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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: (Critique livre) Habersetzer - Tengu, ma voie martiale  (Lu 8796 fois)

22 février 2008 à 12:34:22
Lu 8796 fois

Dje


Roland Habersetzer – TENGU, ma voie Martiale.
Ed. Amphora – 335 pages, photos et illustrations

Roland Habersetzer, pratiquant de karate reconnu (qu'il a commencé en 1957 et dont il fut une des premières ceintures noires françaises) mais également formé aux Kobudo (armes japonaises) et aux armes de poing (NTTC), livre dans cet ouvrage sa vision de sa pratique de la self-defense.
Vision rendue concrète au sein de l'institut qu'il a crée depuis de nombreuses années, le Centre de Recherches Budo et de "l'art martial" qu'il a également crée, sur une base karate, le Tengu-No-Michi, dont il est question dans l'ouvrage.

Le but de Roland Habesetzer n'est rien de moins que de "présenter un concept pionnier pour un art martial aux normes de notre temps".

Dans sa partie théorique, l'ouvrage, très clair et précis, revient sur la plupart (sinon tous) des fondamentaux qui fondent la réflexion actuelle sur la self défense moderne (reality based self defense).
-   différence entre sports de combat – arts martiaux et self defense
-   nécessité de relire les arts martiaux, inventés dans des temps où les menaces n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui, au regard des impératifs de la vie actuelle, dont notamment la législation sur la légitime défense.
-   Importance d'une pratique réaliste, de la gestion du stress (donc de sa création lors de l'entraînement)
-   Importance d'éviter les pièges de l'Ego, les compagnons d'entraînement trop "gentils", etc…
La différence par rapport à d'autres écrits, et c'est tout l'intérêt de cet ouvrage, c'est que ces réflexions sont menées via les arts martiaux, donc avec des références, des pensées et des noms japonais (vs une terminologie anglaise issue plutôt d'un mode de pensée "militaire" WWII, cf Combatives). C'est donc un bon moyen pour les pratiquants "purs et durs" d'arts martiaux de se familiariser avec ces concepts, sans devoir "se remettre à jour" ou "être désarçonné" par l'usage de l'anglais et de références qui ne sont pas les leurs.

Dans sa seconde partie théorique, Roland Habersetzer enchaîne avec les grands principes qui fondent sa pratique et son art. Là encore, rien à redire :
-   la nécessité de la vigilance et les codes de couleurs (système de Cooper)
-   une philosophie de l'action qui passe par la détermination à se défendre et à faire cesser la menace par une ou des actions brutales et rapides, dans le respect de la loi
-   des techniques simples
-   les nuances entres les différentes grands types d'agression

Ces grands principes se résument dans la pensée de Mr Habersetzer par l'acronyme A.D.E.M., à savoir : Appréciation, Décision, Engagement, Mobilité.

Jusqu'ici, tout va bien.

Dans sa partie pratique, Roland Habersetzer part d'un principe en or de la self defense, celui d'avoir une "plate forme" de départ cohérente, qu'il appelle "Réaction universelle de défense", permettant tout à la fois :
-   d'être en garde sans en avoir l'air
-   d'être prêt physiquement et mentalement
-   de rester mobile
-   de pouvoir engager n'importe quelle techniques adéquat de défense
-   de pourvoir engager une arme (spray, bâton, arme de poing) si besoin et si le porteur y est autorisé par la loi
-   et ce, quel que soit le nombre d'adversaires

De cette réflexion découle une garde appelée Tengu No Kamae (garde Tengu), appliquée lorsque la menace est à distance raisonnable, et une réaction réflexe type appelée Tengu Chikama Uke, lorsque la menace/ agression survient dans une distance très courte.

Tengu No Kamae : Cette garde se prend sur un court pas de recul. Les bras viennent en protection devant le corps, coudes serrés et poignets joints en appui*, mains ouvertes, APRES avoir effectué un mouvement circulaire en direction de la hanche, puis avoir été poussé en avant.
* Les tireurs auront reconnu la technique Harries (low light environnement)







Tengu Chikama Uke : le coude monte devant le visage comme une écharpe, sur un mouvement de bascule arrière, tandis ce que l'autre main frappe en zone basse l'adversaire. Ensuite il y a soit recul et reprise de distance pour venir en Tengu No Kamae, soit poursuite des actions défensives.





Dans la deuxième partie pratique, Roland Habersetzer décline ses 2 postures précédentes dans des Katas de comportements, permettant d'ancrer dans le pratiquant les attitudes justes.
Ces katas se composent de deux grands savoirs-faire :
-   savoir bouger, c'est à dire à partir d'une position neutre, engager les 2 postures dans toutes les directions (pratique de la prise de garde devant, et sur les côtés ainsi que derrière)
-   savoir observer et scanner du regard après une action défensive
En tant que tels les kata de l'école Tengu consistent donc en diverses prises de gardes, déplacements et scanning visuels, sans défenses particulières.
(NB : un chapitre est alors consacré à l'effet tunnel" et à la nécessité de l'observation, là encore à l'aide de référence japonaises anciennes et quelques apports contemporains sur les effets du stress).

Suive ensuite divers exemples en photo de defense face à un ou plusieurs adversaires, dans l'esprit "voici une possibilité parmi d'autres de ce qu'il est possible de faire".
Un point intéressant est que Mr Habersetzer insiste sur la nécessité, une fois que des premières frappes ont "stoppé" l'adversaire, de poursuivre les frappes mais en regardant déjà dans une autre direction pour démarrer le scanning.
Autrement dit, si j'ai frappé et que j'ai une prise sur l'adversaire, par exemple en lui tenant le bras, je n'ai plus besoin de regarder pour mettre une autre frappe (surtout en gross motor skills). Dès lors, je peux déjà porter le regard ailleurs pour l'acquisition éventuelle d'une nouvelle menace.

Par contre face à plusieurs adversaire, Mr Habersetzer revient au principe : un bad guy, une frappe, et j'y reviens si besoin" vs s'acharner sur l'un jusqu'à ce que les autres me tombent dessus.


Mon sentiment à la lecture de cet ouvrage :

Je tiens à préciser que je suis sincèrement admiratif de Mr Habersetzer, qui non seulement a élargit sa pratique martiale aux armes anciennes mais aussi modernes et surtout ne s'est pas contenté de "faire péter ses grades", mais a, au contraire, remis en cause son karate au regard des impératifs de la self defense actuelle.
C'est énorme.

Je suis d'accord avec l'ensemble des données théoriques de son ouvrage, et l'approche "japonaise" est un apport intéressant.

J'ai plus de doutes sur les deux postures universelles qu'il propose.
En ce qui concerne Tengu No Kamae, je suis critique sur les points suivants :

-   je ne trouve pas la position si "neutre" que ça, au regard d'autres postures qui me paraissent plus naturelles. Elle "télégraphie" quand même à l'agresseur que l'agressé est apte à se défendre. C'est un plus, mais aussi un moins, cela dépend des situations. Elle diminue ne tout cas l'effet de surprise du défenseur.
-   La posture avec les poignets croisées n'est pas naturelle et demande donc une pratique plus longue qu'une autre posture. On reste donc là dans une tradition plus martiale que directement opérationnelle.
-   Je suis réservé sur le fait de croiser les poignets, mais j'imagine qu'avec de la pratique le temps de réponse n'est pas diminué…
-   Je comprend le pourquoi du mouvement vers la hanche (relation aux armes), mais la systématisation du geste me pose problème :
o   Perte de protection avant lors de l'exécution du geste
o   Perte de temps lors de l'exécution du geste
o   L'agresseur peut penser que l'on a vraiment pris une arme, et  donc s'armer à son tour > escalade des moyens
o   Un témoin peut nous croire armé
o   Si l'on n'est pas armé, le geste à peu d'intérêt. Le positionnement juste des hanches et des mains peut se faire sans ce mouvement.
o   Si on est porteur d'arme, la répétition au dojo de ce geste ne peut-elle pas inciter dans la réalité à sortir son arme par réflexe ? alors même que la situation ne l'exigerait pas immédiatement ? Bref, cette gestuelle impose un grand contrôle de soi au porteur d'arme, contrôle que le stress rend difficile à maintenir
o   Enfin techniquement, pour le porteur d'arme, le mouvement vers la hanche de la main faible n'a que peut d'intérêt (sauf pour soulever le vêtement dans un cadre de port caché IWB, mais là on est vraiment hors du cadre légal européen). Il me paraît même contre productif en ce sens qu'il ne me paraît pas exactement raccord avec la gestuelle de la prise en main de l'arme de poing. Enfin, ce geste associe la prise de l'arme à la main droite ET à la main gauche, empêchant de dissocier main forte et main faible, donc compliquant l'usage de la main faible en "bras réactif".

> De mon point de vue, une simple garde passive mains ouvertes à hauteur des épaules est moins contraignante, plus facile à maîtriser, et plus déconnectée de la prise d'armes, tout en la permettant quand même.


En ce qui concerne Tengu Chikama Uke, je suis un peu gêné :
-   par la bascule arrière, qui pourrait amener à un déséquilibre sur forte poussée ou coup puissant
-   par le coup donné à l'agresseur en zone basse, qui ne me paraît à même d'atteindre les parties tel qu'il est exécuté (ou en fonction de la taille des 2 pratiquants) et donc ne me paraît pas avoir le "stopping power" suffisant

> De mon point de vue, une action réflexe plus percutante et vers l'avant, toujours avec le principe du coude, avec drop step (cf Flinch à la South Narc) est plus intéressante, surtout pour les petits gabarits.

Voilà pour mes 2 cents,

En résumé : bon livre sur l'esprit, moins bon sur la pratique. Cela sent quand même fort le karate et les scories qui subsistent ne rendent pas l'approche 100% tip-top.
Je ne suis par exemple pas sûr que la codification des principes dans un kata soit nécessaire.
En tout cas un bon bouquin qui fait réfléchir, et une superbe voie martiale pour son auteur, qui une fois encore je le répète avec admiration, se pousse au cul pour évoluer.

Rien que pour ça, chapeau Mr Habersetzer !

Djé

22 février 2008 à 22:11:28
Réponse #1

Bikeman


Tres bon résumé :up: Je suis d'accord avec toi que la garde est plutôt téléphonée...

23 février 2008 à 14:32:50
Réponse #2

papa-falcon


Bonjour PATRICK,

Dans la rubrique "transparence" du site de l'institut TENGU (http://www.tengu.fr/), on peut lire qu'il a été nommé le : "28/04/2006 9e Dan, Hanshi (Menjo N° 1115)
avec nomination dans la Tradition japonaise au titre de Soké (maître-fondateur) du " Tengu-no-michi " (Tenguryu Karatedo, Kobudo, Hojutsu). Grade, titre et nomination validées par Hanshi Tadahiko Ohtsuka, du Gojukensha (Gojuryu, Naha-te, Shuri-te) de Tokyo."


Il s'agirait bien d'une école d'inspiration traditionnelle Japonaise, un karaté traditionnel adapté aux menaces et aux armes d'aujourd'hui (armes intermédiaires et létales), avec un Kobudo "law enforcement" (Spray, bâtons à poignée latérale ou télescopique, armes à feu...).  ;D

Des notions modernes héritées de méthodes de combat actuelles, comme le tir en situation (code couleur d'alerte, vision tunnel, fibre réactive), un catalogue technique et polyvalent avec deux gardes "foure tout", dont une d'urgence, donnent une image actuelle, mais la méthodologie de travail reste celle des budos japonais.

La reflexion est brillante, le message est cérébral, mais pas de miracle, il ne s'agit pas d'une méthode miracle de self protection à mon sens.

@ + Christian

23 février 2008 à 21:43:39
Réponse #3

crotale


Roland Habersetzer est un grand bonhomme, l'un des seuls professeurs d'arts de combat à être diplomé par plusieurs prestigieux instituts de tir de combat américains & Suisse, enseignant passionné adepte de plusieurs méthodes de combat à mains nues ou armées, et détenteur d'une connaissance encyclopédique en matière de disciplines, de théorie, de courants....et de pratique véritable.

Je pense que la démarche du chercheur mérite du respect, ne serait-ce que pour avoir osé se remettre en question à un moment où d'autres pensent aboutir dans leurs recherches. Peu de références martiales s'adonnent au tir de combat, à l'emploi de la lampe tactique en zone obscure, etc...

Son dernier livre est un hommage à ce travail de recherche et de synthése, que les éditions Amphora rendent à un de ses meilleurs auteurs.

Et faire aussi brillament la liaison entre les formes de combat anciennes et actuelles, il fallait tout de même oser :up:






http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

24 février 2008 à 06:35:32
Réponse #4

DavidManise


+1

Je connais (pas personnellement) au moins un "super pro", bardé de diplômes, de dans et de coupes dans son salon, et prétentieux comme une paire de grosses c*u!lles... qui sirote actuellement son repas de midi dans une paille et qui se balade dans un fauteuil avec une pipette en guise de manette.  Il a gueulé contre trois indiens bourrés parce qu'ils faisaient trop de bruit.  Les mecs l'ont envoyé chier.  Il est descendu pour se fritter et sa nuque a malencontreusement rencontré un coin de trottoir. 

Un trèèeeeeèeèeèeees gros risque avec les diplômes, c'est la confiance qui vient avec.  Et quand on a trop de diplômes, parfois, on a trop de confiance aussi :(

Je ne parle pas pour monsieur Habersetzer ici, je parle en général. 

La réalité a cela de bon qu'elle a tendance à équilibrer un peu la confiance et la peur, et à nous rappeler qu'un savant mélange des deux est sympa à garder.  Le tout reste à faire en sorte que les "reality checks" ne finissent pas dans un fauteuil :(

Ciao !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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24 février 2008 à 09:11:15
Réponse #5

fred2


bonjours
moi j'ai pas lu le livre
mais je connais bien crotale et aussi roland il ont ecrit des livres enfin sourtout roland crotale commence
et je trouve que c'est pas mal que des pesonnes prennent le temps de faire des ouvrages pour temter de faire asser des infos et autres messages
roland a passer sa vie a s'entrainer enseigner s'informer tous en restant tres humble
c'est peut etre pas parfait comme systeme mais rien n'est parfait
l'experience terrain vaut mieux que le dojo oui peut etre mais un trucs qui est sur c'est mieux le dojo que le clavier
pour savoir quel est le niveau reel e gens y a juste a venir les voir car dans les livres c'est pas evident de voir tous
bref pour moi ce fil me rappel bien que j'ai vraiment raison de me deconecter et e retourner m'entrainer
en guise de conclusion
bonne discution
fred2
« Modifié: 24 février 2008 à 11:12:14 par fred2 »

24 février 2008 à 10:36:19
Réponse #6

Sielwolf


J'ai tendance à penser que dans le cadre pédagogique que représente un livre comme celui-ci, ce qui est le plus important est quand même que le lecteur en retire quelque chose de solide, exact et constructif. Il ne faut pas oublier qu'on est dans un cadre de transfert d'information.
 
C'est exactement comme certains profs de fac ultra-compétents dans leur discipline mais qui sont incapables de faire passer quoi que ce soit à leurs élèves.... où est l'intérêt? Il savent des choses, certes, mais ce n'est pas ce qu'on leur demande. Les gens qui sont payés pour "savoir des choses", c'est la sécurité intérieure comme la CIA.

Tout ça me fait penser aux baladeurs mp3 où on achète de la capacité mémoire, des options de navigation, de l'autonomie batterie... et il est impossible au final de savoir sur la notice si le son est pourri ou si il est bon, alors même qu'il est question de restituer du son.



"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

24 février 2008 à 11:22:07
Réponse #7

crotale


Pour accentuer un peu la digression sur les diplomes...
L'expérience vécue est irremplaçable (in situ et au contact de ceux qui savent...), et les vrais dîplomes ne sont pas ceux que l'on cherche à obtenir, mais plutôt ceux que l'on obtient sans s'y attendre (à la traditionnelle dira t-on ), lorsque l'on passe un certain stade, délivrés par des personnes détentrices d'une vraie connaissance...

Roland H. n'est pas un pro de la sécurité, et alors ?
Il s'est entrainé aux côtés de mecs compétents, il en a retiré quelque chose, et il fait partager ce qu'il pense être juste et utile.
Personnellement je connais davantage de pros de la sécurité décevant à l'entrainement et sur le terrain, que d'enseignants sincéres de méthodes de combat qui tentent de passer un message ou de partager.
Je connais aussi pas mal de mecs qui aspirent à suivre une mouvance opportuniste liée à la self, et qui sont incapables de démontrer en situation le 10ème de ce qu'ils croient savoir...

En ce qui concerne la démarche commerciale, tout le monde sait que ce n'est pas en écrivant un bouquin que l'on fait fortune, loin de là ! ::). Monter une assoc' à structure pyramidale, faire des DVD ou être conseillé technique pour le 7è art sont beaucoup plus lucratifs :lol:
Et je pense que sa retraite de l'Education Nationale le met suffisament à l'abri pour le dispenser d'écrire à des fins commerciales...
La démarche de l'éditeur est encore différente, et le terme d' "hommage rendu" n'est pas galvaudé je pense.

Et même si les ouvrages de Roland H. sont trés diversifiés, il est le seul en France, à avoir documenté, enrichi et traité une aussi vaste palette de disciplines et de combattants, répondant ainsi aux désidératas de plusieurs générations de pratiquants.

Le plus important, et surtout dans ce domaine qu'est le combat, c'est de (en)durer et finir bien ;D

« Modifié: 24 février 2008 à 11:33:38 par crotale »
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24 février 2008 à 11:53:00
Réponse #8

crotale


Nous sommes bien d'accord  ;)
Parfois j'ai du mal lorsque j'observe que des chercheurs sincères s'en prennent plein la tronche un peu trop facilement. Surtout lorsque l'on discerne l'objectif de l'auteur.
Et pour le 7ème art, les places sont chères ! En fait, quitte à choisir, je préférerai le 9ème art ;D
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24 février 2008 à 12:36:37
Réponse #9

DavidManise


L'expérience vécue est irremplaçable (in situ et au contact de ceux qui savent...), et les vrais dîplomes ne sont pas ceux que l'on cherche à obtenir, mais plutôt ceux que l'on obtient sans s'y attendre (à la traditionnelle dira t-on ), lorsque l'on passe un certain stade, délivrés par des personnes détentrices d'une vraie connaissance...

J'irais encore un poil plus loin, mon crotale.  Pour moi, les seul vrai diplôme qui ait de la valeur c'est le nombre de dents qui me reste.  Qu'on reconnaisse, de l'extérieur, ou pas, ma compétence et ma conformité à un cursus...  bah ça peut me faire plaisir.  Mais comment est-ce que ça se traduit concrètement en termes de capacité de survie ? 

Ciao ;)

David
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24 février 2008 à 12:38:33
Réponse #10

crotale


http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

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24 février 2008 à 12:52:38
Réponse #11

DavidManise


Sans dec elle est de toi celle-là aussi ? :-[

Moi qui croyais en avoir enfin trouvé une sympa :'(

Bon combien je te dois encore ?? ::)

David ;)
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24 février 2008 à 18:08:32
Réponse #12

** Serge **


Parfois j'ai du mal lorsque j'observe que des chercheurs sincères s'en prennent plein la tronche un peu trop facilement.

Absolument.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

24 février 2008 à 18:25:45
Réponse #13

DavidManise


Pareil.

Mais en même temps, une manière de reconnaître le travail d'un auteur, c'est pas aussi parfois de critiquer son travail de manière constructive ?  De profiter de ce travail pour aller encore plus loin

J'avais un prof d'épistémologie qui arrêtait pas de dire "nous sommes des nains assis sur les épaules de géants". 

Pour ma part je ne souhaitais d'aucune manière critiquer le monsieur.  Je tiens à le souligner.  Je discutais sur le plan général, point barre.  Et ma foi je trouve que ses recherches sont vraiment très intéressantes...  à plus d'un égard.  J'aime sa vision globale, et qui évite les catégories faciles.

Je n'ai pas lu ce livre, mais je vais le commander de ce pas.

Ciao ;)

David
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24 février 2008 à 19:50:17
Réponse #14

vince


Salut  :)

Merci pour le compte-rendu. L'exercice est difficile.

Je rajoute au débat, d'expérience, certes dans un autre domaine, que pédagogie et pratique sont deux choses complètement différentes. Possiblement congruentes, mais certainement pas liées. Le meilleur enseignant peut être un piètre praticien, et le meilleur praticien un piètre enseignant. C'est vérifiable chaque jour, en self-protection ou d'autres domaines.
On pourra objecter que pour enseigner, il faut avoir quelque chose à faire passer. Oui, mais je distingue expérience pratique et connaissances. Le meilleur professionnel avec 50 ans d'expériences et de succès pourra ne rien faire passer si c'est un pédagogue nul, incapable de transmettre, se mettre à la place du débutant, verbaliser, conceptualiser, etc... Ca va faire grincer mais le mec sans expérience professionnelle, qui a juste investi dans la connaissance et l'entrainement, qui peut pas se prévaloir du métier, bah s'il a le feu sacré, la passion d'apprendre et de transmettre, je préfèrerais mille fois suivre ses cours plutôt que ceux d'un multimédaillé-qui-fait-des-bouquins-mais qu'aime pas les gens (je parle pas de Habersetezer hein). L'important, c'est ce qu'il transmet : sport de combat ou méthode de self-protection ? C'est pas parce qu'en interne, ce dernier domaine n'a pas de règles, qu'il n'est pas théorisable à fin de transmission. C'est ce que font certains des praticiens de ce forum d'ailleurs et c'est très bien. Merci à eux.

Vince un peu hs mais inspiré.




25 février 2008 à 14:33:42
Réponse #15

Dje


En voilà des réactions !

Comme je l'ai précisé dans mon compte-rendu, mon propos n'était pas de "démonter" le travail de Roland Habersetzer, pour lequel j'ai beaucoup de respect et d'admiration, mais bien d'essayer de le "critiquer", au sens noble du terme, c'est-à-dire d'émettre des doutes par rapport à ce que moi je connais et pratique.

A chacun ensuite de tirer ses propres conclusions...

En tout cas, comme le dit Fred2, l'important est de s'entraîner et aussi de faire passer des choses. Je pense que c'est la démarche sincère de Mr Habesetzer, et rien que pour ça, ça vaut le coup de chapeau, d'autant plus, comme je le signalais, qu'il était beaucoup plus confortable pour lui de ne rien faire et de garder son trruc secret, sans se prendre la tête.

Je pense ensuite, et c'est ce qu'ion va essayer de faire de notre côté à l'entraînement, qu'entre les critiques à froid sur le papier "je le sens pas son truc" et l'essai en live pour essayer de s'approprier un peu les techniques, il y a de la marge : donc un de ses 4, je pense que les 2 gardes préconisées dans le bouquin vont passer à la moulinette de l'expérimentation.

Encore une fois, le bouquin vaut la lecture, après sur la partie technique chacun retient, ou pas, ce qui lui semble approprié.
"Prend ce qui est boin à prendre et construit sur cette base", dirait Bruce Lee  ;D

A +

Djé

 


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