Quand on est déclenché sur une pathologie sérieuse, quelque soit l'origine ( imprudence ou réel accident malgré toutes les précautions ), on se pose rarement la question à ce moment du bien fondé de la sortie ou non. Mais sur le principe, c'est hélas une question qu'on ne peut considérer qu'en philosophes, car à partir du moment où l'équipe est déclenchée c'est qu'il est trop tard pour faire de la prévention.
Je pense que chaque situation de secours a cet équivalent, en montagne, en mer, comme en milieu urbain, quantités d'interventions mettent en danger les équipes de secours pour des gens totalement inconscients, en comptant aussi le fait que l'équipe qui leur porte secours n'est pas disponible pour venir en aide à une potentielle autre victime peut-être plus grave à un autre endroit.
Malheureusement parfois on y peut rien. Il y a un certain paquet d'années, le Dragon 2B de la sécurité civile ( EC-145 ) s'est crashé dans un défilé montagnard en haute corse par une violente tempête, malgré ses bi-turbines, après être allé chercher une femme enceinte qui accouchait à domicile dans un village reculé éloigné de toute structure de soins, et alors qu'elle avec une grossesse à risque. Bilan: l'enfant et sa mère, le pilote, le mécanicien, le médecin du SMUR, tombés au champ d'honneur.