Si je peux me permettre...

Honnêtement, je ne vois pas l'intérêt en 2015 d'une veste ventile ayant trois couches sur les épaules et deux couches ailleurs. Une simple couche de ventile est quasiment étanche au vent et déjà durablement déperlant.
Deux couches sur les épaules pour limiter l'usure, maximiser l'isolation et augmenter la résistance à l'eau (éviter le contact humide sous une petite pluie) c'est amplement suffisant dans la pratique.
Si on veut vraiment un truc imperméable, en 2015 il suffit de prendre une raincut bine large. L'ensemble (raincut+ventile) sera moins cher, plus imperméable, moins lourd, moins encombrant et bien plus confortable en dehors de la pluie et sous la pluie installée.
Sur la construction :
Il me semble important que la veste soit "drainante". C'est à dire que l'eau puisse s'écouler sans problèmes (ex : des poches ayant un point bas comme une gouttière). Les "trench" de la grande guerre sont un bon exemple de ce type de construction.
Et aussi de réfléchir à la construction (pas de coutures au points de frottement et si possible des poches basses dont le fond est arrondi pour ne pas accrocher aux branches dans les bois, comme sur un Barbour).
Il faut aussi se souvenir que la toile de coton va rétrécir une fois trempée. Prévoir des manches plutôt longues. Et qu'elle sera très "refroidissante" une fois humide : prévoir un pull ou une polaire.
Personnellement, je ne m'embêterais pas avec des aérations sous les bras. Sauf peut être des petits trous (que l'on peut envisager aussi en bas des poches pour les drainage si on tombe à l'eau).
L’intérêt du ventile c'est son coté "respirant", résistant au feu et silencieux. Des zips sont donc bien moins utile que sur une veste goretex en terme de régulation.
Ils ajoutent de la complexité ce qui va, AMHA, à l'encontre de la philosophie d'une veste en ventile. C'est préférable de prévoir des soufflets sous les bras pour l'aisance et la ventilation (l'air et les gaz circulent à travers le coton). Il faut aussi de méfier des "points durs" que pourraient occasionné des zips : le coton va s'user rapidement à tout point de friction ou de rencontre avec un point dur.
Ceci dit, l'idée de pouvoir passer au dessus d'une ceinture de sac à dos est tentante, mais on peut se contenter d'une poche traversante au niveau de l'abdomen. Le fait d'avoir un volet n'est vraiment intéressante que si on porte un fusil sous la pluie pour protéger le mécanisme et surtout l'optique.