Bonjour,
il n'y a pas forcément de lien entre appréhension du vide et mal des transports. Ma vie est vraiment gênée par le mal des transports, je ne supporte pas plus de 10 mn de bus, ni 2 mn sur un ponton. Pourtant je n'ai jamais été malade en bateau ni en tourniquets. (ce sont les mouvements latéraux que je ne supporte pas) Le tgv est un problème, les rond- point ont pourri ma vie.
Mais j'ai toujours grimpé sans crainte du vide. Je peux avoir des appréhensions en raison de la fiabilité de ce sur quoi je suis (ok dans un arbre, au bord d'une falaise, mais je ne monte pas dans les manèges ou les grandes roues. et je pourrais peut être sauter en parachute seulement si j'ai moi même emballé un parachute qui vient de servir...sinon, jamais de la vie. Et en y réfléchissant bien, j'ai quand même la trouille d'avoir le mal des transport si ça balance dans ce truc...mais surement pas la peur du vide. Dommage, ça doit vraiment être le pied de se jeter vers la terre comme un oiseau.
Pour te répondre, je sais par expérience (sur les autres)que cette appréhension est tout d'abord naturelle (c'est normal d'avoir peur du vide à 1,5 m de haut, ensuite peu importe la hauteur c'est pareil) quand on est seulement habitué à rester au sol. Ensuite, il faut travailler l'équilibre, renforcer les repères corporels dans un environnement vide, progressivement. Une barre à deux mètres du sol devrait suffire.
Moi même, lorsque j'ai repris des activités dans le vide après des années d’arrêt, j'ai constaté que ce que je voyais me semblais peu fiable, j'avais ramolli ma perception de mon environnement, par manque de pratique. J'ai senti une légère pointe d’anxiété. Au bout de quelques jours (ou minutes, je sais plus) j'ai retrouvé toute mon assurance passée, et ma vision me donnait un sentiment d'ancrage sûr dans l'environnement dans lequel je me trouvais.
On ne devrait pas rester dans une situation anxiogène, ça freine le processus d’apprentissage, d'adaptation pour être à l'aise ensuite. Mais il faut s'exposer régulièrement à aller vers cette limite, pour qu'elle recule en douceur. tout en restant à l'extérieur de nous

On peut repousser les limites sans y être confronté.