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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Face à un déséquilibré en pleine crise  (Lu 13006 fois)

23 août 2014 à 13:27:26
Réponse #25

fry


Effectivement il n'y a plus rien dans les VSAV. Certains départements et communes son dotés d'une VLI ( véhicule léger infirmier ) pompier avec la possibilité de mobiliser un infirmier qui se déplace avec son matériel et administre des médicament par délégation.

23 août 2014 à 13:49:34
Réponse #26

musher


Ok,

Ceci explique ce que je vois sur les accidents.
Un VSAV qui arrive avec ou après le fourgon et dont les occupants s'occupe de la bobologie ou de l'immobilisation, réa, intubation/oxygène. Et ensuite l'arrivée du SAMU ou d'une clio/kangoo rouge avec un pompier qui pratrique les gestes médicales.
Je croyais que ce pompier était un médecin. Ca doit être l'infirmier.
Donc dans le VSAV, pas d'infirmier, juste des PSE2 ?

23 août 2014 à 19:55:05
Réponse #27

fry


Citer
Un VSAV qui arrive avec ou après le fourgon et dont les occupants s'occupe de la bobologie ou de l'immobilisation, réa, intubation/oxygène.

Dans tous les cas un VSAV ne contient effectivement que des secouristes, pas d'infirmiers ni de médecin.
Pour ce qui est de l'intubation c'est un geste purement médical, il ne se pratique ni par les secouristes, ni même par l'infirmier de la potentielle VLI, mais par un médecin urgentiste et / ou réanimateur.

Citer
Et ensuite l'arrivée du SAMU ou d'une clio/kangoo rouge avec un pompier qui pratrique les gestes médicales.

C'est compliqué, ça dépend encore des départements.
Il peut effectivement y avoir un SMUR blanc, les plus connus, on ne peut pas les confondre.
Mais il peut aussi y avoir un SMUR rouge pompier, militaire, dans les villes de Paris ( BSPP = Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, armée de terre ), et Marseille ( BMPM = Bataillon des Marins Pompiers de Marseille, marine nationale ). Ce sont de gros camions rouge avec marqué " réanimation " encerclé de zebra fluos, on ne peut pas non plus les confondre.
SMUR = Médecin urgentiste / Infirmier / Ambulancier.

Il existe la VLI dont on a déjà parlé, armée avec un infirmier habitué à l'urgence ( infirmier SMUR ou d'un autre service mais ayant reçu une formation spéciale ).

Enfin dans certains départements encore il existe des médecin pompiers rattachés à une caserne, dans les coins reculés, on les reconnaît à la mention " médecin " sur leur 4x4. Mais ils tendent à disparaître.

Désolé de la sortie de sujet.

23 août 2014 à 20:45:08
Réponse #28

guillaume


Dans tous les cas un VSAV ne contient effectivement que des secouristes, pas d'infirmiers ni de médecin.
Pour ce qui est de l'intubation c'est un geste purement médical, il ne se pratique ni par les secouristes, ni même par l'infirmier de la potentielle VLI, mais par un médecin urgentiste et / ou réanimateur.

Musher confond peut-être avec la pose d'une canule ?

a+

23 août 2014 à 22:53:14
Réponse #29

musher


Musher confond peut-être avec la pose d'une canule ?

a+

Oui, c'est.
Pas l'intubation comme on voit dans Greast Anantomy   ;D
Désolé de l'erreur de langage médical

Désolé de la sortie de sujet.

De rien, moi, ça m'a permis de comprendre les compétences et les prérogatives de chaque niveau.

Si le gars en face de moi est un peu excité : le 18 car ils vont le calmer et lui faire prendre ses médocs si il les a sur lui.
Si le gars est raide speed et commence à devenir violent et dangereux : le 15 car ils pourront le shooter pour l'emmener
Si le gars sort une kalach et arrose : le 17   ;D

24 août 2014 à 14:56:18
Réponse #30

Erete


En ce mettant a la place des forces de l'ordres, qui manque cruellement de formation pour ce type de personne et qui lorsqu'il arrive sont souvent considéré comme une agression (un peu logique). fry, pour toi doit-ils utiliser les mêmes posture qu'une personne civil ou rester dans leur rôle de bouclier dans une intervention force de l'ordre/personnel médicale?
Autre question, il y a t'il des organismes pour être former avec un professionnel ?

24 août 2014 à 15:34:43
Réponse #31

fry


Le comportement à adopter est différent en fonction de la pathologie psychiatrique rencontrée.

De manière générale on peut opposer une personne seulement extrêmement agitée: hystérie, très grande colère chez une personne simplement très intolérante à la frustration ou dans un contexte très particulier ( perte d'un proche, etc... ), ce sont là des personnes qu'on peu considérer comme en possession de leurs moyens mentaux mais qui nécessitent un contrôle ponctuel. On peut aussi ranger dans cette catégorie les personnes âgées démentes ou confuses, qui peuvent se traduire par des comportements agressifs.  Le recours médical habitué à la détresse psychologique trouvera mieux les mots qu'un policier ou un gendarme, mais un intervenant des forces de l'ordre muni d'un peu de tact et d'empathie et de beaucoup de patience pourrait probablement faire aussi bien.

Et de l'autre côté, les personnes - beaucoup plus rares - en véritable état de délire, comprenant les bouffées délirantes inaugurales souvent chez des sujets jeunes, parfois dans un contexte de prise de toxiques ( cannabis, autre ), et les personnes connues comme schizophrènes faisant une nouvelle poussée délirante.
Ces personnes ne peuvent être raisonnées, on entre clairement dans le registre de la pathologie psychiatrique, et mieux vaut y opposer au possible des personnes habituées et entraînées à prendre en charge ce genre de malade. Il est difficile d'édicter des conseils sur ce genre de patients compliqués, on peut toujours retenir qu'il est inutile d'aller contre le délire ( exemple: si il vous dit que des extra-terrestres lui ont dit de se servir du couteau, ne lui faites pas remarquer que c'est impossible et absurde, mais essayez plutôt de respecter le schéma délirant et de lui demander pourquoi les dits extra-terrestres lui font de telles demandes ), et que se montrer violent ou autoritaire est dans la mesure du possible la dernière chose à faire. Il s'agit de patients totalement imprévisibles, et la mise en place du dialogue a pour seul but de désamorcer la situation et d'endormir sa vigilance pour pouvoir l'emmener à l'hôpital, sans contentions si on s'y prend bien et surtout qu'on est chanceux, avec contentions mécaniques et/ou chimiques sinon.

Dans les faits la plupart des états d'agitation extrêmes sont issus de la première catégorie et les SMUR ne sont pas indispensables, un personnel non médical s'y prenant avec tact et méthode parvenant souvent à s'en dépêtrer, et il est rare qu'on ai besoin d'un recours médicalisé/médicamenteux.

Pour ce qui est de la seconde catégorie, dans de nombreux cas ils s'agit de délires peu agressifs qu'il est facile d'emmener tranquillement à l'hôpital si possible avec des proches ( le père, le mari/femme ou un membre de la famille juste a côté pour rassurer ). Si en revanche on est confronté à un patient délirant hétéro agressif un SMUR est justifié.

En ce qui me concerne, non, je ne connais pas d'organisme proposant des formations pour ce genre de situations.

24 août 2014 à 16:41:16
Réponse #32

Erete


Merci pour cette réponse.
Mais comme tu le dit, il faut être patient ...
Par expérience dans les transports, les forces l'ordre ont souvent pas le temps, ce qui en fin de compte, fais perdre du temps et énergie à toutes le monde.
Très instructif qui peut utile même sur les gens normaux :)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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