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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Coup de gueule  (Lu 5465 fois)

31 janvier 2008 à 19:38:23
Réponse #25

Patrick


Il est gendarme, le père : le môme est bon pour outrage à agent ;D


jiluc.
Justement, tu crois que chaque fois que les policiers ou gendarmes se font insulter ils collent une proécédure pour outrage ? Passeraient leur journée à remplir du papier pour voir derrière classer sans suites.

31 janvier 2008 à 19:53:50
Réponse #26

Chester



C'est marrant l'évolution des choses je trouve!
Ya pas si longtemps, une "raclée" était considérée comme un "complément d'apprentissage" :(
ça ne parle à personne?
LA fois où je me suis fait baffer par une bonne soeur (j'vous jure que j'avais rien fait pour ! )
J'ai pas moufté tellement j'étais persuadée de son bon droit, éducation oblige.Je suis juste restée là, avec mes camarades qui disaient "oui, mais tu peux porter plainte etc etc..." et ben, c'était inenvisageable.
Sans reparler des dates de naissances  ;) Je suis certaine que certains d'entre vous ont des souvenirs du genre...paske je peux pas croire que vous étiez tous des enfants modèle à l'époque (il y aurait eu une rupture trop brutale entre temps ;D ) je me trompe?

31 janvier 2008 à 19:59:39
Réponse #27

Olcos


put**n ca fait si longtemps que ca que j'ai quitté l'ecole ? J'ai pris deux baffes a l'ecole (je m'en souviens) et, outre le fait qu'elles etaient meritée, jamais je n'aurai été m'en plaindre...

Karto t'as été dans la même ecole que moi ?!  :o

Par contre il semblerait qu'avant que le prof ait été qualifié de c*nnard, il avait renversé les affaires du môme et l'avait poussé contre la porte... Attendons un peu avant de crucifier le gosse (et le père). Je me méfie plus des journalistes que des magistrats.
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

31 janvier 2008 à 20:14:15
Réponse #28

Jonathan


C'est fou ça.

Sauf que bon, je sais pas ce qu'on va pouvoir faire sortir de positif de ce fil sinon des ronchonnements de bistro ;)

Parlons plutôt du bon vieux temps  ;D Du coup j'ai l'impression d'être un vioc et je me souviens que "de mon temps" j'avais eu un instit qui filait des coups de grosse règle en bois sur le bout des doigts (les règles jaunes d'un mètre là) et un autre qui tirait les cheveux là où ça fait mal devant les oreilles  ;D Bin je peux vous dire que sous l'égide de ces deux instits, non seulement on était calmes, mais en plus on apprenait des tas de trucs passionnants pas du tout au programme  :up:


On a eu les mêmes instits pas possible  :D
Au JT de ce soir le procureur évoquait l'hypothèse de l'alcool pour l'enseignant et après on nous parlera du secret de l'instruction :lol:


Jonathan qui trouve que le monde prend une sale tournure  >:(
« Modifié: 31 janvier 2008 à 20:21:31 par Jonathan »

31 janvier 2008 à 20:41:09
Réponse #29

dub72


Cela me fait penser à la description des futurs profs par Jean Dell :

http://www.lets-jam.com/index.php/2006/11/27/795-jean-dell-nous-decrit-l-instituteur-de-demain


Ps: Cliquez sur


Ciao ;)
My free style flying over this world, kill your bad mind but he's never back down... (dub in'c song)

31 janvier 2008 à 22:11:43
Réponse #30

triptop


À moi ! :) Je suis prof aussi, dans le public (toujours dans des collèges) depuis un peu plus de trente piges, justement comme le type dont on cause. Je peux déjà apporter deux précisions, de ce que je comprends :

  • Le prof (de techno) a été suspendu en attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel, d'ici environ deux mois. C'est l'usage constant, dès qu'un pédago est mis en examen, ou même simplement s'il est "témoin" de premier plan en cours d'enquête (affaires d'abus sexuels par ex.). Rien d'anormal du point de vue du ministère, donc, c'est globalement ce qu'on appelle une mesure conservatoire en relation avec la protection de l'"ordre public" (difficile de laisser faire classe à des mineurs pour un mis en examen, on peut le comprendre). Quant à son traitement, il continue à lui être versé, la suspension sans traitement est une sanction disciplinaire qui ne peut être infligée qu'après toutes sortes d'étapes formelles, dont une commission paritaire. Il n'est donc pas formellement désavoué par l'éducnat — encore moins sanctionné —, même si des déclarations de responsables le chargent pour la forme, si j'ai bien entendu.

  • La Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire, stipule qu'il est interdit à un éducateur de donner une gifle à un jeune dont il a la charge. Il s’agit là d’un acte de "violence aggravée" et qui en France est, comme tel, passible de la correctionnelle (article 222-13 du code pénal Edit pour le fun : passible de cinq ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende). L'acte de violence est dit "aggravé" car donné par personne ayant autorité sur l'enfant. La qualification est d'ailleurs la même lorsqu'un prof est l'objet de violences dans l'exercice de ses fonctions, de la part d'un parent, par exemple. reste ensuite au juge d'apprécier la réalité de la maltraitance, en accord avec la jurisprudence, complexe en la matière (les question d'ITT prises en compte ou non)...

     Mon point de vue de prof qui a vu les choses évoluer : durant ma scolarité dans les années 60, puis dans mon boulot à partir des mid-70' jusqu'aux années 80, frapper un élève était une pratique communément admise de fait. Les sévices physiques (parler des violences morales serait un autre sujet) étaient fréquents, certains ici en témoignent ou pourraient le faire. Pour ma part, j'ai toujours trouvé cela détestable, ayant moi-même été victime de ce qu'on appelle tortures concernant les adultes : en primaire, rester agenouillé sur une règle métallique les bras croisés dans le dos etc. Idem dans les petites classes du secondaire : j'avais par exemple un prof de math en 4e qui nous frappait le haut de l'oreille poing fermé avec une grosse chevalière, ce dans un lycée très bien coté du centre de Lyon (Ampère).
    Comme on l'a fait remarquer ici, ces pratiques disparaissaient au fur et à mesure de notre prise de taille, de muscles et d'assurance face à l'adulte...

    Ensuite, la prise en compte de l'enfant comme une personne digne de respect et devant être protégée des violences physiques et morales s'est développée. Les droits de l'enfant ont finalement été codifiés au niveau supra-national. Et je crois que c'est bien : qui défendra les enfants des abus, si ce n'est la loi et ceux qui sont chargés de la faire appliquer — et encore plus dans le cas de violences institutionnelles ?

    Chacun d'entre nous, les pédagos, sait en tout cas — quel que soit son point de vue sur la baffe salvatrice ou non — depuis bien longtemps qu'il est hors de question de frapper un élève, même "doucement", que même le tirer par la manche peut avoir des conséquences analogues, pour peu qu'il y ait une éraflure au cou de 2 cm causée par le frottement du tissu :D

    Celui qui frappe ou qui insulte, c'est celui qui perd le contrôle de lui-même et de sa mission. Celui-là en tant qu'éducateur est un danger potentiel pour les mômes qu'il a en charge. Ainsi, voilà un ou deux ans, un prof débordé, excédé, a sectionné le doigt d'un élève en claquant violemment la porte alors que cet élève "mis à la porte" refusait de sortir et s'accrochait au chambranle. Le doigt est tombé par terre à l'intérieur de la classe...

    Notre Manitou vénéré a évoqué les multiples raisons de telles pertes de contrôle, j'y adhère. Il faut savoir en particulier que l'éducnat laisse des gens aller de plus en plus mal sans rien faire, tant qu'il n'y a pas de vagues (parents essentiellement) : c'est le seul et unique critère que je connaisse en matière de gestion des personnels (et je ne dis pas ça pour polémiquer, je le pense complètement, et j'ai plein d'exemples.)



    jiluc.


 :up: :up: :up:
ça fait plaisir de lire ça
"Honi soit qui mal y pense !"

31 janvier 2008 à 22:33:13
Réponse #31

DavidManise


Ouaipe.  Moi je tiens plus là.  Je vais faire cuire une nouvelle fournée de sachems ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

01 février 2008 à 00:56:11
Réponse #32

Anke


Je suis peut-etre très con, vous me direz hein !
Je ne comprends pas :
un enfant doit être respecté, sans aucun doute. Mais pour être respecté, encore faut-il être respectable !
Les règles de collectivité sont les mêmes pour tous me semble-t-il. Je trouve un peu facile de rester "impuni" ( le mot est trop fort) et continuer de foutre le bordel à l'école sous prétexte qu'on est mineur.
" Elève Anke, vous viendrez en retenu mercredi après-midi ! Non et je t'encule batard !" Et ce devant le reste de la classe. "Elève Anke sortez ! Viens me chercher, j'te nique ta race !" Les autres élèves comptent les points !
Flute à la fin. Pour moi, y'a pas de solution, je peux me faire traiter de facho c'est pas grave, à force de tortiller du cul pour chier droit, on se retrouve devant des situations ingérables.
"Eleve Anke, arrète de faire le zouave et de foutre le bordel, ou tu démerderas avec tes parents puisqu'on va leur supprimer les allocs( dont ils ne se servent pas pour toi d'ailleurs) à cause de tes conneries".

Un prof doit être respecté, sans aucun doute. Mais pour être respecté, encore faut-il être respectable !
C'est l'image de l'adulte dont il s'agit là, c'est celle qu'il faut défendre. Et faire comprendre aux gosses que enfin, ils sont interessants, qu'ils comptent, qu'ils sont importants. Leur taper sur le museau ne changera rien hélas ! C'est un langage qu'ils ne connaissent que trop bien...
J'ai été prof deux ans ( CPA, CPPN, classes de fin de cycle où on foutait les mômes en échec depuis le CP !), j'avais 21 ans et pas de formation !( recrutement pas petit annonce par le principal du collège ! j'avais juste le bac.) J'étais le huitième en deux mois, les mômes cassaient du prof. J'ai tenu deux ans, je serais resté plus si j'avais été renommé ( maitre-auxiliaire).
Je sui allé en chercher un chez les flics une fois, le môme : " Ben kestufaislà ? J'allais pas te laisser tomber mon vieux...Ouais, ben t'es pas comme mon père !"
Ce trouducul a cassé un magasin de musique pour m'offrir une guitare le jour de mon anniversaire ! J'ai gueulé comme un âne, il n'avait pas pensé que cela pouvait me nuire ( recel).

On est pareil que ces mômes là. Vous croyez encore les hommes politiques ? Non ? Pourquoi ? Ben parce qu'ils ne sont pas crédibles...
Commençons donc à construire un environnement décent, un monde aux dimensions humaines pour nos gosses, en commençant à la maison. C'est pas un pb de morpions, c'ets un pb de parents qui ne méritent pas d'avoir de gamins. Ce sont les parents qu'il faut responsabiliser, pas les gosses, et pour ça faut TAPER là où ça fait mal, dans le porte-monnaie et encore, pas sûr que ça marche ! Leur gosses il s'en foutent...
Maintenant, je suppose qu'avant de lever la main, le prof à tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme. Un prof ne frappe pas d'entrée de jeu ! Ou alors c'est un malade. Il y a des carnets de correspondance, des conseils parents-professeurs, on peut même convoquer les parents si on veut, ou à l'inverse le prof.
On arrive seulement à retenir ce qui fait les choux gras du JT et alimente les émissions de J.Courbet ( mes grand-mères raffolent !). ça serait bien que les parents cherchent à comprendre avant que la baffe arrive sur la joue de leur mouflet et si elle est arrivée, de comprendre pourquoi elle est arrivée et ce avant de se ruer au poste de police le plus proche, et demain ce sera peut-etre le cabinet d'avocat le plus proche d'ailleurs ( on aimerait peut-etre se faire un peu de pognon pour acheter l'écran plat chez darty !)
M'énerve, je vais me faire un feu au firestell tiens !

01 février 2008 à 11:14:24
Réponse #33

Jonathan


TAFDAK Anke

Jonathan

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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