Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Alexis le 02 mai 2009 à 11:25:26
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Pour présenter rapidement la situation, je suis pour l'instant en prépa et en train de passer mes concours. Je suis inscrit notamment au concours d'entrée à l'Ecole de l'Air et à l'Ecole Spécial Militaire de Saint Cyr. (Avec l'idée surtout d'obtenir l'ESM)
Le problème, c'est que je croise de plus en plus de personnes qui disent avoir été dégoutées de l'armée. Que l'esprit la-bas est degueulasse, etc
Donc, comme j'ai cru comprendre qu'il y avait pas mal de militaires et d'anciens militaires sur le forum, j'aimerais savoir ce qu'il en est vraiment ?
Est-ce que l'armée est vraiment très loin de l'image que l'on s'en fait ?
Je ne précise pas du tout quelle arme de l'armée de Terre pour la simple et bonne raison que l'ESM est une école qui forme pendant trois ans à n'importe quelle arme et qu'on choisit ensuite une "spécialisation". Donc, pour l'instant, l'idéal serait d'avoir un avis un peu pour chacune d'entre elles : des pompiers de paris aux chasseurs alpins, toute l'armée de Terre en somme.
Il ne faut pas comprendre que je veux faire l'armée pour faire l'armée, j'ai aussi des objectifs. Mais je voudrais essayer d'en avoir un point de vue plus global.
Je préciserais ensuite si vous voulez
Merci :)
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Salut,
Le monde militaire a beaucoup évolué ces 20 dernières années du fait de la disparition d'une menace territoriale directe (chute du communisme).
Désormais, les enjeux de Défense se sont surtout concentrés sur la lutte anti-terroriste. Et là, le modèle militaire montre ses limites. Il n'y a qu'à voir le bourbier irakien ou afghan dans lesquels sont empêtrées les armées américaines.
Je ne suis pas un stratège mais c'est une question de paradigme. Les militaires sont des experts pour combattre une armée par pour combattre des civils totalement fondus dans le paysage, hypermobiles et n'ayant aucune contrainte de temps.
Du coup, les militaires ont beaucoup perdu de leur influence et de leur importance. Les budgets militaires ont considérablement fondus (avec toutes les conséquences que cela a sur le plan social, du moral, etc...). Autrefois, une promo de St Cyr était sûr de commander son régiment. Dans les années 90, l'armée de terre avait déjà moitié moins de régiment que de Cyrards...
En fait, ce n'est que mon analyse, les budgets sont allés soit à des forces plus mobiles et adaptées soit à des actions soit à haute valeur ajoutée stratégique. Enfin, les opérations extérieures ont pompé un maximum de budget.
Ca donne que les régiments traditionnels (infanterie, chars,...) ont perdu la cote au profit des forces spéciales ou des régiments très techniques (drones, radars,...). Et l'acquisition de ces nouveaux matériels ou spécialistes (ex. pour la BSPP, avec la fin du service national, elle a dû embaucher des architecte ou des véto, et ça n'était pas le même tarif que des appelés payés moins de 70€).
Mais surtout, l'emploi des forces ne se faisant plus face à des régiments organisés mais à des civils, les militaires n'ont pas le bon cadre de réflexion.
Pour exemple, la DGSE est dirigée par un civil, son patron du renseignement est un ancien des RG et la gendarmerie est passée sous le contrôle du ministère de l'Intérieur.
Donc, à mon sens, l'armée en tant que telle est appelée à disparaître avec la fusion que j'imagine un jour du ministère de la Défense avec celui de l'Intérireur dans un ministère de la Sécurité qui gèrera bien plus rationnellement la dissuasion nucléaire, la sécurité du territoire, le renseignement intérieur et extérieur, les forces d'intervention (GIGN comme forces spéciales qui ont comme par hasard des accords et des échanges depuis 1992).
Il faut que tu précises tes aspirations. Tu peux tout à fait faire une école d'ingénieur civile puis aller te faire activer 5 ans, histoire d'avoir une expérience de Lieutenant (choisis les TDM ou un truc dans le genre, quoi qu'à tout prendre j'irai sur Navale pour faire Commando Marine).
Si tu veux y faire toute ta vie, choisis la Gendarmerie qui ouvre sur beaucoup de fonctions civiles (combien sont dans la Préfectorale ou autres).
A+
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+1 avec Corin
la France comme pas mal de pays devellope des unités plus petite mais plus specialisé dans un type de conflit.
je n'irai pas dire jusqu'a fusionner toutes les unités avec la police ou securité interieure mais on fragmente les competences pour coller de plus en plus a une realité qui est la guerrilla urbaine ou supra urbaine.
les conflits en ligne c'est fini ou plutot c'est une tres mauvaise strategie vu la force de frappe massive que l'on peu subir.
la guerre aujourd'hui c'est une vrai partie d'echec, tres tactique et mobile. les force spé sont bien sur en tete de ses unités mais elles regroupent pas mal de chose, de la logistique jusqu'aux forces d'impact. il y a un large choix, qui sont assez bien decrit sur le site du COS par exemple.
Erben
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il y a un large choix, qui sont assez bien decrit sur le site du COS par exemple.
Il n'y a pas de site du COS... ;)
Ceci: http://le.cos.free.fr/cos.htm (http://le.cos.free.fr/cos.htm) est un site non-officiel. Même s'il va pomper ses infos sur des sites officiels, il ne faut pas le prendre comme référence, simplement comme un site pour aiguiser sa curiosité. Il faut prendre l'habitude d'aller à la source:
http://www.defense.gouv.fr/ema/commandement/organismes_et_directions_interarmees/commandement_des_operations_speciales/le_cos (http://www.defense.gouv.fr/ema/commandement/organismes_et_directions_interarmees/commandement_des_operations_speciales/le_cos)
A+
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Tu as tout a fait raison Corin pour les sources originelles ou le site du cos non off prends une grande partie des ses infos, mais coté description le site officiel des armées est tres limité pour ce qui est de la description des unités et differentes composante. contrairement au site non officiel qui est plus documenté et ou les descritptions sont plus claires.
d'ou ma petite phrase qui dit "assez bien decrit". :)
mais il est clair que j'aurai du preciser aussi les deux sources. une pierre dans mon jardin.
Erben
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En fait, l'ESM le permet de répondre à deux objectifs :
- avoir une formation militaire (avec plein de possibilités outre la formation de base)
- poursuivre une formation d'ingénieur (avec cumulation de points je-sais-plus-comment-ça-s'appelle qui permettent de retourner à la fac ensuite au cas où : parce que j'aime pas, ou une blessure, ou n'importe quoi)
Deux armes m'intéressent réellement, elles sont réellement très différentes à première vue :
- les forces spéciales de l'armée de Terre (hum, large)
- les pompiers de Paris
Je m'explique, ce qui relie pour moi ces deux armes, c'est qu'elles sont marquées par la spontanéité, l'efficacité, et une réelle préparation poussée.
Je pense vraiment que ce sont les deux possibilités où ces trois composantes sont les plus présentes.
Corin et Erben, vos réponses m'intéressent beaucoup, mais ça ne répond pas entièrement au problème : quelle est l'esprit entre militaires (du même côté, natürlich ;D) ?
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l'ESM est une école qui forme pendant trois ans à n'importe quelle arme et qu'on choisit ensuite une "spécialisation". Donc, pour l'instant, l'idéal serait d'avoir un avis un peu pour chacune d'entre elles : des pompiers de paris aux chasseurs alpins, toute l'armée de Terre en somme.
Le choix de la spécialisation est lié au classement. Evidemment les spécialité les + prestigieuses sont les plus demandées, ça signifie que tu peux aussi finir à la logisitique (il n'y a pas de sot métier mais ça ne correspond pas forcément aux rêves de certains)...
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Un pote, officier de carrière, résume le truc en disant la chose comme suit : "l'armée, ça nique les pieds et ça rend con". Bon il est la preuve vivante du contraire, et les mecs sous ses ordres sont performants ET heureux... donc tout dépend où tu tombes, j'imagine :)
David
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Le choix de la spécialisation est lié au classement. Evidemment les spécialité les + prestigieuses sont les plus demandées, ça signifie que tu peux aussi finir à la logisitique (il n'y a pas de sot métier mais ça ne correspond pas forcément aux rêves de certains)...
Oui, bien sûr, comme toutes les formations. Je suis en concours en ce moment et les écoles que j'aurais dépendront de mon concours.
Mais je ne vois pas pourquoi ça devrait m'empêcher de préférer une arme à une autre. Je me fixe un but, si je ne l'ai pas, je finis mon contrat et poursuis des études universitaires classiques. Ca fait totalement parti des possibilités même si malheureusement, ça risque de ne pas être si facile que ça. En tout cas, je ne vais pas la-bas pour échapper à une formation scientifique !
Un pote, officier de carrière, résume le truc en disant la chose comme suit : "l'armée, ça nique les pieds et ça rend con". Bon il est la preuve vivante du contraire, et les mecs sous ses ordres sont performants ET heureux... donc tout dépend où tu tombes, j'imagine :)
David
Si c'est pas indiscret, il est dans quelle armée ?
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contrairement au site non officiel qui est plus documenté et ou les descritptions sont plus claires.
Sauf que tu ignores tout de l'auteur et de ses sources. Une partie de son contenu me semble dater de quelques annés.
d'ou ma petite phrase qui dit "assez bien decrit". :)
C'était très clair.
une pierre dans mon jardin.
C'est moi qui m'excuse d'avoir lancé une pierre ;). Ca n'était pas l'objet et l'intention.
En fait, l'ESM le permet de répondre à deux objectifs :
- avoir une formation militaire (avec plein de possibilités outre la formation de base)
- poursuivre une formation d'ingénieur (avec cumulation de points je-sais-plus-comment-ça-s'appelle qui permettent de retourner à la fac ensuite au cas où : parce que j'aime pas, ou une blessure, ou n'importe quoi)
La formation d'ingénieur de l'ESM n'a plus ou pas la cote, me semble-t-il. Navale serait mieux.
Deux armes m'intéressent réellement, elles sont réellement très différentes à première vue :
- les forces spéciales de l'armée de Terre (hum, large)
- les pompiers de Paris
Je te conseillerai à nouveau la Marine pour intégrer les Commandos car le diplôme de Navale est, me semble-t-il (donc à vérifier), pas mal ou tient mieux la route comme diplôme d'ingénieur. Et puis, les missions permanentes de Commandos Marine assurent plus d'activité que le 1er RPIMa, le 13 ou les Commandos de l'Air. Et si, pour une raison X ou Y, tu voulais te recaser, changer de spécialité,... Ce qui est à côté est pas mal (en tout cas meilleur que les autres) même si c'est difficile d'embarquer après avoir été commando (mais j'en connais qui l'ont fait pour finir banquier d'affaires ;)).
En revanche, quand tu es pompier, difficile d'en sortir. La plupart des gars soit reste à la BSPP soit rentre dans leur région pour faire pompier professionnel mais c'est rare de voir des pompiers changer totalement d'univers professionnel et le leur est assez étroit. Bien souvent, les évolutions restent liées au monde des secours et de l'urgence.
Je m'explique, ce qui relie pour moi ces deux armes, c'est qu'elles sont marquées par la spontanéité, l'efficacité, et une réelle préparation poussée.
Je pense vraiment que ce sont les deux possibilités où ces trois composantes sont les plus présentes.
Disons qu'elles sont marquées par l'exigence de l'excellence. Tout simplement parce qu'elles n'ont pas droit à l'erreur. Ce sont des univers où l'on est tout le temps mis au défi et il faut répondre. Mais si c'est ton truc, c'est une véritable drogue. La force de ces unités n'est pas dans leurs individualités mais dans les groupes qu'elles peuvent constituer. C'est pour cela que chacun doit donner le meilleur de lui-même.
quelle est l'esprit entre militaires (du même côté, natürlich ;D) ?
Ma vision est qu'il y a une grande fraternité, dès que l'estime est née. Quand tu as traversé des épreuves avec quelqu'un, même si ça ne sera pas ton pote parce que vous n'avez pas d'atomes crochus, reste une solidarité et la possibilité d'évoquer des faits dont tu ne peux parler à personne. Sinon, c'est un univers très rude parce que très masculin.
A+
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Comme Corin, je pencherai pour les commandos marine, même si actuellement certains sont en crise. Une de mes connaissances vient de quitter un commando prestigieux au bout d'un an et demi, tellement l'ambiance est dégradée.
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Comme Corin, je pencherai pour les commandos marine, même si actuellement certains sont en crise. Une de mes connaissances vient de quitter un commando prestigieux au bout d'un an et demi, tellement l'ambiance est dégradée.
Ca fout les jetons quand tu sais combien il faut en ch*er pour obtenir ton beret vert.
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Comme Corin, je pencherai pour les commandos marine, même si actuellement certains sont en crise.
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/04/mon-opinion-sur.html
" le COS traverse une période d'incertitude. Les forces spéciales vivent mal leur non-emploi en Afghanistan, où leurs camarades anglo-saxons s'illustrent. Par ailleurs, elles ne peuvent être employés à la manière des hommes du service Action (DGSE) qui sont de véritables "spéciaux", agissant clandestinement dans des endroits où ils ne sont pas censés être. Les forces spéciales, dont l'emploi est toujours un signal politico-militaire fort, sont en quelque sorte coincées entre l'élite des unités classiques (GCP, GCM, CPA 20 et 30, voire commandos marine dans leur emploi hors COS, etc.) aujourd'hui largement mise à contribution et le Service action.
Ces hommes, qui se sont beaucoup bagarrés pour intégrer ces unités prestigieuses et exigeantes, comprennent mal le fait d'être moins employés qu'ils estiment, à tort ou à raison, devoir l'être. Du coup, chacun se bat pour pouvoir faire telle ou telle mission. Avec le risque, au passage, de dire du mal des petits copains. Humain, ce phénomène n'est pas très sain. Il n'est d'ailleurs pas limité aux forces spéciales."
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Bonjour Alexis ,
l'armée est une aventure personnelle faite en groupe , je suis passé du 8 RPIMA au 1er et ensuite à la BSPP , j'ai beaucoup appris, j'ai fais des rencontres extraordinaires et je ne regrette pas cette période, mes meilleurs potes viennent de cette période de ma vie. Si j'ai un conseil à te donner , laisse de coté ta carrière et va y pour l'aventure , va y pour te découvrir et sentir battre ton cœur dans ta poitrine, arrête de gérer ton planning de carrière et plonge dans l' inconnu , va te mettre en danger, découvre toi , quitte le rivage et va au milieu du fleuve à l'endroit ou il aussi difficile de retourner que d'avancer , si tu n' est pas capable de cela tu n'a rien à faire dans les FS, tu pourra sans doute y entrer , tu y sera sous doute un bon technicien , mais tu n'apprendra rien sur toi , crois moi tu a toute la vie devant toi et j' en parle en connaissance de cause car j'ai fais mes études après l'armée, maintenant chacun fait sa vie comme il le souhaite moi je te donne juste mon avis, le plus important est que tu puisse être heureux.
Bien à toi
JL
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J'ai également l'un de mes plus vieux amis qui a quitté l'un des prestigieux commandos pour en devenir l'un des "profs".
Ils ne parlaient pas de son boulot, mais était très déçu des missions décidées par les politiques.
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Maintenant j'aurais tendance à me rapprocher de Force999, et j'ajoute ceci: faire un plan de carrière actuellement, faut être devin!! Tout change très vite. Donc fais toi plaisir, défonce toi.
Et puis nul n'a le droit de te voler ou briser tes rêves... Parce que ce dont nous parles, c'est aussi ça...
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Si c'est pas indiscret, il est dans quelle armée ?
Pas la française ;D
David
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Je ne connais pas très bien le système français, mais j'ai récemment lu un petit article confirmant l'excellence d'une formation à St-Cyr, le nombre de jeune diplômé à finir dans le civil est en augmentation, ça peut-être une piste à approfondir....
Lien sur l'article: http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/04/saint-cyriens-v.html (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/04/saint-cyriens-v.html)
C'est un site bien tenu d'un journaliste spécialisé dans la défense. Un bon moyen aussi de prendre un peu la température... http://secretdefense.blogs.liberation.fr/ (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/)
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Je ne connais pas très bien le système français, mais j'ai récemment lu un petit article confirmant l'excellence d'une formation à St-Cyr, le nombre de jeune diplômé à finir dans le civil est en augmentation, ça peut-être une piste à approfondir....
Lien sur l'article: http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/04/saint-cyriens-v.html (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/04/saint-cyriens-v.html)
C'est un site bien tenu d'un journaliste spécialisé dans la défense. Un bon moyen aussi de prendre un peu la température... http://secretdefense.blogs.liberation.fr/ (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/)
Excuse-moi mais c'est l'autopromo maison qui n'a pas changé depuis 20 ans.
Les Saint-Cyriens ne sont pas préparés et n'ont pas envie d'avoir une formation qui les prépare à la vie civile. Du coup, la valeur de leur diplôme est très relative.
Ils feraient bien d'y travailler. Je pense qu'en fait les écoles militaires vivent très mal l'évolution de Polytechnique, école militaire prestigieuse, dont pratiquement plus aucun élève ne choisit la voie militaire et qui est devenue une école formant les cadres de la Nation depuis trente ans.
Du coup, s'adapter au monde civil est vécu comme une perte. Former quelqu'un 4 ans pour le voir partir dans les 5 ans qui suivent est un investissement peu rentable mais il faut reconnaître que beaucoup entrent à Cyr en rêvant de se barrer une fois le TC (temps de commandement, capitaine commandant sa compagnie) effectué mais déchantent quand il voit le marché du travail pour un gars autour de la trentaine.
Et surtout, c'est un vrai changement de milieu à faire. Dix ans après son début de carrière, abandonner le confort du milieu militaire où, si l'on est trois galons dans une unité, 99% des gens vous pètent un garde-à-vous à longueur de journée, est une vraie gageure.
Revenir à la vie civile, c'est jeter aux orties un système où l'on a obtenu une forte reconnaissance que l'on ne retrouvera jamais (si je vous parlais des officiers supérieurs ou généraux licenciés dans la première année de leur job civile parce que ça ne colle pas...).
J'ai un copain qui l'a fait. Il a commencé en boîte de sécurité pour ensuite bifurquer par le biais du management vers un autre métier. Il a bouffé son chapeau de devoir fermer sa gueule face à des comportements qu'il ne comprenait pas. Bon, aujourd'hui, il gagne 50% de plus que ses camarades et ses perspectives de carrière sont pleines de promesses.
A+
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Salut,
Je n'ai pas vocation d'expert, je ne suis pas un commando de la mort qui tue la nuit avec les yeux. J'ai passé deux ans chez les alpins, puis réserve puis rien... Ambiance nickel avec certains, naze avec d'autres etc.....bref une tarte a la crême de plus me direz vous...Oui mais.....NON!
Au dela des divergences de points de vue, des affinités, il y a je trouve une véritable mutation des Armées, et de mon point de vue, plutot à la baisse. Professionnalisation, voila un joli mot, simple à comprendre, simple à vendre sauf que....ca va avec rationalisation et la les choses se gatent...Non point que la bouffe soit meilleure quand c'est fait en cam, non point que les secretaires soient plus performantes en TDF mais la rationalisation, ce n'est pas que ca, c'est aussi le cout moindre pour le rombier de base, c'est l'incitation au renouvellement des forces vives qui font que de moins en moins de caporaux chefs feront une belle carrière (trop cher mon fils), c'est l'entrainement qui manque de moyens, les disponibilités ops en berne etc...Dans le cas des OFF, c'est le "management" au détriment du Commandement, c'est la promesse de l'aventure en école mais les pots de pue au Quartier...C'est aussi, disons le, une qualité de recrutement qui "baissait" durant un temps, afin de regarnir les unités, et une mentalité de la population, c'est à dire de NOUS TOUS, qui évolue vers une demande de plans de carrière, de sécurité, de confort etc...Or dans le même temps, les OPEX se multiplient, les rotations s'enchainent d'autant plus vite que PROTERRE s'impose...Moralité, des unités qui sont au taquet, des périodes d'absence de plus en plus régulières...Ceci n'est pas scandaleux en soi mais s'articule difficilement avec les aspirations encouragées par notre société. Alors, divorces, adpatation civilo militaire au quartier qui fait bondir nos grands Anciens et juste ch...er nos comtemporains, alignement sur le Civil et patati et patata...
Période de transition qui dure...Pas la plus facile sans doute mais il reste de l'espace pour jouer quand même!
Quant à Saint Cyr, regarde les différents accés et tu verras que c'est pas simple de faire coexister puis de formater tout ce petit monde en 3 ans, encore moins en trois ans voire en moins, Que grosso merdo, le MILI pur tient en un an ( je parle pas de marcher au pas, je parle de TAC, de FEXA, de TAM etc...)
C'est une grande Ecole, parmi les Sous lieutenants qui en sortent il y aura de grands bonhommes, mais clairement, il y aura aussi de grands civils qui se sont trompés de rêve ou peut-être même n'en n'avait pas...
Alors, quelle ambiance dasn l'armée? même si je suis bien loin de l'uniforme désormais, je parie sur cette réponse : quel patron? et par ricochets ou effets convergents, quels cadres?
Si tu deviens OFF, ce sera ca ton vrai probleme: pas seulement la paperasse ou le drill, pas la seule technnique ou la seule sympathie. Il sera toujours facile de se faire aimer en temps de paix....mais dasn la Kapissa....Je crois fermement que la plus grande question de l'officier aujourd'hui, demeure sasn doute la même qu'a la fondation de CYR, sans doute la seule qui vaille , vouloir le Bien ou le Juste. Si c'est le Bien alors ce sera dur et voire douloureux et pour Toi et pour tes GV. Si c'est le juste...tu feras peu à peu du management...et tu pourras te reconvertir sans trop de difficulté j'imagine....
En tout cas profite à fond de l'ambiance école...le reste est à écrire...et je te renvoie aux excellentes réponses précédentes.
Bonne chance pour tes concours ...
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Bonjour Alexis,
Je ne vais pas te parler ambiance mili....par ce que je ne connais pas.
En revanche je vais me permettre quelques propos (pas fun, je m'en excuse d'avance) à l'attention d'un jeune au seuil de ses choix de formation. Là, j'ai plus d'expérience.
Tu es au seuil d'un choix important de ton projet de formation, qui déterminera des choix professionnels qui permettront à leur à leur tour d'assumer des CHOIX DE VIE.
*A vingt ans, il est difficile de comprendre que la vie professionnelle dure (au moins) 40 ans. Concrètement cela veux dire qu'un jeune ayant eu le bac en 1962 (au lycée Bugeaud Place Mermoz par exemple) puis fait cinq ans d'études a pris récemment sa retraite en 2007. Dans ce laps de temps beaucoup de chose ont changé. :closedeyes:
*Il est donc fondamental de ne pas se déterminer sur le système tel qu'on le perçoit en 2009, puisqu'il est amené à changer, mais plutôt à essayer d'être le plus adaptable possible pour gérer les changements à venir.
On peut, pour essayer de faire le point, s'interroger sur deux choses :
1. Qu'est ce que j'aime faire ou, plus facile, qu'est ce que je n'aime pas faire?
Au final ce sont tes choix de vie qui doivent t'orienter. Exemple : si ton objectif c'est de vivre au pays et de construire une maison sur un terrain familial (je connais beaucoup de gens comme ça), la carrière militaire n'est pas le bon truc, AMHA.
2. Toujours en fonction de tes "choix de vie" : quels sont tes besoins actuels mais surtout futurs?
Sachant que la difficulté c'est que tu vas te baser sur TES besoins actuels alors que si tu cherches à fonder une famille il faut penser, dès maintenant, à VOS besoins.
En bref, pour être impliqué professionnellement il faut à la fois avoir un boulot intrinsèquement intéressant (par son contenu) ET ne pas subir d'insatisfaction à cause de celui-ci (modèle d'Herzberg).
Je remarque que les militaires mettent en avant le contenu du travail. D'ailleurs c'est le plus souvent le contenu qui les avantage en terme d'image. Les pubs à la TV sont remplis de "clichés" où l'on voit de jeunes militaires super équipés embarqués dans des super hélicoptères pour aller sauver des civils dans le cadre d'opérations humanitaires. On parle moins souvent dans ces pubs des compteurs des boutons qui représentent 95% de l'effectif. On y parle encore moins des problèmes de disponibilité matériel et de l'obsolescence des équipements
Les autorités militaires très peu prolixes sur les points suivants qui sont susceptibles d'entrainer une grande insatisfaction :
- La vie de famille. Pas facile de mener une double carrière avec des déménagements fréquents. Pas facile non plus d'assurer une continuité de formation pour les enfants qui changent d'institution.
- La qualité de vie : les astreintes, missions, etc....sont lourdes à porter quand on a charge de famille.
- L'employabilité. C'est à dire ton aptitude à exercer un emploi une fois la période militaire passée. La fracture entre les exigences militaires et les exigences civiles est importante. Tu ne seras pas ou peu aidé.
- Les salaire. Le salaire est un point important même si cela paraît lointain à ton âge. Les salaires réels dans l'armée sont maigres. La comparaison civils/fonction publique pour des gens bien formés (issus des classes prépas) n'est pas en faveur de la fonction publique.
Le sentiment d'inéquité est quelque chose de puissant : Ce n'est pas facile d'accepter que tes anciens compagnons de prépas gagnent le double de ton salaire....
Le sentiment d'injustice : l'état peut réviser le contrat qui te lie à lui, et sur lequel tu te détermines lors de ton engagement, de façon unilatérale. Les règles de calcul de retraite peuvent changer, les progressions de salaire...C'est aussi vrai dans le privé, mais dans ce cas il est facile d'aller voir ailleurs car ton employabilité est effective.
Voilà, je ne suis pas fun. :(
Ce serait plus sympa de te parler des "motivateurs" : capacité d'exercer un commandement effectif, intérêt du travail, responsabilité engagée, capacité de se dépasser dans son travail...ici l'armée est certaineemnt attrayante.
J'ai préféré te parler des "facteurs d'hygiènes", ceux qui lorsqu'ils sont présents ne rendent pas heureux dans le travail, mais lorsqu'ils sont absents causent de l'insatisfaction. Si l'armée ne parle pas de ces facteuer, c'est peut être qu'il y a une raison.... ;)
Did, ;)
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Je rentre de concours.
J'ai bien lu tout ce que vous avez mis, certains m'ont beaucoup touché.
Mais j'avoue rentrer dans une période où je dois tout donner pour réussir les oraux qui sont dans moins de un mois, et donc, je ne peux pas me permettre un temps de doute et d'incertitude voire de démotivation.
Je préfère foncer, et lorsque j'aurais les résultats d'admission, j'aurais une semaine pour bien réfléchir à tout ça !
Merci beaucoup, je vous tiendrais au courant ! :)
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Il me semble que nous rentrons dans une période où quel que soit le domaine il n'y aura de place que pour les bons. Et dans certains domaines plus que dans d'autres "être bon" ne peut s'atteindre que par une conviction profonde en accord avec un choix de vie plus que par un plan de carrière.
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Tu rejoins les propos de Force999.
Cet argument est très fort et est éclairé par les propos de Did, mais je pense qu'il y a des moments où il n'est pas très judicieux de se poser trop de questions. J'aurais tout le temps d'y réfléchir un peu plus tard, à tête reposée.