Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: pierauspitz le 17 novembre 2008 à 22:18:20
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>:(
On discutait avec un pote sur la liberté d'expression, et m'est venu une citations, dont je ne souvenais ni l'auteur ni le contenu exact, donc je ne l'ai pas utilisé, mais maintenant, ça me turlupine à mort! Je viens de passer 2 h sur le net à essayer de la retrouver, mais choux blanc!
Pouvez-vous m'aider de votre grande érudition? :up:
C'était une sitation du genre "même si tu n'est pas d'accord avec moi, je donnerais ma vie pour que tu puisse le dire" ou quelque chose dans ce goùt là, mais beaucou beaucoup plus élégant...
Bref, Au s'cours! J'ai la cervelle qui bouillone! ::) ;D
Merci d'avance les copains ;)
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Salut
Voltaire, si je ne m'abuse.
Stéphane
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Voltaire... mais où et quand? Je vais essayer de trouver.
A+
[EDIT: voilà ce que j'ai trouvé en note de bas de page de la bio de Voltaire sur Wikipédia (il en faut beaucoup pour que je cite cette non-source. M'enfin...) qui semble bien documentée:
Cette phrase qui est souvent attribuée à Voltaire semble apocryphe. Elle n'apparaît nulle part dans son œuvre publiée. Elle fut en fait formulée en 1906 dans The Friends of Voltaire, livre anglais d'Evelyn Beatrice Hall écrivant sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, pour résumer sa position : « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », avant d'être traduite en français.)]
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Re,
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17302 (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17302)
Stéphane
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La formule que je connaissais était :
"Je n'aime pas ce que tu dis, mais je me battrai pour que tu puisses le dire".
Et attribuée effectivement à Voltaire.
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Merci les copains! :doubleup:
Zavez pas idée du poids que vous m'enlevez là... ::)
Bonne nuit et encore merci à tous! :love:
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Vous défendez réellement ce que vous n'aimez pas ?
Genre si je vous parlez de Faurisson et du révisionniste de la solution finale hitlérienne, vous défendriez mon droit d'en parler ? ;D
Permettez moi d'en douter ! ;D
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Oui, je sais bien.
Mais je propose un prolongement, tant qu'à faire ! ;D
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Vous défendez réellement ce que vous n'aimez pas ?
Genre si je vous parlez de Faurisson et du révisionniste de la solution finale hitlérienne, vous défendriez mon droit d'en parler ? ;D
Permettez moi d'en douter ! ;D
Je défends le droit de Faurisson de s'exprimer, dans le respect des lois (je rappelle que le révisionnisme est pénalement répréhensible), et il est du devoir des honnêtes hommes de connaître le sujet pour argumenter contre lui. D'ailleurs, à ma connaissance, le révisionnisme ne s'est jamais aussi mal porté.
Je défendrai jusqu'au bout le droit de tous de pouvoir s'exprimer car, à chaque fois que l'on laisse aux gens le droit de s'exprimer librement, ça n'a jamais nui à la liberté. Ca a toujours été l'occasion pour les extrêmistes de tout poil de montrer les limites de leur raisonnement. Ce ne sont pas des mots en l'air. Depuis toujours, c'est ma conviction.
Il est improbable qu'un dictateur qui puisse arriver au pouvoir par les urnes dans un pays démocratique (l'Allemagne de 1933, en proie aux violences, sous le joug de la présence de puissances étrangères, n'a rien d'une démocratie mature).
Mais ça veut dire que, bien planqués dans notre canapé, nous assumons de devoir nous lever un jour pour défendre les droits d'un autre.
Jusque là, ce sont des mots. Mais au fin fond de chez les Serbes de Bosnie, quand je me suis retrouvé chez les deux gendarmes (désarmés), que l'Onu avait envoyé là au titre de l'IPTF, et que les armes ont parlé dans la nuit, j'ai eu le sentiment d'arriver au moment de vérité de l'application de ce principe. Et pourtant, pour rien au monde, je n'aurai voulu être ailleurs. Ce jour-là, j'ai vraiment été bluffé par ces gendarmes.
Pas de forfanterie là-dedans. Je pense que c'est plus économique de défendre sans relâche la liberté que d'avoir à lutter contre l'arbitraire.
A+