Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en contexte dégradé / vie en autarcie => Discussion démarrée par: DavidManise le 19 mars 2009 à 22:30:07

Titre: Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 19 mars 2009 à 22:30:07
Salut :)

Bon...  on connaît tous les exercices de respiration pour se calmer à court terme...  ça marche super bien.  Mais quid du stress à moyen terme ?  A long terme ?  Comment durer psychologiquement dans une crise qui s'éternise ?  Comment les gens dans les camps ont tenu psychologiquement pendant plusieurs mois ?  Plusieurs années ?  Comment les gens dans les pays en guerre peuvent-ils survivre mentalement à toute cette horreur ?  Qui y arrive ?  Qui n'y arrive pas ?  Comment ?

Il y a là un immense pan de la survie que nous n'avons pas du tout exploré ici.  Ou alors très peu, et très mal.

Voyant des gens d'expérience débarquer parmi nous ("Sois toi même", Wapiti, Mad Max, sans parler des petits jeunes de 45 ans comme Did ;))...  je profite de leur présence pour poser ces questions.  J'aimerais avoir votre son de cloche...  aux sages mais aussi celui de tous.  Parfois le stress n'attend pas le nombre des années. 

Qu'est-ce qui a bien fonctionné pour vous sur le long terme ?  Quelles sont vos recettes, si vous en avez ?

J'attends d'avoir vu un débat s'entamer avant de commencer à poster mes conneries à moi.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme.
Posté par: Vaer_dig_selv le 19 mars 2009 à 23:00:58
Survie dans les camps de la mort ?
Je n'ai pas lu le compte-rendu de Bruno Bettelheim, je sais seulement qu'il existe.
Ni celui de Victor Frankl. Je ne le sais indirectement que par Stephen Covey, qui ne donne pas de liste de références.
J'ai lu le récit par Primo Levi "Si c'est un homme". La suite, dans un camp russe à direction militaire (et inorganisée...), puis leur rapatriement est conté sous le titre de "La trêve", et démontre à quel point les survivants étaient devenus démerdards et incassables. Le second livre est franchement drôle par endroits : la négociation de troc pour une poule avec des villageois (ukrainiens ?).

A un tout autre niveau de stress, le gérer en relation : s'imposer d'écouter trois fois plus qu'on ne parle, s'entraîner à faire parler, à aider les autres à élaborer leurs idées et leurs solutions, tout en mettant ses propres soucis dans sa poche. Récompense : le rendement amoureux en est plutôt bon. Apparemment personne n'écoute, beaucoup imposent.

Pour le stress professionnel, un apport essentiel avait été celui du psychologue Jean-Paul Garnier. Psychologue à Air-France, en plus il animait une association loi 1901, pour venir en aide aux cadres confrontés à une période de chômage et de reclassement. C'est courant maintenant, cette précarité d'emploi, c'était nouveau en 1971, du moins pour les cadres, ils tombaient dans le vide. Chaque semaine, au milieu des offres d'emploi que nous parcourions fébrilement dans l'Usine Nouvelle, il y avait les quelques lignes de son Centre d'Aide Psychologique.

En une demi-journée, il nous a fait assimiler l'écoute active à la Carl Rogers.
Une autre fois, après nous avoir bien fait exposer nos rancoeurs et nos soucis, il écrivit trois maximes au tableau de papier :
Personne ne nous doit rien.
Il n'y a que moi qui puisse changer.
Qu'est-ce qui ne va pas en moi, qui fait que ce que vous faites me dérange ?


Il a pris soin de restreindre : Ce ne sont pas des vérités, ce que j'ai écrit là, mais si vous adoptez ces maximes, ça ira mieux pour vous.

Restreignons encore : en milieu professionnel qui ne soit que modérément pervers.
En milieu très pervers, évidemment que ces maximes sont largement insuffisantes, voire désarmantes quand il faudrait justement être armé.

Une référence à avoir lu : Daniel Goleman, L'Intelligence émotionnelle.
Ce qui est moins bien, est que des gens qui l'ont dans leur bibliothèque ne l'ont pas forcément assimilé... En fait, ce qu'ils n'ont pas assimilé, c'est qu'il leur faudrait renoncer à leur réflexe (et à leur culture familiale) de lancer n'importe quel combat, n'importe quelle controverse, pour reprendre à tout prix la position haute. Savoir prendre la position basse, et y résister tranquillement, cela s'apprend.
Une référence encore, et très accessible en poche au Seuil :
P. Watzlawick, J. Helmick Beavin, Don D. Jackson : Une logique de la communication. Collection Points, au Seuil.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 19 mars 2009 à 23:45:47
Citer
Je n'ai pas lu le compte-rendu de Bruno Bettelheim   

Moi si. Dans "Survivre"  Bettelheim s'oppose a l'idée que les survivants des camps de la mort avaient un esprit particulier qui leur auraient permis de tenir mieux que les autres.

Pour lui sa vie ou sa mort était complétement soumise a des éléments hors de sa volonté.Sa préocupation était de durer tout en gardant en lui ce que j'appellerais son "ame ", faute de mieux, sa capacité a rester humain malgré ce que leur faisait subir les Nazis.

Bettelheim a été dans un camp de concentration en 1938, son vécu est différent de ceux qui sont passés dans les camps de la mort( a partir de 1943).

Je remet le lien en Anglais

http://www.psy.dmu.ac.uk/brown/dmulib/BET.htm

C'est l"analyse que fit Bettelheim de ce qu'il avait vécu dans les camps et aussi du
pourquoi.

Comme reméde au stress a long terme, je dirais la foi.Les religions et la foi ont été percus comme un "truc"" pour appaiser l'ame humaine, seul animal doté de conscience et donc le seul a savoir qu'il va mourrir.




 
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Oxossi le 20 mars 2009 à 00:14:58


Une méthode simple et efficace, mais difficile à mettre en oeuvre en pratique consiste, tout simplement, à "penser à autre chose".

Je l'ai vu dans un bouquin écrit sous la forme "compartimenter son esprit" ("partition your mind" = comme un disque dur). Il s'agit d'imaginer son esprit comme une armoire avec plein de tiroirs. Il y a un ou plusieurs tiroirs "à soucis", et il faut apprendre à n'ouvrir qu'un tiroir à la fois et à ne se concentrer que sur celui-là.

Isoler les questionnements, les problèmes. Cette capacité à compartimenter permet de ne pas s'appesentir sur le négatif, de façon à se préserver.

C'est par exemple une question de survie à un boulot stressant, être capable de le ranger dans une boîte de son esprit quand on rentre à la maison, pour ne pas laisser le stress envahir sa vie de couple, sa vie de famille...


Les handicapés ont pas mal de choses à nous apprendre aussi sur la gestion du stress sur le long terme.

Une des réponse, est, je crois, de trouver des raisons de satisfaction même dans le malheur.

Cette capacité à positiver, à vouloir tirer le meilleur d'une situation si grave soit-elle, est à mon sens une caractéristique première du survivant.

D'ailleurs, Steven Calahan dans son livre "à la dérive" (76 jours dans son radeau de survie à dériver à travers l'atlantique) décrit bien sa capacité à s'émerveiller de cette mer qui pourtant le met dans une telle situation de péril. Malgré ça, il arrive à trouver son environnement magnifique. Il parle de "a view of heaven from a seat in hell".

Une de mes meilleures amies a à peine trente ans mais elle a le dos en compote, comme si elle en avait 70.

Elle ne pense plus à rien d'autre qu'à aller mieux, à guérir. Je lui conseillais récemment de se trouver un hobby, un intérêt qui lui procure du plaisir, rien qu'à elle. Je crois que c'est important pour pouvoir passer les moments difficiles. Trouver de la satisfaction: quand on on pense à cette chose plaisante, quand on la fait, ça occulte les choses douloureuses, et le temps passe plus vite.

Or, beaucoup de choses s'améliorent avec le temps. Donc réussir à faire passer le temps est essentiel.

Ce que je viens d'essayer de raconter me paraît hyper basique et ne semble pas mériter un post. Mais d'un autre coté ça me paraît important quand même, alors je me lance. Et ce n'est pas parce que ça paraît évident que c'est facile à mettre en oeuvre en pratique.

-Oxossi


Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 00:53:06
+1 avec toi Oxossi. Effectivemment le cloisonnement est ( pour moi) une bonne solution, tout du moins ça marche pour moi. Il en découle naturellement la reflexion suivante : " je ne vais pas me cailler le lait pour un truc que je ne peux maitriser à l'avance" ce qui veut dire que je me tracasserai quand ça va arriver, pas avant et ce qui sous-entend que j'ai suffisamment de confiance en moi ( ou de l'inconscience, mais ça on le sait après...) pour ^tre convaincu que je saurais réagir. Bref des pensées positives et confiance dans l'avenir ( enfin le plus possible). On peut rapprocher ce dernier sentiment de la Foi ( croire en un monde meilleur, une puissance de bonté supérieure etc...bref un "demain").
Se donner toutes les occasions possible d'être satisfait de soi-même, même pour la moindre connerie, c'est important de garder une image positive de soi-même : hygiène, tenue vestimentaire( même si si ce n'est pas vrai, c'est la recherche qui est importante), port du corps, mouvements ( se redresser, se tenir droit par ex) démarche, tout est bon, il faut faire feu de tout bois.
Et puis surtout, surtout, chercher tout le temps des trucs pour s'émerveiller, positiver les "merdes". C'est une vraie gymnastique, "voir", essayer de voir le positif en chaque chose.
Aimer, aussi ça aide... ça c'est sûr, ça sauve même. Mais ne pas aimer forcément qu'un seul être, mais tous. On peut aussi chercher à aimer. Ce qui sera important c'est ce qui permettra de dépasser la situation intenable, se dépasser.
On peut regarder un verre avec de l'eau dedans, on a le choix : le voir à moitié vide... ou bien à moitié plein. Selon l'option que l'on choisit, on sera heureux ou malheureux. Je crois que quoi qu'il arrive, on peut faire le choix du bonheur...ou pas. La vraie liberté quoi... Je crois que tout ça, ça fait tenir et longtemps...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 20 mars 2009 à 08:48:30
En Gaspésie on a un dicton : "on partira les wipers mais qu'y commence à mouiller".  Traduction, on mettra les essuie-glaces en route seulement quand il commencera à pleuvoir :)

Dans vos réponses, je distingue clairement deux écoles.  L'une consiste à s'adapter, à trouver des solutions, à se rendre malléable, flexible (ou de réduire l'importance qu'on accorde à son corps en décidant de croire qu'on lui survivra, etc.)...  on réduit son niveau de stress sans s'isoler de sa source.  L'autre consiste à s'isoler mentalement de la source du stress, à "prendre des vacances" mentalement (la foi, je m'en rends compte, est un peu à cheval entre les deux).

J'attends la suite avec impatience :)

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 09:32:41
Je me pose juste la question : le stress ou la situation stressante ne peut-il être un moteur puissant et déboucher sur un épanouissement.
Bon, il t'arrive un truc à la noix, ça remet tout tes schémas mentaux en question, ça t'oblige à changer tes repères, c'est une véritable révolution. Au final, ç'est l'occasion de re-développer ta créativité, tes reflexes etc... ( tout ce qu'on veut). Auquel cas, c'est une remise en question totale et profonde de nos objectifs véritables de vie. Un peu comme un grand coup de pied au cul ! Y'a des moments, dans une vie, c'est nécessaire, ça peut permettre de ne pas la louper, sa vie.
Tiens ! Voilà un exemple du verre à moitié plein...
Je ne sais pas si au final, il y a deux écoles, je ne suis pas sûr de ça ( on fera le bilan plus tard, on en tirera surement des conclusions).
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 20 mars 2009 à 09:38:45
Hmmm...  une troisième école sympa ça : accepter le stress lui-même.  Le reconnaître pour ce qu'il est...  un dispositif de survie dans un contexte où on va être obligé de se bouger le cul.

Bien ça.  Ca nous soulage du stress causé par le fait d'être stressé...  le stress du stress disparaît. 

Ca sent l'expérience de vie tout ça. 

Donc ça nous fait trois grands axes de réflexion.

Cool :love:

David
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Oxossi le 20 mars 2009 à 09:42:43

on réduit son niveau de stress sans s'isoler de sa source.  L'autre consiste à s'isoler mentalement de la source du stress, à "prendre des vacances" mentalement.


Juste une précision, je crois qu'il ne faut pas confondre "cloisonnement" et "négation".

Il s'agit de mettre un instant en veilleuse la source du stress, le temps de reprendre sa respiration en gros, mais pas de la nier en bloc. Juste le temps de se requinquer pour pouvoir retourner l'affronter plus fort.

Un autre principe de vie que j'aime bien (mal transcrit mais je fais ce que je peux :) ):

Avoir la force de changer ce que l'on peut changer,
Le courage de ne pas changer ce qui ne peut pas l'être,
Et la sagesse se savoir distinguer entre les deux.

En gros, il s'agit d'utiliser son énergie à des choses peut-être modestes, mais utiles, plutôt que la gaspiller sans réelle efficacité à essayer d'atteindre un objectif inatteignable (on rejoint unpeu un post sur la motivation où il était évoqué les sportifs qui se donnaient des objectifs trop importants, se donnant ainsi des excuses totues faites pour échouer).

Exemple: je vais me faire une pov hutte de branchages plutôt que de courir par tout en hurlant et maudissant le ciel que ces **** de secours ne m'aient pas encore retrouvé.

"Pray but row for the shore" quoi ;)

-Oxossi
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Oxossi le 20 mars 2009 à 09:45:11
accepter le stress lui-même.  Le reconnaître pour ce qu'il est... 

Ouaiiiis, je suis bien d'accord, à condition de ne pas lui accorder plus d'importance qu'il n'en mérite, pour ne pas le laisser nous bouffer.

Bref, garder le destrier de l'émotion sous le contrôle des rênes de la raison (c'est pas de moi :) ).

- Oxossi
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: raphael le 20 mars 2009 à 09:48:27
Il existe, il me semble, aussi un stress positif et négatif. L'un est benefique l'autre non.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 09:56:43
Citer
accepter le stress lui-même.  Le reconnaître pour ce qu'il est...  
Vi, c'est tout a fait ça, en commençant par l'identification du pb ou de la situation( étape importante amha) ça permet surtout ( je crois hein, je ne suis pas sûr de tout ça) d'éviter les reflexes de négation ( bien normaux, le "denie", c'est aussi une manière de se protèger) pour refuser la réalité.
Un exemple tout con : j'ai une copine aide-soignante qui ne supporte pas la vue d'une plaie ( particulier pour quelqu'un qui fait ce boulot). Elle a trouvé un mode de fonctionnement ( fuite, pas être là, trouver quelqu'un qui fera à sa place) avec lequel elle arrive à se "protèger" de ça, mais au détriment de sa crédibilité professionnelle, voire personnelle ( elle me fait un peu penser à une poupée de porcelaine). Son comportement dans la vie courante en est imprègné : la machine à laver tombe en panne, c'est la catastrophe nationale, elle n'arrive pas à ouvrir le réservoir pour faire le plein de la bagnole, c'est donc son mari qui s'en occupe.
Bon, je la trouve un peu ( pas mal même !) "boulet", mais somme toute elle a trouvé sa manière à elle de faire face à tout ça. Elle sait à l'inverse ( et c'est ça qui est curieux je trouve) qu'en cas de pépin majeur ( avec risque vital par ex) elle sera incapable de "réagir" et qu'elle serait sans aucun doute dans les premières à "y passer". Mais elle accepte ! ( ça me scie à la base...)
Y aurait-il des victimes pré-déterminées ? Et des gens destinés à "s'en sortir" quoi qu'il puisse arriver ( Martin Gray par ex) ?

Dernière phrase à prendre avec beaucoup de précautions, on peut dériver facile...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Kilbith le 20 mars 2009 à 09:57:36
bonjour,

Je suis un peu embêté pour répondre rapidement sur ce poste.

D'une part, comme cela touche directement à ma pratique professionnelle (gestion du stress, burn out....) il me faut construire une réponse argumentée.   ^-^

D'autre part, cela touche encore plus mon épouse qui publie fréquemment sur ce thème (coping...) particulièrement sur la classe d'âge "adulescent". :-\

Enfin, j'ai des proches qui sont eux des spécialistes du stress au travail, donc je dois écrire des choses très très argumentées... :'(


Au final je ne suis pas certain qu'une approche "psychologisante", "psychalanisante" ou "scientifisente" soient les seules possibles....tout n'est pas Raison.

Dans ce domaine la Foi (sans exclusive : Chamanisme, Boudhisme, Vegetalisme,  Communisme, Jaïnisme, Zoroastrisme, Catholicisme, Pacha Mamisme, BrunoBethellisme...) à aussi son rôle à jouer.

Or ce domaine n'est pas un domaine que l'on peut aborder dans le cadre d'une démonstration. Et c'est un domaine banni sur sur ce forum.

Pourtant, la Foi, est indéniablement un soutient pour des milliards d'hommes face à l'adversité et ce depuis la nuit des temps.

"Le trépas vient tout guérir mais ne bougeons d'où nous sommes, mieux vaux souffrir que mourir, c'est la devise des hommes"

 ;) Je vais revenir plus tard pour développer les aspects faisant appel à la Raison.

Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 20 mars 2009 à 10:01:48

Une méthode simple et efficace, mais difficile à mettre en oeuvre en pratique consiste, tout simplement, à "penser à autre chose".

Je l'ai vu dans un bouquin écrit sous la forme "compartimenter son esprit" ("partition your mind" = comme un disque dur). Il s'agit d'imaginer son esprit comme une armoire avec plein de tiroirs. Il y a un ou plusieurs tiroirs "à soucis", et il faut apprendre à n'ouvrir qu'un tiroir à la fois et à ne se concentrer que sur celui-là.

Isoler les questionnements, les problèmes. Cette capacité à compartimenter permet de ne pas s'appesantir sur le négatif, de façon à se préserver.


J'ai beaucoup de réticences envers ce cloisonnement, j'ai bien du mal à en dire, mais l'exposé risque d'être confus.

La solution d'hier devient vite le problème d'aujourd'hui. Je parle de ce qui existe chez moi : la fuite devant le conflit, vers quelque bricolage pas très urgent, mais dont je m'imagine qu'il me procurera du moins une réussite partielle à court terme. Exemple, en octobre 1982 je me suis polarisé sur la construction d'un buffet, qui ne fut jamais achevé, pour éviter de traiter le fait que nous avions englouti nos économies dans un escroc qui m'avait ébloui. De toutes façons, le conflit d'intérêts ne fut jamais éteint. Arthur Janov et sa femme présentèrent alors l'ultimatum à mon épouse : "Il faut que tu quittes ton mari, car son incroyance va détruire ta thérapie primale", puis l'abandonnèrent froidement au début du gué. Voir la suite à http://lavaujac.club.fr/paranoia.html (http://lavaujac.club.fr/paranoia.html).

De nos jours je suis ligoté presque partout par ces conduites de fuite devant les conflits.

Autrement dit, j'ai du mal à dire du cloisonnement mental devant les conflits, et des fuites névrotiques dans des activités secondaires. Adolescent, je fuyais vers le scolaire, puis un peu vers la musique. Sexagénaire, j'ai perdu la musique, et gagné l'écriture.

J'aurais pu mettre sur le tapis ma conduite de l'été 1997, fuite vers le travail scientifique tandis que mon épouse et sa fille aînée préparaient ouvertement un assassinat, faisaient la tournée en séduction des voisins pour leur interdire tout contact avec moi, etc. Trop long. Le résultat scientifique n'est pas nul ; j'ignorais, et les physiciens de l'université Lyon 1 continuèrent d'ignorer encore longtemps, que j'étais antériorisé depuis 1986 par John Cramer. Résultat à http://lavaujac.club.fr/GEOMETRIE_infond.htm (http://lavaujac.club.fr/GEOMETRIE_infond.htm), qui date de 1999. Le seul point qui n'était pas antériorisé par Cramer date de mai 1998 : le calcul de la géométrie des fuseaux de Fermat, avec des moyens élémentaires.

Or la présence ou l'absence de résultats dans l'activité dérivative sont extrêmement aléatoires, cela aurait pu être un piège mortel tout aussi bien. Des savants fous, on n'en manque pas, hélas.

Cloisonnement ? Oui si on maîtrise le rythme de réouverture du tiroir à soucis, si on sait ne pas être prisonnier de sa poltronnerie, puis de son oubli de sa colère première, et de l'oubli des conditions aux limites. Sinon, la solution d'hier devient pour toujours le problème d'aujourd'hui.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 10:20:00
Bully, il dis ça autrement ( je crois que ça revient à ce que tu dis Vaer) : " Pas me faire des noeuds au cerveau avec des trucs qui me servent à rien. " il ajoute souvent "gardez le sourire et faites des pompes", j'aime bien, ça résume à l'essentiel je trouve...

Citer
Or la présence ou l'absence de résultats dans l'activité dérivative sont extrêmement aléatoires
.
On s'en fiche pas un peu de ça ? L'activité dérivative c'est déjà le résultat...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 20 mars 2009 à 10:23:27
Pourtant, la Foi, est indéniablement un soutient pour des milliards d'hommes face à l'adversité et ce depuis la nuit des temps.

Je ne suis pas contre une démonstration des mécanismes qui font de la foi un outil efficace de gestion du stress ;)  Je suis contre les débats stériles, creux et passionnés qui enterrent les idées intéressantes dans un remblai de connerie...  en l'occurrence je suis certain que tu saurais amener la chose intelligemment et de manière très enrichissante.  Et ça, ça serait plus que souhaitable :up:

Citation de: Sois toi même
Cloisonnement ? Oui si on maîtrise le rythme de réouverture du tiroir à soucis, si on sait ne pas être prisonnier de sa poltronnerie, puis de son oubli de sa colère première, et de l'oubli des conditions aux limites. Sinon, la solution d'hier devient pour toujours le problème d'aujourd'hui.

Devant le conflit souhaitable "objectivement", oui.  Face à des choses contre lesquelles on ne peut rien, en revanche, je vois dans le cloisonnement un répis salutaire.  On recule pour mieux sauter.  L'important ici étant le "pour mieux sauter".

David
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: alexr le 20 mars 2009 à 10:27:46
Se donner toutes les occasions possible d'être satisfait de soi-même, même pour la moindre connerie, c'est important de garder une image positive de soi-même : hygiène, tenue vestimentaire( même si si ce n'est pas vrai, c'est la recherche qui est importante), port du corps, mouvements ( se redresser, se tenir droit par ex) démarche, tout est bon, il faut faire feu de tout bois.

Cette histoire de tenue vestimentaire me rappelle une anecdote lue dans le récit du dissident soviétique Vladimir Boukovsky (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Boukovsky), ... et le vent reprend ses tours. Ce gars a passé pas mal de temps dans les geôles et les asiles psychiatriques soviétiques. En prison, certains dissidents avaient pris l'habitude de se confectionner une sorte de plastron, avec un morceau de drap, pour cacher leur chemise en lambeau, afin de préserver leur apparence physique et ainsi leur dignité.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 10:34:17
Le cloisonnement permet (pour moi) de faire face aux pbs les uns après les autres avec chacun un ordre de priorité. Stérile amha de tenter de tout résoudre d'un coup. Ex : il pleut et ça caille - Priorité un, je me mets à l'abri. Priorité deux, je me réchauffe. Illusoire de tenter de me réchauffer sous la pluie battante et glaciale. Ce type de comportement ou d'analyse est applicable à plein d'autres trucs.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Woodrunner le 20 mars 2009 à 10:54:39
Je suis un dopé au stress,... c'est grave doc?

Je m'explique 3 fois par année on reçoit des recrues auquelles on doit en un temps reccord inculquer un nouveau métier, des nouvelles références, un style de vie, de réflexion différente,...

Le job est passionnant, mais très stressant quand on y met tout son coeur,... Beaucoup de responsabilités, peu de marge de manoeuvre, des horaires impossibles (+ 16h par jour au charbon plusieurs fois par semaines!) pas assez de cadre pour l'effectif, instruction toujours plus technique, des wagons de délais à tenir par jours... bref j'ai trois fois par années 4-6 semaines où c'est le gros stress, mais c'est dans ces périodes là que je suis le mieux dans ma peau et dans ma tête! Je pète la forme avec 3-4 heures de sommeil par nuit (c'est souvent le seul moment de temps libre sur 24h) je suis très actif, éveillé,... par contre légèrement agressif et je part au quart de tour pour pas grand chose, mais j'adore cela! :blink:

C'est durant ces périodes que je dors le mieux, dès que je ferme les yeux "bingo" pas de rêve pas de cauchemar alors que dès que la pression tombe je ne dors que peu et mal,...typiquement les vacances sont chez moi toujours en mode insomniaque,...

Par contre je paye ces périodes de stress dès le retour au calme généralement par une sale grippe la première semaine de compensation,... >:(

Je pense que dans mon cas le faites que j'aime mon job, que c'est ma passion fait que j'assimile ce stress au bien-être et au sentiment de "réalisation de soi-même",...

Je sais que c'est pas très bon ces shoot de stress mais c'est ma drogue à moi,... Par contre il y a clairement des stress qui détruise rapidement ou insidieusement,... la peur des créanciers, la peur du boureau (que cela soit dans un camp ou au bureau! ;)) la peur du lendemain,...

Et on ne peut pas toujours classer tout ça dans un tiroir ou alors le tiroire déborde,...

Bref je sais pas si cela apporte quelque chose à votre débat mais c'est le stress que je connais,... (bon il y a aussi lui: http://www.youtube.com/watch?v=LivrlU_bmm0&feature=related  :lol:)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 20 mars 2009 à 10:56:49
Un article sur la foi et le cerveau

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/10/le-cerveau-humain-a-la-foi_1165868_3244.html

Je crois que si on reste dans des limites qui évitent le proselytisme on aurait intérét parler de ses choses. Pour moi la foi ne se limitte pas aux religions, comme disait l'autre il y a des milliers de religions mais une seule foi.

La "religion" de Bettelheim par exemple c'était la psyschatrie de Freud.

Le mauvais coté de la foi , c'est qu'elle peut ammener a la résignation, l'innaceptable devient normal et la mort n'est plus a craindre etc...Il y a méme carrément parfois du masochisme, c'est bien que je souffre et que je sois malheureux parcque comme ca je mérite ma place au paradis et donc je cherche a souffrir et a étre malheureux méme quand tout va bien...

Citer
Hmmm...  une troisième école sympa ça : accepter le stress lui-même.  Le reconnaître pour ce qu'il est...  un dispositif de survie dans un contexte où on va être obligé de se bouger le cul.

Bien ça.  Ca nous soulage du stress causé par le fait d'être stressé...  le stress du stress disparaît.          

Je me rapproche plutot de s'étre facon de voir, si je me retrouve vraiment dans la m*rde, je m'attends a voir un comportement religieux et plutot que d'essayer de le combattre, utiliser ce qui me reste de raison pour me sortir du caca.
Ca marche  un peu comme la peur, elle est naturelle et chercher a la combattre ne fait que l'aggraver, chacun  fait son job la peur préparre le corps et la raison essaye de regler la situation.

Je crois que les gens ont peur du phénoméne religieux parcqu'il associe ca a été fou et a perdre totalement les pédales, mais pour moi personne n'est rationnel a 100% et surtout pas en situation de stress.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Oxossi le 20 mars 2009 à 11:00:53

Cloisonnement ? Oui si on maîtrise le rythme de réouverture du tiroir à soucis, si on sait ne pas être prisonnier de sa poltronnerie, puis de son oubli de sa colère première, et de l'oubli des conditions aux limites. Sinon, la solution d'hier devient pour toujours le problème d'aujourd'hui.


C'est le coeur de la difficulté, la "sagesse" que j'évoquais dans mon tryptique, et quand je disais qu'il ne faut pas confondre "cloisonnement" et "négation".

Il est effectivement un peu facile de tout classer dans le tiroir des choses dont "on ne peut rien y faire". Et du coup on ne fait jamais rien.

Cette sagesse, c'est pour moi une forme poussée d'honnêteté intellectuelle envers soi-même: ne pas se mentir à soi-même, c'est le préalable indispensable pour analyser tout le reste et déterminer ce que l'on peut (doit?) ou non changer etc, même si c'est désagréable.

Ne pas se mentir sur ce que l'on est, ses forces et ses faiblesses, ses envies et ses besoins, mais aussi sur sa situation... C'est très très dur, on est tous tentés de se mentir un minimum à soi-même.

Par exemple, plein de gens tentent quotidiennement de se convaincre qu'ils sont "bien" avec la personne qui partage leur vie, pour éviter de devoir quitter cette personne, ce qui est un changement qu'ils peuvent faire, mais qui est difficile.

On a également tous autour de nous des exemples de fuite de conflit. Faire l'autruche n'est évidemment pas la solution pour gérer le stress.

ça commence par ouvrir les yeux honnêtement. "Bienvenue dans le monde réel Neo" ;)


-Oxossi


Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 20 mars 2009 à 11:12:10
Pour la partition et les activités dérivatives, je rapporte une étude menée dans un département de psycho d’une université canadienne, sur la gestion de la douleur. On brûle au laser des étudiants ( des mâles, c’est important), on détermine ainsi leur seuil de douleur (ils retirent la main quand ils veulent), on sépare ensuite en trois groupe :

-   1 groupe témoins : on leur rebrûle la main de la même façon
-   1 groupe distrait du stress (la brûlure), on lui projette en même temps qu’on le brûle des photo de jeunes filles très dénudées (ça marche toujours chez les mâles)
-   1 groupe concentré, on lui projette des photos de brûlures

Il y a des écarts significatifs de résultats avec un décalage important vers le haut (seuil augmenté) du seuil pour le groupe distrait et un retrait précoce de la main  (seuil diminué) pour le groupe concentré, ceci bien sûr en référence du groupe témoins. Chaque individus étant bien sûr comparé à sa valeur de référence personnelle (les comparaisons interpersonnelles en « douleur » sont des biais méthodologique rédhibitoires).

Ceci rejoindrait au moins partiellement le courrant des « cloisonneurs ». Attention cependant à ne pas oublier le stress, gérer oui mais occulter et négliger non…

;)


Pour les « acceptants », j’aime assez la démarche, bien qu’elle ne soit pas toujours facile à mettre en œuvre, c’est aussi cette démarche que je tente le plus souvent d’adopter : « faire avec ».

Pour moi (personnelle, c’est le comment je le fais pas le comment je préconise de faire) la gestion passe par :
-   acceptation
-   rationalisation (danger objectif et danger subjectifs fantasmés)
-   concentration sur la tâche
-   prise de recul

Des petites illustrations de mon expérience perso :

-   un patient trachéotomisé-ventilé me fait un arrêt-cardio respiratoire pendant une séance de kiné respiratoire, j’étais en orange, je suis directement passé en rouge, gueulante pour alerter les IDE présentes, instillation de serum phy dans la canule et aspiration (l’arrêt pouvait être dû à une remonté de « bouchon de sécrétions »), démarrage de la réa à l’ambu (en fait j’ai eu le temps d’ouvrir le sac qui est chez nous à chaque tête de lit et les IDE arrivaient)… Ensuite on aide comme on peut. Et surtout on debriffe après…

-   le stress des exams (parfois très conséquent par expérience, pour en faire passer, pour en avoir passer (et espère en passer encore) dont certains avec un énorme enjeu professionnel), je gère par concentration et prise de distance : le jury est là pour poser des questions, chaque question ne vise pas à me planter mais est l’occasion de donner une réponse et de « marquer des points »…

-   Accouchement de mon épouse pour le petit dernier… Je rentre du boulot, elle me dit qu’elle vient d’avoir deux contractions en moins de 3 minutes (ça c’est accéléré brusquement), je me suis brusquement aussi concentré sur des prises de décisions rapides… ensuite sur le trajet de la mater sur des réflexions bénéfices-risques et des arbres décisionnels : conduire plus vite ? (décision =  non trop de risque, on peut se planter, se tuer, tuer quelqu’un, prudence), s’arrêter et accouchement voiture  (j’ai assisté à un cours chez les pompiers, j’ai pas mal de bouts de théorie, etc…) (décision = non, mais si ça m*rde on y repense, concentration conduite et si problème tu sais faire, tu vas gérer) ? Appeler la sage-femme sur son portable (j’avais le n° , c’est une maison de naissance pas une mater, donc des suivi un peu différent) (décision = ne pas le faire soit même, je demande à mon épouse de le faire et je lui dicte les infos en ma possession et utiles à donner : temps de parcours restant, zone d’arrivée et je demande à ce que la sage-femme attende dans la zone d’arrivée avec un fauteuil roulant)… Ce dernier exemple pour illustrer les arbres décisionnels et les reflexions bénéfices- risques, ça ne diminue pas le stress, ou peu mais en ayant largement réfléchis avant, identifier des critères, protocoliser sa réflexion, ça permet de prendre sous stress des décisions, en étant capable de gérer et de prévoir les avantages et les inconvénient… Cela diminue donc l’impact du stress sur les événements… Du drill intellectuel en fait.


Maintenant pour les stress a plus long terme, je sais pas trop… Ce qu’on retrouve à la lecture de certains sur le stress d’opération militaire (Guy Sager, EM Remarque, Dorgeles, Clostermann, Rudell) on retrouve pas mal de détachement, de cloisonnement et de concentration… On retrouve aussi ça dans le récit de Mac Nab dans la période ou il est prisonnier, avec une grosse dose de concentration…J’ai eu l’occasion professionnellement de bosser avec des gens soumis à des stress opérationnels importants (pompiers, hommes en bleus intégrés dans des groupes particuliers), la concentration sur la tâche à accomplir et l’acceptation du stress comme un paramètres inamovible et à gerer comme un autre sont des constantes semble t-il (maintenant ne l’ayant pas vécu dans mon corps je ne peux pas dire).
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 20 mars 2009 à 12:11:26
Bully, il dis ça autrement ( je crois que ça revient à ce que tu dis Vaer) : " Pas me faire des noeuds au cerveau avec des trucs qui me servent à rien. " il ajoute souvent "gardez le sourire et faites des pompes", j'aime bien, ça résume à l'essentiel je trouve...
.
Citer
Or la présence ou l'absence de résultats dans l'activité dérivative sont extrêmement aléatoires
On s'en fiche pas un peu de ça ? L'activité dérivative c'est déjà le résultat...

On n'a pas dû bien se comprendre, là.

En ce sens que dans le cas que je connais, l'épreuve locale faisait partie d'une guerre de longue durée, qui n'est pas encore finie, loin s'en faut. Là, ne m'est revenue en tête que l'activité dérivative qui a eu un succès réel à long terme. J'oubliais charitablement pour moi, d'autres dérivations antérieures, qui sont bien moins glorieuses.

On pourrait presque dériver un sujet annexe :
Que pouvons nous faire quand nous voyons quelqu'un se polariser sur une activité dérivante, pour ne pas voir en face un conflit grave, ou une impasse dangereuse ?
Comment être l'adulte de référence, qui donne de la résilience à quelqu'un en danger de se noyer moralement ?

Un point est sûr : ne jamais se cantonner au "raisonnement" essentialiste, en {Sujet + verbe être + attribut}, mais penser dialectique et développemental, penser processus.

Un procédé réussit souvent : faire gagner un degré de réflexivité, faire travailler sur la rédéfinition du problème et de ses frontières.
Exemple :
Citer
Votre mission consiste à faire entrer le ballon dans le filet. Sans plier ni découper la page !

(http://lavaujac.club.fr/Reflexivite_html_5c726de3.gif)

Solution à http://lavaujac.club.fr/Reflexivite.html (http://lavaujac.club.fr/Reflexivite.html).
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 12:11:55
Tafdac avec toi Berthram sur tout ce que tu évoques sauf... sur la douleur. En effet nous ne sommes pas égaux devant la douleur. C'est avant tout une question de saturation chimique des neuro-recepteurs qui sont extrèmement variables d'un individu à l'autre( d'où l'expression, il, elle, est dur(e) à la douleur) diverses expériences ( médecins maudits) on été réalisées durant la dernière guerre à ce sujet. Il est donc débile ( à mon avis à moi hein) de prétendre qu'un individu ( male ou femelle) est plus "doudouille" qu'un autre. Notre acapacité à "endurer" fait juste partie de notre patrimoine chimique ou cellulaire . On ne peut pas faire grand-chose contre ça. Mis à part ce que tu évoques qui me fais plus penser à des transferts d'attention qui pourraient peut-être s'apparenter à la sophrologie.

Quand à la foi ( avec maj ou pas, on s'en fiche)... C'est un sujet délicat ou simple, c'est comme on veut.
En effet, pour un chrétien convaincu ( et là déjà le mot "convaincu" ne convient pas), la foi s'impose d'elle même. C'est un truc que tu as en toi, inexplicable voire irraisonnable ( qui ne dépend pas de la raison) auquel cas, peut-être (pour ceux qui n'ont pas la foi) que l'on peut aborder ce "phénomène" comme s'il s'agissait d'un moyen supplémentaire de "faire face", au même titre qu'une constitution robuste, ou un mental d'acier.
De toute évidence, le fait de croire au bon dieu ( sous toutes ses formes, je n'ai pas de préférence pour allah ou bouddha) est d'un secours prépondérant, je crois que c'est ça qui est important...
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 20 mars 2009 à 12:23:29

... pour les stress a plus long terme, je sais pas trop… Ce qu’on retrouve à la lecture de certains sur le stress d’opération militaire (Guy Sager, EM Remarque, Dorgeles, Clostermann, Rudell) on retrouve pas mal de détachement, de cloisonnement et de concentration…

C'était une fiction pour dire la réalité, je crois me souvenir que le titre en était "Warriors", film de la BBC mettant en scène une unité britannique de la KFor en Bosnie, assistant aux massacres de civils avec ordre de ne rien faire. Le sous-officier, revenu en caserne au pays, assurait ne plus se souvenir de rien, puis passer au suicide dans la demi-heure suivante, sur un souvenir, justement. S'interrompre juste à temps.

Votre mission, si vous l'acceptez, consiste à débriefer ces hommes qui ont eu une mission militaire impossible et contradictoire. Qui reviennent chargés de souvenirs insoutenables.

Ce doit être ici que j'ai lu que l'armée de sa gracieuse Majesté a perdu plus d'hommes anciens combattants des Malouines par suicides, qu'elle n'en avait perdu au combat sur place.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 20 mars 2009 à 12:25:36
Tafdac avec toi Berthram sur tout ce que tu évoques sauf... sur la douleur. En effet nous ne sommes pas égaux devant la douleur. C'est avant tout une question de saturation chimique des neuro-recepteurs qui sont extrèmement variables d'un individu à l'autre( d'où l'expression, il, elle, est dur(e) à la douleur) diverses expériences ( médecins maudits) on été réalisées durant la dernière guerre à ce sujet. Il est donc débile ( à mon avis à moi hein) de prétendre qu'un individu ( male ou femelle) est plus "doudouille" qu'un autre. Notre acapacité à "endurer" fait juste partie de notre patrimoine chimique ou cellulaire . On ne peut pas faire grand-chose contre ça. Mis à part ce que tu évoques qui me fais plus penser à des transferts d'attention qui pourraient peut-être s'apparenter à la sophrologie.


Anke, tu m'as pas bien lu mais tu as raison, ce que tu dis je l'ai aussi appris lors de mon diplome universitaire de prise en charge de la douleur... il est illicite de faire des comparaison entre individu et c'est bien pour ça que j'ai écrit que c'était un gros biais méthodo qu'ils avaient su éviter. Pour les activité dérivatives, sous mon initiative ici dans mon hosto, on mets en place des démarches de relaxation pendant les ponctions lombaires et ça se passe beaucoup mieux (c'est en complément bien sûr des démarches antalgiques classiques), c'est des travaux dont nous avons déjà communiqué les résultats préliminaires et que nous approfondissons encore pour les communiquer à la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (dont je suis membre). Pour le transfert d'attention dans ce cas là on est largement plus proche de l'hypnose Eriksonnienne à mon avis. sinon le fait qu'ils aient pris des mâles , c'est juste parceque le moyen de distractions était facile, pas cher, validé par d'autres travaux, et suffisament fort (ils on aussi refait des trucs similaires avec du calcul mentale : plus les opérations sont complexes, plus le seuil de la douleur se décale vers le haut, avec une limite bien sûr).

La douleur ne fait justement pas "juste partie de notre patrimoine chimique et physiologique", elle fait aussi partie de notre histoire personnelle (voire les travaux d'Annie Taddio, et les récents travaux sur le wind-up), elle fait partie de notre patrimoine culturelle (dans ses composante affective, cognitive et comportementale). Par contre la douleur est bien un stress et elle est en partie au moins renforcé par le stress et l'état d'humeur et d'angoisse (je peux sortir de la biblio), et elle peut se gérer en partie comme un stress.

:)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 20 mars 2009 à 12:34:03
Hypnose ericksonienne, là je crois que le débat va être riche.
Nous avons de la chance dans la composition de ce groupe de discussion.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 12:37:25
Vaer, je comprends pas tout ce que tu dis, je vais prendre le temps.
Berthram, bien tout suivi
Je passe en mode " reflexionnage"
 ;)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 20 mars 2009 à 15:50:36
d'autant que la foi peut-être un truc non continue... entrecoupée de grands doutes (j'ai mes crises de foi et plein de grand de l'Eglise en ont eu) surtout en période de stress...

Et il y a parfois confrontation de différents aspects de la personne même avec la foi (j'admets Darwin et ma foi catholique par exemple)... on est parfois en pleine dissonance.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 20 mars 2009 à 16:40:01
vu et bien compris .

Merci Did.

:)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: tof le 20 mars 2009 à 16:55:32
Did,
j'ai pas bien compris ce que tu expliques entre la foi et la science, pourtant cela m'a l'air super intéressant. Est ce que tu pourrais expliquer de manière un peu plus facile pour moi.
Je suis désolé :'(
Merci d'avance
TOF
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 17:14:39
Je crois que ce que veut dire Did, c'est que :
La foi ne dépend pas ni de l'intelligence( tu peux être le dernier des crétins et croire en dieu) ni de l'instruction. C'est un truc qui s'impose tout seul, ça ne dépend pas de ta volonté, c'est comme ça, tu crois ou pas. C'est un peu ce qui est dit dans la bible quand Ivanoë, Moïse est devant le buisson ardent ( en feu) et que le bon dieu dit : " Je suis !". Pour un croyant, la foi c'est jsute évident, ça ne peux s'expliquer( va demander à un curé de t'expliquer pourquoi il a voulu être curé, la réponse est étonnante et surprenante pour un non-croyant : "J'aime Jésus" qu'il va dire et je peux t'assurer que le mec y rigole pas ! troublant...bref ça interpelle, parce que le gars est vraiment sincère !)
A l'inverse, Darwin( ou d'autres trucs qui font appel à l'intelligence), ça s'explique, s'apprend, se comprend, se met en pratique, s'exerce. Je crois que c'est ça les différents niveaux de conscience.
Il est alors évident pour tout à chacun que de se réfugier dans la religion si on rencontre des difficultés dans la vie, c'est une erreur qui équivaut à une conduite de fuite et ne peut donc ne déboucher que sur des déconvenues.
Bref, vaut mieux avoir la foi avant, sinon c'est pas grave , faut juste se débrouiller autrement.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 20 mars 2009 à 17:15:28
Sur la gestion du stress en situation dépassé (que je n'ai pas connue) une stance du Havaml et je trouve assez importante :

Citer
Seul l'insensé
s'il évite la bataille
croit que toujours vivra.
Mais la vieillesse
le privera du répit
que les lances lui accordent.

Pour comprendre, il faut avoir en tête que la religion des ancien scandinaves est en partie fondée sur la notion de fatalité (mais pas dans un sens péjoratif, plus dans un sens d'ineluctable : quoi que tu fasses ce qui doit arriver arrive), pour moi je la prend comme ne pas fuir ses responsabilité, ne pas se cacher, faire ce que l'on doit même si on a peur et qu'on préférerais se planquer...

(Pardon aux Asatru du forum si j'ai déformé la nature de cette stance mais c'est comme ça que je la comprends).
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: tof le 20 mars 2009 à 17:47:03
Merci Anke, mais je ne comprends tj pas qu'il n'y a pas de contradiction entre la croyance et Darwin. (heu j'ai rien contre l'un ou contre l'autre ;D)
Enfin ...c'est peut être moi qui n'arrives à comprendre.

 Tof qui n'a qu'un niveau de conscience..... :(
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: lambda le 20 mars 2009 à 18:43:01
je crois pas qu on parle vraiment de contradiction en fait, la...

autrement dit, tu peux croire au bon dieu, dame Nature, Allah, en ton bon Genie, Willson...et ca par pur choixs ou ressenti non rationnel, apparu a un moment de ta vie,
et aussi etre scientifique de formation et de profession...

en gros, tu peux croire a tout ca et imaginer que le monde a ete engendre par une "entite" superieure. mais pour autant d interesser aux lois physiques qui gerent ce monde...

ou encore autrement dit:
- etre un scientifique, ou tout au moins une personne rationnelle croyant au fait et aux actes, et imaginer que c est "Dieu" qui a cree les regles du jeu... les sciences ou la rationnalite de facon general nous aidant a comprendre ces regles...

c est pas forcement contradictoire pour moi... cest juste que on peut conjuguer foi/croyance et rationalite/science en cherchant non pas le "pourquoi" des choses qui nous entourent (la foi peut nous apporter a chacun d entre nous la reponse qui nous convient intimement) mais plutot le "comment" ca marche...

L un n empeche pas l autre...

a+,
Lambda

ps: un  peu hs peut etre, desole  :-[
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Kilbith le 20 mars 2009 à 18:59:28
Merci Anke, mais je ne comprends tj pas qu'il n'y a pas de contradiction entre la croyance et Darwin. (heu j'ai rien contre l'un ou contre l'autre ;D)
Enfin ...c'est peut être moi qui n'arrives à comprendre.

 Tof qui n'a qu'un niveau de conscience..... :(

Excuse moi de n'avoir pas été suffisamment clair.  :-[

*La "Science" (au sens moderne) c'est largement notre moyen, à nous humains, de donner des "régularités" ou une "cohérence" à ce qui nous entoure.
Par exemple on emploie la formule 0.5*M*V*V pour "représenter" ou plutôt modéliser l'énergie cinétique. Mais ce n'est pas l'énergie cinétique, c'est juste une modélisation de ce concept abstrait. Ce faisant, on représente le monde qui nous entoure, on le met en équation, il devient à notre porté. Nous cherchons des régularités, des logiques, c'est nécessaire et rassurant.

A partir de postulats et d'axiomes posé par les grecs classiques comme "Un segment de droite peut être prolongé indéfiniment en une ligne droite" ou bien "Des choses qui sont égales à une même chose sont égales entre elles"  les adeptes de la "science théorétique (ἐπιστήμη)" puis de la science puis de la méthode scientifique par déduction et inférences ont progressivement élaboré une modélisation de plus en plus cohérente et précise de notre monde.

La méthode a progressivement été connue dans le monde entier :  :o

(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/79/Ricci1.jpg)
"The Italian Jesuit Matteo Ricci (left) and the Chinese mathematician Xu Guangqi (right) published the Chinese edition of Euclid's Elements (幾何原本) in 1607."

Le résultat n'est pas une représentation "exacte"  mais une représentation "suffisante". Quand la représentation est "insuffisante" on améliorait les formules on prenait en compte plus de facteurs.....éventuellement on remet en cause les postulats et  axiomes.

La règle est : Il faut assurer la cohérence entre la représentation et l'observation...c'est "Logique" ....c'est "Humain".


*La Foi est d'une autre nature pour les "croyants". Elle "est", elle ne se "Démontre" pas. Elle n'a que faire de la logique ou de l'inférence, elle s'accommode "d'illogisme", de "paradoxe" elle accepte les discontinuités. Elle n'est pas explicable au sens "humain" (par la logique ou autre principe de raisonnement). Normal elle cherche à représenter ce qui, par nature, n'est pas humain ou concevable par l'humain : une ou plusieurs "divinités".


Donc utiliser la Foi en matière de Sciences ou la Science en matière de Foi n'as pas de sens : ce sont deux univers différent. C'est aussi vain que de chercher à mesurer une distance avec une balance : c'est juste inadapté.

Désolé pas facile d'être clair.  ;)
Désolé post vraiment.  :branleur:

Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Gros Calou le 20 mars 2009 à 19:15:44
Salut à tous.

Il y a différents types de stress, différentes situations et chacun le vit différemment tout les jours.

Tout ce que j'expose ci-après est mon exemple, c'est moi qui gère comme cela.

En généralité.

Le stress à cours terme, je pense que pour moi il est facile à gérer (pour moi) car c'est un mauvais moment éphémère à passer, je me sécurise immédiatement, pour me permettre un temps de réflexion aussi infime soit-il. Exemple : au boulot (je prends cet exemple car le plus commun pour la plupart d'entre nous) ton chef déboule et te tombe dessus "pourquoi le dossier schmoutz n'a pas été traité ? " Je botte en touche " quoi ! attends, laisse moi le temps de vérifier et je reviens vers toi. " Voilà, j'ai sécurisé, je me laisse le temps de réfléchir et de trouver une solution.

Le stress à moyen terme, là aussi, je me sécurise et ayant plus de temps, je me concentre en priorité à une stratégie et si je vois que je piétine, au lieu de laissé le stress prendre le dessus, je n'attends pas le dernier moment pour demander un avis ou un coup de main.

Ah ! Le stress à long terme. Là je me donne un objectif, un but à atteindre et je n'en démord pas sauf embuches ingérables.
Exemple : Petit retour dans la vie quotidienne, ayant un enfant atteint d'une maladie génétique, il est actuellement dans un hôpital de jour qui reçoit les enfant de bas âges à 14 ans. Thomas a fêté ses 15 ans au mois de novembre. Depuis ses 14 ans il aurait du quitter cet établissement, mais en région parisienne et en France n'ayons pas peur de le dire les places sont chères, j'ai la chance d'avoir, à allez 1 km de chez moi un centre 15-22 ans succeptible d'accueillir Thomas, pour continuer et aboutir vers une formation professionnelle adaptée. J'ai déposé un dossier et l'aval de la MDPH en Mars 2007, je viens d'avoir les premiers rdv pour une intégration. Voilà 2 ans que l'ancien centre, me fournissais des adresses d'internat à plusieurs dizaine de kilomètres de chez moi, mais en centre hospitalié et semi éducatif, ils ont fait pression, pression, j'avais des appels, de centres "je vous appel pour la candidature de votre fils", si je n'avais pas botté en touche et me donner un objectif, le stress engendré par la pression "vous savez votre fils va se retrouver à la maison ce serait dommage" et autre "l'internat ferais le plus grand bien à votre fils" et bien mon fiston n'aurais pas la chance d'intégrer un établissement convenant à son profil où il pourras progresser et et apprendre un "métier adapté à son handicape"

Le stress à très long terme pour moi est, une fois que je serais parti ......., mais là j'ai pas encore trouvé.

Il y a aussi un bon moyen aussi, c'est de faire plaisir à quelqu'un qui a des problèmes en lui offrant qq chose et se dire " au moins pendant qq minutes, ça lui changeras les idées".

 :love: à tous.

Le gros.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Kilbith le 20 mars 2009 à 20:18:38
Hypnose ericksonienne, là je crois que le débat va être riche.
Nous avons de la chance dans la composition de ce groupe de discussion.

Je recommande les ouvrages de : http://www.atnh.net/jeangodin.html (http://www.atnh.net/jeangodin.html)

La biographie n'est pas complète, il a fait navale et a été médecin en Afrique dans les années 50-60.

 ::)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 20 mars 2009 à 21:14:47
AMHA, d'un point de vue épistémologique la Foi n'est pas sur le même paradigme que la Science (au sens moderne de ce terme). Elle ne relève pas de la Raison, de la démonstration elle "est" ou "n'est pas".

Pour moi, la foi est une posture intellectuelle et affective.  C'est un état personnel.  Elle n'a pas à être démontrée ou expliquée.  Elle est autant un choix qu'un feeling. 

Partant de là, et sans discuter de son contenu ou de sa validité, on peut étudier ses effets sur la psychologie de celui qui la possède.  D'ailleurs ça a été fait.  Et si tu jettes un oeil à la fin des dernières versins des manuels de survie de l'armée US, on conseille de prier, de croire, de se raccrocher à sa religion ou à ce en quoi on croit.  Sans distinction.  Car on observe que les survivants sont souvent ceux qui croient en quelque chose de plus grand qu'eux.  Pour un vrai croyant, ce que je dis là est une hérésie.  Ca implique que toutes les fois se valent.  J'en ai bien conscience, et j'espère ne choquer personne.  Je ne souhaite pas entrer dans ce débat là, bien sûr.  Moi, j'ai ma spiritualité à moi et elle est comme ma brosse à dents : perso.

Ceci dit je respecte ta position, ainsi que ta non réponse.  Pas de souci ;) 

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: ** Mathieu ** le 20 mars 2009 à 21:36:25
Salut,

Concernant les croyances, c'est un outil à double tranchant qui peut être moteur où frein selon la situation.
Dans une approche de type mental training, c'est un levier que l'on utilise couramment...

D'ailleurs j'ai relevé dans ce topic que certains membres ont ancré la croyance que le changement est difficile, prend du temps, etc.
Donc pour eux effectivement le changement prendra du temps et sera difficile - le système cognitif est cohérent...

Croire que le changement est rapide et facile à mettre en oeuvre ne serait-il pas plus user-friendly comme on dit ?

;)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: gahús le 20 mars 2009 à 22:28:17
Il y a un axe de réflexion qui n'a pas encore été ouvert : c'est celui du terrain génétique.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20090225.OBS6332/une_variation_genetique_protegerait_du_stress.html

Il était déjà prouvé que le gène 5-HTTLPR contrôlait le taux de sérotonine, une molécule qui transmet les messages chimiques à l'intérieur du système nerveux central et qui est impliquée notamment dans le sommeil ou la dépression. La plupart des antidépresseurs régulent les niveaux de sérotonine.
Des chercheurs avaient aussi déjà identifié trois variants du gène, dont deux allèles (version particulière d'un gène) courts liés à un plus grand risque de dépression et de tentatives de suicide et qui, supposait-on, provoquaient une réponse neurochimique exagérée à des situations stressantes


D'où ma question : est il possible de faire faire une analyse génétique de l'allèle du gène H5TT sur le site 23andme. Site en langue anglaise qui n'accepte pas la traduction google...

https://www.23andme.com/
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 20 mars 2009 à 22:45:27
Moi la génétique ça me pète les c*u!lles.  Par principe :closedeyes:

Potentiel X travail = résultat.

Regarde dans le film GATTACA ;)

Ceci dit, nous ne sommes pas tous égaux devant le stress, c'est net.  Quelle est la part d'inné, la part d'acquis ?  Perso la question ne m'intéresse pas, dans la mesure où la part d'inné je ne peux pas influer dessus.  La part d'acquis, par contre, je peux.  C'est ça qui est utile de creuser.  Sinon on tombe dans l'eugénisme pour améliorer le potentiel et là ça peut vite devenir craignos au niveau éthique.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 20 mars 2009 à 22:58:21
Nous gagnerions peut-être à nous concentrer sur des cas concrets que nous connaissons, et que nous pouvons expliquer et partager.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 20 mars 2009 à 23:03:29
Je résume : tu peux avoir un super gros sac à dos plein de matos dernier cri et te démerder comme un gland, à l'inverse tu peux avoir juste une musette avec deux conneries dedans et t'en tirer. Ce n'est pas le capital ( génétique ou matériel) qui compte ou fait la différence, mais plutot la manière de se servir de son capital. Voilà qui règle la question de la génétique et des grands blonds aux yeux bleus !  :lol: ça c'est fait , c'est plus à faire...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 20 mars 2009 à 23:24:37
Bon c'est un peu une évidence mais ne pas oublier qu'il faut au maximum prendre soin de son corps.

Bien manger, boire souvent, dormir tout son soul, ne pas faire d'effort inconsidérré mais ne pas rien faire non plus, se proteger du temps...quand c'est possible bien sur !

La camaraderie aussi, la solidarité ca revient vite quand on baigne dans les ennuis.

Savoir se ménager des pauses sacrés ou on oublie les ennuis et ou on se détend.

Le sens de l'humour aussi ca aide, un sourire, un mot gentil pour celui qui en bave etc..

Il doit y en avoir un paquet ici a qui je n'apprend rien...; ::)
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 20 mars 2009 à 23:38:09
...
La camaraderie aussi, la solidarité ça revient vite quand on baigne dans les ennuis.
...

Non.
Non. Tu découvres alors que les gens simultanément sadiques et lâches sont fort nombreux, tout frétillants de participer à la corrida et à la mise à mort du sacrifice humain, sans le moindre risque.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 21 mars 2009 à 00:12:52
Citer
Non.
Non. Tu découvres alors que les gens simultanément sadiques et lâches sont fort nombreux, tout frétillants de participer à la corrida et à la mise à mort du sacrifice humain, sans le moindre risque.

Loin de moi l'idée d'oculter la noirceur  de l'ame humaine ,mais ca dépend des circonstances et des gens que le hasard aurra placés autour de toi le jour ou trouverra dans une situation qui pue.

Je me réfférre a mon expérience de l'armée ( de conscription), de parfaits innconus venant de toutes les classes sociales et de tous les milieu faisait leur classes et pratiquait la solidarité de facon spontanée.

La clé c"était que notre intérét particulier se confondait avec l'intérét général du groupe, dés que la pression s'est relachée ca c'est beaucoup étiolé.

Mais tu peux toujours prolonger cette attitude de maniére consciente et altruiste.

Tu me semble avoir une opinion plutot noire de l'étre humain, mais si il y a sur cette terre de sacrés enc**és il y aussi des gens sacrément bien.

Et des fois ce sont les mémes..a des moment différents.

Puisque tu aimes Watzlawick, je te conseille celui la :

http://www.amazon.fr/Faites-vous-m%C3%AAme-votre-malheur-Watzlawick/dp/2020129418

Aprés ca se résume a un choix simple; tu est une part du probléme ou une part de la solution.


 
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 21 mars 2009 à 00:24:39
Vaer, tu serais pas en train de ne voir que "le verre à moitié vide" des fois ?  ;)
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 21 mars 2009 à 00:56:55
Vaer, tu serais pas en train de ne voir que "le verre à moitié vide" des fois ?  ;)

Quand le juge Fabrice Burgaud a comparu devant la commission parlementaire, un dessinateur a représenté un journaliste se précipiter sur lui avec le micro :
"Quel effet cela vous fait, quand vous savez que vous êtes condamné d'avance ?"

J'ai bien aimé ce dessin, mais il n'est plus disponible en ligne.

Look familiar...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 21 mars 2009 à 01:54:59
Il existe une ressource non mentionnée encore : la contre-violence, la violence fondatrice. Disons celle de Grangousier face à Picrochole.
Face à un harcèlement comme ceux de Jean Fréron et du calottin Journal de Trévoux, Voltaire n'a pas fait dans la non-violence, n'a pas tendu la joue gauche, mais a composé des épigrammes qui nous font encore rire.

J'ai été très soulagé de me trouver des ressources de contre-sadisme à la mesure de sa perversité, quand j'ai composé "Il malaxe (http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=253.0)", dédié à celle qui réclamait mon émasculation. Après elle ne s'est plus attaquée à moi.

Même catégorie de contre-violence fondatrice : une jeune mariée avait un problème avec le couple uni, trop uni, de son mari avec sa môman. Nouvelle ménagère, elle laisse tomber un joli petit verre à liqueur, qui se casse. Au bruit, le mari et la belle mère arrivent, et commencent un reproche :
- Oh ! Comment as-tu pu faire cela ?
- Comment j'ai fait ? J'ai fait comme ça !

Elle prend un autre petit verre, et le fait tomber.
- Et si vous n'avez pas compris, je recommence.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: oli_v_ier le 21 mars 2009 à 05:26:43
De toute évidence, le fait de croire au bon dieu ( sous toutes ses formes, je n'ai pas de préférence pour allah ou bouddha) est d'un secours prépondérant, je crois que c'est ça qui est important...

Pas d'accord avec cette évidence... Si je me souviens bien, dans son récit de survie (le livre), Joe Simpson raconte qu'il serait resté au fond du trou s'il avait cru en dieu. Ca peut être un réconfort, certes, mais un secours, pas forcément.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 21 mars 2009 à 07:23:50
Tafdak avec Olivier. 

Parfois de croire qu'il n'y a rien après va t'aider à te bouger le cul.  Parfois, de croire en quelque chose va faire en sorte de te calmer assez pour redescendre dans les tours et ainsi pouvoir de nouveau fonctionner de manière optimale.  Vaincre l'effet chimpanzé, quoi.

Tout dépend du contexte, sans doute.

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 21 mars 2009 à 07:49:18
oli_v_ier,
Tu n'as certes pas tort, et je crois que la foi ( je n'emploie pas le mot "croyance" volontairement, car il semblerait que pour un mec qui à la foi, ça ne soit pas du tout pareil comme "concept") est à ranger dans la "pochette outils potentiels qui peuvent m'aider à m'en sortir" au même titre que n'importe quel autre "outil". Si cet outil là ( la foi) est moteur et peut me booster la couenne alors faut pas me priver de l'utiliser. A l'inverse, si cet outil là génère des neouds cérébraux, il faut l'enfouir profond dans un coin ( on verra après, quand on aura les fesses au sec comment on se débrouille avec "ça").Petit ex : M.Gray était pratiquant si ma mémoire est bonne, la thora et tout le bazar( je maitrise pas bien les pratiques) et observait les commandements ( tu ne voleras point, tu ne tueras point). ça ne l'a pas empècher de dégommer quelques nazis dans le ghetto de Varsovie, ni de se bagarrer avec ses semblables pour un bout de pain dans les camps. Dans le cas de ce mec là, la foi a été génératrice d'espoir, et les chrétiens ou autres religieux convaincus me pardonneront, dans ces cas là, dans l'urgence, je crois que c'est ce qui compte. Mais bon, je vois ça du haut de mon vélo comme on dit...

Vaer,
"Quel effet cela vous fait, quand vous savez que vous êtes condamné d'avance ?"
Moi ça me fait cet effet là :
Oh, put**n, là ça chie pour mon matricule ! Je vais pas y couper, allez hop je ramasse vite fait ce qui peut encore être ramassé(sauvé) je mets à l'abri, je fais le dos rond en m'armant de patience et j'attends que le déluge s'arrète, parce que ça va bien s'arrèter à un moment, et là faudra pas trainer pour redémarrer. Le pb c'est l'attente et d'être dans une sorte de spirale où tu subis les évènements. C'est à ce moment là que tu peux dérailler et te faire un sang d'encre en envisageant le pire. Pour paraphraser Mme Anke : "l'avenir est une lettre cachetée" ce qui veut dire qu'on ne peut pas l'ouvrir pour savoir ce qu'il y a d'écrit dedans. Pourquoi alors perdre son temps à essayer de supposer ce qu'il peut bien avoir d'écrit dans cette lettre ? C'est inutile, on saura au moment où ça arrivera.

Ma méthode à moi ( et elle ne vaut que pour moi ) c'est d'abord d'être ancré dans le présent ( dans les camps de la mort, les gars vivaient au jour le jour, ne sachant de quoi était fait le lendemain) et si possible l'action( même de tout petit trucs, mais être actif) sans pour autant abandonner les projets d'avenir, mais d'abord le présent et à fond si possible. Le passé, c'est fait, inutile de perdre mon temps avec ça, l'avenir c'est vachement aléatoire( voir la stanse de Berthram " ce qui doit arriver arrive"), le présent à l'inverse...
Pour l'avoir un peu vécu ( l'été dernier) :

Bon j'ai 4 de systole, si je fais une connerie par dessus, j'y vais de mon aller simple chez St Pierre... Voyons, voyons... peux pas faire grand-chose, les toubibs sont là, faut attendre un peu que les médocs dans la perf fassent leur effet. Bon dis donc mon titi, ta vie, t'en pense quoi ? Oh globalement, me suis pas trop mal démerdé..Chui d'accord.
"Bébé, t'es où ? Là ! Bébé... je t'aime ( en disant ça, je lui dit que j'ai fait les bons choix : vivre avec elle, avoir un enfant avec elle, qu'elle m'a aider à avoir une bonne vie, que grâce à elle, j'ai bénéficier d'un max de trucs que j'aurai loupé autrement) ! Je sais, qu'elle me dit... Tout est dit, on peut m'emmener à l'hosto...

Il me semble que l'on peut arriver à une certaine forme de sérénité ( j'ai pas dis renoncement hein) un peu comme une paix... "ça" peut s'arrèter n'importe quand la vie, faut le savoir, alors c'est balot de se faire chier à ne pas en profiter, là, de suite...

Dans ton exemple de la nénette avec les verres à liqueur, elle peut en pêter autant qu'elle veut, ça changera rien, car le mari il n'est pas marié avec la bonne nana, il est marié avec sa maman ( couple trop uni) c'est pas le bon couple ! C'est cuit d'avance, elle perd son temps et va se faire emmerder par les deux zouaves pendant un certain nombre d'années. Une seule chose à faire amha, se barrer rapido et les laisser tous les deux graisser leur cordon ombilical pour pas qu'il rouille...

Bon, je dis tout ça avec mes mots à moi hein, c'est surement "du très basique", un peu "brut de décoffrage", mais c'est comme ça que je réussi à continuer "d'avancer", ça vaut surement plein d'autres méthodes et y'en a surement de meilleures, mais pour moi ça marche, alors c'est l'essentiel...
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 21 mars 2009 à 09:57:44
Dans ton exemple de la nénette avec les verres à liqueur, elle peut en pêter autant qu'elle veut, ça changera rien, car le mari il n'est pas marié avec la bonne nana, il est marié avec sa maman ( couple trop uni) c'est pas le bon couple ! C'est cuit d'avance, elle perd son temps et va se faire emmerder par les deux zouaves pendant un certain nombre d'années. Une seule chose à faire amha, se barrer rapido et les laisser tous les deux graisser leur cordon ombilical pour pas qu'il rouille...

Superbe, ton expression !
L'histoire étant de seconde main, j'ignore tout de la suite. J'étais minot à l'époque.

L'école de psychothérapeutes familiaux de Milan, ou au moins sa partie féminine après scission de l'équipe initiale, à savoir Mara Selvini-Palazzoli et Giuliana Prata, ont épuré leur arsenal thérapeutique à une première prescription uniforme. Et on affine quand on a vu les résultats. L'instruction donné au couple coincé entre la génération de leurs parents et celle de leurs enfants : Deux fois par mois au cours des prochains mois jusqu'au prochain rendez-vous avec nous, vous allez programmer une sortie qui ne sera consacrée qu'à vous seuls. Vous ne préviendrez pas vos enfants à l'avance, vous leur laisserez juste un mot avec des instructions pour se préparer à manger à partir des approvisionnements que vous leur aurez préparés. Vous ne leur direz pas où vous êtes ni ce que vous faites, vous n'en direz pas un mot non plus à vos familles d'origine respectives... Bref, les thérapeutes milanais donnent au couple de la génération intermédiaire la consigne d'exister et de s'affirmer pour lui-même, de s'affirmer contre ceux qui le dévoreraient volontiers, de manifester qu'ils ont droit à leurs secrets de couple.

Evidemment que rien de tout cela n'existait à l'époque à Grenoble.

Zut ! On a dérivé hors du sujet, entraînés par ta verve...


Edit : grammaire, deux accords en nombre, faux.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: gahús le 21 mars 2009 à 09:58:46
Je résume : tu peux avoir un super gros sac à dos plein de matos dernier cri et te démerder comme un gland, à l'inverse tu peux avoir juste une musette avec deux conneries dedans et t'en tirer. Ce n'est pas le capital ( génétique ou matériel) qui compte ou fait la différence, mais plutot la manière de se servir de son capital. Voilà qui règle la question de la génétique et des grands blonds aux yeux bleus !  :lol: ça c'est fait , c'est plus à faire...

Je ne vois pas ce les grands blonds aux yeux bleus viennent faire ici...


Je vais remettre une seconde couche avec le gène 5-HTT car les recherches scientifiques semblent très sérieuses :

http://www.neuropsychiatrie.fr/extranet/upload/article/729982874_30-%20Importance%20du%20stress%20dans%20la%20d%C3%A9pression.pdf

Le (ou les) gène(s) susceptibles d'être impliqué(s) dans
l'exacerbation ou au contraire la diminution des effets du
stress restent à établir. Le gène codant pour le
transporteur de la sérotonine (5-HTT) est pourtant un
bon candidat : sa région promotrice est le siège d'un
polymorphisme fonctionnel débouchant, selon l'inclusion
ou non de 44 paires de bases, sur un allèle long ("l") ou un
allèle court ("c"), cet allèle "c" ayant été associé à la
dépression. En fait, même si le gène du 5-HTT n'est pas
directement associé à la dépression, il pourrait modérer la
réponse sérotoninergique au stress. Plusieurs études
suggèrent en effet une telle interaction gène/environnement



Les personnes qui sont dans le cas ci-dessus sont probablement plus sensibles au "stress" sans le savoir. Et de savoir qu'on est plus fragile permettrait de prendre des mesures préventives du genre relaxation, méditation de pleine conscience etc.

Le dernier livre de Christophe André que j'ai feuilleté évoque ce sujet :

http://livre.fnac.com/a2607380/Christophe-Andre-Les-etats-d-ame?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0&SID=bd4b9f0c%2D18a0%2D4085%2D34af%2D505a52d7a7a3&UID=06A5DEF42%2D3185%2D311B%2DD4AA%2D97DB3C9CFBF8&Origin=FnacAff&OrderInSession=0&TTL=220320090917

 :)





Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Kilbith le 21 mars 2009 à 09:59:39
Bonjour,

Citer
Non.
Non. Tu découvres alors que les gens simultanément sadiques et lâches sont fort nombreux, tout frétillants de participer à la corrida et à la mise à mort du sacrifice humain, sans le moindre risque.

En effet sentence bien définitive...

Il me semble, que pour le moins, il ne faudrait pas dire "les gens", mais plutôt les "individus d'un groupe" dans ce cas précis. Tout est affaire de circonstances et il serait, ici aussi, vain de tirer des "régularités intangibles" de ce qui n'est souvent que le résultat de circonstances.

Nous sommes complexes et pratiquons un équilibre dynamique entre des contradictions internes, des pressions groupales, des contraintes sociétales pour faire face à un environnement fluctuant. La gestion de l'ensemble de ces contraintes entraine des dissonances sources de stress.

Admettre que l'état de dissonances est un état normal régulier me semble être un bon moyen de diminuer son stress.

Il me semble qu'en Europe (je ne sais pas ailleurs) notre pensée, certainement empreinte à la base de Manichéisme, nous amène souvent à penser de façon binaire. Le bien-le mal , le bon-le mauvais, le A le nonA....Malheureusement le monde n'a peut être pas ordonné de cette façon ; d'où les dissonances ; d'où le stress induit.


Tout un chacun, selon les circonstances, peut être adapté ou inadapté à la situation. C'est comme ça.

 ;)
Titre: Le cas des sacrifices humains.
Posté par: Vaer_dig_selv le 21 mars 2009 à 10:48:22

Je m'étonne de ne pas voir plus de réactions sur ce forum à une paire de « non » aussi définitive concernant la camaraderie et la solidarité, valeurs qui m'avaient semblé plutôt centrales ici, et peu mises en doute dans leur réalité d'accomplissement. Le discours de Vaer_dig_selv aurait-il un effet hypnotique, ou je ne comprends pas un changement de principes collectif qui est en train de se produire... ou bien il n'y a que trois personnes qui suivent, en ce beau samedi matin de printemps ?


Visiblement, tu ne soupçonnes pas ce qu'est un sacrifice humain, un crime collectif commis par un groupe pour se lier par le sang. C'est en effet tellement inimaginable et monstrueux, que la plupart des gens se réfugient dans le déni.

Alors on va prendre le cas d'un autre sacrifice humain, commis à partir de 1927, et toujours au pouvoir présentement : l'assassinat scientifique d'Erwin Schrödinger, et de son oeuvre. La référence principale à consulter est le livre de Franco Selleri, que tu trouves en collection poche chez Flammarion : Le grand débat de la physique quantique. Selleri insiste sur les aspects générationnels chez ces physiciens rescapés de la première guerre mondiale, et des aspects conflits de générations. Un courrier de Werner Heisenberg révèle les gracieusetés en usage : il qualifie l'équation d'onde de Schrödinger de "répugnante".

Depuis le congrès Solvay de 1927, la physique théorique est partagée entre les vainqueurs et les vaincus. Erwin Schrödinger est le principal vaincu : celui qui avait rompu toute croyance envers quelque "aspect corpusculaire". Ouvre n'importe quel manuel de quantique, tu pourras admirer par quel tour de passe-passe, l'équation de Schrödinger est dé-Schrödingerisée en deux lignes. On commence par donner une solution périodique (la seule possible, en stationnaire), puis à la ligne suivante on efface tout caractère ondulatoire et cyclique, on ne s'intéresse plus qu'au module de cette solution périodique, on en prend le carré hermitien, et sur toute la suite du manuel, on te dit que c'est la probabilité d'apparition du corpuscule farfadique, poltergeist et néo-newtonien. Le mot "fréquence" est disparu immédiatement après sa première apparition. Quant au mot "phase", il demeurera fort rare.
Tu n'es autorisé à accéder au formalisme, fort difficile à assimiler, qu'à condition d'avoir préalablement gobé cette sémantique délirante. Or le formalisme, lui, est strictement ondulatoire et déterministe. S'il était faux, il y a bien longtemps que les expériences l'auraient fait voler en éclats.

Physiquement, Schrödinger a sauvé sa peau d'extrême justesse lors de l'invasion de l'Autriche en 1938. Il est arrivé à Rome chez Enrico Fermi en n'ayant sauvé que le contenu d'un sac à dos. Fermi a réussi à l'évacuer vers les U.S.A.

Ses deux dernières contributions notables à la physique datent l'une de 1930 : sa solution en "Zitterbewegung" de l'équation de Dirac de 1928. Cette solution est aussi peu enseignée que possible, tant elle est contradictoire avec l'enseignement du "quand même un peu corpusculaire".
L'autre est connue, et systématiquement incomprise de tous les vulgarisateurs : l'apologue narquois du "chat de Schrödinger", aussi narquois que les paradoxes de Zénon d'Elée. 1935, environ.

L'analyse d'historien par Franco Selleri est d'autant plus remarquable qu'il n'avait pas le fin mot scientifique de l'histoire, fin mot qui a été publié en 1986 par John Cramer, et qui connu ou ignoré sous le signe de TIQM : Transactionnal Interpretation of Quantum Mechanics. Ignorée surtout... Quand je l'ai redécouverte en 1998, personne à Lyon 1 ne savait que j'étais antériorisé de 14 ans. Je ne l'ai appris qu'en 2003, et par un cheminement improbable par le Net, par les références amassées par le ouebmestre de AMASCI, site de science amateur.

La collectivité des physiciens demeure dominée depuis 1927, cela fait 81 ans, par ce secret de famille, ce secret sur un crime - pas un crime de sang, mais pas loin. C'est aussi toxique que dans les familles, ce genre de squelette caché dans les placards.
Exemples de débats sur fr.sci.physique, rassemblés là (http://deonto-ethics.org/mediawiki/index.php?title=%22Probabilit%C3%A9_de_pr%C3%A9sence%22_qu%27ils_disaient...) et là (http://deonto-ethics.org/mediawiki/index.php?title=Les_surfaces_infranchissables_au_%22corpuscule%22_pr%C3%A9tendu).

Michel Talon est tout sauf un idiot, mais demeure prisonnier de la propagande que nous avions apprise sur les bancs de la fac, propagande façonnée par la guéguerre entre personnes dans les années 1927-1935, guéguerre jamais dépassée depuis, sauf par une toute petite minorité de trouveurs marginaux.

Autre pièce à conviction, sur ce crime collectif dans la communauté scientifique : le recueil par Van der Waerden, "Sources of Quantum Mechanics", édition Dover. On y trouve des textes de Einstein, Ehrenfest, Bohr, Ladenburg, Kramers, Slater, Born, Van Vleck, Heisenberg, Jordan, Dirac, Pauli. Mais Broglie et Schrödinger ont été envoyés au Trou de Mémoire. Heureusement, nombreux sont les physiciens qui dénoncent cette passion partisane de Van der Waerden.

Ai-je réussi à faire comprendre ce qu'est un sacrifice humain, commis par une collectivité qui cherche comment assurer sa cohérence, dans une problématique floue qui la dépasse ?


Pour revenir au thème du fil : Non, je n'ai pas de solution à proposer à celui qui se trouve être la cible d'un complot criminel. La chance joue un rôle certain. Bernard P. avait pourtant quelque soutien, Stéphane Lafargue aussi avait quelques soutiens. Cela n'a pas suffi.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 21 mars 2009 à 12:27:31
Je m'étonne de ne pas voir plus de réactions sur ce forum à une paire de « non » aussi définitive concernant la camaraderie et la solidarité, valeurs qui m'avaient semblé plutôt centrales ici, et peu mises en doute dans leur réalité d'accomplissement. Le discours de Vaer_dig_selv aurait-il un effet hypnotique, ou je ne comprends pas un changement de principes collectif qui est en train de se produire... ou bien il n'y a que trois personnes qui suivent, en ce beau samedi matin de printemps ? :huh:

Je pense que, très simplement, ça saoule pas mal de gens de lire toute cette logorrhée et qu'ils zappent de fils ;D

Le pouvoir protecteur de la paresse intellectuelle ;D

Je me suis toujours méfié des gens qui m'expliquent scientifiquement comment ça se fait que je suis dans l'erreur et le déni...  ca doit être parce que ma mère est psy.  On apprend vite à se blinder ;)

Là très concrètement j'ai une énorme flemme de tout lire alors si tu pouvais me faire un résumé, Jiluc, ça serait sympa ;)

David

P.S.: Vaer, je retire ce que j'ai dit.  En fait je n'aime pas du tout quand tu digresses.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 21 mars 2009 à 12:37:03
P.S.: Vaer, je retire ce que j'ai dit.  En fait je n'aime pas du tout quand tu digresses.

OK, je me tais, ce sera le plus simple.
Mais je continuerai de venir en aide aux autres victimes de complots criminels.
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: alexr le 21 mars 2009 à 13:22:37
Au final je ne suis pas certain qu'une approche "psychologisante", "psychalanisante" ou "scientifisente" soient les seules possibles....tout n'est pas Raison.

Dans ce domaine la Foi (sans exclusive : Chamanisme, Boudhisme, Vegetalisme,  Communisme, Jaïnisme, Zoroastrisme, Catholicisme, Pacha Mamisme, BrunoBethellisme...) à aussi son rôle à jouer.

Effectivement, plusieurs interventions jusqu'à présent se sont situées sur le terrain de la foi religieuse (convictions religieuses), mais j'ai été frappé par le rôle des convictions politiques en lisant le bouquin Les jours de notre mort de David Rousset (http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Rousset). C'est un roman qui repose sur les souvenirs de déportation de l'auteur. A sa lecture, on a l'impression que les militants communistes s'en sortaient sensiblement mieux que d'autres dans les camps de concentration allemands. On peut y voir plusieurs explications :

J'ai aussi l'impression que la tendance analytique de l'idéologie communiste permettait à certains militants de "comprendre" leur situation, de lui donner une rationalité, au lieu de sombrer dans l'absurde et le désespoir. Les discussions théoriques et stratégiques leur permettaient peut-être aussi d'échapper temporairement au quotidien.

Pour en revenir à notre discussion, quelques facteurs qui me semblent importants : 1) avoir un système de valeurs/une vision du monde qui permette de comprendre et d'accepter intellectuellement la situation, 2) au delà de la gestion de l'immédiat, faire des plans à moyen et long terme, 3) avoir des raisons de garder espoir/de ne pas sombrer dans le désespoir.

J'espère ne pas avoir enfoncé trop de portes ouvertes...  ;)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 21 mars 2009 à 14:06:05
Mais je continuerai de venir en aide aux autres victimes de complots criminels.

Je pense que tu as parfaitement raison de continuer.  L'injustice reste l'injustice et doit être combattue...  simplement ça n'est pas le lieu approprié pour mener ce genre de batailles, si justes soient-elles.

Nous compartimentons.  Il y a là un risque bien réel de faire l'autruche, mais ici nous traitons d'autres types de problèmes.

Cordialement,

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 21 mars 2009 à 15:31:28
alexr, tu as bien raison de le rapporter car ça a été parfaitement établi. De plus ne peut on faire le parallèle entre les deux ( la foi et l'engagement politique, tout du moins dans le débat qui nous interesse) ?
A cet effet, je me pose la question suivante : est-ce que c'est la nature de l'engagement politique, tout du moins son genre ( communisme et une certaine expérience de la clandestinité  dans le cas que tu cites) qui est déterminant ou bien c'est juste le fait d'appartenir à un groupe( de n'importe quelle tendance, celle des philatélistes apatrides ?) qui va unir les gens entre eux et ce faisant leur donner les motivations de "continuer" ou se battre pour ne pas crever( par ex). Cependant, il certainement important que la motivation pour appartenir au dit groupe soit super forte( désir d'appartenir au groupe, convictions partagées, engagement) et peut-être qu'elle doit être antérieure à l'apparition du pb vital.
Je ne sais pas si je suis clair, j'ai du mal...
En résumé et pour faire simple : avec les autres, on est plus fort, ne serait-ce que pour se maintenir en vie soi-même( la vision du monde est partagée par le groupe, c'est valorisant pour tous- ça participe à organiser une image de soi-même on l'a évoqué plus haut-). Seul, on meurt...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 21 mars 2009 à 15:53:57
un truc rapporté (si mon souvenir est bon je l'ai vu dans les "bonus" du DVD "band of brothers") par un ancien de la 101st Airborne de 1944, dans une interview ou il parle de son expérience et en particulier de la bataille des Ardennes : "à un moment on ne se bat plus pour soit, on se bat pour les autres, parce que ce sont des frères, des camarades", à mon avis "l'esprit de corps" est pour beaucoup dans cet état d'esprit...
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Corin le 21 mars 2009 à 16:35:34
Une de mes meilleures amies a à peine trente ans mais elle a le dos en compote, comme si elle en avait 70.

Elle ne pense plus à rien d'autre qu'à aller mieux, à guérir. Je lui conseillais récemment de se trouver un hobby, un intérêt qui lui procure du plaisir, rien qu'à elle. Je crois que c'est important pour pouvoir passer les moments difficiles. Trouver de la satisfaction: quand on on pense à cette chose plaisante, quand on la fait, ça occulte les choses douloureuses, et le temps passe plus vite.

Or, beaucoup de choses s'améliorent avec le temps. Donc réussir à faire passer le temps est essentiel.

Donner du temps au temps. C'est une vertu que de savoir attendre que ça aille mieux. Après, quand tu sais que ça ne peut pas aller mieux, tu prends des mesures pour t'adapter. Il faut aussi savoir faire son deuil de ce que l'on a été ou que l'on a rêvé d'être pour profiter de l'instant présent ou simplement le gérer.

(http://img11.imageshack.us/img11/8742/hawkinginspace.jpg)
(http://img14.imageshack.us/img14/1500/hawkingweightless.jpg)

Je salue les mecs comme ça. J'en serais très probablement incapable.

A+
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 21 mars 2009 à 18:10:07
Citer
Je salue les mecs comme ça. J'en serais très probablement incapable.

Va savoir...Dans certaines conditions, on peut même s'étonner soi-même...
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: alexr le 21 mars 2009 à 19:48:18
A cet effet, je me pose la question suivante : est-ce que c'est la nature de l'engagement politique, tout du moins son genre ( communisme et une certaine expérience de la clandestinité  dans le cas que tu cites) qui est déterminant ou bien c'est juste le fait d'appartenir à un groupe( de n'importe quelle tendance, celle des philatélistes apatrides ?) qui va unir les gens entre eux et ce faisant leur donner les motivations de "continuer" ou se battre pour ne pas crever( par ex).

Oui, j'imagine qu'appartenir à une groupe qui partage une identité commune doit déjà aider pas mal.

Maintenant, je pense que la spécificité d'une idéologie forte (quelle qu'elle soit, communiste ou autre), c'est de donner à ses adhérents une grille de lecture et d'interprétation du monde (grille potentiellement déformante, d'ailleurs). Elle leur permet d'expliquer ce qui leur arrive, d'analyser la situation, d'avoir des objectifs, etc. Je ne sais pas si les hypothétiques "philatélistes apatrides" s'en sortiraient aussi bien :-)

Cependant, il certainement important que la motivation pour appartenir au dit groupe soit super forte( désir d'appartenir au groupe, convictions partagées, engagement) et peut-être qu'elle doit être antérieure à l'apparition du pb vital.

Oui, je pense aussi. Dans le cas des communistes dans les camps de concentration, il est clair (dans le bouquin que je mentionne) qu'il fallait être militant avant la déportation. Les militants partageaient une culture, des références, des habitudes de travail, etc. Ils se seraient fortement méfiés des "conversions tardives" (risque d'infiltration de leur réseau...).
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Gros Calou le 21 mars 2009 à 19:50:50
 :blink:

Gestion du stress à court, moyen et long terme

ch'uis largué moi  :blink:

 ;)

Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: gahús le 22 mars 2009 à 12:20:12
Citer
Dans ce domaine la Foi (sans exclusive : Chamanisme, Boudhisme, Vegetalisme,  Communisme, Jaïnisme, Zoroastrisme, Catholicisme, Pacha Mamisme, BrunoBethellisme...) à aussi son rôle à jouer.


Pour ceux qui ont survécu ou sont mort en camp de concentration on pourrait aussi rajouter le stoîcisme parmi les croyances ou attitudes d'esprit.
Je n'arrive pas à retrouver les références mais j'ai trouvé cela :

Je me souviens d’une colère de Canguilhem, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, en 1968 ou 1969. Après une allusion au stoïcisme, il avait senti dans l’assistance quelque chose comme un mouvement de mépris. Quand tout va bien, on n’a pas besoin de morale, dit-il furieux, mais quand on en a besoin, il n’y a que le stoïcisme. Par exemple lorsqu’on est en camp de concentration. La formulation était plus percutante et plus belle. Nous savions qu’il avait été un vrai résistant.
http://www.mezetulle.net/article-18336994.html




L'autarcie morale est une règle que Soljenitsyne a empruntée aux stoïciens, méditée au camp. Les règles qu'observe Ivan Denissovitch sont la traduction en langage bagnard de la philosophie de Marc-Aurèle : sois toi-même, ne dépends pas des autres.
http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/08/04/alexandre-soljenitsyne-ecrivain-et-heros-de-la-dissidence-russe_1079969_3382.html


En espérant ne jamais avoir à se retrouver dans ces situations
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 22 mars 2009 à 19:25:16
Citer
  Pour ceux qui ont survécu ou sont mort en camp de concentration on pourrait aussi rajouter le stoîcisme parmi les croyances ou attitudes d'esprit.

Tu peux rajouter James Stockdale a ta liste. Abattu au dessus du Nord Vietnam en 1965, pensionnaire jusqu'en 1974 du "Hanoi Hilton" dont le respect des réglements et notament ceux de la convention de Genéve laissait a désirrer...

Il attribue sa résistance  a la pratique de la doctrine d'Epictéte.

Le Manuel d'Epictéte

http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/epictete/manuel.htm



Un texte de James Stockdale sur le Stoicisme et son expérience de prisonnier ( en Anglais, mais je vais le traduire) :

https://www.policyarchive.org/bitstream/handle/10207/11815/James_Stockdale_Courage_Under_Fire.pdf?sequence=1



Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 24 mars 2009 à 14:04:08
Je m'étonne de ne pas voir plus de réactions sur ce forum à une paire de « non » aussi définitive concernant la camaraderie et la solidarité, valeurs qui m'avaient semblé plutôt centrales ici, et peu mises en doute dans leur réalité d'accomplissement. Le discours de Vaer_dig_selv aurait-il un effet hypnotique, ou je ne comprends pas un changement de principes collectif qui est en train de se produire... ou bien il n'y a que trois personnes qui suivent, en ce beau samedi matin de printemps ?

Un film avait été consacré à quelques techniques d'assassins sans couteau, pratiquées par la grande bourgeoisie : "Sept morts sur ordonnance", avec Michel Piccoli, Charles Vanel, et Depardieu débutant. D'après des faits réels.

Cela marche d'autant mieux que cela se passe dans un milieu où tout le monde est contre tout le monde, et où on ne peut compter sur personne. Ce charme discret de la bourgeoisie...

On n'a pas encore établi ici de typologie, de classification de ce que nous pouvons comprendre comme situations de stress extrêmes, oubli qui favorise les incompréhensions.

Il faudrait que je numérise un autre passage du "Au nom de la classe ouvrière (http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=322.0)", de Sandor Kopácsi : durant leurs classes à l'école de police, l'un d'entre eux s'échappe du rang et se rue sous un camion. Par malheur pour lui, il n'est pas tué sur le coup, mais sera cuisiné durant une semaine d'agonie...
De toutes façons, la qualité de la discussion sera limitée, car l'info elle-même est tragiquement limitée.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: ERECTUS le 24 mars 2009 à 15:50:19
comprend rien...  ^-^
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 24 mars 2009 à 16:22:49
moi non plus, mais j'essaye plus.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: basic le 24 mars 2009 à 16:55:37
Je me souviens que Bettelheim avait été fasciné par l'effondrement psychologique rapide des personnes les plus intégrées de la bonne société autrichienne, bon bourgeois, piliers de l'ordre social, etc...  Inversement certains marginaux montraient une résistance étonnante : homosexuels, droits communs. Mais aussi certains groupes psychorigides : communistes, témoins de Jéhova.
Il avait été intrigué par le comportement de certains membres de la haute noblesse allemande que les nazis essayaient particulièrement d'humilier, sans le moindre succès : ces personnes étaient habitués depuis leur plus tendre enfance à se sentir tellement hors du lot commun.

Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 24 mars 2009 à 17:19:07
peut-être pour partie parce que l'importance d'une humiliation serait en rapport avec l'estime que tu as pour la personne qui te l'inflige... ?
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 24 mars 2009 à 17:25:16
Pas trop d'accord avec l'analyse de 7 morts sur ordonnance. Film au travers duquel on n'assiste pas à la mise en évidence de techniques d'assasinats, mais plutot à la rencontre de deux mondes, de types d'abord de vie: le premier "installé" défendant bec et ongles ses privilèges ( le groupe Vanel) et le groupe ( un seul individu en l'occurence) brillant, iconoclaste, imprudent, intransigeant et jusqu'au boutiste ( Depardieu). L'issue ne peut être que dommageable( et fatale pour le coup !) pour celui qui n'est pas capable de négocier et reste campé sur ses positions ( Depardieu). Je conseille le film.
Les "nantis" qui se réclament d'une espèce d'élite auto-proclamées, sont en fait des gens profondément seuls ( se poignardant sans cesse dans le dos en arborant de larges sourires). On connait l'issue de la solitude extrème ( 3 mois sans contact social...) tout en sachant que cette solitude n'est pas forcément physique.
A l'inverse, les gens qui partagent les mêmes idéaux, voire les mêmes combats ( je ne me lasserais jamais de le dire !) sont plus à même àmha de survivre.
La solidarité, ça existe bel et bien ( je peux en parler à mon aise, vous n'êtes pas sans le savoir !) et ça sauve des vies ( je ne pense pas qu'on ait encore une fois besoin de le prouver...).
Chacun est libre de faire ses choix. Pour ma part, j'ai fait le choix du bonheur et ça n'engage que moi, mais c'est se qui me tient DEBOUT. Le choix du malheur à l'inverse, ça ne sert à rien de rien, autant aller s'acheter un flingue et se tirer une balle ou aller sauter à la falaise. Pourquoi, si on fait le choix du malheur, continuer à se faire chier à vivre ? Autant abrèger ses souffrances.
C'est surement un peu abrupte comme raisonnement... Mais y'a des moments où le manque d'espoir... ça me gonfle !
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: sell58 le 24 mars 2009 à 19:00:39
...
Il attribue sa résistance  a la pratique de la doctrine d'Epictéte.
Le Manuel d'Epictéte
http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/epictete/manuel.htm

Voir aussi LE TRAITE DES CINQ ROUES dans le même style, je trouve, avec en plus le côté oriental.
http://fr.wikisource.org/wiki/Traité_des_cinq_roues

Pour Vaer_dig_selv , je suis bien d'accord avec toi pour ce qui concerne le dénie des physiciens sur la mécanique quantique. aujourd'hui cela semble bouger un peu avec les expériences montrant la "mémoire" des paires de ph**ons ou autres particules. Le paradoxe EPR et la non-séparabilité ne semblent des "monstres" que vue par le petit bout de la lorgnette de nos grilles épistémologiques.
bon, on est pas la pour discuter du bien fondé du théorème ergodique (formulée par le physicien Ludwig Boltzmann en 1871, lui aussi "suicidé" par la connerie de ses confrères, comme quoi des fois vaut mieux garder pour soi son travail, passer pour un con et en faire quelque chose malgré tout comme Nicolas Tesla ) .
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: basic le 24 mars 2009 à 19:30:05
peut-être pour partie parce que l'importance d'une humiliation serait en rapport avec l'estime que tu as pour la personne qui te l'inflige... ?

Oui, mais d'autres que ces rejetons des Hohenzollern ou des Habsbourg devaient éprouver le même mépris pour leurs persécuteurs, sans avoir d'autre réaction que la soumission. Au fond c'était peut-être le même conditionnement social qui dans la vie ordinaire aurait fait paraître simplement odieux ces personnages titrés. A terme, la morgue n'est pas la meilleure attitude pour survivre. Primo Levi a parlé de leur inverse parfait : les juifs grecs de Céphalonie qui réduit à quelques dizaines d'individus, continuaient à manifester un amour de la vie, une vitalité extraordinaire. Chaque semaine, ils tenaient une sorte de brocante improvisée à Auschwitz. C'était une autre forme de mépris, plus positive.
Titre: Re : Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 24 mars 2009 à 19:44:16
Voir aussi LE TRAITE DES CINQ ROUES dans le même style, je trouve, avec en plus le côté oriental.
http://fr.wikisource.org/wiki/Traité_des_cinq_roues

Pour Vaer_dig_selv , je suis bien d'accord avec toi pour ce qui concerne le déni des physiciens sur la mécanique quantique. Aujourd'hui cela semble bouger un peu avec les expériences montrant la "mémoire" des paires de photons ou autres particules. Le paradoxe EPR et la non-séparabilité ne semblent des "monstres" que vus par le petit bout de la lorgnette de nos grilles épistémologiques.
Bon, on est pas la pour discuter du bien fondé du théorème ergodique (formulée par le physicien Ludwig Boltzmann en 1871, lui aussi "suicidé" par la connerie de ses confrères, comme quoi des fois vaut mieux garder pour soi son travail, passer pour un con et en faire quelque chose malgré tout comme Nicolas Tesla ) .

Je suis soufflé par les deux étoiles au milieu du mot.
Test : proton, photon (de masse nulle). Photon. Est-ce un mot interdit car correspondant à une marque commerciale ?
Voilà, fin du mystère, ce n'est pas le proton, mais le photon qui est dans les mots interdits. Et pourquoi ?
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: éclipse le 24 mars 2009 à 19:46:35
 :lol:
"ph**ons", peut-être ?
(je précise : je connais que dalle en mécanique quantique)
 :lol:
'clips
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: éclipse le 24 mars 2009 à 19:53:04
Oui,
mais en fait, c'est : pé ache o té o ène,
ce sont de mini-mini lampes de poches.
Je n'ai pas de lien direct, là, à te proposer, mais tu trouveras aisément en y associant le mot "microlight".
'clips
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 24 mars 2009 à 20:12:03
Bon je vais y aller franco hein... Y'a des moments je comprends plus grand-chose et du coup ça me gave.
Quoiqu'il en soit, je rectifie j'ai écris "le manque d'espoir", j'aurai dû dire "le refus d'espoir".
ça n'engage que moi, je ne suis pas un penseur, j'essaye juste d'avoir un brin de bon sens. Mais y'a des moments au cours de ce fil, où pour moi, "ça pue la mort". C'est juste un ressenti, rien de tangible ( chui pas assez intelligent), c'est "trippal".
Est-on encore dans la problématique du forum ? Ce pourquoi il existe ?

Pour moi, vaut mieux être un con vivant ( ou tout du moins passer pour un con dans l'exemple cité) plutot que d'être un "intelligent" mort. Adaptabilité au biotope dans lequel j'évolue. Des fois vaut mieux fermer sa gueule plutot que de prendre un mauvais coup...
Titre: Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 24 mars 2009 à 20:34:12
Y'a des moments je comprends plus grand-chose et du coup ça me gave.
Quoiqu'il en soit, je rectifie j'ai écris "le manque d'espoir", j'aurai dû dire "le refus d'espoir".
ça n'engage que moi, je ne suis pas un penseur, j'essaye juste d'avoir un brin de bon sens. Mais y'a des moments au cours de ce fil, où pour moi, "ça pue la mort". C'est juste un ressenti, rien de tangible ( chui pas assez intelligent), c'est "trippal".
Est-on encore dans la problématique du forum ? Ce pourquoi il existe ?


Selon toi, qui devrait faire quoi au lieu de quoi ?
Titre: Re : Re : Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: sell58 le 24 mars 2009 à 20:37:00
Voilà, fin du mystère, ce n'est pas le proton, mais le photon qui est dans les mots interdits. Et pourquoi ?
Juste une explication pour en rire : Le photon c'est la lumière et lorsque tu veux interdire tu empêche la lumière et tu obscurancie ....  :down:
Dans physique théorique, E. Lifchitz rapporte que L Landau  disait qu'il fallait expurger toute problématique philologique avant de passer réellement à la physique ... mais je ne retrouve plus le passage. Tome V, je crois.
Il me semble que c'est le Ta META TA d'Aristote ... bon j'arrête la pour ne pas me prendre un coup de  >:( :o :lol:
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 24 mars 2009 à 20:42:25
Selon toi, qui devrait faire quoi au lieu de quoi ?

Réponse simple à cette question : on devrait tous se recentrer sur le sujet.  Merci d'avance à tous, sans aucune put**n d'exception, notamment dûe à l'âge ou au vécu.

David, tyran totalitaire qui ronge son frein
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Vaer_dig_selv le 24 mars 2009 à 20:44:00
SMF permet de grapiller quelques messages d'un fil, et de les envoyer ailleurs, dans un autre fil, dans un autre forum, ici ce serait le Feu de camp. Pour l'administrateur, c'est bien un des meilleurs logiciel de forum.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: DavidManise le 24 mars 2009 à 20:46:43
Vear dig selv va désormais aller promouvoir les vertus citoyennes ailleurs.

David
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: gahús le 24 mars 2009 à 21:28:13
Recentrons !

Citer
Bartlet :
Un texte de James Stockdale sur le Stoicisme et son expérience de prisonnier ( en Anglais, mais je vais le traduire) :

Et ce travail de traduction ? Bon courage car il a plusieurs pages.



Sinon sur arte dernière rediffusion d'un reportage sur le syndrome de stress posttraumatique (SSPT) le jeudi, 26 mars 2009 à 09:55

Peut-on faire la guerre sans traumatismes ? Tour d'horizon des efforts de prévention de l'armée allemande et témoignages de soldats engagés au Kosovo et en Afghanistan.

Selon les estimations, 20 % des soldats européens de l'Otan reviennent des opérations militaires à l'étranger avec un traumatisme. Tous ne développent pas, heureusement, le syndrome de stress posttraumatique (SSPT), ce trouble anxieux, découvert après la guerre du Viêt-nam, qui voit ses victimes hantées par la mémoire de l'événement choquant. L'armée allemande a néanmoins fait le choix d'une politique de prévention et adapté en conséquence son mode de préparation à la guerre. Elle sensibilise désormais les soldats au danger, les plonge dans un environnement hostile reconstitué, et les entraîne à des scénarios catastrophes, avec des figurants qui simulent des blessures ou des souffrances atroces. Avant leur départ, les militaires sont même invités à rédiger leur testament ! Cette formation est-elle suffisante ? Peut-on vraiment se préparer au pire ? Des psychologues et des psychiatres donnent leur point de vue, et des soldats revenus du Kosovo ou d'Afghanistan témoignent de leur expérience. Leurs supérieurs, en revanche, ont malheureusement refusé d'être interviewés.



 
Et contre le stress au travail : un résumé du libre OBJECTIF ZERO-SALE-CON

http://manag.r.free.fr/management_des_hommes_maladies_du_management_objectif_zero_sale_con.html

Un « truc » appris lors d'un stage de conduite de réunions peut être bénéfique : la technique de l'édredon. Lorsque vous êtes attaqué verbalement, mettez-vous en position physique de retrait et considérez que vous avez devant vous un édredon dans lequel toutes les vacheries viennent s'écraser. Et à votre grand étonnement, vous verrez qu'il ne se passera rien : les attaques s'arrêteront d'elles-mêmes. C'est très efficace. Alors que si vous répondez, le sale con n'en sera que plus heureux et en remettra. Il se sentira valorisé.
Une deuxième technique apprise lors de ce même stage : la balle de tennis qu'on laisse passer . Une attaque ? On la regarde tranquillement passer sans réagir : on s'en fout. On a fini de jouer, ça ne nous intéresse plus. Au bout d'un temps très court, l'agresseur s'arrête. C'est également très efficace.
Ne pas répondre aux attaques est la première des attitudes face à des sales cons.
La position physique que vous prenez face à des sales cons est très importante. La communication passe beaucoup plus par l'attitude physique que par les mots.
Il faut vraiment montrer avec tout votre corps que vous vous en foutez : en arrière sur votre chaise, les jambes allongées sous la table, les mains posées sur la table ou légèrement croisées sur votre abdomen, avec l'air neutre ou absent, en pensant très fortement « Cause toujours, ce que tu dis ne m'intéresse pas »...
















Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Kilbith le 24 mars 2009 à 21:47:11
Bonsoir,

La gestion du stress à court moyen et long terme voilà une question simple, qui n’implique pas une réponse simple.
Modestement, je vais essayer d’apporter quelques idées résultat de mon expérience personnelle. Mais méfiez-vous : je suis un oncophage impénitent.  :D

D’abord, le stress, peut être défini de multiple façon. On peut considérer un point vu neurobiologique (production massives de neurotransmetteurs) ou bien encore psychologique (motivateur, sentiment de gêne, douleur…).
Globalement je dirais que le stress est une réponse  physiologique excessive à des stimulations. Le stress n’est pas obligatoirement mauvais, quand le stress nous dérange, il peut aussi nous pousser à agir.

Le stress à long terme :
A long terme nous retournerons à la poussière. C’est comme ça. Pour certaines personnes c’est une perspective angoissante et partant stressante. Les philosophies, les religions, les engagements ou les croyances sont, a minima, des moyens d’envisager cette perspective plus sereinement.
Dans les pages ci-dessus nous avons débattu de l'apport positif que constitue l’espérance (à chacun son truc), qu’elle que soit la forme qu’elle puisse revêtir. Il me semble que c’est un bon destresseur.

Le stress à moyen terme.
Ici aussi, j’ai l’impression que la source principale de stress est le problème de la dissonance cognitive que nous rencontrons tous dans nos vies : nous avons du mal à « aligner » nos pensées et nos actes. Normalement nous sommes dotés de mécanismes psychologiques puissants qui nous permettent de gérer ces dissonances.

Exemple 1 (rien que pour énerver notre Monsieur Anacho) :
Un infirmier peut subir dans son travail un conflit de rôle : « Comment donner suffisamment de temps à ses patients tout en s’assurant des revenus horaires suffisants pour pouvoir consacrer du temps à sa propre famille? »
Comme il n’y a pas de solution définitive à ce type de dilemme, nous mettons en place des moyens psychologiques qui nous permettent de régler ce dilemme. Par exemple en modifiant notre perception de la situation : « ma femme s’occupe suffisamment de mes enfants, il peuvent se passer de moi ». Ces « arrangements »  sont parfois insuffisants et nous subissons un « stress ».

Exemple 2 (rien que pour vivre dangereusement).
Un militaire blessé et soigné à l’arrière ressent souvent une grande détresse psychique. C’est dû au fait qu’il ressent un fort sentiment de culpabilité vis-à-vis de son groupe d’appartenance : « les copains sont là bas, et moi je les aient abandonné ». On observe souvent le développement d’un grand stress.

*Quelles solutions ?
Sur le long terme, il me semble que la solution passe par l’acceptation de nos limites : nous ne sommes pas parfaits, il faut bien l’admettre.
Sur le moyen terme : il faut « verbaliser ». La pire des choses c’est de ne pas s’exprimer. Le simple fait de constater que les « autres » sont confrontés aux mêmes dilemmes est bon pour l’esprit. Si en plus il s'agit d'un "groupe" alors la résilience de l'individu est fortement augmenté, tant que dure le groupe.

Les Stress à court terme :
C’est la fameuse poussée d’adrénaline. Elle est souvent salvatrice, parfois elle est contre productive. D’une part elle décuple nos capacités physiques, d’autre part elle diminue notre motricité fine et surtout notre capacité de raisonnement. Or l’Homme c’est surtout à son cerveau supérieur qu’il doit sa survie.

*Quelles solutions?
Les moyens sont connus et peu mystérieux, j’en propose quelques uns :

*L’accoutumance : le fait d’être accoutumé à un danger fait diminuer notre stress. La plupart d’entre nous ne remarque même pas que des voitures (1,5 tonnes) roulant à 50km/h les frôlent (50cm) alors qu’ils marchent sur le trottoir. Pourtant ils côtoient réellement une mort certaine. Mais ils sont accoutumés.
-Dans le cadre de la protection personnelle, l’entraînement au danger, l’aguerrissement dirons certains, est la solution à privilégier.
- Une autre méthode consiste à se représenter souvent mentalement la situation stressante. Les effets bénéfiques sont importants.

 *Le feed back : La plupart des méthodes « mécaniques » pour nous calmer font appel au feed back ou « boucle de rétroaction ». Constatez comme le simple fait de tenir un petit bout de corde (et donc une référence) rend de suite plus aisé un passage délicat en montagne.
- On peut employer la respiration. C’est une de nos fonctions qu’il est le plus facile à ressentir et donc à réguler. Le simple fait de contrôler volontairement sa respiration a un effet calmant. Bien sûr on peut aller plus loin (Yoga, ibuki…..)
- Les sophistiqués emploieront les stéthoscopes ou bien encore les appareils mesurant la résistivité de la peau.
- Les étudiants ou les candidats se filmeront lors de leur « essais d’entretien » et se visionneront par la suite. A minima ils répéteront devant une glace.

Il y en a bien d'autres, mais souvent elles reposent sur les deux principes ci-dessus.

 Toutes ces méthodes sont valables et bien connus : pourquoi les pratiquons nous si peu ?

Voilà, j'ai essayé de traiter les choses simplement.

did, :)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 24 mars 2009 à 21:47:30
Citer
Selon toi, qui devrait faire quoi au lieu de quoi ?

Espèrer, croire en l'homme. Essayer de distribuer du bonheur autour de soi. Se souvenir des réussites plutot que des faillites. S'exercer à être meilleur qu'hier... Croire qu'il y a un "demain" possible. Ne pas s'attarder sur l'amertume, le ressentiment, le remord ou le regret.
ça "fait" peut-être cucul la praline( ou cul béni), mais AIMER. Sans compter, sans retenue. Même si on a pris des coups ou des grandes claques dans la gueule, ce n'est pas ça qui importe.
Aimer c'est reconnaitre l'autre avec ses limites, ses défauts, ses tares, ses frayeurs, ses terreurs.

J'ai connu Victor, 99 ans qui me disait :
"La tête ça va bien, c'est le corps qui répond plus". Il écrivait encore des articles à cet âge là ( je ne sais plus pour quelle revue), et pourtant il n'était plus "étanche " de nulle part Victor, pourtant, il n'était pas pressé d'y "aller", il avait trop de trucs à faire encore.

Quand il a fallu qu'il fasse le grand saut, il m'avait demandé auparavant :" Tu seras là ? Oui, je serais là."
Alors, juste avant son dernier souffle, il m'a dit :" j'ai un peu peur.... en fait j'ai très peur !" On s'est pris les mains et il a prié un peu ( c'était son truc à lui), alors, bien que non croyant( enfin pas trop de la "calotte" comme on dit), ben j'ai récité un ou deux "Notre Père"( en rassemblant mes souvenirs, je savais plus trop, en fait je le suivais...) avec lui.
"ça va aller Victor, je suis là... Oui, c'est bien que tu sois avec moi..."
Puis il s'est arrèté.
Sa main dans la mienne, sa tièdeur d'homme s'est estompée.
Alors, je l'ai lavé, rasé, fait beau du mieux que je pouvais, avec son costume, sa cravate, sa légion d'honneur et son "Bon Dieu" dans sa main( un peti crucifix, il était très croyant).
Il pleuvait dans la chambre ou alors c'était mes yeux ?

Tu vois là, il n'y avait pas de grands raisonnements, pas de mécanique compliquée... Rien que deux hommes et la tendresse.
Quand je suis sorti de la maison, c'est bizarre, j'avais l'impression d'être plus grand, regonflé. C'était le Printemps... En rentrant, j'ai embrassé mon épouse et l'ai serrée dans mes bras( le reste c'est perso, je dirais rien !). J'étais heureux de vivre.
Je suis heureux de vivre. J'ai cette chance, alors ça me parait la moindre des choses d'essayer de communiquer cette joie là, parce que la vie n'est pas toujours rose pour tous, parce que y'a des moments c'est dur. Alors, c'est peut-être bête hein, mais cette chance là ( aimer la vie) si je n'en donne pas un petit peu autour de moi, je ne trouve pas ça bien. Je ne me sens pas bien ( y'a surement des raisons psychanalytiques, mais franchement j'en ai rien à battre, ces raisons là ça vaut pas un sourire !)
Je crois que c'est ça qui vaut le coup, je crois que c'est pour "ça" qu'il faut se battre.
Perdre ce temps là ( la vie) avec des trucs moches, c'est mourir...Mourir, c'est pas interessant.
Employer son intelligence à distribuer du bonheur, pas du malheur.

Je m'exprime pas trop bien, j'ai essayé de faire passer ce que je ressentais, ce qui me semble important.
Les claques derrière la tête et le recadrage sont acceptés d'entrée de jeu comme d'hab.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 24 mars 2009 à 21:54:45
Did, comme d'hab, c'est clair, intelligible, avec des exemples à la portée de tous ( ça me rappelle avec beaucoup de plasiri ton cours sur les aciers, tu sais dans le chalet ?). Mon patron de réa me disais souvant, la médecine c'est simple à faire comprendre, sauf quand on veut que ça soit compliqué...
Merci Did
Titre: Re : Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 24 mars 2009 à 21:59:02
Oui, mais d'autres que ces rejetons des Hohenzollern ou des Habsbourg devaient éprouver le même mépris pour leurs persécuteurs, sans avoir d'autre réaction que la soumission. Au fond c'était peut-être le même conditionnement social qui dans la vie ordinaire aurait fait paraître simplement odieux ces personnages titrés. A terme, la morgue n'est pas la meilleure attitude pour survivre. Primo Levi a parlé de leur inverse parfait : les juifs grecs de Céphalonie qui réduit à quelques dizaines d'individus, continuaient à manifester un amour de la vie, une vitalité extraordinaire. Chaque semaine, ils tenaient une sorte de brocante improvisée à Auschwitz. C'était une autre forme de mépris, plus positive.

Je pense que le flegmme et le mépris montré pour les "humiliateurs" ne sont qu'une composante du problème, certains se couchent et se laissent abattre parcequ'ils n'ont pas eu l'ensemble des cartes.. pour Primo Levi il mets en place une autre forme de resistance, la voie de réponse n'est surement pas unique, il faut que le sujet ou le groupe trouve celle dans laquelle il va tenir...

Si je prends mon expérience (qui n'est bien sûr pas celle des camps) et si je reprends un stress à court terme celui des exams... La rationalisation, et la prise de recul par rapport à ce qui se passe m'ont parfois bien aidé... un petit exemple pour illustrer mon propos.

Lors de la formation cadre de santé, chaque stage donne lieu en final à un rapport qui doit être présenté et soutenu... J'ai effectué mon stage "hors sanitaire et social" au SDIS78 (inoubliable souvenir)... Ma commande de stage négocié avec mes "cadres" au SDIS : représentation du sport chez les SP et mise en perspective avec l'Aptitude Physique aux Situation Opérationnelles...

Je présente mon rapport final dans un premier temps aux cadres de mon stage (un major responsable des sports, le commandant responsable de l'école d'application, un colonel du 3SM, le responsable de la FIA sur laquelle j'étais en stage) : verdict : très bon rapport (un peu plus de deux heures de soutenance).

Je présente mon rapport à l'école des cadres de santé devant un jury composé de différents cadres de santé (mes futurs pairs) : question insidieuses et réflexions massacrantes pendant tout l'exposé, je n'ai pas put soutenir au final puisque le jury a tenu les dix minutes de paroles ou presque (avec des reflexions assez ineptes (je peux donner des exemples))...

Ma première réaction a été : ok je vais à ma place, je plie mes affaires je leur dis clairement d'aller se faire enc... et BASTA (pas une bonne option ça)...

J'essaie de défendre malgré tout... (ma première option mais je peux pas en placer une...)

alors bin, je suis comme sorti de mon corps et j'ai rationalisé :

- la commande est remplie ton travail va servir auprès des gens qui en ont besoin, pour qui tu as de l'estime, qui t'ont fait confiance pendant 6 semaines en t'ouvrant toute les portes et en te consacrant énormément de temps, en te faisant découvrir leur monde sans en cacher grand chose. Ceux là sont contents, c'est bien

- les 3 grosses c*nnes en face de toi peuvent pas te planter au final, la note qu'elles mettront compte que pour 50% du total avec celles des ponpon (tiens comme dans certains type d'agression (quand on est l'agresseur) on déshumanise le type en face...ça permets de gérer peut-être, j'en sais rien première fois que j'analyse un peu le truc)).

- elles savent pas de quoi elles parlent, il n'y a rien de factuel dans ce qu'elles te reprochent, alors prends du recul et apprends comment ne pas fonctionner en tant que jury, regardes les agir et se monter mutuellement le bourrichon...

- tiens tu restes calme et ça les énerve (les deux copines qui étaient passées avant moi ont fini pour l'une en pleurant et pour l'autre à la limite), bin reste calme et pourris leur la matinée... si ça se trouve ça va leur monter les sangs et elles vont faire une attaque...


voilà en y repensant y a pas de gros stress là dedans, c'était rien qu'un exam, bon je jouais un peu gros sur cette année là (formation payée par l'employeur, sur une année scolaire) mais finalement rien de bien grave par rapport à ce qui est vraiment important...

Mais c'est toujours marrant de prendre du recul et de voir que l'emmerdeur s'ennerve parcequ'il a pas de prise ou a l'impression de pas en avoir...

Je sais pas si c'est pas la stratégie que j'adopterais en cas de grosses emmerdes en y ajoutant peut-être la vigilance pour guetter l'opportunité d'en sortir.


Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 24 mars 2009 à 22:28:16
Bertrand, dernière option : tu peux la "ramener" genre: "mes pauvres biquettes, vous n'y êtes pas du tout ! Je vous explique ..."
C'est risqué, car tu vas les prendre de haut, mais tu te mets en position "forte". Le but de la manoeuvre, c'est qu'elles se taisent, qu'elles (ils ) arrète leur petit jeu de ping-pong( c'est l'examiné qui joue le rôle de la balle !).
Le pb dans ce cas de figure, c'est que les examinateurs ont trois et se passent le relais, pour te mettre le dos au mur. Me suis retrouvé dans cette situation( même config), tu prends celui du milieu et faut le "casser", à la première connerie qu'il sort et ne pas le lacher, en faire une affaire personnelle en quelque sorte. Passer de défenseur ( proie) à celui d'attaquant ( prédateur), d'instinct, les autres vont de taire, pour voir ce qui se passe et comment leur collègue va répondre. La breche est là. Bon, faut pas avoir de doutes(ça c'est un élément très stressant, le doute) et maitriser son sujet evidemment...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 24 mars 2009 à 22:36:22
Yep c'est tout à fait une option possible... là le soucis est que je risquais de les retrouver dans le cursus...alors sur le coup on a tous fermé nos gueules (on s'est fait sabré tous successivement)..; était ce une tactique de rodage "cadre de santé" puisqu'on est souvent aussi face à des gros cons...

On a joué différement, après, à froid et en adultes responsable, on a tout mis à plat entre nous, à partir des notes qu'on prenait sur les presta sdes uns et des autres (les soutenances était "publiques"), on a selectionné les faits, on a pris les notes des autres jury et mis en pratique les notions de stats et de docimologie qu'on avait les uns et les autres... on a monté un dossier.;. et on a été voir le directeur de l'IFCS et les responsables péda... Les notes ont été maintenues ( invalider le jury provoquaient trop d'emmerdes d'organisation et ces notes n'avaient pour personne de conséquences gravissime) mais... les 3 grosses c*nnes ne seront plus jamais jury dans cet IFCS, ni à son concours d'entrée... des fois quand on joue aux cons on perds...

On a tous mieux vécu notre stress après ça.

et 100% TAFDAK sur le doute... celui qui ronge... et le doute c'est l'inverse de la foi

;)


Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 24 mars 2009 à 22:44:50
Bien joué !
Debreifing, analyse de situation ( recherche d'objectivité), mise en place des moyens d'intervention avec critères d'efficacité, action et .... résultat. On peut transposer tout ça à plein d'autres situations, tous les jours...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bison le 25 mars 2009 à 06:25:51
Bonjour,

Toute petite intervention - un truc appris depuis longtemps, en situation d'agression en cours d'examen, soutenance, négociation ... bref quand on est en train de soutenir un point de vue et qu'un interlocuteur de mauvaise foi vous pose des questions vaches :

Les réponses à une question "hors de propos" :

"Pouvez vous me préciser le sens de votre question ?"
"Pouvez vous me dire dans quel cadre, votre question ?"
et, l'option qui tue :
"Mais, dites moi : pourquoi me posez-vous cette question, finalement ?"

On peut toujours faire précéder d'un "Je ne saisis pas très bien" (avec l'air de s'excuser) ou faire suivre - si l'agresseur se dérobe - par "Pour mieux vous répondre, j'ai j'ai besoin de mieux vous comprendre".

Cela "renvoie la balle" gentiment de l'autre côté du fillet ... une balle molle.
 
L'agresseur :
1. Ne s'y attend pas
2. Se trouve obligé de se découvrir (quitte à ce que l'on insiste ...).
3. Se trouve in fine mis lui même en position de se justifier, au risque de démontrer soit sa mauvaise foi, soit sa méconnaissance du sujet ...

Si l'agresseur est pris en flagrant délit de mauvaise foi ou de méconnaissance du sujet, ne pas hésiter à l'achever ... Les "autres" se tiendront à carreau.

Si l'agresseur applique lui-même une technique d'évasion, il ne reste plus qu'à prendre l'assemblée à témoin ...


 
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 25 mars 2009 à 07:23:18
Dans un autre domaine, le boulot, où il faut pouvoir être opiniatre et déterminé.
Ma fifille ( bon 26 ans quand même !) se bagarre avec la mairie de sa commune depuis maintenant trois ans pour obtenir un poste. Concours, entretiens, échecs les uns derrière les autres. Tant pis elle s'accroche ( genre tique sur un ours  :lol:), se disant : " bon je n'ai pas eu ce poste, c'est qu'il n'était pas pour moi..."
Le stress est là, sans cdi, peu ou pas de projet d'avenir, pas de possibilité d'avoir de gamin ( bon c'est sa barrière à elle hein) et le temps passe. Pas de vacances, elle prend tous les remplacements qui viennent. Soutien des parents, frères et soeur : " ça finira par payer, accroche toi, nous on y croit !" La gosse elle se bagarre, quelques descentes, mais finalement très souvent le sourire et la joie de vivre coute que coute.
Elle vient d'avoir SON poste. Je suis fier de son combat, elle n'a pas "décramponné", elle a cru en elle ( ça c'est super important de croire en soi) et ça a fini par payer. ça paye toujours. Bon faut rester vigilant, car c'est après, quand on se croit à l'abri qu'une connerie arrive ou peut arriver ( trois secondes...).
La confiance en soi dans ce cas là a été prépondérante et ce n'est qu'en se frottant aux évènements ou en s'entrainant ( sp, ou rando engagée avec repli possible dans d'autres domaines et pour ne citer que ceux là) que l'on peut acquérir ça. C'est une grande force "croire en soi".
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Kilbith le 25 mars 2009 à 08:11:49
Bonjour,

Sur le problème des "jurys d'examen" (y compris d'IFCS)  ::)

*Eviter de jouer au "plus fin", normalement le jury est beaucoup plus expérimenté que vous en ce qui concerne les examens, ils sont plusieurs et sont sur leur terrain. Les bons conseils de l'ACDS s'appliquent : low profile, esquive, écoute, gestion empathique du conflit. s'esquiver et aller "porter plainte" aux autorités supérieures comme l'a fait Berthramm.

*Face à un membre du jury "agressif" la meilleure tactique consiste à faire preuve d'empathie : sourire, acquiescer, reformuler....au point où il paraisse "l'agresseur" aux yeux des autres membres du jury. En revanche, si vous répondez à "l'agresseur" les autres feront automatiquement bloc (effet de groupe). Dans ce cas l'agresseur pourra s'appuyer sur la "norme groupale" : indestructible.

*Globalement, il faut ressituer la situation et la dépersonnaliser : c'est parfois le rôle du jury de "destabiliser" le candidat il n'y a rien de personnel. De même, on discute VOS idées et non pas VOUS, c'est le jeux.

*Voir cela comme un "jeux de rôle" ou cette fois-ci vous jouez le candidat et non comme "un combat".

*L'accoutumance (répétitions), le fait de se filmer et quelques exercices respiratoires sont très salutaires avant l'entretien.

* Si vous êtes impressionné par le jury (normalement la salle et les circonstances leur donne une certaine emphase), un vieux truc consiste à les imaginer (visualiser) dans une situation moins "digne"....sur le trône par exemple.  :)

Au final essayez de réaliser une "performance" d'acteur en endossant le rôle que souhaite le jury (par exemple  "CSI", plutôt que de livrer le combat de votre vie.

 ;)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Berhthramm le 25 mars 2009 à 09:53:52
absolument et 100% d'accord avec toi... ce que je dis et redis aux étudaints d'ailleurs : "un jury qui pose des questions (sensé) et un jury qui fait son travail, et il vous donne juste le moyen de "briller" en répondant pertinement aux questions (ça c'est ma façon de refléchir pour "dedramatiser l'evenenemnt, les imaginer en train de pousser ça me deconcentre)... Un jury qui fait des reflexions justifiées sur la forme de votre travail (du genre "c'est plein de fautes d'orthographe") c'est que vous n'avez pas fait correctement votre préparation..."

Un truc que j'ai appris chez les ponpons qui me sert pour les exam, les conférences ou ce type d'exo : "viser 18 ou 19/20 permet parfois d'avoir 12, viser 12 aussi mais y a moins de marge de manoeuvre", donc je me prépare au max (connaissance, attitude, préparations des questions, concentration par visualisation, etc...) et ça limite le stress (je ne vais plus vomir avant par exemple).

Sinon pour notre cas d'IFCS, y a pas vraiment eu palinte, on a juste fourni les pièces aux "autorité", l'étude stat entre les différents jury était déjà assez parlante, on a rien demandé, ils ont agis...

J'ai toujours du mal avec les jury aggressifs, on sait jamais si c'est gratuit et stupide ou juste pour pousser un peu et voir si on s'écrase, si on pête un cable ou si on tient de manière pro... L'empathie est un bon plan, se poser la question "qu'est ce qu'il cherche à savoir en étant comme ça ? qu'est ce qui est la réponse pro et adapté à son attitude"... 

Et effectivement la lecture du forum dna sles domaine du Mindset, de la desescalade et de la gestion de conflit permets de faire plein de parrallèles...
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: ERECTUS le 25 mars 2009 à 13:06:03
Ce post est plein de bonnes choses! ;)
Merci les gars!
et puis depuis quelques temps, je comprends mieux... ::)
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 25 mars 2009 à 18:41:31
Citer
Et ce travail de traduction ? Bon courage car il a plusieurs pages

Ca viens! :) Mais comme tu l'a remarqué ce n'est pas un petit texte et le style est parfois un peu alambiqué. Mais plus j'avance et plus je me dit que ce texte vaut cet effort.

Je dirais qu'il me faut encore 4/5 jours.
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Anke le 25 mars 2009 à 20:26:53
La souffrance...
C'est difficile, parce que ça "oblitère" l'esprit. Quand on souffre trop, on peut même en "vouloir" à la terre entière, parce que y'en a marre de s'en prendre plein la gueule. Alors on devient méfiant, mauvais, pour n'importe quoi : une place de parking n'importe quelle connerie. Tout ça parce qu'on est en détresse véritable... Pour se sauver, on ne sait pas trop quoi faire, on a trop peur de se faire enc**er encore une fois. C'est un véritable combat contre soi-même qu'il faut livrer. S'ouvrir aux autres c'est difficile, il faut prendre des risques. alors peut-être que la combine( c'est pas un conseil, ni même une recette hein) c'est de se dire : " que peut-il arriver de pire, je suis déjà au taquet !". Je crois que "ça", ça renforce. Quand j'ai "divorcé" un compagon d'arme m'a dit : " t'as le nez dans la gamelle, tu ne peux que remonter !"
On fait toujours la bonne rencontre qui va bien pour retrouver des forces, se relever. La confiance en soi, c'est dur à retrouver quand on est anéanti, je te dis pas la confiance en l'autre comment c'est dur !
Mais en commençant par se dire : " je ne suis pas une sous-m*rde, oui, je peux rendre quelqu'un heureux, oui le bonheur, finalement je n'ai que ça à conquérir, il n'y a que ça qui importe..."
Personne, je dis bien personne n'est condamné à vie. Je crois que c'est Diderot qui disait :" On a qu'un seul devoir, c'est celui d'être heureux !"
Faut juste trouver le levier, on s'en fout duquel...

Chui pas trop "hs" ?
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: éclipse le 25 mars 2009 à 21:55:22
merci
Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: Bartlett le 27 mars 2009 à 21:35:11
Citer
Un texte de James Stockdale sur le Stoicisme et son expérience de prisonnier ( en Anglais, mais je vais le traduire) :

https://www.policyarchive.org/bitstream/handle/10207/11815/James_Stockdale_Courage_Under_Fire.pdf?sequence=1
         

Voila le texte traduit. Je suis sur a 98 % de la traduction mais certains passages sont "my best guess".
J'ai omis certaines disgressions que j'estime inutile pour le sujet qui nous interessent.

Bien sur sentez vous libre de le modifier a votre convenance.

Citer
  Le courage a l’épreuve du feu : Test de la doctrine d’Épictète dans un laboratoire du comportement humain.


James Bond Stockdale



Je vins à la vie philosophique à l’âge de 32 ans alors que j’étais pilote de l’Aéronavale, lors de cours à l’université de Stanford. Je faisais parti de la marine depuis 20 ans et ne descendait que rarement de mon cockpit. En 1965 je commençais ma deuxième année d’étude des relations internationales et je pus devenir un planificateur stratégique pour le compte du Pentagone.
Mais je n’avais pas le cœur a ça, je n’étais pas inspiré par ce que je faisais a Stanford et je me voyais comme un analyseur de documents ennuyeux sur la façon dont les nations s’organisaient et se gouvernaient par elle même.
J’avais trop d’expérience pour croire à mon travail, je connaissais comment les systèmes politiques fonctionnaient. J’avais passé des années à les défaire.

Donc j’étais dans un moment de relâche. Un matin d’hiver ou je me promenais dans la partie de Stanford consacré a la philosophie, en habits civils et avec mes cheveux gris, je fus interpellé par Philip Rhinelander enseignant du cours de philosophie numéro 6 " le problème du bien et du mal ", et qui m’avait pris pour un professeur égaré.

Nous nous trouvâmes très vite des points communs car il avait servit dans la marine pendant la deuxième guerre mondiale .En moins de 15 minutes, nous fumes d’accord pour que je suive son cours en plein milieu de l’année, et de nous rencontrer une heure par semaine pour que je puisse rattraper mon retard.

Il m’ouvrit les yeux. En étudiant  avec lui, tout se mit en place, mon inspiration, mon engagement pour la vie philosophique. Dés cet instant je ne me préoccupais plus de relations internationales, j’en savais bien assez, et je m’occupais de philosophie.

Nous passions de Job à Socrate, d’Aristote à Descartes. Et puis vinrent Kant, Hume, Dostoïevski et Camus. Et pendant ce temps Rhinelander sondait mon esprit tentant de comprendre ce que j’étais en train de chercher.

Il pensait que mon intérêt pour le " Dialogue concernant la religion de la nature " de Hume était révélateur. A ma dernière session, il allât chercher toute en haut de sa bibliothèque un exemplaire de l’Enchiridion. Il me dit «  je pense que vous serrez intéresser par celui la ».

Enchiridion veux dire "a portée de main". Autrement dit, c’est un manuel.

Rhinelander expliquât que son auteur, Épictète fut un homme d’une intelligence et d’une sensibilité hors du commun, qui retira de la sagesse plutôt que de l’amertume a son exposition précoce à une extrême cruauté et à la vue de l’abus du pouvoir et de la corruption.

Épictète naquit comme esclave environ 50 avant Jésus Christ et grandit en Asie mineure ou il parlait le langage Grecque de sa mère, elle mais esclave. A l’âge de 15 ans, il fut enchaîné et emmené à Rome. Il fut sauvagement maltraité pendant les mois que durèrent le voyage.

Il arriva à Rome mutilé de façon permanente, son genou disloqué n’ayant jamais été soigné.

Il fut acheté au rabais par un homme libre nommé Epahproditus, un secrétaire de l’empereur Néron. Il vivait dans le palais de  Néron alors que celui-ci négligeait sa charge pour voyager en Grèce et jouer a l’acteur, au musicien au conducteur de char.

Quand il rentra à Rome, ce fut pour tuer son beau frère, ses deux femmes et sa mère.

Finalement Epahproditus tua Néron et se suicida avant que la garde ne l’arrête.

Cela libéra Épictète qui se retrouva libre à Rome. Et étant un jeune homme sérieux déjà dégoutté de certaine réalité humaine, il gravitait lors des conférences publiques des maîtres Stoïciens, courant philosophique alors dominant à Rome.

Il finit par devenir  l’apprenti de Musonus le meilleur des professeurs Stoïciens de l’époque. Et devint philosophe lui même après 10 ans d’étude. Les chercheurs ont déterminé que ses références à la liberté individuelle dans son œuvre étaient six fois plus nombreuses que dans le Nouveau Testament.
.
 Les Stoïciens tenaient pour acquis que tous les êtres humains étaient égaux  aux yeux de Dieu : noir, blanc, hommes, femmes, homme libre ou esclave.

J’ai lu tous les écrits qui nous restent d’Épictète deux fois à partir de deux traductions différentes. Même avec les traducteurs les plus traditionalistes, Épictète nous parle comme  une personne moderne et proche de nous. C’est un discours vivant, pas le Grec académique parlé en Attique.

Le Manuel ne fut pas écrit  par Épictète qui était un professeur déterminé et trop modeste pour prendre le temps d’écrire ses propres discours, mais par  un de ses plus méticuleux et déterminé étudiant. Son nom était Arrien un très intelligent aristocrate Grec d’une vingtaine d’années.

Après avoir entendu quelques cours, on reporta qu’il proclama quelque chose comme « put**n de lui ! Nous devons avoir le discours de ce mec sur un parchemin ! ».

Avec l’accord d’Epictète, Arrien posa sur le papier une retranscription de ses cours. Ces retranscriptions devinrent deux livres, puis au bout de deux ans, six autres furent écrits. Quatre  disparurent au Moyen Age, et les quatre restants furent compilés pour donner " Les discours d’Épictète ".Arrien mis aussi le manuel avec les autres. C’était simplement un résumé pour l’homme occupé.

Rhinelander me dit qu’étant militaire, je devrais trouver un intérêt spécial a ce livre. «  Fréderic le Grand ne fit jamais une campagne sans une copie de ce livre avec lui » me dit t’il.
.
Je n’oublierais jamais le jour ou nous nous sommes fait nos adieux, l’essence de ce qu’il m’a dit peux se résumer ainsi ; le Stoïcisme est une philosophie qui se montrât plus utilisable qu’un cynique moderne ne pourrait le penser. Le point de vue Stoïcien est souvent mal compris pacque le lecteur inattentif  manque l’élément important ; que tous les discours sont une référence a la vie intérieure de l‘homme. Les Stoïciens ne considèrent pas la souffrance physique comme étant importante, mais ce n’est pas de la bravade inconsciente. Ils la déconsidèrent en la comparant a la honte dévastatrice qui envahit l’homme juste, quand il sait qu’il a faillit a son devoir vis-à-vis des autres hommes et de Dieu.

Bien que païens, les Stoïciens avaient une vue monothéique d’une religion de la nature et furent des grands contributeurs de la pensée Chrétienne.

Dieu le père et la fraternité humaine était des concepts Stoïciens avant d’être intégré a la pensée Chrétienne.

Un de leurs plus anciens théoriciens, Chrysippe comparaît ce qu’on peux appeler l’âme de l’univers a la respiration (pneuma en Grec) de l’homme. Cette conception Stoïcienne d’une respiration céleste est probablement l’origine du concept de saint esprit chez les Chrétiens.
Saint Paul, un juif hellénisé origines de Tarsus, une cité Stoïcienne, utilisait toujours le mot grec Pneuma pour designer l’ame.

Rhinelander me dit aussi que cette exigence Stoïcienne d’une pensée disciplinée ne touchât jamais qu’une minorité d’hommes, mais que ses quelques hommes étaient l’élite de l’époque. Comme après lui la Chrétienté, le Calvinisme et le Puritanisme le firent, il produisit les plus forts caractères de son temps.

Une théorie faite d’une exigence de perfection sans concession créât des hommes courageux, saint et  de bonne volonté. Rhinelander me donnât trois exemple, Caton le jeune, l’empereur Marc Aurèle et Épictète.

Caton fut celui qui s’opposa à Jules césar, il fut l’idole de George Washington qui utilisât des citations de Caton dans son discours d’adieu sans l’avoir préparé.

L’empereur Marc Aurèle emmenât l’empire romain au sommet de son influence et Épictète joua sa part dans le leadership de Rome ou son enseignement commença aprés la décadence de Néron pour finir par  le gouvernement de Marc Aurèle.

Marc Aurèle fut le dernier d’une série de cinq empereurs (tous liés aux Stoïciens) qui gouvernèrent la période la plus prospère et stable de l’empire Romain. Une époque ou la seule préoccupation du gouvernement était le bonheur du peuple.

Epictète eut dans ses cours la même audience que Socrate 500 ans plus tôt, les fils de l’élite aristocratique, intellectuelle et artistique destinés à succéder à leurs pères. Et le discours d’Épictète était destiné à leur faire comprendre qu’ils n’étaient pas des playboys mais que leur travail  était d’être au service leurs frères humains.

Dans son langage inimitable, Épictète expliquait que son enseignement n‘était pas a propos de dette ou de revenus, de guerre ou paix, mais a propos de bonheur et de malheur, de succès et d’échec, d’esclavage ou de liberté

Son diplômé idéal n’était pas quelque un pouvant s’exprimer avec aisance  a propos des principes philosophique dans des joutes verbales, mais a propos des choses à faire si votre enfant meurt, si votre frère meurt, si vous êtes tué ou torturé.

« Laisser les autres pratiquer le droit, et d’autre encore pratiquer le syllogisme. Ici vous vous entrainer a comment mourir, comment être enchaîné, comment être battu ou exilé.
Un homme est responsable des ses propres jugements, même en rêve dans l’ivresse ou dans la folie.
Chaque individu apporte  son propre bien et son propre mal, sa chance et son malheur, son bonheur et son désespoir ».

Et en clé de voûte de ce raisonnement, l’idée qu’il est impensable qu’un homme puisse souffrir du fait d’un autre. La souffrance comme tout le reste dans le Stoïcisme est en nous, un remord qui nous détruit nous même.
Ce qu’Épictète voulait dire, c’est qu’il n’était pas possible d’être la victime d’un autre, on ne peut qu’être une victime de nous même. Tout est dans la façon dont vous organiser votre esprit.
 
« Qui est ton maître ? Celui qui le pouvoir sur n’importe quelle chose que tu aime.
Quel est le résultat visé par toutes vertus ? La sérénité.
Montre moi un homme qui est heureux bien que malade qui est heureux bien qu’en danger, qui est heureux bien qu’en prison et je vous montrerais un Stoïque. »

Après avoir eu mon diplôme, ma femme , moi et mes quatre fils firent nos bagages pour la Californie du Sud ou je pris le commandement du fighter squadron 51 stationné  a San Diego ,et plus tard sur différents porte avions.
Exactement trois ans après ce déménagement, mon appareil fus abattu au dessus du Nord Vietnam entraînant ma capture.
J’avais fait trois tours d’opération pendant ces 3 ans.

Le premier nous tenait occupé a la surveillance des combats qui commençait au Sud, pendant le second, je menais le premier raid de bombardement de la guerre au Nord Vietnam, et au troisième je volais presque tous les jours comme le chef d’escadre de l’USS Oriannski
.
Mais sur ma table de chevet, peu importe les circonstances, j’avais mes livres d’Épictète, le Manuel, Les Discours, le livre de Socrate sur Xenophon ainsi que  l’Iliade et l’Odyssée (Épictète s’attendant a ce que ses étudiants connaissent cette histoire).Je n’avais pas le temps d’être plongé dans mes livres, mais je passais quand mêmes plusieurs heures par semaines plongé dedans.

Je pense qu’il était évident pour mes amis proches et aussi pour moi  que j’étais devenu un  autre homme, et je dirais même un homme meilleur depuis mon introduction à la philosophie d’Epictète. J’avais une autre mentalité, certainement pas antimilitaire, mais anti-organisation.

Loin des postures et les gesticulations que l’armée en temps de paix doit adopter,  vous devez accepter le besoin d’une improvisation non voulue sur la pression, de casser les procédures prévues, vous avez besoin d’être réactifs  de façon à mettre en place un nouveau mode d’opération.
J’étais devenu un homme détaché, pas distant mais détaché. Capable de balancer le règlement sans la moindre hésitation quand il ne s’appliquait plus à la réalité.
 
J’étais capable de promouvoir des jeunes par devant les anciens sans embarassement quand leur instinct de combat prouvait être meilleurs.
Cette capacité d’abandon, cette flexibilité nouvellement crée par mes efforts allait montrer ses fruits en prison.

Mais sous jacente a ma confiance, était la conviction que j’avais trouvé la philosophie propice pour l’art militaire  tel que je le pratiquais. Les Stoïciens Romains avaient une formule «  Vivre en militaire! » Vivre, c’est être un soldat.

Épictète dans ses discours : «  savez-vous que la vie est comme le devoir d’un soldat ? L’un doit faire la garde, l’autre la reconnaissance, un autre doit conquérir. Si vous négligez vos responsabilités quand des ordres sévères vous ont été donnés, comprenez vous dans quel état désastreux vous plongerez l’armée quand vous persisterez dans l’erreur ? ».

Le manuel : «  rappelle toi, tu est un acteur dans un drame choisi par l’auteur, si il le choisit court, et bien ce sera court, long et bien ce serra long. Si c’est son plaisir que tu joue un boiteux, un pauvre ou un gouverneur, le tien est de  bien jouer ton rôle.
Car c’est la part qui t’est donner, de bien jouer ton rôle, mais le choisir est donner a quelqu’un d’autre. »

Chacun de nous est venu dans ce monde avec des conceptions innées sur le bien et le mal. Ce qui est noble et ce qui est honteux, ce qu’est la joie et le malheur ce qui est approprié ou non.

« Si vous vous regarder comme étant un être  humain, et une part du tout, c’est approprié d’être maintenant malade, et d’être maintenant en voyage  avec les risques que cela comporte, et d’être dans le besoin et a l’occasion de mourir avant que notre temps soit venu. Alors, pourquoi est tu blessé par ton sort  si cela t’arrive ? Crois tu que se serait plus juste si ca arrivait a quelqu’un d’autre ? Car il est impossible, que dans ce monde avec les corps que nous avons, au milieu de nos frères et entourés de l’univers, il est impossible que ces choses n’arrivent pas a l’un ou a l‘autre. »

Le 9 septembre 1965, je volais  en rase motte a plus de 500 nœuds droit dans ce qui s’avéra être un piège a FLAK.
L’avion pris feu et je ne pus plus le manœuvrer,  tous les systèmes contrôle étant HS.
Après l’éjection, j’eu environ 30 secondes pour avoir ma dernière pensée d’homme libre avant d’atterrir dans la rue principal d’un petit village juste en dessous de moi.
Alors, je me murmurais à moi même : «  5 ans prisonnier. Au moins. Je laisse le monde de la technologie et j’entre dans celui Épictète »

A portée de mon esprit était cette pensée du manuel expliquant qu’un Stoïcien gardait toujours deux catégories mentales dans son esprit.

A Les choses qui sont de son ressort.

B Celles qui ne le sont pas.

Les choses A sont en mon pouvoir et les B sont en dehors de mon pouvoir.

Encore une autre façon de le dire c’est que la catégorie A est a la portée du libre arbitre et pas B.

Tout ce qui est en catégorie B est extérieur et en dehors de mon contrôle, les convoiter c’est ce condamné à la peur et a l’anxiété.

Tout ce qui est en catégorie A est en mon pouvoir et a portée de ma volonté et doit donc être l’objet de tous mes efforts.

Cela inclut mes opinions, mes objectifs, mes aversions, mes reproches, ma joie, mes jugements mon attitude à propos de ce qui m’arrive, mon bien et mon mal.
Pour expliquer pourquoi " mon bien et mon mal "   sont dans la liste, je veux citer Alexandre Soljenitsyne. Il écrit à propos de ce moment  en prison ou il réalise la force de ce qui lui restait de pouvoir, et commence ce que j‘appelle moi même " passer les niveaux ", chevaucher une euphorie occasionnelle et en même temps réaliser que vous allez vous connaître et connaître  le monde pour la première fois. Il appelle cela une " escalade" d’où le nom du chapitre ou cela arrive, l’ascendance.

« Ce fut seulement quand je restais allongé la sur la paille pourrie de cette prison que je sentis en moi les premiers signes de Dieu. Graduellement il me fut révélé que la ligne séparant le bien du mal ne passe pas entre les Etats, pas plus que les classes ou les partis politiques, mais directement à travers tous les cœurs humains. Et c’est pourquoi quand je repense a ces années de prison je dis parfois  « sois béni prison pour avoir été une partie de ma vie » au grand étonnement de ceux se trouvant a coté de moi. ».

Je vins à comprendre cela bien avant de le lire. Soljenitsyne apprit, comme moi et d’autres que le bien et le mal n’étaient pas que des abstractions que vous assenez et expliquer dans des cours en l’attribuant a tel ou tel.

Le seul bien et mal qui veuille dire quelque chose est au fond votre cœur, a l’intérieur de votre volonté, de votre pouvoir, la ou tout dépend de vous.

Manuel 32 : « Les choses qui ne sont pas dans notre pouvoir, pas a  la portée de notre volonté ne peuvent en aucune façon être bonne ou mauvaise. Le mal réside dans la mauvaise utilisation du jugement, .le bien c’est le contraire. C’est la destinée qui détermine la bonne ou  la mauvaise fortune, la misère ou le plaisir. »

En résumé les Stoïciens disent « travailler avec ce que vous avez sous votre contrôle et vous aurez les mains pleines ».

Mais que faire quand ce n’est pas a notre portée, en dehors de notre pouvoir ?

Pour commencer, laisser moi vous parler de votre statut social. Alors que je planais doucement vers la petit ville ou j’allais atterrir, j’étais juste en position d’apprendre a quel point mon pouvoir sur mon statut social était dérisoire.

Ce n’était absolument pas en mon contrôle. J’étais la ,le chef d’une escadrille de plus de cent pilotes de combat et d’un millier d’hommes, un symbole vivant de réussite et d’achèvement pour beaucoup , et ici bas je serrais un objet de mépris.
.
Je serais traité comme un criminel, mais ce n’est la pas même la moitié de la révélation que constitue la compréhension de votre fragilité.

Vous pouvez être réduit par le vent la pluie ou la glace ou l’eau de mer ou par d’autres hommes a l’état d’une épave pitoyable et sanglotante –incapable de contrôler vos intestins- en quelques minutes.

Et puis il y aussi un moment ou vous devez faire face a des fragilités que vous n’auriez jamais cru possible de trouver en vous, comme par exemple, quand vos mains sont liés derrière votre dos et attachés a vos chevilles elles mêmes relié a une barre de fer alors qu’un expert a soigneusement mis en place un système de cordes qui vous enserre et vous disloque. Après seulement quelques minutes de ses soins, alors que vous subissez le rush de l’angoisse et en sachant que la circulation  est coupée  dans le haut de votre corps, sentant  une douleur  et une claustrophobie toujours plus intense, il se peut  que vous éructiez des réponses correctes aux questions  qu’ils vous posent sur tout ce qu’ils pensent que vous connaissez (a partir de maintenant, je parlerais de cette situation comme « le supplice de la corde).

Votre statut social  peut passer de celui d’un gentleman digne et compétent à celui d’une victime paniquée, sanglotante et pleurant sur son sort en quelques minutes.

Et alors ? Vivre avec la fausse conviction  que vous aurez toujours le contrôle de votre statut social c’est construire sur  de là boue, c’est demander le désappointement.

Donc soyez sur que, au fond de votre cœur, au plus profond de vous, soyez sur  de considérer votre statut social avec indifférence, pas avec mépris, avec indifférence.

Et c’est ainsi avec une longue liste de choses que beaucoup de personnes assument pouvoir contrôler jusqu'à leur dernier moment. ; Votre corps, vos propriétés, la richesse, la santé, la vie, la mort, le plaisir, la douleur, la réputation.

Considérer la réputation par exemple. Quoi que vous  fassiez votre réputation est aussi instable que vautre statut social. Ce sont les autres qui décide quel serra votre réputation .Essayer qu’elle soit aussi bonne que possible, mais n’en soyer pas esclave
.
Ou vous deviendrez de plus en plus avide, vous la rechercher de plus en plus deseperrement.

Comme le disait Epictète, «  qu’est ce donc que les tragédies, sinon le portrait dramatisé des souffrances des hommes qui ont admiré des choses extérieures a eux ? »

Au fond de vous même, la ou vous tenez  les choses vraiment importante pour vous, ne laisser pas la réputation être mélangé a vos buts moraux ou votre volonté, qui elles, sont importantes.

Assurez vous que votre réputation est rangé dans la boite marquée « hors de mon pouvoir ».

Comme le disait Epictète ;  «  ceux qui recherchent ou craignent des choses hors  de leur portée  ne peuvent être ni libre ni croyant, mais ils se condamneront eux même à errer et a  finir subordonnées aux autres ».

Je sais la difficulté qu’il y a à intégrer cela dans la réalité, vous devez penser à des problèmes pratiques.

Tout le monde  doit jouer le jeu de l’existence. Vous ne pouvez pas juste vous dire «  je me tape de la santé ou de la richesse ou si je vais dormir en prison ou pas «
.
Epictète prit le temps  d’expliquer plus finement ce qu’il voulait dire :

« On doit tous jouer le jeu de l’existence, mais le meilleur jeu est celui qui est fait avec du talent, du style, de la vitesse et de la grâce. Comme la plupart des jeux, vous jouez avec un ballon, votre équipe consacre toute son énergie pour mettre le ballon dans les buts de l’adversaire ; mais une fois que le jeu est terminé, que faites vous du ballon ? Personne ne s’en préoccupe plus.

La compétition, le jeu était la chose importante, le ballon n’était la pour que le jeu soit possible, mais il n’avait pas en lui même la moindre valeur qui justifiait que vous vous suicider pour lui.

Après le jeu, le ballon est une  affaire d’indifférence.

Un autre exemple est le jeu de dé. Les dés n’ont plus d’importance une fois que leurs faces sont stabilisées, mais décider de relancer les dés ou pas est un acte de volonté et donc pas une affaire indifférente.

Epictète veux faire comprendre que l’usage que nous faisons des choses extérieures ne doit pas  nous être indifférent, pacque nos actions sont produite par notre volonté et nous avons le total contrôle de cela, au contraire des dés.

Ce sont des choses extérieurs que nous ne pouvons nous permettre de convoiter, car nous focaliserions notre cœur sur elles et deviendront l’esclave d’autres qui, eux, en ont le contrôle.
L’explication de ce concept peut sembler moderne, mais ce sont pratiquement les mêmes mots qu’Epictète utilisait il y a 2000 ans.

Bref, je  me focalisais sur ce raisonnement fondamental en prison, je me rappelai aussi certaines remarques utiles.

Comment éviter d’être manipulé : Le maitre  d’un homme est celui qui est capable de lui donner ou de lui enlever tout ce qu’il désire ou craint.

Celui qui veux être libre ne doit rien souhaiter, ni ne rien craindre qui dépendent des autres, tout autre attitude conduit nécessairement a l’esclavage.

Et voila pourquoi il ne faut jamais quémander « parcqu’il est préférable de mourir de faim exempt de peur et de culpabilité, que de vivre dans l’abondance mais dans la perturbation ».

Supplier met en place un cercle vicieux d’arrangements de compromis et de représailles, et est sans fin.

Si vous voulez vous protéger vous même de la peur et la culpabilité, et ces deux la sont les vrais destructeurs de la volonté sur le long terme, alors vous devez vous débarrasser de tout vos instincts de compromissions, ou de votre habitude de rencontrer les autres à moitié. Vous devez vous tenir indifférent, ne jamais laisser une ouverture pour une compromission, ne jamais vous mélanger avec votre adversaire.

 Vous devez devenir ce qu’Ivan Denisovich appelait "un prisonnier méfiant se déplaçant avec prudence."

Tout cela, pendant mes trois  ans d’étude, je l’avais inconsciemment assimilé pour le futur.

Je reviens à mon éjection, je pouvais entendre les cris dans la nuit et les coups de pistolets qui perçaient des trous dans mon parachute et je vis le poing levé en l’air dans la rue alors que mon parachute toucha un arbre puis me déposa sur le sol en bon état.
Je me libérai du parachute et fut immédiatement attaqués par un groupe de 10 ou 15 hommes que j’avais vu arriver par la droite.
Je  ne veux pas exagérer cela ou dire que je fus surpris de ce qui m’arriva a l’atterrissage, il se passa deux ou trois minutes avant que le passage a tabac se termine par l’interruption d’un agent de police.

J’avais une jambe cassée dans un tel état que je pensais qu’elle serait mutilée pour le reste de ma vie. Mon intuition s’avéra exact.
Plus tard, je trouvais un peu de réconfort dans une autre sentence d’Epictète «  Boiter est  un handicap pour la jambe, mais pas pour la volonté, et dites vous ca pour tout ce qui vous arrive, car vous pouvez trouver beaucoup de choses qui sont un handicap pour autre chose, mais rien pour vous même ».

Mais dans l’intervalle de mon éjection et mon arrivée sur la route, j’étais aussi devenu un homme investi d’une mission. Je dois revenir à la guerre de Corée pour expliquer cela.
 
Après la fin de la guerre de Corée, tous les militaires Américains  avaient entendu parler ou vu des reportages parlant des investigations gouvernementale pour tirer au clair les comportements des  certains soldats Américains prisonnier  en Corée du Nord ou en Chine.

Il y eu une série d’articles célèbre dans le New Yorker  qui devint ensuite un livre " Dans toute les guerres sauf celle la."

Le sujet en était que dans les camps de prisonnier Américain, c’était chacun pour soi.
Depuis j’ai rencontré des officiers qui furent prisonniers de guerre la bas et je sais maintenant que la plus grosse partie de cette histoire est due  a des vues sélectives et a un effet d’annonce.

Cependant, il y eu des cas de jeune soldats perdus, effrayé a l’extrême,  et dans le froid, qui se comportèrent comme des chiens se battant sur un tas d’ordures, se lançant l’un l’autre dans la neige jusqu’à ce que le plus faible y meure, sans que personne ne fasse quelque chose  a propos de ca.

Ca ne pouvait pas continuer et le président Eisenhower présidât l’écriture du code de conduite du combattant Américain, écrit sous la forme d’un serment personnel.

Article 4 : Si je deviens un prisonnier de guerre, je devrais garder confiance dans mes camarades emprisonnés, je ne devrais pas donner d’information ou prendre part a une quelconque action qui pourrait être dommageable pour mes camarades. Si je suis un gradé, je devrai prendre le commandement, si non je devrais suivre les ordres légaux de  mon comandant et l’assister de toutes les façons possibles.

Autrement dit, le président Eisenhower affirmait par ce document que le prisonnier de guerre Américain  faisait toujours parti de la chaine de commandement et que la guerre continuait derrière les barreaux.

Comme je connaissais la situation, je savais ce qui allait arriver, je savais que les Nord vietnamiens tenaient déjà environ 25 prisonniers quelques part a Hanoi , que j’étais le seul comandant d’escadrille a avoir survécu  a une éjection et que j’allais devenir leur gradé et leurs officier supérieur , que j’allais le rester pour au moins 5 ans ( car j’était persuadé que la guerre durerait au moins ce temps).

Et j’étais la, commençant cela, boiteux et allongé sur le dos.

Epictète finit par avoir raison, après une opération primitive, je fus sur des béquilles en deux mois, et la jambe handicapée guérit suffisamment pour me permettre de marcher sans béquilles au bout d’un an.

C’était une petite victoire qui ne devait pas m’éloigner du sujet important, car j’étais propulsé dans le rôle du chef d’une colonie Américaine expatriée hors de toute communication avec Washington  et destiné à rester autonome pour des années.

J’avais 42 ans, toujours avec des béquilles, trainant une pate folle, et ayant considérablement maigrit. Les cheveux suffisament long pour toucher mes épaules et mon corps non lavé depuis mon décollage sur l’Oriskawa.Et j'avais aussi une barbe qui n’avait jamais vu un rasoir.

Je pris le commandement (clandestinement bien sur, les Nord Vietnamiens ne reconnaissait jamais notre grade) d’environ 50 Américains.

Avec le temps nous finirent par être 400, tous officiers, tous universitaires, tous pilotes ou experts de la guerre électronique.

J’étais déterminé a bien jouer le rôle qui m’avait été attribué
.
Le mot clé pour nous au début était fragilité. Chacun de nous, avant d’être a portée de voix d’un Américain, était emmené  à une séance de cordes. C’était un choc extrême pour notre mentalité et comme tous les chocs, son impact sur notre for intérieur était beaucoup plus impressionnant  et durable que ce que subissait nos membres et nos torses.

C’était des séances ou nous étions forcés à la soumission et obligé de faire des confessions de culpabilité et de complicité américaine de nos crimes dans d’antiques magnétophones. Puis nous étions plongé dans ce que j’appelle l’humidité froide, un mois a peu prés de total isolation de façon a réfléchir a nos crimes.

Ce  a quoi nous réfléchissions c’était ce que voyais même l’Américain le plus décidé, comme étant la trahison de lui même et de tous ses idéaux.

Ce fut la  que j’appris ce que le dommage Stoïcien voulait vraiment dire.

Une épaule cassée, un os  de mon dos cassé ou ma jambe cassée à deux endroits était de la c*u!lle en comparaison.

Epictète : " Ne  crois pas qu’il y est un plus grand dommage que celui la : la destruction de l’homme de confiance, respectueux et bien intentionné en toi."

Une fois placé dans une cellule normale, presque aucun Américain ne sortit de cette expérience sans répondre quelque chose comme ceci aux premières questions que les autres prisonniers lui posaient « Vous ne voulez pas me parler, je suis un traitre ».

Et comme nous étions tous aussi fragile que lui, nous répondions tous la même réponse « écoute l’ami, ce n’est pas une réunion de puceaux ici, tu dois comprendre ca, nous somme tous  pareils ici, comment tu t’appelle, parle moi de toi ».

Entendre ca était pour la plupart des nouveaux prisonniers sortant de l’isolement un tournant dans leur vie.

Mais le processus d’apprentissage du nouveau prisonnier ne faisait que commencer. Il réalisait bien assez tôt que les choses ne se présentait pas comme on lui avait expliqué a l’entrainement de survie « si vous montrer beaucoup de détermination dans les premières phases de  l’interrogatoire, ils vont se lasser et vous passerez le reste de la guerre à vous ennuyer derrière les barreaux »

Non, la guerre continuait derrière les barreaux, il n’y avait rien chez les geôliers qui ressemblait a de la lassitude. Leur croyance politique leur faisait croire qu’il était possible de nous gagner a leur vues, c’était juste une question de temps.

Et donc vous étiez continuellement amené à la chambre d’interrogatoire, particulièrement après avoir outrepassé une des multiples règles qui était affichés au mur, dont le seul but était de vous piéger – le piège étant payant si l’interrogateur  arrivait à faire de vous la victime de sa martingale de honte.

La monnaie de la table de jeu, la ou vous et l’interogateur se faisait face dans un duel d’esprit, c’était la honte, et j’appris que a moins qu’il puisse m’imposer sa honte ou que je ne l’imposais a moi même, il n’avait rien qu’il puisse me faire ( la force physique était disponible, mais seulement sur le permission express d’un supérieur).

Pour Epictète, les émotions étaient un acte de volonté. La peur n’est pas quelque chose qui vient des profondeurs de la nuit, il vous assurait de votre totale responsabilité pour déclencher la peur, la stopper, la contrôler.

C’était une des exigences les plus difficile demandées à un Stoïcien.

Les Stoïciens peuvent être vus comme des brutes insensibles qui ne s’occupent que du bien et du mal, et qui ont une relation malsaine avec des émotions comme la pitié et la sympathie.

Mais ajoutez cette exigence  de responsabilité totale pour toutes vos émotions, et vous obtenez quelqu’un qui a les mains pleines.

Je me chantonnais une litanie a moi même  alors que j’étais emmené a la salle d’interrogatoire, « contrôle ta peur , contrôle ta culpabilité.

Et j’inventais des méthodes pour dévier mon attention de cette peur et de cette responsabilité quand le doute émergeait lors d’une perte momentanée de contrôle pendant l’interrogatoire.

Vous pouviez être frappé si vous ne  regardiez pas le visage de votre interrogateur, je me concentrais sur son oreille gauche, et il finit pas ‘y habituer  car il devait penser que je louchais.

Contrôler vos émotions, aussi difficile que cela soi, peux vous amener le pouvoir.

Epictète : « car c’est a l’intérieur de vous que réside votre destruction et votre délivrance. Le siège du juge et  le cachot de la prison sont deux endroits différent, un en bas , un autre en haut, mais l’attitude votre volonté peux être identique, si vous voulez qu’elle soit identique dans ces deux endroits ».

Nous avions organisé une société clandestine, pourvu de ses propres lois, traditions et coutumes, même avec ses héros.

Pour vous expliquer comment il était possible que cette société pouvait envoyer un des ses membres vers plus de torture ,ordonner  a un de ces membres de refuser d’obéir a certaines directives, intentionnellement jouer le jeu de la honte avec nos tortionnaires et littéralement les forcer a administrer encore et encore le supplice de la corde pour obtenir la soumission, je vais vous citer une phrase que plus de la moitié des pensionnaires de cette prison aurait pu me dire « Nous sommes dans un endroit que nous n’aurions jamais cru possible. Mais nous méritons de garder notre estime de soi, d’avoir le sentiment de riposter.
Nous ne pouvons refuser tout ce qu’ils demandent, mais c’est vous le chef, vous qui devez décider quelles sont les choses que nous devons refuser de faire tant qu’il ne nous aurons pas forcer  a les faires sous la torture. Nous méritons de dormir la nuit. Nous aurons au moins la satisfaction de savoir que nous obéissons encore aux ordres de notre supérieur.
Donner nous la liste, pourquoi devons nous nous faire torturer ? ».

Je sais que ca peux sonner comme une logique dérangée, mais dans un sens c’était le premier pas dans l’affirmation de ce qui était a nous. Epictète : « Le juge peux decider de vous faire des choses que vous penser être terrifiante, mais comment peux t’il vous empêcher de subir la torture dont il vous a menacé ? »

C’est mon type de Stoïcisme. Vous aviez le droit de  les forcer a vous faire mal, et ils n’aimaient pas ca.

Quand mon camarade prisonnier Ev Alvarez , le tout premier pilote a être capturé fut relâcher avec le reste de nous, le comandant du camp lui dit «  Les Américains ne sont pas comme les Français, d’eux nous pouvions attendre qu’ils soient raisonnables ».Ha !

Je réfléchis longtemps a ce que devait être mon premier ordre. Cela devait être un ordre qui pouvait être obéi, pas un ordre du type  "protège ton cul" comme rappeler le règlement  gouvernemental, « dites leurs seulement votre nom, rang, matricule et date de naissance », qui n’avait aucune chance de tenir un interrogatoire.

Ma esprit se disait « Nous sommes ici sous le joug, tous des experts, des maitres de notre destin, ignorant la culpabilité que pourrait nous inspirer un  règlement sans rapport avec ce qui se passe ici, nous devons écrire notre propre règlement.

Mes ordres furent condensé dans des acronymes facile a se rappeler. Le principal était BACK US, dont Bow in public, Stay off the Air, admit no  Crime, never Kiss them goodbye » ."US"  pouvait être interprété comme United State, mais il voulait réellement dire « Unity over Self  ( L’unité  par dessus l’individualité).

Les individus isolés  sont leurs propres ennemis en prison, et donc ma première règle fut de tout faire ensemble, chacun de nous devait travailler  au plus petit dénominateur commun , ne négociant jamais pour lui, mais pour tous.

La vie de la prison devint un mélange absurde d’une veille organisation et d’une nouvelle.  La vieille était la prison politique classique, principalement prévue pour les fauteurs de troubles et ennemis de l’état.

Elle fut crée et dirigée pas des communistes de la vielle école dans le sillage d’Ho Chi Min . Il avait en eux l’idée qu’une repentance pour vos crimes et votre comportement anti social devait être recherchée.

Prisonniers de guerre, criminels et prisonnier politique étaient tous regroupés. Nous ne virent jamais un camp de prisonnier comme dans les films. La prison communiste était un mélange entre un hôpital psychiatrique et une école de rééducation.

Le système Vietnamien exigeait que tous les pensionnaires devait montrer de la honte, s’incliner devant tous les gardes, la tète basse, ne regardant jamais le ciel, et les séances d’interrogatoire n’avait souvent pas d’autres objets que d’évaluer votre attitude. Si elle était jugée mauvaise, c’était souvent la torture pour obtenir une confession de culpabilité, des excuses et l’inévitable punition.

Le nouveau régime fut greffé sur le premier, il était seulement pour les Américains. C’était une usine a propagande supervisé par des cadres parlant Anglais avec des quotas a remplir , des quota décidé par la partie  politique du gouvernement ; conférence de presse avec des Américains de la gauche activiste venus en visite, film de propagande a tourner (mettant en scène des pirates de l’air Américain),des choses comme ca .

Mais cette entreprise de propagande finit par produire des retours de flammes, voici comment.

Des Américains futés parsemaient leurs déclarations télévisuelles de geste obscène sans équivoque pour une audience Occidentale ou des blagues cachées.

Un de mes meilleurs amis fut torturé pour qu’il donne le nom de pilotes qui auraient donné leurs démission pour protester contre la guerre. Il finit par répondre qu’il y en eut seulement deux, Clark Kent et Ben Casey (des personnages de fictions populaire en Amérique).

Cette blague finit a la première page du San Diego Union et quelqu’un envoyât un exemplaire au gouvernement Nord Vietnamien. A la suite de ce geste amical d’un compatriote Américain , Nel subit 3 jours de supplice de la corde, puis fut enchainé  pendant un isolement de 123 jours.

Après plusieurs autres déboires comme celui la, les Nord Vietnamiens ne firent de la propagande qu’avec les 5 % de prisonniers qui avaient choisit de ne pas rejoindre l’organisation de résistance et  qui ne faisait pas ce genre de choses. Nous les appelions les indics. La plupart de mes camarades étaient enragés par leur comportement et mémorisais leurs actions en vu d’un témoignage en cours martial, mais après notre libération le gouvernement Américain décréta une amnistie malgré ma demande .

La plupart des prisonniers étaient selon mes standards "honorables " mais cela ne veux pas dire que nous partagions tous la même régime. Les gens aiment penser que si vous étier tous dans la même prison , vous deviez avoir vécu les même choses. Ce ne fut pas le cas.

Ces différence furent marqués quand notre résistance finit pas faire dérailler l’entreprise de propagande . Les autorité décidèrent de se venger contres les meneurs et dans un effort pour briser le moral des autres, ils leurrent fut proposé un programme d’amnistie dans lequel une libération anticipée était possible si ils acceptaient de collaborer.

« Ceux d’entre vous qui regrettent, regrettent sincèrement seront dans la position de rentrer chez eux avant que la guerre soit terminé.
Les quelques récalcitrants  qui incitent les criminels a s’opposer a l’autorité du camp seront envoyer dans un endroit exceptionnellement noir ».

Je donnais immédiatement un ordre interdisant formellement toute compromission avec l’ennemi. Mais je n’étais pas le chevalier blanc seul contre tous. Je n’eu pas a persuader. Il fut accueilli  avec un soulagement évident et une jubilation de tout ceux qui étaient présent.

Deviner qui fut envoyé vers la place obscure ? Ils isolèrent ma structure de commandement, moi et mes dix meilleurs hommes et nous envoyèrent en exil.

Les Vietnamiens avaient travailler très dur pour nous étudier et savait qui étaient les fauteurs de troubles et qui étaient ceux qui ne faisaient pas de vagues.

Ceux en qui j’avais le plus confiance furent isolés, tous avait une longue histoire de torture et d’isolement.

Tous n’étaient pas officiers supérieurs , nous  en avions en prison qui refusaient de parler et de participer a quoi que ce soit. Un de mes hommes avait 24 ans.

C’était un produit de mon raisonnement  « quand l’instinct et le grade sont désynchronisés, choisir l’instinct ».

Chacun de nous se retrouva a l’isolement avec deux fers au pied, pour deux ans dans une mini prison de haute sécurité juste a coté du pendant Vietnamien du Pentagone.

Il y eu bien des péripéties après ca, mais ca se résuma pour moi a la vengeance des autorités de la prison contre ceux qui refusaient d’abandonner  leur incarnation de l’âme de la résistance.

Cela nous amenât a des états d’épuisement total ,un de nous mourus la bas mais même avec lui, il n’y eu pas un homme qui eu moins que trois ans et demi d’isolement et quatre de nous eurent plus de 4 ans.

Pour vous donner un sens de la proportion, sur 400 prisonniers, 100 n’eurent jamais d’isolement, plus de la moitié des 300 autres eurent moins qu’une année et la moitié de ceux qui eurent moins qu’un an firent moins d’un mois

Donc la moyenne des 400 étaient considérablement plus basse que 6 mois.

Un de ceux qui furent  a l’isolement plus 4 ans, étudia a l’université après la guerre avec une thèse portant sur la question de savoir ce qui était le plus dur a supporter de l’isolement ou de la torture. Il nous envoyat des questionnaires pour nous interroger.

Ceux qui connurent peu d’isolement et de torture dirent la torture, mais ceux qui avaient  beaucoup connu les deux dirent l’isolement.

De mon point de vue, vous pouvez finir pas vous habituer au supplice de la corde, il y a quelques trucs pour minimiser vos pertes. Mais prenez un homme, même  très déterminé, en isolation pour 3 ans ou plus et il commencera a chercher un ami, n’importe quel ami ,sans regard pour son camp, sa nationalité ou son idéologie. 

Epictète donnait un jour un cours ou il déplora la tendance des professeurs fraichement nommer de fausser la dure réalité du Stoïcisme de façon a donner aux étudiants une image plus positive de la façon dont il pourrait réussir une vie  sans peines.

Epictète ; «  Hommes, la salle de cour  d’un philosophe est un hôpital, les étudiants ne doivent pas y marcher avec plaisir, mais avec douleur. »

Si la salle de cours d’Epictète était un hôpital , ma prison était un laboratoire , un laboratoire du comportement humain.

J’avais choisit de tester ses postulats dans la vie réelle et une situation exigeante.

Et comme vous  pouvez le constater, je pense qu’il réussit avec les félicitations du jury.

Il est très difficile de discuter en public de l’enjeu réel dans ce laboratoire,, pacque que les gens posent toujours les mauvaises questions. Comment était la nourriture ? C’est toujours la première question et dans un endroit comme j’avais été, c’était bien loin de nos préoccupations.

Vous blessèrent t’ils physiquement ? Quel était la nature des instruments qu’ils utilisaient sur vous ?

Toujours ils me demandent si il avait des électrochocs ou un sérum de vérité, toutes ces choses qui auraient totalement détruit le but d’une personne réellement en train d’essayer de briser votre volonté.

Toutes ces choses nous auraient donné un sentiment de supériorité morale, et c’est la dernière chose qu’ils veulent voire arriver.

Je ne parle pas a propos de lavage de cerveau, il n’y a rien de tel.

Je parle d’avoir regardé par-dessus la margelle et vu le fond du fond du puit, et de réaliser la vérité de cette pensée Stoïcienne : que ce qui détruit un homme n’est pas la douleur mais la honte.

Pourquoi ces hommes sortant de l’isolement après leur première séances de corde se sentaient si misérable quand le premier Américain leur parlait.?  Epictète connaissait bien la nature humaine.

Dans ce laboratoire, je  ne connus pas un seul homme qui fut capable  d’effacer le poids de sa conscience en utilisant une quelconque théorie de  la cause et de l’effet.

Epictète répète a l’envie  qu’un homme qui attribue les causes de ces actions a l’environnement ou a une tierce partie n’est pas honnête avec elle même.

Il doit vivre avec ses propres jugements si il est honnête avec lui même ( et l’isolement a tendance a vous rendre honnéte avec vous même).

« Mais si une personne me menace de mort, il me contraint dit un étudiant , Non dit Epictète, ce n’est ni la mort ni l’exil, ni aucune chose de cette sorte qui est la cause de vos actions ou de votre non action, mais seulement vos jugements  et la décision de votre volonté. »

Quel est le résultat de votre doctrine ? Tranquillité , absence de peur, liberté.

Vous ne pouvez avoir cela que si vous êtes honnête avec vous même et  accepter la responsabilité de votre action. Vous devez bien comprendre ca , vous êtes en charge de vous même.

Prêchais je ces choses en prison ? Certainement pas. Vous appreniez vite que  si le gars a coté de vous se  comporte bien, il sait déjà tout ca intérieurement. Vous comprenez vite que communiquer  des pensées philosophique en prison n’apporte que des réponses sans enthousiasme .

Non je n’ai jamais mentionné le Stoïcisme, mais certains finirent par le comprendre en voyant mon comportement.

Après une séance d’isolement, je fus amené  a portée de communication du reste du groupe et mon contact était un homme nommé Dave Hactcher.

Nos procédures standard de communication clandestine impliquait qu’au premier contact, nous n’échangions aucune nouvelle, mais faisions d’abord un signal indiquant qu’il n’y avait pas de danger, puis nous inventions un prétexte pour chacun d’entre nous si nous étions surpris, puis un système de communication de secours était mis en place, "un prisonnier méfiant se déplaçant lentement ".

Hactcher utilisait un  évier désaffecté pour me faire passer des morceaux de papier que je récupérais quand je passais a un endroit que nous appellions la menthe., le secteur des cellules d’isolement de « Las Vegas » l’aile  de la prison ou se trouvait Hactcher.

Chaque jour je pouvais passer un quart d heure a cet endroit pour communiquer avec Hactcher.

Puis les ennuis me rattrapèrent.  J’étais sous constante surveillance depuis que j’avais organisé une émeute pour protester contre le port de chaines. J’étais isolé de toutes les cellules , portais des menottes et je fus pris avec une note dont je savais qu’elle leur donnerait une piste a creuser lors de séances de torture.

Le résultat impliquerait mes amis des "activités noirs " comme les appelaient les Nord Vietnamiens. J’avais subit le supplice de la corde plus d’une douzaine de fois et je savais que je pouvais garder un secret a partir du moment ou ils ne savaient pas que je savais.

Mais cette note allait ouvrir des portes qui conduiraient d’autre personne a mourir ici, nous en avions déjà perdu dans des tortures poussés trop loin., et j’était fatigué de tout ca.

C’était la fin de 69  et je faisait ca depuis 4 ans , je ne vis aucun moyen  de sortir de la autrement qu’en en finissant.

J’avais été laisser seul dans la salle d’interrogatoire la nuit précédant un jour ou il m’avaient promis de me faire cracher tout ce que savais.

Il y avait une ambiance irréelle dans la prison, Ho Chi Min venait juste de mourir et une musique en son honneur était diffusé partout.

Je devais passer toute la nuit enchainé a ma chaise qui était prés de la seule vitre de la prison, je fus capable de me déplacer suffisament pour atteindre cette vitre  et de la casser sans bruit. Puis je pris un morceau de verre et me tranchais les artères des poignets. J’avais aussi éteint la lumière mais la patrouille de garde me découvrit dans une marre de sang, évanoui mais respirant encore.

Les Vietnamiens sonnèrent l’alarme, amenèrent un docteur et me sauvèrent .

Pourquoi ? Bien des années après, j’appris que cette même semaine ma femme était a Paris demandant un traitement humain pour les prisonnier de guerre.

Elle faisait la une de touts les journaux du monde,  ma mort était la dernière chose qu’ils voulaient a ce moment la.

Quand j’émergeais a l’hôpital, ma chambre était pleine d’officiels Nord Vietnamiens.

La torture en prison comme nous l’avions connu se finit pour tous cette nuit la.

Bien sur il se passa des mois avant d’être sur de cela. Tout ce que je savais a ce moment la , c’était que le commissaire lui même me servait une coupe de thé , disait aux garde de m’enlever mes fers et me demanda de s’asseoir a sa table.

« Pourquoi avez-vous fait cela Stockdale ? Vous savez le commandant en chef de l’Armée me demande  de faire un rapport la dessus. »

Parfois il nous parlait ainsi, mais il ne mentionna pas la note et cela ce n’était jamais arrivé.

Après quelques mois d’isolation dans une cellule tout confort ou je pus guérir correctement, je fus ramené a Alcatraz la prison principale

L’isolement  et les mesures spéciales étaient terminé, j’étais toujours seul dans ma cellule, mais je pouvais communiquer avec les autres.
Hactcher savait que j’étais revenu  parcqu’il avait reconnu ma démarche trainante du a ma jambe boiteuse, bientôt un message m’arrivât que je cachais concensieusemnt avant de pouvoir le lire en sécurité.

Sans commentaire ou signature se trouvait  les derniers vers d’un poème d’Ernest Henley ; Invictus ;

It matters not how strait the gate,
How charged with punishment the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

         

Titre: Re : Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: douyazen le 27 mars 2009 à 22:14:01
Ma méthode perso : quand le stress (fut ) est là ,  je me fend la poire , une bonne partie de rigolade bien grisante , surtout en mode auto dérision , bien se foutre de soi quoi et rire comme un perdu .
Et si il y a  quelqu'un avec moi , c'est  à  sa  façon de reprendre la boutade ou de la sortir dans une situation pourrit  que je vois de quel façon il gere ou pas .
Titre: Gestion du stress à court, moyen et long terme
Posté par: gahús le 29 mars 2009 à 18:58:48
Voila le texte traduit. Je suis sur a 98 % de la traduction mais certains passages sont "my best guess".
J'ai omis certaines disgressions que j'estime inutile pour le sujet qui nous interessent.

Bien sur sentez vous libre de le modifier a votre convenance.



Félicitations pour le travail.
Je ne connaissais pas du tout James Stockdale. Tu pourrais éventuellement créer une fiche dans wikipedia car son nom est absent. Du moins sur le wikipedia en français.
Je me demande s'il y a des héritiers au 20 ème siècle de ce courant philosophique.