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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Partages désescalade et communication.  (Lu 22731 fois)

02 mai 2025 à 09:00:09
Réponse #25

Patapon


Merci!

Désolé de t'avoir harcelé de questions, mais, pour en revenir au sujet du post, ton expérience est intéressante: on voit clairement que l'usage de stratégies offensives (quand bien même sociales), c'est pas sans conséquences.

Ca ne veut pas dire qu'il faut ou non le faire, mais que si on prévoit d'intimider, de recadrer, etc il faut anticiper qu'il va y avoir des conséquences à assumer (ça peut être comme là, la perte d'un moyen de transport, devoir se défendre, fuir dans un environnement qu'on ne connait pas, etc)

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

02 mai 2025 à 10:04:50
Réponse #26

Mary



C’est pour moi un honneur d’y répondre.

Tchüss.

02 mai 2025 à 17:17:32
Réponse #27

Merlin06


Bonjour,
A titre informatif, je me permet de signaler ce livre sorti en 2022 : Désarmez la violence
https://www.librairiesindependantes.com/product/9782263178672/
Salut à tous. J'ai lu ce livre. Très franchement j'ai été déçu, parce que l'auteur est d'une finesse et d'un pragmatisme que j'apprécient énormément et que ça ne ressort pas du tout dans le livre que je trouve un peu bâclé dans sa structure et son déroulé. J'espère qu'il prendra le temps de le refondre et de faire une V2 de l'ouvrage.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

02 mai 2025 à 18:32:36
Réponse #28

Khee Nok


Je le sens inquiet. Je ne sais pas à quoi il joue. J’insulte. Je blasphème.

Bonjour,

Mon sentiment (qui n'est que cela) est qu'en l'insultant ainsi le risque était de passer d'une forme de violence prédatrice (sa tentative de racket) à d'autres formes de violence.

Pour gagner quelques euros il y avait sans doute peu de chances qu'il prenne le risque d'une agression physique. Sachant que vous l'aviez identifié, qu'on vous avait vu partir avec lui, que c'est une région "sûre" donc où normalement on ne se fait pas tuer pour une poignée de dollars etc. Balance bénéfice/risque mauvaise pour lui. Et en cas de passage à l'acte de sa part, pour en sortir, il y avait toujours la solution de lui filer du fric. Tant qu'il était rationnel.

Par contre, en l'insultant violemment, je pense que cela risquait de déclencher autre chose. Sous l'effet de la colère et/ou de l'humiliation il aurait pu vouloir vous mettre une rouste, pour vous remettre à ce qui de son point de vue est votre place (gringa, femme etc) et/ou restaurer son amour-propre de macho offensé.

Au final, tout est bien qui finit pas trop mal et la stratégie adoptée a fonctionné, c'est le plus important.

Et je le répète: ce n'est que ma vision et mon sentiment.

PS: et je comprends tout à fait que par principe on puisse refuser de céder au racket ou autre forme d'extorsion, même si cela se traduit par une prise de risques qui peut paraître disproportionné.
« Modifié: 02 mai 2025 à 18:49:02 par Khee Nok »

02 mai 2025 à 20:36:26
Réponse #29

VERDUG0


Mon sentiment (qui n'est que cela) est qu'en l'insultant ainsi le risque était de passer d'une forme de violence prédatrice (sa tentative de racket) à d'autres formes de violence.

Il se peut aussi qu'en cédant, il y voit une faiblesse qui le rendrait finalement plus gourmand.
Le ratio bénéfice / risque, ca se pèse en temps réel, et ca s'ajuste.

Y a un truc aussi, c'est que les casse-c*u!lles sont rarement des victimes.
Tu vois une personne bornée, deter', bah en vrai tu laches et tu passes à autre chose.
Surtout quand t'es un flemmard (il l'est : il avait besoin de la validation des gens autour tout au long de l'histoire)
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

02 mai 2025 à 22:31:29
Réponse #30

Ouistiti


Exact, il peut être tenter d'en prendre d'avantage.

02 mai 2025 à 23:22:05
Réponse #31

Khee Nok


Il se peut aussi qu'en cédant, il y voit une faiblesse qui le rendrait finalement plus gourmand.
Le ratio bénéfice / risque, ca se pèse en temps réel, et ca s'ajuste.

Y a un truc aussi, c'est que les casse-c*u!lles sont rarement des victimes.
Tu vois une personne bornée, deter', bah en vrai tu laches et tu passes à autre chose.
Surtout quand t'es un flemmard (il l'est : il avait besoin de la validation des gens autour tout au long de l'histoire)

Ici ma réflexion était moins la question de céder (une option, mais clairement pas celle envisagée ici dans tous les cas) que la question de faire monter les enchères / changer les règles.

Refuser le racket, afficher sa détermination, était manifesté par le fait de descendre en pleine nuit de la voiture, le refus de revenir sur cette décision, et faire face au salaud.

Ce qui me paraît courageux mais cohérent: un coin paumé de nuit est sans doute un endroit moins dangereux que la voiture d'un agresseur (a fortiori s'il avait pris l'ascendant). Reste qu'il faut avoir les "guts" d'y aller.

En rajouter une couche, insulter le type à répétition, va peut-être renforcer le message d'un certain point de vue. Mais, à rebours de la logique de désescalade, cela tend aussi à aller vers plus d'émotionel, avec le risque (selon moi) de basculer d'une violence crapuleuse vers autre chose de potentiellement pire parce que bien plus incontrôlé.

Mais bon, facile à dire de l'extérieur, respect pour Mary qui a fait face au type et s'en est sortie sans casse.

03 mai 2025 à 01:20:25
Réponse #32

Patapon


Le ratio bénéfice / risque, ca se pèse en temps réel, et ca s'ajuste.

On est toujours dans la règle du "mieux vaut" de Rori Miller.

Après, il n'y a pas de magie: quand tu es dans la situation, que tu n'as pas pu déjouer le piège en amont (car, pour rappel, le mieux c'est de pouvoir voir le bordel arriver et esquiver...même si l'exemple que nous fournis Mary ne s'y prête pas trop), tu vas partir sur une hypothèse et une stratégie qui en découle, sans te faire un arbre décisionnel....et si tu as bien compris dans quelle situation tu es, peut être que tes outils seront efficaces; si tu as mal interprété, probablement qu'ils ne seront pas efficace.

Maintenant, j'ai bien l'image de l’entonnoir évoqué par Chris dans Neurocombat: une agression, plus du avance de dans, plus tu arrives vers le fond de l'entonnoir et moins tu as de possibilité d'échapper à la défense physique. Mais si on remonte le processus, ça veut dire qu'avant d'en arriver là, il y a pas mal de chose à faire pour esquiver, et l'échec d'une ne veut pas obligatoirement dire qu'on va devoir se battre....exemple simple: on sonne à ta porte, tu ouvres et là c'est un commercial qui veut te vendre un truc. Tu t'es fait avoir puisqu'il va pouvoir tenter de vendre, à toi de trouver le bon échappatoire pour t'en débarrasser.....

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

03 mai 2025 à 15:28:44
Réponse #33

Mary


Bonjour Khee Nok,

Merci de m’avoir fait part de vos impressions, je les comprends tout à fait.


Pour gagner quelques euros il y avait sans doute peu de chances qu'il prenne le risque d'une agression physique. Sachant que vous l'aviez identifié, qu'on vous avait vu partir avec lui


C’est juste.


Par contre, en l'insultant violemment, je pense que cela risquait de déclencher autre chose.


C’est un risque majeur, mais je le sentais indolent.


pour vous remettre à ce qui de son point de vue est votre place (gringa, femme etc)


Gringo : l’amerloque, le ricain. Et par extension, l’étranger. Contexte : mentalité anticolonialiste et conservatisme culturel.

Vice de procédure : je me qualifiais moi-même constamment de gringa, partout, lors d’une présentation et sur les marchés. C’était un retournement du stigmate.

« Allez, steplé, fais une promo à la gringa, tu es obligé ». J’en faisais un argument de vente inversé. Ça les rendait perplexes (et un peu hilares) mais ça marchait.

Aussi, gringito, peut être affectueux. [Exemple, dans une réserve indigène : une petite en pleurs boudait, refusant de rejoindre sa mère à l’autre bout du champ et qui disait doucement : prend la main de la gringita et viens me voir.]


restaurer son amour-propre de macho offensé.


Il était peut-être un macho en privé, c’est possible, ça je ne le sais pas. En l’occurrence, le machisme était rigoureusement absent de son comportement vis-à-vis de moi.

A ce titre, on remarquera que la problématique du genre (mâle/femelle) était absente de nos interactions.

C’était un conflit pécuniaire entre personnes, des tensions entre adultes, un désaccord autour des termes d’un accord.

03 mai 2025 à 18:49:57
Réponse #34

Khee Nok


pour rappel, le mieux c'est de pouvoir voir le bordel arriver et esquiver...même si l'exemple que nous fournis Mary ne s'y prête pas trop)

Si on refait le film a posteriori (de ce que j'ai compris) :

Mary finit de négocier le prix avec le chauffeur, après que la discussion ait pris un tour suffisament déplaisant pour que le compagnon de voyage du moment préfère splitter.

Le chauffeur accepte finalement un prix qui ne couvre sans doute même pas ses frais d'essence (sauf erreur : 30 Pesos c'est 1 ou 2 litres, ce qui n'est pas assez pour plus d'une heure de route aller-retour).

Mary part donc dans la nuit, seule avec ce type mécontent, sur un chemin peu fréquenté au milieu de la forêt.

Franchement aucune raison de s'inquiéter.

Evidemment le truc c'est que c'est a posteriori ;-)

03 mai 2025 à 20:19:46
Réponse #35

Mary



le compagnon de voyage du moment préfère splitter.


Le Yohan n’était pas un compagnon de voyage (et il n’avait aucun intérêt à Saint Roche).


Le chauffeur accepte finalement un prix


Ils imposent un prix. Et je cède parce qu’il est minuit passé.


qui ne couvre sans doute même pas ses frais d'essence.


C’était une autre devise. On est sur Internet et pas entre nous. Cf. si possible sans commenter, la parenthèse du dernier paragraphe du point numéro 16 figurant dans la réponse #17.


ce type mécontent


Au contraire, il était très content ce batard.

Cordialement,

04 mai 2025 à 11:27:41
Réponse #36

Patapon


Wesh

Mary part donc dans la nuit, seule avec ce type mécontent, sur un chemin peu fréquenté au milieu de la forêt.

En faite, il n'y a jamais de solution absolue qui marche dans toutes les situations; tout est un rapport de bénéfices/risques.

Dans l'histoire de Mary, en soit, il était difficile d'anticiper que le type ne tienne pas parole....et même si c'était le cas, c'était quoi l'autre alternative? Prendre un autre transport? Il n'y a aucune raison de penser qu'elle l'aurait trouvé ou qu'il aurait été plus honnête.

L'autre solution ça serait de conduire soit même, mais pour rappel, la cause n°1 de décès des militaires et des humanitaires en OPEX, se sont les accidents de transports. Donc conduire soit même, c'est plus risqué que les problèmes sécuritaires. En moyenne, quand tu es en opération extérieure - en tout cas chez les huma - le premier truc que tu cherches, c'est un conducteur local fiable.

Le seul truc qui aurait pu améliorer la donne, au final, c'est d'avoir été 2. Un 2 contre 1 change le rapport de force, et donc les velléités....sauf si le chauffeur t'emmènes dans un guet-apens (mais comme Mary l'a dit: contexte sécuritaire du lieu, plutôt safe). Encore une fois: risques vs bénéfices.

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

04 mai 2025 à 18:21:13
Réponse #37

Mary




Y a un truc aussi, c'est que les casse-c*u!lles sont rarement des victimes.


Un café crème, s’il vous plaît.

  ;#




04 mai 2025 à 18:59:29
Réponse #38

Khee Nok



Salut,

Alors, avec toutes les réserves d'usages (personne d'autre que Mary n'y était, ne tout cas pas moi, et c'est toujours facile de regarder les choses a posteriori avec le cul planté devant l'ordi) :


Citer
Dans l'histoire de Mary, en soit, il était difficile d'anticiper que le type ne tienne pas parole...

Je pense le contraire. Sauf si je me plante complètement dans mes calculs de coin de table, puisque 70-30=40 pesos valent 2 Euros, 30 pesos c'était 1,5 Euros. Pour largement plus d'une heure de route puisqu'au bout d'1/2 heure de route il restait 15 bornes à faire, plus le retour. Ça ne paye même pas l'essence. Si c'est trop beau pour être vrai... c'est que ce n'est probablement pas vrai, et qu'il y a un loup.


Citer
et même si c'était le cas, c'était quoi l'autre alternative? Prendre un autre transport? Il n'y a aucune raison de penser qu'elle l'aurait trouvé ou qu'il aurait été plus honnête.

Si c'est le cas, s'il est anticipé que la proposition est assez probablement une arnaque, il faut une sacrée bonne raison pour monter dans la bagnole d'un type louche, à minuit, pour partir sur un chemin forestier, non ? Quand je dis sacrée bonne raison, dans un tel contexte, c'est y être physiquement contraint.

Ensuite, comme possibilités pour réduire les risques :

- choisir le chauffeur plutôt que le contraire (ce qui a ici été le cas : "Ce n’est pas un hasard si ce chauffeur m’a choisie"). Sauf à penser que tous les chauffeurs sont malhonnêtes, si, il y a toutes les raisons de penser que celui que l'on choisit au hasard a moins de risques d'être malhonnête que celui qui nous choisit (pas du tout au hasard). Problème: les taxis ça fonctionne en "guilde", ils ont leurs règles pour se répartir les clients, donc pas sûr qu'ils acceptent.

- Garder Yohan sous le coude le plus longtemps possible. Qu'au moins il voie avec qui elle part. Voire lui demander de faire l'A/R en mode chevalier servant (si j'ai bien compris on parle d'une à deux heures de temps). Problème: c'est sexiste, et Yohan a-t-il l'âme chevaleresque ?

- Attendre en espérant trouver quelqu'un de plus fiable pour "covoiturer" (ce qui a finalement été la solution). Problème: très très incertain (et potentiellement risqué aussi, comment dit-on "couple Fourniret" en espagnol ?)

- Partir le lendemain matin, à une heure plus passante et/ou avec d'autres voyageurs, on parle d'un trajet assez court. Problème : reste la question de l'hébergement qui, à supposer qu'il existe, risque de coûter nettement plus de 40 pesos.

- Si on connaît diverses personnes au point d'arrivée, leur demander d'arranger le trajet. Puisque c'était un aller avec retour à vide, le coût est normalement le même (en plus c'est par définition le prix local, le "juste prix"). Problèmes: prend plus de temps, dérange les gens surtout si on s'y prend à une heure indue, qui peuvent d'ailleurs s'en tamponner, ego (fait passer pour quelqu'un de dépendant). C'est aussi le concept du "meet and greet", demander à la boite ou l'hôtel d'envoyer un chauffeur plutôt que prendre un taxi à l'aéroport etc.

- conduire soit même : sans doute inapplicable ici, plus tes bonnes raisons: conduire seule(e) de nuit sur un chemin forestier peu fréquenté... pas terrible. Ceci dit quand j'ai eu le choix: je vivais dans un pays où pour me rendre au boulot en un temps raisonnable il fallait prendre un "moto taxi". Un jour j'ai eu un accident stupide ainsi. Je faisais déjà de la moto, j'ai alors décidé que quitte à avoir un accident ce serait mon accident. Moralité, j'ai eu deux accidents (sans gravité, notamment parce que je portais casque, gants, blouson, jean etc même par 40 degrés) mais je ne regrette pas.

Donc certes aucune solution simple et facile, mais pas non plus aucune solution.




Expérience perso (par procuration) : ma fille de 18 ans, se retrouve au Costa Rica avec deux copines dans un taxi booké pour un trajet et qui semblait remettre en cause l'accord initial. Mon instruction: m'envoyer le numéro d'immatriculation du taxi, vérifier l'activation du traçage GPS, me rappeler toutes les 5 minutes, et au premier arrêt dans un bourg (idéalement avec police visible) descendre sans demander la permission et aller à la police. Et ensuite, à partir de là, éventuellement discuter.

Elle ne m'a pas écouté et tout s'est fini sans souci ;-)

04 mai 2025 à 19:06:55
Réponse #39

VERDUG0


Un café crème, s’il vous plaît.

  ;#

Haha, c'est tout à ton honneur de gueuler si on te prend pour une piegonne.  ;#
D'ailleurs je me réctifie, il tentait pas de te faire croire que la croire était vachement chère parceque c'est les prix, là, ca aurait du pigeonnage.
Dans ton cas c'est different, il te racketait tout simplement.

Qu'il aille se faire enc**er, et amha, une réaction violente et vulgaire était appropriée.

Mon approche de base c'est : je suis sympa, et c'est mieux pour autrui.
En général ca s'arrete là.
Si ca suffit je deviens très vulgaire.
5% des cas maximum.

Les embrouilles physiques sont très rares pour moi.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

05 mai 2025 à 00:35:48
Réponse #40

Mary


Début du discours endophasique /
Seigneur Tout-Puissant, accorde-moi la patience et l’énergie suffisante pour répondre à mes interlocuteurs, même s’ils peuvent m’agacer, et aide-moi à rester polie en toutes circonstances quand il arrive qu’on me les brise. Amen. / Fin du discours endophasique.


Je pense le contraire. Sauf si je me plante complètement dans mes calculs


Vous vous plantez. Et je vous ai déjà expliqué pourquoi. Je répète : ce n'était pas des pesos. Je répète :« C’était une autre devise. On est sur Internet et pas entre nous. Cf. si possible sans commenter, la parenthèse du dernier paragraphe du point numéro 16 figurant dans la réponse #17 ».


- choisir le chauffeur plutôt que le contraire (ce qui a ici été le cas : "Ce n’est pas un hasard si ce chauffeur m’a choisie").


Faux. J’ai choisi le chauffeur. Je sélectionne le chauffeur après évaluation de l’ambiance tarifaire et marchandage intransigeant de ma part autour de l’agora. Il m’a choisie pour s’arrêter en chemin, couper le moteur et exercer son chantage.


Problème: les taxis ça fonctionne en "guilde", ils ont leurs règles pour se répartir les clients, donc pas sûr qu'ils acceptent.


Si aucun n'avait accepté un accord - un consentement, je serais alors partie vers 6 heures du matin.


- Garder Yohan sous le coude le plus longtemps possible.


Non. Les individus ne sont pas des pions à mon service. Je n’instrumentalise pas les personnes.


Qu'au moins il voie avec qui elle part.


Non. Ce n’est pas son rôle. Ce n’est pas de son ressort. Et ce n’est pas de sa responsabilité.


Voire lui demander de faire l'A/R en mode chevalier servant


Vous l’avez pris pour mon père ? Il me doit quoi, lui ? Sa protection ? Vous plaisantez j’espère ?


Problème: c'est sexiste, et Yohan a-t-il l'âme chevaleresque ?


C’est surtout d’une grande naïveté de votre part. D'abord, qui vous a suggéré que ce Yohan était en bonne santé ? Qui vous a dit qu'il était a minima capable de se déplacer ? C’est hyper gênant pour moi de lire cette masturbation intellectuelle filamenteuse sur un personnage que vous ne connaissez guère.

- Attendre en espérant trouver quelqu'un de plus fiable pour "covoiturer"


Plus fiable que qui ?

reste la question de l'hébergement qui, à supposer qu'il existe, risque de coûter nettement plus de 40 pesos.


Faux. Le logement coûte des broutilles. Et pour moi c'était gratuit.


- Si on connaît diverses personnes au point d'arrivée, leur demander d'arranger le trajet


Non. Quand on tient à être libre de ses mouvement, on ne demande pas aux autres d’arranger ses mouvements.


C'est aussi le concept du "meet and greet", demander à la boite ou l'hôtel d'envoyer un chauffeur


Il n’a jamais été question d’hôtel ni de réception ni de room service… sérieux Khee Nok, arrêtez de projeter votre monde sur le mien.

Imaginez que je verse dans une somme de suppositions...et que je m'égare au travers d'une prose théorique et un verbiage hypothético-déductif autour des amies de votre fille, leurs inefficacités, leurs éventuelles manques de perspicacité, la nature potentielle de leur tempérament, ce serait quand même vachement embarrassant.

Veuillez, en sus, prendre le temps de lire soigneusement mes réponses à votre attention, au lieu d’employer une succession migraineuse de « si » qui accompagne un usage boursouflé du futur antérieur et du conditionnel passé.

Bien à vous,

Mary

05 mai 2025 à 09:27:14
Réponse #41

Patapon


Vous vous plantez. Et je vous ai déjà expliqué pourquoi. Je répète : ce n'était pas des pesos. Je répète :« C’était une autre devise. On est sur Internet et pas entre nous. Cf. si possible sans commenter, la parenthèse du dernier paragraphe du point numéro 16 figurant dans la réponse #17 ».

Si je peux me permettre pour éclairer le quiproquo, si j'ai bien compris, c'est que Mary a dit "pesos" comme elle aurait pu dire "roupi", 'shekel" ou même "cacahouètes". L'idée ici, c'est qu'elle ne veut simplement pas révéler sur un forum public là où elle se trouvait.

Dès lors, l'espèce d'arbre décisionnel qui a été fait est forcément à côté de la plaque. Déjà, parce que pour s'adonner à cet exercice, il faut avoir un minimum de données, et avoir la connaissance du lieu, sinon c'est du clavier-jutsu. ;)

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

05 mai 2025 à 11:57:02
Réponse #42

DavidManise


Yo !

Bon j'avoue que j'ai pas eu le courage de lire tout le débat, là.  Je remercie juste Mary pour sa patience et ses réponses très intéressantes et pertinentes. 

Je voudrais juste souligner un truc et vous faire part d'une réflexion :

1) Il y a désescalade a court terme, et il y a désescalade à long terme (ou durable).  Et si on est amené à revenir souvent au même endroit, la réputation est importante.  Il faut être connu pour sa fiabilité.  Fiabilité pour les choses bien (tenir ses engagements, être réglo), et fiabilité aussi pour ce qui est de ne pas se laisser faire.  Avoir une réputation de victime, à certains endroits (et aussi en France) est vraiment, vraiment coûteux.  Et je pense que ça doit peser dans la balance.

2) Parfois la désescalade c'est aussi une escalade brutale en mode "vazy".  Un jour à la poste près d'Avignon (la fameuse) j'ai doublé un type pas pro dans la file pro, avec ma carte pro qui me sert justement à être prioritaire dans la file pro...  Le mec s'énerve, m'insulte, me nique ma mère et tout.  J'essaie d'expliquer je montre ma carte, je montre le panneau pro, il est dédaigneux et il me menace.  J'arrête de parler avec lui, je me retourne, il continue.  Du coup je lui fais face, j'attends silencieusement.  Calmement.  Je prends une grande inspiration abdominale et je lâche un énormissime "OOOOOOOHHH !!!!!!" -- et je suis revenu à un ton tout calme, en disant  "maintenant tu vas arrêter de me parler mal sinon je vais t'expliquer différemment"  et je l'ai regardé fixement en espérant qu'il dise un truc.  Sa femme l'a pris par la manche et a dit "viens chéri, c'est un dingue ce type" et ils sont partis.  Toute la poste s'est arrêtée de vivre pendant 30 secondes.  Quand je suis arrivé au guichet la meuf tremblait encore...  bref, j'ai mis un coup de Dark Vador.  Mais pour faire ça il faut être prêt à y aller pour de vrai.  Le seul bluff qui marche, c'est quand c'est pas du tout du bluff. 

Et oui, il y a des conséquences dramatiques, parfois.  Mais a force de seulement penser à sa préservation, ou en oublie trop facilement le bien commun, les choses qui ne se font pas, et le fait qu'on ne peut pas tolérer trop longtemps que ça soit le plus con qui aie raison.

Tchuss,

David

P.S.: et attention, je ne pense pas qu'il faille se faire justice soi-même mais quand le respect (des gens, des règles) ne fonctionne pas, malheureusement il reste la peur.  Et quelqu'un qui a le courage de s'énerver pose a minima la preuve qu'il n'est pas dans la sidération, et qu'il n'est pas dans un calcul complexe de comment s'en sortir sans bobo que l'autre FDP en face pourrait exploiter en saturant son système pour créer une sidération.
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

05 mai 2025 à 11:59:49
Réponse #43

Khee Nok


discours endophasique

Plus simple: dire stop, et arrêtons cette discussion qui vous indispose. On peut même faire "rewind" et effacer si vous le souhaitez.


05 mai 2025 à 12:34:50
Réponse #44

DavidManise


Plus simple: dire stop, et arrêtons cette discussion qui vous indispose. On peut même faire "rewind" et effacer si vous le souhaitez.

Frérot, le mal est fait.  C'est trop tard ;#

On apprend tous, toujours, des choses nouvelles et dérangeantes.  Sauf ceux qui savent déjà tout, évidemment.

Le bisou,

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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05 mai 2025 à 12:42:05
Réponse #45

Patapon


Wesh,

Citer
Toute la poste s'est arrêtée de vivre pendant 30 secondes.  Quand je suis arrivé au guichet la meuf tremblait encore...  bref, j'ai mis un coup de Dark Vador.  Mais pour faire ça il faut être prêt à y aller pour de vrai.  Le seul bluff qui marche, c'est quand c'est pas du tout du bluff.

C'est ce que j'appel un recadrage: tu met un STOP pour ensuite dérouler ce qui ne te va pas et donner des conséquences si jamais ça continue....et, en effet, ça peu conduire à la machine à baffes; par contre, si ça marche c'est efficace.

Ca m'est arrivé il y a peu dans un poste de secours avec un mec bourré. Le type s'énervait tout seul, et quand j'ai vue que la discussion ne servait à rien, j'ai recadré en expliquant que ce n'était pas la peine de s'énerver et en finissant par un "donc on vous propose ça"; dans le même temps j'avais ancré mes appuis pour pouvoir le réceptionner d'un bon kick s'il me sautait dessus (on parle d'un type alcoolisé, donc on ne sait jamais....et avec des problèmes de santé qui faisaient que je préférais que se soi mes godasses qui le réceptionnent que mes mains....)

Tcho
« Modifié: 05 mai 2025 à 14:09:19 par Patapon »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

05 mai 2025 à 14:18:34
Réponse #46

Mary


On peut même faire "rewind" et effacer si vous le souhaitez.

Du tout, ce n’est pas grave.
Et puis c’était à moi de prendre les
précautions nécessaires (faire une conversion crédible dans la devise indiquée…).

Le raisonnement de départ était légitime :

Le fait que vous cherchiez à connaître le montant exact - au regard de votre expérience en Amérique du Sud - afin de mesurer, justement, la pertinence du tarif, c’est un réflexe d’enquêteur qui paraît louable et c’est aussi un procédé logique, quand on veut mieux capter les tenants et les aboutissants d’une situation où le point névralgique c’est quand même la thune.

Bien à vous,
Mary

05 mai 2025 à 15:11:11
Réponse #47

Shirokuma


(…) Du coup je lui fais face, j'attends silencieusement.  Calmement.  Je prends une grande inspiration abdominale et je lâche un énormissime "OOOOOOOHHH !!!!!!" -- et je suis revenu à un ton tout calme, en disant  "maintenant tu vas arrêter de me parler mal sinon je vais t'expliquer différemment"  et je l'ai regardé fixement en espérant qu'il dise un truc.  Sa femme l'a pris par la manche et a dit "viens chéri, c'est un dingue ce type" (…)
Ha ha ha,
le bon vieux “ Kiaï ” de maître Kawaishi. Quel bonheur.
Quand on est bien “présent”, le cri “du ventre” a de l'impact, sur soi et sur le gougnafier d'en face.  ;#

“je l'ai regardé fixement en espérant qu'il dise un truc” (LOL)
En général, quand on est vraiment prêt à lâcher les chevaux, tout à coup, il n'y a plus personne…  :closedeyes:
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

05 mai 2025 à 17:10:34
Réponse #48

DavidManise


Salut,

Exactement, un "OH" en forme de kiai avec le ventre et toute la structure. 

En général, quand on est vraiment prêt à lâcher les chevaux, tout à coup, il n'y a plus personne…  :closedeyes:

Faut pas faire de généralisations.  Mais c'est sûr que quand subitement on sort de l'esbrouffe et du bluff et qu'on est prêt à rentrer dans le cas concret, ça trie.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

05 mai 2025 à 22:18:53
Réponse #49

Mary



Mon approche de base c'est : je suis sympa, et c'est mieux pour autrui.

Avec du sucre roux, s’il vous plaît, de la cassonade uniquement.

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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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