Deux remarques à nouveau:
- Notre source c'est la presse... parfois on peut douter de l'exactitude. Qu'elle ai perdu beaucoup de poids ça semble indéniable, qu'elle connaisse mal son poids initial à quelques kilos près et / ou qu'une extrapolation ai été faite par les médias sur des infos incomplète est très possible.
- Au contraire, les personnes obèses ( si elle pèse réellement 90kg, sans connaître sa taille il y a de bonnes chances qu'elle soit classée comme obèse ) perdent beaucoup plus de poids qu'une personne mince à conditions égales en situation de jeûne prolongé, la perte est proportionnelle au poids initial ( constaté sur des études militaires américaines* ). La science connaît mal ces phénomène, très peu étudiés et issus d'étude opportunistes ( grévistes de la faim ayant accepté de se faire suivre pour des études sur le jeûne ), de rares études avec des volontaires sains ont été faites, mais la documentation est peu fouillée sur le sujet et les évolutions manquent de comparatifs pour dresser de véritables profils, surtout sur des patients en véritable état de stress.
Plusieurs sujets sur ces études perdent sur la fourchette haute autour d'1kg par jour et ce même après la première semaine de jeûne.
Une personne plutôt mince va pouvoir tenir longtemps en éliminant quasiment la totalité de ses graisses, puis une fois le stock quasiment épuisé, basculera sur la lyse protéique qui amènera rapidement le risque vital ( ça peut effectivement durer plusieurs semaines ).
Une personne obèse aura quasiment une réserve illimitée de graisses, et pourrait virtuellement tenir des mois et des mois... mais arrivé à un certain seuil, le métabolisme bascule sur la lyse protéique et la personne décède ( certes bien après une personne mince ). La différence est qu'une personne mince aura consommé quasiment 100% de ses graisses, alors qu'un obèse moins de 70% au moment de sa mort.
Bref, histoire très étonnante, mais pas impossible.
* Référence: Maj. William J Phillipps, MC USA. Starvation and survival : Some Military Considerations. Mil Med 1994 ; 159 : 513-516.