Bonjour à tous, gens de bonne volonté...
Je ne vais pas répondre sur le contenu de ce fil. Juste exprimer mon opinion générale, d'abord, et rappeler un principe général, ensuite.
Mon opinion -- et c'est une opinion -- est que peu importe que le climat change ou pas, ça serait vachement mieux pour nous-mêmes, pour nos semblables, pour la nature et pour le plaisir si on favorisait systématiquement des relations respectueuses et "gagnant-gagnant" avec nous-mêmes, avec les autres, et avec l'environnement.
Je tâche de faire ça à mon échelle, en faisant des choix qui ne sont jamais, par définition, sans impact humain ou écologique, mais qui cherchent le plus souvent à sortir du parasitisme pour entrer dans un rapport de symbiose : l'un prend ce dont il a besoin et donne en échange ce dont l'autre a besoin, et inversement.
"Donner et recevoir", en bonne intelligence, en considérant l'autre (et soi-même) comme un être sensible, libre et ayant le droit inaliénable d'exister. Ca n'est évidemment pas toujours possible, mais de tendre vers ça limite déjà énormément la casse.
La suite de mon opinion, c'est simplement que l'harmonie d'un grand système comme la terre implique aussi des phases de destruction et de réorganisation. Et si, dans une pâte à pain, un moment donné les levures trop nombreuses étouffent et donne un goût aigre à l'ensemble, je pense que l'humanité est largement capable de faire la même chose sur la planète. Or, pas de chance pour nous, la planète a des ressources de régulation bien plus puissantes que la pâte à pain, et là on va arriver à un moment où les grands modèles économiques basés sur le parasitisme ne seront juste plus soutenables. C'est toujours seulement mon opinion. Si ça se trouve j'ai tout faux.
Ca va probablement créer des problèmes.
Ces problèmes vont (toujours mon opinion) se régler de deux manières : par une diminution plus ou moins grande de notre population, à nous homo sapiens. Et par une réorganisation -- de gré ou de force -- de nos méthodes de subsistance.
On risque fort d'entraîner avec nous, dans notre sillage, encore quelques espèces de plus. Et ensuite s'ouvriront des niches écologiques insoupçonnées pour des espèces adaptées aux ruines de l'écosystème actuel. Et la vie continuera, avec ou sans nous.
Est-ce qu'on peut ou est-ce qu'on doit y faire quelque chose ? La question n'est plus là. La réalité va prendre le pas sur le débat, là, je pense.
Ceux qui savent coopérer entre eux et coopérer avec leur biotope mourront moins souvent, par contre, je pense. Et pour coopérer avec les autres et avec notre biotope, il faut être capable d'un minimum d'introspection. Il faut se connaître soi-même. Il faut savoir se remettre en question. Il faut être suffisamment libre intérieurement pour trouver de la satisfaction dans des choses qui ne poussent pas à l'autre bout de la planète.
Nos conditionnements culturels sont assez puissants pour qu'on saccage notre planète pour acheter des trucs inutiles à notre survie pour nous sentir le droit d'appartenir à nos groupes. Et je pense qu'en réparant un peu les relations et les conditions d'accès à ces liens humains indispensables, on arriverait assez vite à nous sentir exister aux yeux des autres sans devoir passer par la case consommation.
L'intérêt des alternatives en tous genres, c'est surtout cette redéfinition du rapport humain : quitter les relations d'objet à objet, pour revenir vers quelque chose de plus simple, et de plus authentique (pas toujours, souvent maladroitement ou avec d'autres objets transactionnels, dont notamment de la spiritualité à deux balles). Toujours seulement mon opinion.
Bref. Si on fait tous des choix coûteux pour le biotope, c'est que ça répond à un besoin profond, hein.
Le principe que je veux rappeler, ensuite, c'est que dans ce forum, globalement, on interdit les débats autour de la politique, de la religion et des calibres pour une simple raison : ce sont des débats sur des sujets qui sont chargés émotionnellement et qui s'appuient sur des opinions. Tant que chacun reste conscient qu'il parle de ses opinions et qu'il n'a pas d'appuis objectifs pour en parler comme des faits, ça va. Mais ça glisse toujours.
Ici, on a le même cocktail : un sujet chargé émotionnellement, et des opinions. L'impossibilité d'être sûr qu'on a raison. Et des enjeux à convaincre. Alors je surveille ça de près... et je demande à tous de se rappeler qu'en fait, on ne sait pas grand chose

Des bisous

David