquement la paralysie totale sur l'instant même pour permettre l'analyse de la situation. Ensuite, se sont les émotions qui entrent en jeu: frayeur, crainte, inquiétude, anxiété, rancune, colère, rage etc. Le tout s'accompagne de réactions physiques tel que: tremblement, ventre noué, nausées, etc. De même, les mécanismes de défense du moi vont jouer énormément sur la réaction: refoulement, plainte, suppression, déni de la réalité, sublimation, affirmation de soi, etc. L'aboutissement va dépendre de notions tel que l'estime de soi, l'engagement, le courage, le sens des responsabilité, le bénéfice, le sentiment d'injustice y est pour beaucoup également.
Le passage à l'acte se produit lorsqu'un individu estime consciemment ou non que tous les conditions sont réunis pour agir et à ce moment c'est la rage qui prend le dessus. Dès qu'il y a passage à l'acte, la notion de peur disparaît quasi-instantanément. La rage amène également une sensation d'euphorie par processus neurochimique.
Le mot courage est très explicite dans le sens qu'il signifie agir avec la rage. Dans le self-défense, les arts-martiaux et la sécurité il est important de différencier l'émotion de la colère et celle de la rage en soi. La colère ne permet pas de tout péter c'est la rage qui permet l'exercice de la force réel. Un colérique bat sa femme, ses enfants, ou encore cherche le trouble dans les bars. Un enragé défonce des blocs de béton...
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Yes :up:
Je trouve cette distinction rage/colère très intéressante. Je me demande même dans quelle mesure les deux ne sont pas antinomiques. Plus on est colérique, et moins on a la capacité à vivre cette "rage", et inversement... quand on est bien dans sa peau et très cool, on est capable de s'enrager s'il le faut.
Enfin c'est ce que je remarque chez autrui comme en moi-même...
Me trompe-je ?
Ciao ;)
David
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Salut à tous,
c'est marrant,depuis que je suis inscrit sur ce site,je me pose de plus en
plus de questions sur moi meme,en effet suis-je normal ou pas???ce qui
est sur,tu parles comme chez le docteur de la tete(j'trouve plus le nom)
et ici c'est gratuit,et en plus y a pleins de matos pour jouer..........
Pour moi,la peur est naturel et fait réagir de tels ou tels façon,chaque
etre humain étant différents dans ses réactions face à cette dernière qui est
une chose,faut le dire très dur à assumer sur le coup et parfois bien plus
tard
EX:un gars se frotte à un portier résultat il part,des mois plus tard deux gars
arrivent dans la boite armements classique kalach et riot gilets une rafale
en l'air et des centaines de gens se couchent et un va finir le travail sur
le portier....pourquoi cette foule c'est couchée un chargeur 30 cart.(les2 dernières dur à mettre) l'autre
7 maxi le temps de recharger 5 sec. ils devraits etres maitrisés non car 9/10
des humains ont un réflex de survie qui si je peux dire naturel(animal?)
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c'est un psycologue le dr de la tete
pourquoi tout le monde se couchent?
on est tous des brebis et sans chevre on avance pas...
ciao :)
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je croi que la peur est une réaction necessaire à la survie...
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ca c'est sur.mais faut pas confondre peur et lacheté si tu vois ce que je veux dire.
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c'est un psycologue le dr de la tete
non, c'est un psychiatre, qui a eu une formation de médecin et qui peut délivrer des médicaments
un psychologue a un diplome universitaire (DESS) et peut être le titre de docteur si il est allé jusqu'au doctorat (concernant le doctorat, c'est une supposition de ma part) ;) Le psychologue ne peut pas délivrer de médicaments.
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Nicolas,merci pour le nom,je ne savais plus maintenant je sais le dire on avance
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"L'honneur a fait des millions de morts mais n'a jamais sauver personne!"
(le premier qui trouve de quel film ca vient a gagner! ::) )
Pour info, c'est le méchant de l'histoire qui dit ca. Plus serieusement, je pense que ca dépasse un peu le cadre de la survie vu que c'est un peu paradoxale de vouloir sauver ce qui nous a construit en risquant ca vie, non?
Ne dit on pas que "c'est celui qui survit qui avait raison"?
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ah perso je suis sur la même longueur d'ondes que Patrick. l'Honneur a fait des millions de morts c'est vrai mais il a sauver des gens bien au contraire. et celui qui survit n'a pas forcement raison ça c'est une question de point de vue je pense. si le survivant a raison (deja un point tout le monde meurt un jour donc c'est la mort qui a raison de nous ;)) bah ça veut dire que César avait raison, Hitler aussi, et tous les peples colonisiateurs.
parfois, au fond de nous, il y a des valeurs pour lesquelles nous serions capables de mourir. rien que le droit à la parole, ou la liberté. combien sont morts pendant la première et la seconde guerre mondiale pour défendre ces valeurs, ces libertés qui nous font "humains"? au delà du patriotisme, il y a cet aspect guerrier qui nous pousse non plus à nous défendre mais à défendre des idées. mon avis a -10% sur les chaussures velours.
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Yes :up:
Je trouve cette distinction rage/colère très intéressante. Je me demande même dans quelle mesure les deux ne sont pas antinomiques. Plus on est colérique, et moins on a la capacité à vivre cette "rage", et inversement... quand on est bien dans sa peau et très cool, on est capable de s'enrager s'il le faut.
Enfin c'est ce que je remarque chez autrui comme en moi-même...
Me trompe-je ?
Ciao ;)
David
Ta réflexion est assez juste. Le colérique a tendance à la colère, tandis que l'enragé a tendance à la rage. C'est clair! ;D
Pour bien différencier les émotions, il faut connaître la source de l'émotion. La colère provient du sentiment d'insatisfaction à propos de quelque chose ou de quelqu'un et la rage provient du sentiment d'être à la merci de quelque chose ou de quelqu'un. Bref, dans la rage on se sent vraiment coincé ce n'est plus simplement de l'insatisfaction. La blague de Fred sur le fil de la politique est un bel exemple de rage. Il ne pouvait pas mieux te coincer. ;D
Le côté bien dans peau est effectivement un point crucial dans le fait de s'enrager. En terme de psychologie on parle d'estime de soi. Dans une mauvaise estime de soi, la colère mène vers la tristesse, le désarroi, la dépression et jusqu'au suicide dans les cas extrêmes. Tandis qu'une bonne estime de soi mène plutôt vers la passion. Ainsi, on peut dire que l'enragé est un grand passionné. Le sentiment de révolte peut intervenir également. Dans ce cas, c'est le sentiment d'injustice qui mène à la révolte et soit à la colère ou la rage par la suite. Bref, un révolté en colère n'est pas trop dangereux. Un révolté enragé est vraiment dangereux.
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ça rejoint l'idée selon laquelle la meilleure préparation mentale pour le self consiste d'abord à se sentir bien avec soi même et à avoir une bonne estime de soi comme tu dis très bien..
Bien vu... 100% tafdac
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Patrick: En quelque sorte, on peut dire qu'a certain moment, le reflexe de "preservation de l'espèce" prend le pas sur celui de sa survie personel?
Mais je pense que c'est quand mème du en grande parti a notre éducation et a la culture plutot qu'a quelque chose de plus profond, sinon, y'aurait pas tant de guerres. Ca me laisse preplexe... :-\