B'jour,
Plein de bons conseils déjà, et peut-être d'autres auront complété le temps que je poste ceci :
- prendre contact avec d'autres professionnelles pour voir comment elles font
- faire comme les serial kinés : 10 patients en même temps dans une virgule cinq salles ... A moins qu'ils aient tous la même envie à la même intensité au même moment, ça peut aider, et pas seulement le chiffre d'affaire.
- ça serait pas totalement superflu que son local pro soit différent de son domicile : ça aide à limiter les dégâts et ça positionne psychologiquement.
- le pantalon aussi c'est pas mal ... Une taille excédentaire non plus : il y a des courbes qui suscitent les idées. Et puis une blouse qui descend suffisamment et avec le moins de décolleté possible. Il y en a qui ont des tours de cou rond, en tissu relativement raide : un truc à mi-chemin entre le sac patates peint en blanc et le gilet pare-éclats. Qu''elle aille voir dans un magasin de fringues professionnelles. La seule faille du truc, c'est le sourire de la demoiselle et la main qui peut passer sous la blouse de bas en haut. Testé et approuvé. Et si ça suffit pas : une bourka, ou un truc dans le genre, avec des pièges à souris disséminés dessous.
- virer tout ce qui inspire, mais chez les européens habitués aux étalages, la banalisation étouffe la sensibilité. La chaînette à la cheville, le nombril à l'air, pour les indiens les aperçus sur les chevilles, etc. Ici le propos n'est pas sur la légitimité des pulsions ou de leur contrôle ou de je ne sais pas quoi encore comme la liberté à se promener en string et tee_shirt, il s'agit simplement d'aider la personne à rencontrer le moins possible de sollicitations.
- possibilité d'une caméra enregistreuse à l'entrée de la salle ?
- pas laisser traîner des trucs qui pourraient servir au libidineux à libidiner par contrainte.
- la présence d'une autre personne peut aider à un libidineux à ne pas se sentir trop à l'aise. Une secrétaire, un portier, ... selon les disponibilités autour d'elle et selon la réussite commerciale de son entreprise.
- s'il y a présomption de montée en température, des gants ça casse un peu le contact. Le plastique, c'est toujours pas fantastique ...
- une bague : il y en a quelques uns qui respecent encore cette marque de propriété. D'ailleurs c'est pas toujours facile. Enfin, ça dépend des cas, non ?
- un défibrillateur connecté aux montants métalliques de la table ? lol
- si musique : classique plutôt que Frankie Vincent ?
Ah, oui, tout aussi important : sa "carrure" psychologique : sa capacité à dire non et sa façon de le signifier (pas simplement de le dire). Qu'elle soit le plus claire possible sur : dans tel cas, je ne masse pas plus bas / plus haut que là, plus longtemps que ... Si le mec commence à s'enthousiasmer du paddock, je réagis de telle façon ... Si c'est elle qui commence à s'émoustiller, alors ... etc.
Ce qui amène naturellement à considérer qu'elle a intérêt à grimper en régime seulement progressivement : si cela lui est possible de choisir dans un premier temps, pour se rôder, des personnes pas trop incontrôlables, c'est tant mieux. Par exemple, des personnes qui n'auront aucune envie de pousser le bouchon trop loin parce que cela leur casserait la baraque auprès de proches.
La distance, c'est tout un travail. Elle peut aussi se former en ce sens ? Pas de tutoiement, pas de familiarités, pas de passerelles vers l'intimité, recadrages (vous faites quoi ce week-end ? Je vais avec mon mari et ses copains déménageurs le voir disputer un championnat de boxe, pourquoi ? ... / je ne vois pas l'intérêt que cela représente pour vous./ ou, pardon ? vous disiez ? ou autres réponses dans le genre "entre intimes, appelez moi Kongelator III")etc. Pour redevenir sérieux, il y a vraiment des phrases qui cassent nombre d'ardeurs, et ça rejoint un fil de discuss' sur l'aspect verbal pré-/anti-/bourre-pif.
J'ai vu 3 cas de figure en gros :
- celle qui ne savait pas se tenir et s'étonnait d'avoir à appeler au secours face à l'insistance du vilain méçant obsédéquipensekaçaalorsquejeluiaijusteditkomtoulmondequejepréféraistelleposition3foisparsemaine.
- les plus talentueuses qui pratiquaient en temps opportun une certaine souplesse qui désamorçait.
- Kongelator III, véritables jets d'azote liquide sur tout ce qui frétille.
Comme bien des choses, ça s'apprend pas en quelques jours, ni quelques semaines, mais ça se travaille tout de même. Et comme disait si justement Bertrammh l'inorthographiable du pseudonyme, soit elle n'est pas kiné et la horde des kikis risque de lui donner des nouvelles, soit elle est kiné et cette notion de distance "thérapeutique" va être travaillée dans son kursus.
Dans les hostos, nombre de nanas croisées devaient leur tranquilité au cadre institutionnel (vocation du lieu + présence d'autres professionnels), au cadre personnel (distance verbale, (re-)définition de la vocation - écoutez, je suis là pour vous soigner, pas pour vous savonner la nouille / agrémenter le cannelloni -), au savoir-vivre des patients, à la tenue sac-patates, à la tenue du patient (pas terrible pour la drague l'allure babouches-pyjama-rayé-perfusion-thermomètre-crachoir, moins bien que le costard-déguisement) ...
Ceci étant dit dans le respect et pour la préservation de la personne évoquée et que je ne connais pas, hein !