4ème jour.
Lever du soleil, avec mule en contre-jour. Le côté brûlé du pain au feu de bois donne un super goût au coté beurré et il faut empêcher Hermine de venir prélever sa part. Le camp démonté pour la dernière fois, et les mules chargées pour le dernier jour, tous regardent vers la pente qui nous attend. Et, non! Phillipe se dirige vers la falaise, celle où personne n'aurait pensé que nous irions. Illusion d'optique, un petit chemin discret et même pas impressionnant. On arrive même à rester avec les mules, c'est tout dire. Petite remontée vers un col venté, avec mini pauses d'herboristerie.
A partir de là, rien que de la descente. Au point d'en avoir marre de la descente, même si le paysage est toujours grandiose, quoique un peu en pente. Mais le pique-nique (une salade peut-être?) est sur une des mules, alors pas question de les perdre de vue. Petite pose "sosse" (saucisson quoi, je sais, j'ai demandé), et là, Jeff décide que "et puis zut", et se couche avec tout son chargement!
=> si, une mule peut être trop chargée 
Assistance musclée pour remettre le chargement (et la mule) sur les bonnes pattes, et c'est reparti vers le bas. La distance entre les derniers et la salade grandit, c'est angoissant. Qui a allumé le chauffage? Finalement, petite rivière glacée, mules à l'ombre, et la salade tant attendue est là!

David à peine fatigué fait des pompes dans le torrent (méthode Lafay,
comment se muscler en se rafraichissant), pour l'admiration des filles (

). Les mules sont découragées, elles qui pensaient nous avoir tous mis sur les rotules.
Derniers km sur du bitume surchauffé, même les mules ne rigolent plus. Derniers pleins aux fontaines, dernier pas qui traînent, et c'est l'arrivée.
(a partir de là c'est plus triste et moins intéressant)