Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: yeror le 26 mars 2009 à 10:48:49
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Bonjour,
Dans quelques jours une réunion qui va se faire rencontrer 2 "clans" va avoir lieu suite à un problème technique. Ce problème technique n'est que la face cachée de l'iceberg, ce n'est qu'un symptôme d'une maladie plus grave opposant des personnes qui ne peuvent pas se blairer mais qui doivent travailler ensemble et si possible dans le même sens. La quadrature du cercle, quoi !
Je fais "malheureusement" partie d'un des clans et quand je visualise ne serait-ce qu'un semblant de conversation avec la personne que je considère comme responsable de la situation, j'ai le palpitant qui monte, les bras qui se crispent et les mains moites. J'ai aussi d'un coup des images de baston sauvage avec cette personne, ça me soulagerait :-(
Mais cette solution, c'est le côté phantasme de l'affaire...
On est dans le cadre du travail et l'objectif est d'arriver à une solution.
Je veux donc rester le plus neutre possible particulièrement lorsque le ton va monter car il y a des sanguins.
C'est là que j'ai besoin de vos conseils, j'essaie de me préparer avant notamment par un travail de visualisation mais pour l'instant j'ai toujours les "modifications physiques" qui apparaissent (fréquence cardiaque plus élevée, respiration plus rapide, ...).
Comment puis je améliorer ce travail de façon à garder l'esprit le plus clair possible avec le maximum de recul et surtout ne pas prendre les critiques comme étant des attaques personnels, ce qui risquerait de me faire entrer dans cette spirale conflictuelle que je souhaite éviter ?
Cordialement,
Y.
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Salut Yeror,
1- L'objectif est-il vraiment le même pour vous tous ? ( ou bien la réunion va-t-elle être le moyen officiel de se taper sur la gueule ?)
2- Ton interlocuteur ( celui qui te fait "monter dans les tours", lui reconnais-tu des compétences ? Si oui, c'est ça qu'il faut que tu mettes en avant : dans ta manière de l'approcher( modifier ta propre perception de ce gars là) et dans ta manière de lui dire les choses( genre : je pense que tu es responsable de la situation, mais mon avis personnel compte assez peu sur NOTRE approche de l'avenir. tu sais faire des trucs - et souligner que ces trucs, il les faire vachement bien, en tout cas mieux que toi- ton talent est indispensable pour nous tous, bon t'es pas obligé de lui faire une "tototte" non plus :lol:)
3- Montrer que tu prends du recul ou tout du moins que tu te donnes la peine de le faire et que ça nécessite des efforts de ta part. Que tu est dans la phase de négociation ( faut être deux pour négocier hein !), mais sans pour autant baisser ton froc.
Bon ça c'est dans la situation où tout le monde est de bonne foi et court après les mêmes objectifs ( chgt de politique de la boite par ex... c'est la crise et malgré les différents, tous sont concernés).
Arriver si possible détendu à cette réunion ( va voir ton toubib et parles lui-en, t'es en plein stress un petit médoc pour t'aider momentanément le temps que cette réunion se passe, ça peut être une idée).
Si tel n'est pas le cas( tout le monde de bonne foi), protège toi et gardes toi les fesses au sec ( ne t'expose pas).
Difficile, va falloir la jouer fine sans que ça te retombe dessus et sans te faire un ulcère... En premier lieu, prends soin de toi ;).
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Merci Anke, tu poses vraiment les bonnes questions, cela me permet déjà d'y voir plus clair.
Pour la question 1 : Justement, je ne sais pas quels seront les objectifs de chacun. Le mien serait d'arrêter ces conneries, on a les moyens de s'entendre, encore faut-il le vouloir. J'ai peur que ce point de vue soit minoritaire.
Pour la question 2 : Clairement, oui. Ce mec est compétent techniquement. Je n'ai aucun mal et aucun problème à lui reconnaître cela. Je sais aussi par expérience que lui reconnaître cela, ne change pas son comportement (au moins en surface) peut-être cela limite t-il la casse. Le pb est de ne pas tomber dans l'excès inverse :bon t'es pas obligé de lui faire une "tototte" non plus :lol:)
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C'est là ou j'ai peur de ne pas trouver le juste milieu (entre devenir trop agressif ou trop cool).
Pour le reste je suis d'accord avec toi, je n'envisageai pas avoir besoin d'un médecin et quelque part ça me fait ch*** d'en arriver là pour des questions professionnelles. Il y a plus grave que ça dans la vie. J'aimerai pouvoir m'en sortir avec un travail de relax et de respiration.
Ton avant dernier conseil et plein de bon sens (comme tout le reste d'ailleurs) : "gardes toi les fesses au sec ( ne t'expose pas)." Cela dit, je ne serai pas seul, cela concerne plusieurs personnes qui sont beaucoup plus impactées que moi par cette querelle et je n'entends pas les laisser seul, donc je pense que je vais être obligé de m'exposer ne serait-ce que pour défendre le collègue qui va être vraiment attaqué
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Deja en depersonnalisant le débat, on évite de jeter de l'huile sur le feu. Ne pas dire "tu m'empèches de ... et donc tu es un boulet" mais "on n'arrive pas à ..., que peut on faire pour y arriver ?". Chercher des solutions et non des raisons et des coupables.
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Il me semble que sans la présence d'un médiateur neutre, légitime et, en capacité de décisions vis à vis des deux "clans", ledit débat restera voué à l'échec, chacun demeurant sur ses positions et cela risque même de totalement paralyser la discussion.
La difficulté restant que cet "animateur/médiateur" soit réellement neutre et sans idées préconçues sur le résultat final et ça, c'est pas gagné.
Si ce n'est pas possible, une chose que je pratique c'est : le constat de la situation bloquée ; reconnaître sa part de responsibilité ; énoncer ce qu'on est prêt à faire pour contribuer à l'améliorer.
Sinon, si vous vous jeter des "vérités" en pleine tronche ça va être immanquablement l'escalade.
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Bon voici mes deux balles mais j'ai horreur des gestions de conflits (chacun ses handicaps hein... celui là fait partie des miens)...
Comme Patrick , j'aurais tendance à réclamer un médiateurs légitimes et reconnus par tous, si posible un médiateur "autoritaire" (ferme est surement plus juste)... convenir qu'il pose le cadre de la réunion, c'est son job essentiel, et recadrer chaque fois qu'on sort du cadre. Mettre des temps d'exposé initiaux fixes ou on convient que les auditeurs ferment leur bouche... Poser clairement le but de la réunion et les préreqis : le respect, le professionalisme et la bienveillance (ce qui ne vaut pas dire qu'on va pas se mettre des claques dans le nez, mais on va se les mettre pour sortir de la m*rde)...
Se cantonner aux faits, absolument aux faits, rien qu'aux faits... sortir de ça c'est passeport pour la chienlit, on introduit les jugements de valeur et donc les attaques perso... on expose ainsi la version factuelle et pas la version émotionnelle (si y a un gazier formé à l'arbre des causes ça doit pouvoir aider)...
Sinon on "juge" les actes et les comportements pas les personnes, ainsi on ne dit pas "t'es un gros con" mais "en disant cela tu te comporte comme un gros con"...
:)
Et attitude physique de desescalade et de franchise : ouverture des mains, on regarde tous le monde et bien dans les yeux, etc... Quand ça commence à s'engueuler je me recule d'un poil et j'attends que ça passe, à l'issue je reformule et donne des zones d'ouvertures...
Personne doit perdre la face (surtout si c'est une réunion de mâles et de femelles alpha) sinon ça rend méchant et obtus...
Le "message je..." c'est un truc bien mais je le maitrise super mal.
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Ton avant dernier conseil et plein de bon sens (comme tout le reste d'ailleurs) : "gardes toi les fesses au sec ( ne t'expose pas)." Cela dit, je ne serai pas seul, cela concerne plusieurs personnes qui sont beaucoup plus impactées que moi par cette querelle et je n'entends pas les laisser seul, donc je pense que je vais être obligé de m'exposer ne serait-ce que pour défendre le collègue qui va être vraiment attaqué
ça c'est classe de ta part (d'autant plus si il y a un lien hierarchique entre vous) là justement exige qu'on se cantonne aux faits reprochés et rien d'autres... S'il a merdé il doit le savoir, mais si on présente les faits c'est ok et moins émotionnel. Et en plus là de cette façon tu ne compromets pas bien que tu te mouilles et fasses ce que tu dois, t'es pile poile pro.
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Pourquoi pas une pré-réunion entre toi et cette personne pour définir l'agenda de la réunion "des clans"? Ou pour limiter l'espace des solutions possibles et avoir une réunion plus efficace.
Attention au "face saving": avec d'autres personnes présentes ton interlocuteur aura du mal à accepter quelque concession que ce soit.
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Pour avoir vécu la même situation, envies de meurtres comprises:
1) Il y a la solution "Maître Zen" qui consiste à faire preuve d'une décontraction surnaturelle de faire abstraction de tout l'aspect subjectif et d'attaquer les réunions de manière purement rationnelle. Personnellement c'est au dessus de mes moyens, mais je cite pour mémoire (ou plutôt dans les cas où ça fonctionne le problème ne se pose même pas).
2) La solution c'est de faire appel à l'autorité: soit un des groupes possède l'autorité hiérarchique légitime, soit, si les deux groupes sont d'"égale force" il y a toujours une autorité qui chapote le tout. La solution c'est de faire trancher l'autorité: qu'elle tranche la décision ou qu'elle donne l'autorité à l'une des parties pour trancher la décision. C'est à ça que l'autorité est sensée servir et c'est ce qui est sensé justifier les salaires des divers chefs. Tu remontes à ton autorité directe tes préoccupations sur le problème et l'impact sur le résultat. Soit l'autorité intervient auquel cas ça doit régler le problème...
3) Si l'autorité est faible ou s'en tamponne, vous pouvez essayer les solutions d'actions "aggressives",
A éviter mais si il n'y a pas d'autorité pour faire régner l'ordre...
Tout n'est pas très *clean*, on part du principe que vous croyez en votre solution et que la fin nécessite les moyens.
De manière un peu plus intelligente, ça peut aussi être des stratégies "provisoires" pour prendre le dessus et forcer l'autre parti à se comporter de manière plus raisonnable.
* la solution purement techniques qui prouvent que votre solution est meilleure (ex s'appuyer sur des normes internationales,
* bétonner votre solution: si vous avez des "cahiers des charges" bien bétonné, le jour ou la solution deviendra urgente (à force de tourner autour du pot) si votre solution est prête à démarrer alors que celle des autres est encore à l'état de théorie fumeuse, ça simplifiera le choix...
* passer à l'écrit: demander des rapports écrits, avec des avantages/inconvénients des solutions: c'est tellement simple de faire partir en c*u!lle une réunion orale, de tourner les arguments, de noyer les sujets sous les détails... c'est plus compliqué à l'écrit.
* forcer le passage en lançant des actions sur votre programme et en mettant les autres devant le fait accompli (en les informant ou pas): exemple créer un "prototype" ou sortir des études préliminaires, voir ci-dessus...
* les contourner: les ignorer et travailler avec un autre service, un consultant externe compétent sur leur domaine...
4) Last but not least: si tout ça ne marche pas, si tes chefs s'en balancent... Il est temps de voir si tu en as vraiment quelque chose à faire, quelles seront les conséquences pour toi si ça m*rde, de quoi tu es responsable personnellement, de ce que tu es redevable à ton entreprise (ou autre). Tu fais ta part consciencieusement. Si possible tu te détaches du projet en question, voir de l'entreprise (à bien peser vu le contexte actuel). Si tu as des collègues dans la même situation, tu leur rappelles ça.
A l'impossible nul n'est tenu et s'acharner sur un problème qu'on ne te donne pas les moyens de résoudre, c'est souvent se ruiner la santé en pure perte.
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Nous n'aurons pas de médiateur. Quand la situation a commençai à dégénéré, il y a environ un an, j'ai demandé une telle médiation. La seule personne qui pouvait faire cela, ne l'a pas fait. En lieu et place, l'encadrement a opté pour une fuite en avant. Cela ne règle rien, aujourd'hui on en a encore la preuve.
Du coup, la réunion que j'avais demandé il y a un an va avoir lieu maintenant mais toujours sans le médiateur. Il faut savoir qu'une partie de l'encadrement est partie prenante dans le litige. La situation est donc effectivement compliquée.
:up:
Par rapport à la situation que tu exposes Yeror, tu témoignes du fait que tu as ancré un certain ressenti en l'associant à l'image de l'un de tes interlocuteurs.
Cet ancrage semble fort et agit tel un conditionnement...
En PNL, il existe différentes techniques faciles à mettre en oeuvre afin de changer cette dynamique en la remplaçant par une autre...
Je n'ai pas le temps de développer à cette heure-ci mais si cela t'intéresse, je peux le faire à une autre occasion.
Mathieu, je suis très intéressé
Si je veux suivre un des conseils de Anke, à savoir prendre soin de moi, j'ai besoin de me détacher émotionnelle ment de ce pb. Pour le reste, je vais opter ou tout du moins essayer, d'opter pour des réponses purement techniques. Mais pour cela, il faut garder la tête froide :o
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Un médiateur est essentiel lors des conflits ( larvés ou ouverts) il est le garant de toutes les paroles. Sans lui, ça me parait difficile de mener une reflexion ( et donc de trouver des solutions) viable. La "chefferie" ( au regard de ce que tu dis : choix de la fuite en avant l'an passé) ne me semble pas capable d'avoir la position que les uns et les autres attendent. La fuite des responsables est un signe de faiblesse et signifie qu'ils ne sont pas capables de trancher et de rappeler tout le monde à l'ordre ( ils ne veulent se mettre personne à dos, mais un un chef, c'est aussi ça, faut savoir prendre ce genre de risques... )mais dans une boite on ne sait pas toujours quelles sont les alliances plus ou moins "secrètes".
Peut-être as-tu tout intérêt à jouer franc-jeu et être simplemnt toi-même.
Défendre ou te mettre du coté des gens avec lesquels tu es en empathie, parce que tu es fidèle en amitié. Là tu es indéboulonnable, (cf l'Abbé Pierre et Garaudy, enfin son pote qui disait des trucs négationnistes. L'Abbé n'était pas d'accord avec ce que son pote disait, mais c'était son pote...)
Reconnaitre et faire reconnaitre les qualités ou compétences de celui que tu peux pas blairer, c'est un "ennemi" mais il est honorable, dans le sens "samouraï " ( enfin les trucs qu'on voit au ciné, les vrais j'y connais pas grand-chose). Là pareil, tu es franc et on ne peut te le reprocher, tu honores ton "ennemi".
Essaye également de voir où peut se situer ton bénéfice dans tout ça, prendre des claques c'est supportable si en contre-partie ça t'apportes quelque chose à toi aussi d'au moins équivalent. Peut-être qu'une position d'observateur dans un permier temps te donnerait suffisamment de recul pour voir ou sentir quand ça va tourner au vinaigre ( previens éventuellement tes potes...).
Dernière soluce, tout balancer sur les chefs, au fond c'est leur boulot et c'est leur taule...
"Dis donc Chef, comment tu veux que ça se passe ? Parce que nous, ben c'est pas trop à nous de faire du "management" ! Sans que ça se barre en sucette, on sait pas faire."
Une idée, cette réunion peut être aussi une idée perverse des responsables, la hierarchie( y vont se démerder entre eux, et nous la hierarchie, on récupèrera ceux qui sont encore debout... Du coup pas de médiateur, ça ira plus vite pour faire le ménage !)
Méfiotte, ça pue ton truc, méfiotte...
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Je connais (malheureusement) ce genre de situation. Pas simple.
Puisque le mediateur est exclu, prend du recul.
Effectivement un medoic pour aider a passer une bnne nuit, cela peut aider a ne pas arriver speed et donc deja moins en forme pour affronter le stress a venir. A utiliser avec moderation, mais mieux vaut cela que ne pas dormir par exemple.
Est ce que ce conflit est sur un point vital pour toi ? Pour ma part, j'ai parfois tendance a mettre un peu de passion dans mes actes meme au boulot. Mais d'un autre coté, parfois, si mon patron me dit de peindre en bleu et ne desire pas mon avis, alors cela sera bleu....
Quand des choses merdent, je me recentre sur l'important pour moi : mon gamin. Il a un toit, un repas, une bonne santé, je suis un pas trop mauvais papa. Alors tout roule. C'est le principal.
Dernier point que j'adore assez. Tenter le contre-pied. En fait ton interlocuteur t'attend en supposant deja ton attitude, ta position. L'idée est de ne pas être ou il t'attend ou d'y etre differemment. Pas evident a mettre en oeuvre mais efficace.
Enfin dernier point, ton interlocuteur est peut etre dans le meme etat d'esprit que toi. Lui aussi il doit gamberger (enfin sauf si bourrin congénital). Donc il est suceptible d'arriver moins frontal que tu ne le penses ou bien d'etre heureux d'avoir une porte de sortie onorable qui fasse crever l'abces. Qui sait ?
Courage. Le fait que tu gamberges ainsi montre tes qualités. C'est le principal.
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Si l'autorité de l'entreprise est défaillante, il est parfois possible de faire intervenir une personne extérieur pour obliger l'entreprise à trancher: syndicat, chsct, médecin du travail, inspection du travail, cram, médias, clients,...
Mais si c'est un problème purement technique c'est plus compliqué.
Es-tu sur qu'il s'agit d'un problème technique? c'est pas juste 2 personnes qui peuvent pas se blairer?
Es-tu sur que ce soit un vrai problème? Ben oui, si ça dure depuis plus d'un an sans rendre une décision obligatoire, c'est peu être pas un vrai problème.
sais tu pourquoi l'autorité est défaillante? chef d'entreprise n'ayant pas les épaules assez larges, administration, grosse boite avec un management pervers, j'm'en foutisme, ...
Il n'y a pas possibilité de passer par dessus le chef pour trouver une autorité suprême?
Pour toi, tu peux aussi aller voir ton médecin du travail histoire de parler, mais aussi de voir si tu peux pas avoir un soutien psy (plutôt sous forme de coaching ponctuel). ça existe, mais pas partout. Cette situation conflictuelle créant un stress excessif, c'est dans leur domaine d'action.Parfois, ils peuvent même si besoin intervenir sur le chef d'entreprise pour lui apprendre à gérer ce genre de choses. Encore faut-il qu'il accepte.
Il faut savoir qu'une partie de l'encadrement est partie prenante dans le litige. La situation est donc effectivement compliquée.
D'un seul côté ou des deux?
Sauf cas d'une SARL avec des statuts merdiques (partage 50/50) ou entreprise familiale, normalement il y a toujours qu'un seul vrai chef.
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Sauf cas d'une SARL avec des statuts merdiques (partage 50/50) ou entreprise familiale, normalement il y a toujours qu'un seul vrai chef.
Même dans ce cas, y a ceux qui ont un pouvoir de décision et ceux qui n'en ont pas.
Même si les dirigeants ne sont pas d'accord entre eux c'est à eux de se foutre sur la gueule entre eux, c'est pas à toi de subir la pression.
Et je me répète: passez à l'écrit: formalisez les problèmes, identifiez les points de décision, pour chaque décision que les groupes fassent des propositions argumentées, sur papier, avec si possibles des tableaux avantages/inconvénients/risques...
Ca peut se faire en partenariat avec l'autre groupe (et que le meilleur gagne) ou de manière unilatérale (j'ai essayé de résumer la situation, je propose, vous propose): si l'autre n'est pas d'accord avec la manière dont tu as formulé sa position, il doit la redéfinir ce qui, au final, le "force" à participer...
Tout ça peut se faire pour la forme, mais ça peut être aussi l'occasion de faire émerger d'authentiques idées nouvelles meilleures que les 2 solutions précédentes.
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Déjà qui est à l’origine de la décision de réunion ?
Une réunion sans président de séance, supèrieur hiérarchique des 2 groupes, c’est comme un match de boxe sans arbitre ou une rencontre de gladiateur et rien de sain ne peux en sortir car tout le monde va camper sur ses positions .
Je pense comme mes camarades qu’il faut impliquer la hiérarchie et cela passe nécessairement par l’écrit (les paroles s'envolent les écrits restent) ou il faut exposer le problème avec toute l’objectivité que le milieu professionnel exige, bannir tout jugement de valeur sur la personnalité de ses détracteurs. Anke a raison les chefs doivent être impliqué c’est leur boite (ou leur administration) et ce sont eux qui doivent rendre des comptes et ils ne pourront se défausser en cas d'explosion si tout a été écrit.
Même si nous passons une grande partie de notre vie au travail c’est un milieu ou le mode passionnel doit être exclu, la voie du milieu doit dominer ; la plupart du temps des tensions se cristallisent pour des conneries et plus personne ne sait vraiment comment ça a commencer. Souvent la solution vient d’un médiateur impromptu du genre un nouvel élément qui va sympathiser sans distinction avec les 2 clans et va montrer en quelque sorte que la vindicte est stérile et peux être surmontée.
ta démarche est trés positive et montre que tu as conscience de l'ensemble du probléme, bon courage.
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Je vais essayer de faire une réponse globale à l'ensemble de vos questions et propositions.
Avant, je tiens à préciser que le fait d'avoir écrit ce problème sur ce forum et de lire l'ensemble de vos contributions m'a permis de me "détacher" émotionellement de ce problème. L'impact physique que je pouvais ressentir est nettement diminué et chacune de vos interventions me poussent à remettre en perspective mon rôle dans ce débat. Donc, c'est déjà très positif, tout ça.
Les problèmes techniques, d'après mon analyse, ne sont en fait que des excuses pour se f*** sur la g**le entre salariés et encadrements de deux services. Je ne sais pas à quel moment et pour quelle raison, c'est parti en sucette, je ne connais qu'une partie du problème finalement.
Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il y a des incompatibilités de caractères. Une vraie discussion, si les conditions étaient réunies (càd avec une personne compétente et extérieure au problème) pourrait rattraper cela, enfin c'est ce que je crois. Malheureusement, du moins pour le moment, on ne peut pas compter sur cette solution.
L'autorité suprême est défaillante sur ce point parce qu'il y a des enjeux trop importants, c'est notamment le pouvoir de nuisance de certains acteurs de la scène dont je parlais plus haut, c'est aussi parce qu'il va y avoir une passation de pouvoir d'ici quelques mois (en fin, je pense que c'est une raison) et que les appétits s'aiguisent.
A vous lire, je crois que se rapprocher le plus de la neutralité, des faits, du technique. Ne pas chercher à rentrer dans le conflit de personnes sera la solution. Et cela permettra aussi de ne pas offrir un angle d'attaque. L'écrit sera certainement important, je pense, comme le dit notamment piéton, que formaliser la réunion sera très important pour la suite.
Au moment ou j'étais en train de rédiger ma réponse, gurkhan m'a devancer, ça risque de faire doublon :)
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Tu peux suggèrer de faire appel à une boite d'audit ( pour faire un audit externe) ça marche pas mal en général, mais ce doit être une volonté du "chef"( donc peut-être repèrer les futurs candidats à la passassion de pouvoir, et anticiper (amha cette demande ne peut pas être mal interprètée).
Attention aussi à ne pas servir de bouc émissaire ( risque si ton corportement est interprèté comme "provocateur" ou "fauteur de trouble"). Donc, laisser venir et faire le roseau...
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C'est marrant, j'ai eu au travail une situation de "clash" hier et aujourd'hui, et malgré les différences, il y a des similitudes ...
Contexte : je suis chercheur (senior, pas un postdoc :D ), j'ai ras la couenne de la charge administrative croissante qui nous incombe (gâchis de compétences, car en 30 ans, malgré ( ??? ) l'informatique et le gonflement de la part des personnels administratifs des organismes de recherche, nous avons de plus en plus de paperasseries). Je mets une petite note suggérant une réflexion sur une optimisation de certaines tâches, et tout le monde me tombe sur le râble.
Quelques semaines avant, c'était tombé sur un jeune embauché, qui avait dû faire profil bas. Pas moi ( :D ça m'est arrivé d'aller avec une machette dans un bureau de stratif pour EXIGER un bilan financier afin de percevoir la suite du financement d'un contrat de recherche >:( ;D ) ).
Moralité : nous sommes dans un système où l'on cherche à nous tondre (pour être polis). Si on a assez de bouteille et de poids pour refuser ça, c'est un DEVOIR (pour protéger les autres) de montrer les dents :glare:
Maintenant, pour revenir au sujet, pour sortir d'un conflit, il est primordial de savoir jusqu'où on peut montrer les dents, et jusqu'où on est obligé (éventuellement) de baisser son froc. Et cette simple analyse oblige à faire un examen soigneux de ses valeurs personnelles, et de ses craintes et ambitions au sein de l'organisme où l'on travaille ...
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HS :
Contexte : je suis chercheur (senior, pas un postdoc :D ), j'ai ras la couenne de la charge administrative croissante qui nous incombe (gâchis de compétences, car en 30 ans, malgré ( ??? ) l'informatique et le gonflement de la part des personnels administratifs des organismes de recherche, nous avons de plus en plus de paperasseries).
Vous avez, au moins, la chance d'avoir plus de IATOS dans les organismes de recherche....imagine chez les manants (Unif). :'(
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Salut je rejoins Berthrammm sur ce point, reste factuel, colle au faits, et ne t'en écarte jamais. Si tu t'égares dans le subjectif ou l'émotionnel, les jugements de valeur, la critique, la politique, etc tu auras tort avant même de t'en être rendu compte.
Ensuite de façon pratique : si votre réunion se passe dans une salle avec un projecteur vidéo, tu peux venir avec des planches à présenter : ça te permet d'orienter le débat. Sinon y'a un truc qui marche très très bien, c'est de projeter en direct le document word dans lequel tu écris le compte-rendu de réunion. Quand tu fais ça, tu filtres le bruit et tu ne couches sur le document que les faits tangibles et avérés, sans émotion. D'une part ça te donne plus de poids dans la réunion, d'autre part ça calme pas mal les hystériques. De plus après tu diffuses tranquillement le document, y compris à toutes les personnes intéressées mais non présentes à la réunion. Les paroles volent les écrits restent. Très efficace quand tu as à affronter des petits politiciens à la con, et autres fonctionnels carriéristes qui sont prêts à poignarder les autres par intérêt, magouille, ou rancune. @+
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absolument d'accord sur la traçabilité et les compte rendu de réunion...
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Bonjour,
J'espere que ta reunion s'est passée au mieux.
Comment as tu préparé et as tu géré ? Est ce que cela s'est deroulé mieux que prévu ?
Je ne désire pas etre indiscret, mais cela peut etre un retour d'experience interessant pour les autres aussi.
A bientot,
Santarem.
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Ma réunion n'est pas encore passée. Elle arrive courant de la semaine prochaine.
Il est bien entendu que je ferai un compte rendu sur le forum, c'est le moins que je puisse faire.
En tout cas, pour l'instant, j'ai commencé à rédiger un document de travail destiné au non technicien/responsable et qui présente lep lus factuellement possible certains obstacles que nous rencontrons en évitant de nommer qui que ce soit.
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Et ben voilà, c'est passé, du moins le 1er round.
La réunion s'est bien déroulée, pas de cris, pas de heurts, tout le monde est resté factuel. Pas de reproche, bref, une vraie réunion de travail quoi !
Le paradis ? Certes non, car à peine franchi la porte, les 2 responsables présents se sont étripés (d'après ce que j'ai pu en apprendre).
Bref, il y a un vrai problème et compte tenu de la situation actuelle (changement de dirigeant), j'ai peur que l'entreprise ne traverse pas ses meilleurs moments.
L'objectif va être de passer à travers les balles... (David, y a pas un module : "survie au travail" ?).
Bon, en ce qui me concerne, je suis allé à la réunion relativement décontracté et cela grâce à quoi ? ou plutôt à qui ? Ben à vous tous. J'ai ouvert ce topic pour avoir des conseils sur la gestion d'une telle réunion et au final, le fait d'en avoir discuté, d'avoir des (bons) avis de personnes extérieurs, d'avoir tout simplement l'impression d'avoir une communauté derrière soi (même virtuelle), ça fait tout simplement du bien.
Alors finalement, la leçon que j'ai tiré de cette expérience, pour celles et ceux qui devraient vivre une situation de ce genre, c'est d'en parler, ça peut paraître simpliste. On peut, peut-être pensé : "Quoi ! il nous a saoulé avec son problème, pour en arriver à découvrir ça !", ben en fait, oui ! Je ne fait pas seulement l'apologie de la parole (ou plutôt de l'écrit) ici mais aussi le besoin qu'on a parfois d'être recadré dans sa façon de penser.
voilà, voilà
cordialement
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Heureux que cette réunion se soit plutôt bien passée :) Il est vrai que discuter permet de prendre de la hauteur.
Sur la survie au travail, il y a ça (http://www.themartialist.com/pecom/tacticalcubicle.pdf) (PDF et second degré ;) )
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En parler c'est pas forcement évident et c'est pas forcement la première démarche, prendre des conseils ou avis, c'et admettre qu'on en a besoin... le fait que les deux cadres s'étripent en contexte privée ça ça fait partie du jeu (on a le droit de s'engueuler mais pas en public)... Si c'est resté pro sans dériver et bien c'est une première grosse pierre remise pour faire des fondations saines et si l'entreprise traverse pas ses meilleures moments et bien on peut aussi espérer que ceux qui survivront seront les plus "pro" et les plus compétents... et si jamais on sent que c'est pas le cas et qu'on y peut rien il faut peut-être (si on en a la possibilité car ce n'est pas évident dans tous les secteurs je suis bien conscient d'être en zone privilégiée pour ça) aller regarder ailleurs...
Bon courrage pour la suite.
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Bon, en ce qui me concerne, je suis allé à la réunion relativement décontracté et cela grâce à quoi ? ou plutôt à qui ? Ben à vous tous. J'ai ouvert ce topic pour avoir des conseils sur la gestion d'une telle réunion et au final, le fait d'en avoir discuté, d'avoir des (bons) avis de personnes extérieurs, d'avoir tout simplement l'impression d'avoir une communauté derrière soi (même virtuelle), ça fait tout simplement du bien.
+1
c'est aussi grace a vous que je n'ai pas marché comme un cowboy apres ma reunion et dieu sait qu'il y avait du corps gras de l'autre coté du bureau :lol: :lol:.
bon courage pour la suite.
jeff