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Le pas scout…

Démarré par emmuel, 19 Mai 2008 à 13:41:36

merydine

Bonjour,
Plus jeune, j' ai fait une marche de 60 kms dont 20 en montagne et avec un 40° à l'ombre en pleine journée.(départ de Carcassonne)
Ce que j'ai retenu :

- beaucoup d'eau et du sel
- pas de course lent = perte d'eau et d'énergie immédiate dès que l'on passe les 30 °.
- il faut respirer doucement et régulièrement pour durer.
- toujours passer de point d'eau en point d'eau quitte à faire un détour.
- ne pas s' arrêter sauf si les articulations le réclament.
- ne pas s'arrêter plus de 5 minutes car le corps change de comportement. Manger une barre de vitamines pendant la pose et ne pas poser son sac sauf si les reins réclament. En profiter pour faire des assouplissements.
- il faut du bon matériel (sac équilibré, sangles confortables mème en cas de transpiration).
- quand on est épuisé (douleur au niveau de la tête de fémur), regarder le bout de ses chaussures. Cela permet de ne pas se décourager par rapport à la distance restant à couvrir.
- Si la vitesse est de x sur terrain plat, comprendre que la vitesse en côte est de x/2 au delà de 10 km sinon on se décourage.
- Quand la tête de fémur engendre des douleurs insupportables, s' arrêter définitivement et limiter au maximum ses mouvements.
En effet, on risque l' épanchement de synovie et la déchirure musculaire.

Donc la pratique du pas scout, j'y crois moyen et suis plus pour une allure adaptée en fonction du terrain.

A+
Merydine

Leif

je sais pas si c'est un pas scout mais il y a peu je suis rentré en e*e,35kms avec 40 kgs sur le dos, a la fin je marchais sans m'en apercevoir :up:.


choper un rythme et ne plus le lacher et bien s'hydrater.

a+

jeff

merydine

Le pbs du rythme est que lorsque l'on affronte la montagne on est  de grès ou de force on est obligé de ralentir.
Sinon la respiration devient plus courte, plus intense. On force sur les poumons et du coup on se fatigue.
Du coup on ralenti pour reprendre sa respiration.
Perso, je diminuais la taille du pas pour garder la mème respiration. Les chronos étaient moins bons, mais j' ai pu continué
à marcher pendant quelques heures de plus. A la fin, je ne pouvais plus monter de front. Donc j'ai commencé à zigzaguer pour que la douleur fémorale ne soit que d'un coté. J'ai du tenir environ 5 kms  avant de sentir le fémur commencé à déconner. Je me suis arrété.
Je n'ai pas pu me relever au bout d' une heure. J' ai fini à 4 patteset en rampant pour faire le bivouac.
Le lendemain, après vérification du physique, j'ai repris l'ascension mais en ne tenant pas compte d'un chrono.
J'ai mis sans doute deux fois plus de temps que nécessaire, mais en brousse on joue pas quand on est seul.

Merydine

merydine

A oui,
le lendemain j'avais 750 m de dénivelé dont la fin était quasi verticale.
Curieusement cela a été moins dur car la température avait baissé de 10°
et il y avait un peu de vent qui permettait de bien encaisser.
Le rythme était le mème que la marche, mais comme le jour précédent, j'ai joué
sur la distance parcourue par heure. Je suis arrivé sans encombre et en bon état.
A+
Merydine