C'est pour ça que je prends le riz minute. Y'a juste de l'eau chaude à mettre dedans.
a+
Salut à tous,
Au feu de bois, je ne trouve pas le riz si long à cuire finalement, en tout cas j'en suis revenu, car un peu lassé par la semoule. Je mange également et assez régulièrement mon riz cru. En gros, pour une bouchée de riz, mastiquer environ 150 fois. L'apport énergétique est supérieur, et la sensation de faim disparait en 2 ou 3 bouchées.
On parle bien de boustifaille de vagabond, appliqué donc à la route, pas nécessairement à la rando loin de tout etc. Voilà ce que j’essaie d'avoir dans mon sac, pas forcément tout et toujours en même temps :
Farine : Je demande régulièrement aux gens qui m'invitent s'ils peuvent me donner un peu de farine. De fait, ma bouteille de
1L est toujours remplie avec des farines divers et variées (complète, blanche, etc etc). Je m'en sert pour tout. Faire du pain banique, des chapatis, épaissir mes soupes lorsqu'elles sont un peu maigres. Tous les trucs qu'on trouve dans le bouquin de Couplan en bref, adapté aux régions que je visite. Ainsi j'ai pu faire apprécier à des Berbères des chaussons aux dates, cuitent à leur manière : déraciner un petit arbrisseau sec dont je ne connais plus le nom. Il se consume sans faire de flamme, idéal.
Huile d'olive : De la même manière, j'en demande régulièrement pour remplir ma bouteille de
50cl. Je suis déjà resté 9 jours en montagne en ne donnant à mon organisme que de l'eau et des chapatis que je trempais dans l'huile d'olive avant de les manger.
Riz : Car c'est nutritif, pas si long, et je crois que de toute façon sur la route, la meilleur chose qu'on ai à dépenser justement, c'est du temps

. Aussi car c'est une base alimentaire qui permet plein d'improvisations ! Dans les iles tropicales, ou je suis en ce moment, j'aime me faire mon risotto à la salicorne, morceaux de coco et aux oursins, cuit dans l'eau de coco. Simple, très simple et diablement bon. C'est également mon anti diarrhée au cas ou. Pas le riz en lui même, mais surtout l'eau de cuisson.
Même procédé, en générale je demande et je transporte dans une bouteille de
50cl, mais le riz se trouve aussi régulièrement dans les poubelles de super-marché.
Flocons d'avoine : C'est le top du top

. Pour le côté nutritif, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur le net. Pour l'utilisation, tout ! Si on a rien de rien, on le mélange juste à l'eau et ca fait un bon repas. Autrement, en le faisant bouillir dans l'eau salée (fameux porridge). Mon péché mignon : écraser une banane (trouvée dans les poubelles du super marché la veille) dans une assiette, rajouter les flocons d'avoine. bien mélanger, puis rajouter de l'eau et mélanger à nouveaux. La qualité change énormément en fonction des pays, et n'est pas forcément fonction du prix. Le classique, presque inévitable, flocons d'avoine, eau, canelle. Ou encore une recette que je fais régulièrement : faire longuement revenir les légumes (au choix) trouvées la veille a la poubelle dans une gamelle jusqu'à obtenir une bonne soupe, rajouter les flocons d'avoine, laisser réduire jusqu'à ce que l'eau disparaisse.
Je fais également des biscuit beurre (poubelle la veille etc blabla), farine, flocon d'avoine. Ca c'est pour le style et pour épater les filles au moment du thé.
Sans oublier les galettes faite à partir de flocons d'avoine et oeuf (poubelle, veille, blabla), et toutes autres agrémentation au choix et en fonction du recyclage. Délicieux, nutritif. Si j'en trouve, j'en prends autant que je peux (souvent
500g)
Lentilles : Dans une bouteille de
50cl également comme le reste, quand je veux consommer je prévois à l'avance et mets dans une bouteille à part, dans l'eau et dans le sac à dos pour la journée (ou plus). Plus rapide à cuisiner après. Si j'ai le temps (bivouak de plusieurs jours, navigation à voile),
je fais germer mes lentilles avant de les consommer. Cela demande 3 jours environ.
Couscous : Plus vraiment, mais il faut bien lui reconnaitre un côté pratique. Dans l'eau, même froide, pendant quelques minutes et c'est prêt à consommer.
Epices : Un petit sachet de curry ne coute rien, dure longtemps, et donne du gout à ce qui n'en a pas.
Je ne transporte pas de produits frais. Je les trouve dans les poubelles de super-marché quand je suis proche de la civilisation, dans la nature autrement (la seconde option étant ma préférée, même si je trouve beaucoup de charme et d’intérêt à la première).
Je n'ai rien de bien nouveau ou miraculeux, mais ca fonctionne bien pour moi et j'ai des repas varié. Plus ou moins riches en fonction des endroits, j'ai déjà eu des moments compliqués, mais je m'en tire globalement pas mal. On parle bien entendu d'être sur la route, pas en rando de quelques jours ou, potentiellement depuis son domicile on aurait puis cuisiner un bon truc à haute valeur énergétique qui tient dans un zip-loc, dont on va manger une part matin, midi et soir pendant une semaine, avant de pouvoir revenir à la maison se réalimenter normalement. Sur la route, sur le long terme, il faut...ben justement pouvoir tenir le long terme, donc prêter un peu attention à sa manière de se nourrir, sans que cela devienne non plus une obsession. Rien de tout cela ne coute vraiment cher non plus, ce qui est également, je le crois, un critère.
En fait, pour moi, le secret réside dans la
simplicité des aliments. Toutes les choses un peu plus funkys sont, à mon sens, plus extraordinaires et pas nécessaires, et ne font pas leur preuve dans le temps, autre qu'a titre exceptionnelle.
Mais attention, dans ma liste, je n'ai pas parlé de tous les aliments simples ! Je crois par exemple que dans quelques semaines quand je serais en Amazonie, les aliments simples seront tout autre ! (manioc par exemple, etc).
A plus tout le monde !