t inquiètes je ne légitime absolument rien. je constate juste qu'aujourd'hui on est lié à nos débiteurs et au fait qu'ils achètent les billets qu'on imprime.
sur le fait que la france ne peut pas imprimer ses propres billets (c'est à dire que l'état ne puisse pas se prêter d'argent), ça ne change rien au fait qu'avoir un budget déséquilibré sur le long terme est malsain. par contre ça nous aurait permis d'économiser sur les intérêts payés aux banques et c'est loin d'être négligeable. l'idéal aurait été de ne pas avoir besoin d'emprunter, mais ça c'est encore autre chose.
de toute façon, la planche à billet ne serait pas une solution durable, notre monnaie se serait effondrée (inflation). les usa peuvent le faire parce qu'ils ont eu des moyens de pression considérable, politiques, économiques et militaires (ex : tout le monde a entendu parlé de bretton woods, mais l'accord Blum-Byrnes a été sans doute aussi vicieux). et c'est aussi comme cela qu'ils tiennent entre autres les chinois. ceux ci possèdent un stock considérable de dollar (3000 milliards de dollar), si le dollar s'effondre la chine perd gros. c'est une des raisons pour lesquelles la chine diversifie ses réserves (par exemple en achetant de l'or) et essaye de promouvoir une autre monnaie de référence que le dollar.
la décision de pompidou est criticable mais avait sans doute un avantage : celui de sortir des mains de gouvernements incapables de gérer un budget correctement, la planche à billets...
ton texte, même s'il évoque des problèmes réels, est tellement caricatural et bancal que je ne le commenterai pas.
ps : j'insiste bien sur le fait que je ne veux pas aborder de point politique, gauche et droite n'ayant pas été brillants, mais juste discuter de mécanisme financier. ce que j'avance n'explique pas tout loin de là. ces mécanismes sont très complexes, il y a plein de choses qui rentrent en jeu, en particulier l'intérêt de spéculateurs comme soros qui ont les moyens de bousculer des pays importants (comme pour la grande bretagne en 1992) ce qui explique que les politiques doivent aussi jouer avec le ressenti des marchés, ce qui complique encore l'affaire. (là encore, je ne justifie aucune position ou action, je constate juste une situation présente)