Mes 2 cents de mon expérience de travailleur social "de rue" auprès des SDF et autres tox.
On oublie souvent de les traiter comme des êtres humains donc, comme cela a déjà été dit:
Ce que je ferais dans un premier temps, si ca commence à devenir récurant, c'est au moins aller lui parler...
En même temps, si on souhaite que le monsieur puisse (peut-être et s'il le souhaite) améliorer quelque chose dans sa vie.
N'y a t il un organisme genre secours populaire ou maraude qui pourrait venir tenter un dialogue ?
Ceux qui font de la maraude connaissent très souvent les "personnages". Ils pourraient déjà te dire s'il est instable, dangereux, un "simple gentil" et aussi "comment" le gérer (juste parler avec lui, lui donner quelque chose, etc.) si toi-même tu souhaite/peux entamer un dialogue.
peut être peux-tu tenter une réponse plutôt "humaine" ?
essayer de lui parler pendant un moment de calme, voir avec le samu social ?
(...)
Oui, pas la peine de l'aborder dans ses moments de "crise". Un simple "Bonjour, comment allez-vous?" ou "Je vous vois plus souvent ici, je m'appelle XXX, et vous, comment vous appelez-vous?" sont de bonnes amorces.
Le monsieur comprends rapidement si tu es venu lui casser les bonbons ou si tu es juste sympa. (tu pourras être casse bonbons APRES que son cerveau t'aura classé dans les gens "sympas")
attention tout de même aux réactions inattendues (une lame ça sort vite)
...
Je ne sais pas si c'est encore comme ça que ça marche, mais à l'époque où j'étais sur Paris, lorsqu'un individu semblait devoir faire l'objet d'une examen psychiatrique, le commissaire d'arrondissement rédigeait un rapport dans ce sens; l'intéressé était alors conduit à l'IPPP (institut psychiatrique de la préfecture de police). Bien souvent il n'y restait pas très longtemps cependant, mais peu retournaient au même endroit.
Oui, gaffe! Reste à distance raisonnable, de préférence dans la rue ou avec la porte ouverte (témoins/aides potentielles).
Ils ont quasiment tous DES lames... et aucune hésitation à les utiliser si besoin. Au pire, ils auront juste un toit, un lit et un repas chaud en tôle... ce qui est mieux que la rue (si la durée reste limitée).
Le contact avec les FO (IPPP ou autres) ainsi que les services sociaux/SAMU social/maraude doivent se faire en parallèle. Il ne faut pas compter sur eux pour régler ton problème.
C'est TOI qui a un problème avec le monsieur. Pas lui avec toi... Ni les services (sociaux ou FO) avec lui.