En élémentaire, il y a bon nombre de maîtres qui ne sont pas face à une classe : RASED (aide), ZEPien(ne)s, décharges de direction etc.
jiluc.
ne mélangeons pas tout ! les décharges de direction sont en général confiées à des collègues qui "déchargent" plusieurs écoles (chaque directeur ayant une journée , ou deux, ou mêmes toutes ses journées prises par la direction pour les très grosses écoles)
Donc un collègue peut bosser dans trois voir mêmes 4 classes, mais pas toujours la même...quand au directeur, il y a pas mal de boulot administratif dans une école, et je pense important qu'il garde un contact avec les élèves.
pour le rased (réseau aide spécialisé aux élèves en difficulté) c'est encore une autre mayonnaise, puisqu'ils ne sont effectivement pas devant une classe mais chargés de venir en aide dans un secteur donné en prenant des élèves pour des soutiens spécifiques, à l'intérieur ou à l'extérieur de la classe.
je suis plus sceptique quand aux nombreux postes détachés à la mgen et autres entités mais je n'ai pas d'info précises sur les chiffres...
pour répondre à patrick beaucoup d'enseignants qui travaillent à l'étranger le font dans des écoles française, donc administrativement c'est un peu comme s'ils bossaient en métropole...
je reste persuadé toutefois qu'il y aurait bien mieux à faire, des mesures concrètes mais pas forcement simples : par exemple réduire les effectifs en réinjectant des profs (en récupérant des postes à la mgen et autres), en réduisant la durée horaire des primaires (6 heures par jour c'est beaucoup pour des gamins de 10 ans) quitte à rogner sur les vacances d'été (2 mois c'est long...)
j'avoue mon découragement, non pas face aux mômes, mais face aux attentes de plus en plus fortes et contradictoires de la société face à l'école... (un exemple concret : on nous demande d'enseigner la morale aux mômes et pendant ce temps là nos "élites" sont pris la main dans la caisse, ou en train de s'insulter sur les bancs de l'assemblée...)