Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Stages, sorties et aventures (récits ou projets) => Discussion démarrée par: rafaf le 29 mai 2009 à 16:20:01

Titre: Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: rafaf le 29 mai 2009 à 16:20:01
Bonjour!
Je voudrais vous raconter une anecdote de randonnée pour avoir votre avis : pensez-vous que je risquais gros ou non?
Voilà l'affaire: cet été je suis partie faire le pélé de St Jacques de Compostelle. A force de lire des récits de gens qui traversent la moitié de la Russie en décembre en pyjamas de toile et chaînes aux pieds, et qui s'en sortent vivants, j'ai du mal à m'inquiéter pour ce genre de randonnée hyper balisées où on ne risque pas vraiment de se retrouver en situation extrême (enfin sauf si on s'y place soi-même, c'est vrai...). Pour vous dire dans quel état d'esprit j'étais, j'ai fait mon sac le matin-même, je suis partie sans sac de couchage ni vêtement contre la pluie (ni bien d'autres choses encore). J'avais bien envie de tenter l'expérience en partant à l'arrache comme ça.
C'était le 2 juillet, je suis arrivée en train à St Jean Pied de Port vers 16h30. St Jean Pied de Port c'est l'étape juste avant la traversée des Pyrénées, derrière lesquelles on trouve l'étape de Roncevaux. Comme c'était mon 1er jour, il ne m'est pas venu une seconde à l'idée que je ferais mieux de dormir sur place et de ne commencer la traversée des Pyrénées que le lendemain. Je ne me suis même pas dit "ah ouais c'est super dangereux mais jm'en fous je suis trop forte je le fais quand même", pas du tout... je n'ai juste rien pensé: j'arrive à St Jean Pied de Port, je passe à l'accueil des pèlerins chercher un crédencial (le mec s'étonne quand il apprend que je n'attends pas le lendemain pour partir, mais il ne dit rien de plus), et je commence à marcher. Normal quoi.
Bref je débute l'ascension vers 17h30. Il fait gris et lourd, je transpire bien dans la montée. C'est magnifique. Grande joie du 1er jour, de me retrouver enfin à l'air libre, tranquille toute seule avec un mois de marche devant moi.
Je marche, je marche, la pluie se met à tomber, doucement d'abord, ça me rafraîchit c'est parfait. Je suis en tee-shirt, déjà un peu mouillée. Puis il se met à pleuvoir à verse et je me retrouve totalement trempée et ruisselante comme si j'avais plongé tout habillée dans un lac. Mais jsuis contente, jme sens vivre, il fait encore jour, ça ne fait que commencer (dans ma tête). Je passe devant un refuge de pèlerins, un mec devant la porte s'étonne de me voir remplir ma gourde mais pas m'arrêter. Il me dit: "Eh mais c'est encore loin Roncevaux, et il pleut, reste dormir ici!", je réponds "Non non merci ça va, il n'est pas tard, j'ai envie de marcher", et il n'insiste pas. Je continue. La pluie continue à tomber très fortement. Le ciel se couvre. La brume s'installe. On commence à être sérieusement en altitude. Il fait de plus en plus froid. Là je commence enfin à me dire que je suis peut-être bête de ne pas m'être arrêtée au refuge. Mais je pense en termes de confort, toujours pas de sécurité. Je n'ai aucune conscience d'un quelconque danger. Je continue. Puis un orage éclate, avec des bourrasques de vent, la pluie, les éclairs, le tonnerre... un orage quoi. Là je commence à flipper. m*rde je suis toute seule dans la montagne, il paraît que c'est dangereux les orages (vague souvenir du dessin animé "Belle et Sébastien")... Je me demande si je ferais mieux de rebrousser chemin ou de continuer. Je me dis qu'au pire je peux toujours marcher toute la nuit pour me réchauffer, ya des gens qui sont passés par des choses beaucoup plus extrêmes que ça. Mais j'ai peur, si bien que je me mets à prier de toutes mes forces, en me disant que c'est quand même bien con de mourir un 1er jour de pèlerinage. Et là j'entends un bruit derrière moi, une voiture. Elle s'arrête à ma hauteur. Je m'attends à entendre "Bonjour mademoiselle, vous voulez qu'on vous dépose quelque part?", et au lieu de ça, quand la vitre se baisse, un mec se met à m'aboyer dessus avec l'accent du coin, me gueulant de mettre tout de suite mon sac dans son coffre et de monter dans la voiture. Je m'exécute. Je ne ressemble à rien, je suis trempée de la tête aux pieds, je rentre dans la voiture, et là le gars me crie dessus pendant 5 bonnes minutes sans que je puisse parler: "Nan mais t'es complètement folle ou quoi?! une fillette de 20 ans! qu'est-ce que tu fous ici par un temps pareil?? espèce de tarée! même mes chevaux ils sont effrayés! t'avais pas l'argent de payer l'auberge ou quoi? ou alors tu te crois plus forte que tout le monde?? ah toi je parie que t'es de la ville ma petite!!" enfin bref après tout ça il m'explique qu'il est le proprio de l'auberge devant laquelle je suis passée, et que son employé (le mec avec qui j'avais parlé à la porte), quand il a vu l'orage éclater, s'est souvenu que j'étais là-haut et l'avait prévenu, alors il a foncé pour venir me chercher. Je bredouille que non, c'est pas une question d'argent, que non, je suis pas de la ville, mais que je suis pas de la montagne non plus, et que non je ne me crois pas plus forte, mais que juste jme rendais pas compte, etc. Il me dit "puisque c'est comme ça tu feras la vaisselle ce soir pour payer ton logis!". On arrive à l'auberge, je m'attable avec les gens qui sont déjà en train de dîner (entrée fracassante, ruisselante de partout; et j'ai juste un tee-shirt de rechange, pas de serviette de toilette, c'est hyper pratique). Le patron, Jean-Jacques, qui me traite comme sa fille (autant dans l'engueulade que dans l'affection) me sert à boire, à dîner, une douche chaude, un lit douillet, tout ça gratuitement (alors que c'était pas une auberge où on fait des cadeaux aux pèlerins, comme c'est le cas dans certaines en Espagne) et je fais même pas la vaisselle  :doubleup:. Il a fini par se calmer et maintenant on peut un peu discuter. Il me dit que l'an dernier il avait insisté pour qu'un gars s'arrête mais que celui-ci avait continué, et le lendemain la gendarmerie avait retrouvé son cadavre dans la montagne, et lui s'était senti coupable de la mort de ce randonneur. Je comprends mieux sa colère...
Enfin c'est pas mal pour un 1er jour quand même! Lorsque je suis arrivée à St Jacques je lui ai écrit une carte postale pour lui dire que j'étais vivante...
Alors maintenant j'aimerais vraiment avoir votre avis: est-ce que j'ai été complètement inconsciente? est-ce que ça aurait pu aussi vous arriver? de quoi aurais-je pu mourir?
J'attends vos réactions (et j'ai déjà eu droit à une bonne engueulade alors allez-y mollo hein :o)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 29 mai 2009 à 17:15:43
Bonjour!

Citation de: rafraf
de quoi aurais-je pu mourir?
De la même chose que le randonneur de l'année précédente, sans doute :
froid et épuisement ... l'un renforçant l'autre.

Merci d'avoir partagé ... Au niveau du concours des plus grosses bêtises, tu te places directement dans le peloton de tête! Mais rassures-toi, les places sont chères, les champions sont nombreux! Tu es même en excellente compagnie.

Sur ce forum, il y a plein de persones bourrées d'expérience, une expérience énorme, question survie!
Des gens qui se sont un jour sentis petits, qui ont prié eux aussi ...
L'expérience, la vraie ... c'est la somme des erreurs commises.
A condition de savoir en tirer les leçons!

Alors, là, tu es bien partie pour devenir rapidement "une personne d'expérience" ... si tu n'en fais pas trop, et si la chance continue à te sourire.
_ _ _ _ _ _

Note quand même ... c'est l'orage qui t'a fait peur ... le déchainement perceptible des forces de la nature !
Mais le vrai danger était ailleurs ... beaucoup plus surnois.
Froid, épuisement, "petite halte", engourdissement ...



Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kilbith le 29 mai 2009 à 17:21:32
Bonjour,

J'aurais plein de réflexion a te faire, mais elle sortirait du cadre convenu des discussions du forum. Je vais donc me contenter du "factuelle" terrestre.

Tu avais plusieurs risques possibles :

*Le plus évident c'est celui de l'hypothermie. En clair, mourir de froid.
Typiquement tu avais peu dormis, tu étais fatiguée, tu étais trempée et tu n'avais pas de change sec alors que tes vêtements n'assurait pas de protection contre les pertes de température par convection, par radiation et l'évaporation.
Or il fait froid, c'est humide et cela ne fait que s'aggraver en altitude....
Tant que tu as la pêche tu équilibres les pertes thermiques par production de chaleur issue de tes activités physiques. Si la fatigue te gagne, ta production de chaleur n'équilibre pas les pertes, ta température interne baisse et comme nous sommes homéotherme....c'est l'hypothermie puis la mort si rien ne vient arrêter le processus.
Et là, tu n'avais rien pour arrêter le processus.

*L'autre scénario classique, c'est la crise cardiaque.
Il fait froid, tu te refroidis. Pour compenser "tu forces le pas", tes battements cardiaques atteignent ta VO2 max, mais c'est toujours insuffisant pour compenser tes pertes thermiques, tu "forces le pas"...puis il arrive un moment ou le cœur ne suit plus la cadence : arrêt cardiaque, mort.

*Le troisième scénario, c'est la peur et la douleur.
Dans un orage, surtout en montagne il fait froid,c'est bruyant et il grêle. La grêle, grosse comme des marrons ou plus, est capable de bosseler un capot de voiture. Elle peut sans problème te "bosseler". Sous la douleur tu te mets à courir, tu paniques, tu ne vois rien....tu glisses, tu te casses une jambe, plus de possibilité de créer de la chaleur par activité physique : mort rapide par hypothermie, à moins qu'un emballement cardiaque du fait de la peur abrège la douleur.

*Le quatrième est encore plus simple.
Tu marches le long d'une route. La visibilité est nulle. Une voiture passe et te renverse : mort banale.

*Le cinquième, la sur-confiance en ta jeunesse, ton corps.
A. Sous l'effort nécessaire pour combler tes pertes thermiques, une faiblesse (cardiaque, AVC) inconnue jusqu'ici se révèle : tu meurs.
B.En fait, tu as choppé une banale gastro la veille (exemple..). En cours de route Tu commences à te vider à vitesse rapide, déshydratation rapide, fièvre... Tu pensais avoir un corps entrainé de 20 ans mais en fait tu te retrouves avec le corps de quelqu'un de 80 ans pas entrainé. Relire les scénarios ci-dessus.

voili...seulement quelques uns des scénarios possibles.
 
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 29 mai 2009 à 17:24:19
Merci Did ...

Je savais bien que quelqu'un de plus compétent que moi entrerait dans les détails!
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: DavidManise le 29 mai 2009 à 17:31:15
+1 avec Bison.  Concrètement, oui, ça craignait vraiment : hypothermie.  Y'a plein plein de gens qui crèvent de froid la nuit en été, et même pas à 2000m.  En France ou même plus au Sud.  Ca arrive tout le temps.

Mais bon je te jette pas la pierre.  Moi aussi j'ai failli y rester en étant complètement con et inconscient.  C'est pour ça, entre autres, qu'aujourd'hui je partage mon expérience.  L'idée c'est de permettre à ceux qui sont assez intelligents pour écouter d'acquérir les bons réflexes sans devoir passer par la case risque et souffrance pour les acquérir.

Perso c'est ma constitution qui m'a sauvé là où mon intelligence et ma prudence avaient fait défaut.  Là en l'occurence c'est un bon samaritain qui t'as évité le pire.  L'être humain a parfois des manières bien subtiles et involontaires de sauver son cul ;D

Content que tu sois en vie.  Tu devrais apprendre de ce type d'erreur, et éviter de partir à l'arrache...  parce que la prochaine fois ça sera peut-être la dernière.  Fait gaffe stp.  

David

P.S.: comme le dit si bien Oxossi dans sa signature : PRAY BUT ROW FOR THE SHORE ;)

P.P.S.: grillé par Did, qui connaît les chrétiens ET les Pyrénées ;)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 29 mai 2009 à 17:37:42
En même temps, Roncesvalles (1000 mètres d'altitude environ) au mois de juillet, c'est faisable avec une bonne condition physique. Tu aurais pu vider ton sac, y faire un trou pour passer la tête (style poncho). Et il y a plein d'abris rocheux sur le parcours.

Avais-tu de la bouffe avec toi?

Quel était le trajet prévu précisément (parce qu'il y a pleins de possibilités dans ce coin).

http://vppyr.free.fr/vpp_etp.php3?etp=23 (http://vppyr.free.fr/vpp_etp.php3?etp=23)

Stéphen.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 29 mai 2009 à 18:06:15
Eh bien voilà un bien bel exemple de courage que tu nous donnes là et une piqure de rappel pour tous ( comme le post de Fy( http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,17614.0.html).
L'essentiel a été dit. Je me permettrais juste de te suggèrer la lecture de ça(http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,17618.0.html). Ce "Cellier" là, il t'a cherchée, t'a sauvé la vie ( le proprio de l'auberge ) et a pris soin de toi, outre cette chance là, tu as aujourd'hui l'avantage d'avoir rencontré un type comme ça ( tu aurais pu tout aussi bien tomber sur un gars avec des intentions plus "terre à terre" !). Ils sont rares, très rares, quand ils disparaissent, on les pleure. Mais celui-là est bien vivant, profites-en tant qu'il l'est ! ( un gros gros bisou en vrai par ex ;)).

Outre les risques, il y a ça :
Citer
Là je commence enfin à me dire que je suis peut-être bête de ne pas m'être arrêtée au refuge
C'est là la grosse connerie, tu ne t'es pas écoutée ( tu sais la petite voix qui te dit :"oula, ma fille, ça commencerait-y pas à chier ?) amha. Ce n'est que mon avis et je suis un peu "troutrouille" sur les bords, mais pour moi, le demi-tour s'imposait. Bonne leçon ! Cette connerie là tu ne la referas plus, tu peux passer à une autre ! :lol:
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: rafaf le 29 mai 2009 à 18:49:03
En même temps, Roncesvalles (1000 mètres d'altitude environ) au mois de juillet, c'est faisable avec une bonne condition physique. Tu aurais pu vider ton sac, y faire un trou pour passer la tête (style poncho). Et il y a plein d'abris rocheux sur le parcours.

Avais-tu de la bouffe avec toi?

Quel était le trajet prévu précisément (parce qu'il y a pleins de possibilités dans ce coin).

http://vppyr.free.fr/vpp_etp.php3?etp=23 (http://vppyr.free.fr/vpp_etp.php3?etp=23)

Stéphen.

Ah, vous êtes moins catastrophiste que les autres... Quand même en lisant les réponses, je me dis que ça aurait pu mal tourner.
Je n'avais pas d'itinéraire "prévu précisément", parce que j'avais juste prévu de suivre les balises (ce qui n'est pas évident avec le brouillard, mais aussi de nuit, quand en Espagne je partais avant le lever du soleil pour éviter la chaleur).
J'avais un fromage et un pain de campagne dans mon sac, je ne serais pas morte de faim en tout cas...
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: rafaf le 29 mai 2009 à 18:49:52

J'aurais plein de réflexion a te faire, mais elle sortirait du cadre convenu des discussions du forum. Je vais donc me contenter du "factuelle" terrestre.


Quel genre de réflexions...?
Titre: Re : Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 29 mai 2009 à 19:21:25
Ah, vous êtes moins catastrophiste que les autres... Quand même en lisant les réponses, je me dis que ça aurait pu mal tourner.
Je n'avais pas d'itinéraire "prévu précisément", parce que j'avais juste prévu de suivre les balises (ce qui n'est pas évident avec le brouillard, mais aussi de nuit, quand en Espagne je partais avant le lever du soleil pour éviter la chaleur).
J'avais un fromage et un pain de campagne dans mon sac, je ne serais pas morte de faim en tout cas...


Je ne peux pas préjuger de ce qui te serait arrivé. Je préfère rester prudent dans ce domaine. C'est une des raisons pour lesquelles je n'interviens que dans la rubrique ''outils coupants''. Le reste: je lis et j'apprends. J'éprouve à cet égard un grand respect pour les personnes d'expérience de ce forum.

En revanche, tout ce que je sais c'est que je suis né au Pays Basque et que j'ai usé pas mal de Vibram sur ses sentiers de montagne. Je me suis déjà fait prendre par des orages à cette altitude et en cette saison : c'est vrai je me suis pelé, oui c'est dangereux et j'ai eu peur (un orage en écho au pied d'une falaise ça décalamine  :-\ ), mais bon, ce que je veux dire c’est que Roncevaux, ce n’est pas l'Everest au mois de décembre non plus...


Stéphen.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: DavidManise le 29 mai 2009 à 20:05:52
Chacun apprécie le risque en fonction de ses critères à lui.  Et celui qui se loupe voit son génôme retiré de la grande course collective à la survie de l'espèce.  Pour le bien de tous les autres.  Car la descendance de ceux qui survivront seront moins cons, moins insouciants, et plus prévoyants. 

Aide toi et le ciel t'aidera, ça te dit quelque chose ?

Ce qui me choque dans le truc, c'est pas tellement le risque que tu as pris concrètement.  C'est que t'es parties les doigts dans le nez avec la plus complète désinvolture, sans aucune anticipation des risques ni la moindre étincelle de début de pensée pour les mecs qui auraient pu risquer leur vie (ou juste foutre une soirée entre potes en l'air) pour aller te tirer d'un mauvais pas.

Zéro anticipation des risques, zéro solution de repli, zéro autonomie, zéro marge d'erreur... 

Ton "vous voyez les gars" m'énerve prodigieusement, j'avoue.

David, qui va aller finir de préparer son stage de dimanche au lieu de s'énerver
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: rafaf le 29 mai 2009 à 20:17:21

Ton "vous voyez les gars" m'énerve prodigieusement, j'avoue.



Ca y est, je l'ai supprimé...  :-[
C'était de l'ironie. Je ne fais pas la maline. J'ai été c*nne et je le reconnais. Le post en quelque sorte rassurant de Kazar était en décalage avec les autres, c'est tout.
Et vous avez raison de dire que je n'ai pas une minute pensé aux mecs qui iraient se faire chier à venir me tirer d'affaire. Pour la simple et bonne raison que je ne me pensais pas en danger. Et aussi parce que quand on ne connaît pas du tout le monde des secouristes et de la sécurité en général, on ne soupçonne pas tout ce que ça représente. Depuis que j'ai subi un stage sur la question, je suis moins "désinvolte" comme vous dites...
Désolée d'avoir choqué; profil bas.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Gros Calou le 29 mai 2009 à 20:48:42
Salut Rafaf.

Voilà oui tu as risqué gros, l'excellent exposé de Didest là pour te l'expliquer, que ce soit dans les combes, en moyenne montagne ou en montagne, en haute c'est même pas la peine, même les expérimentés ( La championne Karine Ruby se tue dans les Alpes ... http://fr.news.yahoo.com/3/20090529/tfr-montagne-accident-deces-ruby-56633fe.html ) même le Roncevaux à 1000 mètres est dangereux. La montagne est belle, mais il ne faut pas la sous estimer, elle est plus forte que nous.
On fait tous des conneries hein ! Moi le premier, je me suis retrouvé pris à 200 mètres du sommet du Cheval Noir un 31/07 grand beau temps, par un orage et pourtant un ancien m'avait prévenu, j'avais comme toi 20 piges et je pensais que le vieux était fatigué. Cette connerie, je l'a ferais plus, au retour je me suis excusé, il n'a jamais su pourquoi, parce-qu'il n'a jamais su ce que j'avais fais, mais moi je le sais. J'ai eu de la chance ce jour là, j'en aurais pas une deuxième. Tu as eu de la chance ce jour là ....
Un autre jour, tu ne passeras peut-être pas devant une auberge, un mec te verras pas.... Alors remplace à l'avenir cette auberge et le mec qui t'as vu par la réflexion.

 ;)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kilbith le 29 mai 2009 à 20:58:46
Re,  :)

Ce n'est pas toujours facile de faire la part des choses : Faire et prendre un risque ou bien ne rien faire et ne pas vivre.

Mon avis sur le sujet (et ce n'est qu'un avis) c'est qu'il faut au moins choisir en connaissance de cause. Les choix devaient être fait consciemment et non par ignorance. Dans ton post initial, en plus de la franchise qui t'honore, on remarque surtout une certaine candeur fille de l'ignorance.



Libre à toi de t'exposer au danger, mais pas par inconscience, par choix. Je trouve que c'est sain de ne pas être "raisonnable" surtout à ton âge. Je n'aime pas les gens "raisonnables". On m'a toujours mis en garde contre les gens raisonnables dans ma prime  jeunesse. Mon tonton Cellier à moi me disait :

"En 1940, les jeunes gens raisonnables passaient leurs bacs et n'allaient pas à Londres".  :closedeyes:

Il faut des gens "déraisonnables". Mais il faut aussi qu'il fassent des choix raisonnés et conscients afin d'en assumer pleinement les conséquences. La liberté c'est le choix, pas l'ignorance. Sinon comment "assumer" ses choix?

Alors oui, "à coeur vaillant rien d'impossible"...mais surtout "ignorance n'est pas vaillance, juste inconscience".


Reste Vaillante....

Post à vie courte.  ;)

Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 29 mai 2009 à 22:22:07
Citer
êtes moins catastrophiste que les autres...
Non ! On s'exprime du coté de la douceur ( enfin on essaye) pour tenter de mieux faire passer le message. On apprend rien à personne en lui collant une claque dans la gueule !

En toute franchise Rafaf, tu as l'âge de mon cadet ! Je te jure, il me fait un coup comme ça, comment que je lui pourris la vie, je te raconte pas ! ça serait une vraie guerre et je te prie de croire qu'un Anke en colère, même si le gars est pas bien épais, ça déménage...
Alors, tu fais gaffe à ta peau, parce que maintenant qu'on est au courant, on est dans le bain avec toi... Comprends-tu ? S'il t'arrive quelque chose, il y aura inévitablemetn l'un d'entre nous qui se dira : " m*rde, si ça se trouve, en écrivant sur le forum, j'aurai peut-être pu empècher..."

Partir à l'arrache, c'est un bon exercice, mais ça se planifie avant, càd, que tu y a déjà pensé avant en passant en revue tous les items : la bouffe, le froid, la signalisation et tout le tintouin... Le but c'est d'anticiper pour ne jamais se retrouver en situation de survie. A l'extrème limite si tu te retrouve en situation de survie, c'est que t'as loupé un truc, si t'as loupé un truc, t'es mort... C'est pas compliqué.

Je suis pas catastrophiste, mais t'arrètes tes conneries, c'est pas bon pour mon coeur !  :lol: ( fais gaffe à ta peau)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Leif le 30 mai 2009 à 00:15:47
Citer
"En 1940, les jeunes gens raisonnables passaient leurs bacs et n'allaient pas à Londres".  Zzzzz
;)

yep rafaf e seul hic c'est que la grande majorité des gens vont jusqu'à risquer leur vie pour en sauver une autre.

faire passer la bonte et l'altruisme par dessus la colère pour venir en aide a quelqu un qui fait n'importe quoi.

apres je suis tres tres tres tres darwinien :D donc plus haut l'ourson a parle du genome et survie de l'espece ;)

fait gaffe a tes gambettes de 20 ans et être irresponsable mais en pensant aux autres.

a+

jeff

merci pour le mp
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 30 mai 2009 à 12:45:57
Mon post ne se voulait pas rassurant, et s'il semble être en décalage c'est parce que je me suis imaginé ce que tu aurais pu faire si personne ne soit venu te chercher.

Donc, au-delà du nécessaire avertissement, ne pouvons-nous pas envisager cet autre aspect : qu'est-ce que tu aurais pu faire pour préserver ta sécurité une fois engagée dans cette situation?
Comprenez ma démarche, elle se veut constructive.


Stéphen.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 30 mai 2009 à 12:56:47
Je crois que c'est Rafraf qui devrait réfléchir un peu et donner d'abord ses propres réponses ...
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 30 mai 2009 à 13:31:05
Hé hé Bison  :up:
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 31 mai 2009 à 01:19:53
Oui, tu as raison Bison, bien vu. Ce serait beaucoup plus instructif ainsi.

Stéphen.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Corin le 31 mai 2009 à 08:58:42
Salut,

rafraf,

Je ne vais pas épiloguer mais on dirait que tu cherches à te faire engueuler ou à te faire mal. A moins que tu ne cherches tes limites.
Après, c'est très simple. Avec ce que tu as fait, tu dois une vie.
Tu verras toute seule comment tu fais.

Ensuite, la montagne est un univers qui ne pardonne pas car les conditions climatiques peuvent y varier très fortemment, très rapidement. C'est pas pour rien que les hommes n'y vivent pas au-delà d'une certaine altitude.
L'un des pièges les plus dangereux est l'orage principalement parce qu'il est difficile de se protéger.

Les Pyrénées sont l'endroit où j'ai vu les déluges les plus violents surtout dans le pays basque. Ca ne veut pas dire qu'ils sont plus violents qu'ailleurs mais ils y sont plus fréquents, à mon avis.

Donc la prise de risque tient dans le fait que tu étais seule, en fin de journée, sans équipement pour te mettre à l'abri de l'eau et du froid et que tu t'es volontairement exposée aux éléments.

Enfin, on peut toujours passer sa nuit en montagne par temps d'orage. Mais en sachant à quoi on s'expose et en sachant comment s'y prendre... Quand j'étais gosse, on apprenait qu'il ne fallait pas dormir si tu devais bivouaquer en montagne. C'était vu comme gravissime. Aujourd'hui, on a le matos pour le faire.

A+
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Corin le 31 mai 2009 à 09:08:20
Ah! j'oubliais. Pour répondre à ta question: qu'est-ce que je risuais vraiment? Vraiment la mort.
Mais ça tu le sais.

Du coup, une petite question: qu'attendais-tu vraiment en venant nous raconter ça? Tu sais que c'est une vraie connerie désormais (en tout cas je l'espère).
Je suppose que tu te doutais qu'on allait réagir comme ça. Qu'espérais-tu de plus?

A+
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 31 mai 2009 à 10:41:48
Hmm ...

Citer
qu'attendais-tu vraiment en venant nous raconter ça?
[...]
Qu'espérais-tu de plus?
A 20 ans, certains aiment bien faire état de leur intrépidité ...
Braver la mort, waw!
En réchapper par miracle ... re-waw!
D'habitude, c'est plutôt les mecs ... ceux qui ont besoin de se prouver quelque chose.

Ce serait un autre challenge de répondre à la question posée plus haut:  "qu'est-ce que tu aurais pu faire, pour augmenter tes chances, si cette camionette providentielle ne t'avait pas ratrappée".
Soyons clair, voici la situation :
Citer
Il fait de plus en plus froid. Là je commence enfin à me dire que je suis peut-être bête de ne pas m'être arrêtée au refuge. Mais je pense en termes de confort, toujours pas de sécurité. Je n'ai aucune conscience d'un quelconque danger. Je continue. Puis un orage éclate, avec des bourrasques de vent, la pluie, les éclairs, le tonnerre... un orage quoi. Là je commence à flipper. m*rde je suis toute seule dans la montagne, il paraît que c'est dangereux les orages (vague souvenir du dessin animé "Belle et Sébastien")... Je me demande si je ferais mieux de rebrousser chemin ou de continuer. Je me dis qu'au pire je peux toujours marcher toute la nuit pour me réchauffer, ya des gens qui sont passés par des choses beaucoup plus extrêmes que ça. Mais j'ai peur, si bien que je me mets à prier de toutes mes forces, en me disant que c'est quand même bien con de mourir un 1er jour de pèlerinage. Et là j'entends un bruit derrière moi.
VARIANTE 
Il n'y a rien, aucun véhicule, personne ne viendra à mon secours.
Que peux-tu faire, ou tenter, à ce moment là ... pour augmenter tes chances de t'en tirer au meileur compte possible?

Maintenant que le danger est passé, as-tu réfléchi à ce que tu aurais pu faire?
Maintenant que nous te posons la question ... pourrais-tu y répondre?

Ce genre d'expérience, il faut vraiment en tirer le plus d'enseignements possibles.
Non seulement pour toi-même, mais aussi pour d'autres personnes qui risqueraient de se mettre elles-aussi dans une situation semblable.

La balle est dans ton camp ...
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Corin le 31 mai 2009 à 11:30:57
La vraie difficulté, c'est d'être capable d'humilité.
Etre capable de se dire je sui en train de faire une connerie ou je dépasse mais limites et de renoncer.
Là, il aurait fallu redescendre se mettre à l'abri dès que la pluie ets deveenue plus forte ou dès l'apparition des nnuages d'orage.

Du coup, la sourde inquiétude au sujet de la traversée du Wadi Rum n'en est que plus légitime...

A+
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Patrick le 31 mai 2009 à 12:26:33
Bein, je ne sais pas trop comment prendre le post de Rafaf. C'est même pas de l'inconscience due à la jeunesse avec excès de hardiesse, quelques prises de risques, oubli de certains matériels, etc.

Là c'est encore autre autre chose presque une crise de trip mystiquo/shamanique avec déconnexion de toute forme de réalité  :blink:

En plus, tu nous demande si tu risquais vraiment gros alors que tu en as eu un apperçu avec la réaction du proprio du refuge qui lui, connait vraiment bien le coin.

Alors je ne sais pas trop comment réagir, car d'un côté tu accepte de partager un expérience qui n'est pas à ton avantage (ce qui est plutôt rare), mais de l'autre c'est tellement incroyable que c'est à se demander à quoi tu pouvais bien penser ou si tu ne cherchais pas inconsciemment à te mettre en sévère difficulté.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: athlon le 31 mai 2009 à 12:44:55
Bonjour,

Je suis un peu comme patrick... mais je penche même plus vers de la pure provocation.

Si ce n'est pas cela, alors OUI tu as pris des risques, mais en même temps, le fait que tu reviennes dessus est un bon signe... tu as conscience, peut être un peu tard... des dangers ou du moins la sensation qu'il y en a .

Amicalement
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 31 mai 2009 à 15:24:41
Bonjour,

J'ai relu la "présentation" de Rafraf.

Citer
J'ai découvert tout récemment ce forum en faisant une recherche sur la déshydratation...
[...]
Nos sociétés semblent solides, il nous est difficile d'imaginer que nous aurons peut-être à nous retrouver dans une situation de survie un jour. Nous avons le réflexe "assurance" et le principe de précaution est roi. On ne connaît pas la faim, la soif, le froid, la fatigue physique avancée... Je ne suis pas maso, mais pour me sentir vivre, j'ai besoin de retourner à un peu plus de réel.

Ce besoin m'a poussé à faire des expériences assez variées: deux préparations militaires (franchement soft  :D, du krav-maga (là par contre j'en ai pris plein la tronche!!!!) et de la savate, de la marche (pas mal de marches en France, sous un soleil de plomb ou sous une pluie glaciale, et le bivouac à l'arrivée (scoutisme, marches avec des amis). Le pélé de St Jacques de Compostelle (environ 800 km depuis St Jean Pied de Port jusqu'à Finisterre, après St Jacques). Quelques marches en Israel et Palestine (j'habite dans un petit village à la frontière du désert de Judée).

Voilà je ne suis pas Rambo mais j'aime bien les trucs un peu durs où on est obligés de se dépasser.

Rafraf :
 - Rafraf habituée à "aller voir" jusqu'où elle peut aller, sans se prendre la tête;
 - Rafraf qui s'est déjà bien entraînée, bien endurcie, qui n'a pas froid aux yeux;
 - Rafraf plus habituée à la plaine qu'à la montagne, ignorante de la violence accrue des conditions météo en montagne ... ignorante de la "règle" météo qui dit que la température baisse de 6,5° par mille mètres;
 - Rafraf qui ne croit plus personne dès lors qu'on lui dit que le St-Jacques est une entreprise dangereuse ; (sérieusement, c'est crédible, ça comme enseignement?)
 - Rafraf qui après coup se pose des questions;
 - Rafraf, qui ne se laisse pas décourager à la première trouille ;
 - Rafraf qui se renseigne mieux, en vue de son prochain défi.
...  :love:

Et nous, nous lui lui répondons comme des vieux :  on lui dit ce qu'elle risquait (facile) mais on ne lui dit pas vraiment la probabilité de ce risque :

 - Certitude d'y rester ou pas? Fifty-Fity? 1%  0,1% ?
 - Combien de moutons, de vaches ou de chevaux ont été foudroyés cette nuit là? (En pourcentage, svp!)
 - Combien de personnes ici sur le forum (jeunes et en bonne forme physique) ont marché pendant des heures, trempées et transies de froid, sans succomber à l'hypothermie? Sans mourir de peur sous le grondement du tonnerre?

Bien sûr, tout cela est difficile à quantifier ... mais c'est quand même une part importante de l'équation "prise de risque", non?

Il y a deux ans, je me suis laissé surprendre avec ma femme par un orage violent, sur un terril à 065,00 m d'altitude (en été).
Faut pas rire, la descente était sacrément périlleuse! (Un terril mouillé, c'est glissant comme du savon). Quand l'orage s'est vraiment "accroché" au terril on a préféré se faire petit dans un creux. Nos imperméabless (minables) n'ont pas tenu la drache. On est resté là, misérables, pendant 20 minutes, puis le tonnerre s'est éloigné (pas la pluie!) et on est rentré à la voiture.

Françoise faisait un début d'hypothermie (tremblements, incapacité à se réchauffer "normalement" ...), moi pas :  un organisme n'est pas l'autre ...

Avons nous pensé qu'on allait y rester? Jamais ...
Que nous pouvions y rester? Moi oui ... Qui n'y pense pas quand éclair et fracas de tonnerre semblent simultanés? J'y ai pensé juste assez pour dire qu'il valait mieux nous accroupir au flanc d'un petit chemin creux plutôt que nous "découvrir" sur l'une ou l'autre petite crête.

Est-ce que nous avons risqué gros? Oui
Est-ce que nos chances de nous en sortir sains et sauf étaient bonnes? Oui (sauf panique et autre conneries)

Leçons tirées? Oui
Françoise s'est offert une vraie veste de pluie (gtx et tout) à $$$ sans discuter.
Et moi je regarde désormais le ciel avec plus d'attention avant de me faire un petit sommet tout près de chez moi (on a les montagnes que l'on peut). Pas envie de me faire piéger une fois de trop. Je me suis aussi acheté un tout petit t-shirt ML en fine laine, qui ne tient pas de place dans une banane ... des fois que je me ferais bien mouiller quand même!

Moralité : 

a) je crois que si Rafraf avait eu une première expérience d'un bel orage en montagne, elle aurait pris plus de précautions. Mais s'il fallait être correctement formé / informé de tout avant d'entreprendre, on resterait paralysé ... éternels étudiants de la prise de risque!

b) avec son back ground et sa forme physique, je crois que Rafraf aurait eu le courage de marcher sans s'arrêter, qu'elle aurait gagné la course contre le froid et l'épuisement ... Après tout, voici trois semaines, j'ai vu dans les Vosges des familles marcher sous l'orage à 1.000 m d'altitude ... Il y a même eu un bon samaritain en 4*4 qui a secouru une famille avec un enfant en bas âge dans un porte bébé (pas fier le papa!). Il devait bien y avoir des centaines de randonneurs dans le coin! Et dans notre groupe, il y avait un garçon XUL qui marchait sous l'averse avec un petit t-shirt manches courtes ...
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: douyazen le 31 mai 2009 à 15:48:04
Un peu d'image , un orage de montagne ça peut donner ça :

Le Grand Bornand :

http://fr.truveo.com/Catastrophe-du-Grand-Bornand/id/4195195859

Vaison la romaine

http://www.dailymotion.com/video/x1pwcg_innondations-de-vaison-la-romaine_events

Je sais c'est exeptionnel , du jamais vu de memoire d'homme blablabla ( pas si rare que ça en fait )  , mais bon ça calme n'empéche  , perso en montagne ce qui me met le plus mal à l'aise , c'est les orages ET  leur consequence , coulée de boue , glissement de terrain , chute d'arbres , monté des eaux des torrents alentours , un orage qui péte a des kilométres peut etre encore dangereux bien longtemps apres que la derniére goutte ai touché le sol et à un point situé bien plus loin de son origine , je pense qu'il fallait le dire aussi .
Alors quand il y a risque d'orage , on va pas faire trempette dans les gorges , ni taquiné la truite , et on se grouille pour remplir les gourdes et on remonte fissa et meme dans les vallées en camping  , en vacances  on reste vigilant

mon avis sur l'orage , c'est dangereux , mortel et il  en a  rien à faire de la provocation  ou du "j'ai pas froid yeux et je suis en grande forme physique  "  .
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 31 mai 2009 à 16:08:54
Citation de: Douyazen
perso en montagne ce qui me met le plus mal à l'aise , c'est les orages ET  leur consequence , coulée de boue , glissement de terrain , chute d'arbres , monté des eaux des torrents alentours , un orage qui péte a des kilométres peut etre encore dangereux bien longtemps apres que la derniére goutte ai touché le sol et à un point situé bien plus loin de son origine , je pense qu'il fallait le dire aussi .

Merci de le rappeler. Le plus dangereux, c'est ce à quoi on ne pense pas, ou pas assez ...
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: rafaf le 31 mai 2009 à 18:35:13
Bein, je ne sais pas trop comment prendre le post de Rafaf. C'est même pas de l'inconscience due à la jeunesse avec excès de hardiesse, quelques prises de risques, oubli de certains matériels, etc.

Là c'est encore autre autre chose presque une crise de trip mystiquo/shamanique avec déconnexion de toute forme de réalité  :blink:

En plus, tu nous demande si tu risquais vraiment gros alors que tu en as eu un apperçu avec la réaction du proprio du refuge qui lui, connait vraiment bien le coin.

Alors je ne sais pas trop comment réagir, car d'un côté tu accepte de partager un expérience qui n'est pas à ton avantage (ce qui est plutôt rare), mais de l'autre c'est tellement incroyable que c'est à se demander à quoi tu pouvais bien penser ou si tu ne cherchais pas inconsciemment à te mettre en sévère difficulté.

Hé bé... jpensais pas que j'allais me faire psychanalyser comme ça!!
Bon alors je vais me justifier, et répéter à nouveau que NON je ne fais pas la maline et que oui, j'adopte un profil bas (mais pas de là à lire certaines interprétations erronées qui me font bondir, sans réagir).
D'abord, pour ce qui est du "trip mystico/shamanique", je me marre. Ok la religion c'est pas trop à la mode, mais bon c'est pas parce que j'ai dit que j'avais prié qu'il faut en déduire que je suis mystique... Enfin, si vous me connaissiez, l'idée ne vous serait pas venue à l'esprit, mais forcément sur un forum vous ne pouvez pas deviner.
Ensuite, pourquoi est-ce que j'en ai parlé sur ce forum? Ce qui m'est arrivé ce jour-là, j'ai besoin de revenir dessus en présence de personnes expérimentées. C'est-à-dire des personnes dont je sais qu'elles ne me diront pas: "mets un chandail tu vas attraper froid", juste parce qu'il y a un peu de vent dehors. Des personnes dont je pense que si elles me disent "t'es inconsciente", c'est parce que je le suis vraiment, et non parce que ce sont des pantouflards.
Ok jme suis déjà faite engueuler par ce Jean-Jacques qui est un mec de la montagne, donc sa parole avait beaucoup de valeur à mes yeux. Mais jme suis faite engueuler, point barre. Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de revenir sur cette histoire, et d'en tirer les conclusions appropriées. En vous lisant, je crois que c'est chose faite, et je vous remercie vraiment tous pour cela (merci Did notamment, 100% d'accord avec le fait que pour poser un choix il faut avoir conscience des options).
La montagne est un milieu qui m'est totalement étranger, et mon erreur a été de traverser ce milieu étranger sans me renseigner. Cependant, je puis dire en toute franchise que si une seule personne m'avait dit, avant ou pendant mon ascension vers Roncevaux, que j'étais tarée et que ce que je faisais était dangereux, je me serais arrêtée; je ne me serais pas crue plus forte. Car, ne connaissant pas la montagne, j'aurais fait confiance aux autres et reconnu mon ignorance. Mais les 2 personnes qui ont m'ont vue (le gars à l'accueil des pèlerins, et l'employé de l'auberge) se sont simplement étonnés, et du coup ça ne m'a pas du tout alertée. Car c'est vrai que le rythme sur ce chemin de St Jacques, c'est plutôt 20km par jour que 40, c'est plutôt auberge que belle étoile, c'est plutôt butagaz que feu. Donc si on fait différemment, on étonne, voilà tout. Et je pensais qu'il ne s'agissait que de cela.
Ensuite, est-ce que c'est honorable de ma part de parler ici de cet épisode qui n'est guère à mon avantage? Non, car c'est un forum Internet où je suis anonyme. Me faire engueuler par le Grand Manitou ou par Corin ici, jvous assure que c'est autre chose que Jean-Jacques en réel. Donc c'est tout simplement plus confortable pour moi. Cet épisode, je l'ai très peu raconté à mon retour, justement parce que ce n'est jamais agréable de parler de ses erreurs et d'exposer sa connerie.
Est-ce j'ai juste envie de montrer mon "intrépidité" en prétendant "braver la mort"? D'abord, je n'avais pas conscience de braver la mort. Ensuite, au sujet de l'"intrépidité": je hurle quand un de mes frères me fait peur dans l'escalier, je saute sur mon lit pour pas me faire attraper le pied par la sorcière qui est au-dessous, et à chaque marche de nuit que je fais mon objectif principal est de me forcer à ne pas psychoter au moindre bruit, et à réduire mon rythme cardiaque ridiculement élevé. Je suis une trouillarde, voilà la réalité, et je n'en ai même pas honte, parce que je suis comme ça et c'est tout. Alors si vous me soupçonnez de vouloir me montrer intrépide, vous avez tort. En revanche, j'ai des "qualités" dont je suis fière, et peut-être que dans mon post je les ai complaisamment mises en avant (mea culpa); passer une nuit de m*rde sous la pluie, c'est quelque chose que j'accepte sans problème mentalement, parce que je l'ai déjà vécu, parce je suis endurante, parce que j'aime pas me plaindre. De ça je suis fière, et pourtant c'est con, car c'est comme la peur, je suis comme ça, et c'est tout. Ya pas à être fier ou avoir honte de quoi que ce soit, faut faire avec ce qu'on est et essayer de progresser.
Enfin, réfléchir à ce que j'aurais fait si aucune voiture ne s'était arrêtée: je pense vraiment que j'aurais fait demi-tour. La brume commençait à s'installer, j'avais même sorti ma frontale et mis le mode clignotant pour pas me faire écraser. J'aurais eu peur de me perdre, et je me serais dit: "bon tant pis, demi-tour". S'il n'y avait pas eu de brume, j'aurais peut-être continué, car je me serais dit qu'en forçant le pas, j'avais assez d'heures de jour devant moi pour suivre la route et arriver à Roncevaux (trempée certes). J'avoue qu'en plein mois de juillet je ne pensais pas avoir affaire à des risques d'hypothermie (d'ailleurs jconnaissais même pas le mot à ce moment-là...); c'est con de ma part, mais pour moi le froid a toujours été un problème de confort (donc un problème à pas prendre en compte, dans ma tête), et non de sécurité (enfin sauf s'il fait très très froid bien sûr). Quand j'ai marché de St Jacques à Finisterre, les 100 derniers km avant l'océan, il a plu des cordes sans s'arrêter pendant les 2 jours et demi de marche, et j'étais en tee-shirt, et parfois je grelottais, et si j'ai été tentée de prendre un bus, ce n'était pas pour me protéger de l'hypothermie, mais juste pour arrêter d'en baver. Dans mon enfance j'ai souvent campé dehors par grand froid, j'ai grelotté toutes les nuits dans mon sac de couchage pas du tout adapté (je n'ai découvert ça que plus tard! je pensais que c'était normal d'avoir froid, qu'il n'y avait rien à faire contre), je me souviens qu'il y avait des glaçons dans le jerricane, et que je ne sentais plus du tout mes pieds.
Tout cela vous expliquera peut-être pourquoi je ne me suis pas arrêtée ce jour-là...




NB: Pour la "sourde inquiétude du Wadi Rum": je suis justement en phase de préparation, en raison de mon inexpérience; chose que j'aurais dû faire avant St Jacques, ok. Je suis au courant que la zone où on va, avec ses étendues désertiques et ses fortes chaleurs, est extrêmement dangereuse, que tout va très vite (la femme d'un ami a failli mourir en Jordanie, à 10 minutes près elle y passait, pour n'avoir pas assez bu... et pourtant elle avait pas mal bu; ce récit m'a beaucoup marquée; et mon père médecin n'arrête pas de me mettre en garde, surtout lui qui a failli y passer en Afrique). J'ai "peur" de ce voyage pour ces raisons, et notamment parce que je ne serai pas seule, et que du coup j'angoisse à l'idée qu'il arrive quelque chose à mon compagnon de voyage (si je meurs toute seule au milieu du désert, d'un côté c'est mon problème; mais je m'imagine très très mal rentrer avec le cadavre de ma cousine sur les bras, et moi vivante). Alors on se prépare, voilà.




Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 31 mai 2009 à 19:57:00
Tout pareil que Corin et que les autres.

Tu dois une vie...

Après on peut se "pignoler" le bidule( te faire psychanalyser comme ça, franchement c'est un sujet qui interresse assez peu, nous on veut juste que tu ne meures pas !)...
Au jour d'aujourd'hui, ce mec t'as sauvé ton cul ( pardon pour le mot grossier). Après tu tires les leçons que tu veux, perso je m'en balance ( c'est faux, mais je suis un peu grognon de nature !), j''en ai tiré le miennes et je me souviendrais de ton témoignage et le transmettrais autant que je peux. Mon but : "sauver des vies..." Ton but ? ça t'appartient et tu n'est pas obligée de rendre des comptes.
Donc merci d'être intervenu sur le forum pour nous raconter tout ça. Si tu en tires des leçons pour te "garer la couenne" , je serais super content, sinon, tu peux "crever"...( tu m'inerves les neurones  :lol:)
Je suis un peu extrème, mais put**n, tu pourrais être ma fille ! Alors bon ...Je préfère que ça soit moi qui "crève" plutot que toi ! Tu comprends espèce de bourrique ?  :calin:
La mort ( je suis bien placé pour en parler !) c'est une seule fois et c'est définitif.
Avec toute mes amitiés
Anke
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Moleson le 31 mai 2009 à 20:43:32
Tu m'énerve, je devrais pas l'écrire, mais autant le dire.

Tu vois là hier, ma belle-mère de 77 ans vient de faire une très grave chute en montagne avec un pronostic pour le moins réservé.
Mais elle, avec son mari, ça fait 60 ans qu'il font de la randonnée en montagne, leur sac à dos, David en pleurerais car il y a tout (sauf peut-être son oeuf) et ils ont toujours été prudent en se renseignant sur les dangers éventuels. Bilan a 77ans pour la belle-mère et 85 ans pour le beau-père il passaient maintenant au moins 3 mois en montagne et pas plus tard qu'avant hier ils se faisaient une via ferrata.

Mais voilà un faux pas et cette belle histoire s'arrête là....

Alors ça c'est pas de chance, c'est quelque part la vie, aussi dur que ce soit.


Mais toi, tu as 20 ans et comme une gamine inconsciente tu lance sur la route de St-Jacques de Compostelle sur un coup de tête et vogue la galère, advienne que pourra.

Eh bien non, ta vie c'est quelque chose de précieux, sinon pour toi, alors pour tes proches. Et ca se fout pas en l'air comme cela. Nom de..... tu a 20 ans, une vie entière de truc génial à faire. Alors démerde toi pour vivre ces prochaines années et si possible pas dans une poussette.
Se démerder signifie aussi demander, ca coute rien et rapporte beaucoup.

Le Jean-Jacques il a eu 1'000 fois raison de te passer une branlée.

Moleson 
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 31 mai 2009 à 20:51:21
Peut-être un aspect que tu n'as pas abordé ( sous toutes réserves)
Tu peu xjouer ta vie, ça te regarde.
Penses à ce que tu vas laisser derrière. Mon pote Mino, il a perdu son fils de 17 ans. Sa vie à lui, c'est baisé ! (Si on était pas quelques potes à être "là", il se serait "croché".) Et je le comprends, c'est peut-être la seule chose dont on ne peut se relever.
C'est con, je sais, mais tu portes aussi cette responsabilité là.
Prends soin de toi et en même temps en prenant soin de toi, tu prends soin des tiens...
Titre: Re : Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: rafaf le 31 mai 2009 à 20:54:06
Et ça continue... :o


Le Jean-Jacques il a eu 1'000 fois raison de te passer une branlée.
 

Est-ce que j'ai dit le contraire?

put**n C'EST UN FORUM OU C'EST UN TRIBUNAL? J'aurais mieux fait de me la fermer.

Allez salut, j'en ai marre. Sujet clos pour moi.

(et j'entends déjà les réponses: ouais ben non, c'est pas clos, nous on risque nos vies pour sauver celles des c*nnes de ton espèce... Vous ne comprenez pas: je vous respecte infiniment et je suis convaincue d'avoir tout à apprendre de vous tous, je suis sensible à vos avertissements et vous en remercie, j'ai compris la leçon... tout cela je le pense très sincèrement mais je crois que je l'ai suffisamment dit sur ce forum et que là on finit par tourner en rond; avec les centaines de fils passionnants de ce forum, ce serait pas mal de passer à autre chose. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse maintenant??? Me flageller en hurlant mea culpa, écrire dans chaque post, en intro: "Excusez-moi d'être une bouffonne inconsciente, désinvolte (et énervante)"?)

Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Leif le 31 mai 2009 à 21:00:41
coucou les messieurs dames.

une chose me tarabusque , vous revenez souvent sur son age, a partir de quelles ages ont a le droit de faire des conneries ou de mourir sans gêner personne?

ensuite c'est les conneries qui font avancer:

que oui ont ne doit pas aller dans la montagne sans renseignements avant.

mais beaucoup ne se rendent pas compte qu'il faut vraiment se renseigner avant.

mais attention aux syndrome du chercheur et rester bloqué au premier stade.

elle est revenu nous fais part de sa betise un peu cru donc elle se fait tirer dessus a boulet rouge; mais c'est normal c'est le forum qui veut ça.

elle aurait poster sur un autre forum ça aurait été different , c'est ce qui fait la grandeur des infos.

ça question etait juste effrontée  et espiègle point barre.

le titre aurait ete :"le chemin par temps d'orage" et bien ça aurait ete  tout autre chose.


juste pour par contre en remettre une couche le fait de risquer sa vie ne me gene mais pas du tout, mais le hic c'est que des gens peuvent mourir pour te sauver.

pour ma part le choisx est vite fait

jeff darwin depuis toujours :D
ciao

jeff
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 31 mai 2009 à 21:30:49
Non Rafaf, tu n'as pas dit le contraire. Non tu n'aurais pas meiux fait de la fermer, ça va nous permettre de faire encore plus gaffe à nous. Non ici ce n'est pas un tribunal, ta leçon, même si on te fait part de notre colère, on la fait notre et autant que faire ce peut, on va essayer de la transmettre, c'est juste que tu as foutu les jetons. ça il faut le comprendre.
Ici, il y a des pères et des mères( et pas seulement, mais y'en a !), avec nos contingences, c'est peut-être lourd à porter pour toi, mais si tu fais engueuler, c'est parce qu'on a peur ! On y peut pas grand chose, on est fait comme ça.
Je crois que malgré tout, c'est ce qu'il se dégage ici : la bienveillance ( même bourrue !) à ton "endroit".
Tu en retires ce que tu veux, t'es complètement libre et personne ne peut te "juger". Il n'empèche que si j'apprends ton décès par les journaux ou la "toile", ça me pourrira la vie. C'est juste ça. On l'exprime plus ou moins bien c'est sûr. Mais en "gros" c'est ça qui nous anime.

Imagine la situation inverse :
C'est moi qui fait la connerie ( à 52 balais mouarf, je peux être un vrai trouduc, sisi je te jure !) et je te raconte, tu me pourris la vie " Anke t'es vraiment un grand con ! Vi ! "( moi je regarde mes pompes et je fais profil bas...) et tu t'éloignes de quelques pas pour te retourner brusquement et me coller une grande claque sur le museau  en ponctuant : "T'es vraiment con !" Puis tu me prends dans tes bras en essayant de me faire comprendre combien je suis précieux...

Voilà, c'est tout pareil, t'es précieuse, c'est pour ça qu'on râle...

Enfin, je m'avance surement un peu pour parler à la place des potes, ils rectifieront si besoin...

Anke
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 31 mai 2009 à 21:36:46
Citation de: Rafraf
put**n C'EST UN FORUM OU C'EST UN TRIBUNAL?

Voilà ...

Rafraf a fait avancer le smillblick ... un tout petit peu.
J'ai appris de son récit initial et de sa longue explication plus de choses qu'elle en a apprises de moi.

On n'a pas de jugement à porter.
On n'a pas de leçon de morale à lui donner. Surtout pas celle concernant les sauveteurs! Celle là, celle que l'on rabache quand il n'y a rien de mieux  :   >:(

On aurait juste à remercier Rafraf de ce qu'elle nous as apporté, et en tirer un maximum d'enseignements ...

Elle a répondu à la question qu'on lui a posée :  elle aurait fait demi-tour, elle avait déjà sa frontale en mode clignotant (pas bête, je n'y avais pas pensé). Et nous, qu'aurions nous fait, une fois coincés en plein orage, à regretter d'être là . Moi j'ai au moins trois ou quatre trucs en plus ... je parie que Did en a une demi douzaine de derrière les fagots ...

Qu'aurions nous fait, pour éviter de nous faire piéger? A part bien entendu attendre la saison où il n'y a pas de risque d'orage ? :(

Comment devrions nous nous comporter, si nous étions un jour à la place de ces deux personnes qui se sont simplement "étonnés" de voir passer quelqu'un qui va au casse pipe? Quels mots prononcer?

Elle nous a fait peur c'est vrai. Peur rétrospective, et peur pour d'autres pareils à elle.
Alors, finalement, comment agir en amont, loin en amont peut-être, pour que nos enfants n'aillent pas se fourrer dans une telle situation, sans pour autant brider leur esprit d'aventure? Comment être crédible envers des jeunes qui ont plus de pèche que nous, et qui ont envie de foncer?

Certainement pas en s'érigeant en tribunal ... :( :( :(
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: douyazen le 31 mai 2009 à 23:39:00
Objection Votre Honneur !!!

Tain j'ai toujours révé de dire ça  ;D

Vu que Bison pose la question , perso je me suis deja fait piégé par un orage ,  une fin d'apres midi de mai , une bergerie croisé sur le chemin m'a sauvé les miches , j'y ai passé la nuit . Je passe sur les details de la mesaventure , mais ce qui a changé depuis c'est que :
1. j'adore  regarder la méteo et  je regarde souvent le ciel sous lequel je marche .
2. je m'y interresse ,  les pressions barométriques , les microclimats  ,les nuages , leur formation , les vents , dominants ou pas etc  , outre le fait que connaitre un peu les phénoménes au moins leurs existance peut me sauver la vie , mais c'est aussi passionnant de voir comment les éléments qui nous entoure interagissent  entre eux , et par ce fait agissent  sur nous  . 

Pour ce qui est des enfants qui ont " la péche " :  beaucoup de pédagogie , de  la patience et de la passion , transmettre en douceur ce que l'on connait .
Merci  Rafaf d'avoir etait aussi franche , et de t 'etre livré sans pudeur , se rendre compte qu'on a fait une conneries c'est bien , vouloir se corriger en  s'informant et apprendre de ses conneries  c'est mieux  , c'est évoluer , grandir , murir , je respecte ça .
Ce que je retire de "toussa "  et que j'avais oublié , je sais que c'est con  à dire mais l'eau en montagne (et ailleurs)   à une fâcheuse tendance a descendre par le  plus court chemin ,  la topographie à son importance  ( voir les videos ) , un petit rappel , et un nouveau champs d'etude .  Merci rataf sans toi ,je n'y aurais plus pensé , tu m'a peut etre deja sauvé la Vie .




Titre: Re : Re : Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Moleson le 01 juin 2009 à 00:30:51
Et ça continue... :o

Est-ce que j'ai dit le contraire?

put**n C'EST UN FORUM OU C'EST UN TRIBUNAL? J'aurais mieux fait de me la fermer.

Allez salut, j'en ai marre. Sujet clos pour moi.

(et j'entends déjà les réponses: ouais ben non, c'est pas clos, nous on risque nos vies pour sauver celles des c*nnes de ton espèce... Vous ne comprenez pas: je vous respecte infiniment et je suis convaincue d'avoir tout à apprendre de vous tous, je suis sensible à vos avertissements et vous en remercie, j'ai compris la leçon... tout cela je le pense très sincèrement mais je crois que je l'ai suffisamment dit sur ce forum et que là on finit par tourner en rond; avec les centaines de fils passionnants de ce forum, ce serait pas mal de passer à autre chose. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse maintenant??? Me flageller en hurlant mea culpa, écrire dans chaque post, en intro: "Excusez-moi d'être une bouffonne inconsciente, désinvolte (et énervante)"?)



Je sais pas.

J'ai pas de conseil à donner.

Citer
Alors maintenant j'aimerais vraiment avoir votre avis: est-ce que j'ai été complètement inconsciente? est-ce que ça aurait pu aussi vous arriver? de quoi aurais-je pu mourir?

Mais peut-être si tu avais commencé par dire:

J'ai fait une connerie et j'en ai tiré telle ou telle conséquence, les réactions auraient été moins épidermique. Parceque le droit à la connerie il est universel.
Là l'impression qui se dégage, t'as pas vraiment saisi le schmilblick , on peut se tromper.

Bon l'essentiel t'es vivant, débrouille toi pour le rester et apprécier la vie et continue à avoir des projets.

Moléson
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 01 juin 2009 à 07:31:57
Bonjour à tous!

On a beau avoir une culture "professionnelle" de la météo, quelques révisions, quelques échanges d'idées ... cela ne fait jamais de tort. :)

J'ai farfouillé un peu sur le site de Météo-France, j'ai trouvé deux ou trois trucs intéressants :
Un dossier téléchargeable Guide pratique de la météo en montagne (http://comprendre.meteofrance.com/content/2008/5/4696-48.pdf). Pas de théorie, des infos pratiques, spécialement en ce qui concerne l'information disponible, l'interprêtation des bulletins météo par téléphone etc.

La référence à un petit bouquin de météorologie (http://comprendre.meteofrance.com/pedagogique/publications/collections/aeronautique_marine_montagne/aeronautique_marine_montagne?page_id=2812&document_id=20590&portlet_id=44236) pour les pratiquants de la montagne, qui semble aborder un peu la théorie. (La théorie, cela aide à comprendre ce que l'on observe, à en tirer de meilleures informations)

Un dossier "orage" avec de belles images (http://comprendre.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?page_id=2754&page_id=314&document_id=4558&portlet_id=4012)

Voilà ... mais c'est toujours vu avec l'oeil des météorologistes. C'est en prendre en considération. Pour un météorologiste, un orage est un sujet d'étude. Ce n'est pas un compagnon de route (sauf pour certains météos qui seraient également randonneurs ou montagnards).

Donc on trouve rarement dans un cours de météorologie les bons tuyaux, ceux qui concernent la manière d'être, ceux qui concernent directement le randonneur ou le montagnard. Jusqu'ici, ni en matière de météo terrestre, ni en matière de météo aéronautique, je n'ai trouvé une des recommandations "clé" pour survivre à un orage.

Cette recommandation, j'en connais l'absolue pertinence dans un cockpit, je ressens bien qu'elle s'applique aussi à la randonnée :  Pas de panique! - Malgré la violence impressionnante d'un orage, vous allez vous en sortir si vous ne cèdez pas justement à cette panique. Donc, ce n'est pas le moment de courir pour rejoindre un abri, et, ce faisant, de vous rompre le cou ... !

Bonnes randos!
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: alexr le 01 juin 2009 à 14:26:04
Comme d'autres l'ont dit avant moi, il me semble que tu as cumulé les erreurs ; les Darwin Awards (http://www.darwinawards.com/) n'étaient plus très loin :-)

Cela dit, je ne veux ni "juger", ni "condamner", car j'en ai fait d'autres, comme la fois où je me suis engagé sur un chemin de montagne très exposé par temps instable (récit ici (http://www.snafu.fr/post/2008/09/06/Vagabondage-Triglav-11)). Et c'était il y a à peine un an...

Je pense que, sans le bon samaritain, tu aurais pu t'en sortir en revenant sur tes pas à marche forcée. Le problème, c'est que tu n'aurais eu aucune marge de manoeuvre : le moindre incident (chute, cheville foulée, chemin perdu) et ça pouvait tourner au drame.

A mon sens, on peut se préparer (connaissances, expérience, matériel) sans tuer la spontanéité ou l'engagement de ses projets. L'objectif est d'avoir de quoi faire face aux imprévus, pour pouvoir passer un maximum de temps dehors, sans se mettre en danger ni être obligé de faire appel aux autres.

Et en accumulant les connaissances et l'expérience, on peut progressivement réduire le matériel nécessaire et partir de plus en plus facilement.

Je t'invite à continuer de fréquenter ce forum très riche en informations, à poser des questions et à nous raconter tes expériences, qui, vu comme c'est parti, devraient être intéressantes :-)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 02 juin 2009 à 14:45:10
(http://img23.imageshack.us/img23/4972/mangecochon.png)


Voilà l'affaire: cet été je suis partie faire le pélé de St Jacques de Compostelle. A force de lire des récits de gens qui traversent la moitié de la Russie en décembre en pyjamas de toile et chaînes aux pieds, et qui s'en sortent vivants, j'ai du mal à m'inquiéter pour ce genre de randonnée hyper balisées où on ne risque pas vraiment de se retrouver en situation extrême (enfin sauf si on s'y place soi-même, c'est vrai...). Pour vous dire dans quel état d'esprit j'étais, j'ai fait mon sac le matin-même, je suis partie sans sac de couchage ni vêtement contre la pluie (ni bien d'autres choses encore). J'avais bien envie de tenter l'expérience en partant à l'arrache comme ça.
C'était le 2 juillet, je suis arrivée en train à St Jean Pied de Port vers 16h30. St Jean Pied de Port c'est l'étape juste avant la traversée des Pyrénées, derrière lesquelles on trouve l'étape de Roncevaux. Comme c'était mon 1er jour, il ne m'est pas venu une seconde à l'idée que je ferais mieux de dormir sur place et de ne commencer la traversée des Pyrénées que le lendemain. Je ne me suis même pas dit "ah ouais c'est super dangereux mais jm'en fous je suis trop forte je le fais quand même", pas du tout... je n'ai juste rien pensé: j'arrive à St Jean Pied de Port, je passe à l'accueil des pèlerins chercher un crédencial (le mec s'étonne quand il apprend que je n'attends pas le lendemain pour partir, mais il ne dit rien de plus), et je commence à marcher. Normal quoi.
Bref je débute l'ascension vers 17h30. Il fait gris et lourd, je transpire bien dans la montée. C'est magnifique. Grande joie du 1er jour, de me retrouver enfin à l'air libre, tranquille toute seule avec un mois de marche devant moi.
Je marche, je marche, la pluie se met à tomber, doucement d'abord, ça me rafraîchit c'est parfait. Je suis en tee-shirt, déjà un peu mouillée. Puis il se met à pleuvoir à verse et je me retrouve totalement trempée et ruisselante comme si j'avais plongé tout habillée dans un lac. Mais jsuis contente, jme sens vivre, il fait encore jour, ça ne fait que commencer (dans ma tête). Je passe devant un refuge de pèlerins, un mec devant la porte s'étonne de me voir remplir ma gourde mais pas m'arrêter. Il me dit: "Eh mais c'est encore loin Roncevaux, et il pleut, reste dormir ici!", je réponds "Non non merci ça va, il n'est pas tard, j'ai envie de marcher", et il n'insiste pas. Je continue. La pluie continue à tomber très fortement. Le ciel se couvre. La brume s'installe. On commence à être sérieusement en altitude. Il fait de plus en plus froid. Là je commence enfin à me dire que je suis peut-être bête de ne pas m'être arrêtée au refuge. Mais je pense en termes de confort, toujours pas de sécurité. Je n'ai aucune conscience d'un quelconque danger. Je continue. Puis un orage éclate, avec des bourrasques de vent, la pluie, les éclairs, le tonnerre... un orage quoi. Là je commence à flipper. m*rde je suis toute seule dans la montagne, il paraît que c'est dangereux les orages (vague souvenir du dessin animé "Belle et Sébastien")... Je me demande si je ferais mieux de rebrousser chemin ou de continuer. Je me dis qu'au pire je peux toujours marcher toute la nuit pour me réchauffer, ya des gens qui sont passés par des choses beaucoup plus extrêmes que ça. Mais j'ai peur, si bien que je me mets à prier de toutes mes forces, en me disant que c'est quand même bien con de mourir un 1er jour de pèlerinage. Et là...


Et là, je commence de plus en plus à me sentir comme un des quatre petits cochons ( http://www.davidmanise.com/blog/index.php?title=les_quatre_petits_cochons&more=1&c=1&tb=1&pb=1)
  (http://www.davidmanise.com/blog/index.php?title=les_quatre_petits_cochons&more=1&c=1&tb=1&pb=1))
 Questions : lequel des quatre petits cochons vais-je décider d’être lorsque le Loup (la vraie peur des tripes, l'hypothermie, la mort, etc.) va pointer sa gueule? Je suis trop épuisée pour rebrousser chemin : il pleut si fort et l’eau dégouline tant dans mes yeux que j’ai peine à voir clairement : qu’est-ce que je fais ? Je me fais un abri ? Lequel pourrait bien résister au Loup ? Qu’est-ce que j’ai autour de moi : arbres, rochers, branches mortes, arbres abattus, fougères vertes (juillet) ?



Stef.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: DavidManise le 02 juin 2009 à 15:12:14
Ca y est, je l'ai supprimé...  :-[
C'était de l'ironie. Je ne fais pas la maline. J'ai été c*nne et je le reconnais. Le post en quelque sorte rassurant de Kazar était en décalage avec les autres, c'est tout.
Et vous avez raison de dire que je n'ai pas une minute pensé aux mecs qui iraient se faire chier à venir me tirer d'affaire. Pour la simple et bonne raison que je ne me pensais pas en danger. Et aussi parce que quand on ne connaît pas du tout le monde des secouristes et de la sécurité en général, on ne soupçonne pas tout ce que ça représente. Depuis que j'ai subi un stage sur la question, je suis moins "désinvolte" comme vous dites...
Désolée d'avoir choqué; profil bas.

C'est pas vraiment que tu m'as choqué, c'est surtout que j'ai peur pour toi, que tu recommences ce genre de trucs ! ;)

Pas besoin de faire profil bas hein... 

Ciao,

David, qui a pensé à cette histoire plusieurs fois pendant le stage de ce weekend, et qui avait hâte de venir le dire...
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Pil le 02 juin 2009 à 16:23:32
David, en lisant ce témoignage, je me dis que ta mise en garde devrait pourrait être être légèrement modifiée :

Citer
Pour les nouveaux : gardez à l'esprit que les membres du forum que vous voyez poster des compte-rendus où ils ont fait des sorties engagées ont tous pour la plupart d'entre eux une solide expérience de la vie dans la nature.  Gardez aussi à l'esprit que, pour la plupart d'entre eux, ils ont fait PLUSIEURS stages avec moi ET/OU avec d'autres formateurs compétents.  Ils travaillent et étudient les techniques de bivouac, de survie, d'orientation, de premiers secours ou autre depuis des années.  Et malgré cela, ils y vont très prudemment, avec humilité et une saine appréciation du risque.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: MuleSkinner le 02 juin 2009 à 23:30:49
Salut, le simple fait de poser la question "est-ce que je risquais vraiment gros?" montre que tu n'as pas l'expérience nécessaire pour juger correctement de la situation. C'est dans ce genre de cas qu'on risque le plus : loin de ses repères, on ne sait pas à quel point on en est dans l'échelle du risque ; du coup il n'en faut pas beaucoup pour sous-estimer gravement le danger et courir à la catastrophe.
La montagne est un milieu dangereux dans lequel il est très facile de se faire piéger ; allez dans la salle, levez la main, qui s'est déjà fait choper par l'orage en montagne? qui est déjà parti à la journée et s'est déjà fait coincer pour la nuit? qui a déjà eu la trouille devant l'orage, une avalanche, etc? pris des gelures? De tous ceux qui pratiquent la montagne un petit peu, tout le monde a tôt ou tard une histoire à raconter, moi le premier d'ailleurs. Heureusement beaucoup y vont crescendo et sont un peu équipés, un peu préparés, et puis réagissent quand le danger se présente. Malheureusement certains n'ont pas cette chance. Et ceux qui foncent bille en tête là-dedans sans rien y connaître sont juste inconscients. Le problème, c'est que des inconscients, les cimetières en sont pleins.
Sans épiloguer sur cet épisode où visiblement cet aubergiste a bien assuré, une fois de plus l'important dans tout ça c'est surtout de s'entraîner, de pratiquer régulièrement, c'est comme ça qu'on apprend ses limites à soi, celles de son matériel, et puis aussi entre copains on apprend sur qui on peut compter et comment, au travers des petites galères récurrentes (erreur d'itinéraire, soif, effort, ampoules, pluie, froid, etc) et quand se présente un jour la grosse galère finalement c'est dans le prolongement des autres et on gère la situation comme d'habitude sans se retrouver paumé, @+
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: douyazen le 02 juin 2009 à 23:55:21
Perso je crois que le message est passé , et que taper , et retaper sur la béte n'arrange rien et que c'est loin d'etre constructif .
Les erreurs on en fait tous , c'est un fait . La leçon a etait apprise , ça aurait pu etre dramatique mais bon tant mieux , y a pas eu de casse , et c'est ce qui faut retenir . Y a pas eu de victime c'est le plus important .
Quand  un debutant ou un plus expérimenté décide d'apprendre , de se perfectionner ou  de savoir je crois pas que la meilleur manière de l'aider dans sa démarche c'est de lui balancer  des tonnes de message qui le dévalue , juste pour le matraquer ou étaler sa science , et je ne vise personne , je tiens à le dire .
Faudrait faire preuve d'un peu plus de pédagogie dans nos messages et dans nos post , ça aiderais beaucoup de monde a mieux se préparer  et ça casserais un peu le mythe du Survivor Ultime qui sauve sa peau  ou tu veux quand tu veux ....
 
Mon avis , que à moi .

Je parlais de topographie , j'ajouterais aussi la geologie , savoir sur quoi on marche , comment "toussa "  c'est formé ,  , agit , peut  aider à  evoluer de le milieu  .

http://geol-alp.obs.ujf-grenoble.fr/index.html

un petit lien , un site super bien fait , plein d'info pertinente .
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 03 juin 2009 à 02:48:51
La leçon a été apprise. Ok.

Approximativement : qu'auriez-vous fait à sa place, à son âge, avec le même type d'erreur, dans la même situation et sans le père Saint-Bernard pour rouler à votre secours?

Moi j'aurais tenté de me trouver ou de me faire un abri.

Stéphen.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 03 juin 2009 à 06:48:50
Concrètement et approximativement?
Citer
Il me dit: "Eh mais c'est encore loin Roncevaux, et il pleut, reste dormir ici!",.
Je l'aurais écouté, je ne connais pas la région.
Citer
Là je commence enfin à me dire que je suis peut-être bête de ne pas m'être arrêtée au refuge
J'aurai fait demi-tour fissa tant que je le pouvais encore ( mémoire du mec qui est mort à 20 mn du refuge l'an dernier en ayant mis ses copines à l'abri dans le refuge, lui est parti chercher les "secours", alors qu'en se serrant un peu la ceinture et il aurait pu attendre le lendemain)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: fy le 03 juin 2009 à 12:17:22
Pareil que Anke,
Quoi qu'il en soit,ce qui est certain c'est que j'aurais eu une carte 25000ème du coin et que j'aurais rejoint le refuge le plus proche....

En supposant que les 2refuges soit été trop loin par rappot à l'urgence de la météo(genre la pluie froide battante et des éclairs qui tombent pas loin en plus de la fatigue)je me serais vite abrité sous le poncho ou sous le trap(éloigné des grands arbres et pas sur un point élevé par rapport au terrain); couvert d'affaires sèches et isolé du sol avec le sac par exemple et éloigné toutes sources métalliques...

j'aurais allumé une bougie et mangé et bu chaud si possible....

Mais quand on en arrive à se proteger de la sorte,c'est qu'on a raté ou oublié quelque chose de fondamental....

Pour ce qui est de la demoiselle concernée;je croie qu'elle a eu son compte...Et qu'elle ne tiendra pas rigueur de nos peurs exrimées un peu brutalement ici et qu'elle continuera à visiter et à s'informer sur ce forum....

F.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Kazar le 03 juin 2009 à 14:04:04
Personne n'aime se sentir impuissant, surtout dans une société d'efficacité et de performance. Et peut-être aussi dans un forum animé par des personnes efficaces et performantes dans le domaine de la survie sauvage et urbaine, et dotés d'un tempérament bien trempé (sans jeu de mots), qualité complémentaire aux deux autres citées précédemment.

Au plan du corps, notre culture anxieuse valorise le style santé et jeunesse, la forme à tout prix, la lutte contre tout signe de vieillissement. Le leitmotiv : tout faire pour rester en santé ET en sécurité ! ...et oublier la mort. Dans cette optique, si bien des gens sont à deux doigts de soupçonner vaguement le malade d'avoir manqué à son devoir de santé, bien des gens soupçonnent tout aussi vaguement l'imprudent d'avoir manqué à son devoir de sécurité. Dans cette ambiance, la maladie et l'imprudence éveillent en nous la compassion mais aussi un certain malaise. Ce malaise transpire au point que même la personne malade et/ou imprudente sent parfois le besoin de s'excuser de son état. Ou pire, elle en a honte et le cache, pour nous éviter ce malaise. Personne ne l’y force, bien sûr. C’est juste qu’on n’est plus là pour elle ; ou pire, pour nous elle n’est plus là. À la souffrance physique s'ajoute alors une souffrance morale et sociale, causée par l’exclusion.

C'est la raison pour laquelle je considère comme étant du devoir des personnes compétentes du forum, (compétentes parce qu'expérimentées), d'aller au-delà de la remontrance et de la prévention (évidement indispensables), pour créer de la compétence .
La survie est un PROCESSUS : il y a un avant (prévoyance), un pendant (je suis dans la m*rde et je me dém*rde), et si on s'en est tiré un après (retour sur soi et traitement de l'information relative à l'expérience chèrement acquise).

Je pense donc, pour éviter toute stigmatisation, qu'il est tout aussi important de rappeler l'imprudence tout en renforçant le sentiment de compétence : " Ok  Rafraf, tu a pris des risques inconsidérés qui auraient pu te couter cher. Retiens en la leçon : à jouer avec la nature c'est elle qui gagne à coup sur. Autant mettre le plus de chances de ton côté dans ce jeu de forces et de probabilités.
Mais la nature étant aussi en toi, tu n'es pas dépourvue de ressources : contre toute attente, la vie en toi peut également parfois avoir le dernier mot. Voici ce que tu aurais peut-être pu faire pour te tirer toute seule de cette situation dangereuse."
Etc.




- vie sauvage : c'est apprendre à gérer confortablement pour apprécier la vie sur le terrain (rando, canoë, voyage nature etc.)

- survie : c'est l'ensemble des techniques de gestion du risque et des situations dangereuses qui vont permettre de prévenir le pire dans la nature ou en ville...  Inutile de se faire mal pour apprendre tout ça, et une fois les notions intégrées, même les stages avancés du genre 4 objets en hiver passent relativement sans douleur...  le tout c'est de comprendre comment ça marche et de gérer.

David


Personnellement, lorsque je lis Rafraf : "Est-ce que je risquais vraiment gros?'', ce que j'entend dans cette phrase c'est, au-delà de la confirmation de son évaluation du danger : ''Est-ce que ce jour là j'étais si impuissante que je serais morte sans l'intervention de quelqu'un" . Je mets ici volontairement et respectueusement de côté l'éventualité d'une providence divine. Raraf était-elle absolument démunie, incompétente? Je ne pense pas. Comme en chacun de nous, plus était très certainement en elle. Révéler, renforcer et aguerrir cette capacité de rebondir (résilience), même s'il s'agit d'un exercice à posteriori, c'est aussi le rôle ce forum. Tant qu'il y a de la vie, un ''après" est toujours un "avant" en puissance dans ce processus de survie qu'est notre existence dans son ensemble et sa finalité.

Oui? Non?


Stéphen. :)
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Outdoorsman le 03 juin 2009 à 16:36:41
Rafraf a été insouciante voire inconsciente, c'est clair.

Elle a fait une connerie, elle s'en est rendu compte et elle en parle ici pour débrifer donc rectifier pour la prochaine fois.

Moi je trouve la démarche plutôt saine.

Moi aussi j'ai fait des conneries à son age quand je débutais en alpinisme, des trucs qui auraient pu me couter la vie, du genre grimper avec un encordement à la taille, sans baudrier ou faire des cascades de glace avec des piolets inadaptés et des broches qui ressemblaient à des tire-bouchons de cuisine.

N'empêche, c'est comme ça que j'ai progressé, appris l'autonomie et la responsabilité de mes actes.

Je préfère cette démarche plutôt que celle de partir avec un guide qui assume toutes les décisions et les tracas. Faire par soi même, avec ses connaissances et ses expériences du moment, implique forcément des erreurs et quand on les regarde avec du recul on se trouve inconscients, etc...

Un peu d'introspection, chers compagnons, si on est membre de ce forum aujourd'hui, que l'on prône l'autonomie, la démerde, la capacité à faire face à des situations d'urgence, est-ce que ce n'est pas parce qu'on a eu l'habitude de tracer notre propre chemin avec les erreurs que cela implique ?
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Karto le 03 juin 2009 à 19:39:47

C'est la raison pour laquelle je considère comme étant du devoir des personnes compétentes du forum, (compétentes parce qu'expérimentées), d'aller au-delà de la remontrance et de la prévention (évidement indispensables), pour créer de la compétence .
La survie est un PROCESSUS : il y a un avant (prévoyance), un pendant (je suis dans la m*rde et je me dém*rde), et si on s'en est tiré un après (retour sur soi et traitement de l'information relative à l'expérience chèrement acquise).
:akhbar: :akhbar:

Je l'aurais écouté, je ne connais pas la région.

Certes. Mais aussi beaucoup de gens donnent des conseils bien tranchés sans avoir aucune info sur la personne à qui ils conseillent. Exemple un peu tiré par les cheveux : je venais de faire Grenoble->Chambéry avec un pote, en plein hiver, grosse neige pâteuse partout, en passant par le maximum de sommets possibles, truc "speedé" jour et nuit pendant trois jours, genre petit défi sportif pour jeune con. Arrivé à Chambé on demande le chemin de la gare à quelqu'un qui nous répond "oulaaa c'est loin, faut prendre un bus !". La gare était à trois kilomètres.
Dans le cas de Rafraf, le gars pouvait avoir toutes sortes d'a prioris sur elle, et toutes sortes de raisons pour lui dire de dormir chez lui  ;)

Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Berhthramm le 03 juin 2009 à 22:07:48
Je viens de lire le post... le début des réactions, plus rapidement d'autres...

Rafraf sa connerie à son âge et maintenant j'aurais put la faire... c'est pas moins con que certaines que j'ai faites... (pisser debout sur la rambarde d'un balcon au 8ième étage un soir de cuite par exemple)...Je l'ai fait, j'ai analysé à froid..; j'ai remercié mon Dieu d'avoir eu la main pour m'équilibrer... je le ferais plus...

C'est pas vraiment plus con que de rouler à 160 sur l'autoroute... il suffit d'un pneu qui éclate et hop... et qui chek ses pneus avant chaque voyage ?



Elle fait partie aussi de la génération des écrans comme l'appelle Virillio... pas vraiment de conscience de la réalité..; le chemin de saint Jacques tout le monde le fait, si tout le monde le fait c'est pas trop dur, c'est sans danger, onpeut y aller comme ça...

Au moins elle le partage, je suis sûr que pas mal de jeunes actuellement sont prêt à partir en rando sans rien..;  y a qu'à regarder en montagne l'été combien de connos, bons père de familles de 40 piges, normalement raisonnables et responsables se trimballent avec les gamins (sans chapeaux ni lunettes, le plus souvent) et sans aucun backup en cas d'orage...? (pas de sac etc...) et eux n'ont même pas l'excuse de la jeunesse... Accessoirement mon cousin lors d'un stage au PGHM (mon cousin est gendarme cyno) a récupéré des gens sur le glacier du Mont Blanc (celui à l'arrivée du petit train)... en espadrille.

perso Rafraf je te jette pas la pierre, je préfère me la foutre sur le pied... Ton post permettra au moins à pas mal qui le lisent de pas oublier qu'en montagne et dans la vie en générale... une connerie tue...


Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Anke le 03 juin 2009 à 23:05:06
Dans le titre du post ' Est-ce que je risquais variment gros ?", on a déjà la réponse et son auteur savait déjà ce que ça allait donner.
Maintenant, c'est bien qu'elle l'ait posté, parce qu'au delà de nos certitudes ça nous remet aussi en face de nous-même, voire de nos propres limites, notre propre mort possible.
ça remet en cause également nos capacités d'écoute, d'intelligence voire de finesse à nous autres... Je connais un grand "sifflet" qui a su me dire à mots couverts : " Anke, c'est pas pour toi !" Et super, j'ai réussi à l'entendre, mieux... à l'écouter alors que ça aurait pu être mon gamin. La compétence n'a pas d'âge, ni forcément de statut, il faut juste "s'ouvrir" pour la reconnaitre.
On fait les malins, là derrrière l'ordi, au calme, mais en situation, dans la drache ou le brouillard et le froid, forts ou croyant l'être, dieu sait quelle connerie on aurait pu faire.
Là, on saute au plafond parce que Rafaf, elle est jeune. Maintenant la leçon qu'on doit peut-être en tirer nous "les poilus"( grosse marade !) : En situation de survie, y'a une "gosse" ( ce n'est pas péjoratif, y'a un coté affectueux dans le terme, que personne ne se méprenne) qui meurt, on fait quoi ? Comment on trouve les mécanisme pour continuer, éventuellement motiver ceux qui restent ? Une fois la connerie faite, ben elle est faite et pis c'est tout, c'est le "on fait comment après ?" qui me semble interessant ( ce n'est qu'un avis complètement discutable et peut-être pas fondé).
Par ex : Je me pête le bras droit, je peux toujours "coinquer" que si j'avais su et patati et patata ( bon l'analyse est utile pour pas refaire la même connerie, on est d'accord), maintenant je fais comment avec mon seul bras gauche, je n'ai plus qu'une main et c'est la main faible ?

Quand au guide qui va assumer les tracas, moi je suis à fond "pour", non pas par paresse, mais parce que ce mec là, en le regardant, ben je vais apprendre à me démerder tout seul au bout d'un moment.
J'ai pas suivi de stage avec David, mais j'ai bien regardé partout et puis j'ai fait des essais et puis j'ai merdé, et puis j'ai eu froid au fesses, mais à chaque fois, fort d'un savoir tout neuf, j'ai franchi des étapes : dormir dehors, bouffer des conneries avec jbc, faire du feu ( un coup sur deux  :lol:) avec deux fois rien, changer mon approche des outils coupants, et passer pour un gentil taré aux yeux de mes proches en faisant ces trucs là. Je n'ai pas de guide physiquement parlant, j'en ai plein ici et Rafaf en fait partie.
Bref ce post participe au but du forum amha. Allez on avoue qui ne s'est pas dit en lisant : " Mais put**n quelle c*nne !" Bien sûr mais ça c'est pas important. En revanche ce qui est important c'est que confronté à ce type de situation, on se souvienne de son récit et se faisant, on sauvera peut-être notre peau.
Alors c'est pas compliqué ce sera à elle qu'on devra une vie pour le coup !
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Patrick le 04 juin 2009 à 07:27:46
Je crois aussi que nous sommes nombreux à avoir eu le reflexe "put**n, Rafraf ç'est ma fille, ma soeur, ma copine" et c'est la trouille rétrospective qui a parlée. Du moins ce fut le cas pour moi, je le confesse.

Peut être aussi que ceux d'entre nous ayant eu à aller récuperrer des victimes en plus ou moins bon état du fait de leur inconscience, ont ils lu avec plus d'acuité et moins de distance.
Titre: Re : Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Outdoorsman le 04 juin 2009 à 10:16:42
Quand au guide qui va assumer les tracas, moi je suis à fond "pour", non pas par paresse, mais parce que ce mec là, en le regardant, ben je vais apprendre à me démerder tout seul au bout d'un moment.

En tant qu'accompagnateur en montagne, je ne peux être que POUR les guides, je ne vais pas cracher dans la soupe...
Il faut cependant bien reconnaitre que peu de clients ont cette recherche de connaissances en vue de leur autonomie. Quand c'est le cas, c'est le pied pour moi de faire partager mon expérience et de décrypter ce que je fais. En règle générale, le client ne cherche pas à savoir pourquoi je passe à droite plutôt qu'à gauche et pourquoi on fait une pause ici plutôt que là bas. Peu se doutent que derrière il y toute une démarche de réflexion, de lecture de la montagne, d'anticipation des risques.
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: DavidManise le 04 juin 2009 à 10:28:35
C'est pas pour faire le faillot, mais c'est vrai qu'un bon AEM ou GHM, c'est vraiment, mais alors vraiment hallucinant à voir bosser.  Outre le fait que ces mecs là ont généralement une caisse hors du commun et le pied vraiment sûr, ceux que je connais qui ont quelques années d'expérience savent vraiment lire la montagne, les éléments et tout ça avec une finesse et une sureté déconcertante.  Quand je vois mon pote Philippe bosser, à chaque fois je me régale de le voir faire les mêmes choix que moi j'aurais fait, procéder de manière sûre et en anticipant, compilant, analysant les moindres signaux sans arrêt...  :doubleup:

Certaines personnes ne souhaitent pas prendre d'AEM parce qu'ils disent "ouarf nous on a pas besoin de ça"...  juste pour délirer, si vous êtes un montagnard expérimenté, engagez-en un, une fois, pour une balade à la journée...  c'est même pas cher (généralement autour de 150 euros à se diviser sur le groupe), et REGARDEZ LE BOSSER.  Juste pour le plaisir.  Juste pour voir le métier en action.

En plus, les bons, en fonction de la saison et de la météo vont vous proposer un itinéraire adapté à vos capacités qui vous permettra de voir THE joli coin de la région, de profiter pleinement de la montée comme de la descente, et tout et tout...  Itinéraires optimisés, rythme adapté, préparation béton, sécurité...  et tout l'aspect pédagogique, bien sûr, pour ceux que ça intéresse (géologie, faune, flore, histoire, machin, truc, bidule...)

Les professionnels de la montagne, comme ça, sont vraiment une espèce à part... 

Allez ciao ;)

David
Titre: Re : Est-ce que je risquais vraiment gros?
Posté par: Bison le 04 juin 2009 à 18:41:33
Citation de: DavidManise
Certaines personnes ne souhaitent pas prendre d'AEM parce qu'ils disent "ouarf nous on a pas besoin de ça"... 


Ben, il n'y a pas beaucoup d'amateurs pour "apprendre", pour simplement "regarder" comment procède un pro ...

Il y a trois ans, je m'étais inscrit à une sortie "pédagogique" de quatre jours organisée par le bureau des guides de l'Ariège. Prix raisonnable, programme super-sympa. Il fallait au moins être quatre gaziers ... il n'y en eut que deux => sortie annulée  >:(

Je n'en n'avais rien à cirrer de l'orientation, de la météo, voire des premiers soins (matières connues depuis trop longtemps) ... mais j'avais envie de voir l'accompagnateur au boulot, de le "tanner" pour qu'il m'explique bien les pièges de certains passages, qu'il m'indique les risques auxquels je n'aurais pas pensé ...

Je n'ai malheureusement plus jamais eu l'occasion de remettre cela ...