Bonjour,
Sujet super intéressant!
J'étais en train de vous préparer une bonne tartine quand les plombs ont sautés... Grrr, plus qu'a recommencer.
David je serais très heureux de connaitre les fruits de ton entrainement car j'ai un but à peu près similaire à savoir tenir une longue marche et avoir encore des ressources pour faire autre chose ensuite sans avoir besoin d'une journée de récup comme actuellement.
Petit coup de gueule, gentiment.
Quelqu'un parlait de prendre de l'aspirine avant la marche pour limiter les courbature. C'est super dangereux en cas de blessure hémorragique et ensuite c'est antidouleur du coup en cas de blessure tu risque de l'aggraver car tu ne sentira pas la douleur. Oui, la douleur est une information mais faut savoir en tenir compte pour éviter les accidents.
Depuis deux ans que je m'intéresse à la vie sauvage et que j'ai lâché la rando pure j'ai plus une aussi bonne condition physique et plus le même entrainement. Actuellement quand je pars je fait deux journées ou deux demi journées à charge maximal puis le reste à charge réduite pour les déplacement à la journée autour du campement. En camps itinérant c'est maximum quatre demi journée à charge max sur une semaine. Alors une journée intense avec un sac de 12kg j'en chie grave pour récupérer.
En ce qui concerne les bâtons je plussoies fortement. Quand je faisais de la rando je les prenaient systématiquement, faut dépasser le "quand dira t'on" puis les essayer c'est les adopter. Les premières fois on a plus mal au bras qu'aux cuisses comme ça à été dit mais en peu de temps cela s'équilibre. On sent surtout la différence dans les gros dénivelés quand on est chargé. Et en descente c'est un vrai bonheur, c'est comme si on avait quatre jambes. J'augmente en moyenne ma vitesse de marche par 1,5 avec sans prendre plus de risques, sans blessures (question d'entrainement je fait au moins deux petites descentes engagés par semaines, 200 à 300m de dénivelé à vitesse max sans bâtons).
Je me rends compte que sans avoir étudié le sujet, juste en écoutant mon corps, j'ai adopté des comportements sains, qu'en ayant beaucoup travaillé la respiration avec la méditation j'ai pris des réflexes naturels proche de la marche afghane et que la longueur de mes foulées s'adaptent automatiquement au dénivelé. Un truc en plus, sur le plat j'allonge mes foulées au max, ça étire les muscles et favorise l'évacuation et la récupération (c'est mon ressenti), tout ça en alternant course et marche sans monter dans les tours ("sous le seuil d'anaérobie" c'est comme ça qu'on dit, non?) pour faire travailler des muscles différents.
Cette semaine je passais mes épreuves de sélection BPjeps rando. Première épreuve une rando de 24km, 1200m de dénivelé + et - , c'est pas éliminatoire comme pour le probatoire de l'AeM mais en fonction du temps on obtient une note (4h ou moins=20/20, 5h20=10, 7h=0) puis c'est coef 1 alors pas super important.
Cette année j'ai pas été gâté, effets secondaires de deux années de traitement au bétablocants arrête en avril. Puis légère intoxication au CO2 en octobre en bossant dans une cave (toute la journée la tête au dessus des cuves qui fermentent), résultat taux de globules au ras des pâquerettes. Et enfin très peu de temps pour me préparer aux épreuves, j'ai du viser l'efficacité en 3 semaines. Comme je sais que ce genre d'épreuve ce fait sur le mental j'ai fait impasse sur la préparation physique (j'ai continué à faire mes deux sorties par semaine, 4 à 5 heures de marches avec dénivelés en dent de scie mais j'aurais du le faire avec le sac chargé, erreur de ma part). J'ai bossé à fond mon projet pro et ma motivation (les épreuves à fort coefficient pour la sélection) et ça m'a préparer mentalement. Puis méditation à gogo pour travailler le souffle, l'endurance à la douleur et savoir quand faut s'arrêter ou faire une pause pour éviter la blessure.
Je suis arrivé super concentré au départ de la course, à telle point que j'ai effrayer certains, le lendemain une fille me dit texto: "quand je t'ai vue arrivé je me suis dit, lui c'est un killer il va tous vous exploser" Je m'étais pas rendu compte à quel point je pouvais avoir un air si sévère quand je suis focalisé et concentré.
Ça a finalement payé car avec ma condition physique de babz j'ai tout de même fait la rando en moins de 5h autant que certains qui c'étaient bien entrainés(alors que j'avais prévu de la faire en 6h). Je me suis même permis une pause de 10 minutes et une cloppe, 5km avant l'arrivée, juste avant la plus grosse montée du parcours, soit disant une côte de psychopathe, en fait je suis arrivé en haut alors que je pensais être seulement à la moitié tellement ils en avaient fait tout un foin. Faut que j'avoue avoir emprunté les bâtons de marche d'un ami Mul, des trucs "delamorkitue" et qui valent la peau des c*u!lles mais ne pèsent que 115gr pièce, le rêve.
Pour ce qui est de l'entrainement pour les longues marches, ce que je faisait quand je randonnais, avant chaque saison estivale, pour récupérer une bonne condition c'était une grosse rando par semaine, à la journée, en augmentant petit à petit la charge jusqu'à de 17kg max soit 1,5 fois ma charge habituelle en rando. Et franchement j'ai pas trouvé mieux comme entrainement, ça renforce bien les articulation et surtout de façon progressive. Quand on est habitué à faire ça toute les semaines et qu'on part qu'avec 10 à 12kg en rando c'est la ballade, en arrivant le soir après 25 bornes et du gros dénivelé on à encore la pêche. Sur plusieurs jours c'est le mental qui fait la différence, je me ménage les 2 premiers jours et à partir du troisième le diesel est chaud et plus moyen de l'arrêter. Ma plus grosse journée de rando c'était un 3eme jour, j'ai pas pu compter les km, mais j'ai marché 12h en comptant les pauses (environ 2h au total) et j'ai fait 2000m de dénivelé + et - à vue de nez dans les 60km effort si c'est pas plus.
Nico