Il y a une phrase que j'aime qui dit "dans notre monde perdre n'est pas une option" parce que perdre ça peut vouloir dire perdre la vie ou sa santé.
Est-ce une option pour vous ?
Si non, vous savez ce que vous avez à faire.
Pour illustrer, une histoire qu'une amie m'a raconté hier soir :
Il y a environ 4/5 ans, elle rentre de soirée sur Paris avec une amie, il est environ 23h/minuit, elles prennent le métro (ligne 8, créteil-balard). Elles s'assoient tranquilement... à la station suivante deux gars (groupe A) entrent... ils entament la discussion avec elles, parlent de tout de rien, ils ont l'air souriants et détendus. Une dizaine de personnes sont aussi assises dans la rame.
A la station suivante, un groupe de 4/5 autres gars (groupe B) montent, de suite les filles voient que les gars ont l'air bien chauds, ils parlent fort, balancent les épaules etc...
A peine entrés dans le métro, l'un des gars du groupe B se tourne vers un autre du groupe A et lui dit
"Alors qu'est qui y a ? c'est quoi ton problème ? on t'a retrouvé vas-y maintenant c'est quoi ton problème ?"... le gars, qui a l'air de comprendre ce qui lui arrive répond en mettant ses mains en position d'apaisement
"non pas de souci, vraiment je m'excuse, je suis désolé"... De là deux gars du groupe B saisissent le 2ème du groupe A et le poussent contre un strapontin pendant que les autres frappent très durement le 1er du groupe A au visage, le gars tombe, il se prend des coups de pieds au visage, des coups de poings, se met en boule... il est en sang.
Les mecs s'arrêtent de cogner et font mine de se mettre prêt de la porte pour sortir... pendant tout ce temps là, un des mecs du groupe B est passé dans la rame entre le siège en disant à la dizaine de gens qui se trouvait là :
"baisser la tête, regardez pas, fermer vos gu**les, personne ne tire la sonette d'alarme sinon on reviendra"... et alors que le gars se relève comme il peut pour s'asseoir sur un siège, celui qui l'a frappé le plus revient, sort quelque chose de sa poche et commence à le frapper en mode "machine à coudre" au thorax.. une bonne vingtaine de coups parait-il... puis la rame s'ouvre et les gars s'en vont en courant..
De là tous les gens qui étaient dans le wagon commencent à se parler... en à peine quelques secondes ils décident d'attendre la prochaine station pour tirer la sonnette d'alarme... le métro repart... à la station suivante ils appellent les secours... les filles s'en vont tout de suite...
mon amie m'explique qu'elle a mis plusieurs semaines, voir plusieurs mois avant de s'en remettre psychologiquement.
Cette histoire, je la trouve intéressante à plus d'un titre, ce que je me suis dit tout de suite après l'avoir écouté :
- instinctivement elles ont senti qu'il allait se passer quelque chose... mais elles sont resté car elles ont minimisé leur mauvais pré-sentiment.
- bouger dans un métro, ce n'est pas bouger dans une salle ou sur un tatami, comment est ce que l'on peut utiliser l'espace en tant qu'agresseur ? défenseur ? j'aurai fait quoi ? seulement ce que je peux problablement..
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le mec était déjà KO, il n'y avait plus rien à prouver, pourtant le mec est revenu pour mettre une série de coups de surins à un gars déjà en sang...- personne n'a bougé, comme d'hab'... en même temps qu'est ce que tu peux faire ?
- Les gars du groupe B étaient très bien organisé ! travail assez "propre", pourtant fait dans la précipitation (dans le métro, on pourrait choisir meilleur endroit)... guet-apens ?
- Cette histoire ressemble presque à une simulation qui aurait mal tourner... tout y était, dialogue, désescalade, passive stance... et puis BAM la réalité qui revient au galop... à méditer.
- un vingtaine de coups de surins, c'est long, c'est de l'acharnement... à méditer.
- au final à ce qu'il parait le gars n'a presque pas été touché par les coups de lame, son bombardier l'a protégé, le sang qu'il portait sur lui provenait essentiellemnt des coups de pieds et de poings reçus quand il était par terre.
- mon amie était très étonné que je lui pose autant de questions ce sur qui c'était passé, sur les détails, que je cherche à comprendre... je crois qu'elle m'a pris pour un pervers.
