Salut, je déterre un peu le fil pour vous faire part de ma propre expérience.
La violence était un exutoire quand j'étais gamin, c'est est toujours un actuellement, mais ce n'est plus la même, je suis passé d'un état de malaise et de décalage total avec les autres à une meilleure compréhension du monde qui m'entoure, sans pour autant l'approuver. Ceci, en observant, beaucoup, ça m'a permis de comprendre comment les autres, et moi-même fonctionnons, que eux aussi avaient leurs incohérences, j'ai pu constater, fort de mon jeune age, que ce sentiment de malaise est très généralisé, la France n'est pas le premier consommateur d'antidépresseurs sans causes...
Actuellement, cette violence est canalisée dans l'étude du monde qui m'entoure, des arts et des techniques, de jadis et de maintenant. Comprendre, ça me botte!
Le problème, je pense, vient bien souvent d'un manque de cohésion personnelle au long terme, on s'engage souvent à long terme sans savoir vers quoi on va, du tout, parce qu'on n'a pas assez regardé ses aînés en se disant qu'ils sont comme nous, en comprenant qu'ils ont eu des moments difficiles à cause de mauvais choix, j'essaie de ne pas faire ces mauvais choix, évidemment, à 24 ans, je ne peux pas dire si ça marche au long terme, mais ça me paraît être en bonne voie.
L'observation des autres et la cohérence avec soi-même me semblent être les deux points clés de tout ça, évidemment, ce n'est que mon avis et... ce n'est pas chose aisée.
Comme en forêt, il faut savoir garder des repères, des limites, avoir conscience de problèmes que d'autres y ont rencontré en voulant les éviter mais en sachant que de toute manière, il faudra la traverser cette forêt.
Savoir comment d'autres s'en sont sortis en adaptant leurs expériences à notre situation me paraît une aide en cas de problèmes.
De mon coté, je suis intérimaire professionnel spécialisé dans le bâtiment, la maçonnerie. C'est un boulot sympa, on y travaille en plein air, on garde un contact social assez varié mais intérim aidant, on en change régulièrement, on voit d'autres horizons et puis, on bâtit, ce n'est pas rien! (ça défoule aussi, je peux vous l'assurer)
Je change aussi souvent de régions, ça m'aide pour mon observation, de moi notamment. Ce n'est pas facile de n'avoir, presque, que des contacts éphémères mais on est plus au courant de sa propre valeur, de ce dont on est capable, ça aussi, ça m'a fait beaucoup de bien.
Évidemment, la maçonnerie n'est pas un métier aisé et je ne recommande rien à personne, c'est juste mon expérience, j'espère que vous pourrez l'adapter en cas de besoin.
Pour plus tard, j'espère encore une fois, avoir mon lopin de terre et une maîtrise suffisante de mon art pour que ça puisse me suffire et ainsi fonder moi même une famille, me stabiliser, enfin, dans de 'bonnes' conditions.
J'ai eu plusieurs contacts qui se sont retrouvés en milieu d'impasse, ils ont souvent retrouvé suffisamment de vigueur au fond d'eux pour repartir, parfois ils ont fait un retour aux sources du problème ce qui a permis de combler un manque ou d'évider une dépendance.
Pour résumer, je ne propose rien ici, j'espère juste donner des idées à ceux qui en ont besoin.
Et puis, œuvrons, il en sortira bien quelque chose!