Je consulte souvent d'autres livres que je te conseille pour l'ornithologie: c'est toute la série de Paul Géroudet ( tjrs chez Delachaut et Niestlé) ce ne sont pas des guides de terrain mais ce sont de très bon recueils d'observations qui te permettent de bien progresser dans l'observation de la nature. Il existe les mêmes sur les mammifères par Robert Hainard.
Deux auteurs Suisses fantastiques.
Coucou ! Je vais regarder ces bouquins tout de suite, merci pour le conseil qui est alléchant : Amazon va encore faire du chiffre, je sens ça
PS: tu triches pour les observations, les mangeoires en pleine campagne sont de véritables aspirateurs à éperviers... 
Ouarf, on est "refuge LPO" homologué, qu'est-ce que tu crois (c'est vrai en plus)

. Et en fait, la scène en question ne se passe pas du tout dans la cambrousse, mais bien dans un
lotissement urbain en pleine banlieue est de Lyon, tout près d'une "cité", classement ZEP, "zone sensible" etc. Bon, OK, c'est pas du tout loin non plus de la campagne, et il est vrai que ces lotissements (il y en a plein dans la ville) font finalement un milieu pas mal biodiversifié — en tout cas nettement plus que la "campagne agricole" française standard

). Les gens ici ne sont pas branchés pelouse-désert vert, pourvu qu'ils puissent poser leur BBQ c'est bon, et on voit pousser un peu de tout sans traitements acharnés. De plus, comme ces quartiers datent de 20-30 ans, il y a pas mal d'arbres costauds et de groupements d'arbustes denses de toutes sortes avec aussi des haies ±vives pas souvent taillées. De sorte que l'ensemble de ces petites parcelles juxtaposées reconstitue à peu près un milieu type clairière, avec une diversité assez cool en végétaux et insectes, qui attire les oiseaux insectivores comme granivores d'espèces qu'on n'attendrait pas autant en milieu périurbain. Par exemple, on entend ici régulièrement les éclats de rire d'un pic-vert, un pic épeiche tambourine dans les cèdres du voisin, et une huppe fasciée vient de temps en temps faire admirer son profil de reine dans l'érable à 15 m de la maison. En tout jusqu'à présent 32 espèces d'oiseaux
identifiés dans un jardin de 250 m² seulement (ou directement depuis celui-ci), 33 maintenant avec l'épervier

. Il y a aussi quelques mammifères en plus des petits rongeurs habituels : un tas de feuilles mortes abandonné par flemme a été squatté par des hérissons, et on pouvait en juin dernier voir deux petits gambader en plein jour devant la maison en se bousculant sous les fleurs. Sans parler de la famille de loirs qui s'agite en saison — la nuit et bruyamment

— dans les combles tout béton-acier-laine de verre de notre petite maison "Phénix".
Les banlieues "populaires" ne sont pas toujours ce qu'on croit

.
Allez, je vais voir les productions helvétiques de MM. Géroudet & Hainard
jiluc. 